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Le Samurai de Kiri [Ten no Tsurugi]


Sam 16 Sep 2017 - 4:20

Après quelques jours passés au lit, mes parents me laissaient finalement sortir. Papa m’avait demander d’éviter les combats pour ne pas aggraver mon état.

Je n’avais aucune intention de l’écouter. Oui, il s’y connaissait en santé, mais il n’avaient aucune idée de ce que c’était que de passer des journées entières au lit. Je ne me rappelais pas de la dernière qu’il avait été malade.

Après tout ce temps, mes poings commençaient à me démanger, il fallait que je trouve quelqu’un avec qui me battre.

Mon adversaire me frappa en plein visage. Littéralement. Je marchais dans la rue quand une affiche portée par le vent se colla à ma figure. J’étais prête à la déchirer quand je lu le mots: “Dojo”. Je n'eus pas besoin d’en lire plus. S'il y avait un dojo, alors il y avait forcément un maître. En d'autres mots, j'allais enfin pouvoir faire parler mes poings. Enfin, plutôt mon sabre, puisque le dojo semblait être tenue par un épéiste.

Le lendemain matin, je me retrouvais à ce dojo appelé le Fuyukaze. À cette heure là, il n’y avait pas grand monde. Enfin, je me doutais qu’il se remplisse de sitôt, avec l’école des sabreurs, les plus petits dojo avaient peu d’apprentis, j’en savait quelque chose.

Il n’y avait qu’un seul homme, il avait l’air pas mal vieux. Habillé de vêtements traditionnels, il collait parfaitement avec l’image que j’avais d’un samurai. C'était soit un élève très dévoué, ou alors c’était bien lui le sensei que je recherchais. Je penchais plutôt pour la deuxième option, mais dans les deux cas, mon intention était la même.

- C’est toi qu’on appel Ten no Tsurugi?

Quel nom dramatique quand même, j’espère qu’il méritait bien son titre. Sinon, ça allait mal se terminer pour lui.

Je suis venue pour un duel.
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Lun 18 Sep 2017 - 1:39
Une journée comme une autre ou presque. Le matin était rude, comme à son habitude. Malgré tout, Watari commençait l'aube de manière très classique : un thé, une méditation, la contemplation de l'instant présent. Ayuka ou Shiori viendraient peut-être ? Il n'en savait rien et se laissait la surprise du jour. Les badauds qui avaient l'habitude de le saluer s’effaraient dans les rues et les jeunes enfants suivaient leurs parents. Le silence matinale à l'agonie, le jour pouvait commencer. Et celui-ci allait lui donner quelques surprises.

Une voix un peu fluette, l'apostropha. Ouvrant doucement les paupières sans sortir de la contemplation auquel il s'adonnait jusqu'à présent, il reporta son attention sur celle qui était à l'origine de cette voix jouvencelle. Des cheveux bien trop en bataille de couleur corbeaux, des yeux aussi noir que le charbon et même plus que la nuit, une tenue relativement dénudée en guise de haut, des protèges bras de lutteur, un pantalon de couleur raisin... Pas bien haute par rapport à lui, elle semblait pourtant être pleine de tension. Elle en avait jusqu'à les poings serrés. Même si elle ne semblait pas vraiment être quelqu'un de particulièrement à-même de contrôler son souffle, elle avait semble-t-il, une posture de guerrière prête à céder à ses pulsions... Du moins, son ressenti le prévint de ne pas la sous-estimer. Elle ne semblait pas porter un bandeau du village, mais les ninjas pouvaient être très jeunes...

Eh bien, paraît-il que c'est moi, même si mon véritable nom est tout autre. Ses yeux se firent acérés, tant et si bien que ses yeux se le mystérieux firent le juge de la jeune fille. Quant à me défier... Sa voix était calme, posée, mais sévère, alors que lentement, il se redressa en dehors de sa position de seiza, dominant alors de toute sa hauteur celle qui lui semblait bien trop jeune pour arborer un tel comportement. Elle était musclée, pour une fille de cet âge-là. Je vois à tes bras que tu es cependant une guerrière. Cela étant, je ne peux accepter ton défi, jeune fille.

Ce n'était pas la peur de celle qui le défiait, qui motivait son geste, mais bel et bien une question de politesse. Les us de mon pays veut que celui qui souhaite défier un maître, se présente tout d'abord. Il fit une pause, le visage impassible et neutre. Par ailleurs, je ne suis pas encore au niveau d'un maître et je soupçonne nos arts de différer beaucoup trop pour que nos talents puissent s'exprimer sans que je ne te blesse... Ou même peut-être l'inverse, après tout, même si je pense que cela est moins probable, si tu es toujours en formation.

Sans tomber dans la prétention, il fallait admettre qu'un adulte de 27 ans avait bien du mal à prendre en compte la dangerosité d'une préadolescente qui ne lui arrivait pas plus haut que son nombril. Il savait cependant qu'elle n'était pas démunie de toutes ressources, mais de-là à se douter qu'elle pouvait être un adversaire de taille, sa seule musculature et sa respiration ne pouvait lui laisser l'envisager à eux seuls. Cela étant, l'attitude particulièrement posée et la respiration mécaniquement contrôlée de l'adulte laissait bien plus présager du fait qu'il n'était pas n'importe quel guerrier qu'elle pouvait rencontrer. Cela dit, si tu souhaites t'entraîner, jeune inconnue, mon dojo ouvre ses portes à ceux qui souhaitent mes conseils ou mon enseignement, gardant bien sûr à l'esprit que je ne suis pas encore un maître, je le répète.
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Lun 18 Sep 2017 - 19:37
Je levai la tête pour pouvoir regarder le maître dans les yeux. Il était beaucoup plus grand que j’avais imaginé, presque deux fois ma taille. Avec le temps, je m’étais habituée à être plus petite que tout le monde, mais quand même…

Celui qu’on surnommait Ten no Tsurugi voulait que je me présente avant de pouvoir m’affronter, comme le voulait la coutume de son pays. Quel tradition bizarre, je ne me rappelais la dernière fois que j’avais demandé le nom d’une personne avant de me battre. On était dans un dojo, quand même, pas un salon de thé!

Puis, l'homme se confondis en excuses: que nos styles de combats étaient sûrement trop différent, qu’il risquait de me blesser, qu’il n’était pas un maître… Avait-il peur de moi? Son visage disait tout le contraire, en tout cas, alors pourquoi tant de précautions? Peut-être qu'il ne me prenait pas très au sérieux, allez savoir pourquoi.

- Je m’appelle Funakoshi Yoko. Et toi?

J’avais vraiment besoin de me dégourdir les jambes, alors je décidai de jouer le jeu.

- Je peux me battre sur ton terrain, si tu veux, on peut prendre un de ces bâtons.

Je lui pointais un tas d’armes en bois ressemblant vaguement à des katanas. Aucune de chance de se blesser avec ça. Enfin, pas trop.
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Lun 18 Sep 2017 - 20:42
Elle semblait réellement sérieuse et s'était présentée. Elle n'était pas une mauvaise bougre, mais une bagarreuse, clairement bien plus qu'il ne l'avait imaginé. Il haussa les sourcils, alors qu'elle avait déjà récupéré un bokken qui traînait dans un râtelier, à l'intérieur des tatamis. Que devait-il faire ? Crier pour savoir si les parents de la visiblement pré-adolescente étaient dans les parages ? Ou devait-il la traiter comme elle le souhaitait, en guerrière ? Ses yeux, concentrés, démontraient à quel point le dilemme qu'elle lui imposait pouvait lui être particulièrement gênant. Il n'avait pas exactement comme hobby de faire de la maltraitance infantile.

Watari, du clan Hoshino de Tetsu no Kuni. Avait-il répondu sans plus vraiment de cérémonie. Il regarda les doigts, avant de s'avancer dans son dojo et de lui faire signe de le suivre. Tu pratiques le kenjutsu, jeune fille ? Cette question avait une certaine importance, car il n'irait sûrement pas à fond sur une débutante. Je dirais que non, puisque visiblement, tu ne connais pas le nom que porte ces "bâtons". Ce sont des bokkens. Ils servent aux kata et non pas aux pratiques d'entraînements, en temps normal. Cela évite les doigts cassé.

Et pourtant, il doutait que ce n'était pas ça qui ferait reculer la jeune demoiselle. Il la contempla, attendant qu'elle lui réponde pour décider de ce qu'il ferait ensuite.
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Mar 19 Sep 2017 - 0:13
- Oui, un bokken, je le savais…

J’avais suivi Watari à l’intérieur de la salle d'entraînement. Elle ressemblait à celle que j’avais connu quand j’étais petite, dans le dojo de mes parents, avec la porte coulissante, le plancher en bois polis, et les nombreuses armés accrochés un peu partout… Bref, beaucoup de souvenirs que je préférais oublier.

- Comme tous les genins, je connais les bases.

Le village avait décidé de former tous les ninjas au taijutsu, et ça incluait le maniement du sabre. Ça faisait longtemps, mes les mouvements commençaient à me revenir. Je me mis à frapper dans le vide, essayant de reproduire les quelques techniques que j’avais apprises.

- Mais il n’y a qu’une seule façon de connaître ma force!

Watari n’avait pas l’air de me prendre très au sérieux, eh bien il était sur le point de découvrir la puissance de la lionne de Kiri! Je ramenais le bâton… le bokken au-dessus de ma tête, la pointe rivée vers Ten no Tsurugi. Une position que j’avais vu dans une bande dessinée.

- Ikuso!

Je fonçai sur lui à toute vitesse et frappais de tout les angles possibles, en haut, en bas, à droite, au centre... Je n’avais peut-être pas de techniques, mais j’avais la rapidité.
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Mer 20 Sep 2017 - 0:41
Elle savait ? Il était vrai que le village formait les jeunes shinobi à l'art du kenjutsu. C'était probablement ainsi qu'elle appris le nom de ce sabre d'entraînement. Elle était donc une genin. Il se gardait bien de lui dire que par divers moyens, peu ou proue, lui aussi était genin. Genin à 27 ans, c'était un peu triste à admettre. Mais après, il n'avait jamais accepté de passer des tests et s'était fait discret, ne souhaitant clairement pas recevoir des missions incompatibles avec son code d'honneur. Cela aurait provoqué trop de litiges avec les différents gradés du village. La discrétion lui allait donc pour le moment.

Silencieux, la posture ouverte et prête à réagir, il la regarda faire des mouvements dans le vide, lui. Elle mima une garde haute, même si celle-ci était largement perfectible, avant d'annoncer qu'elle venait l'agresser. Sans trop d'effort, son corps se mouvant presque paresseusement dans sa maîtrise du sabre, il dévia le coup. La jeune fille semblait espérer d'user de vitesse et de sa force pour tenter de parvenir à le toucher. Mais dans une économie de mouvement assez spectaculaire, le jeune homme tint bon sa position, l'empêchant d'avancer vers lui, parant chaque coup comme s'il pouvait littéralement lire dans les mouvements qu'elle cherchait à enchaîner.

Tu sembles avoir beaucoup d'énergie à revendre, jeune fille. Dit-il en bloquant un coup sur le côté, avant de la forcer à reculer de plusieurs pas. Mais tu manques autant de discipline, que de tactique et d'entraînement, en ce qui concerne le kenjutsu. Cette phrase était calme et passive.

Il n'avait pas besoin de prouver ses dires. Elle était sûrement capable de comprendre la différence qu'il y avait entre lui, qui maniait quotidiennement sa lame, et elle, qui malgré des bases, improvisaient ses coups sans plus de forme de tactique que celle de se jeter à corps perdu dans l'offensive.
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Mer 20 Sep 2017 - 2:01
- Quoi?

Je le fixai avec de gros yeux. Moi je manquais de tactique? Mais pas du tout, “tactique”, c’était mon deuxième nom. De toute façon, pas besoin de ça quand on était super forte. Je n’avais qu’à y aller sérieusement cette fois et Watari finirait par briser.

Il était resté sur la défensive pendant toute la durée de mon attaque. et réussit à bloquer chacuns de mes coups. Ça ne m'impressionnait vraiment pas.

C’est facile d’avoir une bonne défense, quand on ne fait que bloquer. Mais dès qu’on on se met à attaquer, on voit des ouvertures partout.

Soit il était beaucoup plus fort que moi, soit c’était du bluff. Dans les deux cas, j’allais le découvrir très bientôt.

- Si t’es si fort que ça, montre-le moi!

Je fonçai sur lui bien plus rapidement que la première fois. C’était l’énergie de la première porte céleste. Je ne pouvais pas aller plus loin, car je risquais de briser mon bokken en le frappant et surtout parce que j’étais encore fatiguée de mon combat contre Noah.

Je portai des coups improvisés, cherchant une ouverture dans sa garde pour terminer le combat au plus vite: mes forces étaient rapidement drainés par mon jutsu.

Maintenant!

- Tsuki!

Je tentai de lui enfoncer mon bokken dans la poitrine. Prononcer le nom du mouvement me donnais plus de force, on aurait dit. Ou peut-être que c’était seulement dans ma tête. Bref… Dans un vraie combat, ce coup l’aurait tué, force ou pas.
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Jeu 21 Sep 2017 - 1:37
Toujours sur ses gardes, la jeune fille ne se démonta pas face à ses très, très, nombreuses parades. Elle voulait qu'il lui montre sa force, mais c'est bien là qu'était l'erreur. Il n'était fondamentalement pas quelqu'un qui démontrait sa force. Il était de ceux qui ne se battait pas pour faire étalage de ce qu'ils savaient faire, mais bien plus de ceux qui usaient de leur force avec la plus extrême des précautions. Une lame n'était pas un jouet que l'on utilisait tel un hochet, à l'instar de la jeune fille qui lui rappelait les plus turbulents jeunes de son pays natal. Il ne répondait pas à la provocation et la contempla, son regard toujours plus acéré que n'aurait pu l'être le fil de son katana, la sérénité contrôlée qu'il s'imposait en combat allait lui être fort utile. Sûrement bien plus que la jeune fille ne s'en doutait.

S'il n'était nullement question de capacité sensorielle au-delà de la normale, il n'en demeurait pour autant pas moins question de ressentir venir le danger. Et même s'il ignorait la technique des huit portes, son regard remarqua tout à fait que le corps de son adversaire se comportait d'une manière tout à fait particulière. Forçant le jeune homme à reculer pour la première fois et à être bien plus actif, les coups qu'elle projetait, certes, restaient désordonnées, mais sa vitesse de frappe accrue demandait plus de réflexes pour réagir à temps. Il sentait aussi que le chakra de la jeune inconnue était rapidement consommé.

Je reconnais au moins cela : tu sembles avoir des ressources. Cela étant...

Elle sembla pousser un kiai en cherchant à l'atteindre ; cette tactique se révéla toujours insuffisante. Elle était plus rapide, elle était plus forte, mais malgré tout, il maîtrisait la passe d'arme. Faisant coulisser le long du bois son propre bokken, sa lame se dirigea vers le poignet de la jeune femme. Elle avait visé, de manière tout à fait experte, les os du poignet. Pas assez fort pour lui briser, mais bien assez pour lui faire lâcher son arme. Profitant de l'avoir désarmé, il pointa le bout de son bokken sous le cou de la jeune fille.

Tu te débrouilles bien, pour quelqu'un qui ne se bat qu'avec sa force. Mais la force brute, seule, ne sert à rien.
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Jeu 21 Sep 2017 - 2:25

Mon bokken roula sur le sol, à quelques mètres de moi. Ce n’était pas encore fini! J’allais me pencher pour le ramasser quand la pointe d’un sabre m’arrêta dans mon mouvement. Le bâton s’arrêta tout près de ma gorge. J’avais brillament ma salive.

Watari était plus puissant que j’avais imaginé. Il avait son propre dojo, après tout, c'était compréhensible qu’il soit si habile Toutes mes attaques avaient ratés, même après avoir ouvert la première porte.

- Voici donc ta vraie force…

Je relâchai mon chakra. La première porte se referma et mon corps perdit tout son tonus, comme une marionnette sans marionnettiste. Avec un doigt, je tentai de pousser sa lame, acceptant ma défaite. Dans un vraie combat, je serais morte. Très morte.

- Si frapper fort ne marche pas, ça veut dire qu’on est pas assez fort.

Visiblement, c’était mon cas. Je perdais aujourd’hui un troisième duel en quelques semaines… Peut-être que j’allais devoir commencer à m’entrainer pour la première fois de ma vie. C’est mon père qui aurait aimé voir ça.

- Je n’apprendrais sûrement jamais le kenjutsu. Mais tu pourrais sûrement me montrer comment ne pas me faire découper.
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Ven 22 Sep 2017 - 8:19
Quand elle mentionna la véritable force, Watari claqua de sa langue, agacée. Il était plutôt d'un naturel calme et patient, mais il fallait tout de même admettre que la pré-adolescente était pour le moins turbulente et butée dans sa manière de pensée. Pour quelqu'un qui semblait adepte à la manipulation du chakra de son propre corps, elle semblait pourtant bien obtus à la vision du reste du monde. Le problème de l'enfant se résumait à cette simple deuxième phrase. Pour elle, la force était synonyme de puissance. Or, augmenter sa puissance sans limite pouvait être improductif. C'était même toute la complexité de la maîtrise de la manipulation des formes, technique fondamentale dans la pratique des arts samouraï...

Jeune fille, ta manière de pensé te causera des soucis... La force seule ne permet pas de vaincre. Qu'est-ce qu'être fort ? S'il suffisait d'augmenter sa force physique, les shinobis n'auraient pas eu besoin de développer des techniques élémentaires, d'illusions. Des exemples de Shinobi aux multiples talents et bien plus fort que cette jeunette, il y en avait bien des exemples, ici et ailleurs. Questionne-toi sur ce qu'est la véritable force et ce que des milliers d'autres guerriers ont pourchassés avant toi, parfois toute leur vie. Ces raisonnements scabreux l'agaçaient un peu. D'autant plus qu'elles semblaient désirer devenir sa disciple. Si tu veux que je t'apprenne à ne pas te faire trancher, tu vas devoir apprendre le code de mon peuple et le comprendre.

Il s'approcha d'elle, l'air sévère, avant de lui taper sur le front avec son doigt, inquisiteur. Tu ne manques sûrement pas de talents. Mais du talent sans savoir et sans travail ne vaut rien. Il va falloir que je t'apprenne à réfléchir autrement que par la force de tes muscles, si un jour tu veux pouvoir éviter qu'une lame ne te blesse.
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Ven 22 Sep 2017 - 21:31
Watari n’avait pas l’air très content que je mentionne sa vraie force. En cachait-il encore plus? Peut-être qu’il ne m’avait pas tout montrer. Oui, c’était plus qu’évident. Moi-même, j'étais très loin d’avoir utilisé tout mon potentiel pour l’affronter. J’avais bien hâte de voir ce qu’il cachait. Mais pour l’instant j’avais plutôt besoin d’un lit douillet et d’un bon bol de nouilles.

Mais je perds le fil. Le samurai n’avait pas l’air de croire que la force était si importante que ça. On dirait aussi qu’il n’avait pas tout à fait la même définition de ce mot que moi.

- Être fort, ça veut dire pouvoir battre les autres. Tu peux être fort en maîtrisant le genjutsu, le kenjutsu, ou la katon, pas besoins de muscles!.

Watar avait accepté de me prendre comme élève. Enfin, presque. Il le ferait à condition que j'apprenne son code. Comment on appelait le crédo des samurai déjà? Le Bushido?

C’est pas eux qui doivent se suicider quand ils perdent un combat? J’ai pas envie de me planter un katana dans le ventre moi!

Au pire, je n’avais qu’à arrêter de perdre.

- Si apprendre ton code peut me rendre plus puissante, alors ok, sinon...

Je trouverais quelqu’un d’autre, j’ajoutais, en pensée.

L'épéiste s’approcha de moi, les sourcils froncés. Il allait m’attaquer? Je me préparais à me défendre, mais mes muscles avaient abandonnés. Son doigt atterrit au milieu de mon front. Je le laissais finir sans l’interrompre, les poings serrés.

- Tu es chanceux que je sois trop fatiguée.

Je me tournai vers la porte et me dirigea vers la sortie.

- On se revoit demain… Sensei.
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Sam 23 Sep 2017 - 19:00
Le moins que le jeune samouraï pouvait se dire, c'est qu'il allait avoir à faire preuve d'énormément de patience pour réussir à encadrer la jeune fille. Il n'imaginait pas déjà ce que cela pouvait donner en mission. Elle était prête à tout pour foncer et montrer sa force, alors sur un champ de bataille, elle serait sûrement particulièrement en danger. La première chose qu'un combattant devait accepter, outre ses propres limites, était bien que sûrement bien d'autres étaient déjà bien plus forts que lui et que n'importe quel combat, s'il était mal envisagé ou négocié, si par malchance l'adversaire était bien plus fort, pouvait donc être le dernier.

Et sa tentative de lui faire comprendre que la force brute n'était pas la véritable force démontrait à quel point la tâche allait être ardue et harassante. Elle avait une logique simple, voire simplette et presque barbare : vaincre était preuve de force, perdre était force de faiblesse. Peu importe l'origine de la défaite ou la victoire, cette logique n'allait pas plus loin. Et on se demande encore à quoi peut servir une académie pour former les jeunes ninja ? Cette remarque, personnelle, avait les atours de la complainte. Il faut dire que contrairement à beaucoup d'autres de ses confrères, le développement civil et urbain était quelque chose qu'il estimait particulièrement nécessaire. Mais il savait que rien de tout cela n'arriverait avant un moment. Pas tant que la guerre et la domination serait le principal leitmotiv des gens de ce pays... Enfin, elle finira peut-être par se lasser.

Il haussa les épaules avant de ranger les bokkens et de s'en retourner chez lui se faire un thé. La popularité et les élèves viendraient tôt ou tard. Il suffisait d'être un peu patient...

Spoiler:
 
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Le Samurai de Kiri [Ten no Tsurugi]

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