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㊌ L'Epreuve du Gardien n°1 - Kasanagi vs Hanzō


Lun 18 Sep 2017 - 16:06






...


Le calme siégeait dans le Grand Dojo. Seuls quelques chuchotements venaient bercer le silence de plomb qui régnait dans la pièce immense. Les kendoka n'avaient pas emportés leurs sabres pour la plupart, car aujourd'hui n'était pas un jour d’entraînement, mais un jour et d'accueil d'observation. Ils étaient là, attroupés contre les murs à attendre patiemment la venue d'un invité assez spécial.

Cet homme n'était pas le premier à venir tenter sa chance. Nombreux étaient les jeunes hommes fougueux qui avaient été bernés par le jeune âge du Gardien et qui sont repartis la queue, cependant, aucun d'entre eux n'avaient la réputation de la Bête Bâtarde, d'Hanzō du Torrent, le Sabreur déchu qui était venu récupérer son dû et c'est donc avec une certaine excitation qu'ils conjecturaient le combat et que les paris fusaient ici et là.
Seul, le Gardien demeurait au centre du dojo. Il était là, le regard rivé vers la porte immense et fermée qui préservait la demeure la brise et des nuisibles les plus faibles.
Seul, il était donc là, en tailleur, tapotant des doigts Hiramekarei d'un rythme effréné tandis qu'il était victime de son impatience notoire.
Seul, il attendait donc, le seul à être baigné dans la lumière du puits de soleil du plafond. Il frottait des doigts, tapotait le sol.
Seul, il patientait donc, se représentant la future joute dans son esprit comme à son habitude en prévoyant les gestes et actions d'un homme qu'il connait à la fois trop et peu.
Soudain, un filet de soleil commençait à traverser la pièce et à se faire de plus en plus long et large tandis que les paumelles de la porte grinçaient sous l'impulsion de l'homme qui était arrivé. Les murs tremblaient, le parquet se fissurait, les vitres vibraient, le cœur des spectateurs s'émulait. Tous étaient là, ébahis, impatients de voir le visage de l'homme redouté.

Seul, le Gardien demeurait au centre du Dojo. Il était là, le regard rivé.

Habiter avec Shiori avait permis au petit diable de s'écarter de ses mauvais esprits, de reprendre une vie stable et soulagée du fardeau de ses pulsions lancinantes et sanglantes. Un regard strident, un sourire aiguisé, voilà un petit moment que Kasanagi n'était pas rentré en communion avec ses démons. Il avait repris contact avec son moi profond, avec la réalité, il n'était pas aujourd'hui question de fuir sa réelle nature.
« Irasshaimase, Ojisan'. »
Ce n'était point la coutume, mais à peine l'homme eut-il mis le premier pied dans la pièce que les silhouettes se redressèrent et que dans un silence général, conjointement tous les élèves baissèrent l'échine, les talons joints, le regard en avant afin de saluer l'invité d'un Osu éclatant et retentissant.

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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Lun 18 Sep 2017 - 21:02, édité 1 fois
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Lun 18 Sep 2017 - 16:51

« Gros poissons dans une petite mare »




Un des jours les plus importants pour Hanzô depuis sa venue au monde allait arriver aujourd'hui. Après quelques péripéties, il avait enfin appris où était Samehada, et pourquoi. C'est donc sans surprises qu'il allait faire les démarches pour être apte à l'arborer librement. Pas question de la voler ou de la prendre par la force s'il comptait s'imposer dans le long terme comme le membre fondateur de la cité de la Brume qu'il était censé incarner. Il ploierait donc devant les exigences de la Confrérie, mettant de côté son ego et ses manières parfois barbares pour ne montrer de lui que sa facette la plus à même de convenir, à savoir sa connaissance des traditions et son profond respect pour les institutions Kirijins.

Il prit donc la route menant au bodoukan renommé où les Épéistes avaient élus domicile, prêt à récupérer Peau de Requin en passant les épreuves qu'on lui imposerait. Bientôt il fut en face de la bâtisse gargantuesque qu'on pouvait difficilement croire taillée pour abriter de simples humains par sa stature, et emprunta la voie menant à la demeure boisée. Pas besoin d'instructions, le Torrent savait bien ce qu'il faisait.

Enserré par deux droites distordues faites de pierres plates et lissées disposées avec application, ses chausses foulèrent sa terre natale jusqu'à passer sous le portail traditionnel ocre, son regard se braquant quelques instants sur le haut de la création tandis qu'il passait en-dessous.

Vint ensuite le moment de pénétrer dans l'esplace encore clos en poussant deux volants de portes qui à leurs apparences chargées semblaient d'un poids plus que respectable. C'était sans compter la force tirée de son enveloppe musculeuse si cela devait l'arrêter puisqu'il posa ses paumes sur chacune d'elles et laissa entrer les langues de l'astre solaire dans la grande pièce peuplée mais étrangement peu éclairée.

Le Grand Hall, où personne ne semblait vaquer à ses occupations, comme si l'entiéreté des âmes retenaient leurs souffles. Le Maître sans Serviteuse maintenant jaugés par tous, comme si les yeux voulaient vérifier la véracité des rumeurs sur celui surnommé la Bête Bâtarde à Forme Humaine. Pas déstabilisé pour un sou, il continuait d'avancer sans cracher un mot.

Au centre de la vaste assemblée, seul complètement découvert par la lumière du jour se tenait son sang et sa chair, exhalant d'une aura qui le méprit pendant un instant sur la vraie personne en face de lui. Incontestablement, il tenait de son géniteur.

Comme réponse à la prose du jeune garçon et à l'onomatopée prononcé par les auditeurs comme un seul homme, il se contenta de s'incliner dans un mouvement de buste en montrant sa nuque à tous, bien que ses pupilles céruléennes ne regardait qu'une seule personne même dans l'affaissement. Tetsuko.


« Tu connais la raison de ma présence, gosan'. »

Pas plus de mots ne s'extirpèrent d'entre ses lèvres fines et gerçurées par le froid. Hanzō du Torrent était prêt à affronter les défis mis sur sa route. Et quelque part dans le dojo, déjà, Elle frémissait en ressentant son chakra pourtant non-malaxé. Il était venu pour qu'ils se retrouvent, elle le sentait, la poussière sur le lien impérissable n'ayant rien changé à la vigueur de leurs sentiments respectifs.



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Lun 18 Sep 2017 - 19:01

Qu'est-ce que je faisais ici au juste ? Je me posais encore la question, alors que j'étais adossé au mur de cet immense Hall, entouré de spectateurs aussi avides que moi d'assister à un évènement sans doute capitale pour la Confrérie des Sabreurs de Kiri... Non, pour tout le village. Mais avais-je ma place ici ? A en juger par l'accoutrement des autres personnes présentes ici, j'avais affaire à tout un rassemblement de manieurs de sabres, je ne pensais pas qu'un simple Yuki puisse réellement clamer ses droits en lieu sacré. Mon regard pivotait le long de la salle, pour se poser sur l'une des personnes les plus importantes du jour, celui que l'on nommait le Gardien. Son jeune âge n'était pas clairement pas un bon indice sur lequel reposer son jugement. Je ne le connaissais pas, mais il n'était pas utile d'être un génie pour comprendre que s'il possédait ce poste essentiel parmi les Épéistes, c'est qu'il l'avait mérité.

En fait, il y avait trop de choses que j'ignorais. Apparemment, ce gosse possédait déjà une réputation, mais je l'ignorais totalement, ça tête ne me disait rien. Dans tous les cas, je n'avais jamais eu une bonne mémoire. Je me sentais tellement isolé des histoires qui se déroulaient à Kiri, mon visage perpétuellement ennuyé était un bon témoignage de mon degré d'implication dans les affaires du village. J'étais un enfant du clan Yuki, et je ne connaissais presque aucun membre de cette immense famille. J'étais un gradé du village, et je n'étais pourtant au courant d'aucune affaire secrète des administrations. Tout cela ne valait pas grand chose à mes yeux, je n'avais aucun intérêt à me mêler de tout ça. Pourtant, je me trouvais ici, parmi tous ces regards curieux de connaître le commencement des évènements du jour. Comment s'appelait-il déjà ? Hanzô. Oui, c'était ça. Finalement, ma mémoire me faisant pas tant défaut que cela.

Alors que je poussais mon énième soupir de la journée, mes pupilles furent attirés par un halo de lumière qui apparut au travers les deux portes immenses qui surplombaient le Grand Hall. Il était donc arrivé. Hanzô du Torrent. Lui non plus, je ne le connaissais pas. On m'avait aussi expliqué qu'il avait déjà une certaine réputation au Pays de l'Eau, ma faute de ne pas avoir prit le temps de m'informer. N'empêche qu'avec tout ça, je ne savais toujours pas pourquoi j'étais ici. La curiosité ? Ce pourrait être une raison suffisante, mais il n'y avait pas que cela. Alors que je me triturais l'esprit, la totalité des élèves du Dojo se mirent en positon à l'unisson, et "accueillirent" le nouvel arrivant dans un mouvement signant bien l'unicité que visait cette Confrérie. Je soupirais une nouvelle fois, avant de venir me gratter l'arrière de la tête.

- Bah, maintenant que j'suis là..

J'avais la flemme de répondre à mes propres questions, ce n'était pas comme si je représentait une gêne quelconque. J'étais ici en tant qu'observateur exclusivement. Mais, je possédais aussi mes propres objectifs en tête, comme chacune des personnes présentes ici. Comme le Gardien. Comme Hanzô. Comme les autres Sabreurs de la Confrérie assis à des loges spécialement conçues pour eux.

En fait, y avait beaucoup de monde ici.
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Lun 18 Sep 2017 - 22:33
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Il le jugeait de l’œil. Il le sentait, affamé qu'il était, désireux de reprendre contact avec son propre regard, prêt à tout pour atteindre son objectif. Il comprenait parfaitement la moindre nuance de son désir absolu, et pourtant, il sera aujourd'hui le premier rempart dans l'accomplissement de sa destinée. Samehada, voilà une épée que Kasanagi aimerait bien empoigner, manipuler, dominer. Mais l'épée aurait été trop simple à prendre et le plaisir de la conquérir aurait donc été moindre, il n'était pas adepte des choses faciles et il comptait bien partager ce trait de caractère avec son invité. La Bête Bâtarde ? Il aurait préféré ça à la Pie de la Brume, voilà une autre chose qu'il aimerait bien lui subtilisé, mais malheureusement, ce n'était ni un faible ni un shinobi quelconque. L'homme en question était son oncle, son parrain, il partageait son sang, sa chair, et apparemment aussi l'adoration pour une lame. Il n'était donc pas aujourd'hui question de ressasser le passé, de l'interroger sur ses aventures ou de parler de la brume et du mauvais temps, non, non, non. Tetsuko était le Gardien de ses lieux et c'est à grand cœur et avec une motivation sordide qu'il comptait assumer son rôle avec un service de qualité. Il était l'heure pour l'hôte de satisfaire le convive.
« Très bien, nous ne perdrons pas de temps en bavardage. »
Il avait beau être comparé à une pie, il n'était pas l'heure pour lui de jacasser.
« Je suis Yuki Tetsuko, le #2, le Gardien, et voici mon épreuve. »
D'un trait de sa lame, le sol laissait dès lors apparaître une ligne profonde aux pieds de Kasanagi. D'un coup de regard avec son filleul, la Bête Bâtarde pourrait dès lors comprendre la référence à leur divertissement de jadis. L'objectif était donc communiqué : Il devra passer de l'autre coté de la ligne s'il désire tellement sa lame. Ni une, ni deux, le jeune Yuki ne se fit pas attendre, il armait dès lors son coup. Invoquant le nom des jumelles, ses babilles reflétaient le murmure de l'ordre donné : Tranche....

Une lame de chakra envahissait dès lors la pièce, manquant de peu de séparer quelques têtes dans son sillage elle allait sous peu fait fi du torse de l'invité se situant à une demi-douzaine de mètres.

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Mar 19 Sep 2017 - 0:03

« Gros poissons dans une petite mare »




Comme si le rideau se levait peu à peu, les marionnettes s'animaient maintenant pour offrir une projection qui se promettait éclatante. La peau qui recouvrait les os s'hérissaient de poils, et les deux animaux se narguaient de regards presque délateur du lien entre eux. N'importe qui dans le public aurait pu comprendre qu'ils n'étaient point deux inconnus et pourtant, il était aussi évident qu'aucun cadeau ne serait fait. Soit, si le sang devait couler quelque peu pour qu'il en vienne à posséder encore la Prédatrice alors il jouerait le jeu. Mais les conditions de ce duel devinrent bien plus clair quand le jouvenceau tira au sol une limite qui lui fit comprendre les termes de sa possible victoire.

Ils ne se jetteraient pas à la gorge l'un de l'autre, peut être par respect pour le fait qu'il était lui-même dépourvu de la Sixième, ou encore par tradition. Reste que l'idée de l'affrontement pur et dur fut évincé pour laisser place à un jeu stratégique qui décocha au Bâtard un sourire plein de satisfaction bien que teinté d'impatience.

« Soka. »

Marquant qu'il avait compris et les mots et l'épreuve par ces quatre lettres qui s’érigeaient comme seules garantes de sa compréhension, ses appuis se fléchirent. Il allait venir à lui, la passivité ne lui ressemblait pas. Et Hiramekarei était une arme qu'il ne fallait en aucun cas sous-estimer sous peine d'être broyé, tranché ou transpercé, choses qu'il avait pu voir en action grâce à l'ancien manieur qui n'était toutefois pas Tetsuko. S'il avait hérité des valeurs familiales, il devrait ruser pour que son pied passe et essayer de le prendre simplement de vitesse était vain et stupide. Pas son genre.

Sa première offensive ne fut pas un simple amuse-bouche mais bel et bien une vague d'énergie chakratique qui aurait fait pâlir certains utilisateurs de Ninjutsu confirmés. Heureusement pour le Torrent il était à plus d'une dizaine de mètres et son mouvement lui permit de se préparer. Quand le projectile qui visait uniquement son torse déjà balafré -chance pour le public qui aurait presque manqué d'être touché tant elle était allongée- commença à fuser, il n'eut pas le temps d'hésiter entre dégainer sa simple lame et esquiver, choisissant ce qui lui permettrait d'en sortir indemne. Dans l'intervalle, il ne l'avait pas lâché du regard. Lui et ses lèvres.

Avec Peau de Requin cela n'aurait été qu'une formalité et s'il voulait que ce soit à nouveau le cas un jour, il devait prouver à son neveu l'exactitude des rumeurs à son sujet. Chaque centimètre mangé par la production de la Pie était un centimètre gagné vers le sol par le Requin. Ayant enclenché son mouvement avant que l'offensive se soit complètement détachée, il fut donc presque face contre le sol à une dizaine de centimètres quand elle passa au-dessus de lui.

Ce n'était pas le dernier tour dans sa manche, Hanzô le savait, mais il profita de l'impulsion dans la pointe de ses pieds pour se relever, un mètre plus près.


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Mar 19 Sep 2017 - 2:10
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Les particules de chakra de l'arcane du porteur d'Hiramekarei berçaient la salle tandis qu'il armait sa seconde offensive. Son opposant n'était guère pressé, il avançait lentement et sûrement après avoir esquivé le premier coup. Il n'était donc pas dupe et loin d'être avide d'actions sanguines et malavisées... Dommage pensait le neveu. Après cette brève introduction, ils étaient donc là, les yeux dans les yeux à s’observer l'un et l'autre, à jauger leurs capacités et à discerner le futur. Ce n'était pas la première fois qu'ils joutaient ensemble, cependant, Kasanagi découvrait avec une certaine satisfaction cette sensation étrange d'avoir une possibilité de victoire face à son aîné. Après tant d'années, il avait enfin la possibilité de se confronter, d'être un réel danger pour cet homme qui a inspiré en grande partie sa passion pour la lame.

C'était un jeu d'échec qui était donc mis en place. L'un devait franchir la rivière sans son arme, l'autre devait l'en empêcher en user de tous les moyens possibles.
« Et si nous dansions ? »
Une main empoignant toujours Hiramekarei, l'autre dans un bref mouvement de poignée soutirait depuis son haori un kunai dont le manche était enroulée d'une note explosive.
« Tu pensais que tout allait se jouer de ma lame ? C'est toi, ojisan', qui m'a appris qu'il fallait goûter à tout, et user de tout non ? » ricanait le Chûnin tandis qu'il faisait tournoyer du bout des doigts le jouet de fer.
En un instant, l'action reprit son cours. Faisant disparaître le kunai qui refilait dans le manche de l'haori, ses deux mains jointes il reprit dès lors son arme afin de mettre en place la seconde partie de l'acte. Murmurant à nouveau son invocation fétiche, il se réappropriait son petit rituel tout en contrebalançant son lourd fer qui prenait place dans son dos.

D'un mouvement latéral de son corps, c'est une nuée de cristaux de chakra qui, filant vers la Bête, tenteraient de le saupoudrer de quelques trous. Seulement, la pie fourbe savait bien qu'il faudrait bien plus qu'une simple attaque frontale pour titiller le vilain intrus, et c'est donc à nouveau le kunai explosif en main, avec un œil attentif, qu'il perçait le mouvement de son oncle afin de pronostiquer sa future position. Ici ! L'haori de Kasanagi dansait tandis qu'il propulsait sa nouvelle attaque, profitant du manque d'attention de l'intrus bien trop occupé avec les cristaux. Il a fait le gars, qui connait pas Kasa'. Il passe au Dojo, il a vu mon kendo' ♬.

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Mar 19 Sep 2017 - 4:31
Un long couloir sans fin, boisé principalement et décoré de fresques. Ces dernières contaient des histoires, celles qui érigeaient les lieux. Sombres récits qui ne s'énonçaient plus depuis déjà trop de temps. Peut-être aurions-nous dû en parler. Peut-être aurions-nous dû perpétuer l'héritage ancestral. Peut-être aurons-nous à le faire. En attendant je me trouvai devant cette porte scellée, la clé ouvrant cette dernière au creux de ma main. J'engageai l'objet dans la serrure, enclenchant alors la poignée. A l'abris de tout regard dans ce sas assombri et vaste, je pénétrai dans la pièce. Elles étaient là, toutes sur leur piédestal respectif. Il y en avait sept, dont toutes sauf une étaient vides. Passant un à un auprès de ces blocs de pierres esseulés, j'en vins au sixième, m'arrêtant devant les bras croisés. Un long soupir, puis un large sourire, et ma main s'approcha du but à atteindre. « Ça faisait longtemps, mais ça y est, quelqu'un est venu pour toi. » Serrant les mâchoires, je m'emparai rudement de cette bandelette qui devait lui être étouffante, frôlant alors ses écailles épineuses à travers le fin tissu. M'attendant alors à me faire transpercer au moins la surface de la main, je tirai de toute mes forces d'une traite pour faire tomber cette mystérieuse masse pourtant si célèbre au sein des grands sabreurs du pays de l'Eau. Pourtant rien. Pas même un bruit lourd sur le sol. L'amorti fut alors évident lorsque je vis ces épaisses piqûres installées par terre. Et, finalement, je surpris ces étranges grognements légers résonnant dans cet appartement poussiéreux. Ce frisson qui la parcourrait, je le sentis jusque dans la paume de chacune de mes mains, elle qui faisait vibrer jusqu'au bandage qui la retenait. Bon ou mauvais présage, je me mis à la tracter au dehors, enfin depuis plusieurs années.
* * *
La salle du Conseil était prête. Samehada encore frétillante et bruyante -ce qui était une première- exposée au milieu de la table, semblant encore trop sage. Tentant tout de même de me concentrer, je m’assoyais dans l'un des sièges, affalée, glissant mes jambes sur la surface plate juste en face. Une feuille dans les main, je regardai alors celle-ci avec attention. Kyūryū no Hanzō. Comment rester de marbre lorsqu'un nom pareil ne peut qu'égayer la curiosité ? Il était donc revenu. Il avait enfin fait le chemin. Il allait la reprendre. Si seulement il s'avérait être à la hauteur, et il n'en serait autrement pour qu'il récupère ce qu'il revendiquait.

Tetsuko nous avait tous informé et j'avais donc été chargée de sortir Peau de Requin de la tanière. Après tout, enfin pourrait-il s'exploiter au grand jour. Nous n'en demandions pas moins, mais il était hors de question qu'elle atterrisse dans des mains indignes d'elle, de la Confrérie. Le jeune homme était pourtant resté très vague quand à cet homme qui allait venir les défier dans leur propre dojo, et dans les règles de l'art. Il passerait dès lors devant le Gardien et seulement s'il parvenait à faire ses preuves le Conseil le recevrait. Alors reposant la feuille sur la table, je me redressai et basculai mes jambes à terre. Les yeux rivés sur la grosse épée grommelant, je me levai finalement et quittai l'auditoire encore inoccupé.
* * *
Installée dans cette tribune placée de telle sorte à ne rien manquer, une place de choix, réservée aux maîtres des lieux : Les Sabreurs. Le regard vaquant d'une tête à l'autre, je n'avais même pas prêté attention aux spectateurs intrigués par l'occasion. Il était vrai que ce n'était pas tous les jours que l'on se mettait à défier le Gardien, et la Confrérie en globalité. Mais la cause était noble et nous savions tous distinguer une menace d'une opportunité. Il était une opportunité. De par ce chemin en commun, je le savais bien évidemment apte, pourtant rien ne garantissait sa place parmi nous, et encore moins avec la dernière épée en notre possession. Silencieuse, je tapotai de l'index sur la barre devant moi, mon visage avancé sur celle-ci. Mes prunelles sur les deux adversaire. L'un ayant presque le double de l'âge de l'autre. Cela avait presque une note comique. Du moins un rire que je me gardai bien d'avoir lorsque le simple Ojisan résonna depuis le tatami. Pour un comble, il ne manquait plus que ça. Un affrontement qui s'avérerait pour le moins intéressant. Donneront-ils tout malgré leur lien de parenté ? J'en serais bien déçue s'il en était autrement.

Maintenant le coude gauche adossé sur la barrière, le menton délicatement au cœur de ma main, je les observai toujours. Mais plus encore, je tentai de desceller le grand gaillard. Je voulais comprendre, pour mieux le mettre à l'épreuve lors de l'entretien, s'il réussissait face à la pie. La vipère sifflante, il était impensable qu'il s'en tire si facilement. Puis, soudainement, je tournai la tête sur le kunaï explosif, inquiète des dégâts collatéraux qu'il pourrait commettre, et je soupirai de mécontentement. « Ben voyons... Détruisez le dojo nous serons avancés. » Décidément peut-être qu'ils ne plaisantaient pas, et ce n'était tout de même pas pour me déplaire de ce spectacle. Regard approbateur ou objurgateur, une chose était évidente, c'était que dans le regard du jeune Yuki on pouvait lire la détermination. Et peut-être même presque autant que dans celui du Torrent.

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Mar 19 Sep 2017 - 14:40

« Gros poissons dans une petite mare »




Il y avait certainement du beau monde dans les coulisses de cet événement mais le Torrent n'avait aucune pensée ni aucun regard pour la populace qui épiait leurs faits et gestes. Il aimait généralement impressionner mais ici l'enjeu était trop grand pour qu'il en vienne à essayer d'épater la galerie. Toute son attention était concentrée sur son filleul et sa lame divisible, qui n'allait pas le ménager.

Pourtant son rythme cardiaque était stable, comme celui d'un homme endormi, même dans un affrontement intense comme celui dont l'enjeu jugerait si oui ou non ils allaient tous connaitre le flot ravageur de la Cataracte. Il avait déjà défait le voleur de Peau de Requin dans un pays lointain après un combat qui avait changé la topographie du terrain et la seule preuve de ceci était un grand lac qui resterait le témoin aqueux de la détermination sans bornes du Jônin quand cela concernait son bien le plus précieux.

« Voilà une invitation intéressante, Kasanagi. »

Dans son ton, il impliquait avec le sobriquet la raison tacite et connue de beaucoup du comment de l'obtention de sa propre Déchireuse. Un oncle déchu pour parvenir à l'objet de ses désirs, un kunaï transperçant la chair pour atteindre un but loin d'être métaphysique mais bien rattaché à la réalité au moyen d'une arme centenaire. Le fait qu'il vienne à en sortir un illustra bien le propos tenu ici, bien qu'ils étaient dans une situation différente et malgré qu'il fut au courant des actes de l'enfant terrible de Kiri, il n'éprouvait ni peur ni crainte. S'il devait faillir, alors soit. Cela n'indiquerait que son incompétence à la manier.

Le bleu céleste de ses iris allant examiner le kunaï adjoint d'une note détonnante sans pour autant perdre la globalité du portrait de son affilié par l'hérédité de leurs familles entremêlées. Il se moquait doucereusement de leur relation, de ce qu'il lui avait appris jadis et le maître du Kenjutsu ne put retenir un rictus à l'énonciation de ce passé si cher à ses yeux.

La danse, comme il l'avait nommé plus tôt, reprit. L'arme de jet rentra d'où elle était sortie et il reprit l'ascendant via la génératrice de chakra en usant à nouveau de ses aptitudes contre son aîné.

C'est sous la forme d'épines qui évoquaient la couleur de la crinière du Requin qu'il alla tenter cette fois de le transpercer de toute part. Bien conscient de ce qu'il s'apprêtait à faire, il glissa sur le côté pour esquiver les aiguilles qu'il savait assez dangereuse une fois incrustées sous la peau, glissant sa main le long de son pantalon noir de jais aux poches nombreuses pour sortir de l'une d'elles deux shurikens, qu'il lança instantanément dans l'axe entre lui et le jeune homme. Prévoir, anticiper. Il n'avait rien oublié. Ce que cela pouvait être jouissif pour la Bête Batarde de profiter de ce moment pour jauger les nouvelles aptitudes du prometteur Chûnin.

La première étoile d'acier s'entrechoqua avec la pointe du kunaï et le dévia, arrêtant sa course, tandis qu'il continuait de s'approcher du public sans reculer pour autant, dans un jeu de jambes agile.

La seconde coupa le fil rattachant le papier explosif et le projeta dans une partie du public à l'opposé d'où il se tenait, bien qu'assez loin pour ne pas l'affecter lui-même, ni Tetsuko d'ailleurs. Là où se tenait un Yuki à la chevelure brune. Il aurait pu diriger le souffle vers l'enfant qui avait perdu son innocence, mais il comptait bien passer cette épreuve avec le respect dû à ce genre de rites tribaux.

« Tu retournes les enseignements contre celui qui les dispense, hein.. »

En même temps qu'il venait de parler, il avait encore avancé d'un mètre. Et encore une fois, il avait vu se mouvoir les labiales fissures de son faciès. L'analyse suivait son cours et confiant mais pas aveugle, les quatre mètres qui les séparaient faisaient jouer leurs ombres dans un mélodrame joyeux, l'obscure clarté du dojo illustrant la mélodie vengeresse de l'Eau qui vient s'écraser contre l'Acier.

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Mar 19 Sep 2017 - 16:50
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Une tension sauvage commençait à caresser la colonne vertébrale de Kasanagi tandis qu'il jouissait de ce moment. Et la bâtisse ? Qu'importe, il n'était pas l'heure pour le Gardien de prendre soin de son Dojo. Aujourd'hui, il n'était pas un Sabreur, il n'était pas un kirijin, qu'importe ces sobriquets usuellement portés, en ce jour, il ne s'identifiant qu'à une seule tâche : Celle d'être un Rempart.

Ses cheveux voguaient dans l'air tandis qu'il encaissait la douce brise de l'explosion. Ce combat était loin d'être une lutte sauvage où les deux belligérants s'entretuaient dans une bagarre aussi agressive qu'idiote. Non, il y avait bien trop d'honneur, bien trop d'enjeu et de respect pour simplement croiser le fer pour le plaisir. Aux yeux de la pie, cette rencontre n'était guère une ripaille festive où la graille et l'alcool coulent à flot, non. C'était un repas raffiné où il pouvait se délecter de chaque morceau cuit à point et où c'était une qualité noble qui prenait dessus sur un appétit gargantuesque.

La Bête ne reculait guère, bien au contraire, à chaque action de Tetsuko, l'oncle faisait un pas de plus vers sa destination. Quatre mètre ? Ça fera l'affaire. Insufflant une lampée d'air dans ses poumons, la pie reprenait son assiduité réarmant de nouveau sa manœuvre. Quiconque dans l'audience pouvait se rendre compte à ce moment même que l'impulsion que le Gardien donnait dans sa lame n'était pas la même. Il malaxait son énergie et celle de son épée, et ce sont de fines vaguelettes bleutés qui commençaient à se dessiner sur un fer qui ne pouvait contenir une telle énergie.
« Ce coup-là, je l'ai appris tout seul. Hiramekarei... »
Murmurant de nouveau sa psalmodie, ses bras se crispaient et c'est dans une animation horizontale que la détonation de Chakra se fit ressentir. Une masse anormalement éminente de Chakra avait enveloppé les jumelles qui allaient rencontrer bientôt le corps du Chef Bâtard. Un œil vif reconnaîtrait une forme s'apparentant à un marteau, un œil prudent reconnaîtrait la dangerosité de l'attaque. Il n'y avait pas ici de doute, se prendre cette attaque de plein fouet ou tenter de la parer n'étaient pas des moyens envisageables pour quiconque souhaiter vivre longtemps. Lui qui se targuait d'être calme aujourd'hui, le voilà qu'il perdait le contrôle.


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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Mar 19 Sep 2017 - 18:11, édité 1 fois
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Mar 19 Sep 2017 - 18:02

« Gros poissons dans une petite mare »




Le fossé entre eux s'était irrémédiablement -au moins pour un temps- réduit. Orienté à la droite de son cadet et laissant l'axe entre la Pie et les grandes portes dorées du dojo libre tandis qu'il se tenait dos au public et toujours face à son opposant journalier, Hanzô savait que s'approcher ainsi avait du bon pour accomplir sa mission mais pas que, puisqu'il se trouvait la potentielle victime d'un coup d'Hiramekarei bien senti. Il connaissait les formes qu'elle pouvait adopter et se mettre dans son champ d'action était risqué et téméraire, prouvant bien sa ténacité quant à retrouver la Belle aux Écailles.

La prochaine offensive se voulut bien plus féroce que les deux précédentes qu'il avait pu esquiver en lisant dans son jeu ou par la simple vitesse dont il était pourvu. Cette fois la Sole-Limande se pourvut d'un manteau brutal qui visait à broyer et écraser, un amas de chakra qui en disait long sur le potentiel de Tetsuko la pourvoyant d'une portée que son seul métal n'aurait jamais atteint.

Il avait donc le choix, parer ou essayer d'esquiver pour garder la distance courte, ou abdiquer pour un court moment et revenir plus puissamment à la charge. Hanzô n'étant point stupide il n'insista pas et ne recourut pas non plus aux arcanes aqueuses dont il était le maître incontesté, même en ces murs où il était commun de voir cette affinité se révéler chez les plus jeunes lors du test de la feuille. Son propre épisode lui revint en mémoire sans déstabiliser sa concentration tandis qu'il se préparait à réagir une fois l'épée changée en vantail surdimensionné.

Sa réaction fut la meilleur qu'il pouvait, ne faisant pas l'insulte à Tetsuko de croire et d'essayer de parer la masse énorme avec un simple katana de faible envergure malgré sa propre technique, reculant d'un bond pour revenir à son placement initial, perdant ainsi le terrain qu'il avait gagné. Pourtant, il ne se rendait pas, loin de là. Il venait simplement de prendre de l'élan.

« On dirait que le gamin que j'ai laissé est devenu... Autre chose. »

Un homme ? Un Épéiste accompli ? Une personne indépendante qui n'avait plus besoin de son paternel, de son oncle ou de l'ombre d'une Épée pour exister ? La question était en suspension dans l'air tandis qu'à nouveau, il approchait avec une petite idée derrière la tête. Cette fois, il avait un plan. Cette fois, rien ne l'empêcherait de franchir cette ligne bien réelle mais pourtant fictive. L'approbation de Kasanagi lui-même sans passer par son rôle de Gardien ne serait qu'un plus, bien que loin d'être moindre, dans sa marche forcée vers Peau de Requin. Ou peut être l'avait-il déjà... ?

« Ne te retiens plus, saihyou. » [ tr ♦ brise-glace ]

Il avait prononcé avec fierté son surnom de toujours, celui-là même qu'il était le seul à usiter pour son filleul. Le Brise-Glace, rapport direct avec son acte contre le porteur Yuki et son histoire triste mais ancrée dans le réel avec le puissant Clan de Kiri.



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Mar 19 Sep 2017 - 18:55
...


Autre chose ? L'oncle avait-il espéré que le filleul demeure jeune et totalement inexpérimenté ? Kasanagi comprenait la nuance de cette réplique et c'est donc avec une satisfaction certaine qu'il présentait une face peu commune : Il était heureux, tout simplement. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas su apprécier une joute à sa juste valeur, purifiée de toute mégalomanie et de désir morbide. Certes, il animait cette violence qui l'habitait, mais le gamin en restait totalement conscient, manipulant cette émotion afin qu'elle lui soit utile au combat et non un fardeau handicapant.

Le jeune avait donc présentement abattu toutes ses cartes, il ne lui restait plus qu'à les reprendre et à mélanger le paquet de nouveau. Il n'était plus question donc de démontrer ses facultés physiques. A présent, c'était sur le mental et sur un coup de poker que ça allait se jouer. Mais il n'était pas dupe, il savait très bien que le shinobi expérimenté jamais ne foncerait à tête baissée en pariant sa vie. Samehada, cette rose épineuse avait sa valeur, il comptait bien donc lui faire payer le prix. Il était donc prévu de jouer sur le côté imprévisible de sa cousine, Hiramekarei, de prévoir les mouvements du Torrent, de le rendre confus et de le surprendre en fonction de la situation.
« La nageoire ? La queue ? Les arêtes ? Quel morceau vous sierra mon oncle ? Allez, venez donc vous faire câliner ! »
Il le narguait volontairement de la situation. Trop confiant devenait l'apprenti qui avait pu goûter un seul instant au plaisir de le faire reculer et c'est donc naturellement, de son esprit encore trop immature, qu'il s’insufflait de confiance allant jusqu'à bomber le torse. Arrogant ? Oui. Absurde ? Non. Son épée réarmée, il n’allait pas simplement se reposer sur ses lauriers. Il avait à présent son plan en tête qui était modulé en fonction des mouvements adverses. S'il faisait front, le marteau le cinglerait. S'il tentait une approche latérale, la lame le trancherait. Et enfin, s'il ne se décidait pas, les cristaux lui feront bouger le cul. Il n'avait pas Samehada pour l'instant, il était donc venu pour la pie de profiter de cet instant délicieux.
« Allez ! En garde espèce de vieille pute dégarnie ! Je vais vous découper le gras du cul, ça vous fera ça de moins à trimbaler ! » répliquait le Chûnin qui usait des palabres qu'il partageait jadis avec son maître d'armes.

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Mar 19 Sep 2017 - 19:44

« Gros poissons dans une petite mare »





Hanzô ne put encore une fois réfrener un sourire sincère à l'audition des deux phrases lui étant adressées. La première étant une invitation à la débauche que son recul lui avait inspiré, car il avait repris le contrôle de la situation et du terrain et la suivante un clin d'oeil à un passé révolu qu'aucun des deux n'avait oublié. Des réminescences qui étaient pour l'un des moments de joie, rare épisodes dans une anamnèse agitée, et pour l'autre les derniers jours d'une enfance qu'il perdit à un coût que certains auraient pu juger astronomique mais que Tetsuko dût payer pour devenir à peine ses quatorze ans passés un jeune adulte.


« En garde mon lapinou ou tu vas te faire tailler le zizi en pointe ! Allez ma petite cousine, secoue-toi un peu les nichons ! »

Jouant son jeu en brisant le solennel de la situation par des maximes entraînant chez certaines personnes des sourires et d'autres de l'incompréhension, il contracta les muscles de ses membres inférieurs prêt à combler la distance qui le séparait de son neveu et la ligne qu'il défendait comme un chien de garde dont les crocs salivaient d'un sang qui était aussi partiellement le sien.

Il se remit à se décaler et prit la tangente tout en approchant dangereusement de Kasanagi. En une seule seconde, il avait parcouru la moitié du chemin. C'est à ce moment-là que le Chûnin se mit en branle mais cette fois les yeux d'Hanzô n'attendait que le simulacre lié à l'utilisation de Hiramekarei.

Ses lèvres bougèrent alors. Point besoin d'entendre, la lecture labiale suffit à déchiffrer son prochain mouvement, l'un des trois qu'il avait déjà vu. Ce serait le tout pour le tout, il devrait jouer sur son avantage et la prévision. Quand la lame de chakra, qui visait cette fois plus bas pour toucher contrairement à la première, vint à s'approcher, il était déjà en l'air et le Torrent se servit d'elle comme d'une marche. Prenant appui aisément comme s'il avait fait ça toute sa vie, ce qui était proche de la vérité, il se propulsa à une vitesse telle que l'air vint presque siffler autour de lui, avalant les mètres assez vite pour surprendre même le Chûnin sur ses gardes.

Quand il atterrit, ses deux pieds avaient franchis la ligne et le défi était donc remporté. Cependant, si proche de Tetsuko, il était maintenant à sa merci en cas d'attaque.

« Es-tu satisfait, Gardien ? »

Un air de patriarche sur ses traits, mêlant fierté paternel et contentement d'avoir évité l'échec, il se tourna vers le brun et posa sa main sur son épaule en l'enserrant dans sa totalité, prolongeant le contact physique quelques secondes. Au loin malgré les gens qui s'étaient mis à parler un peu, il la sentait, proche, maintenant agitée. Le chakra de Hiramekarei avait réveillé son appétit, son instinct de chasseuse. Il devait être si difficile pour elle de rester en place...




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Mar 19 Sep 2017 - 20:04
...


Le bras encore tendu, son épaule empoignée, il ressassait ce court moment. La Bête n'avait pas eu besoin de rugir pour bondir sur la lame tel un félin usant du terrain pour atteindre le dos de sa proie. Le Torrent méritait bien son nom, et c'est donc avec un sourire en coin que le neveu acceptait sa défaite. Il avait réussi l'épreuve, sans surprise, sans effusion de sang. Hanzō était donc bel et bien de retour et il avait emporté avec lui sa fougue et son agilité légendaire. À n'en pas douter que la seconde épreuve ne serait qu'une formalité, même si Kasanagi était totalement ignorant quant à la nature de celle-ci.

Toujours de dos à lui, partageant un regard apaisé avec son ainé, il n'eut pas besoin de mot pour répondre à son interrogation. Un signe positif de la tête suffisait, oui, le Gardien était satisfait, et même heureux. La défaite a parfois ça de beau d'être rassurante et relaxante. Il aurait pu regretter que l'exercice ne fut pas si long, mais qu'importe, il savait très bien qu'il n'avait pas besoin d'attendre qu'il perde Samehada une nouvelle fois pour pouvoir jouter avec son oncle de nouveau.

Et tandis que le Jônin marchait vers sa prochaine destination, Kasanagi restait planté là, devant la ligne-rivière, à contempler son fer. Il n'était pas encore à la hauteur de son épée. Le souvenir encore frais du Torrent qui avait le regard perché sur ses lèvres lui indiquait clairement la raison de sa défaite. Il n'avait pas eu besoin de prédire le futur ou de courir un réel risque, il avait simplement profité de la faille qui se dessinait dans la stratégie de Tetsuko. Jeune, encore novice, il n'arrivait tout simplement pas encore à produire une transformation de son épée digne de ce nom sans invoquer oralement son nom et ordonner l'action. Tel était le préjudice, tel était le prix de son infériorité. Mais bien que surclassé, il ne doutait pas un seul instant, le regard rivé vers la silhouette de son maître d'armes, qu'un jour il serait lui aussi en symbiose totale avec son épée.
« Je ne sais pas ce que mes sœurs te réservent, juste, sois prudent Ojisan'. » priait le Chûnin à l'homme qui était déjà trop loin pour l'entendre.

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Mar 19 Sep 2017 - 20:39
J'avais quitté l'épreuve avant son verdict. Il ne fallait pas être devin pour savoir ce qu'il adviendrait de cet exercice. Pourtant j'étais satisfaite de cette dose de combativité, d'adrénaline et de détermination. Intéressant échange qui finalement en avait révélé bien plus que le simple but d'un homme désirant obtenir ce qui lui revenait. Les préparatifs devraient être achevé lorsque le torrent viendrait à passer les porte de la grande salle commune de la Confrérie. Poussant alors cette dernière, je soupirai longuement, d'un air faussement las, et je m'adressai à ma consœur, sept. « Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ? » La blonde marchait dans mes pas tandis que j'avais simplement tourné le visage d'un tiers pour la regarder du coin orbitale. Le petit sourire trahissait une certaine bonne humeur, après tout nous serions au complet.

Ma main poussa la porte et je retrouvai la pièce comme je l'avais laissée un peu plus tôt. La table, le papier, et en son centre Peau de Requin enveloppée dans sa prison. La différence, pourtant, était notable. Une atmosphère étrange qui se dégageait de l'épée esseulée. Jamais encore je ne l'avais vue ainsi. Elle s'agitait. Elle ronronnait d'un grognement constant et semblant supplicateur. J'haussai un sourcil, tentant de comprendre, mais contournai seulement son estrade avant de me placer, assise de l'autre côté de la surface boisée. « Samehada n'en semble pas indifférente en tout cas. Tu l'avais déjà vue comme ça ? » Ressentant jusque des vibrations sur la table, je me relevai aussitôt en soupirant de dédain. Me tournant alors vers l'un des placards collés au mur, je sortis de là une grosse boîte renfermant l'encre et les aiguilles qui avaient permis à la Confrérie de se souder dans le sang, dans la marque de chacun de leurs tatouages. Je la déposai délicatement sur la même planche à pieds sur laquelle tremblait le requin. Pour moi tout était probablement joué, pourtant cette malle pourrait toujours rester scellée sans espoir d'être utilisée.

Relevant la tête lorsque l'épée vacante poussa un crissement étrange, mon attention fut immédiatement captée par cette porte qui avait été maniée peut-être trop de fois en ce jour. « Bienvenue dans la salle du Conseil, Hanzô du Torrent. » Sans aucune félicitations, j'avais largement préféré laisser Shiori pour ce genre de chose, ou peut-être jouerait-elle, comme moi, la carte de la modestie pour ne pas tourner autour de ce qui était évident. Quitte à en être que moins sympathique. Mais après tout nous n'étions pas réuni pour en être. Ce fut dès lors que je repris place sur un bout de la table, alors que même Samehada avait décidé de se calmer subitement. Un regard sur mes interlocuteurs, plus enclin pour l'une que pour un autre. Les bras se joignant, mon expression changeant pour un faciès plus amusé et présomptueux que jamais. Le toisant simplement, le sourire aux lèvres, un moqueur comme souvent, je repris mes mots. « J'espère que tu comprends que c'est bien beau de relever un défi, semble-t-il fait pour toi, mais encore faut-il que nous sachions jusqu'où tu serais capable d'aller pour elle. Et par extension... Pour les sabreurs. » Les émeraudes pleine de défi, pourtant au plus sincère je ne remettais pas en question ses capacités. Il était seulement nécessaire qu'il prouve alors par les mots, allant au-delà des actes, qui il était réellement.

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Mar 19 Sep 2017 - 21:33
Un pseudo combat. Une mascarade, voilà ce que c'était en réalité. L'impression d'un spectacle de comique alors que Kasanagi s'est laissé si facilement dominé. Lassée, ennuyée même, quand j'ai vu Ueno prendre le large, je n'ai pas résisté à l'envie de faire de même. Suivant la numéro cinq sans dire un mot au début, alors qu'on se dirige maintenant vers la salle du conseil. Je redresse un peu la tête quand elle prend la parole et j'hausse les épaules. "Ennuyeux ?" Soufflais-je doucement, dans une question, me demandant pendant un instant si peut-être elle pouvait penser la même chose que moi. Ce dont je doute en réalité. Elle, si fan des combats, si, passionnée par le sang. Je ne sais même pas si j'oublierais un jour ce que j'ai pu voir dans les bas fond de la tour du Mizukage, quand elle s'est laissé aller à lécher le sang du Yuki, mon ennemi. Enfin, ce n'est pas réellement la question à cet instant précis. "Kasanagi est pitoyable. Il ne se donne jamais à fond quand il connait la personne en face de lui. Il lui a facilité la tache. Alors, c'était un combat perdu d'avance. Enfin, si on peut réellement appelé ça un combat." Critique avec mon partenaire et colocataire ? Oui et pas qu'un peu. Mais j'avais réellement pu constaté que face à une personne à qui il tient, il est incapable de dévoiler son plein potentiel, alors à cet instant, il n'avait fait que jouer. Pour amuser peut-être le public, je n'en sais rien. Mais donner ainsi une épée si facilement, parce que le jeune connait le plus ancien. C'est du n'importe quoi.

Fermant la porte derrière moi une fois celle-ci franchit, je fixe l'épée en son centre et penche un peu la tête. "Non, jamais, mais je suis l'une des plus récentes dans le clan, du coup, je n'ai pas vu tant de chose que ça sur les épées." Rappelais-je à la propriétaire de Dokueki. Ainsi, Samehada, je ne l'avais jamais réellement vu en activité, alors je ne pouvais pas réellement juger, comme peut le faire ma consoeur à cet instant. La suivant du regard, je la laisse finaliser l'installation alors que je vais prendre place sur l'une des chaises présente à côté de là, où Ueno était précédemment assise. Il ne faut d'ailleurs pas attendre bien longtemps avant que l'homme du jour ne franchisse la porte d'entrée. Posant mon regard sur lui, je laisse ma soeur d'arme l'accueillir alors que je me contente d'un simple mouvement de la tête pour le saluer. M'accoudant à la table pour le détailler un peu plus du regard. Me questionnant quand à savoir si ce que j'avais pu observer pendant cette mascarade était réel ou non. Un oeil vif, des réactions et une analyse rapide, chose importante. Mais est-ce que cela peut suffire ? Surtout, quand on sait que l'on a été abandonné par des frères bien trop facilement. Yasuhito, pour le coup, me revint en mémoire, lui qui était supposé être mon sensei... Posant mon menton sur ma main, je souris un peu, en entendant les propos de la numéro 5. Une pensée commune sans concertation ? Cela montre une certaine cohésion entre nous... Aussi fausse puisse-t-elle être. Je me permets alors de prendre la parole derrière elle. "Alors, quelles sont tes motivations ?" Soufflais-je doucement. "Et surtout..." Changeant alors de position, je croise les bras sur la table devant moi. "Pourquoi toi et pas un autre ?" Qualité, défaut, exprime nous qui tu es dans ton entièreté, ce qui te rend différent des autres. Montre nous ton désire, ton envie de possédé cette épée comme elle, semble vouloir t'avoir.


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Mer 20 Sep 2017 - 1:20

« Gros poissons dans une petite mare »




Il avançait maintenant vers son destin au milieu d'un couloir assez large et haut pour en abriter trois comme lui, malgré sa carrure large et son mètre quatre-vingt-dix passé. Il n'avait pourtant pas d'yeux pour les peintures et les parures, bien trop obsédé par ce qui l'attendait après la porte entrouverte d'où surgissait une lumière lancinante, presque hypnotique. Seul ses pas résonnaient maintenant dans le silence mortifère du Grand Dojo, et ses seules pensées étaient pour Elle et pour Lui. Elle, sa lumière dans la nuit. Lui, son protégé, celui que Gattsu avait chargé d'éduquer pour en faire ce que leur lignage exigeait. Pour qu'il puisse affronter ce monde hostile, car il n'avait malgré sa puissance et ses qualités de shinobis que quatorze pauvres automnes. Bien qu'il avait été marqué par le temps et ses frasques, Tetsuko restait un adolescent qui avait beaucoup à apprendre.

Certains pouvaient penser qu'il n'avait pas combattu à son plein potentiel, et c'était le cas. Ici, aucun artifice, aucune technique Ninjutsu ou autres arcanes n'avaient été mises en avant. Seul le talent de réflexion et de connaissance de l'adversaire. Peut être qu'il avait déjà gagné en passant les portes du temple mais le goût de ce qui arrivait n'en était pas pour autant plus fade. Le Gardien avait gardé, et le prétendant avait prétendu à hauteur de ce qui était attendu. Ils ne verraient pas son hémoglobine couler aujourd'hui.

Bientôt, Hanzô du Torrent arriva dans la pièce, et c'est à ce moment précis que le bleu céruléen de ses yeux se posa sur Samehada, enrobée de son habituel ornement de bandages, enserrant ses écailles pour la rendre plus frêle qu'elle n'était. Mais déjà, à sentir son véritable maître dans la pièce, elle frétillait et ses excroissances se faufilèrent bien vite hors du linceul pour découvrir ô combien elle était joyeuse, bien qu'ayant à se faire pardonner.

Il n'avait rien oublié. Rien. Mais pour l'heure, avant de s'expliquer avec elle, il devait s'affirmer devant les deux femmes du Conseil improvisé.

D'un signe de la main et en malaxant un peu son chakra sans utiliser de signes incantatoires, il la calma, lui signifia qu'il était là maintenant. Qu'Elle n'avait plus à trépigner. Qu'Elle devait faire preuve de patience. Peu à peu, elle arrêta de bouger, pour seulement ronronner.

L'homme à la toison ciel écouta ce qu'elles avaient à dire, chacune. Sans dire mot. Sa posture démontrait son assurance, ses bras croisés la fermeté de sa resolution, ses longs doigts tapotant son avant-bras, comme s'ils mimaient une mélodie. Un requiem ?


« Vous semblez connaître mon sobriquet, soit. Je n'ai pas l'honneur de vous rendre la pareille, au moins pour l'une d'entre vous. »

Il envoya son regard d'un bleu aussi acier que celui forgé dans les tréfonds de Tetsu sur Shiori, puis continua en exhalant calme et peu voir plutôt aucune animosité.


« Je pense comprendre et je ne donnerais pas Samehada au premier venu. Jusqu'où je serai capable d'aller pour elle ? J'ai traversé le monde pour m'en montrer digne, pour pouvoir apprendre et un jour retrouver son manche dans le creux de cette main. »

Il lâcha du regard les deux Kirijins en regardant un instant les lignes forgées et la pléaide de balafres cicatrisées sur le derme de sa paume.

« Pour ce qui est des Sabreurs, je ne puis m'avancer trop sans passer pour un manipulateur, je n'ai jamais fait partie de cette confrérie, même à l'époque où Elle était mienne. Toutefois j'ai toujours été fidèle à Kirigakure et apte à me salir les mains, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour votre Confrérie. »

Hanzô pesait ses mots mais il semblait honnête, du moins sincère. Quand il avait prononcé ce 'Elle' toutefois, il paraissait presque content. Pas de sourire ni d'expressions faciales trop prononcé. Juste le sérieux d'un homme qui jouait l'accomplissement de son objectif principal.


« Je ne suis motivé que par une chose ; récupérer Peau de Requin. Ceci fait, je pourrais m'atteler à la tâche entamée avant mon départ, rendre Kirigakure plus forte. De toutes mes expériences passées, et mes voyages j'en tire la leçon suivante ; nous devons nous préparer. Les Hommes deviennent fou, ou ils l'ont toujours été. Je ne sais pas. Reste que je suis la personne qu'il vous faut, pour répondre à votre dernière question. J'en sais beaucoup sur le Yuukan, sur les Épées, sur cette métropole que j'ai fondé de mes mains après avoir purgé les terres qui l'abrite. Pour finir, ce serait être aveugle de voir qu'il faut aussi prendre en compte l'avis d'une dernière personne qui a son importance... »

Pour confirmer son propos, il raviva un temps son chakra et les ronronnements devinrent presque des cris. Le lien était si fort à ce moment-là qu'elle se mit à se mouvoir et à essayer de tomber de la table pour rejoindre le Torrent, qui ne put s'empêcher de sourire comme un enfant, sans s'en cacher. Bientôt, jolie prédatrice.




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Mer 20 Sep 2017 - 15:15
Elle semblait différente. Le regard rivé sur la jeune femme, je l'observai dans cette réflexion, et visiblement elle était loin d'être satisfaite. Je la comprenais d'une part mais après tout, Tetsuko n'était encore qu'un enfant, il n'était que cette petite pie qui devait s'entraîner à voler pour ne plus tomber. Et l'épisode dans la bibliothèque me revint en plein visage. De paire, les mots du chef Yuki avouant ses méfaits me firent serrer le poing. Voilà ce que m'inspirait la blonde alors que je m’efforçai de détourner les pupilles insistantes pour réétudier le candidat du jour.

Il était indéniable que cet homme avait une main mise sur l'épée. Une évidence. C'était presque impressionnant, et même pour moi qui avais déjà pu apercevoir Peau de Requin dans ma jeunesse, je ne l'avais pas vue ainsi. Venant poser ma main en la claquant sur la bandelette que j'avais au préalablement tirée plus tôt dans la journée, je tentai de la retenir, qu'en un petit bond puissant, mes doigts glissèrent sur le côté. Un lien incontestable. Alors qu'il plaça cette main devant lui, je demeurai méfiante. Elle se calma. Par un coup de maître sa présence avait apparemment réussi à calmer les bruissements incessant de l'épée. Attentive, je me laissai prendre au jeu de ses mots. Du moins pendant un temps. « Lorsque tu l'avais ? » Une faille à exploiter. Je lançai un regard au seuil du complice à ma coéquipière. Et d'un geste décontracté, je m'affalai sur mon siège avec un large sourire mesquin, presque carnassier. « C'est vrai, comment oublier que même si tu as passé tant de temps à lui courir après, tu l'as surtout perdue. » Je laissai ma phrase en suspens, et mes yeux agrippé aux siens, comme provocatrice. Je mettais à l'épreuve sa ténacité d'esprit. « Il ne faudrait pas que ce fâcheux événement se réitère, Hanzô. » Toujours défiante, je perdis mon sourire aussitôt pour une mou plus expressive de la déception qu'autre chose et je soupirai. « Alors c'est la dernière fois que je te poserais cette question : Qu'es-tu prêt à faire pour Samehada ? Et sois convaincant. » Un ordre des plus cinglants, accompagné d'un regard si glacial qu'immédiatement j'avais décidé de changer de méthode. Fini les belles paroles. Connu ou non, passé ou présent, il était question de cette ultime place qu'il prétendait mériter.

Un sursaut me prit lorsque la belle écailleuse sous ses tissus acérés se remit à agiter sons et mouvements. Me redressant un peu plus pour observer cette scène, je ne pus qu'admettre au fond de moi que ces modalités n'étaient que mondanités. Mes mots perdaient même toute crédibilité devant cet animal qui ne demandait qu'après son maître. C'était sûrement inutile de vouloir s'interposer, dans un sens il était probable que si ça tournait mal il s'en aille avec sa douce. Légitimement. Si Shiori, de son côté, semblait bien plus ombrageuse que moi, je n'oubliais pas. Épreuve ou non, je savais ce qu'il valait à l'époque, et sans son dû. Alors je me tournai vers le numéro sept pour finalement lui chuchoter, profitant du vacarme de Peau de Requin pour que le prétendant n'entende pas, ou peu. « Je crois bien que nous n'avons finalement pas vraiment notre mot à dire. Il faut se rendre à l'évidence. Et crois-moi, je ne l'avais jamais vue ainsi, d'aussi loin que j'ai pu côtoyer anciens et nouveaux sabreurs de notre pays. »

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Jeu 21 Sep 2017 - 0:02
Les bras croisées sur le bois devant moi, mes pupilles restent rivée sur cet homme, cet inconnu. Du moins pour moi. Je suis visiblement la seule à ne pas le connaître, à ne l'avoir jamais rencontré, en même temps, ce n'est pas plus mal, même s'il tente de me faire passer pour une impolie en précisant clairement que je ne me suis pas présentée. Je penche alors un peu la tête sur le côté, souriant un peu. "Ainsi, tu viens ici, sans te renseigner sur nous ? Tu penses que parce que tu connais Tetsuko et visiblement Ueno également, tu seras accepté au sein de notre confrérie, si facilement ?" Je tourne la tête vers Ueno, laissant entendant un petit rire. "Pense-tu réellement que l'on a besoin de me présenter Ueno ? N'ai-je pas, justement assez fait parlé de moi ces derniers temps " Questionnais-je alors la numéro cinq pour faire comprendre à l'homme devant nous, qu'il venait clairement de commettre une erreur en ne sachant pas qui je suis. S'il ignorait mon nom à moi, qu'en était-il pour Arukisa ou encore Yuri voir même Asura qui est pourtant l'un de nos représentants comme l'est Ueno. S'il ne connait même pas le nom du membre des sabreurs qui fait le plus parler de lui, que devons nous en déduire à cet instant ? Je soupire alors. "Je suis Watanabe Shiori." Finis-je quand même par me présenter.

Je les laisses alors parler à tour de rôle et arque un sourcil en entendant les propos de la Nakamura. Perdue ? Il a perdu son épée ? Je le dévisage alors un peu. Comment il a pu faire ça ? j'avoue que je suis assez sceptique pour le coup. Je n'arrive pas trop à imaginer comment une chose pareil à pu arriver... Bon, en même temps, on peut prendre le cas du jeune Yuki qui s'est retrouvé avec ses épées confisqués par la Shodaime, mais là, c'est différent j'imagine... Surtout que l'épée est entre nos mains à nous... Mon regard se pose d'ailleurs sur celle-ci, bien trop agitée et bruyante. On aurait réellement du la laisser derrière et aller la chercher une fois la discussion finie. Surtout qu'au final, c'est juste un entretien pour le fun, parce qu'au final, la décision est déjà prise non ? Décidé depuis le début et on fait uniquement cela pour continuer la comédie que Kasanagi à commencée plus de dix minutes auparavant. Un semblant de respect de notre propre règle alors que tout est déjà joué.

Cependant, en entendant la tirade du bleu, je m'adosse à mon siège et laisse entendre un petit soupire. "En somme, ce n'est pas la modestie qui t'étouffe." Soufflais-je alors doucement avant de finalement me lever et m'approcher de l'épée. "Si en effet il faut prendre en compte l'avis de Samehada. Nous devons, nous, les autres sabreurs." Commençais-je alors en reposant mon regard sur le candidat."Être sur de pouvoir te faire confiance. On a eu trop d'abandons de nos frères. Nous voulons réellement être sur que comme nous, les six actuels sabreurs, tu tiendras la cadence." Un regard de défis, alors que je plante mon regard dans le sien, écoutant les mots prononcé par la noiraude en chuchotement, acquiesçant simplement sans dire un mot de plus, lui lançant le loisir de terminer elle-même cette mascarade.


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Jeu 21 Sep 2017 - 1:13

« Gros poissons dans une petite mare »




Visiblement les deux personnes du sexe opposé avaient snobé une partie de sa tirade, ce qui avait le don de lui faire arquer le sourcil. Était-il au moins pris au sérieux ? Il aurait été vexé et se serait fait entendre dans ce sens dans une situation différente mais ici il garda son calme, laissant leurs chances aux deux Sabreuses sans vraiment réagir ni tréssaillir aux accusations qu'elles proféraient. D'un œil extérieur, on aurait dit qu'elles ne cherchaient qu'à le faire partir du dojo. La blonde aux courbes chaloupées se rendait-elle compte de la perte qu'engendrerait pour leur Confrérie le Torrent s'il tournait les talons. L'ego était une chose, la perspicacité une autre. Elle le réprimanda sur le fait qu'il ne connaissait pas les Épeistes, mais n'avait de son côté aucune idée de qui elle avait en face d'elle. De ce qu'avait fait le Torrent, d'ô combien ses mains et son corps avaient été souillés pour que Kirigakure puisse naître de l'apocalypse des guerres claniques et tribales. Des bandits qui étaient tombés sous sa lame. Elle n'avait pas idée d'où venait son sobriquet. Des prouesses dont il était capable une fois réunifié avec Peau de Requin et la symbiose que le temps n'avait su effacer entre eux.

« J'ai eu Samehada quand j'étais plus jeune que Tetsuko, à une époque où je n'avais pas les jolis murs de Kirigakure no Satô pour m'abriter des nuits sans lune. Mais je ne vais pas me justifier pour mes erreurs passées. Certes, cela serait fâcheux, mais je ne suis plus ce jeune homme, autant qu'aucun d'entre vous n'est celle d'il y a dix ans. »

Il ne dégageait aucune animosité mais aucune tendresse non plus, prouvant son point par sa seule stature qui avoisinait les deux mètres du haut de ses getas, sa crinière relevée en mèches fluides.

« Demande-moi ce que je ne serai pas capable de faire pour elle, j'aurais moins de réponse à donner. »

Cela avait le mérite d'être limpide. Se trancher un membre était même une possibilité, car d'un bras, il les tuerait tous.

« Je n'ai pas eu l'honneur de te croiser, Watanabe. Cependant, j'ai cru entendre tes exploits et la réputation des autres membres de votre assemblée. Et je suis plutôt du genre à me faire un avis de moi-même. »

Il sous-entendait clairement le respect par l'appelation de son patronyme d'une main puis le reprenait de la seconde en restant si vague sur ce qu'il entendait par exploit. Faire fi des rumeurs, des on-dit, il l'avait toujours fait, pas question que ça change. Ses valeurs étaient certes parfois distordues, mais leur solidité était à toute épreuve.

« Je suis juste réaliste. Je ne peux prouver ce qui n'est pas tangible, sauf peut être en vous assomant de jolis mots, mais aucun ici n'est assez dupe pour céder à telles pratiques. Sachez seulement que je suis entièrement disposé à m'intégrer à votre groupuscule et à y apporter notre aide. C'est aussi ce qu'elle veut, je crois qu'elle se plaît ici. »

Il regarda l'épée requin se dandiner vers lui avec l'agilité qui était sienne, sans pour autant venir à son contact, bien que son épiderme couvert de pointes s'hérissa de temps à autre, comme si elle feulait. Hanzô lui faisait comprendre qu'il n'était pas encore temps, et elle abdiqua pour quelques minutes. Elle allait revenir à la charge et cette fois, il aurait bien du mal à stopper ses élans.

« Je m'en remets à vous. Accordez-moi votre confiance comme l'a fait mon filleul. Si je vous trahis, vous n'aurez qu'à récupérer ce bien que vous semblez porter en grande estime. Après tout, votre cadence vous le permet. »

Il tenait le regard de Shiori, le bleu de ses pupilles noyant l'or des siennes dans une danse d'océans aux courants contraires.






Dernière édition par Kyūryū no Hanzō le Jeu 21 Sep 2017 - 4:29, édité 1 fois
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Jeu 21 Sep 2017 - 3:10
Cette discussion virait de bord. L'atmosphère était toute autre. Elle était plus aigre que quelques minutes auparavant. Une tension s'élevait et s'installait peu à peu. Si -pour cette fois- ça ne venait pas de moi, je déplaçai mon regard au fur et à mesure sur l'un puis sur l'autre. Une fois à droite, une fois à gauche. Et finalement je soupirai longuement, basculant la tête simplement en arrière, regardant le plafond, tandis que mes oreilles étaient toujours attentives aux dires du Torrent. Je m'arrêtai même sur quelques uns de ses mots. Il voulait réellement faire partie de la Confrérie. Mais la véritable question était pourquoi. Après toute ces années probablement d'errance à rechercher la puissance et ce but à atteindre, maintenant qu'il la tenait du bout des doigts, elle qui lui semblait si chère qu'il pourrait apparemment bien trop de choses pour n'en énumérer qu'une, il voudrait la mettre au service d'un clan ? Il y avait autre chose. Peut-être ce lien de parenté avec Tetsuko, qui n'était plus un secret maintenant. Peut-être des desseins sombres, ou glorieux. Ce qui était certain c'était que ce ne serait pas en manigances et en méfiance que nous obtiendrions sa confiance. L'inverse était aussi évident. Alors, d'un commun accord il faudrait faire avancer les choses, car après tout les sabreurs avaient bien d'autres choses à faire.

Ce fut dans le plus grand des calme, le silence allant de paire, que je me levai, les laissant s'agiter. Un coup d'oeil à ma partenaire qui me confirma bien l'évident. A croire que je ne serais pas seule folle sur ce coup là. Nous étions trois, et nous serions trois à assumer la conséquence en cas d'erreur. Je pris délicatement la bandelette encore dépassante et filante qui se trémoussait sur la table au même titre que Samehada et je contournai le meuble plat et ses chaises qui l'entouraient. D'un pas de croisière, je m'avançai vers le candidat et lui pris la main pour poser le morceau de tissu dedans. « En l'absence des numéros un, trois et quatre, mais en témoignage de deux, cinq et sept, nous t'accordons le sabre dénommé Samehada. » D'un simple regard solennel je me détournai pour retourner à ma place d'origine, m'installant devant cette grande surface, et tout le vacarme incessant que créait Peau de Requin. Mais sans sourciller, je pris devant moi la malle sortie plus tôt et je ne m'arrêtai pas ainsi. « En vertue de nos préceptes et en guise de ta nouvelle appartenance, nous autres, sabreurs, t'attribuons le numéro six. Symbole de ton affiliation, tu le porteras fièrement sans entâcher sa signification. Tu seras alors marqué par celui te précédant. » Alors que je sortis cette petite boîte nacrée dans laquelle reposait l'encre qui nous avait tous marqué -moi compris- ainsi qu'une aiguille, je relevai la tête vers mon interlocuteur, attendant simplement sa réponse pour passer à l'acte. Le visage humble, il devait probablement deviner sur les traits sombres dessinés sur le haut de mon bras gauche, qui était dégagé de tout vêtement, ce chiffre cinq qui m'incombait de la responsabilité de lui attribuer le sien. Et je poursuivai : « Nous en portons tous un. J'ai le cinq. Shiori ci-présente est le sept. Kasanagi, notre Gardien, est le numéro deux. Et tu rencontreras alors bientôt nos un, trois et quatre. Tu apprendras et honnoreras ce qui érige notre Confrérie. Accepte-tu Kyūryū no Hanzō ? »

Mais alors que je le fixai toujours, tentant de desceller une quelconque réaction, je m'adressai ensuite à ma consoeur d'un ton toujours aussi coincé et solennel, ce qui n'était pas du tout habituel pour moi. « Watanabe Shiori, t'oppose-tu à cette décision ? » Simple formule qui pourtant devait être prononcée bien que qu'en cet instant les dés étaient jetés.

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Ven 22 Sep 2017 - 1:17
L'agacement, voilà tout ce que cette situation provoquait en moi. Vraiment. l'ennuie de devoir jouer la comédie comme cela alors qu'en réalité je pourrais être ailleurs à m'occuper à quelque chose de vrai. Pas une comédie stupide. Un jeu de rôle grandeur nature où je n'ai en vérité pas mon mot à dire. M'enfin, je me prête au jeu quand même, parce qu'il le faut bien, parce que les autres ne sont point présent. Soupirant en pensée de tout cela. Je fixe l'homme, écoutant maintenant ses mots et ne peut m'empêcher de lever mon regard vers le plafond sombre de la pièce quand je l'entends parlé de soi-disant exploits. Bonjour la moquerie que je ressens à cet instant. Parce qu'en aucun cas, tout ce que j'ai pu faire, ne peut être considéré de la sorte. M'enfin, s'il est désireux d'user de ces termes, qu'il le fasse, sauf que pour moi, c'est pas une remarque positif. Vraiment. Si tout n'était pas déjà décidé, je serais partante pour enfermée Samehada à nouveau derrière et mettre se type à la porte de notre dôjo. Parce que je pense réellement que je ne vais pas l'apprécier. Il m'horripile en quelque sorte. Certes, je ne dois pas me fier à la première impression, mais là, elle est foutrement mauvaise.

Je reste alors silencieuse, préférant ne rien dire pour ne pas me prendre un revers. L'ennui que cela serait alors si ensuite mes frères me reprenaient de voler, pour avoir fait un peu trop opposition à la venue du Torrent. M'appuyant contre le bord de la table, maintenant derrière moi, je me tourne vers Ueno, la suivant du regard alors qu'elle poursuit et pousse à la conclusion de cette entrevue. L'écoutant sans un mot, je croise les bras, analysant un peu tout ce qui se passe maintenant. Samehada qui couine et cherche à s'approcher de lui. Lui qui tend vers cette même épée.

"Mh?" Redressant un peu la tête, quand elle me demande mon avis pour faire genre. Je dois bien avouer qu'elle vient de me tirer de mes réflexions sur tout ça, sur l'ennui de me trouver là à faire de la figuration. D'ailleurs, je me contente d'un simple mouvement de tête, un acquiescement silencieux et affirmatif. Il a mon accord. De toute façon, cela ne changerait rien. Me redressant alors, me décollant de la table. "Je vous laisse finaliser cela. Je vais voir Tetsuko." Soufflais-je doucement en me dirigeant vers la porte et quittant les lieux sans attendre davantage. J'ai assez fait semblant. Si je n'ai montré aucune animosité envers Ueno là, c'est uniquement pour le bien de la confrérie, sinon, il est clair, que je n'aurais en aucun cas, pu m'empêcher de faire des remarques sur son lien avec mon ancien tortionnaire. M'enfin, maintenant, j'ai quitté la pièce avec cet homme dont je n'ai pas une bonne impression et cette ... Traîtresse ?

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Ven 22 Sep 2017 - 2:39

« Gros poissons dans une petite mare »




Tout ce qui pouvait se passer, tout ce qu'elles avaient pu dire s'effaça quand il comprit à la mine renfrognée de la blonde qu'il était enfin accepté, que lui et Elle allaient être réunis. Il en aurait tremblé d'excitation si le Torrent n'avait pas imaginé cet instant tant de fois qu'il semblait emprisonné dans un rêve. Mais cela faisait bien longtemps qu'il ne rêvait plus, les nuits sans lune se comptant par centaines dans la psyché d'un homme que l'histoire avait privé de son pinceau pour s'illustrer sur les champs de bataille. Il y avait eu du bon à ça et il avait lors de ses pérégrinations beaucoup appris. De là à dire qu'il ne regrettait rien ? Remords, regrets, tout ceci était relegué dans un coin lointain de son esprit tandis qu'il tatônnait dans l'intangible, mêlé de fierté et d'animosité non-malsaine. Ô combien il était transi de pouvoir bientôt combattre avec elle, la nourrir et être sustenté par leur lien si particulier.

Samehada se laissa tirer par la brune bien consciente qu'elle allait rejoindre Hanzô et guida même sa main à l'aide de deux écailles à sa base lui servant de jambes qui rayaient le plancher boisé dans un crissement couvert par ses gémissements presque admiratif du chakra du Kaguya. Elle voulait s'en repaître, le mordre, monter sur lui et partager encore le contact, l'euphorie de leurs moments passés alors qu'il n'était encore qu'un requineau.

Les iris rivés sur la Belle Écailleuse il n'avait à ce moment de pensée que pour elles. Fini les débats autour de sa justesse au rôle, seul la réunification comptait. Quand il fut mis dans sa main la bande blanche, ce fut le signal pour la Lame qui glissa et se releva en faisant pousser ses jambes de l'autre côté pour tenir droite manche vers le sol, la petite boîte crânienne servant de pommeau vers le bas. Dans un élan féral toutes les bandelettes furent arrachées tandis qu'elle se jetait dans les bras disposés le long du corps d'Hanzô qui ne cherchèrent pas à se défendre de la pléiade d'écailles tranchantes qui vinrent s'enfoncer dans sa chair, quelques-une profondément. Le masque osseux sur sa joue protégea son visage et sa forte constitution lui évita d'en trépasser, son bras venant câliner le dos de Peau de Requin maintenant nue qui grossissait au fil du chakra pompée à son maître.

« Brave fille. Tu es aussi belle que quand je t'ai laissée. Haha »

Il souriait comme un amant à la Rose qu'il désire, comme un soldat à son général après une âpre bataille, content d'être en vie pour savourer le moment. Il souriait car la vie venait de devenir un havre de jouissance et ce moment n'en était que les prémices doucereuses.

Autour du couple réunifié émanait de violentes vague de chakra qui décoiffait sa chevelure azuré, faisant voler les pans de sa veste blanche aux contours de jais. Une fois qu'il eut assez savouré le moment il fit comprendre au prolongement de son bras, gonflée par son vol de se calmer et elle se laissa tomber dans une impulsion dont Hanzô se servit pour en attraper le manche. Quand le contact se fit, sa propre énergie lui fut rendue soignant au passage peu à peu ses plaies qui se refermaient à vue d'oeil.

« Kansha shite-imasu, Watanabe Shiori. »

Lâcha respectueusement le sabre qui avait doublé de volume à la main tandis que sa bienfaitrice quittait le lieu désabusé, marquant le remerciement et le respect par un signe de tête volontairement bas pour marquer sa gratitude et l'effort qu'elle avait fait. Ils seraient amenés à se côtoyer et il ne cherchait pas à créer de discorde.

Une fois fait il avança vers Ueno et s'assit bonnement et simplement sur la table en enlevant son veston, découvrant un dos musculeux et couverts de blessures cicatrisées.

« J'accepte. Fais ce que tu as à faire, sur l'épiderme de mon dos. Vas-y Nakamura Ueno, j'ai vu pire que des aiguilles. » Il lui sourit puis tourna la tête en redonnant son attention à l'épée qui semblait lui parler. Et lui semblait comprendre.






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㊌ L'Epreuve du Gardien n°1 - Kasanagi vs Hanzō

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