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Les crocs venimeux du Destin.


Dim 27 Aoû 2017 - 4:15
L'EXPIATION DU FILS PRODIGUE
ACTE I - l’avènement de Kôga, ou la transfiguration par la méditation

Si tant est qu'un homme puisse se parer de vanité, cette dernière peut autant se voir briser en éclats que s'accroître au fil du temps et des épreuves. Enorgueilli et boursouflé l'aulâtre ne se rend point compte que plus haut monteront ses croyances, ses espérances et que fatalement, plus haute sera la chute. Et qu-est-ce que Kôga peut être imbu de lui-même, ou pouvait. Mais la réalité rattrape la fiction et les pensées aussi vite que le projectile plein de poudre noire s'éjecte du barillet puis du canon pour venir percuter sa victime, et s'il y en a bien une... Il est son propre martyr, son propre bourreau. Jouant d'assurance, c'est la rencontre fortuite d'un homme masqué et sa propension au nombrilisme qui l'ont fait échouer. Une voix, un sentiment, cela ne doit plus jamais, ô grand jamais arriver encore, et pour cela il n'y a pas cent voies possibles ou faciles à prendre, ou de montagne à gravir qui se révèlent impossible. Car le Chien Errant est ce qu'il est, mais il reste avant tout une créature douée d'une motivation qui ferait blêmir les plus aggueris des shinobis, de cette trempe de guerriers millénaires dont on compte les légendes.


Kôga est assis-là, imperturbable, loin de tout et de tout le monde. Éloigné derrière lui à des centaines de kilomètres se trouve le plus proche signe de civilisation. Là où il a élu un domicile sommaire et temporaire, aucun bipède humanoïde ne peut l'entendre, le voir ou même le sentir. Pourtant il a bien du mal à ne faire qu'un avec l'environnement quand en lui, tout se chamboule et qu'il est dix personnes, chacune se targuant d'une opinion différente et tranchée qui ne laisse aux autres que l'opportunité de parler quand elle reprend son souffle.

Sa respiration est incroyablement calme, presque insignifiante face au vent froid venant licher sa peau de sa langue râpeuse et coupante, chaque battement de son palpitant est espacé de plusieurs secondes comme si le samurai vivait en catatonie depuis ces longues minutes. C'est à peine si les animaux environnant le remarquent, perché sur sa stèle de pierre les jambes croisées rappelant vaguement un lotus, son torse nu exposé au climat peu clément de ces terres arides. Les paumes tournées vers l'intérieur stationnées sur ses genoux, il est une statue de chair et d'os, son cuir tanné et balafré prouve qu'il faut plus que tout ceci pour le faire vaciller.

Mais il n'est pas ici pour améliorer ce dont il est déjà doté, non. Ce que veut le Nagamasa va bien au-delà. D'abord, il veut cette paix intérieur qui l'a toujours accompagné dans ses excursions, il veut la retrouver, qu'elle l'enserre de son étreinte chaleureuse et obnubilante qui lui fit croire tant d'années qu'il ne pouvait se tromper. Il veut éprouver à nouveau la sensation d'être invaincu, invincible. Mais le shinobi doit lâcher prise et cela, il ne sait pas, ne peut pas.

Il essaie et malgré cette mise en scène qu'on lui a un jour inculqué comme l'art ultime, échoue. Méditer, travailler sur soi-même par la réflexion et l'anticipation, l'introspection. Cela ne lui réussit pas et c'est un véritable torrent de pensées qui s'entrechoquent entre ses oreilles, sans qu'il puisse influer comme il le voudrait sur ces flots impétueux. Ô combien il serait plus simple que son grand-père soit là pour le guider de ses sages paroles, qu'on abjure tous dans la juvénilité, ô comme il serait plus simple de suivre les commandements que de trouver la réponse par ses propres moyens. Mais ici, il n'y a pas de choix à faire, non, il n'y a que la plaine, l'herbe glacée par la bise et les monticules vertigineux faits de terre et de pierre.

Le Nagamasa n'abandonne pas et continue. Les heures passent au rythme de la course de l'astre solaire bientôt totalement caché par l'horizon. La nuit tombe et avec elle tout les espoirs d'arriver à mener à bien son expérience pour enfin acquérir la clé qui fixera les parois branlantes de son âme. Ses croyances agitées, il n'abandonne pas.

Bientôt, la faim et le froid deviennent des alliés. Les souvenirs de sa demeure familiale à Tetsu no Kuni, son clan et ses attributions au sein de la hiérarchie militaire, son amour pour les belligérances, plus rien ne compte. Il n'y a que lui, vêtu de ses seuls besoins primaires face à l'immensité aréique. C'est ce dont il a besoin et la situation le prouve. Son esprit s'éclaircit, il fait le vide sur un fond blanc qui vient draper sa psyché pour lui offrir ce répit. Ce n'est que le premier pas et il exulte pourtant comme un bambin qui viendrait de se tenir debout pour la première fois.

---

Alors qu'il touche du doigt le but de son exil, il est interrompu par un bruit sourd, une présence inconnue. Qui va là ? Alors qu'il ouvre ses yeux pour jauger les environs, personne ne semble avoir provoqué ce changement soudain d'atmosphère. Il se relève droit sur ses deux membres inférieurs, scrute à des mètres à la ronde. Soudain, une existence qui s'est déjà entremêlé à la sienne lui paraît proche, au loin, entre les deux crocs montagneux. Un long manteau couvert de neige et un visage fermé, abîmé par le temps.

Il n'en revient pas, ses pieds glissent presque mais Kôga tient bon, il continue de laisser s'approcher l'inconnu qui figure si familier. Se trompe-t-il ou est-ce vraiment cette même personne ? Comment peut-il savoir où il est à cet instant précis ? Un frisson glacial effleure son échine, ses yeux sable terne cherchent un contact, une confirmation.

« Impossible... »

[...]


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Dim 27 Aoû 2017 - 21:44
SI LES CROCS TRANCHENT ALORS LE SABRE N'EST QU'ACCESSOIRE
ACTE II - par et pour le sang, la filiation d'un jeune reptile

« Te crois tu si imprévisible, 'Yaken' ? » Cette voix, il la connait. Maintes fois il lui revient les nombreuses fois où elle a bercé ses nuits sans sommeils d'ordres, de conseils et de conte. Son sobriquet a été prononcé avec une pointe de dédain, comme si sa signification faisait intérieurement rire son interlocuteur. Il en est presque sûr, la dizaine de mètres et la longue capuche couverte de neige étant les seuls obstacles à l'identification de ce bonhomme aux cordes vocales usées par le temps. Il s'avère presque débonnaire, peu soucieux et totalement serein de sa légitimité à venir briser l'accalmie que cherche le samurai aux deux lames.

Ses soupçons se confirment. Derrière ce physique aux premiers abords normaux, c'est bien lui. Le père de sa génitrice, Roki. Il n'a pas changé, les même rides viennent fendre son front et sa moustache reste impeccablement taillé dans sa fourrure capillaire d'un blanc polaire. Quand ses yeux bleu océan viennent croiser le gris des siens, Kõga tréssaillit, perd de sa superbe pour redevenir une seconde l'enfant admiratif, l'apprenti. Tout ça n'est plus, il est un Jõnin ainsi qu'un shinobi confirmé déjà rompu aux bélligérances et en aucun cas ce garçon peu serein. Et pourtant, l'aura que dégage l'ancien le pousse presque à se mettre en garde.

« Je vois que tu as bien grandi. Tu ne viens pas me saluer ? Descend de ton perchoir et ne force pas un vieillard tel que moi à marcher plus que de raison. » Sa voix glace ses os bien plus facilement que les caresses de la brume gelée, ses mots sont comme le verre qui se glisse sous la peau. Il se souvient de leur dernière rencontre, des sacrifices exigés. Qu'est-ce que peut bien lui vouloir l'artiste martial se demande l'éphèbe, descendant d'un saut au niveau de son patriarche. Contrairement à son père qu'il défie constamment, quelque chose le retient d'en faire autant maintenant, peut être est-ce les événements récents, ses cicatrices qui se ravivent ? Torsu nu devant l'emmitouflé, le dépassant d'une bonne tête et demi.


« Chien Errant ? Vraiment, Kõga. Pourquoi un animal en laisse se targuerait d'un pareil surnom? Tu ne m'as pas l'air d'errer mais plus d'être déboussolé, comme un chiot. Oui, un chiot qui aurait bien besoin de sa maman. » Plus il parle et plus son ton moqueur s'affirme et titille son égo en adéquation avec les paroles qu'il régurgite à son visage. Cinq mètres les sépare, et il suffirait d'un mouvement pour qu'il arrive près de son ancien maître à penser, mais trop occupé à bouillir il reste stoïque, ses yeux comme seuls exutoires pour toute réponse, dans un premier temps. « Ojiisan, que cherchez-vous à provoquer ? Les récents événements pourraient me pousser à agir gauchement et vous n'êtes plus en âge pour ces choses-là. Il serait stupide de vous faire taire à jamais alors qu'il vous reste bien quelques années à vivre. » Sans vraiment savoir pourquoi les mots prennent cette tournure agressive, il ne se retient pas. Pourtant il sait bien que Roki est toujours ce monstre de puissance malgré les années passées depuis. Cela ne provoque aucune réaction sur le faciès craquelé de ridules de l'homme lié à Kõga par le sang. Puis, il se crispe dans un rictus, tandis que le Nagamasa laisse glisser sa semelle en arrière dans la neige, à quelques centimètres.

La tension est palpable pour le shinobi et les choses se confirment quand il fait tomber son long manteau pour laisser découvrir un corps bien plus musculeux que celui de son petit-fils, pourvu de balafres qui se comptent par dizaine, chacune témoignant d'un affrontement, d'un adversaire assez valeureux pour trancher ce cuir épais. Certaines même sont l'oeuvre de Yoshitsune.

« Allez, gamin. Tu en crèves d'envie. Viens me montrer ce que t'as foutu pendant cette décade. » Il ne sourit pas, rien de tout cela n'est un jeu pour l'homme d'expérience, ou il n'en laisse rien transparaître. Kõga ne peut plus reculer, fuir n'est pas dans sa nature. Il blâme sa vanité pour avoir provoqué cela mais au fond, ses entrailles bouillent d'impatience. D'une charge rapide, il arrive près de son aïeul, le fossé les séparant est devenu inexistant. Il ne dégaine pas et lance d'abord son coude frapper la mâchoire serrée du vétéran de Uzu no Kuni, qui ne tressaillît pas d'un centimètre. Sa réponse est éclair et illustre son surnom de « Reiketsu no Roki » littéralement l'Impitoyable. Son poing se serre et d'une souplesse qu'un octogénaire ne peut décemment posséder, il se glisse sous son aisselle et frappe fort et précisément l'une de ses cotes. Celle-là même qu'il brisa quand Kõga avait huit ans. Un craquement, un râle, puis l'épeiste se dégage. Il ne peut lutter sans sa Fossoyeuse et la tire de son fourreau. Le rictus du vieux se transforme en sourire satisfait.

L'acier vient fendre l'air droit vers le crâne garni d'une chevelure crayeuse, mais seul quelques cheveux volent au vent, signe de son raté. Encore une fois, reproduisant le schéma précédent, il se plie en deux sous le bras tendu de son adversaire et frappe au même endroit. Les dents du Chien grincent, mais il n'en démord pas, et alors qu'il se retire le vieillard est touché sommairement au bras, à l'endroit même d'une de ses cicatrices.

Ce combat, il l'a déjà vécu auparavant, et il ne compte pas voir arriver la même issue. D'un saut, sa geta arrive au visage du ridé qui recule assez pour en esquiver l'impact, suivie de peu par l'autre jambe de Kõga qui se pose contre un de ses pectoraux et le repousse, tentant de le trancher dans sa rotation. Seulement l'air se voit couper par l'acier trempé du Pays du Fer tandis que deux mains viennent saisir son mollet et le projeter plus loin, le plus jeune des deux parents prenant appui sur sa paume dépourvue d'arme blanche dans la neige pour reprendre une position de combat honorable.


Image du perso qui parle
« Tu te fous de moi ? Si tu ne t'y mets pas vite, je te jure que je vais broyer tes os et te faire payer ta couardise de jadis, bakayarō. » Il paraît malintentionné au possible, animé d'une envie inextinguible d'appliquer sa parole à la réalité et il est prit au sérieux par le sabreur. D'un mouvement rapide Celle qui creuse les tombes rentre dans son fourreau, puis en ressort à une vitesse époustouflante tandis que dans le même temps il parcourt le chemin le séparant de son ancien senseï.


Son art ultime vient pour trancher la chair mais il est arrêté par les deux paumes de Roki, comme s'il priait. Leurs regards se croisent encore. Il tente de frapper le pommeau de sa main libre pour toucher d'estoc et la pointe frôle la joue de sa cible tandis qu'elle se met en branle et que les phalanges muées en poing viennent heurter sa joue et l'envoie un peu plus loin. La force du coup est monstrueuse, capable d'assommer un animal de plusieurs centaines de kilos. Il crachote un peu de sang qui coule sur l'intérieur de la muqueuse de sa bouche et son palais. Un souffle de détermination l'habite. Doit-il vraiment se battre à mort, et surtout, pourquoi ? Après tout ça, il allait vraiment débarquer de nul part et forcer l'un d'eux à donner sa vie entière à l'autre ?





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Ven 8 Sep 2017 - 15:35
ÉPREUVES ET DÉPASSEMENT, LE TRÉPAS ET LE RENOUVEAU
ACTE III - des cendres naquirent à nouveau le brasier


Les pulsations de son cœur s'entrechoquent avec une respiration saccadée. Non par l'effort, non par la peur, non par l'excitation. Quelque chose de plus mauvais serpente en ce moment même dans les recoins de son âme. Une entité qu'il a toujours connue, avec qui il cohabite comme le ferait des voisins dans un immeuble aux murs fins desquels s'échappent râles et affliction. Il n'est pas fatigué ni apeuré, non, il est quelque chose d'autre.

Mais il ne peut décemment pas fuir, ni gagner. Alors il prend la décision de continuer de combattre, de se prouver à lui-même qu'il a jusque là eut tort. Ses getas glissent sur la neige et de toute sa vélocité il s'élance vers l'homme qui lui a adressé ses menaces et dispensé ses enseignements, le craquement provoqué par un déplacement si rapide résonne dans sa cage thoracique. La douleur aurait fait dévié un autre homme mais Kõga lui résiste et la dompte, en fait son alliée. Comme une monture trop bestiale, il caresse son échine, l'intronise à sa place réelle et en fait un moteur puissant et vrombrissant dans la pâleur de la nuit. Ensembles, ils viennent porter atteinte à l'intégrité physique d'un ancien qui a vu tomber et renaître les conglomérats, dont la main a pris plus de vie que n'en compte sa fratrie au grand complet. L'Impitoyable n'est pas pris de cours et quand la lame tinte pour venir couper sa jugulaire, il saute d'un mouvement exceptionnellement rapide et agile, son pectoral prenant le choc. Et seulement le choc. Bien qu'il en semble affecté, le liquide rubicond ne s'écoule d'aucune plaie. Les dents de son épée n'ont pas entamé sa résistance qui n'est en rien du Ninjutsu quelconque. C'est la volonté de Roki qui s'érige et se transfigure, montre au Chien Errant qu'il ne peut rien face à l'expérience, au savoir et à la dureté du corps de celui qui dirigea un jour le plus éminent clan du Pays des Vagues.

Alors qu'il s'apprête à rengainer à une fréquence musculaire qu'aucun homme n'a jamais pu suivre jusque alors, l'Uzumaki fait glisser ses mains comme des feuilles le long d'un ruisseau autour de la seconde lame de l'Iwajin. Il peut voir, mais c'est trop tard. L'une pousse, l'autre tire, et le métal se brise avant d'avoir pu être rangé dans son écrin. Dix centimètres de lame tombent vers le sol ôtée de leur support et d'un coup de genou, il plante celle-ci dans l'abdomen du samuraï.

La réponse ne se fait pas attendre, et bien qu'il frappe de son manche le visage aux tempes cendrées pour reculer, il semble se heurter à un roc contre lequel il ne peut rien. D'un bond, il recule et le vieillard ne charge pas. Sa main vient enserrer le morceau métallique qui dépasse, ses lèvres frémissent au goût du sang qui s'en écoule en fin filet. Est-ce que donner ainsi la mort toutes ces années va lui servir de droit de passage devant le Shinigami au moyen d'une main qui l'a autrefois caressé, épaulé ?

Toujours aucune peur, seulement l'ocre de sa sève qui voile peu à peu son regard. Il halète toujours, ne parvient pas à ignorer cette plaie qui oind le bas de son torse comme elle madéfie sa bec par ses symptômes. Il reste pourtant debout, serre les dents à en faire éclater leur émail et arrache la pointe de sa propre arme de son enveloppe pour la faire chuter, ivre de son sang dans la neige intacte et pereine qui s'imbibe.

De la main qui porte son arme brisée, il recouvre de son chakra électrique le restant de ce qui se trouve un héritage familial et l'applique à la lésion. La chaleur cautérise la meurtrissure et lui fait émettre un soupir étouffé entre ses rangées de dents, l'odeur de la peau qui brûle afollant son odorat. Une fois fait il lâche l'outil et avance de quelques pas devant celui qui paraît inerte. Kõga crache le sang qui lui est monté jusque dans la gorge, essuie la transpiration qui goutte de sa tempe d'un revers de main, étalant un peu de son propre liquide vital le long de celle-ci.

Il est animé de l'envie, muée par le mal qui s'insinue et se faufile en son être. Comme si ce déchirement avait laissé entrer le fléau de la géhenne dans sa carcasse. Il n'est plus celui qui cherche la paix, mais le cruel avatar en quête de vengeance. Rien n'est plus logique ou stratégique. C'est trop personnel et les enjeux trop mystérieux. S'il doit en périr, il le fera dans un éclat ; car c'est ainsi qu'il a toujours vécu, c'est ce qui fait du manieur de Fossoyeuse le digne héritier de Hideyoshi. Il condamne sans être capable d'être le bourreau et s'évertue pourtant maintenant à concentrer l'ensemble de ses forces pour laisser se pâmer doutes et péchés.

Une seule lame désormais, incapacité tactique d'exprimer son plein potentiel. D'un coup du bout de sa geta, il fait voler le manche vers sa main. Son chakra le recouvre, le prolonge et lui donne la forme qu'il aurait encore s'il n'était pas si incompétent. Il a déjà perdu, obligé de recourir à la ressource occulte pour contrebalancer son manque de puissance.

« Ksooo.. » Son ego est trop important, même au fait de la dangerosité. Il laisse encore une fois tomber la relique brisée, puis ferme les yeux. Jamais il n'a été si déterminé, jamais il n'a été si rapide. D'un seul et unique pas il se propulse si vite que derrière lui, une ombre à son image exhale et se tord tandis qu'il est en mouvement, manquant de rouvrir le récent prix de sa bavure. Un seul coup porté d'estoc au flanc vers Roki.

Quand il ouvre les yeux, la lame est coincé entre le bras et les cotes du grand-père, qui n'a cette fois pas répliqué. Est-ce sa main qu'il sent posé sur son épaule ? La chaleur d'une caresse paternelle ? Il croit voir un sourire sous cette moustache aussi blanche que les flocons qui berçent la nuit. Grand-père...




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