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Raise your glass if you are wrong [PV Hanzo]

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Jeu 21 Sep 2017 - 6:14
Pays de l'eau, village caché de la brume. Pays du feu, village de Shîto. Ou plutôt ruines du lieu construit pour ce qui devait être mémorable. Et ça l'avait été, mais pas de la manière escomptée. Déception. Échec. Dérision. Les terres de ce continent avaient été instruments d'un désenchantement évident pour les Kirijins, et peut-être même les ninjas étrangers, qui étaient présents. L'ennemi avait gagné, pourtant je ne comprenais tout de même pas. Les bandits exilé de l'archipel s'étaient tous donnés rendez-vous si loin, et au même moment. Aucune coïncidence possible, c'était indéniable. Alors comment ? Il y avait eu forcément quelqu'un derrière tout ça, et davantage que ce qui les avait fait tant voyagé était l'un des navires de nos îles. C'était à s'en retourner le crâne. A peine rentrée que je ressentais toujours cette frustration de l'avoir laissé filé. Un général, un inconnu, alors que ces iris bleus m'obsédait l'esprit. La privation de ne pas lui avoir fait la peau. De ne pas lui avoir arraché la bouche pour lui faire regretter d'être le ton impératif qui avait donné marche à l'attaque de ses troupes. Il tenait son sabre, là, devant moi, les cris des hommes vaillants qui étaient venus prêter main forte...

« Putain. » Et je reposai un peu plus violemment la chopine miniature de saké sur cette table surélevée. Ma jambe s'arrêta d'être nerveuse sur le rebord sous la chaise en une grande inspiration. Je venais de finir d'une traite ce breuvage si malsain, qui pourtant était bien revigorant. L'amertume au fond de la gorge n'était pourtant pas aussi forte que la défaite encore trop fraîche. L'alcool n'aida pas vraiment puisqu'elle n'adoucissait pas cette sensation. Cependant il y en avait trois de plus devant moi qui n'attendaient qu'à être engloutis de la même façon. Rarement je me retrouvai là, pourtant ce soir, je croyais bien en avoir envie. Quelle fière allure la sabreuse au regard aussi vicieux que le prédateur dans son fourreau. Et que quelqu'un m'approche, qu'il prenne garde car j'étais surtout lointaine de la bonne humeur grâce à la fraîche et doucereuse soirée d'été au village caché de la brume. Alors que je tournai la tête, esquivant tous les regards au passage, je m'arrêtai sur cette grosse masse de tissus enroulés. Une forme bien trop familière. Je posai alors mon coude sur la planche qui soutenait les verres cachant dès lors discrètement mon visage de la vue azure du grand homme récemment intégré chez les miens, Hanzô du Torrent.

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Jeu 21 Sep 2017 - 18:54

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »





Ne pas avoir été là pour lutter aux côtés de ses confrères de la Brume lors des événements de Shîto était un fardeau qu'il devrait porter pour le reste de ses jours. Et il en avait déjà beaucoup sur l'échine, leurs langues qui le damnait provoquant des sueurs froides dans des nuits d'été pourtant ardentes.

C'était mal connaître Hanzô que de le croire capable de s'apitoyer sur son sort et il ne fut pas étonnant de le voir vagabonder à cette heure tardive dans le quartier le plus commerçant du village à la recherche d'un peu d'animation pour étayer sa tentative de penser à autre chose le temps de quelques joyeuses heures ; et pour ce faire, quoi de plus adéquat qu'aller boire un verre ou deux. Ou dix.

Sa propention à boire lui permettait de n'être ivre qu'en de rare occasions où les taverniers devaient ensuite mettre clé sur la porte et fort de son envie il trouva son bonheur dans un petit troquet qui ne payait pas de mine mais qu'il savait de réputation possesseur de liqueurs flattant son palais de connaisseur.

Qu'elle ne fut pas sa surprise en appréhendant au bar une brune qui lui tapa à l’œil. Non pas par sa beauté de prime abord, bien que ses formes dessinées dans le moulant de sa tenue avaient leurs effets sur le Torrent, mais plutôt par l'étonnement de la voir ici. Ses longs cheveux de jais et sa main cachant ses traits fins, il n'eut pourtant aucun mal à déceler son identité ne serait-ce qu'à la lame à sa ceinture et au tatouage sur son bras, chose qu'ils avaient désormais en commun.

Sans bruit même s'il n'en avait pas besoin pour être remarqué, Peau de Requin attirant indubitablement l'oeil des quidams et autres shinobis en repos malgré l'interdit tacite de boire en service ou pas, il s'installa à côté d'elle. L'épreuve vécu dans les contrées du Feu avait l'air de l'avoir marquée, ou au moins de changer son caractère pour la faire réfléchir, ce qui l'aida sûrement à ne pas même saluer son confrère.

« Konbawa, Ueno. Tu te remets de ton voyage ? » Il souriait à moitié, levant en même temps le doigt pour faire signe au serviteur intéressé qui prit sa commande, une bouteille d'un saké de qualité supérieure. Quand elle fut servie il fit glisser du bout du comptoir plusieurs coupelles qu'il remplit en penchant la bouteille d'un mouvement, avant d'en faire glisser deux d'entre elles vers ses lèvres.

« Tu m'as pas l'air dans ton assiette. »






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Jeu 21 Sep 2017 - 20:06
Encore un échec, bien qu'amoindri cette fois-ci. Ma supercherie détournée, je fis alors semblant de replacer une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Cela n'avait rien à voir avec celui qui sembla s'approcher, tout était dans le moment choisi pour rattraper le temps passé. Rentrée depuis peu, et encore trop atteinte par la défaite cuisante de Shîto, je n'avais en aucun cas envie d'en discuter. Si cela ne s'était pas produit sur le bateau du retour, il était encore moins évident que cela se fasse ici même, autour d'un bon saké.

Alors que je relevai le visage pour le saluer et forcer un léger sourire qui n'était pas très enclin en cet instant, j'hochai la tête. « Il faut bien, m'a-t-on dit. » Un petit rire s'échappa d'entre mes lèvre, mais ce-dernier n'était pas bon, il n'était pas non plus mauvais. Il était comme poussé dans ses retranchement, nostalgique et dépourvu de tout sens dans une situation pareil. En effet, j'étais simplement déboussolée. Perturbée. Bien que cela ne soit en aucun cas quelque chose de folklorique, il fallait que je me reprenne, et vite, avant de lâcher prise pour devenir quelque chose de pire encore. Ces ennemis, le Soshikidan, il devait me sortir du crâne, coûte que coûte.

Seulement en cet instant je pris entre deux de mes doigts l'une des trois coupes encore pleine face à moi. Sans bouger autre chose que le bras, je portai à mes lippes l'objet froid pour en avaler son contenu. Celui-ci était plutôt chaud, du moins c'était la sensation que la liqueur procurait lorsqu'il venait parcourir l'oesophage. Ingurgité en une grimace peu avantageuse je claquai le dessous du petit verre sur la planche pour finalement me décaler un peu sur le côté, laissant alors au nouveau sabreur de la Confrérie la place à ses côtés. « Tu as dû entendre parler de la défaite de Shîto, de son siège ? » Demandais-je alors sans une gêne supplémentaire, enchaînant alors le précédent mouvement de la même manière avec un nouveau breuvage. Complaisance dans l'alcool. Pourtant jamais je n'avais fui ainsi mes responsabilité, pas dans un subterfuge. Tandis que je regardais le dernier saké, je m'adressai de nouveau au Torrent. « A Shîto, au pays du Feu et à la tienne tant qu'on y est. » Un brin de sarcasme n'avait jamais fait de mal à personne et il me permettait d'exprimer mes ardeurs. Sans une once de dégustation je repris la dernière coupelle et l'épongeai d'un coup de main. La même contorsion faciale s'emparant de mon visage, signifiant dès lors mon inhabituel envie de venir boire un coup.

Enfin seulement, je tournai mon visage vers mon interlocuteur, regardant ce dur masque sur la mâchoire. Accoudant mon bras aux côtés des verres vidés, j'ouvris un peu le creux de ma main pour venir y poser le menton, prenant ainsi appui sur moi même. « T'as pas changé Hanzô. » Fis-je la remarque peut-être un peu trop à voix haute alors que certains souvenirs remontaient à la surface. Encore là une bien triste période, celle de la Grande Purge de Kiri.

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Jeu 21 Sep 2017 - 23:03

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »





Son gloussement n'était pas franc. Il l'avait déjà fait rire par le passé et à l'entendre il comprit la détresse d'une kunoïchi qui avait faillie, sensation qu'il ne connaissait que trop bien. Après tout, la mascarade du dojo n'aurait jamais eu lieu s'il n'avait pas lui-même échoué bien des années auparavant, perdant son bien et son honneur, maintenant tout deux retrouvés.

Perdue dans ses pensées, il ne pensait pas à mal et n'allait pas chercher à piquer son égo meurti par quelques phrases mal tournées dont Hanzô avait le secret une fois que la situation s'y prêtait. Le Torrent préfera donc garder ce silence entre eux jusqu'à qu'il fut enfin en passe d'être brisé par les lèvres charnues de la numéro Cinq.

« Ouai, pas trop de détails mais on s'est pris une rouste, dans les grandes lignes c'est ça, non ? Comme les autres, d'ailleurs. »

Il entendait par là que les Trois Grandes Puissances avaient faillies de concert et qu'elle ne pouvait s'en vouloir pour une défaite qui ne laissait aucune place à l'individualité. Certes, il ne s'en pensait pas moins capable d'avoir pu inverser le cours des choses de son flot impétueux si seulement il avait été là et pas en quête d'un savoir ancien maintenant acquis.

« Kanpai. » D'un geste il accompagna la demoiselle en portant lui aussi les coupes à ses lèvres, l'une coincée entre son majeur et son index, l'autre entre les deux derniers doigts de ses mains, faisant coulisser les récipients pour se délecter de leurs contenus comme si c'était de l'eau fraîche.

Elle n'avait pas l'air d'aimer le goût de sa boisson et à son contraire, rien ne présageait la présence d'alcool dans ses verres, son visage allègre et le cyan de ses pupilles perdu autour d'elle confirmant ceci. Quand elle se tourna, le glacial capta sa partenaire et ne lâcha pas son emprise pour lui répondre.

« C'est pas faux. Étonnamment, de mon côté, on dirait que j'ai à faire à une jeune femme bien différente. Est-ce Dokueki, la Confrérie ou Shîto qui t'a rendue ainsi? »




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Dim 24 Sep 2017 - 4:44
C'était presque fâcheux cette façon qu'il avait d'essayer de me connaître après toutes ces années. Ce, même s'il était sûrement le plus apte à comprendre ce qui me tourmentait actuellement. Malgré les dernières nouvelles qui érigeaient à présent ce village caché de la brume, je n'arrivais effectivement pas à m'ôter de l'esprit l'échec essuyé au pays du feu, et cela malgré que nous avions été des centaines à devoir fuir la cité. Il n'avait pas tort dans ces mots à la fois perçants et réconfortants. Nous avions tous perdus. Kiri, Kumo, Iwa, Shîto. Et je n'avais même pas pu profiter ni de l'arrivée ni du retour.

Après avoir laissé en suspens sa fausse question, j’acquiesçai d'un simple sourire sa décente. Il semblait bien être à des années lumières de ma propre capacité à apprécier et à résister à ce breuvage ravageur, si bien que j'en haussai un sourcil de stupéfaction. Laissant mes verres vides de côté je soupirai et lorsqu'il vint croiser mon regard, je restai plutôt humble. Il me paraissait plus lumineux, son regard, était-ce son retour ? Ou plutôt l'effet de l'avoir enfin retrouvée, elle ? Me souvenant, comme la veille, de ce qu'il avait pu m'avouer sur sa déchéance et sur sa propre volonté. Il devait la récupérer. Il la méritait. Mais il encourrait aussi le risque d'avoir cette épée sous la gorge s'il la laissait de nouveau repartir.

Un soupir supplémentaire, et pourtant bien moins las cette fois-ci, mais davantage nostalgique. « Assurément les trois. » Je laissai un petit silence s'installer, avant de reprendre plus sévèrement. « Tu apprendras que naturellement tu trouveras l'envie de faire passer la Confrérie avant même ta propre volonté. Et puis tu auras probablement cette défaite qui te fera remettre en question tout ce en quoi tu crois. » Je décalai mon visage de ma main pour que cette dernière vienne s'emparer de l'étui enfermant encore le serpent dans sa tanière. Je le posai sur la petite table, le laissant alors là mais sans lui jeter un coup d’œil en maintenant l'azurin qui m'observait. « Et il y a cette influence qui me donne même l'envie de trancher la gorge de tous les présents de l'établissement. Toi compris. » Le regard franc, le visage sombre bien que contrarié, je détournai les yeux après ces mots rendant au malaise et je pris sa bouteille pour me servir un nouveau verre et remplir un énième verre. Sans attendre plus de temps je l'enquillai à ma manière et le reposai aussi vite que la boisson dans mon gosier. « Quelle chance que je ne sois pas d'humeur à l'écouter. Et puis ce serait dommage de gâcher ces belles retrouvailles. » Le sarcasme, encore et toujours, il finirait par m'avoir au fond.

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Dim 24 Sep 2017 - 16:27

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »





Il resservit habilement encore une fois les coupelles usagées dans lesquelles il restait quelques gouttes du liquide translucide, n'y portant pas attention via son regard qui déshabillait le récif qu'elle avait mis entre lui et elle, l'esquintait de la froideur océanique de ses pupilles dans une caresse férale.

« On verra bien pour ce qui est de la Confrérie, tu me connais après tout. J'ai mes propres buts et enjeux, même s'ils rejoignent sûrement celle du groupuscule. Pour ce qui est de la défaite, je l'ai déjà essuyé un trop grand nombre de fois pour qu'elle m'affecte foncièrement... » Il avouait sa faiblesse avec tant d'honnêteté qu'elle semblait presque irréelle, peu crédible. Hanzô n'avait aucune honte à admettre ce côté faillible présent dans chaque shinobi, ne faisant pas exception à la règle. Lui et son sensei avait après tout laissé filer le Trésor de Kiri aux mains d'un vandale après avoir échoué dans un combat certes titanesque mais cependant perdu. Ce souvenir le hantait et la marque sur son torse était là pour lui rappeler chaque jour l'amertume, les yeux azur de sa bien-aimé de jadis, et tout ce sang.

« Tu peux essayer Ueno. Sers-toi de moi pour passer tes nerfs si tu n'es pas assez forte pour transformer ce qui croupit au fond de tes tripes en moteur pour aider Kirigakure no Satô. J'accueillerai les crocs de ton serpent et ton animosité. Mais quelque chose me dit que la Nakamura que j'ai connu peut mieux faire. » Un air de défi, un regard qui soulignait une force présente chez elle déjà à l'aube de la construction de leur Mère Patrie.

Encore une fois il synchronisa sa descente avec la sienne en réitérant le mouvement de précédemment, ses yeux croisant ceux du tenancier qui les détourna bien vite après un sourire gêné, comme s'il ne voulait pas être pris sur le fait à écouter aux portes. Le Torrent fit craquer sa nuque et pivota de quelques degrés sur son siège en toisant la brune, serein.

« Dommage, ouai. Et puis un Épeiste qui agit sous les commandements de son épée, ce serait un comble... Si je faisais ça avec Samehada, elle aurait déjà pompé les réserves du nouveau Mizukage et celles de ses gradés avec. » Il émit un rire appuyé par un grognement de sa Partenaire qui n'aimait pas trop qu'il souligne ainsi sa dominance bien que concrète et définie, le duo toujours aux prises à quelques débats une fois seuls.





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Lun 25 Sep 2017 - 18:51

Son assurance avait pris un bon coup depuis la dernière fois. Combien de temps déjà ? Bien trop en tout cas. Cela remontait à la construction de Kiri. Et avec les remus ménages de ces derniers temps, c'était comme si nous avions remonté le temps. Lui sans sa légendaire. Moi toujours en proie à mon démon. Après tout, il devait avoir sûrement raison, je n'avais pas tant changé. C'était une boucle sans fin, le serpent qui se mord la queue. Cette idée là me fit rire, c'était idiot, et pourtant si véridique.

Lui qui était descendu si bas, il n'avait plus qu'à remonter. Et c'était ce qui semblait en être aujourd'hui. Il avait tout : retrouvé sa place au sein du village caché de la brume, il avait un pied mis dans la Confrérie, il avait sa convoité accrochée dans son dos. C'était à se demander ce qu'il lui fallait de plus. Et j'étais là, à le regarder de mon air dépité et distant alors qu'il ne cherchait qu'à justement me faire parler. Etrange entreprise car ce qu'il n'avait pas pris en compte c'était que malgré les rituels restés, j'avais surtout grandi.

J'haussai un sourcil à sa proposition avant d'étouffer un rire, et je me contentai de faire passer ce sentiment avec une nouvelle gorgée qui devenait un peu plus agréable pour les papilles gustatives. « Tu n'accueilleras rien Hanzô. » Son regard en disait long et plein de provocation, je préférai le fuir. Je ne les entendais plus pourtant. La direction que voulait emprunter le serpent semblait silencieuse maintenant et un simple soupir me sépara les lèvres. Replaçant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, je vis également cet individu curieux. Mon regard habituellement assassin, il retourna à son travail. Pourtant je n'avais aucune intension malsaine, cette fois. Rien. Seulement ingurgiter cette chose affriolante, raisonnable ou non.

Lorsqu'il reprit la parole, je repris un peu d'assurance et me tournai vers lui, à mon tour. Les yeux cependant perplexes quant à ses mots mais je le pris en amusement plus qu'en menace réelle. Dévorer le Mizukage. Dévorer Sôsuke. Impensable, il faudrait me passer sur le corps pour ça. Second degré, semblait-il alors autant en rire. « Samehada est donc si gourmande ? » La transition était, pour moi, parfaite. Plus je parlais de cette lame, et plus sa voix était susceptible de me transpercer les tympans pour se faire entendre. Alors ne fallait-il pas réveiller la bête rampante, et plutôt se concentrer sur celle aux écailles. Du moins c'était là un sujet comme un autre.

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Mer 27 Sep 2017 - 1:30

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




Elle avait l'air sûre d'elle et pourtant d'expérience il sentait que quelque chose clochait ; non pas grâce à ses dons pour discerner le chakra ou ceux de sa Partenaire, ni même grâce à ses sens aiguisés. Hanzô connaissait le numéro Cinq assez bien pour avoir vu derrière la muraille qu'était Dokueki et le faste de l'apparence qu'elle se donnait. La brune recoiffa une petite partie du tout de jais à l'aide de ses doigts fins qui semblaient détonner avec ceux des kunoïchis tant ils étaient fins, élégants, faisant douter de leur aptitude relative à agiter une lame dignement ; ce dont elle était capable, il en avait été témoin maintes fois.

« Soit, mais ne garde pas tout pour toi. » Un sourire presque faux sur le visage comme pour signifier que son petit jeu ne prenait pas et qu'il comprenait qu'en détournant le regard, elle esquivait une éventuelle confrontation, mais il ne lui en voulait pas, ne tenait pas rigueur à la personnification du serpent. Rapidement il fit voguer ses yeux vers la manche qui camouflait son propre sceau vipérin, témoignant de l'acquisition de son Pacte puis revint toiser la Chûnin.

« Elle a ses défauts. Mais habituellement elle écoute ce que j'ai à lui dire, bien que ces temps-ci, depuis que je suis revenu à vrai dire, le Squale n'a de cesse que de me sommer de partir en chasse. Je vais devoir la contenter si je ne veux pas qu'elle continue d'essayer de me faire traquer la moindre source digne d'intérêt... » Roulant des yeux tant il était fatigué par celle qui occupait ses pensées plus qu'aucune autre, il eut tout de même un geste presque tendre en pliant son bras droit pour aller toucher du bout des doigts les bandelettes, s'arrêtant un instant pour la nourrir d'une partie de son chakra. Le repos le lui rendrait, elle n'avait qu'à s'amuser avec cette somme pour le moins conséquente.

« Assez parlé d'elle, Ueno. Qu'ai-je manqué ? Et je ne parle pas de Shîto. Tu dois bien avoir des choses à dire, vu cet air perdu dans le vague. » Il insistait là où il sentait un abcès en pensant le percer, l'alcool aidant. La voluptueuse n'avait pas la langue dans sa poche et il fallait bien qu'elle se mette à table, surtout que son absence avait été marquée de beaucoup d'événements auxquels elle avait sûrement participé.




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Ven 29 Sep 2017 - 15:34

Dokueki était mon fardeau. Non celui des Sabreurs, non celui de Kiri, non celui de l'homme qui se tenait à côté de moi. Le serpent était mon démon, il était ma faiblesse, il était ma force, il était bien des choses. Ce qui était sûr c'était qu'il ne se faisait définitivement plus entendre, comme s'il avait compris qu'en sifflant un peu trop fort il me ferait parler de lui. Ne voulais-tu pas qu'un autre connaisse tes secrets, serpent de malheur ? Pourtant il s'agissait bien là d'une personne peut-être trop apte à comprendre, et qui en savait déjà tant. Et il continuait, de son regard, à essayer de déchiffrer mes pensées, de lire en moi comme s'il me connaissait par coeur. Quelle vaine tentative. Mais s'il souhaitait s'y aventurer alors qu'il le fasse, et qu'il s'y laisse mordre. Tout comme le feu brûlerait, le venin de la vipère laisserait des traces.

Ce fut en suivant ses explications sur l'épineux requin qu'il se trimbalait que mes yeux dérivèrent sur cette extraordinaire épée. Elle le vit faire ce geste étrange qui pourtant me sembla nécessaire. Après tout, s'il disait vrai, elle était capable d'agresser quiconque pour lui dérober ce qui, pour elle, serait un véritable festin. J'en grimaçai doucement, mais j'étais impressionnée, il fallait l'avouer. Penchant doucement la tête sur le côté je rangeai mes mains en les posant à plat sur cette petite table tandis que je rebasculai mon regard en avant.

Un doux rictus et un gloussement exprimèrent mes pensées lorsqu'il revint sur un sujet que je trouvais inintéressant : Moi. C'était pas croyable, il ne lâcherait pas l'affaire le Kaguya déchu. D'un geste de la main proche de son visage pour lui signifier de patienter un instant, je m'emparai de la bouteille, probablement vidée de moitié, et me servis cette fois directement à mes lèvres pour une longue gorgée pleine d'amertume. Reposant le récipiant, je jetai un oeil à mon compagnon de soirée pour finalement sourire plus franchement amusée. « On ne t'arrête pas, toi. Quand tu veux quelque chose tu es pire que ton requin, c'est donc ça ton secret ? » Une note d'humour qui me fit de nouveau ricanner, et d'un autre soupir je m'avouai vaincue. « Il s'est passé bien des choses depuis que j'ai repris du service. Entre la nomination de la Shodaime, qui fut un véritable désastre pour Kiri, les rencontres fortuites, les déceptions, et j'en passe. » Je m'écartai un peu de la table et pivotai alors vers lui pour lui faire face. « Moi même j'ai du mal à suivre parfois. Je pensais que le destin s'acharnait sur moi, pourtant je me dis que d'autres ont connu bien pire. » Une pensée pour Shiori, tandis qu'immédiatement mon esprit vogua en direction du chef Yuki. « J'ai pu faire la meilleure chose qui soit pour Kiri, mais aussi la pire pour la Confrérie. Alors tout ce que tu dois comprendre c'est que je n'ai pas changé, à faire les bons et mauvais choix qui s'en suivent. » Mais je n'avais aucunement l'air triste ou colérique. L'alcool aidant, c'était chose certaine.

Je passai une main sur mon visage et en un soupir je replongeai mes émeraudes aux creux de ses pupilles bleutées, ne les quittant plus. « J'ai cru comprendre que Tetsuko t'appelait Ojisan ? » Tuming parfait pour éviter les drôles de questions en tout genre, et surtout les plus embarrassantes. « C'est un surnom un peu trop familier ou alors vous êtes vraiment parents ? » La curiosité m'avait belle et bien piquée alors que je sentais la chaleureuse sensation de la boisson me travaillant un peu plus au corps et à l'esprit. « Bon, c'est pas comme s'il t'avait appelé papa. » Et j'en ris aussi bêtement que l'absurdité de la remarque.

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Ven 29 Sep 2017 - 17:21

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




Son geste envers sa propriété fut interpreté par Ueno qui le regarda avec une grimace qui mêlait étonnement et appréhension pour un phénomène que seuls ceux ayant essuyé la morsure des crocs du Requin pouvaient comprendre. Parler d'elle fut finalement possible et l'alcool aidant sûrement, dont il ne se priva pas en avalant lui aussi une lampée via le goulot de verre, la discussion suivit son cours, l'intérêt sincère du Torrent pour la vipérine sabreuse s'affûtant comme ses sens peu engourdis par la boisson.

« J'ai bien des secrets mais effectivement, tu ne t’extirperas pas de là par une pirouette. » Sourire carnassier se dessinant sur les contours de ses lèvres fines mais visibles, les canines pointus de la Bête Bâtarde à Forme Humaine laissaient deviner ô combien il était sérieux tout en jouant de cette métaphore, son loup osseux venant étayer ses propos par les dents incrustées et dessinées dessus. « Mais encore ? J'ai cru comprendre que tu avais joué un rôle dans sa destitution. De près ou de loin. » Les rumeurs allaient bon train et son réseau de connaissance avait survécu à son absence, il était donc en mesure de connaître peu à peu ce qui s'était joué lors de cette dernière. « Toi qui n'attend rien de personne, déçue ? » Il connaissait la belle brune autant qu'il l'était possible vu leur lien, et il fut assez étonné d'entendre tel propos. « Il y a toujours pire. Reste à savoir comment tu endures tout ça. Vraiment. » Le bleu océanique de ses pupilles exhalait à ce questionnement un sérieux explicite, comme s'il faisait présager son intérêt à même les miroirs de son âme. « Explique-toi. Qu'as-tu fait, Mamushi ? Tu ne me décevras ni me choqueras en disant la vérité. » Elle éluderait peut être mais au moins, il avait tendu cette oreille attentive pour la numéro Cinq. Elle saurait qu'elle pouvait, comme auparavant, compter sur lui.

Le Torrent continua d'observer la finesse des traits de ce visage opalin, perdu dans les charmes envoûtant de celle qui faisait sûrement battre le cœur de beaucoup parmi les habitants de la Brume, tant sa superbe et sa dextérité s'alliaient dans un mélange suave et tentant pour tout homme qui appréciait la fusion de ces choses en un tout aux traits ronds et aux relents lascifs. De sa tranche d'âge, incontestablement, elle était une femme qui avait beaucoup pour elle, bien qu'intérieurement dérangée par une présence malsaine qui jouait sur ses défauts pour les aggraver.

« Effectivement. » Il but une autre gorgée en repensant au drame qu'était sa lignée, pourvue il y a une quinzaine d'années d'un nouveau venu désormais sous son aile. « Je suis le frère de son paternel, et son parrain. » Une autre gorgée plus tard, qui avait endommagé le contenu de la bouteille pour la laisser à moitié vide, ou pleine selon l'observateur, il reprit le jeu de regard. « Il pourrait, je suis prêt à assumer ce rôle pour lui, vu la disparition dudit père.. » D'un rire qui ne démentait pas ses propos, il repensait à certains de ses souvenirs, au fardeau d'être père, aux responsabilités engendrées. Pour Tetsuko, il pouvait encaisser bien plus que n'importe quel homme l'aurait fait. Pour sa chair, sa descendance. La nouvelle génération et son importance capitale. Père, oncle, parrain, tout cela n'étaient que des termes et pourtant ils appuyaient sur sa facette paternelle avec tant de force que l'empreinte laissée marquait chacun de ses actes à l'encontre du manieur d'Hiramekarei.




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Sam 30 Sep 2017 - 2:50

Finalement c'était peut-être un jeu auquel j'acceptai volontiers de jouer. Et si mes propos devaient mal tournés je pourrais toujours en rejetter la faute sur l'alcool. Le saké. Il était fort. Et il tapait sur mes joues d'origine bien pâlottes. Tout allait bien pourtant. Si bien que je m'emparai une nouvelle fois de cette grande flasque de ce qu'ils faisaient de meilleur dans cette échoppe. Et plus les gorgées étaient longues, plus je m'habituais à ce goût infecte.

Ses questions visaient juste, elles étaient pertinantes, si seulement j'étais encline à entrer dans le détail. Alors que je le fixai toujours, je reculai le demi litre de saké qui s'agitait encore dans ma main, cherchant dès lors à l'empêcher de le lui reprendre, plus pour faire diversion que par véritable possessivité. « Te décevoir est peut-être le cadet de mes soucis. » Provoquai-je d'une moue peu satisfaite. Puis je repris, avec un peu plus d'entrain. « Après avoir brillamment aidé à la libération de Kiri, et bien évidemment de cette chère Confrérie, j'ai fait l'erreur de croire que j'étais enfin normale, alors je l'ai laissé m'avoir, encore une fois. » Je songeai bien sûr à cette excès de violence que je n'avais pas sû contrôler, et cette soif insaisissable. C'était une plaie ouverte. Une plaie qui ne se refermerait donc jamais ? Je parlais évidemment du serpent, sans même le prononcer, et pourtant quelque chose me disait que le rapace marin comprendrait sans même que je n'ai à creuser davantage.

C'était déjà trop. Alors j'enquillai entre mes lippes peut-être deux ou trois goulées avant de reculer de nouveau la bouteille qui se vidait comme elle s'était remplie. Parcourant son regard sur le visage si atypique du Torrent, je me surpris à m'arrêter sur chacun de ses traits. Ils étaient fins, limite maigres. Si caractéristiques des Kaguya, c'était indéniable. Perdu dans ce dessin que je retraçai de mes iris vertes, je laissai s'installer un léger silence tandis que je l'écoutais quand même donner ces explications. « Toi, père ? » Et j'haussai les épaules d'une traite, redressant mon visage pour le toiser. C'était qu'il était grand, même assis. Et je lui souriais de plus belle. Influencée par quelque chose de léger, mais j'étais maintenant d'humeur à plaisanter. « Vous feriez l'affaire tout les deux, n'est-ce pas ? » Un rictus et je basculai la tête légèrement sur le côté. « Qui est donc le vrai père, ton frère ? » Le mot disparition m'ayant égayée, peut-être aurais-je pu l'aider à ce propos bien qu'en l'état peu banal je ne savais plus trop si je pourrais y réfléchir.

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Dim 1 Oct 2017 - 3:04

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




« Peut être bien. Mais ça n'arrivera pas, alors... » Inutile d'en parler, se contenta-t-il de penser, son air un poil renfrogné signifiant qu'il n'aimait pas être compris de travers, bien que le Torrent avait facilement décelé en elle cette fluctuation de comportement vis-à-vis de certains thèmes et n'appuierait pas sans raison sur les sujets sensibles.

« Brillamment ? Pourtant Benten court toujours, elle, ses secrets et son épée de Damoclès qui n'est pas prête de s'abattre de si tôt. » Il ne lui en voulait pas à elle spécialement mais il ne put retenir un grincement de dent, accompagné d'un rugissement pourtant presque silencieux de la part de la Légendaire, qui transfigurait la haine de Hanzô en une énergie de combat férale, un besoin lascif d'arracher les chairs de la personne âgé comme une vulgaire poupée de chiffon. Briser ses os, boire son sang, se repaître de sa dépouille, la délester de tout ce qui faisait d'elle un être humain pour laisser de ses os une poudre mortuaire.

« T'es plus forte que ça, alors arrête de trouver des excuses et balaie tout ça. Tu le peux et induire le contraire ne serait que te mentir. Ou me mentir. » Il dégageait à ces mots la lie de la haine, celle ardente et pécheresse qui prévenait son dégoût pour les secrets, les trahisons et les cachotteries. Ueno était ce qui se rapprochait pour lui d'une amie bien que l'état platonique des choses n'avait jamais été assuré, mais il n'aimait pas trop que dans son cercle proche, ce genre de venin s'écoule trop librement. Bien qu'il lui faisait confiance pour, quand elle serait prête, se lâcher.

Elle l'examinait comme il avait pu le faire mais il ne se sentait ni dérangé ni jugé. La Bête assumait tout, chaque cicatrice et chaque ride de ce visage parfois si expressif. Redressée, il la surplombait toujours. Son sourire s'agrandissait, et c'était un spectacle de charme pour un homme dont l'attrait pour la gente féminine n'avait jamais été un secret.

« Si tu savais. » Tant de souvenirs resurgirent qu'il ne put tout masquer, et n'y comptait de toute façon pas. S'il voulait de l'honnêteté, il devrait d'abord en donner. « Effectivement. Gattsu, peut être l'as-tu connu ? Le Berserker, un homme de guerre, moins calme et plus belliqueux que moi. Un Jônin, je crois. Il m'a fait promettre de m'occuper de sa progéniture, alors je serai pour Tetsuko son rempart, son maître. Tu ne sais pas tout de moi, mais ça, tu l'as peut être deviné. » Il s'approcha de quelques centimètres d'elle, son souffle s'écrasant vers son cou découvert dans une expiration brève. Il saisit sans la lâcher des yeux la fiole et la porta à ses lèvres pour la vider d'une moitié de plus. « Je suis un chef de meute, et je ne tolère pas qu'on s'attaque aux miens, qu'ils soient capables de se défendre seuls ou non. Et ceux qui oseraient rencontrons la réelle signification de mon sobriquet. » Il se fendit alors d'un ricanement, comme pour se moquer du sérieux dans lequel il avait trempé.





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Mer 4 Oct 2017 - 1:07

Sa remarque à propos de Benten me fit avoir un pincement au fond de la gorge. Il n'était pas là. Il n'avait pas été présent lors de l'attaque de la vieille bique au Grand Dojo, lorsqu'elle avait marqué de sa maudite patte fripée la fierté de la Confrérie des Epéistes. Mon regard était maintenant indifférent, à la limite de la vexation. « Tu sembles déçu cette fois. » Un léger ricanement moqueur et un peu naïf plus tard... Une voix plus franche, plus sombre « Ce n'est que partie remise, l'important est que l'épée tombe. Son heure arrivera quand elle arrivera, il faut savoir être patient. Tout vient à point à qui sait attendre. Et je pense que tu le sais mieux que personne, Hanzô du Torrent. » La référence à son âme-sœur marine qui me fit légèrement sursauter à ses grognements était évidente. En effet, Benten avait fuit mais il était bien hors de question de la laisser s'en tirer à si bon compte. Surtout avec la reconstruction du village qui avançait à pas de géant. Rien ni personne n'empêchera Kirigakure de s'élever.

Je levai les yeux au plafond de l'échoppe lorsqu'il poursuivit. S'il avait seulement idée. Et si je m'en plaignais, n'était-ce pas plutôt pour mieux m'apposer ce masque de la "normalité" ? Dans le fond n'étais-je pas heureuse de ce que toute l'effervescence de mon épée pouvait engendré ? Possiblement. L'une comme l'autre, nous dépendions de chacune. Ma lame avait besoin de mon maniement, et j'avais besoin de sa puissance. C'était un commun accord impacté dans le sang, certes. Dans la violence. Dans la saleté. Mais un jour, Dokueki, je te serais plus qu'indispensable et à ce moment là je n'entendrais plus le moindre sifflement incessant et perpétuellement cruel qui m'amenait au meurtre et à la débauche sanguinolente.

Je l'observai toujours. Il était étonnamment propre sur lui pour un possesseur de Samehada. Moi qui imaginais là des échanges lacérants entre eux. Haussant les épaules je voulus me repaitre d'une nouvelle gorgée mais fus prise de court. Ayant écouté ses aveux, je semblai surprise par son attaque pour venir reprendre ce dû qu'il s'était offert. D'un vif geste du bras, je vins à claquer la paume de ma main sur le goulot de la bouteille pour qu'il ne puisse y remettre ses lèvres. Pourtant mon expression demeurait figée, si ce n'était par ce léger sourire idiot pour certains, inquiétant pour d'autre, toutefois sans même savoir ce qu'en déduisait le bleuté. Maintenant cette réserve sur le récipient, je fis mine de ne pas m'en intéresser particulièrement et repris après lui. « Connais pas. Ce que je sais maintenant c'est que tu as une famille bien trop complexe pour que je suive tout en même temps. Mais je me contenterais de ce que tu m'en dis là. » Je pouffai d'un petit rire, cachant du côté de ma main, de mes doigts affiné, le semblant de sincérité qu'il y avait dans ce rictus impromptu. . « Si je récapitule tu es père de substitution d'un enfant presque aussi instable que moi avec un véritable géniteur disparu. Gattsu Le Berseker... » J'écartai ma main, gardant seulement ce sourire amusé, et haussai les épaules. « Qui sait, si je le croise je lui parlerais de ceux qui semblent l'attendre. » La famille était un point assez sommaire et étranger pour moi. S'il n'y avait pas Sôsuke, peut-être n'aurais-je jamais compris le concept. Et encore, le lien de sang était inexistant, seulement l'affectif avait fait un pas de plus, dépassant alors cette sœur et plus encore mes parents. Jamais je n'avais de pensée pour eux. Jamais je ne me demandais si le père et la mère étaient devenus maccabés. Pour la sororité, c'était une toute autre affaire mais que je ne souhaitais pas me remémorer. « Donne-moi cette bouteille, Hanzô. J'ai soif. »

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Mer 4 Oct 2017 - 17:59

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




Quand elle souleva le fait de sa déception, sa main libre qui tenait alors sa coupe vint l'enserrer avec tant de force que la porcelaine ornée de motifs se brisa dans sa main, faisant éclater cette dernière dans un tintement particulier. Sa peau caleuse prévenut de toute blessure mais quelques morceaux s'étaient enfoncés assez profondément dans la couche, qu'il dégagea en la frottant contre le rebord du comptoir, contemplant son œuvre pas désolé pour un sou.

« Ce n'est pas de la déception. Mais un jour ou l'autre, la Shodaime rencontrera le Requin et le Serpent. » Difficile pour Ueno de savoir s'il parlait de leur duo ou simplement de Samehada et Hakujamaru, le descendant du Sage Serpent Blanc et nouveau vassal du Torrent. « La patience n'a rien à voir là-dedans. Ce serait laxiste que de la laisser vaquer à ses occupations sans prendre de mesure. Nous en discuterons avec Sôsuke, tôt ou tard. » Elle avait toutefois raison sur ce point, il avait su mettre en œuvre monument de patience pour récupérer la Belle Écailleuse, alors il devait appliquer ce modèle à son envie irrépressible de chasser la vieille femme, même si l'appétit de Samehada n'aidait pas. Dans une certaine mesure, leurs Légendaires partageaient ce point prépondérant ; Hanzô avait juste su dompter la sienne.

Là où la brune semblait lutter, il était son maître incontesté, même après à peine un mois depuis les retrouvailles. Sa poigne démentielle et son énorme chakra avaient de quoi combler une femelle telle que Samehada et toutes ses frasques, il les canalisait dans un seul et unique but ; les mettre à son service. Sa chose, sa partenaire. Elle était tant à ses yeux.

La Vipère ne le laissa pas disposer de l'alcool qu'ils se partageaient jusqu'alors et vint apposer sa main pour fermer hermétiquement l'embout, et c'était sage. Dans ses mains, il n'allait pas faire long feu. Sans réagir, à part par un sourire moqueur en tenant fermement l'objet de convoitise, le bleu océan cotoyant encore et encore le vert éméraude.

« Effectivement, et ce n'est qu'une branche de ce vaste arbre. » Plein de sous-entendu, il souriait d'une façon qui évoquait la sienne. « Très bon récapitulatif, Ueno-chan. » À entendre parler de l'instabilité de Kasanagi, il eut un sourire paternel, comme s'il lui évoquait lui-même à cet âge. En édulcoré, car il n'avait pas eu la chance du jeune homme.

Se rapprochant d'elle en glissant son fessier plus loin sur sa chaise, il fit glisser le conteneur doucement en tirant vers lui et la bouteille et la main qui lui interdisait de s'en délecter, jusqu'à que les deux choses furent vers son épaule, et tira alors brusquement dans son dos, son bras n'étant pas assez long pour suivre. D'une traite, dans un mouvement qui laissait présager son Taijutsu meurtrier, il vida presque le contenu en laissant quelques gorgées à l'intérieur, posant le fruit de son vol sur la cuisse de la Sabreuse. « Bois donc. »






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Mer 4 Oct 2017 - 22:50

Il semblait bien déterminé. En somme ce n'était que le Hanzô que je connaissais, celui qui n'avait pas changé, celui qui s'était présenté au nom du véritable possesseur de Peau de Requin. Sa rage était légitime lorsque l'on savait que Tetsuko s'était retrouvé enfermé et en danger dans les quartiers personnels et d'une perversité sans nom avait dû affronter un ennemi qui n'en était pas un. Et avec cet impression paternelle qu'il se donnait, et que je ne lui connaissais pas avant ce moment privilégié autour d'un verre de saké. Ou deux. Ou trois. Ou peut-être trop à présent que la chaleur était présente sur mes joues inhabituellement rosées.

Mon regard se posa finalement sur l'écailleuse endormie, tout du moins qui ne grognait plus maintenant. Elle avait l'air farouche celle-là. Plus encore que Dokueki. L'interrogation était grande. Comment avait-elle pu se laisser dominer et vouer tant de fidélité à ce propriétaire. Moi-même je ne pourrai me laisser avoir par un homme, par une femme, ou par quiconque. L'idée seule de donner ma lame et ma vie pour Kiri était déjà suffisante pour me gêner. Embarrassée, j'étais songeuse et bien silencieuse alors que j'étais détachée des iris azurées qui me dévisageait encore et de ce sourire carnassier qui me semblait bienveillant. Et même lorsqu'il me parla, je ne le regardais plus. Pourtant je lui répondis avec sobriété. « J'ai bien du mal à comprendre cet état d'esprit si... Familial, cette dévotion. » Un aveu assurément rebondissant. Je m'attendais évidemment qu'il revienne à la charge, lui qui avait tant cherché à m'analyser, à gratter au cœur même de mon esprit, de mes pensées, de mes vices.

Cependant, il me surprit à son geste, arrachant mes pupilles verdoyantes de sa belle pour les reposer sur lui. Jalousie ? Sûrement pas, il ne voulait que se repaître de la boisson, lui aussi. Perdant aussitôt mon équilibre, je me retins sur un bord de sa chaise à quelques centimètre de son cou, mon bras ne se faisant pas élastique, je lâchai ma prise immédiatement lorsqu'il força un peu plus. Mais lorsque je relevai la tête, à défaut de m'être reculée d'abord, mon sommet de mon front tapa joyeusement le dessous de sa mâchoire vivement et brusquement. Je retournai correctement sur mon siège, un rire cristallin et franc sortant d'entre mes lèvres. Je me calmai bien vite alors que je sentis la fraîcheur suante de la bouteille sur ma cuisse. J'haussai un sourcil et détournai mon regard une seconde pour regarder sa main. Cela me crispa presque mais oubliant cela bien vite, mes doigts détendus vinrent se poser en dessous de ceux du Torrent pour lever la bouteille, et le goulot à mes lèvres, qu'il lâche ou non cette emprise, pour y boire le reste d'une traite.

Je reposai le récipient vide sur la table, à côté des effets ravageur d'une poigne violente. Quel gâchis pour ce joli objet. « Je peux te poser une question ? » Mais sans même affirmation de sa part, ou négation, je me fis plus bavarde que je ne l'étais d'origine. « Ça pourquoi le garde-tu ? » Et je pointais d'un doigt curieux l'os sur le côté de sa joue droite. Une question tant hors propos qu'étrange. Le risque qu'il ne me pose des questions indiscrète, selon moi, étant bien trop plausible. Il fallait bien faire diversion. « Point esthétique ou c'est pour te rappeler ta légitimité au sein du clan Kaguya ? » Une pointe d'humour alors que je pris entre deux doigts, l'une des dents trônant sur son visage.

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Mer 4 Oct 2017 - 23:54

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




Quand elle sentit les yeux de la manieuse de Dokueki sur elle, Samehada eut un petit sursaut, signifiant qu'elle aussi, à sa manière, sondait la partenaire de discussion d'Hanzô, comme elle en avait le secret. Chaque parcelle de son système chakratique, l'odeur même qu'il dégageait, rien n'était caché à la senseuse née qui se délectait de l'idée d'un repas qu'elle n'aurait jamais ; elle le savait. Le Jônin appréciait cette femme, ce qui rendait le fait de la déchiqueter et d'absorber son essence fastidieux.

« C'est propre à chacun. Je suis comme ça et je ne peux changer cette facette. C'est une faiblesse, mais que veux-tu. » S'en prendre à ses proches était bel et bien un moyen de pression efficace contre le Torrent. Pour le faire sortir de ses gonds, pour lui faire commettre une erreur qui lui coûterait son poste ou plus. Pourtant il n'en ressentait aucune honte ou à priori, car c'était une des couleurs du kaléidoscope qui éclairait cette personnalité qui avait fait de lui ce shinobi.

Quand il vint le moment de se disputer la bouteille, elle ne se fit pas attendre pour réagir d'une façon bien à elle qui ne surprit pas le Torrent. Après tout elle avait toujours été cette femme sauvage, indomptable. Toute proche de lui, son front vint heurter le bas de son visage, ce qui fit couler un peu du liquide translucide sur sa joue et son épaule, mais il parvint tout de même à boire. Partageant son rire d'un rictus amusé, il laissa la brune aux traits fins se servir de sa main comme d'un socle pour boire, les gorgées faisant vibrer la fine peau de sa gorge.

Une fois vide, il la laissa déposer la preuve de leur crime, signe au barman d'en apporter de nouveau, continuant de toiser sa consœur. « Je sais pas trop, pour dire vrai. Souvenir ? Et c'est bien la seule apparition du Kekkei Genkai Kaguya... » Il semblait assez déçu de ne pas s'être éveillé à l'utilisation de ses os, comme ses confrères. Même si en contrepartie, cela l'avait poussé à pouvoir et à devoir utiliser Samehada. Il gagnait au change. « Esthétique, hein ? Tu trouves ça esthétique ? » Un sourire carnassier comme d'habitude, soulevant le fait de l'intérêt de la jeune femme. De la Cinquième.

« Et toi, Ueno. Je t'ai questionné sur tes actes, tes agissements. Mais je suis sûr que tu dois bien avoir des choses à me dire. Depuis la purge ; depuis Kirigakure. À moins que tu préfères qu'on parle d'esthétique. Ce à quoi y a pas mal à dire, de ton côté. » Aguicheur, il pointa de son doigt tandis qu'il était accoudé au comptoir les voluptueuses hanches de la sabreuse.






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Jeu 5 Oct 2017 - 1:48

Il ne faisait que confirmer davantage ce nouvel attrait que je venais de découvrir. Mais tandis que je perdis peu à peu mon rire pour un sourire figé sur mon visage, elle jeta un coup d’œil au serveur lorsqu'il vint récupérer le déchet sans intérêt pour en déposer une autre. M'en emparant aussitôt, je la gardai cette fois d'une main ferme et vorace. Songeant au jeu qui se construisait dans mon cerveau embrumé par les vapeurs de l'un des interdits ninja, je me levai subitement et le surplombai de mon regard reptilien et d'un sourire plus malsain. « En tout cas cette chose n'est pas commune. » Lançais-je d'un regard qui se glissa autant sur cette mâchoire apparente que sur le long qui la portait. Ainsi, il pourrait autant interpréter que je parlais bien de son trait physique que de lui même.

Masquant difficilement un nouveau rire, je choyai la bouteille contre moi, toujours tenue sur mes jambes encore en état. Alors qu'il m'observa et qu'il pointa son doigt fin mais qui semblait endurcit par la force qu'il lui fallait pour manier le squale, je tentai un revirement de faciès pour quelque chose de faussement sévère. Un échec lorsque les coins de mes lippes revinrent sur un rictus voulu dissimulé. Je me contentai d'un petit coup du revers de l'index sur son front, maladroit cependant. « Je n'ai jamais été friande que l'on parle esthétique à mon propos. » J'assumais mon physique, mais j'avais toujours eu du mal avec le fait que d'autres puissent montrer l'intérêt pour ce dernier. Mais nulle menace de prévue cette fois, je me contentai de tourner le visage, le laissant faire ce qu'il voulait s'il décidait de commenter ce qu'il voyait, je n'étais pas apte à me battre pour cette cause.

M'écartant de la table, me pinçant la lèvre inférieur en serrant plus encore contre moi la bouteille, je m'exclamai un peu plus fort pour que l'ôte de cette boutique puisse m'entendre. « L'addition c'est pour lui. » Sournoise, je me penchai vers le Torrent pour lui chuchoter. « Je te le revaudrais, mais j'en ai un peu marre de cet endroit. J'emporte la dernière bouteille, tu ne m'en veux pas, mh ? » Lui offrant un sourire, je le regardai en tournant les talons, attrapant mon épée pour la replacer à ma ceinture, portant en même temps le récipient à mes lèvres pour enquiller une nouvelle gorgée lorsque, à peine sortie, je bousculai une table de la terrasse, faisant ainsi couler du limpide saké sur mon menton. Grognant légèrement, du revers de la main j'essuyai les quelques gouttes d'alcool et contournai l'obstacle. « Ça m'apprendra à regarder une épée plus grande que moi. » Justifiai-je faussement, laissant croire -ou non- que mon attention avait été prise par Peau de Requin.

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Jeu 5 Oct 2017 - 2:40

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »




Elle s'accapara bien vite le nouveau ravitaillement, montrant au Torrent qu'elle avait toute puissance sur le breuvage, ce qu'il ne contesta pas au moins dans un premier temps. À présent debout devant lui, toujours porteuse de la liqueur, son sourire malsain soulignait le double-sens de son propos, tandis que le jade de ses prunelles le défigurait sans gêne, ce à quoi il répondut en serrant quelque peu sa mâchoire, la laissant ressortir et faisant bouger quelque peu le fragment osseux. « Je possède bien peu de traits 'communs'. » Il entendait par là la singularité de sa personne et de son existence. Hanzô était un être unique, même dans un monde qu'il avait visité et qui abritait en son sein nombre d’engeances bien différentes les unes des autres. Entre sa psyché, ses aptitudes son passé et ses frasques, il y avait de quoi le séparer de la meute, sans en faire le chef indubitablement.

La Vipère souriait toujours de cette même façon qui induisait beaucoup sans vraiment vouloir dire quelque chose de concret, ce qu'il avait du mal à estimer correctement ; chose rare pour celui dont les sens et les aptitudes lui permettait habituellement de facilement cerner les gens. Mais justement, la connaître pouvait le mener sur des chemins sans issues.

Elle se voulait austère, il continua pourtant d'être jouasse, sans perdre cet air amusé. Hanzô était de ce genre qui ne s'offusquait de rien et se permettait à peu près tout, surtout quand il pensait ses mots. Quand son doigt vint heurter le haut de sa tête, il soupira légèrement, peu dérangé, ne lâchant pas son regard lumineux et ses pommettes rougeoyantes de l'alcool ingurgité.

« Ne sois pas si catégorique, tu veux ? » Le Torrent restait vague et évasif mais ne comptait en rien la laisser se fermer aussi facilement.

Quand sa lèvre vint entre ses dents, il ne put retenir un regard tenté, amusé par la situation, comme une de ces pièces de théâtre qu'on suit du coin de l’œil mais à laquelle on porte un intérêt particulier en imaginant le dénouement. Et voilà qu'elle venait de lui mettre l'addition sur le dos, dans le plus grand des calmes. Soit, il n'était pas avare et l'aurait sûrement réglé dans tous les cas. Il plongea sa main dans une de ses poches et lâcha sur le comptoir quelques ryôs, pourboire compris. Quand elle se pencha, lui et sa main sur le comptoir, son souffle près de sa nuque, il lui répondit sur la même fréquence sonore. « Me le revaloir ? Tu es bien intrépide. » Toujours ces même sous-entendus qui s'installaient entre eux comme un terrain glissant, mais incroyablement attirant à parcourir.

Et voilà qu'elle se retournait et lui laisser la vue de son dos, sa croupe, ses longs cheveux noir de jais et ce même regard, presque taquin. Il ne put s'empêcher de jeter un œil à tout ces attributs puis se leva lui-même de son siège, suivant l'invitation tacite mais qu'il s'était tout de même octroyé.

Alors qu'elle heurtait la table, lui n'était pas loin, Samehada fixée dans son dos, passant l'arche boisée pour constater sa main essuyer ce qui coulait. À la lueur de la lune, il contemplait la toile dépeinte. « On dirait que cette bouteille est vouée à subir le même sort que sa sœur. Par les mêmes bouches criminelles. » Se fendant de son rictus favori, il l'avait bientôt rattrapé, elle et son odeur suave. « Il y a de quoi regarder, qui pourrait t'en vouloir. » Haussant les sourcils, il continuait de marcher, éclairé par le crépuscule et sa sombre clarté, la soirée ne faisant que commencer pour le couche-tard.






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Jeu 5 Oct 2017 - 15:53

Je ne savais absolument pas où je comptais aller comme ça. Ce qui était sûr c'était que j'avais besoin de prendre l'air pour ne pas subir davantage les effets enivrants de l'alcool. Je voulais marcher. La bouteille toujours à la main, la nuitée étoilée éclairait les rues d'une lunaire resplendissante. Je ne ressentais même pas la gêne de l'obscurité, et j'étais encore bien assez lucide pour voir clair. Mes jambes, l'une après l'autre d'une cadence doucereuse, j'avais décidé de le laisser me rattraper. J'aurai pu fuir en courant, mais les souvenirs de sa compagnie, bien que lointains, me rappelaient qu'il n'était pas de mauvaise augure. Une main posée sur la garde de mon katana légendaire pour prendre simple appui, l'autre maintenait le fruit de son labeur payé plein pot, et je repris une nouvelle gorgée, à pleine bouche. Plus j'en buvais et plus il était appréciable. Il en allait de même pour la perche à mes côtés.

D'une générosité, je lui tendis sur le côté la bouteille, lui offrant alors ce dû que je m'étais assignée. « Fais attention, alors. Ce serait dommage d'en gâcher parce que tu ne sais où poser ta bouche. Moi qui pensais que tu étais un expert de la boisson, ne me fais pas défaut. » Une accusation grotesque, qui me fis sourire de plus belle. Je niais même ma récente maladresse, et j'avançai, prenant un peu d'avance sur lui, le dépassant de peu. De quoi regarder. Des bandelettes renfermant quelque chose de la taille d'un homme, un étranger inculte aurait pu penser qu'il s'agissait d'un cadavre. Mais les sons produits par la belle bête, ses petits grognements, me rappelait alors qu'elle semblait bien trop bavarde en comparaison à ce qui avait précédé l'arrivée du Torrent dans le coin. J'haussai simplement les épaules en guise de réponse et soupirai. « Je ne pense pas que la taille soit propice, elle est encombrante et peu discrète, ta fidèle camarade. » Au risque de vexer l'épée, j'en ris davantage, un petit légèrement étouffé avant de regarder ailleurs. D'abord à droite, puis à gauche.


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Jeu 5 Oct 2017 - 23:52

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »



Elle semblait bien sûre d’elle, comme emportée par le flot de saké qu’elle avait jusque-là ingurgité. Elle errait devant lui, dans sa tenue semblable à du cuir mais bien plus souple qui avait le mérite d’orner sa peau et de l’enserrer sans laisser d’espace entre elle et le vêtement, marquant sa démarche. Il y avait de quoi faire et quelqu’un de plus lubrique aurait pu passer une bonne partie de la nuit à suivre ces courbes charnelles, à la limite de l’indécence.

Commençant à ressentir le besoin de boire un peu plus même s’il savait bien que la bouteille pour lui tout seul n’éveillerait pas les doux affres de l’ébriété, il fut servi par sa consœur qui lui tendit son bien, ce que le Torrent accepta sans hésiter, faisant couler entre ses lèvres une petite partie, puis une plus grosse du contenu.

« Je sais très bien où poser mes lèvres, autant qu’où planter mes crocs. » La continuité de mâchoire osseuse et son regard de prédateur en disait long sur la véracité de ses palabres. Elle pensait juste, il pouvait sûrement boire vingt fois ce que le corps bien formé de la sabreuse pouvait supporter et la brune le savait. Elle jouait, s’amusait, se moquait. C’était un plaisir de la voir ainsi.

« Je n’en perdrai pas une goutte, fais de même. Tu penses bien. »

Et elle le dépassait encore, inlassablement, comme si elle voulait réveiller cet instinct animal présent chez beaucoup d’hommes et auquel il ne faisait pas cas d’école. Oui, les charmes d’une femme ne le laissait pas indifférent, même s’il n’était pas phénomène à se disperser d’une à l’autre quand on connaissait son dit passif avec la gente féminine. Mais elle attisait ces flammes brûlantes, exprès ou non.

Samehada elle ressentait presque de la jalousie pour Ueno et son serpent pour qui Hanzô tergiversait depuis plusieurs minutes déjà. Être délaissée par le Torrent était dur pour la belle et d’une piqure d’une de ses écailles dans son dos là où personne ne pouvait le voir, elle s’imprégna d’une goutte de son sang pour le lui faire comprendre, ce à quoi il ne répondit rien. Il l’avait senti mais la laissa faire ; c’était sa manière de montrer son amour à son maître, après tout.

« Détrompe-toi. Certes, elle est moins passe-partout que Dokueki, mais dans son domaine, elle n’a pas d’égal ou de compétiteur. Et parfois, les monstres les plus effrayants ne se tapissent pas dans l’ombre. Ils sont là, à la lumière du jour. Sous un simple drap. Et dans le cas de Peau de Requin, nue, elle est plutôt jolie. » Il fallait être aveugle pour ne pas déceler son élégance, au moins aux yeux du Kirijin. Ses écailles une fois à la lumière du jour luisaient d’un incandescent bleu plus foncé que sa crinière et se dessinaient le long d’un corps droit et puissant.

Pendant qu’elle regardait ailleurs, Hanzô s’était encore rapproché et son odeur emplissait l’atmosphère autour d’eux.

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« Inoffensif je fus, une offensive je tue ; une gencive de plus ♪ »
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Dim 8 Oct 2017 - 2:50

Heureusement que j'avais encore toute ma tête. Autrement, il était probable que je laisse pouvoir à la débauche et à la bêtise. Rien allant au-delà des mœurs mais il m'était encore possible d'aller chatouiller leurs sensibilités, la susceptibilité d'un passant ou deux. Voire même d'un shinobis ou deux. J'étais particulièrement tentée en cette douce soirée chaleureuse. Bien que ce ne fut l'air qui faisait virevolter la cascade de jais qui coulait et trônait dans mon dos, il ne sembla pas que la brise parvint à glacer mes pommettes brûlantes. D'autant plus qu'à la fraîche, elles ressortaient davantage, que ce soit à la vue ou au touché. Ce fut en passant une main dessus que je compris que le saké n'était peut-être plus chose saine en cette heure, et en ce lieu. Qu'à cela ne tienne, l'esprit intrépide, je ne souhaitais pas m'arrêter en si bon chemin, et la nuit semblait prendre de la hauteur lorsque l'on buvait un peu trop.

Mes pas se faisaient plus détendus, malgré la tension de mon propre corps qui s'accélérait un peu d'une certaine excitation due à l'alcool. Je regardais encore à gauche, à droite, la terre, le ciel, ils étaient tous les mêmes que la minutes précédentes, rien n'avait changé. Les similaires pétales des fleurs dans ces arbres qui dansaient sous le vent. Cette comparable lumière flamboyante venant sûrement d'un lieu de fête -et de concupiscence-. Le sombre d'en bas, et la lumière étoilée d'en haut. Mais dans tout ça je n'entendais plus que les mots du Torrent. Du moins c'était l'unique chose sur laquelle je pouvais me concentrer dans un périmètre défini. Et même les gloussements des coureurs accompagnés de coureuses ne parvenaient pas jusqu'à mes oreilles, et ainsi ne pouvaient m'agacer. Sereine, je me retournai vers lui, tendant la main pour qu'il m'échange la bouteille. Qu'il me la donne de nouveau. Cela risquait de me rendre plus soûle que je ne l'étais ? C'était bien possible. Quelle importance après tout. « Bien sûr, encore faut-il que tu me la rendes. Alcoolique. » Et je me mis à rire de ce dernier mot. Mon raisonnement n'était pas idiot, en vérité : Il devait bien y avoir une justification au fait qu'il ne ressente les effets dévastateur d'une bouteille à moitié pleine de liqueur. Je me calmai en peu de temps et pris finalement le récipient pour engloutir une bonne goulée et me laisser prendre par un long frisson qui fit crisper jusqu'à mes doigts.

Bien tranquille, le sourire aux lèvres et mes longues jambes allant à reculons, je sauvegardai l'objet de convoitise contre mon ventre, entre mes deux mains qui le serrait, mais je m'arrêtai subitement. De mon flanc gauche, remontant lentement mais intensément jusqu'à mes deux ouïes, je l'entendis de nouveau. Serpent venimeux, ne pouvais-tu pas resté endormi ? Son sifflement puissamment strident signifiait dès lors une coulée qu'il désirait. J'observai d'un œil de chaque côté mais rien. Alors seulement des bruissements produits de sa langues vibrantes, il me confia que l'odeur venait de l'homme en face de moi. Aussitôt, j'entourai la garde de mon épée de la paume de ma main qui la surplombait. L'expression bien plus assombrie que de prime abord, je détournai le regard des lapis lazulis de ses yeux et me raclai la gorge. « Les monstres les plus effrayants... ? » Repris-je comme si de rien n'était mais gardant cette position omniprésente, lâchant Dokueki. « Il en va de même pour toi aussi alors ? » Questionnai-je d'un petit hochement de tête sur le côté, interrogateur.

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Dim 8 Oct 2017 - 3:18

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



S’il n’avait pas été un bélligérant alors oui, il aurait sûrement été un ivrogne. Le genre à claquer sa paye en spiritueux et à dormir çà et là, faisant pitié et réveillant les sentiments des plus nobles pour offrir gîte et couvert. Mais le sort en avait décidé autrement et avait fait de lui une arme loin d’être émoussée par les litres qu’il engloutissait chaque semaine. Il pouvait s’en passer, mais à quoi bon ? Ce n’était pas comme si l’alcool avait jamais, depuis des mois, empêché aucun de ses actes ou amoindri son système de pensée. « Je te retournerai bien le compliment mais ces jolies couleurs sur ton faciès prouve le contraire. » Un sourire taquin ornant son faciès, il lui rendit le conteneur en espérant le récupérer assez vite, ce qui se lisait sur ses traits.


Visiblement la guerrière à l’épée vipérine n’était pas guérie de son affliction et si ce n’était pour le saké, dieu sait ce qui se serait passé lorsque Samehada avait fait couler le sang dans le bas du dos du Kaguya. Elle sembla communiquer avec un flot de chakra tout particulier naissant sur sa hanche et se stoppa net sur ses appuis, son appétit attisé par un met qu’elle savait trop dur à atteindre. Malgré la rigueur à adapter dans ce genre de situation, il n’était pas sur ses gardes. Le Torrent était trop occupé à jeter des regards lascifs à ces pommettes rosées qui reflétaient quelque rayon perdu éclairant comme projecteur une silhouette loin d’être filiforme, son ombre ardemment dessinée dans l’obscurité gonflant encore les traits pour la rendre plus appétissante.

Il n’y avait qu’eux, le reste n’était que contexte, scène placée là pour abriter Deux des Sept. Face à lui, une main sur la bouteille et l’autre sur sa garde, elle le toisait d’un regard et d’une expression qui n’était pas plus pour lui déplaire que la précédente, au contraire. Le Torrent trouvait cela excitant que la Cinquième se dressa ainsi, comme animée de sombres intentions. Allait-elle le trancher ?

« Ce serait bien présomptueux de se qualifier de la sorte, tu ne penses pas... Il avança encore, jusqu’à se retrouver à moins d’un mètre d’elle. À cette distance, en tirant seulement Dokueki de son fourreau, elle pouvait éventrer le Bâtard comme un poissonnier l’aurait fait avec un thon trop récalcitrant. Ueno ? »

D’un pas qui voulait en dire autant que ses mots, il s’approcha encore, mettant sa main sur la garde qu’elle avait lâché pour entendre ce qu’elle avait entendu, sans dévier une seconde ses yeux des siens, si ce n’est pour scruter les plus fins traits de son visage, son souffle se mélangeant au sien.

« À toi de me le dire. » Son autre main vint saisir la bouteille sans l'ôter de sa place, ses phalanges frôlant le tissu et la chair qu'il abritait.


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Lun 9 Oct 2017 - 1:01

Des monstres. S'il devait bien y en avoir ici, ce ne devait pas être les deux jeune gens que nous étions. Quand bien même le chef semblait aimer son Squale, alors il n'en restait pas moins une bête assoiffée de chakra. Au même titre que je n'étais que la marionnette de ce reptile obsédé par la mort, par le sang, se repaître à son tour de ce fluide vitale et rougeâtre qu'il aimait tant. Et cet état d'esprit était bien contagieux. Ou plus simplement il réussissait à m'avoir à chaque fois.

Trop faible. J'étais uniquement trop faible pour résister à ses demandes, à ses envies, à mes désirs, ceux qui étaient les siens. Il était à force incommode de savoir s'il s'agissait de lui, s'il signifiait de mes propres maux, si finalement je n'étais pas le serpent encore terrer et qui ne voulait oser sortir pour mieux s'assumer encore. Les conséquences en seraient si grandes. Déjà quelques jours auparavant la menace de ce samouraï étranger, Tsurugi était-il appelé jusque là, avait fait mouche. Impensable voie à emprunter qu'était celle de l'abandon. C'était encore une façon de lutter contre le destin qui m'attendait, ondulant, patient, discret et devenu silencieux d'un seul coup.

Alors que je regardais le grand bleu, perdue d'autant plus dans mes pensées que dans ses perles océaniques, je clignai une première fois des yeux. Si Dokueki s'était manifesté en parallèle d'une potentielle envie de meurtre que j'avais chassé en lâchant la mue ornant le manche de ma lame, il était resté muet comme une tombe au contact du requin. C'était un silence pesant, surplombé d'une proximité affriolante. Le souffle court maintenu au bord des lèvres, je le fit basculer en une expiration lente et pudique alors que je sentais le sien me balayer le visage. Je déglutis sans émettre le moindre bruissement mais penchai la tête un peu plus du côté gauche. J'étais obnubilée par ses iris azurites. Puis j'avais orienté ce regard songeur sur cette masse osseuse qui décorait son visage, pour finalement descendre jusqu'à son menton et remontrer se frayer un chemin dans ses pupilles.

Je ne lâchai d'abord pas la bouteille, la maintenant même plus fermement encore, et d'instinct je vins attraper cette main subitement. Au frôlement même qu'il avait eu sur une infime parcelle de mon ventre habillé. Cependant je finis par serrer les mâchoires et après quelques lourdes et longues secondes sans réponses, j'osai faire comme si de rien n'était et délivrai toute emprise. De mes mains je lui rendis la sienne ainsi que la bouteille. De mes émeraudes je me détachai volontairement pour regarder son épaule, sans aucun intérêt. « Nous en sommes pourtant, mais rassure toi... » Je fis une petite pause dans ma phrase, laissant la place pour un soupir plein d’orgueil avant de reprendre de manière plus amusée et plus provocant. « Il semblerait que nous ne soyons pas les seuls. Encore faut-il savoir qui est le plus monstrueux de nous tous. » La chaleur ne tarda pas à être de trop et ce timbre de voix si intime n'aidait pas. Alors je m'emparai du fourreau de Dokueki et d'un simple geste je le fis avancer de tel sorte venir toucher le buste, mais aussi je maintins le mouvement pour que le sommet de la garde vienne heurter doucement le Torrent et ainsi le faire reculer délicatement. De ce même sourire fin et incitateur, je sauvegardai mon regard au creux du sien. Un drôle de jeu qui me donnait peut-être déjà une migraine.

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Lun 9 Oct 2017 - 3:24

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Ses mots sonnaient plus juste qu’elle ne le pensait. Elle avait raison ; il n’avait pas usurpé son surnom de Bête Bâtarde, acquis sans Samehada. Monstre n’était qu’un synonyme pour mettre un peu plus en exergue sa nature sanguinaire, endormie et emmuré sous les responsabilités, les attentes et les devoirs. Mais le Torrent ne pouvait changer sa nature première, en son âme et conscience. À la penser de laisser libre cours à ses instincts premiers qui l’abaissait au niveau du plus primitif des animaux, un simple squale flairant le sang et chassant pour le plaisir, pour se nourrir, il se fendit d’un rictus qui en disait long.

Revenant au jour des traits d’Ueno plutôt que dans ce fil de pensée qui ne menait qu’à des conclusions funeste, force était de constater qu’elle l’observait d’une façon étrangement attirante pour qu’il ne lui rendit pas expressément cette faveur, l’océan noyant son joli faciès sous des caresses fictives et intemporelles, sa main toujours au contact avec la mue. Dokueki avait une façon de s’exprimer bien à lui mais il semblait au contact du maître Suiton bien silencieux, sentant la connexion entre le monstre écailleux et son propriétaire, constatant l’avancée de leur relation et le mal que cela pourrait provoquer s’il en venait à l’atteindre aussi avec sa maîtresse.

Sa tête penchée, elle jaugeait son loup d’os, qu’il fit se mouvoir d’un pincement de la fossette, comme pour lui indiquer la vivacité avec laquelle ses crocs pouvaient frapper. À son contact, le derme de la belle ne vint pas à s’hérisser mais ses mandibules se resserrent, rendant dur pour la Bête de comprendre ce que son toucher provoquait. Frustration ? Non. Dégoût ? Non plus.

Elle ne voulait décidément pas lâcher, mais il ne força pas plus et le céda finalement, le Torrent saisissant l’occasion pour la porter une dernière fois à ses lèvres, liquidant ce qu’il restait de courage liquide en le faisant glisser dans son large œsophage. « Je ne me mouillerais pas trop en m’aventurant à dire que l’un de nous deux pourrait facilement remporter ce pittoresque concours. » D’un doigt agile, il désignait le manche orné d’un crâne de Samehada et lui-même, ne laissant pas l’ombre d’un doute sur les plus sauvages des deux ; il s’était seulement drapé au fil du temps, comme sa belle, d’un voile masquant sa véritable nature.

La Vipérine vint ensuite le heurter du pommeau de son arme, qu’il tenait toujours fermement et avant que celui-ci ne vienne toucher son torse, il jeta de sa main encore valide le flacon dépourvu d’essence, s’éclatant dans un fracas au milieu de la rue vide, répandant le verre un peu partout.

Il lui rendait son expression comme précédemment, et d’un pied posé un peu plus proche d’elle, ne fut pas mis en branle par Dokueki et sa garde. Hanzô gagnait même du terrain et cela le faisait doucement se fendre d’un sourire dévoilant sa dentition plus blanche encore que le masque osseux.

« Si tu veux mettre de la distance entre nous, tu t’y prends mal. Il faudra plus qu’une touche pour mettre en déroute la Bête Bâtarde. »

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Mar 10 Oct 2017 - 22:49

Il serait de mauvaise foi que de prétendre que la masse qui se trouvait face à moi n'était pas impressionnante. Si ce n'était par l'épée qu'il cachait dans sa prison de tissus, il l'était bien à part entière. Autrefois le maître de Peau de Requin n'avait pas eu besoin de cette dernière pour brandir ses talents, et encore moins pour gagner une guerre. Il n'était pas un modèle dans son genre, mais il serait mentir que de prétendre qu'il était de basse échelle.

Or, il faisait peut-être appel à un brin de présomption qui était de trop pour l'heure. Il devait encore montrer ses dires, car je n'en étais pas du tout convaincue. Je savais de quoi j'étais capable, cependant je n'avais pas la moindre idée de jusqu'où je pourrais aller sous l'influence de mon monstre, de mon démon. Et si je n'en avais pas la certitude, alors il ne pouvait l'être à son tour. Je modifiai alors son unique doigt révélateur pour le masquer un instant. « Tu ne me connais pas, Hanzô du Torrent, tu ne sais pas de quoi je suis capable et encore moins ce que je pourrais faire qui relève plus de la vipère que je suis plutôt que de la kunoïchi de Kiri. »

Je poussai un soupir tandis que cette fois il balança la bouteille, visiblement vide, d'un geste simple et assassin. Mon regard la suivit aussi vite qu'elle était partie se fracasser contre ce mur. Une moue s'empara de mon visage, celle de la faible et fausse déception. J'aurai bien pris une gorgée ou deux supplémentaire histoire de bien faire rougir ce faciès déjà plus expressif qu'à son habitude. Et puis au moins si quelque chose de mal arrivait, je pouvais toujours user de la ruse influente de l'alcool pour m'en sortir. C'était très maigre, mais très utile !

Mes yeux revinrent sur leurs compères bleutés tandis que ma main libre se posa un peu plus nerveusement sur mon flanc du même côté. Serrant se dernier d'une poigne qui détendit mes mâchoires immédiatement. Son affront était voulu, il était provoqué et provocateur, il était là pour me rappeler certaines choses. Oui, il était une auguste Bête, mais il ne m'impressionnait pas. Il n'était ni plus ni moins que Kaguya Hanzô, détenteur de Samehada. Je ne flanchai pas, je ne vacillai pas. Pas même avec tout l'alcool qui accentuait ces étranges maux dans mon cerveau. Alors je lâchai un rictus confiant. Une audace qui reprenait le dessus et exacerbée par les effets indésirables du liquide ingurgité auparavant. Je jetai un œil au fourreau de mon arme qui ne fit que lui caresser le bras sur son passage. Sans aucun mouvement, je le laissai venir, mais le visage toujours aussi fermé et je ne levai plus le regard. « Pour être dérouté il te faut encore une route Hanzô. » Cinglante, la gorge nouée, cette fois mes iris parcoururent le visage de l'homme du coin de leurs orbites. D'un geste vif, je fis redescendre Dokueki à ma taille, à sa place originelle. « Tu ne l'as pas entendu n'est-ce pas... » Je me mis à chuchoter, l'imminence d'un contact le permettant, alors qu'il devait entendre mes mots pleinement malgré le changement de timbre. « Mais ce n'est pas par une proximité avec moi qu'il en sera autrement. C'est lui qui siffle, pas moi. » A trois pas en avant j'en faisais toujours un en arrière. Revenant à mon sabre, j'espérais alors lui faire changer de voie.

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Raise your glass if you are wrong [PV Hanzo]

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