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Le soleil après l'enfer | Ayuka & Watari


Mar 12 Sep 2017 - 16:11
Cette nuit… Dans les rues de Kiri, encore brumeuses malgré le haut soleil, elle marchait. D’un pas qui portait toute l’absurdité, toute la violence, mais aussi le sang qui avait coulé dans le village. Les vieilles la saluèrent puis se turent devant son manque de réponse, devant son teint pâle, devant ses yeux fatigués. Elle aurait pu rentrer au Domaine des Yuki. Mais pour quoi faire ? Passer devant leurs regards, à ses frères de sang ? Passer devant son bureau vide ? Non.

Elle avait tenu une grande partie de la nuit à l’hôpital, tout le temps de l’opération en tenant sa main, celle d’Eiichiro. Qui était venu ? Presque personne. Et bien qu’il ne montrait pas de conscience, elle lui avait pris la main et ne l’avait pas lâchée. Il dormait à présent mais les médecins avaient été clairs : il ne se réveillerait pas aujourd’hui, pas après une telle douleur. Et c’est pour fuir sa propre douleur, sa propre haine qu’elle avait fini par partir et quitter cette chambre.

Ne pas penser à cette démone. Car c’était bien cela qu’était devenue Shiori. Un être de chaire, consumé par la haine et qui n’était aujourd’hui plus que le réceptacle d’un esprit torturé et vengeur. Et malgré les envies violentes qui saisissant encore la shinobi, elle ne voulait devenir aussi sombre et dévorée que la sabreuse.

Épuisée, physiquement et mentalement, elle marchait pourtant jusqu’à son dojo, un refuge et le seul lieu où elle pouvait se rendre sans craindre de replonger dans l’enfer. La porte entrouverte, il ne devait pas dormir, lui aussi… La jeune femme frappa doucement à sa porte avant de rentrer sans vraiment attendre d’être invitée. Dans l’entrée, sa silhouette frêle était encore enveloppée dans le haori qui l’avait suivi dans l’attaque et ses cheveux blonds d’habitude soigneusement attachés avaient quelques mèches qui tombaient le long de ses tempes « Watari ? » Peut être dans la cuisine ou la cours... Sa voix peinant à cacher les émotions qui siégeaient en elle, la jeune femme ajouta, plus fort « Watari ! Tu es là ? »

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Ven 15 Sep 2017 - 0:42
Les bras croisés, la tête en bas, la forme du jeune samouraï passa dans le dos de la jeune femme qui le visitait. C'était la manière dont il méditait, quand réellement, il était perturbé, que quelque chose le préoccupait. En l'occurrence, c'était la situation en Kiri qui le travaillait. Son entrevue, un peu plus tôt dans sa "journée" auprès de son amie, Kaguya Tsukiyomi, Le bruit se veut sec. Comme une sorte de silence qu'il avait atteint, il ne réagit pas, son regard se fait lointain. Ses yeux restaient bas, vers le sol, comme s'il ne cherchait pas réellement encore à sortir de cet instant de vide qu'il était devenu. Dans ses yeux, les pas d'une danse dansaient. Son regard était celui d'un samouraï qui aurait pu avoir atteint l'osmose avec sa lame. Il expira profondément, avant de relever son regard vers la chevelure blonde platine.

Il avait vu son expression, un peu plus tôt. Elle semblait dévorée par ses émotions. Cela lui rappelait Eiichiro, qui des jours plutôt, lui avait apparu comme un vide prêt à s'effondrer sur lui-même. Allait-il assister encore à un tel effondrement ? Lui qui avait tout du fantôme dans son regard, a présent, expira, comme l'aurait quelqu'un qui retrouvait soudainement accès à l'oxygène après en avoir été longtemps privé. Un sourire compatissant, mais pourtant très infime, naquit sur son visage. Elle était sûrement là pour avoir du réconfort. Il plaça assez naturellement ses bras autour de la jeune femme. Comme pour l'empêcher de se perdre plus encore. Il avait essayé d'empêcher Eiichiro de se perdre, lui aussi. Il avait peut-être réussi, mais trop tard. Il fallait éviter qu'une autre personne du clan Yuki n'accumule une dette de karma capable d'éclater comme les événements d'hier.

Je suis là, Ayuka. Avait-il dit dans un ton assez faible, mais rassurant. Lui-même semblait toujours un peu perdu. Mais les raisons étaient différentes. Il n'était pas réellement malheureux, ou en colère. Ou plutôt, ces sentiments étaient dirigés contre lui-même.
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Ven 15 Sep 2017 - 18:58
Lorsque la jeune femme sentit une présence apparaître brusquement dans un dos, elle se retourna rapidement, muscles bandés et prête à frapper. La logique voulait que peu d’intrus puissent pénétrer dans ce dojo sans que le propriétaire ne réagisse… Mais en ces heures sombres, quid de cette fameuse logique ?

Son regard croisa le sien, mais si son visage avait l’habitude d’être inondé de lumière, il n’en était rien. De même, la jeune femme était incapable de sourire. Un regard perdu, mais également empli de colère et de perdition. La Yuki avait aidé le samouraï à panser les plaies béantes de Shiori mais alors qu’elle voyait le sang de la Sabreuse s’échapper de son corps, les démons intérieurs d’Ayuka avaient espéré que sa vie s’enfuit également du corps de celle qui pourtant lui ressemblait tant.

Un regard si différent de celui qui lui faisait face… Peut-être car il ne connaissait pas autant les êtres blessés dans cette attaque sanglante ? Peut-être simplement car lui savait se contrôler, maîtriser ses émotions alors qu’elle-même en était incapable. La fatigue, la nervosité eurent raison d’elle quand elle sentit les bras chauds et réconfortants du jeune homme. Instinctivement Ayuka le serra également alors que ses épaules ne réussirent pas à cacher les larmes qui se faisaient maîtresses du corps de la jeune femme. Des larmes qui se noyèrent dans les habits du jeune homme alors que d’une voix mal assurée, elle lui demanda « Pourquoi ?! »

Ses bras toujours contre le corps de Watari, ses paumes se refermèrent en poings alors qu’elle ajouta « Ça devait être la fin d’un règne morbide ! Finalement peut-être que Kiri méritait juste Benten et pas mieux… »

Elle tentait de réprimer ses pleurs. Mais le samouraï était bien la seule personne du village devant laquelle, Ayuka ne craignait pas de lâcher prise.

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Ven 15 Sep 2017 - 22:26
Non, Ayuka-dono. Ni toi, ni Eiichiro, ni Kiri, ne mérite ce qu'il se passe.Il passa une de ses mains sur ses cheveux. Je comprends ta douleur. Ta rage. Mais même si Eiichiro est mon ami, je connais bien ses démons. Il soupira. Il ne savait pas ce qu'il avait fait pour que la jeune sabreuse en arrive probablement à agresser le chef du clan Yuki. Même si je ne cautionne pas la vengeance de quiconque, je dois hélas te dire que c'est la plus belle illustration de ce que les gens de mon pays appellent le karma. Que cette force soit métaphysique ou le résultat d'une chaîne de conséquences infinies et interdépendantes, le débat importait peu.

Pour que ces gens agissent ainsi, qui sait ce qu'il s'est passé... Est-ce la faute de Benten, d'Eiichiro-sala, ou de quelqu'un d'autre ? J'ai l'impression que les gens d'ici oublient qu'un peuple compte sur eux et qu'ils ont, à travers leurs actes, le poids du destin de ce peuple. Alors qu'il caressait ses cheveux, son regard acéré luisait d'une mine triste mais résignée. Ce soir ne serait pas un soir de fête. Si vous avez besoin de laisser vos larmes déborder, je ne vous jugerais pas, Ayuka-dono... Personne n'en a le droit, ici, dans le pays aux éternels pleurs... Sur les ardoises de son toit ruisselaient les gouttes de ces pluies incessantes qui se prolongeaient de l'après-midi. La tenant toujours dans ses bras, il lui fit signe d'entrer après avoir enlevées ses chaussures.

L'emmenant vers le poêle à la chaleur réconfortante, il lui servi une tasse de thé bien chaude. C'était le moins qu'il puisse faire. Contempler avec elle les danses endiablées des flammes, accepter les pleurs du ciel et de la jeune femme, et tenter de faire en sorte que son cœur demeurât moins lourd, lorsque celle-ci retournerait dans la demeure clanique.
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Sam 16 Sep 2017 - 1:29
Le bruit de la pluie qui frappait le toit masquait les quelques sanglots qui secouaient encore la jeune femme. C’était étrange mais dans ses bras, elle se sentait bien plus à l’aise que dans toutes les accolades qu’elle avait connues auprès des Yuki. Bien que sous le coup de l’émotion, chacun des mots du jeune homme résonnait en elle, tentant de réchauffer un cœur aux origines de glace. Sans montrer de résistance, elle ne se laissa guider jusqu’au feu chaleureux qui éclairait la pièce principale alors que le soleil déclinait. Et ses avec les yeux rouges et quelques traces humides sur ses joues qu’elle but une gorgée de son thé.

Toujours aussi délicieux malgré la lourdeur de cette journée. Ayuka esquissa un léger sourire, passant la manche de son haori sur son visage pour tenter d’effacer les traces de sa faiblesse passagère alors que sa tête reposait encore sur l’épaule du samouraï. Des bras chauds alors que la fraîcheur de la nuit commençait à frapper aux portes des maisons de Kiri. Son regard fixé sur les flammes encore sauvages du poêle, elle lui répondit enfin d’une voix toujours tremblante mais plus audible et calme. « Le karma… Ici dans ce pays, personne n’en parle. » elle ajouta alors que son corps se calait un peu mieux contre celui du jeune homme « Il… Ne verra plus jamais. Même si je sais qu’il… Que son âme n’était pas blanche comme neige, il va être détruit, bien plus qu'une blessure de guerre. »

Contre lui, ses muscles fatigués se tendirent néanmoins alors qu’elle redressa son visage vers le sien, ses yeux en plantant dans leurs homologues « As-tu déjà senti une telle rage que tu as craint tes propres actes ? »
Sa tasse chaude dans ses mains réchauffait doucement ses doigts alors que le visage de Shiori riant de son geste semblait prendre plaisir à rester ancré dans l’esprit de la jeune femme.

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Sam 16 Sep 2017 - 2:13
Ce qu'il y avait de touchant en la jeune femme, c'est qu'elle arrivait à se préoccuper du village et d'Eiichiro. A cet égard, il ne put s'empêcher de remarquer : Quel idiot. Se sentir si vide et à s'accrocher aux mensonges, quand des gens tiennent tant à lui... Il soupira en regardant la feuille de son thé en train de danser dans sa tasse d'argile. Je ne sais si les dieux existent. Je préfère croire en ceci, car cela m'aide à trouver du sens à ce monde et à l'enchanter. Il ne voulait pas forcer sa foi sur les autres, c'est pourquoi il prenait le temps de lui expliquer qu'il était un ignorant face aux réalités du monde. Cela dit, si Eiichiro-sama a perdu la vue et qu'en effet, ses actes en sont à l'origine, dieux, esprits, bouddha, ou simple conséquence de ces actes, peu importe l'origine... Il hoche de la tête, le regard acéré, comme si, dans les braises se consumant, il parvenait à y voir l'âme du du chef du clan des manipulateurs des neiges. Finalement, le ton grave, froid, mais pourtant légèrement peiné, le samouraï poursuivit sa phrase : C'est que cette épreuve lui est nécessaire pour qu'il puisse retrouver la voie. En effet, jeune Ayuka... Il ramena son visage vers elle avant de passer sa main devant ses yeux, pour finir par planter son index au niveau de sa poitrine, là où par le passé, il l'avait déjà posé.

Il y a des choses que l'on ne peut percevoir qu'avec son cœur et non avec ses yeux. Il y a des choses que l'on ne peut entendre que si l'on est capable de tendre l'oreille. Eiicihro-sama... Le jeune samouraï cherchait les mots justes pour aborder les souffrances de son ami. Comment confier quelque chose qui avait été si dur de retirer du guerrier des glaces ? A l'image d'un être pris dans une gangue congelée, il n'avait pas su se sortir de l'abîme où son âme agonisait. Eiichiro Yuki, chef de ton clan, souffrait et doit encore souffrir bien plus de son rôle. Celui-ci aspirait à une autre vie que celle qu'il mène actuellement. Du moins, c'est ce qu'il m'avait confié. Dans l'obscurité de ce monde de conflits et de guerre, les ombres des ninjas ont souillé son âme et sa vue...

Watari soupira, le regard peiné par l'impuissance de conter un tel récit qu'il n'avait su empêcher. En tant que son ami, Ayuka-dono, j'ai tenté de lui montrer un chemin différent, ou de le pousser à poursuivre ses propres aspirations. Mais je ne suis pas un de ses respectés frères de sang Yuki... Il sourit, amer, le regard de nouveau perdu dans les flammes. Prions pour que l'absence de vue le force à méditer sur ses actes et ses choix. Il a depuis longtemps dépassé la voie d'un guerrier, pour tomber dans l'enfer de ceux des démons qui vivent sous terre. Là-bas, j'ai l'impression qu'il a su rester pratiquement humain... C'est peut-être d'ailleurs sa punition ? Je ne sais pas...

L'enfer. Peuplés d'Oni et autres yôkais... La route du carnage. Les contes de son enfance se bousculèrent dans son esprit, en même temps que ses yeux reflétaient les flammes du royaume damné du gardien de la géhenne bouddhique. Il remua son regard, comme pour le faire s'échapper de ses propres pensées, profondes et lointaines. Je n'ai, personnellement, expérimenté une telle rage. Peut-être par couardise... Son ton était presque comme une murmure, comme si son souffle se devait de protéger une bougie dont la cire était la sève des mystères qui se dissimulaient en ses mots. Il est une femme, que j'ai connue. Maîtresse des armes, chasseresse et protectrice de son clan... Son regard s'assombrit, se fit plus perçant, alors que dans les flammes, il semblait presque visualiser le souvenir du corps de cette femme. Ses mouvements graciles, félins, impressionnaient les foules. Dans les batailles, elles fendaient ses proies comme des griffes lacèrent les chairs. Cette femme, poursuivi-t-il, avait la force de 1000 hommes, la férocité des lions, la grâce des oiseaux, et le talent des plus grands.

Il reprit une gorge de thé pour méditer sur ses pensées en se délectant de la douce chaleur du breuvage. Dans ses yeux, cette femme se battait comme l'aurait fait une déesse guerrière. Et elle m'a un jour enseigné que les guerriers peuvent suivre deux voies, fondamentalement opposées, mais très proches l'une de l'autre. Il prit une pause avant de mettre l'emphase sur son explication : La voie de l'illumination et de l'harmonie ou la voie du carnage et de la passion.

Il hocha du visage, son regard toujours tournés vers les flammes. Se battre avec calme ou passion, n'amène pas en soi, vers le bien ou le mal. Mais céder à sa colère sans limite n'amène qu'à devenir l'esclave de celle-ci. Asura ou démons, le carnage n'attire que toujours plus de carnage. Il se gardait bien de lui dire quoi en penser. Ce n'était pas son rôle, actuellement. Cette femme n'a jamais céder à ses passions, malgré son inclinaison à succomber aux passions du combat. Cette femme a toujours marché sur la voie de l'harmonie, malgré l'acceptation de ses passions...

Une véritable peur se dessina dans son regard, par-delà la déférence qu'il devait à cette personne. Cette femme est appelée la princesse-tigre. Hoshino Torahime-sama est ma mère.
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Lun 25 Sep 2017 - 10:43
Cette pression dans le creux de sa poitrine faisait naître une douce chaleur réconfortante dans le cœur de la jeune femme. Elle avait conscience des travers de son chef de Clan, de ses vices… Mais en frappant Eiichiro, c’est tout le clan Yuki que la Sabreuse avait agressé et rabaissé. Une haine qu’elle ressentait pour celle qui lui ressemblait tant et une envie de démontrer au monde que ce n’est pas en volant un œil que son clan serait mis à terre. Si les mots du samouraï résonnaient en elle, son esprit peinait à trouver le repos dans tout ce trouble.

La jeune femme comprit au nom qu’il lui annonça que sa mère, une force de la nature visiblement était de celles qui avait grandement forgé Watari. D’une certaine manière, cette femme attirait la Yuki qui essayait dans son esprit de dessiner ses traits, d’imaginer les réactions et les expressions d’un tel être. Pourtant elle la capta, cette lueur de peur dans le regard, dans le creux des yeux de Watari. Pourtant il ne semblait pas avoir connu la violence en parlant d’elle… Qui pouvait bien être cette mère capable de faire frissonner un fils comme ce samouraï ? Certainement pas la sienne.

« Quelle passion a-t-elle ressentie en plantant son kunaï dans son œil… Je doute que votre mère y prendrait du plaisir si c’est d’elle que découle ta philosophie de samouraï. » Et elle ? Contre Watari, elle se demandait quelles sensations elle ressentirait en volant la vue à Shiori. Peut-être une euphorie mais rapide et éphémère car elle ne tenait pas à s’abaisser à la shinobi.

Enfin, ce n’était pas en repensant à cette scène en permanence qu’elle allait réussir à récupérer des forces et ressourcer son esprit. Son visage aux yeux encore rouges ne quittait pas celui du samouraï, une vision qui l’apaisait. Un visage serein, si différents de ceux dévorés par les émotions après cette longue nuit sanglante. Quitte à passer la soirée à ses côtés, son esprit lui-même voulait s’enfuir ou se concentrer sur quelques sujets moins douloureux pour la jeune femme. Sa tête se posa contre l’épaule carrée mais agréable du jeune homme alors que le feu faisait danser les quelques fils d’or qui parcouraient son haori tâché. Une voix plus calme, qui s’apprêtait à la confidence, Ayuka finit par rebondir sur les précédentes paroles du guerrier « Tu m’avais parlé quelques fois de Tetsu… Que de différences avec Mizu. J’ai du mal à m’en souvenir mais l’ordre qui régnait là-bas semble d’un coup si rassurant comparé à ce village des brume. Tu sais, j’ignore encore ce qu’il adviendra. Peut-être que je finirai par découvrir la prison mais pas comme je la parcours d’habitude. Peut-être que ton nom sera associé à celui des héros de Kiri. Mais merci d’être là, Watari. Merci pour ton épaule, merci pour tes mots. »

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Lun 25 Sep 2017 - 15:09
Je n'imagine pas ma mère en train de crever les yeux à un homme, même pas vengeance. Le défier, peut-être en combat à mort, mais du reste ? La situation est complexe, ni toi ni moi nous savons exactement les motifs de Shiori-dono. Mais elle n'avait aucun remords. Elle avait les yeux de quelqu'un qui pensait avoir raison de faire ce qu'elle a fait.

Hélas, cela n'empêchait pas pour lui de trouver cette situation tragiquement stupide et inutile. Peu importe les motifs des protagonistes, rien de bon ne ressortaient de tout ça, hormis plus de méfiance là où il y avait besoin d'unité, plus de rancœur là où chacun souhaitaient l'apaisement. La haine et la vengeance avait motivé son geste et même s'il était dans la nature des hommes que de céder à leurs passions, il ne comprenait pas comment cette jeune femme pouvait ainsi sacrifier la stabilité du village pour sa vengeance. Et même s'il avait su, l'aurait-il pardonné ? Sûrement aurait-il compris les motivations du geste... Mais les pardonner ? Ma mère contrôle ses passions et les acceptent, mais elle n'agit pas au détriment des autres. Elle a toujours à cœur le bien-être et la santé des autres.

Elle était tendre, mais sauvage, sévère, mais juste. Même avec toutes les mères du monde face à lui, il n'aurait pas voulu en avoir une autre. Il était fier d'elle et il savait que cela ne cesserait probablement jamais. Il laissa ses pensées s'éteindre en écoutant la jeune femme exprimer sa gratitude et ses inquiétudes. Pas besoin de s'inquiéter de tout cela pour le moment. Nous verrons ce qu'il adviendra de nous en temps voulu, en espérant que le successeur de la vieille folle soit quelqu'un qui épousera la voix de réconciliation au sein du village. Il passa délicatement ses mains sur les cheveux blonds de la jeune femme, qu'il caressa doucement. Quant au fait de te prêter mon épaule, il est naturelle pour un senseï de veiller sur ses étudiants. Il lui sourit doucement avant de déposer un léger baiser sur le haut du crâne de la jeune femme, mimant presque à son propre insu, un réflexe que lui-même avait maintes et maintes fois reçu de sa mère, lors de ses moments de doutes lors de sa formation.

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Lun 25 Sep 2017 - 17:05
Dans un esprit se dessinait l’image arbitraire de la possible mère du samouraï. Le jeu des observations la poussait à imaginer une femme impressionnante aussi grande que Watari. Peut-être des cheveux tout aussi noirs, un visage fin duquel aurait hérité le guerrier de Tetsu no Kuni. Une femme qu’elle aimerait découvrir.

Peu importe qu’ils soient vu en héros ou comme des êtres juste bons à pourrir au cœur des cachots, Ayuka espérait qu’ils avaient définitivement mis fin à ce règne de terreur et dans une part de son cœur, qu’Eiichiro ne sombre pas. A quel moment Kiri était redevenu ce village dont les habitants craignaient de sortir une fois le soleil tombé ?

Ayuka écoutait les explications et les détails que Watari lui livrait se rappelant des femmes guerrières du Pays du Fer. Si le destin en avait fait autrement, serait-elle devenue une samouraï semblable à Torahime ? Une femme capable d’allier passions, désirs mais également voie du guerrier ? Mais le destin avait fait qu’aujourd’hui, aux yeux du monde, elle était considérée comme une ninja. « Une voie qui permettrait de faire naître le village que nous voulions tous bâtir. J’espère qu’un jour je verrai un Kiri épanouie et en paix, un où Sabreurs, Yuki ou Kaguya n’auraient pas à craindre de s’entretuer à la moindre blessure. » Soupirant d’abord, il réussit à faire naître un sourire sur le visage rougi de la jeune femme. Un baiser simple, un geste tendre et pourrait passer pour anodin mais qui savait apaiser comme rarement la jeune femme, qui savait faire rayonnement à nouveau le visage de la Yuki. Contre celui qui était devenu un pilier de sa vie, elle se laissait totalement aller.

« Ta mère semble être une femme assez incroyable. Sans la connaître, j’aimerais qu’un jour mon prénom inspire un tel respect. » Elle but une nouvelle gorgée du thé si bien équilibré, si délicieux dont il avait le secret, presque aussi agréable que le baiser précédent. « Enfin, si un jour cela arrive, tes enseignements n’y seront pas pour rien. » Sa fine main frôla la sienne alors qu’elle regardait le breuvage coloré ou plutôt, la vapeur parfumée qui s’en dégagerait « Sauf si nous sommes considérés comme des traîtres, je ne doute pas que tu auras de plus en plus d’étudiants. » puis serrant sa main, elle finit par lui avouer « Ce jour-là, j’espère que tu continueras à aiguiser ma lame dans les clairières de Mizu. »

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Lun 25 Sep 2017 - 18:58
Le regard levé au plafond, profitant de l'instant de quiétude qu'ils avaient su s'inspirer mutuellement. Alors que les jours étaient sombres, que la violence et le sang avaient tâchés de manière indélébile le passé du village de la brume en une troublée époque, là, dans le microcosme de ce modeste dojo, les émotions de la jeune femme du clan Yuki et de Watari s'unissaient dans un instant éphémère, d'infinité. Si par le passé, son regard avait vu danser en son esprit les flammes combattives de la silhouette de sa mère, cette fois-ci, il pouvait se permettre de les fermer et de se laisser porter par la douceur de l'instant. Les yeux fermés, sa main alla chercher celle de sa disciple pour la serrer et se laisser porter dans cet océan de sérénité qu'ils avaient su inviter autour d'eux.

Le vent soufflant dans une douce brise dans la quiétude d'une clairière, l'infinité d'un ciel nocturne étoilé et éclairé par le jeu des lucioles, les murmures des vagues dans une valse sablonneuse le long d'une plage, une douce aube... Peu importe ce qui les attendaient, en cet instant, son esprit voyageait grâce à la jeune femme et il espérait qu'elle aussi, pouvait contempler ce que lui aussi apercevait des plus beaux paysages qu'il avait arpenté dans ses voyages. Si le nirvana pouvait avoir le visage d'un jardin dont il était le démiurge, grâce à l'immaturité touchante de la jeune femme, il avait en lui les images qui lui permettraient de lui donner forme à ce concept à la félicité éternelle.

La beauté de ce lieu, il l'avait vu en lui, car dans ses sanglots, dans ses souffrances, dans sa volonté de désirer la paix et d'y cheminer, elle n'avait pas remarqué qu'au creux de son cœur, elle avait donné essence à cette destination qu'elle souhaitait voir devenir réelle.

Se mettant doucement face à elle et la regardant avec un sourire plein de tendresse pour la jeune femme, il remonta sa main et la posa sur son visage pour mieux la caresser, avant de rire, très légèrement. Ses yeux, d'habitudes si acérés et rusés, étaient assez doux, mais rieurs. Ils riaient car il était heureux de voir la jeune femme fleurir en elle ce vœu. Doucement, avec une voix assurée et pleine de mystère, le jeune homme l'interpella : Ayuka... Il avait choisi de ne mettre aucun honorifique à son prénom. En cet instant, elle avait su resplendir de la plus belle des flammes qu'un professeur d'épéisme pouvait espérait voir un jour chez un de ses étudiants. Une fierté heureuse illuminait ses traits. Tu n'as pas besoin de vouloir être comme ma mère. Car je sais qu'au plus profond de toi, je l'ai vu. Posant à nouveau sa main au creux de la poitrine de la jeune femme, il ajouta alors : Tu ne l'as peut être pas réalisé, mais regarde bien au fond de toi. Moi qui suis ton professeur, je peux te l'assurer. Tu as trouvé la voie que tu veux emprunter. Tu as les armes et la force pour la parcourir. Et si jamais, sans coup férir, tu atteints la destination de celle-ci, alors tu n'auras pas à rougir devant moi, devant ma mère, ou même devant quiconque.

Peut-être s'était-il trompé. Peut-être que ce cette idylle qui était en elle était un champ de neige. Poétique, dans une étreinte froide, mais brillant de milles feux sous les étoiles du soirs, comme une promesse de paix, d'harmonie, et de tendresse...
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Jeu 28 Sep 2017 - 22:36
Les sabres qui résonnaient dans la clairière en se frappant faisaient s’envoler les quelques oiseaux des arbres entourant les deux combattants. Elle adorait ces après-midi en pleine nature avec pour seules compagnies, Watari, sa lame et sa rage de progresser. Des journées loin de Kiri, loin de l’enfer d’une Benten à présent certainement partie du pays. Une vieille folle arrivée par surprise, une femme démone qui avait ensanglanté le village de la brume pour finalement repartir libre.

Si le karma qu’évoquait Watari était réel, Ayuka n’osait imaginer l’avenir de la présente Mizukage déchue. Mais contre lui, contre son épaule, son corps contre le sien, elle laissait la douleur se mourir et ses mots apaiser son cœur. C’est uniquement quand il commença à se mouvoir que la ninja rouvrir doucement ses yeux ambrés vers les siens. Le samouraï lui faisait face, un sourire aux lèvres, une courbure tout aussi agréable que réconfortante. Un visage qu’elle savait tendre, une expression qui savait calmer son cœur autant que l’enflammer.

Un éclair de vivacité passa au travers de ses iris quand elle sentit une caresse. Pas un simple contact comme ils en avaient déjà eu par le passé, mais bel et bien une caresse tendre. Un prénom murmuré et dans le creux de sa poitrine, Ayuka sentit une étincelle s’éveiller. Un cœur froid après une nuit où la neige des Yuki avait été autant déchaînée que le sang avait coulé, un cœur qu’il arrivait à attirer, à éveiller. Un sourire se glissa sur les lèvres d’Ayuka, un sourire qui exprimait autant sa reconnaissance que les sentiments profonds qui avaient su naître pour ce jeune homme.

Il lui disait qu’un jour elle pourrait être fière d’elle autant que son entourage pourrait l’être. Un jour peut-être… Sa main se posa sur celle de Watari, sur les courbes de sa poitrine, la serrant doucement. « Ce jour-là, j’espère que tu seras encore à mes côté, Watari. » Une demande, un simple espoir dans un monde qui en semblait de plus en plus dénué. Malgré le rouge qui colorait les yeux de la jeune femme, on pouvait y lire une tendresse rare, un abandon pendant quelques instants, de la malice qui y habitait constamment.

Il était ce soleil qui n’avait plus besoin de travers les nuages. Il était cette voix calme qui apaisait les âmes. Il était ce thé délicieux qui attirait ses amis. Il était l’homme qui avait su faire résonner Ayuka.

« Tu aiguises ma lame comme personne ne l’avait fait. J’ignore si je ressemblerai un jour à une femme aussi impressionnante que ta mère mais si cela arrive, tu m’auras forgée, Watari. »

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Ven 29 Sep 2017 - 1:06
Sa main se refermant sur la sienne, il avait l'impression de s'être avancé sur un terrain où il n'était pas à l'aise. S'il avait lui-même une certaine affection grandissante pour la jeune femme, quand la main de celle-ci s'était refermé sur la sienne, un sentiment de peur et de malaise l'avait soudainement assailli. Bien entendu, il était trop honnête pour lui faire part de ses sentiments et bien entendu, Hoshino Watari était bien trop scrupuleux pour profiter d'une personne qu'il commençait sincèrement à aimer de plus en plus. Certains diraient à l'inverse que Watari était un idiot et un lâche. Idiot, de ne pas profiter ou de ne pas se contenter d'elle, lâche de ne pas lui avouer ce qu'il avait sur le coeur. Mais devait-il être parfait en tout point ? Loin de là. Personne ne l'était. Tous les gens avaient leur vices et il fallait admettre que ceux de Watari, s'ils existaient, étaient relativement pardonnables.

Fortement gêné à la phrase de savoir s'il serait encore là dans l'avenir, le jeune homme ne se voyait pas lui mentir. Il avait été un vagabond et cela lui manquait. Malgré tout l'amour qu'il pourrait un jour développer pour les douces des femmes, il était un guerrier, un samouraï. Plutôt que de lui promettre des là, il préféra dire alors : Tant que tu seras aussi chère à mon cœur Ayuka, je te promets que ma lame pourfendra ceux qui chercheraient à troubler cette voie qui fait ta superbe. Il serra les doigts de la jeune femme en rajoutant : Ce n'est pas moi qui te forge, ma chère disciple. Ce sont tes efforts et tes actes qui font qui tu es. Je ne suis qu'un voyageur qui témoigne aux autres ce que sa vie a toujours été. Il lui sourit avant d'ajouter : J'espère que tu sauras devenir quelqu'un capable d'apporter la paix aux autres.

Et pourtant, c'était le désordre qui le retenait ainsi, à Kiri. C'était même assez tragique que malgré les sentiments, son souhait le plus sincère était encore qu'elle parvienne à faire cesser les raisons qui le retenaient ici. Que ferait-il, si un jour, Kiri était en paix ? Partirait-il ? Irait-il ailleurs ? Deviendrait-il un ninja errant ? Retournerait-il à Tetsu no Kuni ? Où continuerait-il à s'entraîner inlassablement, jusqu'à atteindre l'éveil guerrier que tous les samouraï poursuivaient, un état de sérénité tel qu'il deviendrait une force de la nature et qu'il atteindrait la perfection de son être ? Toutes ces questions restaient ouvertes à l'insu de la jeune femme qui ne souhaitait pas voir son professeur de kenjutsu disparaître à l'avenir...
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Sam 7 Oct 2017 - 22:24
Il arrivait à dissiper les brumes de son esprit, autant qu’éclairer les pensées sombres qui savaient si bien torturer l’âme et le sommeil de la jeune femme. Il lui parlait de l’avenir, elle l’espérait doux. Un avenir ensoleillé malgré les larmes de Kiri, un futur auprès de ceux qu’elle aimait, Eiichiro, les autres Yuki, Tsuki, mais également l’homme qui se tenait face à elle. Les lumières du dojo en cette soirée illuminaient le visage de la genin qui profita du contact si chaleureux avec le jeune homme pour que son cœur s’apaise un peu plus. Les muscles de son dos avaient été douloureux pendant une très grande partie de la nuit. Douloureux quand elle était restée aux côtés d’Eiichiro, douloureux en attendant de voir s’il se réveillait ou non, douloureux quand elle déambulait dans les rues jusqu’à ce lieu… Douloureux même quand on la soignait.

Si son visage semblait empli à nouveau de vie, la fatigue se lisait facilement sur les traits tirés d’Ayuka. Un visage pâle, à présent immaculé alors que sa tempe droite était cachée par un léger bandage, souvenir de l’attaque contre le palais. Une petite douleur qui continuait de caresser son crâne. Alors que sous le contact avec le jeune homme, elle se détendait. Son dos laissait s’enfuir toute ses craintes et ses peines.

« Mes efforts… » elle sourit. Un sourire avec l’ombre de la malice qui savait animer la jeune femme. D’abord sans lâcher sa main, d’un bond souple, elle se redressa. Ses doigts encore entrelacés aux siens, la jeune femme poursuivit « Alors continue à m’apprendre, Watari. Et apprends-moi à devenir une femme aussi forte que Torahime-sama. »

Alors que le soleil doucement à décliner et que les oiseaux chantaient l’arrivée prochaine de la nuit, Ayuka détacha le fourreau de son katana, et alla le poser contre le mur du dojo. Il savait l’apaiser par les mots mais aussi faire ressortir la Yuki forte et déterminée par sa lame. Ses doigts frôlèrent un des nombreux bokkens du Dojo avant d’ajouter, se tournant vers le samouraï « Entraîne moi. »

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Ven 13 Oct 2017 - 16:32
Apprendre... Tout le monde peut apprendre, avec ou sans moi. Il suffit d'être ouvert au monde pour apprendre de la vie et la nature qui nous entoure. Finalement, chaque instant de notre existence peut-être un bon professeur si nous prenons la peine d'être à l'écoute de ce qui nous entoure et des autres et si nous prenons le soin de ne pas les écraser pour des désirs égoïstes et puérils.

Et il semblait qu'à Kiri, un problème d'empathie et de respect des autres s'insinuaient telle une nécrose résultant des escarres, paralysie chronique des relations interdépendantes multiclaniques d'un pays qui cherchait son unité, mais qui ne retrouvait pour y répondre que les vices, les stupidités et les manœuvres éhontées, cruelles et meurtrières. Ayuka valait bien mieux que tout ça et il espérait qu'elle prendrait un jour le courage de faire profiter du paysage de son cœur à ceux qui étaient aveuglés par leur propre reflet et leur personnalité égocentrique, égoïste et primitive. Watari soupira face au poids de ses propres principes qui l'étreignaient dans une contemplation difficile à accepter de ce genre de situations. Elle voulait cependant s'entraîner et il lui semblait que l'heure n'était pas pourtant propice à ce genre de chose.

Au vu de ta fatigue, ne brûlons pas les étapes. Nous aurons l'occasion de nous entraîner et toi, de pouvoir suivre mes conseils. Et le premier de ceux-ci est encore de savoir se ménager. Sans aucun ménagement, il s'était relevé pour caresser les cernes de la jeune femme et ses traits creusés avant de lui sourire. Un corps fatigué n'est pas en mesure de déployer ses meilleures capacités, fut-elles physiques ou d'apprentissages.
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Sam 21 Oct 2017 - 19:54
Il la calmait. Et malgré son refus, le samouraï arrivait à la canaliser. C’était peut-être présomptueux de la part d’une élève, mais en cet instant, son regard se posait sur le Hoshino comme sur un être unique pour la jeune femme. Un ami, un espoir, une épaule, une lame, un sourire.

Face à lui, alors que sa main était encore posée sur un bokken, elle le contempla de ses yeux rougis et fatiguée. Face à lui, elle hocha la tête, acceptant son précepte et le respectant. Il était vrai que son corps hurlait à la fatigue et que des douleurs rémanentes à l’attaque subsistait, notamment la plus vive, celle qui frappait sa tempe à chaque afflux sanguin. Il l’avait aidée à se redresser, pour mieux se relever. Ce n’était pas l’heure de faillir, alors qu’ils allaient peut-être être déclarés criminels, emprisonnés ou encore mis à mort. Non, en ces heures de peine, elle ne pouvait pas se permettre de se laisser aller, pas alors que les Sabreurs devaient de plus en plus influents. En ces temps troubles, Ayuka se trouvait décidée à montrer que malgré les blessures graves d’Eiichiro, les Yuki ne pourraient être mis à terre par de simples kunaïs, qu’ils soient émoussés ou non.

Face à lui, elle sourit avant de le prendre dans ses bras. Ou du moins, passer les siens autour du torse de Watari, le serrant faiblement mais avec la force du cœur. Sa tête posée sur son torse, elle se fichait de n’agir que comme une simple élève. « Merci, Watari. »

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Sam 21 Oct 2017 - 22:05
A la bonne heure, elle semblait prête à aller se reposer. Mais malgré tout, elle ne semblait pas décider à partir sans à nouveau lui faire part de son affection. Simple marque d'amitié ou attachement plus profond ? Ce qui était certain, c'est que rien ne lui permettait de le savoir, mais qu'une certaine forme d'affection sincère naissait en lui à l'égard de cette jeune femme qui, il ne le savait pas encore, deviendrait un jour une complice dans sa fuite de ce village qu'ils n'aimeraient plus. Et bien au-delà de ce qu'il imaginait lui-même, ils fugueraient vers le nord qui les avaient vu naître. Dans son étreinte, le grand jeune homme caressa doucement ses cheveux, son regard mystérieux attendrit par la gratitude qui l'accueillait.

Pas besoin de me remercier, d'une certaine manière, il est normal d'aider les jolies jeunes femmes à rayonner de plus belle. Son compliment s'accompagna alors d'un petit baiser sur la joue avant de rajouter : Allez, l'aube finira par se lever à ce rythme. Et si tu ne dors pas, je ne pourrais pas t'entraîner.

Il la poussa doucement jusqu'à l'entrée de son dojo, non sans profiter de la douceur des épaules de la jeune femme et du haori qu'elle portait. Elle avait de beaux vêtements, il nota intérieurement qu'il devrait un jour lui demandait où elle avait obtenus ceux-ci ou si elle était elle-même responsable de la noblesse de ses habits.
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Sam 21 Oct 2017 - 23:06
Il savait insuffler cette rage de vaincre, ce désir de survivre. A ses côtés, elle redevenait l’âme combattive qu’avait formée son père. Ses compliments la touchèrent comme à chaque fois. S’il lui arrivait de rougir à ceux-ci, ce soir elle souriait simplement. Peu importe l’avenir, quand il l’attira devant le dojo, la Yuki se laissa faire. En revanche, quand elle sentit les lèvres du jeune samouraï se déposer sur sa joue froide, c’est tout son corps qui sentit une nouvelle impulsion la saisir. Ce geste affectueux pouvait paraître anodin, mais pour la jeune femme au cœur amouraché, il valait toutes les paroles douces de l’Archipel.

Le visage fatigué mais illuminé, Ayuka se lança. Pas directement dans la rue, mais se lança tout simplement. Après l’enfer, après une nuit sanglante, la jeune femme posa sa main sur la joue pâle du jeune homme et sur l’autre, elle y déposa un simple baiser, non sans devoir se grandir pour parvenir à réaliser une telle prouesse.

Sans s’attarder, elle recula, descendant l’unique marche qui donnait sur la ruelle déjà vide de monde. Sa main posée sur le fourreau de sa lame car nul ne savait ce qui l’attendait dans la nuit, elle lui sourit. Sous la lumière lunaire, elle lui apparaissait comme la femme qu’elle était. Sensible malgré ses piques, belle malgré la froideur redoutable de son clan et infiniment humaine. Un signe de la main et elle disparut dans la nuit, sans un bruit. Espérant trouver le sommeil, enfin, au chevet d’un être meurtri mais qui lui aussi, devrait surmonter l’épreuve de cette nuit.

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Dim 22 Oct 2017 - 1:10
Et la voilà qui joue la surenchère en tentant de se faire plus grande pour compenser sa menue stature et déposer dans cet élan, une douce caresse de ses deux lèvres féminines. Il fallait l'admettre, c'était loin d'être désagréable que d'avoir une si fidèle disciple prompte à lui offrir ses affections. Elle avait la joue et les lèvres plus fraiche que la moyenne, mais cela avait quelque chose d'agréable et d'unique. Mais il s'arracha à la contemplation de la jeune femme qui s'éloigna d'un signe de main.

Cette étrange journée était finie. Lui-même, il ne savait plus quoi penser de l'avenir. De ce qu'il comptait en faire. La force lui manquait. Il voulait protéger ce genre de personnes, qui, du fond de leur cœur, voulait illuminer les autres de leur véritable lumière, de leur honneur et de leur compassion. Le jeune homme alla ranger l'enceinte de son dojo, ne sachant plus l'heure qu'il était. S'il ne prenait pas garde, il allait perdre le fil des journées, c'est pourquoi il considéra qu'il était grand temps pour lui de faire de sortir un futon, d'aller dormir et de passer à une autre journée. Ses pensées s'élevaient en l'honneur des femmes qui composaient son quotidien. Tsukiyomi du clan des Kaguya. Ayuka, du clan Yuki. Ces femmes, il le savait, aurait un jour beaucoup d'importance pour de nombreuses personnes et notamment pour lui. Mais de nombreuses épreuves les attendaient sur ce difficile chemin qui seraient le leurs. Et il comptait bien les aider à grandir pour qu'elles soient prête à les affronter et triompher de l'adversité...

HRP : Clôture du RP !
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Le soleil après l'enfer | Ayuka & Watari

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