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Regarde où tu vas! [Eiichiro]


Jeu 21 Sep 2017 - 0:54

J’étais tombée à quatre pattes par terre, sans comprendre ce qui m’était arrivé. Il y a un instant j’étais en train de marcher tranquillement vers chez moi, et maintenant me voilà. Ça m’arrivait parfois de me perdre dans mes pensées et de me mettre à bouger sans même être consciente de mes mouvements. Mais quand même, ça n’empêchait pas que quelqu’un m’avait fait tomber. La personne avait peut-être fait exprès. Un voleur? Je jetai un coup derrière-moi. Il n’y avait qu’une paire de jambe et une canne.

C’est un vieux qui m’a fait tombé comme ça?

La honte! Pour me punir, je n’allais pas manger ce gâteaux au chocolat auquel je rêvais quelques secondes plus tôt.

- Tu pourrais au moins regarder ou tu t’en vas, pépé!

Je me relevai en époussetant mes genoux et les mains et me retourna pour mieux voir qui m’avait fait trébucher. Tout mon corps se crispa. Cet homme… je le connaissais. Enfin, je ne l’avais jamais vu avant, mais on me l’avait si souvent décrit que c’était pareil. Yuki Eiichiro, en chair et en os.

-Ah, c’est toi.

Honnêtement, je ne pourrais pas dire ce qui lui valait toute cette popularité. Mais il était fort, d’après ce que j’avais entendu, et c’était assez pour moi. Maintenant j'hésitais à me fâcher contre lui. D'un côté il m'avait fait tomber, de l'autre, je venais de le traiter de vieux.

- Désolé… J’imagine.

C’était quand la dernière fois que j’avais prononcés ce oot? Impossible à dire, mais en tout cas, il sonnait bizarrement après tout ce temps.
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Jeu 21 Sep 2017 - 22:50
Soudainement, alors que la canne était entre ses doigts qui, doucement, s’étaient habitués à l’étrange familiarité du bout de bois, il sentit le terrible choc d’un contact impromptu et non-désiré. Soudainement, alors qu’il la tenait encore dans sa main gauche, il savait déjà qu’il était entré en contact avec quelqu’un. Devenue chose commune, tout le monde ne faisait plus attention aux handicaps, peu importe ce qu’ils étaient. Comme trop souvent. Plus personne ne faisait réellement attention à la canne, pas plus qu’au bandeau qui, pourtant, indiquait clairement sa terrible incapacité à voir le monde. Pourtant, il lui semblait que, la vie reprenant son cours, les gens finissaient par ne plus le voir. S’il avait d’abord été un objet de curiosité. Il était devenu de ce paysage si commun qu’on oublie d’y prêter attention. Jusqu’au moment où la chute tombe. Poussant un soupir, il entendait déjà la première plainte de l’être renversé.

Il, ou elle, la différence était compliquée en raison de son ton trop élevé, se mettait déjà à l’insulter. Comme trop souvent, il était alors pris pour un vieillard qui ne savait que faire de sa propre canne. Avant qu’ils ne réalisent le bandeau sur ses yeux, signe de sa cécité. Puis, peut-être loin de ce bandeau, ils reconnaissaient l’homme derrière celui-ci. Le combattant. Le guerrier. Le Chef de Clan. Pourtant, souvent l’ombre de lui-même, il errait parfois dans le Domaine, les cheveux entièrement détachés, encadrant un visage souvent fermé par la réflexion de son esprit torturé.

Souriant doucement, il s’abaissa en direction de la personne qui venait de tomber. Car s’il avait appris à gérer sa canne, c’était bel et bien de savoir dans quelle direction la chute avait lieu. Alors, d’un sourire, tapotant doucement sa canne contre ses orbites vides, il prononça quelques mots à l’encontre de la personne qui venait de s’écrouler.

« C’est moi qui suis désolé. Je ne suis pas encore vraiment habitué. »

Malgré la foule qui tournait autour, le Yuki s’était abaissé, attendant d’entendre que l’autre se lève pour faire de même. La canne entre les mains, posée sur son front, il s’amusait encore durant cet instant. Il savait que tout cela n’était qu’un malentendu. Autant dire que l’affaire serait vite résolue et qu’elle pourrait rapidement oublier son malheur d’une mauvaise chute. Alors, amusé, il avait haussé les épaules pour finalement accepter de se présenter à son interlocuteur, ou interlocutrice.

« C’est bien ‘moi’, Yuki Eiichiro. Vous êtes ? Votre voix m’est inconnue. »


Dernière édition par Yuki Eiichiro le Sam 23 Sep 2017 - 18:23, édité 1 fois
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Ven 22 Sep 2017 - 0:18
Il était aveugle, voilà donc pourquoi il ne m’avait pas vu. Je n’aurais pas plus mal choisir mes mots, je lui avais demandé de regarder ou il allait. Si quelqu’un m'avait dit ça à moi, je lui aurai probablement crevé les yeux. Pas que je me plaignais de mon sort. C’était seulement surprenant qu’il prenne ma remarque aussi bien. Peut-être aussi qu'il n'avait pas les moyens de me faire quelque chose. Ce ne serait pas surprenant vu ça... condition.

- Alors, comment est-ce que c’est arrivé?

Ouais, c’était probablement impolie comme question, mais puisqu’il avait ouvert le sujet, autant en profiter. Je m’imaginais qu’il avait perdu son oeil dans un combat contre un ennemi surpuissant. Ce serait l’histoire digne du grand ninja qu’il était, ou en tout cas, de ce que les gens disaient qu’il était. Personnellement, je devais le voir pour le croire.

- Je m’appel Yoko.

Mon nom de famille n’était pas vraiment important et de toute façon “Funakoshi” n’allait sûrement rien lui dire, à moins qu’il soit fan d’arts martiaux. Ce serait un peu difficile de regarder des combats en ayant perdu la vue, et encore plus de pratiquer.

Quoiqu’il y avait des maîtres d’épées aveugles... Mais eux avaient des techniques sensorielles sur développer. Lui, il devait se promener avec une canne. J’avais du mal à croire qu’il était aussi puissant que sa réputation le disait.

- Dis, t’es à la retraite maintenant?
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Sam 23 Sep 2017 - 18:23
A l’entendre, elle ne devait pas être très âgée, encore loin d’être une véritable adulte. Peut-être devait-elle avoir entre 10 et 16 ans, et il l’imaginait encore nourrie de nombreux rêves, de nombreuses ambitions. Peut-être même pensait-elle qu’elle deviendrait la plus puissante de ce monde. Ou qu’elle découvrirait les confins des pays. Mais tout cela était de bien tristes chimères. Sûrement l’esprit encore enfantin d’une fille qui n’avait pas vu les véritables horreurs de ce monde. Puis, elle avait posé cette question, que tout le monde lui posait constamment. Comment ? Pourquoi ? Toujours ce bandeau qui semblait accaparer toute l’attention du monde. Car tous s’intéressaient seulement à sa cécité.

« Un combat qui a mal fini. Le malheur des guerriers, finalement. »

Il avait lâché ces mots avec une lassitude non-cachée. Sans aucune froideur, ni chaleur. Comme s’il les répétait sans cesse. Avec cette fatigue toute particulière du combattant qui avait déjà vu trop de champs de bataille, marqué par les séquelles de combats incessants. Eiichiro se remettait seulement des derniers événements vécus. Poussant un triste soupir, il s’était redressé et, tentant d’écouter les alentours, en vain, il avait seulement haussé les épaules, dans un geste désinvolte.

« Un Shinobi ne se bat pas qu’avec ses yeux. Nous avons cinq sens. Il ne me manque qu’un, je ne suis pas encore sourd. »

Tapotant le sol de sa canne, le Chef de Clan se questionnait et se demandait ce qui le retiendrait encore bien longtemps devant cette gamine qui, déjà, commençait à le mettre de mauvaise humeur. Allait-elle réussir ce triste exploit de le rendre bourru pour le restant de la journée ? Poussant un soupir, l’homme passa une main sur sa tempe, souffrant d’un petit mal de tête non sérieux.

« Si nous pouvions avancer, Yoko. Ou comptes-tu encore rester longtemps à terre pour profiter de la vue du ciel ? »
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Sam 23 Sep 2017 - 20:51

Eiichiro n’avait pas grand chose à me dire sur ses yeux, à par qu’il les avait perdu dans un combat. J’imaginais que la personne qui lui avait fait ça était puissante. Sûrement un souvenir qu’il préfèrerait oublier ou dont il ne voulait pas me parler. La plupart des gens n’aimaient pas discuter de leurs malheurs, surtout avec des inconnus dans la rue. Mais comme on était tous les deux des guerrier, j’avais tenté ma chance. Bref, je n’allais pas insister pour en savoir plus, de toute façon ça ne m’intéressait pas temps que ça.

L’homme m’avait répondu tristement quand je lui demandai s’il était à la retraite, affirmant qu’il pouvait encore se servir de son ouïe.

Et pourtant tu m’as quand même fait tomber…

Je grognais pour lui montrer que j’avais compris, comme il ne pouvait pas me voir hocher la tête. Eiichiro se massait la tempe comme s’il avait mal à la tête. Moi, quand j’avais un mal de tête, j’allais me coucher. Ça ne réglait pas toujours le problème, mais au moins je ne sentais plus rien le temps de ma sieste.

- Je suis déjà debout.

Je répondais patiemment, sachant très bien qu’il ne pouvait pas le savoir. Ses quatres sens n’étaient pas aussi développés qu’il semblait croire. Puis, il avait l’air d’avoir hâte de partir d’ici. Je ne le blâmais pas, on était quand même en train de gêner tout le monde, debout en plein milieu du chemin. Les gens étaient trop polis pour dire quoi que ce soit, mais c’était évident.

- Moi, j’allais à la maison.

Ça sonnait comme un au revoir.
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Dim 24 Sep 2017 - 1:27
Il avait doucement souri. Elle semblait impétueuse, pleine d’une énergie étrange. A la fois fascinante et dangereuse. Car la jeune fille semblait à la fois se contrôler, tout en débordant d’une énergie encore mal gérée. Pourtant, si elle évoquait au Yuki son propre jeune frère, elle semblait déjà être un peu moins frénétique qu’il pouvait l’être. Aussi, sourire aux lèvres, il avait hoché de la tête, amusé devant cet entrain qui, sous son froid caractéristique, perdait en vigueur. Tapotant finalement de sa canne au sol, il se tourna dans une direction aléatoire qu’il espérait être la bonne : celle du centre du Village.

« Si tu souhaites, je t’accompagne. »

Il se mit à marcher doucement, tapant régulièrement de sa canne à la recherche des obstacles. Il espérait silencieusement qu’elle l’avait bien suivie et que si elle se comprenait où ils devaient se rendre, elle le remettrait dans la bonne direction. Ainsi, alors que les gens s’écartaient de son chemin, au fil de sa canne qui inspirait à chacun de fuir, il avançait.

« Si tu as le temps, nous pouvons nous arrêter chez un glacial. Et tu m’expliqueras alors pourquoi tu souhaites devenir une Shinobi, jeune demoiselle ? »

Alors qu’il s’arrêtait, il vérifiait qu’elle le suivait bien. Il écoutait aussi les alentours, vérifiant par habitude que rien ne se passait dans son environnement direct. Puis, d’un soupir tranquille, bâillant même, se réveillant encore un peu, il avait souri dans le vide, dans une direction toute aussi aléatoire que sa marche.

« Qu’en dis-tu ? Ce sera sur mon compte. »
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Mer 27 Sep 2017 - 22:36

Je m'apprêtais à partir quand Eiichiro proposa de m’accompagner. Oui, pourquoi pas, mais n’avait-il pas mieux à faire? Les ninjas connus devaient sûrement être très occupés, à signer des autographes et à s'entraîner, par exemple.

J’allais accepter alors qu’il me proposa quelques chose d’encore mieux; aller manger de la glace. Et gratuitement en plus. Je pouvais pas tout simplement pas refuser son offre, ce serait criminelle! En plus, il y avait une crémerie toute proche d’ici. Côté nourriture, le village n’avait plus aucun secret pour moi. Je connaissais à peu près tout, même les restaurants qui avaient ouvert il y a seulement quelques heures.

- Je suis toujours prête pour une glace.

Je suivi Eiichiro, qui partait déjà dans la bonne direction, étonnement. La route ne dura qu’une dizaine de minutes. Je m’étais repérer à l’odeur de sucre, c’était plus facile que de mémoriser le nom des rues. Au moins là, je ne pouvais pas me perdre. À la crèmerie je commandais un cornet au trois saveur, chocolat, vanille et fraise. Ce n’était pas moi qui payait, donc pourquoi ne pas en profiter? Entre deux coups de langues, la question du ninja me revint en tête.

- J’ai jamais vraiment voulu devenir une kunoichi, mais j’ai toujours aimer me battre et c’est comme ça que je me suis retrouver ici.

Mon cerveau était complètement gelé. Le douleur envahi mon crâne comme si on m’avait taper la tête à coup de marteau. Je fus obligé de m’arrêter pour quelques secondes pour reprendre mes esprits.

- Ce que je veux, c’est rencontrer les plus grands combattants du monde… Et les battres.

Je continuais de manger ma crème glacée, comme si de rien n’était.
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Jeu 28 Sep 2017 - 19:36
De son pas lent, il s’était laissé guider par la fillette. Tranquillement, plongé dans ses pensées, il fut surpris par le silence qu’elle laissait entendre. Etonnant qu’une enfant de son âge ne parle que peu. Car, il se souvenait encore de l’énergie brûlante de son frère, Akimitsu, qui, à la même époque, était une véritable boule pleine d’énergie. Constamment en mouvement, il devenait même parfois difficile de véritablement suivre. Aussi, sourire aux lèvres, ils s’étaient rendus chez le glacier, relativement surpris du silence certain qu’elle lui offrait, permettant au Jônin de plonger son esprit dans une courte introspection. Puis, après dix minutes, ils arrivèrent, toujours guidé par la jeune fille. Et, au vu qu’elle ne payait pas, elle avait compris l’idée générale. Astucieuse, elle comptait lui faire payer le prix plein d’une glace aux trois boules. Souriant, il acceptait cette dette coûteuse avant d’aller, sans plus attendre, s’installer sur un banc de pierres qui se trouvait face à l’échoppe.

S’il était aveugle, quelques souvenirs restaient encore dans son esprit souvent embrumé par de nombreuses difficultés. Aussi, alors qu’il grimaçait, qu’il peinait à s’asseoir, tant ses muscles endoloris le gênaient, il poussa finalement un soupir quand il fut installé. Sourire entre les lèvres, l’homme posa ses coudes sur ses genoux, la canne passant d’une main à l’autre devant lui, au risque de la perdre subitement, dans ce jeu stupide. Alors qu’il écoutait la population défiler, il fit bientôt plus attention à la fillette qui se trouvait à ses côtés. Hochant la tête, il se redressa légèrement, étirant son dos douloureux.

« Dis-moi. Comment comptes-tu t’y prendre ? »

Avec un sourire aux lèvres, il continua de lui parler, curieux de connaître l’avis de cette jeune fille pleine d’entrain.

« Que feras-tu lorsque tu te donneras de toute tes forces, mais que cela ne sera pas suffisant ? »
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Ven 29 Sep 2017 - 0:59

Eichiiro avait l’air d’avoir du mal à se déplacer. Je l’entendais soupirer et se plaindre légèrement à chaque mouvement. Tout d’un coup, il avait l’air beaucoup plus vieux. Pas qu’il était jeune en ce moment, Eiichiro devrait être dans la quarantaine, au moins, plutôt vieux pour un ninja. Si je croyais mes parents, beaucoup n’avaient pas la chance de vivre aussi longtemps.

J’écoutai le fameux ninja parler, tout en terminant ma boule de glace à la fraise, faisant attention de ne pas me geler les neurones encore une fois. Sa question me fit plutôt rire, comment allais-je battre les plus grand guerriers du monde? La réponse était plutôt évidente.

- Je les frappe très fort et ne les laisse pas me frapper.

Je mimai quelques coups avec ma main libre et me mise à esquiver des attaques imaginaires pour lui faire une démonstration.

- C’est facile… Je peux même te montrer, si tu veux.

Mais Eichiiro me posa la question qui tue: qu’est ce que j’allais faire si mon ennemi était trop puissant. Jusqu’à il y a quelques semaines, je ne pensais pas que c’était possible, mais Noah, ce ninja du clan Yuki était bien la preuve que j’avais une limite. Enfin, pour l’instant.

- Si mon adversaire est trop fort… Alors j'essaierais encore, jusqu’à ce que je réussisse à le battre. Chaque combat me rend plus puissante, encore plus quand je perds.

Dans mon esprit, je revoyais des tigres de glaces me sauter à la gorge. Le noir total, puis, il y avait eut cette puissance incroyable…

- C’est comme ça que j’ai ouvert la troisième porte céleste, tu sais, quand un de tes cousins a faillis me tuer.
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Ven 29 Sep 2017 - 21:51
Il souriait, amusé d’entendre cette voix si pleine d’entrain. Mais tristement, aussi, car il savait que tout cela était bien trop facile. Tout cela était bien naïf de la jeune femme. Elle ne connaissait pas ce monde. Elle ne connaissait pas les combats. Ni la guerre. Elle ne connaissait pas encore la souffrance, ni même la peine. De ses yeux d’enfants, elle pouvait encore rêver et croire. Elle s’imaginait le monde à portée de ses mains, de ses doigts et de ses poings. Aussi, poussant un léger soupir, inaudible pour la jeune fille, il pensait à ses propres yeux, à ses propres doigts, rongés par son excès de confiance.

« Tu sais, petite … »

Il réfléchissait aux mots qu’il pouvait bien employer pour décrire ce qu’il devait lui dire, sans heurter ses rêves. Poussant un plus long soupir, oubliant sa présence en public, il laissa sa main traîner sur le banc, à la recherche d’une coupe qui n’existait pas. Ni eau. Ni thé. Ni Saké. Seulement cette terrible solitude. Passant un instant sa langue sur ses lèvres, il garda le silence gênant quelques instants avant de lui répondre finalement.

« Les combats ne sont pas aussi faciles. Ils sont douloureux, brutaux et laissent rarement l’autre indemne. On se blesse, on se marque à jamais. »

Un soupir, comme s’il racontait sa propre histoire.

« Les combats ne peuvent que laisser des séquelles. Parfois elles sont visibles. Mais les pires sont invisibles. »
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Sam 30 Sep 2017 - 17:09

Eiichiro se mis à sourire. Je connaissais bien cette expression, c’était la même que que j’avais vu sur bon nombre de ninja, alors que je discutais avec eux. Et à chaque fois, ce sentiment de ne pas être prise au sérieux revenait. Ça devait être à cause de l’âge, les vieux ne pouvaient pas accepter de voir des jeunes aussi puissantes que moi. Ils allaient comprendre un jour, la puissance de la jeunesse de Kiri et ce jour là, leurs sourires disparaîtront. Mais pour l’instant, j’étais trop occupée à finir ma glace pour me fâcher.

L’homme avait l’air perdu dans ses pensées. Pendant un moment, on restait là, sans rien dire. J’aimais le silence en temps normal, mais en plein milieu d’une conversation… c’était plutôt inconfortable.

- Euh… Tu vas bien?

Pas que je m’inquiétais réellement, il n’avait pas l’air si mal en point, mais je voulais simplement briser le silence. Au final, après avoir réfléchis quelques secondes de plus, l’homme se mis à parler de la difficulté des combats.

Dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà.

- Je me suis battue plus souvent que tu peux imaginer.

En y réfléchissant bien, j’avais cette impression qu’Eiichiro parlait de lui-même, qu’il avait une histoire à raconter, mais se retenait. Moi, j’avais du temps à perdre de toute façon, alors pourquoi pas le lui demander?

- Allez, arrête de tourner autours du pot, raconte-moi…

Raconter quoi? Raconter tout.
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Sam 30 Sep 2017 - 18:47
Il souriait aux répliques de l’enfant. Puis, il poussa un soupir. Non car il était lassé, mais seulement car il se rendait compte à quel point, un jour, il avait peut-être été à sa place. De grands rêves. De grandes ambitions. Tous les enfants rêvaient un jour de cette célébrité. L’on rêvait d’être reconnu par ses pairs. Par les autres. On rêvait de grands combats épiques. On rêvait de victoire. On rêvait tantôt de mille femmes ou de mille hommes. On rêvait d’admiration ou d’amour. On rêvait. On rêvait souvent. Trop, même. Car quand l’âge adulte arrive, il faut alors concrétiser ses rêves. Ou les voir s’effondrer comme un véritable château de cartes. La tête en arrière, le Yuki s’amusait de cette étrange conversation. Sa main gauche à la recherche d’un thé imaginaire, il soupira.

« As-tu déjà combattu pour ta vie, jeune fille ? Ou parles-tu seulement de quelques entraînements où tu t’es fait quelques égratignures ? »

Eiichiro appréciait la conversation mais finissait toujours par s’en lasser. Et la fille, pleine de rêves, avait le don maintenant d’agacer l’homme qui, avec le temps, avait mis ses rêves et ambitions de côté, au profit d’un bien commun, plus grand que son unique personnage. Une main sur le bandage qui lui couvrait le haut de sa face, les doigts encore bandés de ses propres blessures, il comptait donc bien raconter ce qu’elle souhaitait.

« Les douleurs physiques sont immédiates. »

Revenant à mettre ses coudes sur ses genoux, oubliant ce thé qu’il ne trouvait finalement pas, il comptait encore reprendre, attentif néanmoins à ce qui pouvait s’entendre autour de lui.

« Imagine la douleur de perdre ton deuxième œil. Tu souffres, c’est vrai, mais tu ne réalises pas encore le fait. »

Il souffle. Car à l’instant de sa terrible blessure, le Yuki n’avait pas encore réalisé que son œil ensanglanté était perdu. La main dessus, le fait de ne rien voir ne l’avait pas tracassé au premier abord. Ce fut pourtant le cas lorsque, reprenant véritablement conscience, il se retrouvait à ne voir absolument rien. Soudainement, tel était le nouveau fait. Il avait eu mal. Mais ce n’était rien en comparaison de cette terrible vérité. Il se trouvait être aveugle.

« Imagine-toi ensuite te réveiller dans un lit d’hôpital. Tu ne vois plus rien. Imagine-toi seulement ne sentir personne te tenir la main. Ou te parler. Imagine-toi alors que tu te retrouves entièrement seule, dans un monde uniquement composé de l’obscurité. »
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Sam 30 Sep 2017 - 20:13

- Des égratignures? Tu veux rire?

C’est vraie que personne ne se donnait à cent pour cent pendant dans les combats amicaux, mais les attaques pouvaient être particulièrement vicieuses, même pendant un entraînement. J’en savais quelque chose. En même, je n’avais jamais risqué de perdre un oeil… Bon, peut-être qu’il avait un peu raison, je ne m’étais jamais battue pour ma vie. Mais c’était seulement parce que personne n’avait le courage de m’affronter sérieusement.

Je pouvais difficilement imaginer la douleur de perdre un oeil. Ça devait faire un mal fou, un peu comme ce que je ressentais après avoir ouvert une porte, mais dans mon oeil plutôt que dans tout mon corps. Laquelle des deux expériences était la plus douloureuse? À bien y penser, je préférais ne jamais le savoir.

Est-ce que je m'étais déjà réveillée dans un lit après un combat, sans personne autours? Oui bien sûr, mes parents n’étaient pas du genre à rester à mon chevet pendant que je récupérais. Mais le noir… le noir total et éternelle, ça je n’avais jamais connu.

- Ça je n’arrive pas à imaginer...

Un grand sourire revint sur mes lèvres, Eiichiro ne pouvait pas le voir, mais il pouvait l’entendre dans ma voix.

- Mais la personne qui prendra mes deux yeux n’est pas encore née!
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Sam 30 Sep 2017 - 22:22
Il souriait de l’entendre. Un sourire triste. Nostalgique, aussi. Puis il lâcha un lent soupir, inaudible. Il n’était pas vraiment inquiet pour la jeune fille, qui semblait bien déterminée. Peut-être que c’était folie. Peut-être que c’était témérité. Le Yuki se questionnait sur cette dernière. Pensait-elle vraiment ce qu’elle disait ? S’entendait-elle ? Peut-être qu’elle était encore fort jeune, encore incapable de réellement comprendre ce que serait la fille. Car, comme toujours, les enfants rêvent de grandir, tandis les plus vieux se rappellent de leur enfance manquée. Telle était peut-être la véritable tristesse de cette vie. Le temps qui défile et ne s’arrête jamais.

« Tu ne peux pas imaginer car tu es encore trop jeune, petite. »

Se levant, reprenant sa canne, il baissa la tête du mauvais côté du banc, comme si elle avait changé de position entre le premier moment et l’instant présent.

« Tu devrais être moins sûr de toi. J’ai longtemps pensé que j’étais invisible. Puis il y a dix ans … »

Il passa une main sur son œil droit, comme un tragique souvenir de ce qui s’était passé durant la Grande Répression. Il se souvenait encore de cette douleur. Il se souvenait aussi du mal infligé aux hommes, femmes et enfants qui avaient été derrière celui qui avait brisé une première fois sa vue. Le poing serré sur ce rappel douloureux, il s’en échappa en s’écartant de la petite, reprenant un peu de sa route dans une direction bien aléatoire.

« J’ai perdu mon œil parce que je pensais comme toi. Que personne ne pouvait me rendre aveugle. Depuis, je le suis malgré tout. »
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Sam 30 Sep 2017 - 22:57

Eiichiro se mis debout et commença à me faire le moral, en regardant dans la mauvaise direction. Il sonnait exactement comme mon père. Il avait les mêmes arguments en plus, “j’ai déjà fais la même erreur”. Oui, mais moi je n’étais pas lui.

L’homme marcha en direction de…. Je ne savais trop quoi. Peut-être qu’il allait chez lui, ou alors il partait faire… peu importe ce qu’il allait faire avant qu’on ne se rencontre.

J’entendais encore sa voix dans ma tête. Il me trouvait trop confiante. C’était par ce qu’il ne connaissait pas ma force, je comprenais. Moi-même, j’avais des doutes sur sa vraie puissance, la plupart des légendes sont exagérés, ou au moins embellis.

Je sautai sur mes jambes, bien décidé à lui montrer ma force. La distance m’obligea à crier pour être sûr qu’il m’entende. Les passants me prendraient sûrement pour une folle, mais peu importe.

- Bats-toi avec moi Eiichiro! Et la tu pourras…

J’allais dire “voir”, mais le mot était définitivement le mauvais pour l’occasion.

- … Sentir ma force.
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Regarde où tu vas! [Eiichiro]

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