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Kasanagi ► We are Alive


Jeu 31 Aoû 2017 - 11:42
Allongée, les paupières relevées, le regard fixé sur le plafond trop banc de cette chambre à nouveau. Encore une fois, je me retrouve ici. Un nouveau souvenir, une nouvelle violence. Mon sang avait encore coulé, mais pas que le mien cette fois. Un léger sourire prend place sur mes lèvres. Il n’était plus qu’un moitié de shinobi maintenant. Ses cris résonnent encore dans ma tête, ses hurlements tel un chaton qu’on tente de noyer dans une baignoire. Il avait hurlé à la mort alors qu’au final, il ne perdait pas la vie, mais juste la vue. Un supplice bien mérité. Une vengeance accomplie en quelque sorte. Comment ne pas être ravie de le savoir maintenant infirme, incapable de profiter de la pseudo-beauté de ce monde ? Eiichiro était maintenant brisé, comme je pouvais l’être, bien que pas de la même manière au final. Arriverait-il à se remettre ? Je ne l’espère pas.

Oui, je ne me savais pas cruelle, mais l’on change tellement facilement après ce que j’ai subis. Est-ce que je le regrette ? Comment le pourrais-je ? Suis-je moins bien qu’avant ? Je n’en sais rien. Mais une chose est sûre. Maintenant, on ne pourra plus me reprocher d’être faible comme on pouvait me le dire avant. Non, je ne me vanterais pas de la cécité du Yuki. Cela serait pure folie que de le faire. Alors il est simplement mieux de ne rien en dire, même si déjà quelques personnes le savent, s’en doutent plutôt à cause de l’arrivée en masse qu’il y avait eu après mon attaque contre le chef de l’assaut contre Benten. Je m’en fou. Eiichiro ne sévira plus comme il a pu le faire avec moi. Il profitait de sa vue pour torturer en certain point stratégie, je l’avais bien compris, alors maintenant, plus jamais il ne pourra le faire. Je me mis alors à rire, heureuse de cela, pourtant, rapidement, les larmes se mirent à couler également de mes yeux. Entre rire et pleure. Entre douleur et soulagement. Entre joie et tristesse.

Brisée, voilà comment je suis. Voilà ce qu’il a fait de moi. Suis-je devenue un monstre comme cet homme peut l’être ? Suis-je aussi infâme que lui ? Sadique même en ayant attaqué de la sorte pour le blesser ainsi ? Mais si je n’avais rien tenté, je serais encore là, à vivre dans la crainte de lui, à être apeureux au simple nom des Yuki. Mais maintenant, je sais, je sais qu’ils sont fait de chair et de sang, qu’ils peuvent également avoir peur, être faible et surtout, devenir inutile. Eiichiro pour le reste de sa vie sera pitoyable. N’est-ce pas ce qu’il voulait à dire si souvent ce mot aux autres ? Je ris.
Brisée, je voudrais me recroqueviller sur moi-même, oublier définitivement tout ça, la peur, l’odeur du sang, la violence gratuite. Pourtant, je ne peux pas. Cela fait maintenant entièrement partie de moi, moi qui refusait les réalités trop sombres, j’en suis devenue une. Si mon père était encore là… Que penserait-il de moi ? Me désignerait-il encore comme sa fille adorée ou bien, comme un rejeton qu’il ne veut plus voir à ses côtés ? Lui, qui a passé sa vie à m’apprendre à garder la tête haute, à faire face à toute difficulté avec un optimisme réel… Que dirait-il en constatant que je ne suis plus que l’ombre de moi-même ? Il doit se retourner dans sa tombe. Je pleure.


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Jeu 31 Aoû 2017 - 12:22
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L'ambiance était calme. Hormis quelques bruits étouffés de toux et de pas, les couloirs demeuraient aussi bien ensoleillés qu'assourdis. Seul demeuré, cet effluve d'antiseptique, qui baignait la bâtisse et qui imprégnait les babilles des patients d'un arôme alcoolisé. Blanc, nacré, pur, si l'établissement avait pour habitude de recevoir les shinobis teintés de sang, barbouillés d'éclaboussure et colorés de vase, une fois pris en charge, ils séjournaient avec le derme propre et des habits immaculés, vierges de toute couleur.

Un grincement se fit entendre tandis qu'un visiteur vint faire coulisser la porte de la chambre où résidait la kunoichi. Tetsuko était donc là, blême, rafistolé et bandé à de multiples reprises au niveau des bras, des pieds et de ses jambes qui se dégageaient de son futal court. Sur son visage, quelques gazes couvraient sa joue, son front. Son regard était à l'image de son accoutrement, limpide. Le sarcasme de la situation voulait que, malgré son désenchantement physique, il n'en demeurât pas moins serein et libéré psychiquement. Les contusions, les coupures et les traumas avaient cet effet étrange de le libérer de ses pulsions, c'était comme si en plus du sang versé, il se dégageait aussi de l'esprit néfaste qui l'habitait, du moins jusqu'à son rétablissement. Sans un mot, s'appuyant sur le mobilier afin d'avancer avec une certaine peine, il prenait place dans la pièce, tirant une chaise qui traînait par là afin de se poser aux côtés de la mutilée.

Agrippant sa main de la sienne, c'est sans un mot, sans le moindre palabre qu'il demeurait aphone, ne communiquant sa mélancolie qu'à l'aide de ses globes oculaires qui transcrivaient l'empathie. Ils étaient de nouveau ensemble, et aucune allocution n'aurait pu traduire l'état d'esprit du louveteau.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 12:42
Folle, voilà ce pourquoi je pouvais passer à cet instant aux yeux de la personne qui rentrait dans la pièce. La douleur anesthésier par les médicaments, je ne subissais au final que le poids de mes pensées. Poids bien plus destructeur que les séquelles laissées par les blessures des combats et probablement moindre aussi face à la blessure dans le bas de mon ventre.

Entre rire et pleurs, j’entends la porte grincée et s’ouvrir, cherchant à me redresser sans pour autant calmer mes émotions divergentes qui se manifeste en un sourire et des larmes qui coulent sur mon visage, je regarde le protagoniste qui entre maintenant dans ma chambre. Tetsuko. Livide. L’on pourrait si facilement le prendre pour un cadavre ambulant. Son corps couvert de bandages, à l’image de Benten, bien qu’inférieur en nombre et dissimulant bien moins de peau et de chair que ceux de la vieille dame des brumes maintenant en fuite. Je cherche à le suivre du regard sans lui cacher mes émotions. Au final, il est le seul à qui je peux me montrer comme de la sorte. Il est au courant de tout. Il sait ce que j’ai subits, peut-être pas entièrement. Mais il sait surtout ce que j’ai fait il y a quelques heures maintenant. Son chef de clan maintenant aveugle par mes soins alors qu’il avait tenté lui, de m’arrêter en une simple phrase, mais qui pourtant était resté sans bougée alors que j’attaquais le juunin. J’aurais pu mourir à cet instant-là, sauf que pousser par le désir de vengeance et l’adrénaline, je n’y avais pas songé en réalité. J’aurais pu mourir comme une chienne dans le souterrain tuée par un homme qui jusque-là était considéré comme bien plus fort que moi.

Laissant alors les doigts de l’adolescent se glisser dans les miens, je serre doucement sa paluche alors que mon regard humide continue de le regarder. Mon sourire devient un peu moins étrange, pour être maintenant un vrai sourire de joie, de soulagement. « Bon retour parmi nous. » Lui soufflais-je alors doucement, pour lui faire comprendre que maintenant, il ne serait plus enfermé dans une cellule ou une autre prison à cause de la Mizukage. Non, maintenant, il était à nouveau avec nous, enfin, pour l’heure avec moi, mais bientôt, il rentrerait au dojo ou tous nos frères et sœurs d’armes l’attendent. Ou presque. Ueno… Pouvons-nous encore la considérée comme telle alors qu’elle a si facilement prit le partit du chef des Yuki au lieu de se soucier de moi ? Une question à laquelle on devra trouver une réponse un jour, mais pas aujourd’hui. Pas alors que je tends ma main libre au-dessus de mon visage, vers le plafond comme pour tenter de le saisir. « On s’en est sorti. Je ne sais pas comment, mais on est là. » Je laisse alors mon regard se poser alors sur mon coéquipier, souriant toujours légèrement. Mes larmes ayant arrêtés de couler maintenant. Sa présence là, est comme un soulagement, un baume pour le cœur. Il me permet de ne plus me torturer comme je peux le faire quand je suis seule et ne me force pas comme les autres à mentir, à porter un masque qui ne me va pas.


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Jeu 31 Aoû 2017 - 16:43
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C'est l'histoire d'une Watanabe et d'un Yuki, d'une apatride et d'un déshérité, de deux individus qui dans un désir de préservation de l'autre, associé à un souhait de vendetta, allèrent se délivrer mutuellement. Il la regardait, ne manquant pas de sécher ses gouttes perlées d'un geste de l'index. Récupérant sa main qu'il porta au niveau de sa joue, il profitait de ce moment de tendresse afin de récupérer la chaleur de la kunoichi qui lui avait fait défaut ces derniers temps. Portant son autre main au niveau du bassin de la mutilée, il ne manquait pas d'écouter avec une attention particulière le moindre de ses mots.
« On s’en est sorti. Je ne sais pas comment, mais on est là. »
« Mais à quel prix... »
L'ambiance devenait maussade, il n'avait de cesse de l'imaginer froide, de l'imaginer morte. Il ressassait l'événement sanglant, regrettant d'avoir pu mettre en danger celle qui lui été si chère. Somme toute, il n'avait guère pu accomplir la rédemption de la confrérie et porter atteinte à la Mizukage, et c'est un regret ravageant qui habitait le jeune Yuki à présent.
« Elle était à quelques mètres de moi, au fil de mon épée... Il aurait fallu une tranche pour que cette pute mange le sol Shio'. » regrettait le Chûnin qui faisait pression sur la dextre de la blonde.
Mais c'est avec une certaine complaisance qu'il reprenait le sourire lorsqu'il se soulageait de se rappeler l'état de leur second ennemi. Lui n'avait guère eu bonne fortune, et c'est à présent dans le noir qu'il allait devoir vivre. À force de s'amuser dans les ténèbres, il avait fini par en devenir un résidant permanent. Reprenant ses esprits après cet interlude diabolique, il se releva avant de se poser sur la couchette aux côtés de Shiori et de déposer sur son front un baiser au goût agressif. Positionnant dès lors ses lèvres dans le creux des oreilles de la blonde, c'est d'une voix étouffée qu'il délectait en même temps son amour pour la blonde et sa haine pour le monde.
« Toi et moi Shiori, quiconque nous portera atteinte trouvera au fil de nos lames une mort méritée. »


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Ven 1 Sep 2017 - 13:37
La tendresse dont l'adolescent fait preuve à cet instant me fait du bien. Fermant un peu les yeux sous le contact de ses doigts sur mon visage. Un geste simple, un mouvement banal et qui pourtant me fait réellement du bien. Je ne me dérobe pas à ses doigts, je ne fuis pas son contact parce que dans un sens, j'en ai besoin, avec lui, je n'ai pas peur. Non, je sais qu'il ne me fera pas de mal. Suffit de repenser aux dernier évènement. Il a tout fait pour me sauver des griffes d'Eiichiro, au risque d'avoir failli mourir à cause de cet acte irréfléchi. Alors il était normal que je tente de lui rendre la pareil, que je m'approche de mon ancien tortionnaire pour sauver à mon tour mon sauveur. 

Je finis alors par prendre la parole, pour laisser entendre une petite phrase, plein de questionnement dans un sens. Parce qu'étrangement, je ne m'attendais pas à en sortir vivante à partir du moment ou j'ai rendu le chef du clan Yuki aveugle. Mais finalement, lui comme moi étions là. "Pas si cher payer quand on sait ce que lui, va subir maintenant." Soufflais-je en faisait référence à Eiichiro. Lui, c'est irrémédiable, sauf s'il est possible de se faire greffer des yeux, choses dont je doute assez fortement, mais en même temps, ça ne serait pas étonnant que j'ignore cette possibilité. 

Ecoutant alors Kasanagi insulter la shodaime maintenant en fuite, je tourne la tête pour le regarder. "Elle ne pourra plus t'atteindre Tetsu'. La mort est-elle mieux qu'une vie de fuite ? Elle ne pourra plus vivre en paix. N'est-ce pas la plus belle chose qui soit ? La mort est trop clémente." C'était le raisonnement que j'avais eu pour Eiichiro, alors je pouvais en faire part à Tetsuko pour qu'il l'applique à la dame des brumes afin de le consoler de ne pas l'avoir tué ? Et ainsi, il pouvait aussi comprendre que mon but n'était pas la mort de mon ancien geôlier. 

Me poussant un peu comme je peux, grimaçant sous la douleur qui me lance le bas du ventre à chaque mouvement, je le laisse se glisser à côté de moi. S'imposer comme il le fait sur mon lit d'hôpital. Serrant toujours sa main dans la mienne. Coéquipier, on semblait à cet instant bien plus proche que cela. Beaucoup trop proche. Ses mots aux creux de mon oreille, cette promesse qu'il me murmurait... "Depuis quand notre relation est ainsi ?" Le questionnais-je alors ? Malsaine, basée sur la violence, sur la vengeance. Depuis mon emprisonnement ? depuis quand la candeur qu'il y avait entre nous c'était envolée comme ça pour n'être plus qu'un besoin de protection l'un envers l'autre, qu'un désir de vengeance et surtout bien plus sombre. Tournant la tête pour regarder l'adolescent dans les yeux, nos visages fort proche, je le fixe. Attendant une réponse redoutée en quelque sorte, parce qu'au final, je savais exactement quand tout cela était partie en vrille. Quand il m'avait vue, ainsi dénudée à la merci de ce démon...

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Ven 1 Sep 2017 - 15:33
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« Depuis quand notre relation est ainsi ? »
Ses mots laissaient le Chûnin perplexe. Que sous-entendait-elle ? Était-ce du désagrément ? De la provocation ? La sérénité le quittait tandis que le doute s'installait dans son esprit. Lui qui ne souhaitait qu'être en paix demeurait pourchassé par le soupçon et l'incertitude. Il avait une nouvelle fois cette peur liquide qui s'insinuait dans ses veines, faisant vibrer son cœur et hérisser ses poils. Dans son esprit, elle demeurait l'ancre de son monde, le pilier de ses sentiments, mais de son coté, était-ce partagé ? Sa question demeurait horrible pour le Genin qui ne cessait de s'imaginer le pire, de tordre ses mots afin qu'ils correspondent à la pensée qui le torturait : Elle te hait. Cependant fort du passé qu'il avait avec la Watanabe, il était aujourd'hui plus coriace qu'à son habitude face à ses démons interminables et c'est en resserrant la fermeté du contact avec la main de la kunoichi qu'il reprenait ses esprit.
« ... Nous sommes des survivants Shiori. »
Son ton se faisait soudainement plus froid, et c'est avec une clarté de diction étrange qu'il se confiait en toute intimité.
« Je ne peux plus voir ma mère et Gattsu... voilà plusieurs mois que je ne l'ai pas vu. Je ne me fais plus d'idée. » Prenant une pause, il reprit ses mots une fois sa peine ravalée. « Je sais que ce n'est pas partagé Shiori, mais à présent, tu es la seule personne que j'ai. »
Une larme, une seule.


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Ven 1 Sep 2017 - 22:42
Etait-ce réellement un reproche sous-entendu dans ma question ? Non pas tant que cela. C’est essentiellement de l’incompréhension. Parce qu’au final, j’ai cette impression que tout déraille, mais au final, il n’y a peut-être que moi qui part en vrille. Lui n’est-il pas toujours le même ? L’autre jour, avant tout ça, ne m’avait pas montré en partie cette partie sombre de lui ? Au point que je l’avais menacé de ne plus m’approcher ? Ce jour même où il m’avait promis que personne ne me ferait de mal. Il avait échoué à sa promesse, enfin, pas entièrement, car il était venu me sauvé, un peu tard, mais il était quand même venu… Puis s’il ne s’était pas pointé, je ne sais pas dans quel état j’aurais pu finir. Déjà que ce n’était pas glorieux au moment de son intervention… Je déglutis en repensant à ça. Parce que c’est vrai, depuis ce jour-là, on n’avait pas réellement eu l’occasion de se retrouver seul tous les deux. Lui ayant été enfermé à cause de moi puis après… On est rendu à maintenant.

L’écoutant alors maintenant parler, se confier un peu… Je continue de serrer sa main dans la mienne, incapable de bouger réellement et donc de venir l’étreinte doucement. « Je suis désolée Tetsu… » Lui lançais-je alors, non pas parce qu’il pense que j’ai encore quelqu’un, mais qu’il se retrouve à n’avoir plus que moi comme attache. Suis-je réellement digne d’être ainsi l’encre de quelqu’un comme il l’entend ? Je souris un peu tristement. « Je ne suis pas digne d’être l’encre de quelqu’un… » Lui soufflais-je alors, pour qu’il comprenne mes doutes, mes nouvelles faiblesses. Je vais avoir du mal à remonter la pente là je crois. Je déglutis alors un peu avant de prendre la parole, la gorge serrée. « Tu sais… » Soufflais-je doucement, un peu hésitante. « Je n’ai jamais connu ma mère, je ne sais même pas si je lui ressemble un peu ou pas du tout. Avec mon père on en parlait jamais. » C’est étrange que je parle encore un fois de ma mère. L’autre fois, c’était avec le samourai et maintenant là. L’absence de cette femme dans ma vie me marquerait-elle maintenant ? « Puis… Mon père. Il est mort sous mes yeux peut de temps avant que l’on ne se rencontre. » Je ne lui avais jamais dit, évitant de parler de mon père, laissant plutôt fortement entendre qu’il était probablement encore marchand, que j’avais juste décidé de suivre mon senseï ici. Je ne me suis jamais questionné quand à savoir si l’adolescent se doutait de cela ou s’il prenait ce que je dis pour argent comptant. En même temps, j’ai toujours joué les femmes fortes, souriante et optimiste face à lui, comme le reste des kirijins… Alors comment aurait-il pu se douter une seul seconde que j’avais vécu pareil tragédie ?

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Dim 3 Sep 2017 - 15:10
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Ils étaient donc dans le même panier, voilà ce qu'il pressentait tandis que ses mots s'enchaînaient. Un temps de pause, un temps de réflexion, il ne savait guère quoi répondre. A ce moment précis, son attention vrillait, trop sensations s'enchainaient et si peu de réponses il y avait. Il le savait, à cet instant, il aurait pu balancer toutes sortes de phrases aussi idiotes que banales. Il aurait pu lui dire qu'il était désolé, qu'il a de la peine pour elle, mais était-ce vraiment nécessaire ? De telles palabres feraient-ils du bien à une femme qui subit le deuil de la perte et de la solitude ? De la compassion ? Oui, il en avait, et pourtant, ce n'est pas de ça dont il était question dans son esprit. Il ne désirait guère s'apitoyait -alors qu'il avait lui-même aborder ce sujet-, il ne désirait guère la consoler, il voulait avant tout obtenir son exclusivité. Car oui, dans son esprit Shiori n'était pas qu'une simple personne qu'il affectionnait, elle représentait pour lui la projection d'une lame aussi belle que raffinée. A ces yeux, elle était un trésor qu'il convoitait et qu'il désirait protéger. Elle était, parmi tous ses bibelots, sa plus belle pièce, son œuvre la plus chère et aussi la plus fragile. Narcissiquement il la valorisait et tel un dragon veillant sur son or, il montrerait les crocs et carboniserait quiconque osait s'en approcher.

Au final, était-ce donc réellement de l'amour ? Ou n'attendait-il pas lui-même qu'un objet plus brillant vienne décrocher son attention de la plus belle ? Il n'en savait cure. Il se contentait de suivre instinctivement ses désirs, d'analyser crédulement ses sensations et de satisfaire ses pulsions macabres.

De ses doigts fins, il balayait la chevelure de sa poupée.
De sa paume froide, il veillant à ce qu'aucune poussière ne vienne entacher la douceur de sa porcelaine.
De ses lèvres souples, il vint déposer un doux baiser sur son front immaculé.


Empoignant l'arrière de son cou, il l’auscultait, veillant à ne pas briser sa délicatesse. Et d'un sourire espiègle, il camouflait ses pensées et intentions perverses, derrière le voile d'un premier amour d'adolescent.
« ... Je veillerai sur toi ma belle. »


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Mar 5 Sep 2017 - 11:22
Allongée à côté de lui, je reste immobile et silencieuse. Fermant les yeux quand il glisse ses doigts dans ma chevelure. Profitant tout bonnement de la tendresse dont l'adolescent fait part à mon égard. Un peu de tendresse. Se dont j'ai réellement besoin. Et avec lui, je me laisse faire. Je n'ai pas peur qu'il me touche, je ne lui cache rien. Ou presque rien. pas comme les autres. Il n'a pas réellement besoin de mots pour me comprendre et il sait parfaitement ce que j'ai subis avec Eiichiro, dés lors, il n'y a pas besoin de parler pour le dire. Il le sait. Il ne me force pas à la confidence pour savoir. C'est reposant. C'est appréciable. Dire que s'il n'avait pas été enfermé, devant lui, j'aurais fait semblant d'avoir oublié, d'avoir perdu la mémoire pour ne pas qu'il s'inquiète pour moi. Mais alors, je n'aurais pas eu droit à de tels gestes comme maintenant avec lui. 

Cherchant à nicher mon visage contre son torse en bougeant un peu, pour avoir droit à une étreinte plus marqué et davantage de faiblesse. Je me laisse aller à montrer enfin toute ma faiblesse alors que jusque là, je supportais toute seule cela. Grimaçant un peu pour me m'allonger sur le flanc et être face à lui, le nez toujours collé contre son haut, ma main relâche la sienne pour venir s'agripper à sa blouse. Enfin, je peux arrêter de jouer la comédie pendant un instant. Enfin, je peux évacuer et avoir réellement du réconfort. Je m'accroche à lui, comme à une bouée de sauvetage, une ancre dont j'ai besoin. Au final, c'est un peu ce qu'il est, alors que de mon passée, il ne me reste plus personne. Mon père, tout comme mon senseï, est mort. Kira quand à lui est porté disparu, plus aucune nouvelle. Peut-être suis-je simplement passé à la trappe ou alors, il est mort également ? C'est une possibilité. J'ai pu voir dernièrement à quel point la vie de ninja peut être violente... De toute façon, je sais parfaitement que si je me retrouve à nouveau face au Metaru, il ne me reconnaîtrait pas. Je ne suis plus la douce villageoise qu'il a rencontrée... 

Me remettant alors à pleurer contre lui, je laisse couler les larmes, évacuant réellement ses derniers jours, ce dernier mois, mes cauchemars. Je sanglote aussi pour avoir droit à ses bras, à sa chaleur, à ses mots et sa tendresse. Egoiste ? Oui, je le suis probablement à cet instant, même si je ne devrais pas profiter du jeune homme de la sorte. Ni même me montrer si fragile devant lui. Pourtant, tout comme il s'est déjà livré à moi par le passé, je me livre totalement à lui à cet instant précis, dans toute ma faiblesse.

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Mer 6 Sep 2017 - 0:42


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Aux premières larmes de la kunoichi, le Chûnin tressaillit d'un moment qu'il n'avait pas encore pu connaître. Leur linge blanc était à présent humide de l'écoulement salin de Shiori qui se dévoilait à présent à ce jeune homme qui ne désirait que ça. Son sourire malin disparaissait graduellement tandis que ses bras vinrent appuyer d'une étreinte puissante la belle larmoyante contre son torse. La confusion l'habitait. Il était là, perplexe quant à ses sensations. Cette allégresse de la savoir sous son joug se mêlait à une culpabilité accompagnée de contrariété. Pourquoi ne puis-je simplement pas me complaire de la savoir mienne ? À chaque sanglot, c'était une pulsation de plus qui venait troubler sa psyché perverse. Vint alors en toute logique le point de rupture, la décompensation.

Dégageant lentement Shiori, c'est en toute arrogance et avec une dextérité fine que le shinobi d'azur glissait ses doigts dans la chevelure dorée de la kunoichi aux yeux de jade, ses pouces s'arrêtant au niveau de la pointe de ses oreilles. Relevant le visage perlé de la belle, lui partageant un regard gracieux, elle pourrait se rendre à ce moment-là le soupçon de chagrin qui perlait les pupilles de son camarade. Et c'est dans le silence et la surprise la plus totale, les secondes passant telles des minutes, qu'il déportait ses lèvres sur celles de sa consœur.

Si l'instant fut volé, ce n'était pourtant pas de la béatitude qui s'installait dans le cœur du jeune homme. Cet acte qui paraissait aussi capricieux qu'inconcevable (lol) n'était néanmoins qu'un douloureux et inconsolable appel à l'aide.
Aide-moi Shiori, protège-moi. Mon esprit coule lentement. Je les vois, ces vautours tournant autour de moi qui souhaitent annihiler ma raison, qui souhaitent me plonger dans des abysses infinies de cauchemars. J'ai besoin de ton aide, je ne pourrai pas me débattre encore très longtemps, je n'y arrive plus. Je deviens de jour en jour mon pire ennemi, et tu es la seule à pouvoir empêcher cela. Débarrasse-moi de toute cette souffrance, affranchie moi de mes démons, sauve-moi. Je sais que tu me regardes, je sais que tu me sens, que tu me juges. Alors je t'en prie, extirpe-moi de cet enfer.
Une, puis deux, elle n'était à présent plus la seule à suinter des larmes.

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Mer 6 Sep 2017 - 1:18
Cherchant la chaleur de l'adolescent, son réconfort également, je me retrouve blottie contre lui, incapable de retenir plus longtemps mes larmes et d'évacuer tout ce que je peux éprouver depuis mon arrestation ce jour-là au dojo. Trop sensible, voilà ce que je suis, mais détruite est également un mot qui me va maintenant à ravir. Pleurant réellement contre lui, je m'agrippe à lui comme je peux, mes doigts froissant son haut tandis que celle du sabreur se glissent dans mes mèches blondes en des caresses plus qu'appréciable à cet instant. De la tendresse après toute cette solitude, cette douleur, ce sang. Cela ne me procure en réalité que du bien, du soulagement. C'est pour cela que je ne le repousse pas et ne résiste pas quand il cherche à me faire relever la tête. J'aurais dû chercher à rester blottie contre lui, à pleurer simplement, mais ce besoin d'affection voulant être comblé me pousse à me laisser aller contre lui, contre ses lèvres alors qu'il m'embrasse maintenant. La raison dit non, la raison est déconnectée. On n’a pas besoin d'elle à cet instant, alors que tout ce que je réclame, c'est juste de l'attention, de la douceur, ce que mon cadet m'offre un peu trop volontairement. Pourtant, il se recule, laissant maintenant nos souffles se heurter et nos larmes couler à l’unisson. J’ignore pourquoi il pleure, ce qui peut bien le chagriner de la sorte… Partage-t-il ma douleur ? Non, je ne le sais pas aussi sensible que cela. Il doit y avoir autre chose, mais ce n’est pas le moment de se poser des questions. Non. La bonne conscience c’est fait la mal, la réflexion aussi. Je ne suis plus qu’un amas de sang et de chair, un corps blessé et une âme meurtrie cherchant une seule et unique chose. La dilection.
 
Mes lèvres viennent alors à la rencontre de leurs jumelles, hésitantes doucement, mais goûtant finalement réellement au fruit défendu. Je l’embrasse à mon tour, ma main droite glissant sur son flanc pour ensuite se glisser dans son dos, pour une pseudo étreinte, pour chercher à l’avoir encore plus contre moi alors que chaque mouvement que je pourrais faire me rappelle cette douleur dans le bas du ventre, cette blessure que l’aveugle m’a fait. Mais ces tiraillements ne suffisent pas à me faire recouvrer une pseudo lucidité qui me pousserait à éloigner l’adolescent de moi. Non, profité simplement de ce qui m’est donné alors que j’en ai le plus besoin est la seule chose dont je suis réellement capable à cet instant. Les conséquences, on les verra après. Pour l’heure, je me laisse juste aller dans les bras du jeune homme pour qu’il comble pendant un instant les manques de mon cœur, qu’il tente de panser ses plaies baillant qui existe dans ma tête. 

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Mer 6 Sep 2017 - 2:19
...


Son visage, sa peau, son air sont divins comme un magnifique paysage. Sa nature joue en mon visage comme un vent frais dans un ciel clair. Ce mal qui me chagrine et qui la frôle est ébloui par la douceur de ses lèvres, de ses bras et de ses épaules. Son acte est l'emblème de son esprit bariolé. Folle que je suis affolé, je te hais autant que je t'aime.

Demeure sur le bec de la pie ce goût d'amertume rappelant le triste sort auquel ils seront réservés une fois cet instant terminé. Elle ne t'appartiendra pas.

Il l'avait détruit, il l'avait usé. Elle qui était en quête de consolation avait trouvé chez le jeune homme une réponse venimeuse à son besoin. Elle qui était à la fois si pure était à présent mortifiée d'une blessure morale plus profonde que n'importe quelle plaie.

La rixe et l'usure ont tant pétrifié mon cœur que j'ai puni sur une fleur l'insolence de ma nature.

Les perles de joie se mêlaient aux larmes d'affliction. Idiot était le jeune qui concédait à présent que le monde n'était pas aussi simple qu'il le croyait, et que deux émotions à la fois aussi distinctes qu'antagonistes pouvaient s'entremêlaient, mettant à profusion toute l'énergie de son corps pour comprendre ce phénomène. Mais nulle réponse ne fut trouvée, et c'est les yeux dans les siens qu'il se contentait de profiter d'un moment de lumière dans son monde obscur.

Ses pensées étaient à présents claires, défrichées de tout parasite, émancipées et imperméables à tout esprit malin. Seul subsisté Tetsuko, le jouvenceau adepte de la lame, des câlineries et à présent, des lèvres nouvelles de sa bien-aimée. Tandis que sa main gauche avait trouvé son assise sur le creux des hanches de la belle, la droite elle perdurait sur le flanc de son visage et c'est avec une symphonie de mots qu'il accompagnait la douce caresse de sa joue.
« Pardonne-moi. Comme un lâche, je t'ai infusé mon venin ma sœur. »

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Dim 10 Sep 2017 - 10:38
Mes lèvres posées sur celle de mon cadet, je lui rends maintenant son baiser, par besoin, par envie. Il me donne ce dont j’ai besoin à cet instant. De la tendresse, de la douceur et surtout de la compagnie. Sa présence m’a manqué. Notre éloignement temporaire causé par la dame des brumes m’a fait prendre conscient d’à quel point je pouvais être dépendante du jeune sabreur. Une dépendance aussi saine que malsaine maintenant. Il n’était plus question que d’une amitié, d’une équipe, mais de plus maintenant, visiblement alors que mes lèvres quittent les siennes. Ses larmes qui coulent, ses mots. Ma conscience qui revient, violente et virulente. Une erreur. Voilà ce que je viens de faire, mais je reste immobile, ne reculant pas, ne voulant pas mettre de distance maintenant. Au diable la bien séance, les mœurs et tout le tralala qui va avec. J’ai besoin de lui, de sa présence et le regard des autres, ainsi que ma propre conscience, je l’envoi brûler en enfer ! Après ce que j’ai vécu, j’y ai droit. Je peux profiter de ce qui m’est donné. Même si cela vient de lui, de Tetsuko.

Levant alors ma main doucement, je viens caresser doucement sa joue, pour tenter de faire disparaître les traces de ses larmes alors qu’elles coulent encore sur ses joues. « Ce n’est pas ton venin Tetsu-kun. » Soufflais-je doucement. Non, ce n’était pas sa faute à lui, si on se retrouve là tous les deux, si j’ai répondu à son baiser, si je suis si mal. Non, c’est uniquement la faute d’un homme et l’adolescent ne doit pas prendre cela comme sa culpabilité. Il n’est en rien fautif. La faute vient davantage de moi également, d’accepter son comportement et de le favorisé comme je suis en train de le faire. Je l’encourage aussi à continuer à vouloir se rapprocher de moi. Si Eiichiro ne m’était pas passé dessus, je l’aurais repoussé, j’aurais dit à l’adolescent que cela ne se fait pas, qu’il devrait plutôt chercher les lèvres et les courbes d’une fille de son âge, pas d’une de douze ans son aînée comme moi. Sauf que je suis incapable de faire ça. Il est le seul à me donner ce dont j’ai besoin. Je serais cinglée de le repousser. Mais je suis tout aussi folle de le laisser faire et d’y participer…

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Lun 11 Sep 2017 - 2:37
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C'est l'alchimie de la douleur. Un compromis entre un moment voluptueux et son délicat contrecoup. L'un t'éclaire avec son ardeur, l'autre en toi met son deuil. Et c'est ainsi en pleine âme et conscience qu'il s'abreuvait du doux liquide qu'est l'amour aux travers des lèvres pulpeuses de sa consœur. Et c'est ainsi qu'il se délectait de ce soupçon amer et corrompu qui subsistait dans l'âme de la kunoichi et qui ne manquait pas de contaminer Kasanagi par la même occasion. Il n'y avait pas besoin de filtre, il n'y avait guère besoin de message, elle qui pourtant ne faisait rien transparaître lui partageait clairement cette infecte réalité.

Le jeune n’avait qu’une envie, de lui prendre la main et de la détacher de ce monde. De détruire toute frontière, d’outrepasser toute norme sociale et de simplement profitait de ses lèvres et de sa chaleur sans qu’aucun lutin malfaisant ne vienne contaminer cet instant concupiscent.
« Tu te dis que ça va à l'encontre de notre nature ? Que je ne suis qu'un jeune fanfaron assez opportuniste pour profiter de toi au moment où tu la plus faible. Que je n'ai rien à faire avec toi, que c'est vers une petite jouvencelle partageant ma génération que je devrais me tourner tandis que toi ta place est avec un homme de vécu, hein ? Que c'est insensé ? Que la populace nous prendrait pour des fous ? »
Qu'ils crèvent, je les tuerai tous.

C'est à présent vers le ciel et son infini que son regard se tournait, ne manquant pas de maintenir avec une poigne forte celle de sa partenaire dans le vice.
« J'étais là, immobile, menotté, ma joue agrégée sur le sol de glace tandis que je pouvais sentir le gel pénétrait ma chair jusqu'aux os. J'étais là, avec comme seul compagnon mes pensées et mes démons. J'avais tout le temps de réfléchir aux sévices que je ferai subir à nos ennemis et pourtant, dans ces ténèbres de kyrielles* et de litanies venimeuses, une lueur subsistait. »
Replongeant dans la profondeur des yeux de Shiori, il reprenait dès lors, toujours d'un ton apaisant et mélodique.
« Je ne peux pas me permettre de dire que je connais ta souffrance Shio', je ne peux pas prétendre avoir eu le même vécu que toi dans les geôles, non, je ne me le permettrai pas. Juste sache le, dans ce village brumeux, dans ce monde ténébreux, ma lumière parmi les ombres, c'est toi. »
*Suite interminable de paroles ou de mots

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Lun 11 Sep 2017 - 13:28
Un hochement léger en signe de négation face à ses propos. "Je ne pense pas ça." Non, ma conscience est partie. je ne pense pas à ça. "Je profite de toi, de ce que tu me donnes. C'est moi la mauvaise dans l'histoire. Pas toi." Murmurais-je lui faisant ainsi un peu part de mes pensées sans les développer réellement comme lui, il arrive à le faire. Non, que du contraire, je garde beaucoup pour moi, mais pour l'heure il est vrai que je ne pense pas ce qu'il dit, j'en suis incapable, parce que je veux juste sa tendresse, ses mots et sa présences. Rien de plus, rien de moins. Je veux son attention et sa tendresse à lui plus que quiconque en réalité. parce que les autres, ne sont pas nous, parce que les autres, je ne les connais pas. J'ai confiance en l'adolescent, peut-être trop, mais je sais qu'il sera toujours là pour moi en cas de coup dure, il ne cesse de me le montrer, de me le promette silencieusement également. Alors comment ne pourrais-je pas aller, dans un moment de faiblesse, me blottir dans ses bras à lui uniquement ? Profiteuse, vile et faible, voilà ce que je suis en sa présence. Ma nature perfide fait reflet à la sienne, elle se montre et s'affirme un peu trop. Mais seul dans cette chambre trop blanche, trop immaculée, on est comme hors du temps, loin de regard indiscret. Il n'est plus que question de lui et de moi, de notre souffrance commune, de notre but en accord.

Il me parle alors de son emprisonnement, torture cruelle, me renvoyant à mon propre séjour dans les geôles de mon tortionnaire maintenant aveugle. Un souvenir que j'aimerais effacé de ma mémoire, le zappé, comme on oublie ce que l'on a mangé la veille. Mais non... Tout ce que j'arrive à faire, c'est me blottir davantage contre le Yuki, nichant mon visage contre son habit blanc et stérile pour me cacher, pour réalisé que je ne suis plus enfermée là, seule dans le noir, à ne pas savoir depuis combien de temps je suis enfermée... De peur d'entendre la porte s'ouvrir maintenant et de voir surgir un Eiichiro plus fou et sadique que ce jour-là. Dans ma terreur retrouvée, contre lui, par ses paroles, je ne réagis pas à ses mots qui me désigne comme une lumière alors que j'ai plus l'impression d'être devenu un gouffre de ténèbres et de souffrances. Je n'ai plus rien d'une attache, d'une ancre comme il me décrit, si avant je pouvais peut-être être une faible flamme face à l'adversité, maintenant, cette flamme vacillante à été souffler par le chef des Yuki et elle est désormais en sommeil, pour ne pas dire éteinte.

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Lun 11 Sep 2017 - 14:43
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Tel un mauvais élève, c'est à présent moi qui parlais beaucoup trop. Le nez fourré dans la chevelure de la belle, il se délectait de son odeur aussi enivrante que pure. Il était là, indécis dans ses gestes, à vouloir autant l'étreindre que la préserver d'une nouvelle douleur au niveau de sa plaie ventrale. Il était là, repu d'un sentiment d'affection bien trop grand et qui ne pouvait être satisfait pleinement du cajolement actuel.

La repoussant tendrement, il l'invitait à se rallonger tout en l'accompagnant tandis qu'il l'enjambait afin de la surmonter et de la baigner de son ombre. Veillant à ne pas appliquer de pression à son bassin, c'est à présent dans une jungle de cheveux bruns et bleutés que les affectionnés pouvaient dès lors apprécier un moment d'exil dans ce cocon capillaire.

Ce mouvement avait quelque peu bousculer l'habit immaculé de la Watanabe, et c'est avec un regard curieux que le Yuki pouvait contempler ce morceau de peau sur sa poitrine qui laissait apparaître une cicatrice encore fraîche d'un acte aussi impie qu’incommodant. D'une main douce, il frôlait le stigmate, et tel un rappel à la colère, ses doigts se crispèrent dès lors sous la vision de son archennemi qui refaisait surface dans sa psyché. Mais qu'importe, c'est à présent habité de pulsions aussi colériques qu'affectueuses qu'il regagnait les lèvres de la femme dont il était épris, dans un moment tant fougueux qu'inconscient.

Fou d'amour, fou d'animosité, son baiser était l'ambivalence de deux instincts aussi contraires que similaires. Serrant sa mâchoire, mordillant les lèvres de la belle, il n'y avait plus rien de gracieux dans ses gestes, et c'est avec de sa main droite qu'il reprenait contrôle sur la kunoichi, oubliant toute bienveillance et se contentant d'empoigner sa nuque d'une dextre farouche.

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Lun 11 Sep 2017 - 14:59
Nichée contre lui, je ne prévois en rien la suite des événements. Il me repousse doucement, m'accompagne dans ce changement de position qu'il a décidé alors qu'il est maintenant au dessus de moi. Je le regarde et baisse le regard là ou ses yeux se portent. Une boule se forme on mon ventre alors qu'il approche ses doigts de ma poitrine meurtrie. Je pâli. Il a déjà tout vu, il a vu ce que j'ai subit pourtant, je cherche à m'en cacher, à me dérober de ses yeux en tentant de remettre correctement le tissus sur ma poitrine pour cacher l'une des nombreuses cicatrices que m'a fait l'un des membres du clan auquel il appartient malheureusement. Mais aussi pour fuir ses doigts qui en étaient bien trop proche avec ce léger frôlement qu'il a fait dessus, me mettant réellement mal à l'aise...

Malaise qui s'amplifie alors qu'il vient reprendre mes lèvres trop vite, trop brusquement et je me raidis en dessous de lui, répondant à peine à son baiser alors qu'il capture de ses doigts ma nuque pour m'inviter à répondre à ses avances. Sauf que je ne peux pas... J'ai peur, pas de lui, mais de ce que j'ai vécu, peur de souffrir encore, peur de ce contact qu'il vient d'y avoir. Je poses mes mains sur sa blouse, pour l'agripper et tenté de le repousser un peu. Je ne me sens pas prête à être touchée comme il vient de tenter de le faire, comme il cherche à le faire surtout. Qu'il soit un adolescent ou un adulte ne change rien. Ce genre de contact, trop intime, trop proche... Je ne peux juste pas, pas avec mon corps dans cet état, avec toutes ses séquelles, tant physiques, que psychologiques. J'en suis rendue à être incapable de répondre à ses avances, de lui rendre son baiser bien trop brut, trop passionnel alors que j'ai besoin de juste de tendresse, de douceur, pas de fougue comme il en montre à cet instant. Alors, je cherche à le repousser, tout en cherchant en même temps à le retenir pour garder sa présence près de moi. Crainte de souffrir à nouveau avec cette peur qui me ronge d'être à nouveau seule, d'être à nouveau livrée à moi-même alors qu'au côté de l'adolescent, je me sens, un peu plus en sécurité. C'est pourquoi alors que je tente de le repousser, mes doigts s'agrippent fermement à sa blouse, comme pour l'empêcher de reculer trop. Des larmes s'étant également remisent à perler de mes yeux. Tristesse, frustration, peur, besoin... Tant de sentiments que je n'arrive pas à contrôler, ni même à exprimer de façon cohérence.


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Lun 11 Sep 2017 - 15:53
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L'échec, il ne le digérait pas. Ses gestes étaient à l'image de son état mental : Déséquilibrés, grotesques. Il n'arrivait pas à se défaire de ce remord qui le rongeait allant jusqu'à agir à l'encontre du besoin de sa consœur et de l'exhorter, de l'abuser, comme il venait de le faire. Les demandes de pardon intérieurs se mêlaient à l'envie de la bousculer de nouveau, d'assouvir ses désirs qui lui permettraient, il l'espérait, de se détacher de cette image tenace d'elle, meurtrie.

Les larmes de la belle, voilà ce qui lui permit à nouveau de reprendre conscience, de se reconnecter avec son obligation à prendre soin d'elle. Elle ne le libérait pas, preuve qu'elle avait encore besoin de lui et qu'il devait s’assujettir à sa responsabilité. Cette fois-ci plus doux, il reprenait l'étreinte. Berçant la kunoichi de ses bras, il dégageait de son nez les mèches de la femme ambrée qui l'empêchaient d'atteindre le creux de sa nuque. C'est alors une voix douce, une voix apaisée qui refaisait surface le temps d'un maigre instant.
« Je... »
Il n'y arrivait pas, il était toujours infecté. Instable, il tremblait sans toutefois astreindre la kunoichi d'une étreinte bien trop forte pour son état actuel. Lui qui se contrôlait à présent ne pouvait cependant s'empêcher de mordiller sans douleur le cou de Shiori sous l'impulsion.
« Je n'y arrive pas, je n'y arrive pas. Il est toujours là, je veux... »
Des larmes, des larmes et encore des larmes.
« Je veux lui faire la peau. »
Demeurait la vision hallucinatoire d'un Eiichiro au visage déformé prenant les traits d'un démon que le jeune Yuki s'enquérait de pourfendre. Il n'y avait aucune peur, aucune anxiété. Et c'est absout de ses démons que Kasanagi, cette fois-ci seul, entretenait une haine liquide qui devenait chaque jour de plus en plus sombre et qui venait baigner l'ambiance de cette chambre d'hôpital d'une atmosphère aussi malsaine que meurtrière.

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Lun 11 Sep 2017 - 16:32
Un gémissement plaintif franchit mes lèvres alors que les crocs de l'adolescent se figent dans la peau tendre de ma gorge. Un gémissement de douleur, agrémenté de peur également. Là, je ne cherche plus à le retenir, mes mains relâchent la prise sur son t-shirt pour se mettre à plat et le pousser avec la force du désespoir en quelque sorte. Le repoussant avec une violence non retenue, comme j'aurais tant aimé repousser son confrère Yuki ce jour là. Être capable de bouger pour repousser cet homme comme je repousse à cet instant mon coéquipier. Me redressant sur mon lit, pour le repousser du pied, cherchant à mettre le plus de distance possible entre le jeune Kasanagi et moi. Pour ensuite replie mes jambes contre mon torse, enroulant mes bras autour. Mon regard se rive sur lui, apeurer, le haïssant pour ce qu'il vient de faire. Je me replie sur moi-même, ignorant la douleur dans le bas de mon vente, le sang s'étant remit à suinté doucement de ma plaie, marquant le tissus blanc de mon haut d'une auréole sanglante.

Je ne pipe pas un mot, mon visage étant devenu un savant mélange de crispation de douleur et de haine pour tout les Yuki, quel qu'il soit. Tetsuko en faisant partit à cet instant précis. Une haine viscérale, qui malgré ce que j'ai pu faire au chef de leurs clan ne semble pas prête de s'amoindrir, que du contraire. En vue de ma réaction avec le jeune sabreur pourtant très éloigner de son clan maternel. Mais il avait provoquer cela, et maintenant, il allait probablement avoir du mal à m'approcher à nouveau. Telle une bête effrayée, je montre les crocs, prêtes à attaquer, sans réellement pouvoir le faire alors que je continue de saigner tandis que je garde toujours cette position plus qu'inconfortable.

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Lun 11 Sep 2017 - 18:51
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De la méfiance ? Il n'avait guère voulu cela. Si son geste avait pu évoquer des souvenirs à la Watanabe, le Yuki n'avait nullement l'intention d'en être l'artisan. Il la regardait, tentant de reprendre contact avec elle tandis qu'elle se recroquevillait sur elle-même, se carapatant à la moindre approche de Kasanagi. Le monde lui tombait alors dessus, il faisait face à une blessure profonde que d'être vu comme un assaillant, que d'être mis à la même échelle que son cousin, chef du clan Yuki.

Ébranlé, il avait peur. Frissonnant, il s'épouvantait de la perdre à cet instant et de la voir autant souffrir, allant jusqu'à craindre la moindre approche de la personne avec qui elle venait de partager un baiser. Seulement si l'effroi fut le premier souci de Kasanagi, c'est lorsqu'il entraperçut une légère teinte rouge sur l'habit de sa consœur qu'il comprit qu'il y avait un danger bien plus éminent que de simplement la voir s'affoler.

À ce moment, ce n'est pas un pur instinct irréfléchi qui le poussa à faire l'inconscient. Non, c'était une idée mûrement réfléchie à la hâte. Il connaissait la kunoichi et c'est donc sans aucune hésitation qu'il reprit son calme avant de se diriger vers un mobilier de la pièce et après quelques secondes, en soustraire une paire de ciseaux dont le fer était encore enroulé de tissu. D'un geste de bras, il libérait dès lors le ciseau, laissant apparaître un acier scintillant. Le pointant vers la kunoichi le temps d'un instant, d'un flegme froid, ce n'allait pas être elle sa victime.

Les premières gouttes de sang s'affichaient au sol dès lors qu'il venait de se mutiler, la paire de ciseaux enfoncé profondément dans son propre bassin.

Même si la douleur était grande, il le savait bel et bien, il avait souffert de lésions bien plus profondes pour qu'un vulgaire outil soit une réelle menace. Il espérait simplement que l'image et la symbolique soient assez fortes pour que la kunoichi rouvre les yeux, qu'elle comprenne la dévotion complète du jeune Yuki à son égard, avec qui elle partageait à présent une blessure similaire.
« Si tu bouges, si tu oses lever ton cul de ce lit Shio', je te promets que j'enfoncerai ce truc encore plus profondément dans ma chair. »
À genoux, se tortillant de son calvaire, il avait énoncé sa promesse de déplaisir avec une voix qui manquait de chaleur. Tandis que sa main gauche soutenait le manche de l'outil qui n'avait pas encore été retiré, l'autre main pointait du doigt la kunoichi, soutenant l'idée qu'il attendait qu'elle prenne soin d'elle avant toute chose, au risque de voir son confrère se mutiler de plus bel.

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Lun 11 Sep 2017 - 21:10
Recroqueviller sur moi-même. Ayant peur de lui, de ce qu'il pourrait être capable de faire alors qu'il a proférer des menaces contre son chef de clan, bien qu'il fasse, à mes yeux, bien plus partie des Sabreurs que des Yuki. Son appartenance est notre, sauf s'il a jouer double jeu jusque là, ce dont je doute. Parce que son regard, c'est toujours vers moi qu'il est tourné et non pas vers un Yuki. Pourtant, à cet instant, alors qu'il me montrer une paire de ciseau, je blêmis, mon regard se portant rapidement vers la porte. Est-ce que j'arriverais jusque là avant qu'il ne me saute dessus ? Non. Je ne crois pas... Alors je tente de m'enfoncer plus loin dans le lit, coincée par mon coussin et bientôt le mur.

Un cri franchit mes lèvres, alors que mes mains se portent devant celle-ci. Horrifiée par la scène qui vient de se jouer devant moi. Les larmes coulant de plus belle alors que je le vois, la pointe des ciseaux dans le bas de son ventre. Ce n'est pas la première fois que je le vois se mutiler devant moi, mais cette fois-ci, c'est plus spectaculaire, plus...Effroyable. Je panique alors, la respiration courte, le tout accentué par ma propre douleur. Je le fixe, incapable de bouger, ni même de parler, alors que possible mon cri à alerté l'un ou l'autre ninja dans les environs. La porte s'ouvre alors, dévoilant ainsi à d'autres personnes, le mélodrame qui vient de se jouer dans ma chambre.

C'est d'ailleurs, lui, dans sa posture, dans sa souffrance, le ciseau toujours dans sa chair qui se retrouve le plus rapidement entouré de spécialiste de l'irou-jutsu.

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Lun 11 Sep 2017 - 21:58
...

« MAIS QUEL PETIT CON ! »
« J'ai... glissé... »
La voix nourricière de la matriarche Kaguya énervée avait radicalement changé l'ambiance nauséabonde de la pièce. Appelant à l'aide, c'est avec une armée de sous-fifres qu'elle avait pris les choses en main en désignant aux aide-soignants de mettre le jeune Yuki sur un brancard et de le ramener dans sa chambre afin de s'occuper de sa nouvelle plaie.
« Chûnin kirijin ?! Mon cul ! La seule chose que leur épée tranche, ce sont leurs propres corps à ces idiots ! »
S'occupant de la Watanabe, ces mains endurcies vinrent agripper ses chevilles, la tirant afin qu'elle se rallonge et qu'elle puisse examiner la plaie, non sans continuer à déblatérer sa haine matriarcale.
« 26 interventions aujourd'hui ! 26 ! Et tu sais combien sont dues aux brigands et aux pays ennemis hein ?! 0 ! Car c'est petits cons sont juste foutus de se mutiler entre eux ! Mais pas grave hein ! Car à l'hôpital on s'occupe de tout ! Bien sûr ! »
Palpant le pansement qu'elle retirait avec une main aussi délicate qu'expérimentée, ces paroles elles ne furent pas aussi douces tandis qu'elle fixait la Watanabe.
« INCAPABLES ! »
Elle avait beau viser Shiori, ces mots avaient pour vocation à être entendu par tous les shinobis kirijins qui représentaient pour elle, tout, sauf la fine fleur du monde shinobi.

Un dernier regard, c'était tout ce Kasanagi pouvait porter tandis qu'il était escorté, de nouveau sur un brancard, vers sa chambre. Ses pensées demeuraient dirigées vers sa consœur qu'il avait involontairement meurtrie. Une main sur la plaie, l'autre restait tendue vers elle, et c'est au seuil de la porte qu'il lâchait un maigre murmure qu'elle ne pourrait certainement pas entendre tandis qu'il quittait la pièce : Désolé.

Leur liaison était une lame à double tranchant. Lorsqu'elle ne servait pas à affronter l'adversité, elle venait lacérer leur propre chair laissant dans leur sillage une traînée d'hémoglobine. Mais qu'importe, le monde n'est pas rose, il n'est pas uniquement régie par la complaisance. Le principe de plaisir, aussi bizarre soit-il, est aussi intimement lié à la mutilation, à la douleur auto-infligée et reçue. Ils en étaient le parfait exemple, au désagrément de l'un comme de l'autre.

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