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店 ft. Ayuka


Mar 29 Aoû 2017 - 2:50

L’établissement était ce qu'il y avait de plus traditionnel : des poutres en bois, une pagode en tuile orné d'un toit en paille, des banderoles où il était écrit "restaurant". Des bannières décoratives accrochées avec les lampions finissait de poser une douce atmosphère qui s'élevait en harmonie avec les fumets délicats des mets proposés au sein de l'établissement. Sur les clôtures, de délicates fleurs s'étaient répandues et enroulées, finissant de démontrer que quiconque possédait le terrain avait pris grand soin d'en parfaire l'esthétisme. Et ses efforts, si l'en est, pouvaient être considérés comme couronné de succès. De l'extérieur, une vivace clameur s'élevait de l'endroit, témoignant d'une notoriété certaine en tant que restaurant. Les serveuses, toutes habillées de yukata, semblaient heureuses de travailler et répandait de leur sourire, un certain entrain chaleureux.

Dans cette période si sombre que pouvait traverser le pays des habitants de la terre des eaux, ce lieu était l'antichambre d'un potentiel futur pour celui-ci. Du bonheur, des repas, la paix et la concorde, le commerce florissant et le repos pour ceux qui travaillaient dur à la réussite commune. Et c'était ce pourquoi Watari avait emmené sa jeune et nouvelle disciple à travers les rues excentrés du village jusqu'à ses abords. Sur les chemins, de nombreuses personnes, certains des commerçants, d'autres des paysans, avaient salués avec engouement le jeune samouraï et celle qui l'accompagnait. Certaines jeunes femmes avaient soupirés en les voyant, avant de commérer. Certaines avaient l'air déçues, d'autres curieuses et plus enjouées. Mais l'esprit des femmes restait un royaume inaccessible à celui qui était pourtant un maître du sabre.

Cela étant, il était heureux de voir que ses efforts n'étaient pas inutiles. Le sourire des gens qu'il croisait était la plus belle des manières de récompenser sa voie en tant que guerrier. Il espérait que ceci démontrerait à Ayuka la simple distance qui le séparait des ninja. Sur le chemin, il avait accepté de grimper sur les toits de ses gestes félins et agiles pour redescendre le chat d'un ouvrier dont la fille semblait écrié. Il n'avait pas hésité une seule seconde pour user d'acrobaties. Bien qu'il ne voudrait jamais l'admettre, celles-ci lui avaient été apprises par les ninja, mais il les avait intégré dans la palette de ses arts guerriers. Mais personnes n'oseraient lui faire l'affront de le qualifier de Shinobi : il avait su apparaître comme un jeune homme de conviction et il représentait d'une agréable manière, ce que pourrait être la jeunesse du village.

Eh bien eh bien... Cela fait un moment que tu n'étais pas venu, jeune homme... Et il est d'autant plus rare de te voir si bien accompagné, hohoho... S'était exclamé une voix douce, mais frappé par la vieillesse. Une petite femme, les cheveux attachés en chignons, rongés par les mêmes grisailles qui dévoraient les cieux du pays la plupart du temps, assez vieille, s'était exclamée ainsi à la vue de Watari et d'Ayuka. Immédiatement, le jeune homme s'était incliné devant la vénérable ancêtre qu'il savait être la grand-mère du propriétaire du restaurant.

Cela fait plaisir de vous voir toujours en forme, Ohana-baasama ! Avait répondu Watari avec un sourire particulièrement affectueux, avant de se retourner vers la jeune femme : Ohana Nakamura-sama est la doyenne de cet établissement. Son petit-fils est l'actuel chef et futur héritier du restaurant, il travaille avec son père à l'intérieur. Il présenta alors la jeune femme : Voici Ayuka Okamoto-Yuki-dono, ma première disciple ! Elle est une jeune femme charmante, je suis sûr que vous apprécieriez discuter avec elle !

Elle ricana faiblement, particulièrement amusé par l'attitude du samouraï qui semblait bien enjoué par cette jeune inconnue, mais qui pour la jeune femme, était une invité particulièrement jolie. Trêve de bavardage, cela étant : elle savait pourquoi il était-là. Shizune-chan, une table pour deux personnes, s'il te plaît ! Un oui émergea de derrière la fenêtre en réponse à la vieille femme qui s'inclina quelque peu avant d'ajouter : Prenez tout le temps nécessaire pour apprécier votre repas et vous détendre. Un sourire chaleureux illumina le visage de la doyenne qui se remit à boire son thé vert.

L'intérieur du restaurant était tout aussi vivant que pouvait laisser présager l'extérieur et de derrière les tentures qui séparaient les cuisines, une douce odeur de mets fris, de sauce soja et de bouillons de légume s'échappait. Ces odeurs avaient de quoi éveiller l'appétit et le jeune homme sourit en se laissant guider par une jolie jeune femme brunes aux cheveux attachés sous un bandeau blanc, sûrement pour se protéger des vapeurs et des chaleurs qui existaient dans l'endroit. Installés dans un coin de la pièce sur une table pour quatre, de très nombreuses personnes échangeaient, buvaient et dégustaient de délicieux mets.

J'espère que vous appréciez l'endroit, Ayuka-dono ! J'y travaille de temps en temps et j'y assure l'ordre pour la famille Nakamura. Et il fut appuyé par la voix gutturale et charbonneuse du chef, qui lui frappa violemment dans son dos, le surprenant quelque peu. Un rire particulièrement fort s'échappa de la bouche hilare du chef, tout vêtu de blanc. Alors, Watari-kun, comme ça tu amènes une autre femme que l'une de mes filles dans mon propre restaurant ! Tu as du cran ! Il fit une pause avant de sourire et d'ajouter avec exubérance : Ah, que la jeunesse va vite aujourd'hui ! Il sourit à Ayuka avant d'ajouter : Je suis Nakamura Testujin ! Mon père avait beaucoup d'humour, mais je suis très fier de mon prénom ! Cela fait plaisir d'entendre que le petit à enfin un disciple ! C'est un brave garçon, je suis sûr qu'il saura vous satisfaire en tant que sensei ! Il rit à nouveau un peu, avant de tourner la tête : on l'appelait déjà en cuisine. Tch. Il faut que j'y retourne ! Hanami-chan, prends leur commande dès que tu peux ! Une chevelure brune et assez courte, sur un visage juvénile, apparu de l'entrebaillure des cuisines et sembla faire la moue, avant de rougir quand elle vit le jeune Watari. Elle se recacha tout aussi vite dans la cuisine alors que pour seul commentaire, le chef Tetsujin se mit à rire en s'y rendant. Watari cherchait à récupérer son souffle et commenta alors :

Honnêtement, je comprends pourquoi son père l'a ainsi prénommé... Mais ce sont de braves gens, comme je pense vous avez pu le deviner. La jeune Hanami, très timide, leur apporta nerveusement du thé vert. Elle se mit à rougir d'autant plus quand elle vit le sourire de Watari, qui sembla avoir l'effet d'augmenter la nervosité de celle-ci et ce, de toute évidence, à l'insu du responsable de cette nervosité. Je travaille le soir ici. Enfin... Souvent, ils me donnent à manger et je m'assure que l'ordre y soit maintenu, même si c'est devenu calme et convivial. Il semblait sous-estimer l'effet de sa présence sur les ennuis en disant cela, tant et si bien qu'Ayuka pouvait aisément comprendre que les rumeurs d'un samouraï ne donnait pas envie aux ivrognes de fâcher un épéiste. Avez-vous une idée de ce vous allez commander ? C'est sur mon ardoise, ne vous gênez pas ! En tant que disciple, l'un de mes premiers commandement est de ne jamais manquer de force pour l'entraînement de demain !


Dernière édition par Ten no Tsurugi le Sam 23 Sep 2017 - 19:02, édité 1 fois
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Mer 30 Aoû 2017 - 23:18
Avant même que la jeune Yuki ne découvre le lieu dans lequel Watari avait prévu de passer sa soirée avec elle, il avait su toucher dans le mille. Son sourire au cours de la journée, ses paroles apaisantes, ses explications avaient su intéresser la jeune femme. Ajoutez à cela l’aura mystérieuse qui continuait à planer autour de sa silhouette svelte et le fait de proposer à Ayuka une soirée dans un restaurant qu’elle ne connaissait pas encore.

Pendant de longues minutes de marche, elle découvrit un peu plus le village, mais également ses habitants. Si la jeune femme connaissait la plupart des commerçants du cœur du village, elle n’avait pas réellement l’habitude de parler avec des résidents ordinaires de Kiri, ceux si éloignés des intrigues politiques et de la violence du monde ninja. Arborant son yukata aux couleurs froides rappelant la spécificité de son clan, elle avait pris soin de rattacher soigneusement des cheveux dans sa coiffure habituelle, une chevelure totalement libérée uniquement le soir, quand elle se retrouvait seule dans sa chambre au Domaine des Yuki. Sur tout le chemin, elle découvrit les sourires de ces habitants, ceux qui semblaient tant apprécier son accompagnateur d’un soir. Et pendant quelques instants, la shinobi tenta d’imaginer sa vie si elle avait vu le jour au sein d’une de ces familles. Quelle femme aurait-elle été ? Aussi indépendante qu’actuellement ? S’inquiétant de ne pas trouver de mari ou faire son marché tous les matins ?

Enfin... Le jeune homme s’arrêta et suivant son regard, Ayuka découvrit le fameux restaurant, un des rares qui n’avait pas vu la jeune femme venir manger au moins une fois. Et il fallait le reconnaître, si la Yuki n’était pas passionnée par l’architecture, elle reconnu sans hésiter la beauté du lieu ainsi que la décoration finement pensée, et ne manqua de le faire remarquer à la vieille dame, honorable de part son âge, dès que le samouraï l’eut présentée.

« Honorée de faire votre rencontre, Ohana-sama ! » A côté du jeune homme, la silhouette menue de la jeune femme se remarquait encore plus, mais alors qu’elle se redressa devant la doyenne du restaurant, un sourire chaleureux et radieux éclaira son visage. « Je ne connais pas encore l’intérieur de votre établissement, mais de ce que j’ai déjà pu observer, il est magnifique, Obaasan. »

Elle l’aimait bien, cette grand-mère avec son rire qui en disait bien plus que quelques mots, se retrouvant dans ces regards malicieux qu’elle lançait au jeune homme.

Suivant Watari, la jeune Yuki pénétra à l’intérieur du restaurant et son regard fut de suite happé par toutes les couleurs vives et harmonieuses qui composaient ce tableau chaleureux. D’un naturel à aimer l’ambiance de ce genre d’endroit, il ne lui fallu que quelques secondes pour se sentir chez elle d’une certaine manière. En marchant jusqu’à leur table, ses yeux ne purent s’empêcher de ses poser sur les tous plats… Tous plus appétissants les uns que les autres. Poissons frits, soba, viandes aux sauces colorées, légumes doucement mélangés avec, bol de riz aussi blanc que neige, soupes… Vraiment, il avait su toucher dans le mille, faire vibrer une de ses cordes sensibles. C’est en découvrant tous les petits détails du restaurant que la jeune femme s’assit en face de sa nouvelle rencontre, avant de remarquer les petites statuettes de dragons argentées sur le bord de la table, presque collées au murs couverts de boiseries et peintures traditionnelles. Observant les détailler de ses œuvres miniatures mais pur reflet du savoir-faire des meilleurs artisans du Pays de l’Eau, elle sursauta non pas quand elle entendit la voix forte et grave du propriétaire mais quand elle perçut la tape… Très masculine dans le dos de Watari et qu’elle le vit vaciller légèrement. Telle la vieille Ohana, dès les premières paroles, il réussit à faire sourire Ayuka, voir lui tirer quelques rires.

« Et bien Nakamura-sama, l’humour de votre père est encore bien présent à l’intérieur de ces murs ! » Elle sourit, malicieusement, jetant quelques regards à Watari alors qu’elle continuait de répondre à cet homme comme elle n’en avait pas vu depuis des années. « Pour sa bravoure, je n’en doute pas… Autant que sur la satisfaction. » Son sourire s’accentua un peu, alors qu’elle remit derrière son oreille, la mèche légèrement plus courte que les autres et qui se faisait rebelle. « Et pour vos filles, j’espère qu’elles auront la même chance que moi-même. Mais quoiqu’il en soit, votre établissement est magnifique et commence à me demander qu’elle est est la meilleure découverte de cette journée... » Alors que le chef repartit en cuisine, elle reporta son regard sur Watari, sans perdre son sourire, il était évident qu’il était cette meilleure découverte.

C’est uniquement quand le jeune homme commenta l’attitude d’une des serveuses, et plus précisément d’une des filles du propriétaire, qu’elle remarqua en effet cette jeune fille aux joues… Flamboyantes. Ayuka n’était pas aveugle et bête et comprit vite les passions de coeur de cette jeune serveuse. Quand elle reçut sa tasse de thé, elle lui sourit également, chaleureusement même si elle savait que deux réactions étaient possibles : soit Hanami serait plus rassurée, soit Ayuka risquait de recevoir un regard empli de jalousie… Un peu comme cet autre serveur savait si bien les faire les faire. Celui qui a l’autre bout de la salle, aurait pu lancer des kunaï avec son regard sur Watari. Ayuka lâcha un léger commentaire, amusée de la scène qui se déroulait sous ses yeux « Timide mais très gentille… Je ne doute pas que son bonheur soit déjà acquis, même si elle n’en a pas encore conscience. Et je comprends pourquoi vous appréciez ce lieu, Watari-dono ! »

Puis enfin le sujet sérieux du soir lui fut lancé. La carte. Les possibilités. Et après sa longue observation des tables deux évidences pouvaient être rapidement posées : premièrement, rarement Ayuka n’avait autant hésité et deuxièmement, il était déjà sûr et certain que le propriétaire venait de gagner une nouvelle cliente. Pendant ces quelques réflexions, le visage d’Ayuka se fit penseur « Hum… Je ne pensais pas connaître de tels dilemmes ce soir. J’imagine que vous connaissez bien l’art culinaire de cet établissement et je ne suis pas femme à éviter la nouveauté, mais je crains que des yakisobas n’aient raison de moi. »

Quand la serveuse vint prendre leur commande, Ayuka lui sourit mais ne chercha pas à s’imposer, ne tenant pas vraiment à stresser un peu plus Hanami. Sans compter que cette experte des cuisines de Kiri se demandait bien quels pouvaient être les mets préférés du samouraï.

Alors que dans tout le restaurant, on pouvait sentir la vitesse augmenter en cuisine et les plats sortir à la même cadence malgré de nouveaux clients, Ayuka but une gorgée de thé avant de reprendre sa conversation avec celui qui officiellement allait tenter d’amener son kenjutsu au niveau de son pouvoir sur la glace. « J’ignore quelle fut votre enfance au Pays de Fer, j’ignore également qui sont vos parents, mon père ne côtoyant que peu d’autres samouraï et ma mémoire d’enfant se faisant de plus en plus lointaine. Mais je retrouve en cet endroit, la chaleur du Pays de Fer et ses habitants, j’ignorais qu’un tel écrin se tenait encore, la nuit tombée, dans notre village de Kiri. »

Cela faisait du bien. Du bien d’imaginer que la plus grande interrogation de la soirée se porterait sur le choix du plat et non pas sur le niveau de surveillance de la prison à appliquer au lendemain. La jeune femme but une nouvelle gorgée avant de rajouter « Je ne peux pas encore juger des talents culinaires de cette établissement, mais même s’il est très bon, vous n’avez pas à rougir de votre thé, Watari-dono. »

Tout en parlant, elle détaillait ses traits, fins et définitivement bien dessinés. Un beau jeune homme de la part d’une femme qui n’avait pourtant pas pour habitude de porter son jugement sur chaque membre de la gente masculine.

Alors que ses lèvres s’ouvrirent de nouveau, Ayuka fut coupée par quelques rires gutturaux qui résonnèrent vivement dans la salle. La sinobi tourna son regard et il ne lui fallut que quelques instants pour comprendre la situation. Trois hommes enjoués mais surtout alcoolisés avaient jeté leurs dévolus sur une autre jeune serveuse, lui faisant des avances… On ne peut plus claires.

Ayuka se redressa vivement, alors qu’elle aperçut du coin de l’œil, un samouraï déterminé à ne laisser aucune une once de chaos dans ce lieu.

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Jeu 28 Sep 2017 - 23:22
Au sein des plus chaleureux des brasiers, les démons des flammes pouvaient s'éveiller. Cette auberge était à l'image de ce foyer : alors qu'ils profitaient tous de l'instant, les petits démons s'étaient mirent à danser, s'accumulant pour un former un plus gros, plus bruyant, plus dangereux. L'écoulement des vices se mélangeaient en ces hommes, imprégnés de trop d'alcool de riz. La scène aurait pu être celle d'un théâtre de Kabuki, avec ses percussions rythmiques si stylisées, ses chants si particuliers... Devant l'assistance impuissante, les trois gorets pensaient sérieusement que personne n'interviendraient ? Le jeune homme se fichait un peu au final. Il devait juste s'assurer de ne rien casser. S'avançant comme une feuille au gré de la brise et dans une marche silencieuse, il avait dégainé brusquement et à la surprise de tous. Ses frappes avaient été discrètes et personne n'avait pu suivre ce qu'il avait fait. Les outres alcoolisées ne réagirent même pas immédiatement, titubant alors que la jeune serveuse s'échappa dans le dos de Watari, pour s'y réfugier.

Lentement, ils suivirent du regard la jeune femme en se tournant. Rasé de près jusqu'à en devenir gris par la repousse, le chignon un peu sale, les tuniques ocres, ils étaient trois paysans en mal de réconfort. Hélas pour eux, un homme d'honneur n'agissait pas sous le poids de l'alcool et contre la volonté d'une innocente. Comme une flamme vacillante, ils remarquèrent trop tard, que bien après le cliquetis de la lame rangée au fourreau du samouraï, leur ceinture venait de chuter, ne laissant plus que leur pagne et leurs fesses nues. Rouges d'alcool et de gênes, hoquetant, ils serrèrent les jambes face au regard inflexible de celui qui veillait à la sécurité de l'endroit. Bredouillants et confus, ils hachèrent leurs excuses, comprenant qu'ils se retrouvaient à la fois en danger d'être plus sévèrement punis pour leurs errements et qu'ils étaient désormais la risée du village.

Dans leur débandade, Hanami, rougissante, vint s'accrocher à l'autre bras libre du samouraï sous les yeux déçu du serveur qui convoitait la promiscuité avec la jeune serveuse. Watari sourit délicatement à la jeune serveuse en lui caressant les cheveux, avant de s'en retourner vers Ayuka en silence et de reprendre comme si de rien n'était : Ceci étant fait, ces choses arrivant, que souhaitez-vous déguster ce soir, mon amie ?

Il avala une gorgée de thé alors qu'il se permit de contempler la jeune femme qui lui faisait face. Elle portait un yukata au rose assez clair, à la teinte proche des roses que l'on nommait cuisse de nymphe, dont les bordures rappelaient le hakama fuschia qu'elle portait. Les motifs de ceux-ci étaient très discrets et la couturière avait été avares en détails qui étaient discrets : des fleurs de cerisier sur la ceinture obi. Sous les amples et gracieuses manches de la jeune femme, des protections de cuirs tranchaient avec l'apparence féminine de la jeune femme, au même titre que le fourreau et le katana qu'elle y attachait. Elle était un étrange mélange d'une femme samouraï, comme le laissait sous-entendre le côté masculin et épuré de son yukata et ses protections en cuir, mais aussi féminine à la fois, de par son teint d'opale, ses beaux yeux ambrés, sa finesse de peau, sa poitrine, sûrement comprimée, mais malgré tout attirante, son nœud dans les cheveux attachant une féminine queue de cheval grâce à ses beaux cheveux blonds à la couleur des blés.

Votre tenue vous va à ravir, Ayuka-dono. Vous êtes bien la preuve que la beauté des femmes peut coexister sans rougir avec la férocité du guerrier ! La complimenta-t-il sur son apparence qui, il devait l'admettre n'était pas totalement de nature à lui déplaire ou le laisser insensible. Mais ces pensées chaleureuses étaient sûrement liées à l'ambiance du lieu et il préférait ne pas trop s'étendre sur le terrains des femmes, qui d'une certaine manière lui faisait peur. La voie du guerrier pouvait difficilement se concilier avec l'amour. L'étrange polygamie à sens unique était parfois quelque chose qui lui faisait peur. Il préférait plutôt botter en touche que de continuer à s'exposer à cette dangereuse contemplation. Et sinon, qu'allez-vous commander ?
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