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Le parfait contraste (ft. M. Shuuhei)


Lun 18 Sep 2017 - 0:01
Huit heures. L'heure du réveil. Rien de plus normal pour moi. Vous connaissez la chanson : la douche puis le petit déjeuner. Bref, c'est le cas comme à chaque début de journée. Je sirote tranquillement mon café en terminant un bouquin par la même occasion. Celui-ci raconte l'histoire d'un vagabond qui a découvert d'extraordinaires endroits partout dans le monde. Les paysages paradisiaques, c'est un sujet qui me fascine. Au travers des écrits de cette personne qui semble avoir une mentalité proche de la mienne, j'ai l'impression d'être aux mêmes endroits que lui. Oui-oui. J'ai énormément d'imagination. De plus, avec ce qu'il a écrit, c'est très facile de s'imaginer devant une fabuleuse cascade où je ne sais quel autre endroit merveilleux de ce monde. D'ailleurs, je touche à la fin du livre. J'ai dû prendre trois à quatre jours pour le terminer. Et honnêtement, je ne suis absolument pas déçu de mon choix. Autant j'aime bien récupérer des œuvres qui me facilitent dans mes travaux, autant j'apprécie rêver comme un enfant le fait. Même si en réalité, c'est juste pour me satisfaire d'une opportunité que je n'ai pas eue dans ma vie : celle de parcourir le monde. Malheureusement, ou heureusement, je suis voué à rester à Kumo jusqu'aux restants de mes jours. Je suis ce qu'on nomme un shinobi depuis de nombreuses années. Personnellement, je préférerais avoir un titre de scientifique. Ça collerait plus à ma personne. J'espère un jour pouvoir être considéré comme tel, tout comme j'espère pouvoir mettre la main sur des endroits aussi merveilleux que ceux racontés sur ce livre.

Sauf qu'avec toutes ses histoires, je me suis laissé tomber dans le récit sans savoir ce que je comptais faire aujourd'hui. Je dois maintenant me creuser le crâne pour trouver une activité à faire. Je dois forcément avoir une recherche ou quelque chose d'autre à finaliser. Si ce n'est pas le cas, j'irais méditer quelque part. C'est quelque chose que j'adore, mais je n'aime pas ne rien faire. Je ne suis pas un glandeur. En faisant quelque chose de ma journée, j'en retire une certaine satisfaction. Juste histoire de dire que ce jour n'a pas été inutile pour moi. Le problème est que je ne trouve toujours rien. D'un coup, j'entends un bruit devant ma porte. Quelqu'un vient me rendre visite. C'est pour le moins étonnant. Je reçois rarement de visite à mon domicile. J'ouvre la porte et tombe sur un jeune membre du département de police, facilement reconnaissable par le brassard qu'il porte. Café en main, je le salue et j'attends ce qu'il a à me dire. Shizen-sama, notre supérieur aimerait vous voir le plus rapidement possible dans nos bâtiments. C'est qu'il est respectueux ce garçon. Je prends une gorgée et me montre interrogé par sa nouvelle. Vous savez ce qu'il me veut ? Malheureusement pour moi, il ne sait pas. Je lui dis au revoir et me prépare donc à retrouver ce supérieur en question. Moi qui ne savais pas quoi faire de ma journée, cette nouvelle tombe plutôt bien.

Finalement prêt, je quitte mes appartements pour me diriger vers le quartier général de la police. Je me demande qui vais-je. Normalement, je devrais faire face au célèbre Metaru Shuuhei. Quand je dis célèbre, ce n'est pas dans le vent. Non, cet homme est réellement connu. Et sa réputation ne tient pas de sa nomination en tant que chef de clan. J'ai pu lui adresser la parole quelques fois, rien de bien concret. Ce que je sais de lui, c'est qu'il dégage de bonnes ondes. Il n'a pas l'air si méchant et au contraire, il tend plus vers l'amusement. Néanmoins, je doute que ce soit une personne qui pourrait être mon ami. Je réponds tout simplement à un ordre d'un supérieur. Même si je ne suis pas de la police, il tient une place au conseil du village. Si je n'y vais pas, je serais dans le pétrin. Et je pourrais dire adieux à mes projets. Si je me retrouve dans une telle situation, je ne sais clairement pas ce que je ferais. Actuellement, je suis plutôt intrigué par le fait qu'il veuille me voir. De toute manière, la réponse ne se trouve plus très loin. Je suis déjà arrivé et suis devant son bureau. La porte est déjà ouverte, je toque par principe et m'adresse respectueusement à celui-ci. Shuuhei-sama, vous m'avez demandé ? Je reste devant la porte et attends son invitation.
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Dim 24 Sep 2017 - 17:24
- « En vérité, peu d’années nous séparent. Tu peux oublier les formules de politesses avec moi, Shizen-kun. »

J’eus un sourire en le voyant arriver. J’avais automatiquement posé le dossier sur lequel je planchais depuis maintenant deux bonnes heures. Il était quasiment bouclé et je pouvais même me permettre une pose. Il faut avouer qu’avec Daisuke, on se partageait efficacement les tâches, même si le type détestait la paperasse plus que moi ce qui était un peu ironique quand on savait comment était fait les parchemins ou les rames de papier. L’idée me fit rire intérieurement, mais je ne m’attardai pas plus que cela dessus étant donné que j’avais un invité et pas n’importe lequel : Un "ex-étranger" tout comme Daisuke. Un fait qui était quand même beau à voir, même si j’avais déploré ces derniers temps le fait que notre politique d’immigration soit un peu trop souple à mon gout. La faute à l'ancien conseil ?

- « J’espère que je ne te dérange pas. La demande est soudaine, mais contrairement à ce que tu peux penser, je n’ai pas de requête spécifique à te soumettre. »

J’espérais intérieurement ne pas trop le décevoir. Je pouvais bien entendu rester sur mon piédestal et l’obliger à me tenir compagnie, mais je n’étais pas son supérieur hiérarchique, sans compter que je ne voulais pas que notre relation soit ternie par un abus de statut social. Être chef de clan et chef de la police ne me permettait pas tout, effectivement. « Ta visière est toujours aussi intriguante… » Visière ou lunettes d’ailleurs ? Comment pouvait-on considérer cette espèce de truc qu’il portait ? Pourquoi la portait-il d’ailleurs ? Bonnes questions que voilà. Mais en attendant, j’avais été franc sur le sujet. Sa « protection » était gênante dans le sens où on personne ne pouvait vraiment sonder ses émotions. Sa perpétuelle sérénité n’aidait pas non plus. Seule sa voix pouvait le trahir. Encore que là…

- « Suis-moi. Tu es plutôt thé ou café ? »

Après avoir écouté sa réponse, je lâchai le dossier que je traitais avant de me lever pour lui faire signe de me suivre. Une fois à l’extérieur de mon bureau, je fis signe à ma secrétaire de nous rapporter le breuvage qu’il préférait sur le toit. Car c’est là-bas que j’avais l’intention de l’emmener. Pour un cadre plus convivial disons. Vu que nous étions au dernier étage, je pris la direction d’un couloir avant d’arriver devant les dernières petites marches qui nous menaient au toit. Une fois gravis, j’ouvris la porte qui donna sur une très belle terrasse. Cette dernière était protégée par des grillages, même si aucun ninja digne de ce nom ne pouvait craindre une chute d’une dizaine de mètres de hauteur. Une brise fraiche souffla sur la ville et ébouriffa même ma chevelure alors que je levai les mains vers le ciel pour m’étirer !

- « Halala ! Bosser, c’est d’un chiant ! Les pauses comme ça me font du bien, y’a pas à dire ! T’es verni de ne pas avoir de poste fixe, Shizen-kun. Quoique. T’aimerais une place dans la police ? »
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Mar 26 Sep 2017 - 16:29
Vous allez devoir vous y faire. J'ai du mal à changer de formule d'un seul coup. En effet, je peux difficilement tutoyer une personne pour qui j'ai du respect simplement parce qu'elle me l'accorde. De plus, la personne en face de moi n'est pas n'importe qui. Metaru Shuuhei, un forgeron dont le nom est connu dans l'ensemble du territoire de la Foudre. Un combattant confirmé, si ce n'est le meilleur de son clan en considérant sa place actuelle de chef. Tout comme un membre conseil du Shodaime Raikage, Nara Seijiro. D'ailleurs, se dresse devant moi le probable Nidaime Raikage. Ce n'est que mon avis et je considère le mastodonte comme le Kumojin le plus crédible à reprendre les rênes du village. Si l'occasion de le supporter pour atteindre ce poste se présente à moi, je le soutiendrais sans me poser une seule question. Cet homme connait ce village depuis bien avant sa rénovation, tout comme il connait ce pays. C'est ce genre d'individu qui doit répondre aux demandes du peuple. Je suis sûr qu'il saura le faire lorsque ce moment arrivera pour toquer à sa porte. Ceci dit cela ne devrait pas arriver d'aussitôt. Le Shodaime devrait avoir plusieurs années en tête avant de léguer officiellement sa place. Enfin, normalement.

J'apprends ensuite qu'il n'a pas de demande particulière à me faire part. En voilà une nouvelle surprenante. Pourquoi une personne de cette trempe souhaite me voir sans objectif précis ? J'espère simplement qu'il ne va pas essayer de m'amener dans un de ses mauvais bars. Au même titre que son bras droit Daisuke, celui-ci a eu aussi sa période noire. Je ne sais pas s’il fréquente encore ce genre d'endroits depuis sa nomination, bien que ça ne m’intéresse pas tant que ça. Elle fait partie de mon quotidien. Je pensais que ça deviendrait banal pour vous, depuis le temps que je la porte. C'est à dire depuis mon arrivée à Kaminari no Kuni. Même bien avant. Mes parents m'ont toujours habitué à porter quelque chose. Le mastodonte me propose de le suivre en me proposant deux boissons. Quelle question. La réponse est évidente : Je ne refuse jamais un café.

Je le suis donc dans les bureaux de son service et nous accédons au toit du bâtiment. C'est rassurant au moins. Je n'aurais pas à le suivre dans les mauvais coins du village. Quelques minutes suffisent à sa secrétaire pour apporter nos boissons respectives. Le verre à la main, j'observe une partie du village depuis la hauteur proposée par cette structure. Bien au contraire. J'aimerais avoir un poste fixe. J'ai horreur de ne rien faire. Puis, travailler pour sa petite personne n'est pas toujours aussi plaisant. Certes, je travaille. Mais ce n'est pas bénéfique, hormis pour mon plaisir personnel. Alors bon. La dernière question est plutôt étonnante. Ce n'est pas contre vous, mais ma place n'est pas dans la police. Ce rôle ne me correspond pas. C'est le cas de le dire. Néanmoins, la transition est parfaite pour lui faire part de mes projets. J'aimerais plutôt travailler dans une enseigne « scientifique ». Devoir mener différentes recherches pour le village. C'est là que je me sentirais le plus à l'aise. Mon projet allait bien au delà de vulgaires recherches. Vous envisagiez de me recruter ? La logique dirait oui. Mais ça peut aussi être un moyen d'en apprendre un peu plus sur moi.
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Mer 27 Sep 2017 - 4:17
- « Je t’aurai certainement recruté si tu t’étais montré intéressé… »

J’eus un sourire paisible. Je n’étais pas du tout déçu par ses dires. En plus d’être très poli, il était également d’une franchise absolue. Parfois même désarmante. Il m’intriguait vraiment, mais dans le bon sens du terme. Malheureusement, il semblait peu enclin à vouloir me considérer comme un ami. Il me voyait plus comme un supérieur ou un senpaï. Si ce fait était flatteur, il était également navrant. J’avais l’impression d’être un vioque qui ne comprenait rien aux choses des jeunes. Quoiqu’il était plutôt étrange dans son genre aussi. Si étrange qu’il me donnait parfois envie de le titiller…

- « Enlève donc cet objet intriguant. Que je puisse voir ton visage… »

Je savais que ma requête n’aboutirait pas. Mais peu importe. Mon sourire s’agrandit avant que je ne daigne prendre à mon tour ma tasse de café. Très bon choix que voilà. Il était chaud et me maintiendrait en forme pour le reste de la journée… Quoique j’avais finalement envie de la sauter, cette journée. Ne rien faire. Et aller me prélasser dans un parc, à faire la grasse matinée, sous un cerisier en fleur. Dans ma tête, le tableau était beau. Sauf qu’il y avait un gouffre entre mes envies et mes devoirs. Entre rêves et réalités. Constat que je fis vite d’oublier avant de renchérir sur un autre sujet.

- « Le Shodaime m’avait parlé d’un projet d’un complexe scientifique. Daisuke lui aussi avait une idée de ce genre, rapport à son mokuton qui l'intrigue assez… »

Je laissai ma phrase en suspens pour siroter doucement mon café qui était bien noir comme il faut. C’est dans ce genre de situations que j’étais plus qu’heureux d’avoir une bonne secrétaire. Même si cette dernière n’était qu’une Metaru et que je ne pouvais pas vraiment la draguer. Enfin… Ce n’était pas ce que je n’avais jamais fait, mais j’avais changé de vie depuis, dirons-nous. Une réflexion qui m’arracha un petit rire au moment même où j’avalais une gorgée supplémentaire de mon breuvage ce qui faillit me faire recracher le tout. Mais après m’être calmé et après avoir repris contenance, je renchéris :

- « Et si tu constituais un dossier pour un projet de la sorte… ? Je pourrais l’appuyer auprès de notre cher Shodaime. D’ailleurs, quel est ton domaine de prédilection ? Ta spécialité en gros ? »

Apprendre plus de cet homme ? Pas forcément l’objectif de cette journée, mais pourquoi pas ?
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Mer 27 Sep 2017 - 19:14
Mes excuses. Je viens en quelque sorte de griller ma chance d'être recruté au sein de la police. Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle que ça. Comme je l'ai dit au chef du clan Metaru, un poste au sein de ce service ne me correspond. Bien qu'il y a en quelque sorte une section scientifique qui s'occupe des enquêtes internes du village. Mais là encore, ce n'est pas une responsabilité qui m'enchante. Mes idées sont toutes faites. Seulement, il me faut des personnes qui peuvent me soutenir dans ma démarche. Et Shuuhei est le parfait candidat avec son siège au conseil du Shodaime. Évidemment, je ne profite pas de cette rencontre et de lui pour espérer voir mon projet se concrétiser. L'occasion tombe parfaitement et avoir un avis venant de sa part peut être un très bon point. Qui sait, si un projet comme le mien est recherché, il pourrait me donner des conseils afin de l'améliorer. Voilà qu'il revient à la charge avec mes lunettes. C'est vrai que rares sont les villageois à l'avoir vu. Sûrement Hitsuji qui a eu l'honneur de le voir. Mais je comprends bien que cet accessoire puisses être intriguant. De base, j'exprime rarement mes sentiments. Je parle toujours de la même manière sans jamais m'afficher remonté ou content. Du coup avec ce masque, on peut difficilement savoir ce que je pense. C'est ce qui fait tout son charme, au final. Il suffit juste de penser que mon visage est comme ça. D'ailleurs, me voir sans vous fera plus bizarre qu'autre chose. Sachant que c'est une habitude désormais, la réaction de me voir sans sera marrante.

J'apprends par la suite que le Shodaime vise effectivement un projet semblable au mien. Et avec la tête de celui-ci : Kizuato Daisuke. Je veux bien comprendre que son don a ses avantages mais le profil me surprend. Quand on sait que cet homme passe son temps dans les bars à draguer, l'imaginer en train de mener des recherches est difficile. Un dossier ? Pourquoi pas. Même si je préférerais parler directement avec le Shodaime. Mais bon, il doit avoir énormément de travail. C'est vrai que le voir en personne serait préférable. De cette manière il pourra directement connaître mes motivations et cerner le personnage que je suis. D'ailleurs, pourquoi ce projet n'a jamais vu le jour ? C'est important de le savoir. On ne sait jamais et l'information peut m'être utile. Toujours à profiter de la vue du village caché par les nuages, je savoure le café servi par la secrétaire. Il est plutôt bon ce qui me permet de profiter pleinement de ce moment. Shuuhei en profite pour en apprendre plus sur moi. C'est vrai que pour lui aussi, je suis un mystère. Ma spécialité ... ? Nous étions que deux. Le moment est peut-être venu pour lui faire une petite démonstration. Disons que j'ai une certaine proximité avec ... La main gauche tendue, un essaim s'échappe de ma manche. La nature ? Bon ce n'est rien d'impressionnant. Je ne vais pas jouer le grand jeu dans ce contexte. Mais le voilà servit. La faune et la flore est un sujet qui me fascine. Le monde dans lequel nous vivons est grand et a ses nombreux mystères. Tout de même, je n'ai pas l'impression que notre village s’intéresse aux contrées voisines. Que ce soit pour découvrir de nouvelles choses où même établir des liens. Pourtant cela avait tout son avantage. Une personne comme moi pourrait recenser de nouvelles espèces et d'autres choses dans l’intérêt de la nation. Kumo pourrait directement en tirer un avantage économique. C'est la base même de mon projet. Cette phrase peut laisser place à l'imagination du mastodonte, mon idée se voulant agir sur différents terrains.
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Dim 1 Oct 2017 - 16:17
- « A vrai dire, le shodaime a d’autres priorités… C’est la première raison qui bloque le projet. »

Si jusqu’à présent, le village avait fonctionné sous l’autorité des anciens et d’un conseil à l’assemblée, les choses étaient maintenant différentes. Seule une personne commandait à bord maintenant ce qui changeait la donne et beaucoup de choses. La vision de Seijiro était axée sur la consolidation de notre fraternité et la sécurité du village. C’était la raison pour laquelle j’avais rapidement mis en place avec lui la police. Ce besoin s’expliquait par les récentes infiltrations que nous avions essuyées. Il fallait ensuite cartographier le pays. Un besoin pressant du Shodaime qui planchait déjà sur le sujet avec d’autres équipes. Enfin, il devait également se pencher sur l’armement du pays et les ventes que généraient les travaux de mon clan. Trois gros dossiers qui semble-il, lui tenaient à cœur…

- « La seconde, c’est qu’il faut un professionnel qui puisse reprendre la tête de ce projet. Si Daisuke a été celui qui a émis l’idée, il n’est pas un scientifique. Le voir à la tête d’un tel projet serait incongru. »

Sans que je ne le sache vraiment, je venais sans aucun doute de balayer un malentendu dans l’esprit du jeune Aburame. Mais bien entendu, mes dires avaient surtout pour objectif de lui faire comprendre qu’il n’y avait pas d’autres personnes aptes à tenir ce rôle. Il était le seul. L’unique. Et mes questions avaient pour but de m’en assurer définitivement en plus de pouvoir le connaitre encore un peu plus. Aussi avais-je été un peu surpris de constater qu’il était un biologiste même si cela tombait sous le sens au vu de son pouvoir. Pouvoir que je ne pouvais pas m’empêcher de trouver étrange, en fait. Couver des insectes dans son corps ou les élever comme des animaux domestiques, c’était pas tout ce qu’il y avait de plus glamour. Si je comprenais l’attrait des Inuzuka pour les félins, j’avais du mal avec le penchant des Aburame…

- « Tu pourras voir le Shodaime en personne. Mais si tu transites par moi, le projet pourrait surement aboutir. Sans vouloir me vanter, j’ai une certaine influence sur lui. Dans le bon sens du terme, on s’entend. »

J’eus un petit sourire là-dessus. Je n’étais pas l’ami de Seijuro pour rien. Qui plus est, j’étais dans le conseil et appuyé par le soutien de Daisuke, la validation du dossier n’en serait que plus facile. Mais en attendant que le jeune Shizen daigne se bouger les miches dessus, je repensai à quelque chose dont il avait parlé tout à l’heure : « Ne te méprends pas sur les directives politiques de Kumo. Se porter vers l’extérieur est l’une de nos aspirations. Cependant, les priorités sont ailleurs, comme je te l’ai déjà dit. Et je suis sûr que tu peux aisément les devenir… » Sur ces paroles, je vidai finalement ma tasse d’une traitre. Vu que nous étions en hauteur, la brise fraiche de Kumo refroidissait pas mal mon breuvage ; et un café froid était tout ce qu’il y avait de plus dégueulasse au monde. De mon point de vue…

- « Cette visière te permet de camoufler des blessures, peut-être… ? Je n’insisterais pas dessus, ne t’inquiète pas. C’est juste que j’aimerais bien connaitre le visage de celui que je considère comme une bonne connaissance. »

Ami aurait été trop dire. Sa distance ne me permettait pas vraiment d’établir une relation dans ce sens.

Et c’était fort dommage.
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Dim 1 Oct 2017 - 20:49
Je comprends parfaitement. C'est un rôle qui demande énormément de temps. C'est sûr qu'un rôle comme celui-ci implique de grandes responsabilités. Mais surtout peu de temps à accorder aux demandes mineures. Dans un premier temps, le Shodaime doit établir sa propre politique. Elle doit être bonne et répondre aux attentes des villageois. Autrement il fera face à de nombreuses contestations, voire une rébellion si sa direction ne rentre pas en accord avec l'attente du peuple. Ensuite, il doit prendre des mesures face aux récentes intrusions. D'ailleurs, durant celle-ci le doyen du clan Metaru fut réellement affecté. Que ce soit pour lui ou le triste incident qui toucha son frère cadet. Le seul est problème est que depuis sa nomination, j'ai bien l'impression que ce bon vieux Nara n'a rien apporté de concret au village. On peut seulement féliciter la création d'une section qui recense des ninjas d'élites ainsi qu'une police, remplissant quotidiennement des missions au village. Mis à part ça, le changement ne se ressent pas tellement. J'espère que ce n'est qu'une impression et qu'on verra rapidement ce qu'apporte le Shodaime. Dans le cas contraire, il devra aussi canaliser un peuple qui réclame du progrès.

Concernant le complexe scientifique, il s'avère que Daisuke n'avait fait que partager l'idée. Comme le dit son ami, il ne peut pas occuper ce rôle. D'ailleurs, je pense qu'il le savait avant de proposer le complexe. En effet, un homme comme lui doit avoir sa petite dose d'action. La police est l'occasion parfaite pour ça. Ce qui veut dire qu'une place de dirigeant est vacante pour ce poste. C'est ce que Shuuhei me fait comprendre au court de cette conversation. En tant que membre du conseil, il en profite rectifier certaines de mes paroles. Notamment sur les ambitions politiques du village. Ce que je devine surtout, c'est que vous serez un bon Raikage. Une réponse qui va certainement le surprendre. Vous n'avez pas voulu vous présenter à la première élection. Pourquoi ? C'est une information que je ne sais toujours pas. Une réponse serait la bienvenue. Grâce à votre siège, vous en apprendrez un peu plus sur le rôle. Puis qui sait. Un événement fera sans doute de vous la prochaine Ombre. Je me dois de partager mon avis sur lui.

Le doyen en relance une plus belle sur mes lunettes. Je comprends qu'il n'apprécie pas trop les petits secrets. En réalité, c'est une sorte de coutume propre à mon clan. Nos membres ont pour habitude de porter des lunettes. C'est un trait commun que j'ai remarqué en rencontrant de nombreux membres. Bien que je dois être le seul à porter une paire pareille. La taille et la forme a le don pour intriguer. Mais non. Je ne cache pas une blessure. Un long blanc. En réalité, si. Celle d'avoir laissé mon camarade. Dites-moi. Si vous cherchiez un camarade, mais que même après des mois recherches, vous ne trouvez rien, que feriez-vous ? Je ne sais pas pourquoi je lui demande ça, c'est sorti tout seul.
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Lun 2 Oct 2017 - 15:52
- « Si le temps me le permet, je continuerais de le chercher. »

J’eus un sourire après lui avoir répondu du tac au tac. Mes amis, je les considérais carrément comme des frères. L’idée d’en abandonner un parce qu’il avait disparu comme par magie ne serait pas envisageable pour moi. Par contre, j’avais compris que l’Aburame devait cacher des blessures psychologiques sans doute liées à de telles situations. Pas besoin d’être un devin pour saisir l’ampleur de l’affaire. Je pouvais éventuellement creuser pour savoir ce qui s’était passé, mais je préférai m’en abstenir. Il était mieux qu’il se livre de lui-même pour que la discussion soit naturelle et pour qu’il ne pense pas que j’essayais à tout prix d’en savoir un peu plus sur lui. Je n’étais pas intrusif ou un sans-gêne sauf lorsqu’il s’agissait de personnes avec qui j’avais une affinité très forte à l’instar de Daisuke par exemple…

- « Mais je peux admettre qu’on puisse se décourager après un certain moment. J’aurai surement lâché l’affaire après une ou deux années en espérant qu’il réapparaisse un jour… »

Sur cette phrase, je fouillai mes poches avant de ressortir un paquet de cigarettes et le briquet qui allait avec. Après avoir allumé une très rapidement, je profitai silencieusement de la première taffe avec bon cœur. Nora et pas mal de femmes du clan n’aimaient pourtant pas que je m’encrasse les poumons avec. Mais ce vice était plus fort que moi, surtout lorsque j’étais en dehors de la demeure des Metaru. Si la moniale était une femme plutôt effrontée et culottée, elle se gardait néanmoins de fouiller mes affaires ou de jeter tout ce qui lui déplaisait. Cette manière de faire m’avait forcé à éviter de griller une clope devant elle. Question de respect mutuel, entre autre. Pour Shizen ? Il devait être un peu habitué. Et puis, il était un homme. Il n’avait pas à faire de chichis pour ce genre de choses…

- « Je sais pas vraiment si je ferais un bon kage, mais en tout cas, Seijiro gère comme il peut. On peut reconnaitre ses efforts… »

J’eus un sourire en pensant à mon ami. J’étais vraiment à mille lieux d’imaginer qu’il s’agissait d’un tricheur et d’un froussard. Là pour le coup, il semblait tellement fort et sûr de lui qu’il m’apparaissait comme étant un roc. Une montagne inébranlable qui supporterait Kumo sans trop de peine. Et puis, nous étions là, avec lui, pour l’aider à tenir le rythme et le bon bout. « Je ne me suis pas présenté à cause de lui à vrai dire. C’est l’un de mes meilleurs amis et comme tu le sais, les Nara sont reconnus pour leur grande intelligence et leur sagesse. Je suis certain qu’il fera un bon boulot. Là pour le moment, il faut nous armer de patience. » Ça et le fait que j’étais un gros flemmard qui n’aimait pas du tout la paperasse. Bien que d’un tout autre point de vue, je n’y avais pas échappé à cause de mon nouveau poste au sein de la police.

- « Tu m’aurais soutenu si je m’étais présenté ? »
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Lun 2 Oct 2017 - 19:59
Le temps ... Le temps, hein. Je ne sais pas si je peux considérer que je l'avais. Le climat qui régnait autrefois sur les contrées de Hi, me donnait qu'une seule envie, celle de quitter ce pays et chercher la paix ailleurs. Néanmoins, en dehors de cette envie personnelle, je pouvais tout à fait rester pour continuer les recherches. Après tout, il y avait encore une bonne partie du clan qui siégeait encore à Hi et qui doit encore y siéger pendant que je discute avec le doyen du clan Metaru. Ce temps, je l'avais. Cela ne rime à rien de me mentir à moi-même. Tout simplement, j'ai failli à une obligation. Une obligation de frère d'armes. Le genre d'obligation que n'importe quel ami devrait répondre. Mais non. Ce ne fut pas mon cas et me voilà à regretter cette décision. Sachant que maintenant, je n'ai plus le droit à ce temps qui s'avérait si précieux lors des années précédentes. J'ai offert m'a fidélité aux Nuages et je dois aussi répondre à ses obligations. Comme le dit bien Shuuhei, je n'ai plus qu'à espérer. Même si c'est une réaction naïve. Si mon camarade apparaît de nouveau, cela ne sera pas au village. C'est tout de même difficile d’espérer. Car on sait pertinemment qu'on a échoué dans cette tâche. C'est limite hypocrite envers nous-mêmes. Pour ne pas dire moi-même. D'ailleurs, si des retrouvailles se font, je ne sais pas comment je réagirais. Déjà, ce serait un miracle. Et je ne serais sûrement pas capable de lui adresser la parole. Vous pensez qu'un jour, malgré mes obligations de Kumojins, j'aurais le temps de trouver une réponse ? Autant y aller, de toute manière il doit bien se douter que je parle de moi.

Il m'exprime ensuite son point de vue. Plutôt les explications qui ont fait qu'il ne s'est pas présenté à la première élection d'Ombre. Selon lui - et ce n'est qu'un doute - il ne ferait pas un bon dirigeant. M'ouais. Je pense tout le contraire. La relation qu'il entretient avec Seijiro fait aussi partie des raisons. Je ne comprends pas tellement ce point là. Une responsabilité comme celle-ci ne devrait pas être interférée par une amitié. Honnêtement ? Il faut toujours l'être. Je ne dirais pas oui. Tout aurait dépendu de votre campagne. Si elle m’intéressait autant que Nara Seijiro, je me serais dirigé vers vous. Il faut savoir rester objectif. Mais je vous soutiendrais si l'occasion se présente à vous. Le contexte n'est plus le même. Ce n'est plus surtout la même personne. Depuis son siège, son rôle de doyen, il y a eu du changement. Et je crois en ce changement.
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Mar 3 Oct 2017 - 4:08
- « Autant que Seijiro ? Alors tu as voté pour lui ? »

Voilà bien une question qui n’espérait pas vraiment de réponse. Après tout, le vote était quelque chose de très personnel et ses choix ne concernaient que lui. Néanmoins, sa phrase montrait bien qu’il n’avait pas du tout été indifférent aux propos de Seijiro et à la campagne de ce dernier. De quoi m’arracher un sourire. Toutefois, j’étais ravi de voir qu’il me portait en haute estime. A part les Metaru, Daisuke et mes maitresses dans une moindre mesure, je n’avais jamais suscité un tel « engouement » chez une autre personne. C’était plutôt cool et intéressant de savoir que l’on comptait sur vous. Et puis, chef de la sécurité de toute une ville, ce n’était pas un poste à négliger non plus.

- « Je ne pense pas que ce cas de figure arrivera de toute façon. »

Moi, Kage ? Et puis quoi encore ? Ce poste était autant honorable que chiant. Je voulais bien rendre service aux autres, mais sacrifier ma vie pour être un chef qui ne pourrait même pas profiter de la vie comme je le faisais ? Non merci. C’était pas pour moi. A vrai dire, j’aurai même rigolé au nez de celui qui m’aurait déclaré que j’allais devenir l’ombre du village dans les quelques mois à venir. Improbable comme situation dans ma tête. Mais en attendant ce jour fatidique, je tirai une nouvelle latte de ma cigarette. Hormis cette histoire de raikage, j’avais compris que le jeune vidait peu à peu son sac. Je ne savais pas vraiment si j’étais la personne toute indiquée pour l’écouter et le conseiller, mais bon…

- « Si ce que tu désires est le temps, alors tu l’auras. C’est sûr et certain. »

Il n’était jamais trop tard pour bien faire. Et j’étais sûr qu’il aurait la latitude d’effectuer ses recherches un jour. J’eus un sourire là-dessus. Rester optimiste dans ce cas de figure, c’était la clé. C’était un peu mon cas avec Kahei par exemple. Son enlèvement lors d’une mission aurait pu me mettre dans tous mes états, mais j’étais resté calme pour me concentrer sur l’instant présent et mon job de capitaine de police. J’étais certain au fond de moi que je le retrouverais un jour. Bien entendu, il y avait cette pointe d’inquiétude et de culpabilité qui me taraudait quelque fois le cœur, mais je faisais toujours en sorte de penser positivement pour ne pas stagner et aller de l’avant. Ce n’était qu’une question de temps.

- « N’hésite pas à faire part de tes doutes et de tes interrogations. Je ne suis peut-être pas le plus sage de Kumo, mais avoir une oreille attentive ne fait parfois pas de mal… »


Une manière de le pousser à tout me dire… ? Qui sait…
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Mar 3 Oct 2017 - 16:34
Cette information vous surprend ? Si j'ai offert ma voix à Nara Seijiro, c'était bel et bien pour sa campagne électorale. Dans une atmosphère politique, il faut penser aux intérêts du village. Tout ce qui est relationnel doit être impérativement exclu quand on traite un sujet comme celui-ci. J'aurais très bien pu voter pour le Shodaime actuel juste, car il est originaire de Hi no Kuni, que son clan l'est aussi, tout comme moi. Mais non. Ce n'est pas intéressant et ce n'est surtout pas bénéfique pour les Nuages. C'est un peu ce que je reproche au doyen du clan Metaru : ne pas se présenter à cause de la relation qu'il partage avec le Nara. Ce fut une grosse erreur de sa part, mais ce qui est fait est fait. Cela ne sert à rien de revenir sur ces anciennes histoires. Comme je vous l'ai dit, il y a uniquement les projets de l'homme qui m'intéressent. Pourtant, ce que je viens de dire est en quelque sorte contradictoire avec mon soutien. L'homme en lui-même passe après. Sauf la situation ne permet pas à celui-ci d'exposer ses idéaux. Ce qui est tout à fait possible. J'ai bien voté pour lui. Il a réussi à se démarquer et les résultats le montrent bien. Bien que je voyais les résultats beaucoup plus serrés avec le candidat Suzuri. Mais ce ne fut pas le cas. En même temps, l'élection fut truquée. En revanche, Shuuhei n'a pas l'air de croire en mes propos. Il comprendra tôt ou tard qu'il ne pourra pas fuir cette responsabilité. Elle s'imposera à lui.

Avec toute cette conversation, je n'ai même pas remarqué que j'avais déjà bu tout mon café. Le temps passe vite. J'en demanderais bien un autre, mais je ne suis chez pas moi. Il ne faut pas abuser du personnel de Shuuhei sous prétexte que je suis en train de parler avec lui. En revenant sur un sujet plus personnel, il m'explique que le temps que je cherche se présenterait à moi. Certes, entendre cette information peut rassurer, mais je doute quand même. Puis le temps de l'avoir, ce serait beaucoup trop tard. En réalité, je pense avoir grillé toutes mes chances. Je dois peut-être passer à autre chose et ne pas garder cette séquelle en tête. Tout de même, je ne suis pas si sûr ... L'avenir me le dira. En parler quelques minutes me fait le plus grand bien. Néanmoins, en parler plus longtemps m'embête un peu. Ce n'est pas contre Shuuhei, loin de là. C'est un sujet que je n'ai jamais abordé et cette première me dérange plus que tout. Même si le mastodonte se propose pour me donner quelques conseils, je ne peux pas en dire plus. J'ai assez donné. C'est fort sympathique de votre part. Mais j'ai entendu ce que je voulais entendre. Si vous le voulez bien, j'ai à faire. Toujours avec un profond respect, je le saluais avant de quitter l'endroit. Ma venue n'aura pas été inutile.
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Ven 6 Oct 2017 - 0:46
- « Au plaisir, Shizen… »

J’eus un sourire lorsque Shizen s’en alla. Il ne s’était pas ouvert comme je le voulais, mais il y avait eu une certaine avancée et c’était tant mieux. Le projet sur l’us devait certainement le titiller et j’étais persuadé qu’il reviendrait à moi d’une façon ou d’une autre. Son histoire aussi le ferait certainement revenir et j’étais plus que certain que je connaitrais le fin mot de l’histoire. Histoire qui semblait plus le miner qu’il en avait l’air. Je portai alors un regard rêveur au ciel. Nous avions tous nos blessures, nos peines, nos douleurs et le féru d’insectes avait dû avoir son lot de drame. J’étais même certain que cet ami perdu n’était pas la seule histoire qui le minait. Il devait bien y avoir autre chose.

Je finis par bailler lorsque ma secrétaire fit irruption pour me foutre un coup au front avec un dossier. Du boulot, encore du boulot. Ça semblait jamais finir, s’arrêter ! Je n’osais pas imaginer ce que Seijiro avait comme paperasses, lui. Une tonne, très certainement. De quoi me faire grimacer. Enfin… Je ne m’inquiétais pas trop pour lui. Les Nara comme les Suzuri étaient des habitués à ça. A croire que mon clan était vraiment un ramassis de barbares. Quelque part, qu’est-ce que c’était déprimant ! J’eus même un soupir avant de me relever et de récupérer à la volée le dossier que ma secrétaire me tendait avec un air plus que strict. Et dire que j’voulais me tirer d’ici après ma discussion avec Shizen. C’était mort pour le coup…
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Le parfait contraste (ft. M. Shuuhei)

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