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Un entraînement inutile. ft. Yaoguaï Senkū


Jeu 21 Sep 2017 - 0:36
La nuit est au jour ce que la mort est à la vie. Un soulagement, une libération. Un moment où plus personne ne vous juge, ne vous scrute, ne vous importune. Le seul moment où vous pouvez vous libérer complètement, enfin affranchi des chaînes dorées de la civilisation. Vous pouvez être vous même, faire exploser votre haine, démontrer votre amour, assumer vos pulsions, vivre vos rêves les plus fous ou vos désirs les plus sombres. Voilà pourquoi la nuit est si fascinante, si parfaite.

CRAAAAAAC.

Une nouvelle statue de bois qui s'écroule. Un silhouette de 3 mètres se retourne, saisissant un nouveau mannequin, qu'il plante tout droit dans la terre meuble du terrain d'entraînement. Dans un souffle de mécontentement, l'ombre sembla réduire d'un seul coup. À la lueur de la lune, arrivée à son troisième quartier, il s'essuie le front, projetant la sueur résiduelle sur l'arbre derrière lui. Il détache ses cheveux, enlève sa veste et son collier, dépose tout au sol et se remet en position. Le pied gauche bien fixé au sol, le pied droit en flexion, les deux poings portés vers l'avant, prêt à frapper.

La haine voile son regard, ses coups sont lourds, sourds. Ses jointures en sang marquent l'homme de bois, autant que sa puissance le meurtrit. Une fois de plus, il augmente sa taille, doublant encore sa force. C'est par morceaux entiers que le pantin s'éparpille, décomposé en quelques instants par l'incroyable poids des coups portés. Sa tête se décroche dans un bruit affreux, décollant en direction des bosquets. Un sourire frustré s'échappe des lèvres du jeune homme, déçu de ne rien trouver de mieux que ces faibles postiches ligneuses.

- C'est pas comme ça que je vais progresser. Bordel de merde.

Son dernier coup décuplé s'écrase sur un rocher, terminant de lacérer les chairs déjà agressées de son poing. Un filet de sang se met à couler le long de sa main, symbole d'un échec qu'il ne peut accepter. Mais la raison le rattrape, seule maîtresse à ses pensées embrumées. Ses poings sont sa force, il n'est pas question de les perdre, surtout pas seul dans l'obscurité d'une nuit qu'il hait. S'il ne supporte pas la nuit c'est parce que, comme sa jumelle la mort, elle n'apporte que la désolation. La nuit ne sait s'illuminer que pour laisser la place aux flammes, celles qui détruisent tout sur leur passage. La nuit n'est qu'une voleuse insaisissable, une tueuse sans âme.

C'est pour cela que le regard du combattant s'illumine toujours d'une lueur incandescente, de cette envie de dévorer le monde. Du geste rageur de celui qui abandonne sa tâche, il ramasse ses affaires, jetées lâchement sur son épaule épaisse. Ses pas le dirigent tout droit vers le village et ses hauts-plateaux, vers sa résidence. Bien qu'il n'ait aucune envie d'y mettre les pieds, il sait que c'est là-bas qu'est sa place. Mais il s'arrête, les sens en éveil. Si ses capacités de perception n'étaient pas celles des Hyûga, il avait des oreilles fonctionnelles. Il y avait quelqu'un tout proche.

- Tu ferais mieux de sortir de ton trou. Je préfère la solitude, fais moi le plaisir de dégager.

Son ton était froid, calme. Mais empreint d'une colère noire, celle qui l'habitait toujours. Oui, malgré la nuit et l'obscurité presque totale, Chôkuro méritait toujours son nom.

Le papillon de nuit vient d'ouvrir ses ailes.

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Jeu 21 Sep 2017 - 1:19





夜錬成- Rensei no Yoru



« Entrainement nocturne. »

La lune pavoisait au milieu des étoiles, pendant que la nuit tissait sa toile sur l’horizon du village d’Iwagakure no Satô. La pénombre attirait et enveloppait la ville dans sa suite nébuleuse, le froid, quant à lui, tenaillait et cisaillait tout corps qui le défiait.

Si du ciel les flocons, perles du temps, se pâmaient, l'astre des nuits voilé de souvenirs renaissait, et des échos de brume ensorcelaient ses pensées par milliers. Le Chûnin demeurait esseulé, dans les confins montagnards de la Roche, perché en haut d’un arbre séculaire agonisant et démuni de ses feuillages.

Ses pupilles aux teintes automnales rivées en direction de l’immensité que représentait la cité des rocailles, zieutaient à l’instar d’un rapace la beauté lumière des quartiers commerciaux en pleine animosités. Les ambiances festives n’étant pas à proprement parler sa tasse de thé favorite, il continua d’observer du haut de son perchoir les habitants donnant naissance à ce brouhaha incessant.

Ses yeux se détournèrent pour aller se déposer sur les plateformes d’entrainement, vidées de tout présence humaines, endroit parfait pour décompresser et préserver son corps quant aux efforts draconien dont il faisait preuve chaque jour.

Descendant à vive allure de l’arbuste, il se dirigea à pas de loup en direction de l’un de ses coins favoris, son insociabilité le contraignant à prendre divers chemins et ruelles étroites. Le Yaoguai contournait et évitait les réjouissances, ceci lui rappelant les danses du feu de ses semblables lors d’évènements marquant.

Une légère pensée nostalgique pour son peuple qui évoluait en dehors de ces murs, plus loin et reclus de cette société civilisé, vivant paisiblement parmi les cimes montagnardes et forestière, en harmonie avec la nature.

En arrivant à destination, il aperçut une silhouette à première vue de corpulence athlétique, s’adonnant à une activité qu’il affectionnait tout particulièrement. Se rapprochant lentement, il alerta le colosse de sa présence après avoir marché sur une brindille, celle-ci craquelant sous la plante de ses pieds.

« Humpf, ce n'est pas comme ça que tu risques de progresser. Au lieu de te défouler sur ces pauvres mannequins sans vies, ça te dirais que je me joigne à ton entrainement nocturne ? » S'écriait-il d'un léger rictus moqueur.

La voix rauque de son interlocuteur et ses paroles d’un ton menaçant n’avait aucunement eût l’effet voulu pour le guerrier à la chevelure rougeoyante. Le Chûnin primitif ayant nullement l’intention de déguerpir de la sorte.

« Prépare toi, Ojisan. » Ajoutait l'artiste martial stoïque.

Le Yasei non apeuré face au faciès d’ogre de son opposant se tenait droit et fier sur ses deux jambes solides. Il jaugea son compagnon d’entrainement en le dévisageant froidement, ses iris dorés confrontées à celles rougeâtre et effroyable du mystérieux individu. Adoptant une position de combat qui lui était propre, il patientait, laissant son homologue ouvrir les hostilités, satisfait de pouvoir échanger quelques coups à une heure si tardive.


Résumé:
 



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«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Ven 22 Sep 2017 - 8:47
Sa position est fiable, ses pieds solidement ancrés dans le sol. Les yeux alertes, les mains prêtes à frapper. Sa position, bien qu'unique, révélait une grande maîtrise de son art. Sans aucun doute, c'était un maître du Taijutsu. Ses muscles, bien que fins, semblaient taillés à même le roc, dont ils semblaient avoir hérité de la solidité et de la résistance. Derrière tout cela, il y avait certainement un entraînement dur, impossible pour un être humain normal. Mais ce n'était pas un humain normal. Ses iris couleur or en étaient la preuve, jaugeant la situation dans le regard de braise de son adversaire. Illisible et stoïque il était impossible de savoir quoi que ce soit sur sa personnalité seulement en le regardant.

- Tu as fait exprès de te faire repérer, n'est-ce pas ?

La voix rauque du géant avait changé d'intonation. Il était clair qu'un shinobi avec cette maîtrise dans sa posture de combat, immobile, pouvait rester invisible autant de temps qu'il le voulait. C'était d'un ton intrigué qu'il avait énoncé les faits. Il n'attendait pas vraiment de réponse, à vrai dire. Il la connaissait déjà. Un rictus s'installa sur son visage. Il allait accepter ce combat, malgré son âme solitaire. Il allait accepter ce combat malgré la nuit avancée et la fatigue qui commençait à lui peser sur les épaules. Il allait accepter ce combat malgré le sang qui coulait de sa main, goutte par goutte.

Il allait accepter ce combat car, cette fois, il savait qu'il pouvait perdre.

- C'est entendu. Tu va devenir mon nouveau mannequin d'entraînement !

Sa main droite, qui tenait encore ses affaires sur son dos, s'ouvre d'un coup, laissant les habits s'écraser au sol. Il plante ses deux pieds solidement au sol, face à son adversaire du soir. Ses deux mains se placent au niveau de ses hanches, le poing fermé, préparé. Ses yeux de sang fixent avec appétit l'homme, le toisant sans aucune volonté de lui manquer de respect. Il aurait bien manqué de lucidité s'il avait tenté d'être arrogant ou condescendant. Cet adversaire n'était ni un mannequin de bois, ni un animal paniqué. Il était trop calme pour ne pas être dangereux.

Un frisson parcoure son échine, remonte dans sa nuque et disparaît.

Son pied se tourne légèrement, sa jambe gauche recule, se plie et se détend. Il est lancé. En un instant il compose quelques mudras, faisant apparaître une couche de terre dans sa paume. Ils sont proches, très proches. Arrivé à destination, il porte sa paume devant lui, frappant avec mesure. Ne jamais dévoiler ses talents spéciaux et sa force réelle dès le début. Une règle à laquelle Chôkuro s'astreignait avec assiduité et qui, jusqu'ici, lui avait permis de toujours garder l'avantage. Mais jamais il n'avait affronté d'ennemis pareils.

Le papillon de nuit avait commencé à battre des ailes.

RÉSUMÉ:
 

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Sam 23 Sep 2017 - 19:03





夜錬成- Rensei no Yoru



« Entrainement nocturne. »

Déesse aux yeux d'opale, la lune se trimballait fringante et parfumée, la rigueur de l'hiver pressait et bousculait la nature, qui hibernait. Une nuit où les étoiles dansaient au rythme d'une chanson fredonnée par Tsukuyomi no Mikoto, telle une petite fée en balade volant dans son ciel...

Dans cet air froid ambiant, sur ce terrain d’entrainement reculé, le Yaoguaï n’était plus seul, il s’était accaparer un compagnon d’entrainement au faciès plus primitif que le sien. Toujours dans sa gestuelle de combat, d’une fermeté inébranlable, le balafré demeurait à l’affût, invitant son opposant à entrouvrir les rideaux d’un combat qui s’annonçait comme étant des plus fascinants.

Comme il pouvait s’y attendre, le mastodonte basané avait répondu positivement à sa proposition. Une bonne chose, car entre shinobi ressortissant du même village, il fallait s’aider mutuellement afin d’hausser les capacités de chacun, permettant également d’augmenter la force militaire de l’organisation Iwa-jin.

Le géant menaçant semblait à ses premiers mouvements, être un adepte du corps à corps, et possiblement doté d’une force physique herculéenne. Ses mains parsemées de blessures, dues aux entrainements draconiens auxquels il s’adonnait, avait éveillé l’intérêt de Senku. Lui-même connaissait cette souffrance, en dépit de ses effets bégnines sur le long terme, qui renforçait de façon non négligeable les aptitudes athlétiques du corps.

Or et grenat se confrontèrent dans un échange de regard grisant, et ce fut de par le biais de la chute d’une fébrile feuille de chêne que le coup d’envoi de l’affrontement avait été donné. Dans un élan fulgurant, l’homme aux allures de démon composa une série de signes, qui fit apparaître une couche de terre recouvrant la paume de sa main.

Cette même main qui allait s’abattre sur la joue de l’aborigène, stoïque face à cette première offensive. D’un geste vif, l’apôtre martial bloqua le coup de son antagoniste avec son avant-bras, l’impact retentissait et résonnait sur toute la surface du terrain caillouteux. Il enchaîna suite à son blocage par un mouvement des plus habiles, agrippant sa main sur le poignet de son compagnon d’entrainement, serrant puissamment le Yôkaï.

« Ne me sous-estimez pas, Ojisan. » Susurrait-il à son adversaire, sa main serrant le poignet de ce dernier.

Subitement et avec force, il tira le colosse en avant et tenta de lui asséner un coup de coude de son bras gauche, au niveau de la mâchoire. Sans attendre, le primal poursuivait sa contre-attaque frénétique en envoyant un coup de pied circulaire dans l’abdomen de sa cible.

Perpétuellement ancré dans cette optique mentale qui le représentait tant, le membre de Yamagenzõ apparaissait d’une fermeté et d’une rigueur sans précédent. Si celui qui se dressait face à lui décidait de ne pas donner le meilleur de sa personne, alors tout le respect que le Yaoguaï lui avait témoigné jusqu’à présent s’évaporerait comme la buée s’extirpant de sa bouche.


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Dim 24 Sep 2017 - 23:18
L'homme est solide. Son bras, tel un morceau de fer, stoppe en un instant la claque du géant roux. Ses pieds, durement ancrés dans le sol, bougent à peine. Mieux encore, il ne se contente pas de bloquer. Il agit. Son coude, puis son pied. En un instant, la situation s'est inversée. Le plus grand des guerriers est touché. Il porte sa main à ses lèvres, essuyant avec vigueur la goutte de sang qui y perle. Quelle force. Mais ce n'est qu'un début, sans aucun doute.

- Ne t'en fais pas ! Mon premier objectif est atteint et je ne suis pas déçu.

Son poing se serre en un instant, faisant apparaître des veines tout le long de son bras. Enfin. Il avait attendu ce moment pendant très longtemps. Celui qui pouvait enfin lui faire éprouver ce frisson d'excitation, ce frisson de peur. Celui qui pouvait, en un simple coup de sommation, éveiller la douleur en son corps. Il tremble. D'un bonheur étrange. Cette puissance dont il rêve, voilà comment il peut y accéder, pas à pas. Avec des hommes de ce calibre, des hommes de ce niveau.

Soufflant un grand coup, il redresse son visage, plie ses jambes et appuie ses mains sur ses genoux. Il est temps d'arrêter de frapper dans le vide comme un vulgaire gosse singeant ses aînés. Contre un humain, évidemment bien plus agile que lui, chacune de ses erreurs l'emmènerait un peu plus vers la défaite. Un sourire anime ses lèvres, son regard s'allume de nouveau de cette lumière de braise si reconnaissable. Même dans cette nuit particulièrement sombre, personne ne peut lui échapper, car son regard, animé d'une rage incommensurable, ne laisse jamais personne s'enfuir.

- Allons-y ! Je vais te montrer ma vraie force !

Ses pieds le propulsent à nouveau vers l'avant, tout comme la première fois. Cachant sa paume, il compose à nouveau ses mudras, mais ne malaxe aucun chakra. Il pointe sa main vers le bas, cachant sa paume à la vue de son adversaire. Une ruse basique, mais qu'il doit tester. L'occasion ou jamais, comme on le dit. Arrivé à 3 mètres de son adversaire, il tend à nouveau la main, comme auparavant. Mais cette fois-ci, la paume n'est pas recouverte d'une couche de roche. Elle disparaît, alors que la main se referme en un poing.

D'un seul coup, comme on aurait gonflé un ballon de baudruche, son bras et sa main doublent de taille, étendant d'un coup son allonge. Son poing, à l'origine à distance d'esquive, s'est très soudainement rapproché. Mais il s'est aussi alourdi et l'Akimichi n'a, en aucun cas, tenté de retenir sa force. Il frappe comme un sourd. Le vrai test est là. Cet homme n'est-il qu'un vulgaire pantin de bois mobile ou bien est-ce un guerrier d'une puissance spéciale ? La réponse ne tarderait pas.

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Mar 26 Sep 2017 - 3:35





夜錬成- Rensei no Yoru



« Entrainement nocturne. »


Cet homme de stature imposante n’était vraisemblablement pas, à prendre à la légère en dépit de ses récentes actions, pour le moins, téméraire. Effectivement, le titan, nonobstant sa carrure gargantuesque, se tenait face à un adversaire de forte opposition dans le domaine du combat rapproché, et il allait qui plus est, l’apprendre à ses dépens s’il persistait à mésestimer ce diamant pur qu’était le Yaoguaï au visage peinturluré.

Son opposant prit donc la parole, vantant indirectement les mérites du Yasei, qui était parvenu à faire couler l’hémoglobine de son adversaire en premier. Face à la jubilation extrême de son homologue, Senkū lâcha un bref soupir de satisfaction, représentant sa manière singulière d’indiquer à son partenaire d’entraînement, que les prémices de cet affrontement, de cet engouement lui convenait de manière réciproque, en somme.

Le shinobi et membre à part entière du Yamagenzõ, en attendait néanmoins, amplement plus de la part du géant aux pupilles rouge-sanguines. Foncer tête baissée à la façon d’un néophyte s’apparaissait être prémédité pour un adepte du Taijutsu, et lors de situations réelles, cet excès de confiance lui aurait été sérieusement préjudiciable.

« Approchez. » Répondit froidement l'Iwajin.

Son enveloppe corporelle s’entourait dès lors, d’un ki, d’une lueur invisible à l’œil humain normalement constitué. Si le colosse à la chevelure écarlate désirait passer aux choses sérieuses, il en était de même pour le Chûnin vêtu en peau de bêtes.

Comme précédemment, son antagoniste fonça dans la direction de l’apôtre martial, n’ayant visiblement tiré aucune leçon des récents coups assénés par l’Ostrogoth dont l’expression facial, s’affichait légèrement perplexe.

Son ennemi du soir s’approchait vivement tandis qu’il subsistait dans son ataraxie, dans cette éternel placidité que l’on pourrait qualifier de patibulaire, tant celui-ci apparaissait imperturbable. L’indigène zieuta discrètement et avec véhémence le mastodonte se ruant sur lui, renouvelant une série de signes incantatoires avant de tenter de lui envoyer un coup similaire à celui qui avait été contré précédemment.

Subitement, la paume du Yôkaï tendue en direction du sauvageon prit une autre dimension en termes de taille et de masse. Prenant la forme d’un coup de poing ravageur sur le point d’impacter un Senkū continuellement flegmatique, même devant la ruse de son compagnon d’exercice.

Alors que le guerrier menaçant s’apprêtait à toucher avec une force herculéenne le primal avec son décuplement, ce dernier disparut de son champs de vision, laissant une image rémanente de sa personne sur son sillage. Le natif démontrait sur l’instant, une vélocité et une fulgurance hors du commun des mortels, surgissant juste en face de son adversaire, le regard lourd de sens.

La plante de son pied aussi solide que l’acier vînt heurter la mâchoire de l’Oni dans un enchaînement agile et réfléchi, insistant sur la zone qui avait été pris pour cible, forçant de ce fait, l’intensité des dégâts à ce niveau.

« On continue, Ojisan ? » Lançait-il en haletant.

Sa peau se recouvrait de meurtrissures légèrement apparentes, face à cette prouesse, l’héritier de la faune s’affichait en sueur, quelque peu épuisé face aux effets néfastes de l’initiale des portes célestes.

Chacun des deux combattants venait de dévoiler une infime partie de leurs aptitudes singulières : l’un excellait dans la force de frappe tandis que l’autre, en dépit d’une force relativement respectable, se diversifiait et ne jugeait pas qu’uniquement sur la puissance à l'état pur. Ceci faisait la différence de façon alarmante.

Le Yaoguaï semblait à première vue, prendre véritablement l’ascendant sur son aîné. Une domination sans partage qui n’allait peut-être pas tarder au vu de l’état du jouvenceau. Habitué à la douleur que procurait cette technique, il ne s’inquiétait pas quant à la suite des événements, invitant son équipier à poursuivre cet entraînement alléchant.

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Mar 26 Sep 2017 - 19:06
Définitivement, il y a en cet homme bien plus de ressources que dans un mannequin de bois. Aussi petite que la fenêtre d'esquive ait pu être, il a réussi à s'y engouffrer, manquant de peu de finir écrasé par la masse énorme que constitue le poing du géant, littéralement. Le coup finit dans le vide, alors que le bras rétrécit tout seul, comme par enchantement. Rapide, très rapide, presque trop. À peine le temps de l'apercevoir que, déjà, le sauvage se trouve devant Chôkuro, leurs regards se croisant un bref instant. Un seul instant, suffisant pour échapper à une possible décapitation.

En cet instant, infime, le rouquin n'a qu'à peine le temps de faire gonfler sa tête et son cou, amortissant quelque peu le choc. Ou presque. Trop tard. Son cou ne peut que commencer à grossir quand le coup arrive. Malgré tout, son adversaire semble avoir gagné en vitesse mais également en puissance. À travers la couche de muscle la mâchoire prise pour cible vibre fortement, infligeant une nouvelle fois cette même douleur à son propriétaire. Quelques secondes pour s'en débarrasser, voilà tout ce qu'il lui faut. Alors que sa tête reprend une taille normale, il se masse la joue, un brin dépité de se faire malmener ainsi.

- Je suis prêt... Mais tu m'as déjà l'air fatigué, est-ce vraiment juste ?

Une question futile bien sûr, un pic jeté à son adversaire. Juste quelques mots afin de s'autoriser à réfléchir, quelques secondes. Sans hésiter, il est le plus puissant des deux. Sans hésiter, il est le plus lent des deux. Et il ne disposait d'aucun moyen de ralentir l'artiste martial de façon efficace. La lumière s'allume alors toute seule. S'il ne peut pas le stopper pour le frapper, il n'a qu'à le faire venir à lui. Il n'a qu'à dicter le tempo, mouvement par mouvement. Fort de ses simulations mentales, l'Akimichi semble soudain pris d'un nouvel élan de courage pour ce combat.

Étape 1 : lancer le filet. Il n'utilise qu'un signe. Au même instant, deux clones apparaissent à ses côtés, lentement. Avant de s'élancer. Aussi rapidement qu'ils le peuvent, ils foncent en ligne droite, tentant de prendre en tenaille le sauvageon. Attirer l'oeil, focaliser l'esprit de l'ennemi sur le danger et lui imposer le combat ou la fuite. Dans les deux cas, il devrait ralentir.

Étape 2 : envoyer les appâts. Les deux clones, ainsi que le réel Chôkuro, composent leurs mudras en même temps. Chacun fait apparaître trois aiguilles de pierre entre ses doigts, avant de les lancer sur leur ennemi d'un soir. Quelques aiguilles devraient normalement compliquer ses trajectoires de déplacement. Mais, comme dit auparavant, tout cela n'est que poudre aux yeux, tout cela ne suffira pas à le ralentir définitivement.

Étape 3 : espérer. Alors que toutes les aiguilles s'envolent en direction de l'expert du Taijutsu, le réel Chôkuro, toujours planté bien en face de son adversaire, compose quelques mudras de plus, tentant au mieux de dissimuler ses gestes derrière le nuage armé et les distractions de ses clones, qui foncent toujours dans leur direction initiale : droit sur l'ennemi. Il prépare ce qui devrait constituer sa vraie attaque. Le dernier ralentissement. Si tout fonctionnait comme prévu, son camarade ne pourrait attaquer que depuis une seule direction. Au vu de la disposition des clones et des aiguilles, le glouton ninja n'avait qu'à attendre dans cette direction.

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Ven 6 Oct 2017 - 0:28





夜錬成- Rensei no Yoru



« Entrainement nocturne. »

La lune silencieuse épanchait avec tendresse, sur le monde endormi au bord de l’horizon, ses exquises lueurs au goût de déraison, zélées à calciner les nocturnes tristesses. Tsukuyomi no Mikoto du haut de son piédestal céleste, dardait de ses rayons les deux combattants qui se faisaient face.

Le membre de l’élite Yamagenzõ prenait l’ascendant sur son opposant, et se voyait par ailleurs totalement revigorer de ses récents efforts. En effet, ses meurtrissures de même que les gouttes de sueurs sur son front, disparaissaient à vue d’œil, au grand dam du rouquin ténébreux.

Le Yaoguaï ne daigna pas répondre aux provocations, ou plutôt aux propos goguenards de son interlocuteur. Trouvant ceci quelque peu futile, néanmoins, le Chûnin trouvait que son adversaire possédait un certain cran, en dépit de sa cruelle naïveté.

Si ce combat avait eu de réels enjeux, son adversaire aurait déjà été mis hors d’état de nuire. Mais le brun introverti ne le sous-estimait pas pour autant, la force surhumaine de son antagoniste étant supérieur à la sienne, il ne fallait pas oublier qu’au sein d’Iwagakure, rares étaient ceux qui possédaient le privilège s’en vanter.

« Kage Bunshin ? Intéressant. » Susurrait-il légèrement intrigué.

Deux copies parfaites du mastodonte se dressaient alors aux côtés de leur original, ceux-ci fondirent sur Senkū prêt à le réduire en charpie. Une initiative notoire, les clones d’ombres constituant les quasi parfaits outils dans l’objet de détourner l’attention de l’ennemie. Le sauvageon quant à lui ne bougea pas d’un centimètre, continuant d’analyser son compagnon d’entrainement dans l’élaboration de sa tactique.

Mais alors que l’Ostrogoth s’apparaissait stoïque face à l’offensive calculée de son collègue de la Roche, celui-ci disparut laissant sur son sillage, un reflet de sa personne. Le mirage qu’était devenu le balafré se déplaçait avec une fulgurance et une vélocité sans pareil, passant outre les Bunshin, les évitant sans réels problèmes, sans même les percuter.

Sa cible première apparaissait devant lui, planifiant la réelle menace. Mais ce fut sans compter la course non linéaire du virtuose martial, qui ne fonçait pas droit sur son adversaire bien au contraire, il se contentait de s’approcher en gardant la même allure tout en masquant avec ses déplacements vifs et rapides sa position.

Les images rémanentes de l’indigène se dessinaient successivement autour du titan basané, jusqu’à ce que l’homme aux yeux ambrés ne fonde sur le flanc gauche de sa proie. Apparaissant subitement aux côtés du géant, il lui asséna un violent coup de pied acrobatique sans à même toucher le sol.

« Ce genre de manœuvres ne fonctionnera pas sur moi. Il va falloir faire mieux, Ojisan. » Lançait-il calmement en avertissant son opposant.

Droit sur ses jambes solides, il reprit sa position de combat personnelle, son expression faciale demeurait inchangée, adoptant continuellement cette attitude froide et sereine. Persistant dans l’analyse du Yôkai à la chevelure écarlate, sans pour autant snober ses clones. Car s’il évoluait en compagnie de cet homme, c’était avant tout pour l’aider à s’améliorer et à ne plus reproduire les mêmes fautes, ces erreurs qui ne se feraient aucunement pardonner sur le champ de bataille.

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Mer 18 Oct 2017 - 20:38
Un coup d'éclat dans la nuit. Un bruit sourd qui retentit, au contact des deux corps. Si rapide que la poussière n'a même pas le temps de se soulever. Si puissant que son corps immense est projeté dans les airs. Ses muscles se détendent violemment, sa bouche s'ouvre, une gerbe de sang en sort. Mais pas seulement. Une sorte de pâte brune, visqueuse, s'échappe également de sa gorge ouverte de force. Il referme les mâchoires, expulsé en arrière par le mouvement du coup.

Un grand sourire fend son visage.

Pourtant la situation est critique, tout du moins vu de l'extérieur. Son adversaire est désormais le seul debout, si l'on exclut les clones, parfaitement planté sur ses appuis. Le géant en revanche, est écrasé, le dos contre un rocher, un filet de sang coulant de son épaule et de sa bouche, il vient de vomir, il est sonné. La douleur qui envahit son flanc ne trompe pas. Il doit au moins y avoir une côte de cassée là dedans. Mais peu importe. Le combat est exaltant.

- Tu es impressionnant, je dois bien l'avouer.

S'appuyant sur son bras droit, il se relève péniblement. Dans sa poche, il sent qu'une petite boîte bouge, comme si elle l'appelait. Voilà une arme qui pouvait transformer complètement le combat. Mais pas aujourd'hui. En un instant, il chassa cette idée de son esprit. C'était un entraînement entre camarades, il n'y avait pas de raison de mettre sa santé en jeu. Surtout que le combat ne semblait pas si déséquilibré qu'il aurait pu l'être, du point de vue de Kuro en tout cas.

- Tu es surtout très rapide. Enfin, tu étais. Tu aurais du reculer mon ami, au lieu de rester à ton point de chute. Regarde tes pieds.

Il n'avait pas vomi. Cela en avait l'apparence, mais ce n'était rien d'autre que la technique qu'il avait préparée plus tôt. Ce n'est pas dans cette position ou situation qu'il aurait voulu l'utiliser, mais il avait fait une légère erreur de calcul. Au lieu d'étaler sa technique devant lui pour ralentir son adversaire et frapper, il avait craché un eu par réflexe en direction du coup. Ce qu'il avait craché était une technique Dôton. Il venait tout simplement de cracher une forte quantité de boue épaisse et lourde sur les pieds de son adversaire, pour ralentir ses mouvements surhumains.

- Je suis désolé mon cher. Je suis du genre têtu.

A ces mots, les deux clones s'élancèrent sur le sauvage, tout comme l'original. Cette fois, pas de lancer, d'aiguilles ou de subterfuge. C'était deux poings de taille normale qui arrivaient dans son dos, ainsi qu'un poing géant face à lui. Alors que les deux clones se rapprochaient dangereusement, le papillon noir changea de direction, frappant violemment le sol à quelques mètres de sa cible, provoquant une vibration et quelques fissures craquelant le sol. Le ralentir, puis le déstabiliser, voilà quel était le plan. Un plan bien bancal, comme toujours. Mais, avec son poing à nouveau armé au dessus de sa tête, espérant que les clones aient touché, alors qu'il se dirigeait droit vers l'expert martial, il semblait plus déterminé que jamais.

- Un Akimichi ne se couche jamais!!

Son cri résonna dans la nuit alors qu'il frappait...

RÉSUMÉ:
 

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Lun 23 Oct 2017 - 1:19





夜錬成- Rensei no Yoru



« Finish him. »

Le combat éclatait alors que la nuit dont l’œil argentait les roches, voyait ses étoiles scintiller de milles éclats. Le Yamagenzõ apparaissait serein suite au coup acrobatique précédemment asséné à son adversaire. Le Yasei au faciès peinturluré restait de marbre, sans émettre le moindre son, toujours doté de cette impassibilité déconcertante.

Le Yôkaï se relevait lentement, tremblotant, désirait-il vraiment poursuivre ce combat pourtant perdu d’avance aux yeux du Yaoguaï ? Lui qui ne faisait que tester depuis les prémices de cet affrontement, les capacités physiques mais aussi psychiques de son collègue Iwajin dans le cadre d’un combat.

« Sasuga Ojisan. Je dois reconnaître que vous ne manquez pas de ressources. » Répondit le Chûnin vantant les mérites de son partenaire.

Étonnement, les pieds de l’Ostrogoth semblaient être pris dans une sorte de matière visqueuse semblable à de la boue. Il se demanda l’espace d’un court instant comment ce dernier avait-il pu placer ce jutsu jusqu’à ce qu’il se remémore du signe incantatoire que le colosse préparait dès lors. La perspicacité de son opposant était honorable, même si il n’était pas le premier à avoir tenté de restreindre ses mouvements.

Une marre de terre gluante suivie d’une secousse provoquée par la force herculéenne du démon aux pupilles rougeâtres, ceci visant à déstabiliser le Yamagenzõ de manière significative. Une stratégie plutôt payante puisque Senkū semblait éprouver quelques difficultés à se déplacer. Se baissant légèrement presque accroupi afin de garder le peu d'équilibre, il senti dans son dos les deux clones prêt à fondre sur lui le poing levé.

Ne pouvant user correctement de ses jambes, il usa alors de ses bras, assénant un coup de coude simultanément à chacun des clones sans même se retourner. Sans pour autant perdre de vue l’instigateur de sa mauvaise posture, le combat paraissait prendre une tournure bien différente au grand dam de l’aborigène. Lui qui serrait le poing en prenant une position de combat particulière, en effet, une quantité d’énergie débordante émanait de sa main alors que le titan basané s’apprêtait à fondre sur lui armé de son avant-bras gargantuesque

« Il est temps de mettre fin à cette plaisanterie. » Lançait-il impassible en préparant sa contre-offensive.

D’un seul et unique mouvement de bras, à distance respectable de son homologue, il envoya un énorme déferlement d’énergie prenant la forme d’un coup de poing ravageur. Soulevant poussière et gravillons, la puissance du coup résonnant à travers toute la surface du terrain. Il avait pris soin de minimiser au maximum sa force de frappe et éviter les points vitaux afin de ne pas risquer la vie de son compagnon d’entraînement.

S’extirpant de la boue ayant pour but de le ralentir, il se rendit aux côtés de l’Akimichi projeté au loin, jaugeant les dégâts qu’il avait pu lui causer suite au Ryukei. Ses veines frontales disparurent tandis qu’il tentait de relever l’homme téméraire en piteuse état.

Résumé:
 



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急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Un entraînement inutile. ft. Yaoguaï Senkū

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