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Histoire de famille Ft. Borukan Akimoto


Dim 17 Sep 2017 - 23:08


- Et un sanglier rôti au miel pour la 6 !
- On est débordés là !
- C'est pas mon problème ! Démerdes-toi pour me sortir ça !

Midi. Heure de pointe au restaurant ''L'effet Papillon''. Une discussion habituelle entre les serveurs et les cuisiniers, chacun se renvoyant la balle et les responsabilités. Tout le monde se criant dessus, dans le secret des cuisines, bien à l'abri des oreilles des clients. Les flammes se mêlant aux arômes des sauces, les viandes chantant leur douce musique sous le grésillement des légumes posés dans une goutte d'huile. Telle était l'ambiance d'une grande cuisine, camouflée sous les cris incessants des professionnels travaillant ici.

- Fermez-la ! Vous comptez servir des clients ou vous foutre sur la tronche ? Alors chacun bouge son gros cul et on finit ce service comme les autres ! Le prochain qui se plaint ne mange pas après le service !

Cette voix tonitruante qui déchire le boucan des cuisines, c'est Chôdan Akimichi. Le patron et cuisinier de renom. Agissant comme un seul homme, tous les membres du clan, dépassés par la menace, se remirent à leur travail, avec bien plus d'ardeur qu'auparavant. Un repas en moins, c'était une chose impensable pour un Akimichi digne de ce nom. Chaque membre pesant plus de 150 kilos, ce poids étant source de leur pouvoir, ils se devaient bien sûr de s'alimenter en quantité. C'est donc avec une ferveur rare qu'ils se mirent le pied à l'étrier, tranchant, grillant, rôtissant, arrosant, préparant les assiettes à une vitesse folle.

- Et si tu venais nous aider de temps en temps, ça t'emmerderait ? Au lieu de nous menacer tous les midis, viens mettre un peu la main à la pâte ! À moins que tu n'aies perdu la main, père ?

Claquant avec violence la batterie de casseroles qu'il tenait à la main, un homme moins rond mais beaucoup plus massif que les autres sortit des rangs. Faisant face à celui qui était son père mais aussi son patron et son chef de clan, Chôkuro ne tremblait pas. Son regard de braise fixait son paternel avec plus de chaleur que tous les fours réunis. L'homme de 52 ans, aux cheveux grisonnants, observait les actions de son fils, son visage se déformant peu à peu par la colère. Son regard se fit soudainement plus sombre et sa voix, bien plus froide. Plus calme. Mais beaucoup plus violente.

- Dégages de ma cuisine.

Chôkuro n'eut que le temps d'adresser un regard à son jumeau, dont le visage navré exprimait un certain soutien, autant qu'une certaine déception. Le rouquin lui adressa un sourire, enleva son tablier avec rage et le jeta par terre. Il poussa avec force les portes battantes, montant les marches qui menait à la salle en faisant tonner l'escalier sous son poids. Du haut, on aurait pu croire qu'un rhinocéros chargeait dans la montée. Par la force de son pas, le jeune Akimichi fracassa la dernière marche, débarquant enfin dans une salle bondée, figée par le bruit et l'apparition soudaine du monstre de muscles.

Mais ce n'était pas cette apparition qui figeait tout le monde. C'était bel et bien l'ombre qui venait de se montrer dans le dos de l'homme aux cheveux rouges. Démesurée, dépassant de plus de deux têtes le premier arrivant. Le coup résonna comme le tonnerre à l'intérieur du bâtiment. Le jeune garçon fut projeté en avant, s'écrasant lourdement contre le mur opposé. Comme un seul homme, la très grande majorité des clients se levèrent, s'enfuyant à grands renforts de cris et de bousculades. Seuls quelques uns, portant des bandeaux, étaient encore assis, presque amusés par le spectacle...

- Toi...

Kuro venait de se relever, crachant un glaire ensanglanté qui alla tacher le parquet du restaurant. Il épousseta en vitesse sa tenue, se replaçant face à celui qui l'avait frappé. Et aussi celui qui l'avait conçu. D'un geste fluide de la main il arracha sa veste noire, révélant sa musculature surdéveloppée. Il tourna son regard vers les quelques spectateurs, avec une condescendance certaine. Presque du mépris. Il frappa du poing la table qui se trouvait à côté de lui, l'écrasant sous sa force colossale. Puis, pointant du doigt les quelques sièges encore occupés, il s'exprima, d'une voix empreinte de colère et de rage.

- Partez. Les repas sont offerts pour aujourd'hui. Le reste ne vous concerne pas !

Mais qui allait donc obéir à cet ordre clair ?

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Ven 22 Sep 2017 - 16:20

Histoire de famille - ft. Akimichi Chôkuro

Le retour de Shîto avait été difficile pour la délégation Iwajin. Pour le Yuukan tout entier pour être exact. Défaite, humiliation, terreur. Ce n’était là que quelques-uns des mots qui traversaient l’esprit d’Akimoto Borukan depuis les évènements tragiques de la fin du printemps. Depuis le début, les shinobis du monde entier s’étaient fait mener par le bout du nez par ce fameux Soshikidan, cette organisation de l’ombre qui s’était infiltrée aux quatre coins de la planète pour fomenter leur plan. Leurs idéaux étaient nobles ; la fin de la guerre civile de Hi no Kuni était une chose souhaitée par tous. Mais le reste? La fin du monopole shinobi? C’était des sottises aux yeux du Borukan, une idéologie enfantine dont on se convint parce que l’on ne parvient pas à surmonter l’obstacle. Les bêtises d’un adolescent rebelle à qui on refuse l’achat d’un nouveau joujou brillant et étincelant.

Une sorte de calme inhabituelle régnait sur Iwa, comme une brume invisible, affectant tous ses citoyens. Ils avaient tous souffert durant cet examen. Si les jeunes s’étaient incroyablement bien démarqués, les pertes avaient été grandes au profit autant de la faucheuse que du Soshikidan. Désireux non pas d’oublier, mais plutôt d’amoindrir ses séquelles, le grand Akimoto avait décidé cette journée-là de visiter l’Effet Papillon pour, une nouvelle fois, casser la croute. Ce n’était pas son restaurant favori, préférant de loin l’échoppe modeste à brochette épicée de son ami, mais le fait qu’il soit tenu par une famille d’Akimichi avait piqué la curiosité du Borukan. Les Akimichi formaient un clan de gloutons originaires du pays du feu. Même s’il n’avait pas personnellement combattu le colosse de cent mètres, son ombre avait été suffisante pour lui faire réaliser la puissance de la bête gigantesque.

De retour à Iwa, il n’avait pu s’empêcher de repenser – quotidiennement – à cette chose monstrueuse. Et une famille d’entre eux vivait à Iwa? En tant que responsable de la sécurité du village, Akimoto n’avait pas d’autre choix que d’enquêter lui-même. Pouvait-on leur faire confiance? Nuisance ou allié ? C’est pour le découvrir que le rouquin s’était dirigé vers l’Effet Papillon plutôt qu’un autre restaurant pour dîner. Attablé seul en plein cœur de la salle comble, le Borukan avait commandé un sanglier rôti au miel – une spécialité de la maison – ainsi qu’une chope de bière. Il aurait préféré le saké, mais cela ne faisait visiblement pas partie du genre de délices offerts par l’endroit. Soudainement, venant interrompre l’ambiance chaleureuse de la salle comme un coup de tonnerre violent, on aurait dit qu’une lourde bête enragée montait les escaliers menant à la salle à manger. Un court instant de suspense plus tard, c’est un colosse de muscle qui émerge du sous-sol de l’établissement. Même depuis sa position assise, Akimoto devinait bien que l’homme à la chevelure écarlate était plus grand que lui. C’est donc à cela que les fameux Akimichi ressemblaient. Une ombre encore plus massive se dressa derrière le jeune homme et, aussitôt, ce dernier fut projeté à travers la pièce.

Panique et brouhaha s’installèrent alors que la majorité des clients fuirent le restaurant. « Partez. Les repas sont offerts pour aujourd'hui. Le reste ne vous concerne pas ! » affirma le jeune roux en se relevant et en crachant du sang. Les clients qui n’avaient pas fui le restaurant portaient tous un bandeau à l’emblème de la roche. S’ils avaient probablement pu tous ensemble arrêter les deux hommes, cela ne se ferait probablement pas dans la paix et la bonne humeur. Akimoto s’interposa, se dressant soudainement, et d’un signe de la main indiqua aux autres shinobis de ranger leur arme et de le laisser faire. Si le Borukan était bien plus grand que tous les hommes ordinaires de cette pièce, il faisait tout de même quelques centimètres de moins que le plus petit des Akimichi.

« Messieurs, s’il vous plait. Demeurez calme. Ce n’est pas la peine de détruire la bâtisse tout entière pour régler votre conflit. » dit Akimoto d’une voix à la fois calme et autoritaire. Il s’était avancé au centre de la pièce, entre les deux hommes, prêt à intervenir en cas de besoin.


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Sam 23 Sep 2017 - 13:37
Leurs regards n'échangeaient qu'une colère continue. L'expression de plusieurs longs mois de frustration, de faibles rentes, de cris, de disputes, de lamentations, de conseils, de déception. Tels deux bêtes aveuglées par la rage, le père et le fils étaient assourdis par les épreuves qu'ils avaient subi. Particulièrement par la plus récente, celle qui avait, une fois encore, ébranlé les fondations de leur famille. La haine que chacun exprimait dans ses yeux n'était en aucun cas dirigée vers l'autre. Au contraire, elle était dirigée à la fois contre eux-même et contre le clan tout entier. Contre tout ce qu'ils n'avaient pas pu empêcher.

Hayato.

Ce nom se lisait dans leurs regards enflammés. Ils étaient parfaitement au courant de ce qu'il s'était passé à Shîto. Quelques Akimichi s'y étaient rendus et avaient fait leur compte-rendu. Le doute n'était aucunement permis. L'homme que les shinobis avaient tué avait été un compagnon de Chôdan. Un homme qui, à son époque, avait été nourri dans le restaurant des Akimichi, avait rigolé avec eux, s'était saoûlé aux mêmes alcools. Un homme qui était l'élite de leur clan, qui s'était battu jusqu'au bout pour Hi no Kuni. Un de ces hommes qui avaient lancé un regard de feu aux membres du clan qui étaient partis vers Iwa. Un homme qui s'était perdu dans sa haine et sa recherche de vengeance.

Il avait pris la vie de plusieurs centaines de personnes, d'innocents. Grâce à son action, le Daimyô du Feu était mort, on ne pouvait lui reprocher cela. Mais ses actes avaient été inconsidérés. Il avait écrasé toute une civilisation, brisé beaucoup trop de familles, de vie, d'espoirs. En cela, il était hors de question de lui pardonner. Il avait choisi d'agir, mais il avait aussi choisi de mourir. Et ce choix ne pouvait pas être compris. Ce combat, cette souffrance qu'il portait, c'était celle de tous le clan. Et sa mort les avaient tous impacté. Hayato n'était un inconnu pour personne, il avait même été, pendant longtemps, un objectif à atteindre pour le jeune Chôkuro, même après avoir émigré à Iwa. Désormais, il serait un exemple à ne pas reproduire.

- Tu as du cran. Ou alors tu es complètement fou. Personne de totalement sain d'esprit ne s'interposerait entre deux Akimichi en colère... Cependant...

Comme à son habitude, le chef de clan avait pris la parole, sa taille diminuant légèrement au fur et à mesure qu'il se calmait. Sa voix calme, rauque, mais assurée, était parfaitement audible. Comme toujours, il avait réussi à emplir complètement l'espace autour de lui en quelques mots. Lorsqu'il eut de nouveau atteint sa taille normale, avoisinant tout de même les deux mètres dix, il parlait yeux dans les yeux avec son interlocuteur. Un sourire commercial étira son visage, ses deux bras se repliant dans son dos.

- … Cela ne m'étonne guère venant du chef du fier clan des Borukan !

Son derrière imposant s'écrase sur une chaise qui traînait là, alors qu'il adresse un furtif, mais bien visible, regard de fureur à son fils. Chôkuro. Il avait déjà armé son poing. À quelques secondes près, il aurait cogné le chef du plus puissant clan d'Iwa. Réprimant son envie et son élan, il ouvre de nouveau sa main, relâchant toute la pression accumulée. Essuyant sa bouche rapidement, ses jambes se refusent cependant à le laisser s'asseoir. Contrairement à son paternel, expert dans les relations diplomatiques, sage utilisateur de la pensée pacifique, commerçant dans l'âme, le papillon noir était un guerrier avant tout. Il avait pendant plusieurs années fait le service dans ce restaurant et la tête du Borukan ne lui rappelait rien. Il n'avait pas dû venir très souvent. Et pourtant, à peine les évènements de Shîto passés, voilà qu'il venait jeter un œil ici. C'était trop gros.

- Vous n'êtes pas vraiment là par hasard, je me trompe ?

Bien que sa jeunesse lui faisait omettre les politesses de rigueur, son regard, lui, ne mentait pas. Peu importe qui était en face de lui, si la réponse ne lui plaisait pas, il n'hésiterait pas à le tuer.

Sur le champ.

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Sam 23 Sep 2017 - 19:14

Histoire de famille - ft. Akimichi Chôkuro

La tension était palpable entre les deux hommes. Dans quel bourbier venait de ce foutre Akimoto? Si les manipulateurs de lave étaient imposants pour la plupart des hommes ordinaires, les deux Akimichi étaient gigantesques même pour eux. Était-il possible que la colère de ces deux colosses soit plus grande que la tristement célèbre rage des Borukan? Malgré tout, le rouquin ne flancha pas d’un seul centimètre. Si les deux hommes avaient l’envie de se battre, qu’ils le fassent sur un terrain d’entraînement. Le futur chef de la police d’Iwa n’allait pas accepter que ses concitoyens se battent comme des barbares et démolissent tout un établissement à cause d’une simple querelle familiale. Akimoto ne connaissait pas l’étendue des pouvoirs des membres de ce clan étranger, si ce n’est leur faculté pour décupler la taille de leur corps. Si un seul géant avait été capable de mettre à mal l’ensemble des forces alliées shinobis, le rouquin n’imaginait même pas ce qu’une famille d’entre eux serait en mesure de faire s’ils décidaient de s’en prendre l’un à l’autre. Les dommages collatéraux seraient incalculables. Il fallait donc être sur ses gardes pour désamorcer la situation.

« Tu as du cran. Ou alors tu es complètement fou. Personne de totalement sain d'esprit ne s'interposerait entre deux Akimichi en colère… » commença l’ainé des deux géants en s’avançant vers Akimoto. Chacun de ses pas le voyait réduire en taille, donnant l’impression que sa taille n’avait été qu’une illusion de la perspective. Lorsqu’il atteint le chef de clan, les deux hommes se regardaient les yeux dans les yeux. « Cependant…Cela ne m'étonne guère venant du chef du fier clan des Borukan ! » ajouta-t-il d’un ton plus calme que lorsqu’il engueulait son fils. Voyant la situation se désamorcer d’elle-même, la pression redescendit d’un cran et le rouquin recommença à respirer normalement. Akimoto répondit à l’invitation du restaurateur, tirant une chaise qui trainait non loin pour s’installer juste devant lui. « Et vous devez être le patron de cet établissement? Le chef de votre clan? » répondit la montagne en soutenant toujours le regard de son interlocuteur.

Toujours à l’écart, Akimoto pouvait voir que le jeune Akimichi bouillonnait toujours. Avant l’intervention de celui qui semblait être son paternel, son poing s’était dressé, prêt à frapper le Borukan en pleine tronche. Heureusement pour lui qu’il ne l’avait pas fait, car la surprise aurait été très mauvaise. « Vous n'êtes pas vraiment là par hasard, je me trompe ? » demanda le jeune rouquin visiblement toujours en colère, cette fois-ci davantage contre le Borukan que contre son paternel. Akimoto ne put s’empêcher d’esquisser un large sourire. Le gamin était peut-être une montagne de muscle, mais il n’était pas dupe. « Eh bien je n’avais encore jamais essayé votre cuisine, malgré la réputation de votre célèbre sanglier rôti au miel…Et après avoir essayé la cuisine d’Hi no Kuni lors d’un récent voyage…je me suis dit que je me devais le détour. »

Le Borukan marqua une pause dans ses propos. Les deux Akimichi n’étaient certainement pas idiots – jusqu’à preuve du contraire du moins – en mentionnant son voyage récent à Shîto, ils comprendraient très bien de quoi il était question. Hayato. Voyant l’expression changer sur le visage de ses interlocuteurs, Akimoto continua. « J’aurais peut-être pu mieux choisir mon timing c’est vrai…Mais ayant été témoin de la toute-puissance destructrice des pouvoirs de votre clan, je me devais de vous rendre visite. » D’un geste de la main, le Borukan fit signe aux autres shinobis présents de se mettre en rang. Peut-être ses hôtes ne l’avaient-ils pas remarqué, mais les quelques shinobis restant dans la salle – Akimoto y compris – portait la même veste grise marquée du blason du Yamagenzō. C’est que le Borukan n’était pas réellement venu seul à l’Effet Papillon, après avoir été témoin de la force du titan de Shîto, il n’avait pas pu prendre ce risque. « Vous pouvez nous laisser. » dit le colosse à ses hommes qui aussitôt quittèrent l’établissement. « J’espère que vous pardonnerez les précautions que j’ai dû prendre. Voyez-vous, je ne suis pas que le chef du clan Borukan, je suis également responsable de la police du village. La protection de nos concitoyens est donc mon ultime priorité. Après l’attaque du titan sur Shîto, je me devais de vous rendre visite. Je voulais d’abord gouter à votre cuisine avant de vous parler…mais votre querelle a un peu précipité les choses. » Akimoto tira une nouvelle chaise et invita le deuxième Akimichi à s’asseoir. « Et si vous m’en appreniez un peu plus sur vous et les vôtres? Pourquoi avoir quitté Hi no Kuni ? »


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Lun 25 Sep 2017 - 0:14
La rencontre des géants. Cela aurait pu faire un bon titre si cette histoire avait été un roman. Ou si cette scène avait été un tableau, une oeuvre peinte de la main d'un adepte de la démesure. Trois hommes, assis sur des chaises ressemblant à des jouets sous leurs postérieurs, en grande discussion. Trois physiques imposants, mais trois regards si différents.

La honte, pour le plus âgé, dont les tons grisonnants de la chevelure trahissaient sa petite soixantaine. La honte de son nom, pour un instant ; de ses souvenirs, pendant un moment ; de ses choix, pour plus longtemps. Son nom, désormais connu comme celui du monstre qui avait détruit Shîto. Ses souvenirs, qui tentaient de lui rappeler qu'il avait partagé rires, larmes et beuveries avec cet homme cruel. Ses choix, ceux qui avaient mené sa famille à quitter Hi no Kuni, abandonnant Hayato et les siens à leurs sorts. Ils avaient précipité le drame.

L'inquiétude, pour le plus barbu, dont la détermination sans faille avait de quoi impressionner la grande majorité des hommes. Ses questions, nombreuses, anxieuses, révélant toute la peur qu'il avait dû endurer à Shîto. L'inquiétude pour son village, pour son clan et, très certainement, pour la grande majorité des innocents du ce monde.

La colère, pour le plus grand, dont la fougue et la jeunesse étaient les pires ennemies dans ces discussions délicates. La colère, bien sûr, de ne pas avoir été là. La colère de ne pas avoir pu protéger le monde de cette engeance de violence. La colère d'avoir, une nouvelle fois, laisser des gens d'Hi no Kuni mourir. La colère, enfin, d'avoir laissé mourir Hayato. Mine de rien, un Akimichi était mort et, en cela, c'était aussi un échec.

- Puisqu'il était question de goûter notre cuisine, je vais me charger de rendre honneur à votre visite ! CHÔSHIRO ! Mets un sanglier sur le grill !

Aussitôt dit, aussitôt fait, le doyen des Akimichi se rue dans les escaliers, laissant les deux rouquins à leur discussion, un sourire paternel et rassurant envers son fils. Les regards de ces derniers sont profondément plongés l'un dans l'autre. Il est facile de lire que l'hostilité entre eux a totalement disparu, laissant place à une simple tension animale et virile entre deux hommes puissants. Mais une question avait été laissée en suspens, il fallait y répondre. Et, sur se sujet, Chôkuro avait de nombreuses choses à dire.

- Je suis certain que vous avez déjà la réponse à cette question, Borukan-sama. Comme tous les clans qui ont fui cette contrée, c'est la guerre, les morts, le sang, qui nous ont fait partir.

Son regard s'assombrit soudainement, alors que ses iris se perdent doucement dans le néant. En y regardant de plus près, on jurerait apercevoir des flammes, l'éclat d'une lame, la détonation d'une explosion, une lune de sang, des larmes sur des joues. Toutes ces images, que seuls les peuples du Feu ont en tête. Ces images insupportables avec lesquelles ils ont tous dû grandir.

- Je vous souhaite de réussir dans votre travail, monsieur. Jamais personne ne doit à nouveau subir pareille barbarie, pareille cruauté.

Il marqua un temps de pause, avant de reprendre ses esprits et ses explications.

- Pour vous donner l'exacte vérité, nous ne sommes pas tous partis. Tous les Akimichi présents à Iwa faisaient partie de la caste commerçante du clan. Nous tous, n'étions rien de plus que des cuisiniers, si ce n'est les meilleurs du pays. Mais certains sont restés. Ce sont eux que je plains le plus.

Son regard se posa dans les yeux de son aîné, absorbé par la réponse. Sa mâchoire se serra, une veine venant même à palpiter au coin de ses yeux. Ses doigts se refermèrent sur le bord de la table, manquant de la briser par inadvertance. Il fallait qu'il en parle, il fallait qu'il le dise. Surtout à cet homme. Même si ce qu'il allait dire pourrait lui valoir une mise à mort immédiate.

- C'est ce que ce pays a fait d'eux. Des combattants sans espoirs, sans honneur, sans limites. C'est ce que ce pays a fait du reste du clan Akimichi. C'est ce que ce pays a fait d'Hayato, monsieur ! Aujourd'hui mes larmes ne coulent pas, par respect pour les innocents décédés de cette haine sans faille. Mais mon cœur est meurtri d'avoir vu un des miens perdre toute volonté et toute bonté dans les flammes de ce pays pourri jusqu'à l'os !

Au même instant, alors que le poing du jeune homme allait s'abattre sur la table, sa main fut arrêté par celle de son père. Il venait de déposer le repas au milieu de la table et, se tenant juste à côté de son fils, le regardait avec compassion et rigueur. Ne pas commettre d'erreurs et toujours rester maître de la situation. Voilà ce que Chôdan enseignait à son fils depuis leur arrivée à Iwa. Voilà, ce qui faisait d'eux un des clans les moins connus d'Iwa.

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Mer 27 Sep 2017 - 1:38

Histoire de famille - ft. Akimichi Chôkuro

Akimoto avait en face de lui deux énergumènes. Pouvait-il dire qu’il s’attendait à cela pour cett rencontre? Pas du tout. Progressivement, le Borukan abaissa sa garde, sentant qu’il n’avait peut-être finalement aucune raison de rester alerter. Le premier Akimichi, après que le rouquin lui ait avoué être venu ici en premiers lieux pour essayer sa cuisine, gueula quelques ordres à une tierce personne demeurée en cuisine tout ce temps puis s’éclipsa.

Maintenant, il ne restait plus que les deux rouquins dans la grande salle du restaurant. Si le paternel lui semblait être une personne raisonnée et diplomatique, Akimoto n’était pas trop certain de ce qui l’attendait avec le fils. De ce qu’il avait pu voir jusqu’à présent, ce dernier avait un tempérament plus ardent, qui n’était pas si différent de celui qu’on donnait en généralisation aux Borukan. Après un court silence où l’Akimichi dévisagea l’autre rouquin, le jeune homme raconta au policier les déboires de son clan ; leur venue jusqu’à Tsuchi, les guerriers qui étaient demeurés pour combattre sans mesure ni honneur, les commerçants qui étaient partis pour vivre des jours meilleurs sous un autre ciel. La tragédie d’Hayato lui faisait tout aussi mal qu’au Borukan. Et c’était compréhensible…Hayato était un frère d’armes pour l’Akimichi qui avait perdu sa voie en cours de route. Il parlait avec vérité et émotion, laissant paraître une nouvelle facette de sa personnalité.

Une fois son récit terminé, Akimoto mit quelques instants avant de répondre. « Je vous remercie de toute cette honnêteté Akimichi-kun. » dit-il en grattant sa tignasse rouge. « Je ne peux pas prétendre connaître cette peine que vous vivez toi et les tiens. Quitter un pays qui vous était cher pour votre survie, pour vivre pour combattre un autre jour…Je conçois que cela a dû être difficile. » Le colosse d’imagina l’espace d’un instant être oublié de quitter Iwa, abandonnant une partie des siens, pour aller se réfugier à l’autre bout du monde…Serait-il capable de prendre une telle décision, même si sa survie en dépendait? Le Borukan était tellement enraciné en ses lieux qu’il ne pouvait pas concevoir partir. Serait-il l’Hayato de demain? Celui qui resterait pour combattre jusqu’à la mort alors que les siens partiraient vers de nouveaux horizons. « Tsuchi est un pays relativement sécuritaire et tranquille depuis plusieurs années déjà, grâce aux efforts de mon clan et des autres familles. Iwa est une terre d’accueil pour les shinobis de tous les horizons. Nous avons accueilli des réfugiés d’Hi comme vous, d’autres de Tetsu ou de Kaze. Nos frontières sont ouvertes pour tous ceux comme vous à la recherche d’un nouveau foyer. » Ça avait été vrai pour le Hyûga et les Inuzuka également au début de la guerre civile. D’un œil extérieur, le village de la roche pouvait sembler être devenu une nouvelle Hi no Kuni. « Ne m’en voulez pas d’être venu ici par méfiance après avoir constaté la destruction que l’un des vôtres a commise. Même s’il ne représente pas l’ensemble de votre clan. Si je l’ai fait, c’est parce que j’aime ce pays et ce village. Je me bats depuis des décennies pour les protéger et c’est pour cette raison que j’ai rejoint et que je dirige la police de ce village. Pour pouvoir offrir sécurité et protection à toutes et à tous. »

« De ce que je comprends maintenant, vous n’êtes qu’une famille comme les autres. De modestes restaurateurs qui tentent de survivre au passé. Je vous regarde Akimichi-kun…Et je vois une fougue incontrôlable. Je vois dans vos yeux une rage qui ne m’est pas inconnue…Avez-vous déjà pensé poursuivre une carrière militaire plus active? Ne pensez-vous pas à redorer le nom de votre famille ? » Avant qu’il ne puisse répondre à Akimoto, le paternel revint en salle une énorme assiette dans les bras. Devant lui, se trouvait maintenant l’objet de ses convoitises…Le fameux sanglier rôti au miel de l’Effet Papillon. L’odeur était alléchante, à la fois sucrée et fumée. Le Borukan s’en lécha les babines. Armé d’une fourchette, il déchira la chair de la bête et s’empiffra d’une énorme bouchée. Le regard d’Akimoto se mit à briller instantanément. « Mais quel délice ! » s’écria-t-il encore la bouche pleine.


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Mer 27 Sep 2017 - 9:01

- Ravi que cela vous plaise ! Le clan Akimichi s'enorgueillit d'une telle reconnaissance.

L'homme aux yeux d'ambre fixait son hôte avec une joie sincère et non dissimulée. La cuisine était toute sa vie et quand quelqu'un s'en régalait, il se voyait empli d'un bonheur intense. Son peuple avait connu la faim pendant plusieurs mois, pendant cet interminable exode. Son seul désir était que plus personne ne connaisse jamais cette douleur insupportable. C'est pour ça que, acharné dans sa cuisine, il s'adonnait à la diriger d'une main de fer. Il était hors de question de laisser un client sans repas ou d'en décevoir ne serait-ce qu'un.

- Bien sûr que oui je veux redorer ce blason.

Son regard semblait confus. Il n'avait jamais réellement pensé à cette voie. Jusqu'ici, son chemin était solitaire, ou presque. Il n'avait accompli la route jusqu'à ce point qu'avec son jumeau à ses côtés. Mais celui-ci, bien que complémentaire à Chôkuro, ne partageait pas sa haine. Il se contentait de survivre en servant le clan de son mieux. Cela constituait un véritable crève-coeur pour le rouquin, qui n'aspirait qu'à s'élever toujours plus haut. Cet homme, en revanche, pouvait lui être utile. Le chef de la police, en personne, qui venait lui parler d'une carrière dans l'armée. C'était trop beau pour être anodin.

- Vous dites connaître ma rage. Avec tous mes respects, monsieur, j'en doute fortement. De ce que j'en sais, votre clan a construit cette cité, vous en êtes un des clans principal. Vous n'avez pas eu à connaître la faim, la soif, la maladie. J'ai tenu des enfants entre mes mains, parce que leurs mères étaient restées inertes au bord de la route. Le chemin qui va du pays du Feu à ici est jonché de nos cadavres. Vous ne connaissez pas ma rage.

Son ton n'était nullement agressif, malgré que ses mains se serraient sur la table, celles de son père posées sur ses épaules, appuyant ses propos. Tous deux avaient partagé la même souffrance, vu les mêmes personnes mourir. Mikoto, Juûro, Yuko, Ponko, Kamila, Guluda, Naoko, et la liste continuait. Leurs visages défilaient dans leurs deux crânes, des visages qu'ils ne pourraient jamais oublier, jamais effacer de leurs mémoires.

- Cette rage qui luit en moi, cette haine qui nous anime... Je suis prêt à la mettre au service d'Iwa, plutôt que de l'exprimer en tout lieu, à toute heure. Mais sachez que, si je choisis cette carrière, je dois poser une condition.

Cette condition découlait de leur haine. De ce qu'il avait vécu à Hi no Kuni. De ce que les membres qui étaient restés dans cette guerre ignoble avaient vécu. Tout cela était dû à une chose principale. Une chose, un nom, que chaque Akimichi d'Iwa gardait constamment en tête. Un clan qui, selon leurs croyances, avait fait exploser tout un pays. Ce clan qui avait engendré, une nouvelle fois, la mort de très nombreuses personnes. La condition portait ce nom. Et ce clan.

- Alderan. Non. Nara Alderan. Je suis prêt à me sacrifier pour protéger Iwa et ses habitants. Mais si ma route croise celle d'un membre de ce clan maudit ou, encore mieux, celle de cet assassin de masse, je serais le premier à mettre la main dessus. Leur lâcheté a créé une guerre. Et encore une fois, un Nara a manipulé un Akimichi pour ses propres intérêts. Alderan n'est pas un sauveur. C'est un homme assoiffé de pouvoir, c'est tout. Et ses mots ont corrompu l'esprit de notre frère.

Les yeux plongés dans ceux de son interlocuteur, il révélait de nouveau cette part de sa personnalité qui le caractérisait tant. Cependant, cette fois, une larme, rapidement effacée, coule sur sa joue.

- Nous avons tous entendu son discours, par des amis, des proches. Jamais il n'a remercié Hayato. Jamais il n'a eu ne serait-ce que l'honneur de prononcer son nom. Cet homme n'a rien d'un sauveur. C'est un loup. Un menteur. Mais je refuse que nous ayons un Shîto, une deuxième fois. Je l'arrêterais de mes mains s'il le faut, mais sa tête sautera. Soyez en certain, monsieur.

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Jeu 28 Sep 2017 - 2:42
Histoire de famille ft. Akimichi Chôkuro


La nourriture préparée par l’Akimichi était tout simplement délicieuse. Ce sanglier au miel était d’un niveau culinaire clairement supérieur à bien des choses qu’Akimoto avait pu gouter dans sa vie – si ce n’est que les brochettes épicées qu’il affectionne tant. Jamais lors de son séjour à Hi no Kuni il n’avait gouté une cuisine aussi…parfaite. À dire vrai, il était revenu la déception au ventre de son voyage là-bas. Pendant qu’il mangeait, sous le regard ambré et mécontent de son paternel, le jeune Chôkuro répondit à l’appel du Borukan. Alors qu’il lui envoya une pointe concernant sa rage, Akimoto fut pris d’un sursaut et manqua s’étouffer avec sa bouchée nouvellement engloutie.
- Que connais-tu de mon histoire? Hum?
Jusqu’à présent, il était demeuré poli et courtois puisqu’il n’avait nullement l’intention d’insulter ou de brusquer ses hôtes. Mais cette fois-ci, s’en était de trop. L’attitude du gamin commençait à le faire bouillir. Avant de continuer, Akimoto prit une grande gorgée de bière afin non seulement de faire passer le morceau de viande qui l’avait étouffé, mais également pour reprendre son calme.
- Cesse de jouer les martyrs. Ta rage n’est pas unique. Certes mon clan a bâti ce village et habite les montagnes de Tsuchi depuis la nuit des temps. Mais que connais-tu de notre histoire?
Il ne pouvait pas laisser passer cet affront. Gardant un ton calme, mais plus sec qu’auparavant, Akimoto tenta de s’expliquer du mieux qu’il pouvait. L’histoire des siens était longue et complexe, un parcours semé d’embuches de tous les genres et d’ennemis de tous les horizons. Le Borukan n’avait peut-être jamais eu à quitter ses terres natales, mais on lui avait demandé toute sa vie de commettre des actes – parfois meurtriers – pour la défendre.
- J’ai pris ma première arme à quatre ans. Je ne savais même pas encore marcher qu’on m’apprenait à mettre des coups de poing. J’ai connu une guerre que tu ne peux même pas imaginer, alors que le pays de la terre n’était qu’un regroupement de barbares sanguinaires. J’ai participé à l’unification de cette nation. J’ai vu mes frères et mes sœurs mourir sur-le-champ de bataille à mes côtés alors que j’étais encore un enfant. Les cadavres des miens tapissent le sol de cette nation tout entière. Alors, ne viens pas dire que je ne connais pas cette rage. Une rage aveugle ne sert à rien. Elle te consume de l’intérieur jusqu’au jour où tu exploses. Akimoto repensa à sa femme…Sa haine était si grande à cette époque que la tromperie l’avait poussé à commettre l’irréparable. Le jeune Akimichi ne lui était pas inconnu. Sur ce plan, le Borukan qu’il était autrefois et lui étaient semblables. Si Nara Alderan est ton objectif, alors fonce. Fait en ta motivation quotidienne, le focus de ta rage. Vie chaque jour pleinement jusqu’au moment où tu pourras l’écraser toi-même.
Le colosse prit une dernière bouchée de son repas, terminant ainsi son assiette, avant de se lever. Il tendit la main au patron de l’établissement qu’il l’empoigna sans hésitation.
- Si mon offre t’intéresse. Viens me trouver au terrain d’entraînement six dans une heure. Je t’y attendrai…Merci pour le repas Chôdan-san. Je reviendrai soyez-en certain. 
Sur ces dernières paroles, Akimoto extirpa une poignée de ryos de l’une de ses poches et les déposa sur la table à côté des restants du sanglier. Le rouquin tourna les talons et quitta l’établissement.

♦♦♦

Une heure plus tard, Akimoto avait rejoint le lieu de rendez-vous. Il espérait franchement que l’Akimichi ait décidé de le rejoindre. Et il ne le pensait pas uniquement parce qu’il avait besoin d’homme comme lui dans son unité policière. Mais bien parce qu’il pensait que cela pouvait être bénéfique pour le jeune guerrier. S’il ne trouvait pas une manière d’externaliser sa rage bientôt, il finirait par éclater comme lui-même l’avait pas il y a toutes ces années en tuant sa femme par accident.

En attendant l’Akimichi, le colosse s’était installé sur un rocher du terrain d’entraînement. D’une main, il tenait sa gourde de saké dont il extirpait une gorgée ici et là, et de l’autre, il faisait glisser entre ses doigts un petit écusson argenté, l’emblème du Yamagenzō.

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Lun 2 Oct 2017 - 9:27
Une main se pose sur une épaule, des pas s'éloignent déjà. La porte claque, une chaise grince, un son violent résonne entre les murs. Marqué au fer rouge, un ego s'efface, une goutte s'envole. Elle s'écrase au sol dans un bruit inaudible, marquant le bois de son éclat écarlate. Un corps tombe au sol, fauché par l'ombre d'un autre. Il brise les lattes de parquet dans un fracas assourdissant, restant au sol.

- Les Borukan constituent le clan le plus important de tout Iwa. Ne manque plus jamais de respect à l'un d'entre eux, surtout quand ils sont mes invités.

Son regard incandescent, brûlant d'une lumière paisible, blanche, faisait preuve de toute la sagesse qui l'habite. Mais aussi de toute sa hargne. Il a l'âme d'un chef et la rage d'un homme simple. Son fils n'est fait que de haine et de colère. Il n'est pas prêt, il ne sait pas. Il n'a jamais rien appris d'autre que ce qui l'anime, que cette tristesse qui constitue son être.

- Tu es destiné à diriger ce clan, un jour. Et cet homme dirige le clan au magma. Il faudra que tu apprennes à traiter avec lui, comme avec les autres chefs de clan. Tout du moins si la grandeur du nom Akimichi importe pour toi.

De toute sa hauteur, il contemple son enfant, allongé au sol par une claque puissante. Si la violence est là, palpable dans toute la pièce, il n'existe pas de colère. Le plus jeune reste par terre, comprenant pleinement sa faute. Cette fois, le coup n'est pas une punition, comme le coup de poing encaissé plus tôt. C'est une leçon, qu'il apprend avec amertume. Il a commis une erreur, il paye cette erreur.

- Alors maintenant je veux que tu te lèves, que tu enfiles fièrement ta veste aux couleurs de notre clan et que tu marche. Sans t'arrêter, jusqu'à ton point de rendez-vous. Je suis malade, tu le sais. Mon corps est détruit par des années de sacrifices. Mais tu n'es pas prêt à diriger notre famille. Tu dois apprendre. Apprends à devenir un homme.

Le vieil homme se retourne, toussant deux fois. Ses pas l'emmènent de nouveau vers la cuisine, sa main attrapant par réflexe l'assiette vide du dénommé Akimoto. Sans même regarder derrière lui, il descend les escaliers, toussant deux fois, à nouveau. Dans son dos, le géant roux se relève, la joue encore rouge, marque éphémère de son affront. Il attrape sa veste à côté de la porte, l'enfilant rapidement, comme demandé. Sa main plonge dans sa poche, en retire le bandeau brillant portant le symbole d'Iwa. Ce bandeau qu'il ne met presque jamais, comme un symbole de son indépendance.

Pas cette fois.

Il attache le signe de son village sur son front, fermant sa veste. Cette veste verte, floquée de l'emblème de son clan, attestant de son grade de soldat affirmé. Son regard brille toujours de cet éclat rouge unique. Mais il ne brûle plus, il semble illuminé d'une toute autre lumière. Son pied franchit la porte, fermant dans un tremblement l'accès au restaurant. Il était temps de changer un peu les choses.

- Je n'ai pas perdu ma rage. Et je ne l'abandonnerais jamais, que ce soit clair. Tant que mon objectif ne sera pas atteint, ce sera toujours elle qui m'animera. Mais je suis un idiot.

Auto-flagellation ? Certainement pas. Il se tient bien droit, planté devant ce rocher qui le domine, sur lequel le manieur de magma est assis. Son regard est fier, sa posture impeccable. Il ne se rabaisse pas. Il exprime la simple vérité, dont il prend conscience.

-Empêchez moi d'exploser, Borukan-sama.

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Mer 4 Oct 2017 - 5:08
Histoire de famille ft. Akimichi Chôkuro


Perché sur son rocher attendant la jeune recrue, comme le sage attend son apprenti au temple au sommet de la montagne, Akimoto attendait toujours bien droit de voir l’Akimichi pointer le bout de son nez au rendez-vous. Étonnement – car il n’était pas dans ses habitudes de s’exciter pour si peu – le Borukan espérait vraiment que le jeune homme réponde à son appel. Non seulement il serait un brillant ajout aux effectifs du Yamagenzō, mais en plus, Akimoto sentait qu’il était de son devoir de lui venir en aide. La rage qu’il sentait chez lui était identique à celle qui l’habitait il y a quelques années. S’il pouvait l’aider à la canaliser pour l’empêcher de commettre une bêtise comme lui l’avait fait, le roux en serait fort heureux.

Bien assez tôt, Akimoto put avoir réponse à sa question. Au loin, traversant le chemin de pierres taillées qui menait jusqu’au fameux terrain d’entraînement, la silhouette massive de Chôkuro se dessina. Déjà, il pouvait sentir à quel point l’Akimichi était fébrile et motivé par cette rencontre. Son regard était sérieux et empli de fierté et il affichait maintenant tout aussi fièrement le symbole de son clan et de son village.
– Montre-moi de quoi cette rage est capable. Canalise-là…
Akimoto prit une courte pause dans ton intonation et afficha un énorme sourire sur son visage, souriant à pleine dent. Il portait là un air bien reconnaissable chez lui, son célèbre sourire qui lui donnait sous certain jour un air un peu dément, pourtant symbole de sa démesure extrême. Puis, ce dernier disparut tout aussi rapidement qu’il ne s’était affiché et le roux reprit un air des plus sérieux.
– …et frappe-moi!
D’un simple bond, le grand Borukan descendit du rocher sur lequel il était toujours perché depuis le début. Il atterrit lourdement quelques mètres devant l’Akimichi – faisant trembler le sol et soulevant la poussière sur le terrain d’entraînement. Pour l’une des rares fois de sa vie, le rouquin devait lever le regard pour regarder son interlocuteur dans les yeux. Le jeune ninja était tout simplement massif. S’il l’avait remarqué plutôt à l’Effet Papillon, ce n’était que maintenant qu’il réalisait pleinement la différence de taille entre eux deux. Akimoto fixa malgré tout directement le jeune homme dans les yeux avant de poursuivre sur le même ton sérieux que précédemment.
– Un seul coup - de toutes tes forces - pour me démontrer le spectre de ta détermination, de ton envie de devenir plus fort, c’est tout ce dont tu as droit.
Akimoto accrocha sa gourde de saké à sa ceinture, puis fit miroiter une nouvelle fois l’écusson argenté entre ses doigts pendant quelques instants.
– Prouve-moi que je n’ai pas tort de vouloir te faire confiance, et ce badge sera le tient. Et tu deviendras membre du Yamagenzō, la police du village. ajouta-t-il.
Il prit le petit emblème et la glissa dans l’une des poches frontales de sa veste grise. Souriant toujours, il se mit maintenant en position, bien droit, les genoux légèrement fléchis et écartés pour bien s’ancrer au sol. Puis, il plaça ses mains dans son dos avant d’acquiescer légèrement de la tête pour faire signe à Chôkuro de procéder.

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Ven 6 Oct 2017 - 8:49

- … et frappe-moi !

Ces mots qui résonnent comme une gifle. Ces mots inattendus, inhabituels. Ces mots qui expriment beaucoup de choses dans un esprit enragé. À peine quelques mots qui réveillent des années de douleur, des années de rancoeur, des années de peur. Des mots jamais entendus auparavant, semblant irréels. Prouver sa détermination, contenir sa colère en... engendrant encore plus de violences ? Quelque chose très dur à comprendre. Et de très simple à la fois.

- Bien. S'il s'agit de votre méthode de sélection...

Étonnamment, le géant s'éloigne de deux pas. Dans son dos, le symbole du clan Akimichi, brillant sous les rayons du soleil. Un écusson d'acier, tout comme celui que le Borukan fait tourner entre ses doigts. Un écusson nécessaire pour obtenir la reconnaissance de ses pairs et de son père, pour enfin progresser, pour ne plus perdre. La défaite, cette tendance nouvelle qu'il a récemment découvert, n'est plus acceptable. Ce sentiment d'impuissance et ce goût amer au fond de la gorge, bloqué par une boule de colère impossible à avaler. Hors de question de vivre cela à nouveau.

- Vous avez vu la force de mon père, c'est vrai. Vous avez vu la force d'Hayato. Mais mon père est vieux et Hayato était devenu fou. Il est temps, puisque j'ai votre autorisation, que je vous montre ce que la force d'un Akimichi représente.

Bien sûr qu'il n'était pas plus fort qu'Hayato. Ce n'était pas ce point qu'il soulevait. Mais le manieur de lave n'avait subi du titan que des assauts idiots et dans un but de destruction totale. Rien qui ne pouvait le faire se rendre compte des nombreuses ressources du clan. Et c'était pour cela que le papillon noir était là ce soir, tourné vers son futur supérieur, du moins il l'espérait.

Son pied se tourne vers le chef de clan.

- Voici l'étendue de mon ambition, Borukan-sama !

Son pied brise soudainement le sol en dessous, sans aucun mouvement. C'est sous le soudain ajout de poids qu'il s'est enfoncé. Son bras se tourne en celui d'un géant, des veines gorgées de sang parcourant son biceps et son avant bras. Une arme de destruction à l'état pur, dans un corps forgé pour la violence. Voilà ce qu'il représente. Voilà ce qu'il a conçu à la force de sa sueur. D'un seul coup, il transfère son poids vers l'avant, son pied gauche, devant, s'enfonçant un peu plus dans le sol.

Son coude se relâche, lançant tel un ressort le missile qu'est devenu son poing, énorme comme 6 fois la tête de son propriétaire. Des années de rage, de colère, d'envie de vengeance, d'aspirations de grandeur, de volonté de détruire, concentrées dans un seul coup. Pour la première fois de sa vie il peut se lâcher réellement. Rien à voir avec un entraînement face à un ninja de son niveau. Rien à voir avec un combat avec des animaux. Le Borukan est beaucoup plus fort, il peut encaisser ce coup, mortel pour beaucoup d'autres. Chôkuro vise le corps de son interlocuteur et frappe.

Le coup est parti, un choc a eu lieu.

- Ce que vous venez de voir s'appelle le Décuplement. C'est notre capacité, à nous les Akimichi. Mais ma capacité principale à moi, c'est la rage. Concentrée en un poing. J'espère avoir piqué votre attention...

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Dim 15 Oct 2017 - 2:19
Histoire de famille ft. Akimichi Chôkuro


La commande qu'avait donné Akimoto au jeune Akimichi était d'apparence toute simple - lui donner un seul coup de toutes ses forces - mais derrière elle se cachait toutes les réponses que le Borukan avait besoin. Chez les manipulateurs de lave, il est coutume de dire que le poing d'un homme - encore plus lorsqu'il y met toute sa détermination - est le reflet de son âme, de son nindo, de ses convictions. Il n'existe pas de moment plus pure, plus direct, pour que deux personnes connectes que lorsqu'ils échanges des frappes. Le clan Borukan était une famille guerrière depuis longtemps avant l'avènement du chakra, leurs coutumes étaient donc ancestrales. Si l'homme lambda pouvait être septique à cette idée, pour l'avoir vécu à de nombreuses reprises, Akimoto savait que c'était véridique. Connaître un ennemi - ou un allié - ne se fait pas par manigance politique ou à coup de pourparler sans fin, non...C'est sur le champ de bataille que la découverte se produit.

Le jeune cuistot se mit en position devant lui, prenant ses distance avant de se retourner soudainement, dévoilant son regard enflammé, déterminé et ardent. Il portait maintenant avec fierté les habits de son clan, comme si la honte passagère avait disparu soudainement. « Voici l'étendue de mon ambition, Borukan-sama! » affirma-t-il alors qu'il se retournait pour le confronter de nouveau. Son poing s'arqua, tandis que le sol sous ses pieds se fendait. Alors que le poing se dressait au-dessus de sa tête, tout son bras se décupla soudainement jusqu'à atteindre six fois sa taille normale. Elle était donc là toute la force de l'Akimichi, celle qui surpassait la force vieillissante de son père et la force éprise de folie du titan de Shîto.

Voyant l'attaque arrivée, le Borukan se campa davantage sur sa position, enfonçant ses talons dans la terre muable du terrain d'entraînement. S'il n'avait au départ pas l'intention de bouger du tout, Akimoto comprit bien vite qu'il ne pouvait pas. S'il ne parait pas cette attaque, ses os vieillissants en prendraient cher. Plaçant ses deux bras devant lui, il les recouvrit instantanément d'une couche de roche volcanique. Quelques secondes plus tard, le poing décuplé de jeune Akimichi connecta avec ses brassards de rocs. Le choc du coup fit reculer le Borukan de quelques pas, sans toute fois le déséquilibrer. Dès que le bras de Chôkuro reprit sa taille normale, la protection de roche s'effrita en poussière. « Le décuplement? » Une capacité permettant visiblement aux Akimichi de contrôler leur taille et leur force...« Tout simplement incroyable! Bouhahah » éclata-t-il de son rire bien gras.

S'il ne paraissait trop secoué par l'attaque, Akimoto serrait ses poings avec force pour contenir la douleur et retenir les tremblements de ses bras. Souriant, il ressortit de sa petite pochette l'écusson argenté du Yamagenzo. « La police d'Iwa s'en portera beaucoup mieux avec un shinobi de ta trempe. Continue de canaliser cette rage dans tes poings et tu parviendras à de grande chose, Akimichi Chôkuro. » Sur ses paroles, d'une chiquenaude, il envoya l'écusson virevolter vers le jeune homme.


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Histoire de famille Ft. Borukan Akimoto

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