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Raise your glass if you are wrong [PV Hanzo]

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Mer 11 Oct 2017 - 17:33

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Comme un poisson dans l’eau, ou plutôt un requin, il le sentait dans son élément, au sein de cette danse lancinante. Et elle était la traînée sanguine qui titillait ses naseaux, l’entraînait sur une voie aux multiples débouchées, attisait un instinct primaire mais mesuré qui n’avait de cesse que de faire craquer les liens retenant le carcan de la bienséance. Savait-elle à qui elle parlait et ses penchants ? Oui. Soit.

Point un modèle ? Certes, le Torrent n’était pas destiné à être imité car cela était impossible. Ses manières, son hérédité et son expérience ne pouvaient être dupliqués. Au mieux, un parangon de puissance à l’ombre assez grande pour qu’une partie du village se sente à l’abri. Mais elle, la Vipère, se sentait supérieure à ce luxe et c’est ce qui la rendait si attractive. Il n’était de territoire plus excitant à explorer que ceux bien gardés.

« Et je pense que tu ne m’es pas inconnue pour autant, Nakamura Ueno. Tu en as l’air si sûre, mais j’ai toujours préferé les actes aux mots. Tu le sais, non. » Aussi impertinent qu’elle avait su l’être, le ninja semblait adopter une posture somme toute compréhensible, de par les points qu’il demandait à être soulevé. Un défi en combat singulier ? Oh que non.

Jouant de son gémissement de déception, Hanzô sortit de sa main apte une fiole remplie d’un liquide ambrée, récolté lors de son séjour à Kaze no Kuni. Il n’avait point trouvé celle qu’il cherchait mais était au moins revenu avec ce breuvage sucré plus alcoolisé encore que celui à base de riz consommé en quantité à Mizu.

Elle dessina encore un peu plus les courbes provocatrices du bas de son corps en appuyant la séparation avec sa paume, ce qui tira ses pupilles des siennes pour les poser où ses doigts se tenaient l’espace de quelques instants, avant de revenir à leur place initiale.

Hardie elle n’avait pas peur de tenir la comparaison et malgré qu’il jugea que c’était une erreur, car il avait commis des actes qui aurait fait passer les déviances de la brune pour des frasques d’adolescentes, il donna un miroir osseux à son rictus confiant.

« J’en ai bel et bien une, pavée de bien des intentions. » Son rictus se déforma en sourire un peu plus vicieux. « Certaines moins louables que d’autres. » L’azur voyageait sur ses arrondis charnels, d’un air conquérant.

Délesté du contact de la lame vipérine, Hanzô se servit une gorgée qui aurait coulé des lèvres de quelqu’un d’autre tant elle était conséquente puis l’avala. « Ai-je souligner le fait que je m’approchais pour l’entendre lui ?» Trois pour un, il finirait bien par avoir ce qu’il désirait, et la réaction allait être, quelle quel soit, délicieuse à observer. Sa voix était plus basse en fréquence, mais toujours viril et tonnante, sur un timbre volontairement tendancieux.



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Mer 11 Oct 2017 - 21:41

Le serpent dans sa tanière n'aimait pas la lumière. Il n'aimait pas non plus les ténèbres. En fait, il n'aimait rien, si ce n'était se délecter des sobriétés d'une proie attrapée farouchement. Il n'aimait pas la brise, il n'aimait que ses propres ondulations qui le menait sur une voie bien plus dangereuse pour d'autre que pour lui. Il n'était pas domptable. Il n'était pas simple. Pourtant il était terriblement perdu dans ses propres maux. Il était un démon qui se mordait la queue. Et je croyais bien que cette fois la morsure serait carabinée.

Pas une inconnue. A qui le disait-il celui-la ? Fallait-il réellement que je lui glisse les preuves sous le nez ? Il put entendre un léger son de dédain à sa remarque. Il ne devait plus si bien me connaître pour prétendre que mes actes ne suivraient mes palabres. Elles étaient limpides, et pourtant il réussissait encore à les retourner contre moi. Un coup de chaud fraya son chemin de mes doigts en remontant jusqu'à mes pommettes. « Je te trouve bien présomptueux, ça me ressemblerait presque, Squale. » Un ton grave pour une phrase qui en disait bien plus qu'elle n'en laissait paraître. Et ma tête se pencha de l'autre côté, celui opposé à la masse qui me tenait tête. Il m'amusait bien davantage qu'il ne m'agaçait de son air que je connaissais que trop. J'employais le même. Œil pour œil, dent pour dent, l’orgueil n'en faisait pas objection.

Ne relevant pas ses égards, je préférai à cet instant, détourner moi aussi les yeux sur cette fiole dont l'odeur qu'elle dégageait m'était inconnue. Une note, semblable au miel, qui m'intrigua et me fit hausser un sourcil. Je revins bien vite vers lui, n'ayant finalement pas le désir de m'en détacher.

Quelle erreur exerçait-il en soutenant l'expression de mon visage. Un minois qui nous allait à ravir, et qui pourtant serait sûrement lourd de conséquences. Bonnes ou mauvaise, cela n'avait pas d'importance, après tout l'enjeu était bien plus élevé qu'à la mise en garde de ce qu'il pouvait arriver. Chemin embrasé, je soupirai plus par énième provocation que par réel ennui, c'était bien tout le contraire, et la légère moue sur mes lèvres en témoignaient lorsqu'il lorgna le long de ma silhouette. « Mh. J'espère qu'elle ne sera pas trop dangereuse pour toi. » J'en ricanai et lâchai même ma hanche pour venir passer ma main sur mon visage brûlant. Je ne voulais même plus savoir s'il l'on sous-entendait les mêmes choses, mais à en ressentir ses lapis-lazuli effleurer mes formes, je ne semblais pas me tromper.

De bonne foi et bonne joueuse, je ne reculai pas. Bien trop enthousiaste de goutter à l'élixir étrange duquel il se désaltérait. Cette fois je repris le fourreau de mon sabre mais pour que le sommet de la garde aille rencontre le dessous de son menton, le forçant dès lors à lever la tête. Approchant seulement mon propre visage de quelques centimètre, faisant craquer mon souffle sur le sommet de son cou, proche de son oreille, je me remis à chuchoter. « Je peux essayer de faire comme lui, mais je crois que ce serait ridicule. Et si ce n'est ni lui, ni moi, je doute que ce soit Samehada que tu veuilles entendre comme ça. » Je relâchai mon épée de sa tête et reculai mon visage. D'un mouvement des sourcils vifs, ainsi que de mon autre main, je vins prendre l'autre côté de la flasque, posant mes doigts sur les siens pour venir amener une maigre gorgée jusqu'à ma bouche. Si le goût était délectable, la puissance m'arracha une petite toux que je voulais discrète mais qui me força à lui laisser son bien.

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Jeu 12 Oct 2017 - 2:03

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Le requin n’aimait pas les faux semblants. Il n’aimait pas non plus les jeux sur lesquels il n’avait pas totale emprise. En fait, il n’aimait rien, si ce n’était se délecter d’une victoire presque acquise facilement après avoir tournoyé autour de sa proie l’aileron au vif. Il n’aimait pas les tempêtes qu’il n’avait pas provoquées et son sillon était instigateur de nombre d’entre elles. Il était simple. Et il savait ce qu’il voulait. Il était un yokai qui mordrait la sienne. Et Hanzô croyait bien que sa morsure serait douce bien que douloureuse.

Encore une fois le visage de la Cinquième se marqua de couleurs aiguës qui éveillèrent des pensées qui frisaient avec l’indécence, lisible dans son œil avide bien que mesuré dans ce qu’il laissait filtrer au commun des mortels, ici incarné par la voluptueuse Sabreuse. « Sommes-nous si différents ? » Il ricanait conscient que son pacte avec le Grand Serpent Blanc le rapprochait de l’allégorie de la Vipère, que son épée douée de conscience les classait dans la même catégorie restreinte même au sein des leurs, leurs égos s’entremêlant bien que celui du voyageur atteignait des sommets insoupçonnés dans certains domaines, à tort ou à raison. Il fallait à chaque homme son défaut et le sien était tout trouvé ; créature d’une vanité qu’il savait ranger, elle était mise en valeur ici par le projecteur de leur complicité et de la proximité.

Son soupir provoqua une réaction mitigée chez le Squale qui semblait autant amusé que rebuté de tourner ainsi si proche sans pouvoir attaquer les chairs d’une façon plus ou moins métaphorique, chose que la brune semblait comprendre à son regard baladeur qu’elle n’interrompit point par sa prose ni n’invalida par une réaction outrée. Ils avaient tous deux laissés les us et coutumes de côté pour être ce qu’ils étaient en ce début de nuit noire et sans étoiles. La brume commençait à arriver et avec elle, les sombre desseins d’une bête qui réclamait son dû. Celui-là même propre à toute créature de son espèce. « Le danger a ça d’excitant qu’il est imprévisible et récompense les ambitions. » S’il avait été plus explicite, cela aurait perdu de sa superbe.

Les mètres devenaient des centimètres et il pouvait sentir l’aura chakratique se dégager de la jeune femme comme une exhalation doucereuse. À force de côtoyer et de choyer Peau de Requin il avait développé les même attraits –dans une certaine mesure- pour ce dernier, même si ce qu’il avait sous les yeux et les effluves de son parfum, l’odeur de sa peau et celle de sa chevelure avaient cela de plus qu’ils étaient des preuves de ce qui pouvait devenir tangible.

Elle le démit de son regard presque intrus d’une tape de sa garde sous le bout et centre de sa mâchoire, ses yeux montant vers les quelques nuages peu gonflés de liquide aqueux qui présageait une nuit calme et un lendemain faste. Sa respiration contre sa trachée provoqua un claquement de dents instinctif, juste assez féroce pour qu’il soit audible. « Tu as bien d’autres attraits et compétences, Dokueki mis à part. » Joignant à ses mots la subtilité d’une caresse avec ça de moins qu’elle était vive, il posa sa dextre là où avait été la sienne, au creux de sa hanche. Son enveloppe charnelle semblait bouillante, prête à torréfier cette paluche exploratrice tandis qu’elle reculait et venait entremêler sa main à la sienne pour boire à sa gourde. Comme prévu elle n’était que peu prête pour cet hydromel sucré mais puissant qui la fit vite lâcher prise. Relâchant un peu sa prise tout en prenant lui aussi une gorgée, il n’avait pas l’excuse de la boisson. Seulement celle de l’attrait et de sa vindicative envie qui éclipsait son rôle de Jônin, de Sabreur, de parrain. Il n’hésita pas à la tirer un peu vers lui, comme pour l’empêcher de s’enfuir alors qu’il avait tous les indices pour penser qu’elle resterait. Une invitation, un passe-droit.



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Jeu 12 Oct 2017 - 3:38

Je n'avais qu'acquiescer par un silence qui exprimait bien plus que par des mots. Nous n'étions pas différents. C'était peut-être pour cela que nous en étions arrivés là, à cette situation pour le moins déroutante, à défaut de trouver une voie convenable sur laquelle flâner. Arrêtée en plein milieu de cette ruelle, sombre, et maintenant embrumée par les intempéries d'une nuitée incertaine. Au moins il était peu probable que l'on croise quelqu'un aux bonnes mœurs pour rappeler à cet homme les bonnes grâces qu'il pourrait me proposer. Et il serait bien plus étonnant de croiser une autre personne pour témoigner de l'état dans lequel je me trouvais.

Saoule mais assurément pas inconsciente de mes propres idées, de mes mouvements et de mes décisions, je n'avais que la peau plus ardente qu'à l'accoutumée. Pour ce qui en était de mes yeux, il devait probablement être plus manifeste que beaucoup plus tôt dans la soirée. Autrement c'était bien moi qui contrôlait, ou à peu près. Le bon côté c'était que si je venais à trébucher, j'avais au moins une raison de mon trépas.

Mais le sérieux de la position était cocasse. C'était à s'en tordre de rire finalement, ce que je retins au sein même de mon estomac, n'apparaissant qu'un sourire figé mais sincère et rêveur. Si mon corps était bien présent, ce dernier était simplement déconnecté de la réalité. Il était bercé par mes songes ridicules et infantiles influencés par l'alcool et le goût amer qui devenait si doux pour les papilles gustatives. J'avais presque l'impression de l'avoir encore sur les parois de ma bouche. Et puis finalement je ne pus me retenir plus longtemps. Un rire franc. Un rire rare. Un rire qui venait du fond du cœur, bien que forcément amené doucement par les vapeurs de la liqueur qui m'étaient montées à la tête. Je me calmai après quelques secondes et m'excusai presque du regard. Presque. « Et quelles sont les tiennes petit poisson ? » Une arrogance que je savais payante auprès du requin, après tout, ceci n'était-il rien de plus qu'un jeu ? Ridicule.

A présent qu'il n'était plus qu'à un mouvement même de me frôler, je perdis aussi vite mon rire, et mon sourire par la même occasion. Je ne déchantai pas pour autant. Au contraire. Même si tout ceci n'était que le fruit d'un coup de pouce alcoolisé, je humai avec discrétion ce parfum enivrant, bien qu'insoupçonné. Il y avait une pointe également qui rappelait la mer, la plage. Et il y avait une dernière odeur, celle-ci masquée mais ne pouvant échapper aux nasaux du serpent, de la vipère. C'était le sang. La cruauté qu'avait échaudé avec hargne Peau de Requin. Elle en avait jusqu'à imprégné son maître. Ou était-ce le contraire ? Quoiqu'il pouvait en être, j'en avais délaissé les saphirs de l'humain pour fixer plus dans le vide pendant quelques instants.

Je déglutis simplement. Le rictus toujours perdu dans l'oubli, mais je relevai la tête. Il faisait froid dehors. Mais quelle importance lorsque l'organisme entier trouvait chaleur ailleurs. Interne et externe. « On dit que je suis plutôt douée pour une kunoïchi... » Continuai-je de chuchoter, plus comme une idiote ne voulant voir l'évidence, qui nierait même jusqu'à l'écriteau qui se lisait dans les yeux du Torrent. Il finirait peut-être agacé, mais dès lors me laisserait-il une chance de ne pas glisser. « Ce qu'ils ne savent pas c'est que je suis la meilleure. Sans rancune, hein. » Sa main qui me fit frémir, je m'efforçai de rester humble, tant que je le pouvais encore. Son approche qui força ma nuque à se raidir pour ne pas le quitter des yeux, tant il était saillant que je ne devais virer mes pupilles verdoyantes autre part. Et lorsque je sentis le deuxième contact réel, celui qui obligea la première de mes mains à s'interposer entre son torse et le mien, mais sans le pousser à défaut de ne retrouver mes forces dans cette bataille, la deuxième vint reprendre le bien liquide entre mes doigts fins, cette fois ci plus pressant au-dessus de la poigne qu'il avait sur l'objet. Ce n'était plus qu'un murmure qui sortait d'entre mes lèvres, l'expression quelque peu taquine, mais toujours d'une fierté sans égale. Pour trois en avant, toujours un en arrière. « J'ai soif. »

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Jeu 12 Oct 2017 - 15:33

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Hanzô enviait presque l’état allègre propre à l’eau-de-vie dans lequel pataugeait avec grâce sa collègue, peu apte à s’y plonger sans plusieurs dizaines de litres. Devait-il descendre un gallon pour être sur un pied d’égalité ? Si cette proximité devait être recréée alors, il n’aurait plus ce même contrôle qu’il laissait déjà sciemment glisser par fil d’entre ses doigts. Si on venait à les interrompre, le Torrent possédait une pléthore de moyen de faire déguerpir les agitateurs et potentiels tortionnaires de ce moment particulier que chacun des deux possesseurs de Lame Légendaire semblait apprécier.

Son rire, il l’avait déjà entendu autrefois mais le fait qu’il vint encore une fois à son ouïe le berça de souvenirs de belligérances, d’une époque où ce qui se tenait autour d’eux n’était qu’un plan dans l’esprit de trois entités dorénavant alliées, ou presque. Ces soirées à parcourir Mizu et traquer. Dépourvu de Samehada, il n’en avait pas moins profité, aux côtés de la belle brune. À discuter, se scruter et se décomposer.

Son air presque désolé fut reçu par un haussement de ses deux sourcils, léger. Il était presque surpris. Presque. « Chasser. Les traîtres, les antagonistes. La demoiselle se dérogeant au respect dû… »

Elle avait stoppé ces manières jouasses, semblait peser le pour et le contre de cette mitoyenneté. Ses effluences elles, se voulaient un patchwork savant de plusieurs senteurs que son odorat aiguisé décelait et analysait avec plaisir. Une pointe vanillée et sucrée, qui semblait s’adjoindre à des effluves moins féminines, comme si la mort et son odeur enroulait la garde faite de mue de son sabre. Mais le reste des exhalations d’Ueno semblait outrepasser et masquer comme une brume opaque cet aspect sanglant en cet instant, qui n’était somme toute pas pour lui déplaire.

« Beaucoup d’allégations et peu de preuves de tes dires. Je t’ai connue plus démonstrative quant à tes déclarations. » Son sourire féroce en disait aussi long que sa patte sur son corps, destinée à rester immobile, pour l’instant.

Son fin doigté sur son torse comme une mise en garde qu’il allait ignorer, la Bête Bâtarde n’eut point besoin de contracter quoi que ce soit pour qu’il fut perceptible de la vétusté inexistante de son corps du bout de son membre vivace. Il lâcha le courage liquide pour la laisser en boire encore. Elle en aurait besoin. Lui ne bougeait plus, si ce n’était d’un mouvement de nuque qui le mit encore plus en position pour –en tenant son regard- avoir une vue en contreplongée sur un sanctuaire qu’il foulait déjà. Sa deuxième main libre vint agripper avec une douceur qui lui était inconnue le bras les séparant, laissant l’espace libre pour quelques centimètres gagnés. Une vingtaine tout au plus les séparaient, et on pouvait lire dans les lames de fond agitant ses prunelles ô combien cela émoustillait le criminel reconverti.

« Bois, alors. Je ne suis pas contre partager. » Pour illustrer ses dires, sa main toujours autour de son poignet venait de saisir un peu plus fort. L’eau mouillait toujours plus quand on s’aventurait dans les vagues tumultueuses.




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Dim 15 Oct 2017 - 4:25

Mon attaque avait fait mouche. Car le combat qui se déroulait là n'avait rien de quotidien, rien de louable, rien de correct. Il était complètement défavorable, il était même injuste et cruel. Peut-être presque autant que nos deux êtres. Mais cette fois, j'avais remporté cette bataille. Du simple fait qu'il ne termine pas cette phrase qui prenait peu à peu de l'ampleur à chacun de ses mots. Il l'avait abandonné si facilement. C'était une douce mine victorieuse qui s'était éveillée sur mon visage.

Il ne bougea pas, si ce n'était cette expression sauvage que je prenais pour de la provocation. Parce que je le connaissais plutôt bien, je pouvais prétendre à pareil affront venant du maître squale. De quoi parlait-il exactement ? Suivait-il encore le fil de mes phrase ou avait-il sauté dans l'autre courant ? Il aimait le danger, c'était chose quasi indissociable de sa personne, alors je préférai parier sur la deuxième option. Songeant alors à des intentions moins conventionnelles que s'il n'avait simplement voulu que je lui montre que j'étais belle et bien la meilleure. Peut-être était-ce les brumes alcoolisées qui remontaient à ces idées saugrenues. Ça pourrait bien en être une première, moi qui ne buvais que rarement si ce n'était pour festoyer. Remarque faite, nous ne célébrions rien en ce soir qui se masquait derrière son brouillard, comme une censure à ces instants propices. Non, rien n'était à l'honneur, pas même des retrouvailles. Après tout je devais encore me rappeler à quel moment tout ça avait changé de récif.

Je n'avais senti aucun battement de cœur lorsque mes doigts dérogeaient aux lois de l'espace personnel pour venir se mêler à son buste. Pour tout dire cela faisait trop de chaleur pour que je me fasse du mauvais sang en ce qui concernait une quelconque -voire même idiote- règle de bienséance. Nous n'étions pas des nobles, nous n'étions que nous-même finalement. Ma paume serrant un peu plus sur le haut du shinobi, mon regard, lui, ne plia pas et resta en place lorsque, de ma main esseulée, je vins m'emparer de la fiole. J'en pris une petite gorgée, et toujours ce goût adouci du miel sur ma langue. Rien à voir avec l'amertume de plus tôt.

Dans toute cette atmosphère si claire et si vague à la foi, je gardai autant le silence que l'objet de convoitise qui était toujours entre mes doigts. En fait, je n'avais que laissé mes lèvres se séparer d'un faible espace, invisible pour mon assaillant de la hauteur où il était, seulement pour pouvoir sentir l'air passer entre. Je lui avais également permis de s'amuser à replacer ma seconde main, agrippant mon poignet. Je savais qu'il ne lâcherais pas. Tout bêtement parce que je ne lui aurai même pas permis de penser m'échapper. Il était à l’affût de la moindre frasques qui lui signifieraient qu'il avait gagné la guerre. C'était presque à en sentir l'agacement dans l'estomac. Une goutte d'eau perla même le long de ma nuque, et je ne le quittai pas des yeux, pas même pour cligner les miens.

« Trop de gentillesse. Entre les bouteilles de saké offerte et ce doux parfum, je vais finir par m'y habituer. » Et je tournai la tête pour aller chercher le goulot de ce qui avait un doux parfum, prenant d'une traite environ six gorgées de son nectar, soit l'équivalent d'une ou deux pour lui probablement. Le crâne basculé vers l'arrière, je le regardai toujours du coin des yeux tandis qu'il pouvait lire qu'à ce genre de jeu je refusais de déclarer forfait. Et pour ne pas tomber j'avais trouver une merveilleuse astuce. Forçant ardemment sur son emprise, je vins attraper d'une patte de velours la nuque du Torrent, frôlant une bandelette du Requin, dans le but officiel de garder l'équilibre, l'officieux étant d'un tout nouvel ordre.

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Mar 17 Oct 2017 - 17:35

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Hanzô suivit de ses pupilles océan cette gouttelette, témoin de la chaleur qui animait le corps pulpeux de la Vipère malgré l’air ambiant bien plus froid que leurs enveloppes qui semblait être ignoré par les deux protagonistes. Ses dextres toujours placés aux endroits stratégique, sa hanche douillette toujours aux prises avec ses doigts qui s’en allaient jusqu’au départ de son dos, tandis qu’il tapotait doucement cette dernière.

Elle parlait d’habitude et l’envie de céder à cette dernière et de prolonger l’étreinte presque atteinte n’en était pas moins disparate chez la Bête Bâtarde. Toujours en surplomb, il constatait les lèvres rosées s’entrouvrir pour s’abreuver du liquide exotique qui semblait la ravir et rougir un peu plus ses pommettes à chaque gorgée, laissant inhibition et pensées pures et nobles aux portes d’un rendez-vous improvisé mais ô combien intéressant qu’il n’aurait échangé pour aucun champ de bataille. Si ses attraits physiques en faisaient une partenaire de choix, c’était incontestablement sa prose et son esprit aiguisé malgré les effluves qui le tentait.

« Tu penses ? Je peux être plus ou moins différent de ce que tu as sous les yeux, Ueno. » Juste au-dessus de sa poitrine, il fit glisser la gourde vers ses propres lèvres, vidant le reste du contenu entre. Quelques gouttes glissèrent de la commissure venant s’écraser sur le jais de son haut, froides. Sa main derrière son crâne, il ne s’ébranla pas –bien au contraire- et laissa la belle s’abaisser dans le vide avec comme seul appui son corps saillant.

Ses propos furent prouvés aussitôt qu’il les prononça, sa prise sur son avant-bras ne l’enserrant pas plus ni moins, mais vint tout simplement la tirer, son buste désormais collé contre le plantureux équivalent féminin tandis qu’il se penchait en avant pour réduire dans le même temps l’écart. Sa main vint glisser pour atteindre le bas de son dos, un de ses doigts effleurant sa croupe tandis que sa respiration venait faire se mouvoir quelque mèche sur son front opalin. Il s’approcha, penché vers elle, découvrant ce sourire qu’elle connaissait mais n’avait encore jamais vu utilisé de cette façon, à la connotation prononcée pour toute personne qui aurait vécu cet échange savant mais bestial.

« C’est ta fragrance qui provoque le plus d’émoi. » Proche d’elle, les muscles du bras la retenant vinrent à se raidir sous sa manche, tandis que sa prise nouvelle venait à s’abaisser de quelques centimètres, cherchant une réaction, une répartie. Le prédateur allait sûrement mordre. À voir si la proie était égale ; ou simple animal fourvoyé voulant s’extirper de cet enlacement.






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Ven 20 Oct 2017 - 0:50

C'était trop pour moi. Il profitait de cette situation et ne s'en cachait même pas. J'étais à la fois agacée et envoûtée par toute cette ambiguïté, tant que nous devions presque en faire rougir plus d'un dans l'hypothèse où de mauvaises vues traînaient dans le coin. Mais je profitais. Je me délectais autant de l’atmosphère ambiant qui embaumait mon cerveau, autant que de cette étreinte qui m'était si rare. J'en avais le cœur réchauffé. Le corps encore chaleureux de ces excès et effluves alcoolisés. Décidément rien allait en cette soirée fraîchement calme, chaleureusement tournoyante.

Je n'en dis rien, je ne voulais même pas lui répondre. Je me contentai de l'observer, les idées qui en demandaient tout et son contraire. Je n'étais pas née pour gérer ce genre de chose, et je n'avais été jamais été douée dans ces affaires. Mais je ne pouvais sûrement pas faire semblant une énième fois, nous nous étions suffisamment amusés, et son regard dévorant ne payait pas de mine, mais il ne me repoussait pas comme les autres. Cela faisait bien longtemps qu'une fâcheuse tendance à retourner un revers de la main ne s'était pas tût. Alors c'était bien ça que je voulais ? Un contact si peu conventionnel, incontrôlable, et au parfum somptueux d'une boisson tout aussi puissante et sucrée.

Il m'avait suivi dans mon échappatoire, mais je ne voulais plus rire. Je ne voulais plus qu'une chose. Le prédateur qui s'élançait sur sa proie. Le serpent et le poisson. Mais il n'était ni le requin, et je n'étais plus le reptile. Cela faisait des lustres que je ne m'étais pas sentie moi, Ueno, femme aux grandes envergures et pourtant si peu sûre d'elle. L'engourdissement s'emparant de mes membres inférieurs au fur et à mesure, j'enlevai la gourde de ma trajectoire, et fit un simple sursaut qui suffit pour une impulsion. Il n'y avait pas besoin de grand chose pour goûter à une autre richesse. C'était un tout nouvel arôme. Je l'attendais salé. Je l'imaginais émoussé. A la fois froid et sauvageon. Il était doux. Un bouquet d'arôme qui me fit froid dans le dos mais me brûlait merveilleusement la chair fine de mes lèvres. Mêlée à la Bête Bâtarde, j'en oubliai ses paroles. Que voulait-il déjà ?

Un échange brièvement intense, je relâchai l'emprise sur sa nuque pour la laisser glisser sur le haut de son buste. Oppressée par ce dernier, je ne bougeai pas. Étrangement, je ne voulais pas le lui priver. Égoïste, j'avais eu cet acte sans retour. Mais de ce baiser interrompu, je tournai le visage de peu. « Bien... Et maintenant ? » Les mâchoires contractées, mes pierres de jade d'une étincelle comme nulle autre auparavant, je les reposai sur ce visage qui me couronnait. « Que cela reste entre nous, Torrent. » Et de cette voix adoucie, je laissai découvrir un léger sourire aux coins de mes lippes. Après tout ce n'était qu'une suite logique.

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Ven 20 Oct 2017 - 3:19

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




La promiscuité entre les deux êtres dénués de gêne se mua en un enlacement lascif, le corsage textile d’Ueno venant s’ajuster à celui du Torrent, bien que plus grand. Penché ainsi de quelques degrés vers elle, il pouvait de la sorte sentir cette masse de chair conséquente, se délecter de cette pression friponne, la partie la plus charnelle de sa féminité n’animant qu’encore un peu plus le ravageur en chasse d’un gibier sulfureux.

Pareillement à la brune il n’était guère homme d’affect et de ce genre de sentiments rentraient en contradiction directe avec le Hanzô que pouvait côtoyer au jour le jour n’importe quel habitant de la Brume. Il avait été jadis possesseur de cette fameuse facette plus suave d’un kaléidoscope, animé de couleurs vives par des yeux du même cyan que les siens. Et pour une nuit, ce pan reprenait vie tant bien que mal, mêlant sa propre incompréhension dans un désir fugace, animal, féral.

Arrivant à bout de ses métaphores et de paraboles pour se jouer de la vipère et lui faire comprendre de façon détournée qu’il n’était après tout qu’homme aux aguets de moments peu puritains à bien des égards qu’elle pouvait assouvir ainsi dotée, elle sembla assez d’accord puisque l’emprise de sa main derrière sa boîte crânienne se voulut plus insistante, plus décidée à obtenir ce qu’ils –après tout- désiraient tout deux.

Et tandis qu’elle perdait sûrement pied sur ses appuis presque frêles, son poids pouvait aisément s’appuyer sur ce bras la ceinturant, bouée dans une mer agitée. D’un trajet qui ne se voulait destiné qu’à une seule chose qu’il n’avait pas besoin de décrypter, chaque millimètre gagné par la Cinquième était offert du côté du bellâtre, jusqu’à ce qu’il en vint à atteindre un antre aux exhalaisons loin de l’âpre et du désagréable. Hanzô goûtait à un met qu’il s’était interdit depuis des lustres mais qui avait à ce moment précis des apparats de festin ; savant mélange entre le goût de sa liqueur et celui de l’humide et du tentant.

Jurant avec son air de barbare, il se voulait délectable être, profitant des quelques secondes de contact pour marier leurs lippes. Elle était une muse admirable, réminiscence de ce qu’il avait pu être, d’une voie qu’il aurait pu emprunter s’il n’avait été tant obsédé. Et maintenant dans son dos et plus dans son esprit à miner toute chance d’autres pensées, le Kaguya put donner libre court à une toute autre bestialité.

Ses doigts écartés sur son torse pouvaient ressentir la chaleur émanant mais son pouls totalement calme, calqué sur son calme olympien, au moins intérieur. Sa chair contre la sienne, les deux couches de simili de peau entre eux comme seule protection, assez proche pour encore sentir sa respiration venir se mélanger à celle qu’il expirait lui-même, elle parlait, interrogeait. Ses mâchoires serrées lui donnaient un air sévère. Sévèrement attractif. « La nuit est jeune. »

Son sourire était encore différent, bien plus explicite et ce qu’il s’apprêtait à faire en serait témoin. L’étincelle était dans les pupilles du Torrent incendie, dévorant et vindicatif, impossible à arrêter. « Il y a pour l’instant si peu à garder entre nous, Vipère. » Et c’est de toute son ampleur qu’il vint l’étreindre de son second bras, collant plus encore ce qui était possible à sa large musculature ; dans l’interstice il laissait tomber sa jarre de liquide pour agripper les chairs tentantes ; objets d’une ardente appétence sa main à une position plus suggestive que l’autre. Encore une fois il venait s’aventurer face contre face, son muscle muqueux se joignant à cet échange, ce coup-ci.




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« Inoffensif je fus, une offensive je tue ; une gencive de plus ♪ »
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Mar 24 Oct 2017 - 1:47

Si ses intentions étaient claires depuis déjà quelques échanges, il serait mensonge que de prétendre que je ne me délectais pas par suffisance de cette inclinaison. Nos deux corps amicaux, et plus de cette affinité. Le plus impressionnant était peut-être que je ne ressente l'envie de m'en aller, de lui faire regretter cette main baladeuse et cette proximité maladive. Car j'avais chaud, trop même.

J'inspirai profondément tandis que je restai à son contact, je n'avais pas l'envie de m'en aller. C'était bien une première depuis bien des cuvées. Il aurait pu croire qu'il me faille l'enivrance de l'alcool pour que je puisse m'ouvrir et combler quelques désirs, cette fois humains. Ce n'était en rien honorable, digne d'un shinobi et d'une kunoïchi. Mais que faire en une fraîche et douce soirée d'été au cœur d'une rue de Kirigaure no Sato. Je n'étais décidément pas prête de m'arrêter là, et lui non plus. Qui pouvait nous le reprocher ? Après tout nous n'étions que deux adultes responsables qui n'avaient aucune mission, aucun entraînement, en cette nuit aucune responsabilité impliquant un sérieux à entretenir. Alors je repris les devant lorsqu'il fit appel à mon imagination en une petite et simple palabre. Si peu pour en dire beaucoup, c'était évident. Il ne me lâcherait pas de sitôt.

Mais je ne lui répliquai pas plus qu'il n'en savait là. Il y en avait déjà trop d'avoué d'ailleurs. J'avais fait le premier pas, et il fit le second. Cette paluche qui explorait la chaleur de son buste remonta un peu plus lorsqu'il revint. Silhouette ne promettant que de ne faire qu'une entité, je ne fis que presser plus encore derrière sa tête pour qu'il ne reparte pas. Les dix doigts à peine pénétrant sa chevelure que déjà nous étions à nouveau en symbiose. Il s'amusait ; Je n'avais plus le temps ni l'envie de jouer, et pourtant désireuse d'en apprendre plus. C'était d'une fougue réprimée que je laissai s'exprimer que, la respiration légèrement bruyante, je vins écarter le contact voluptueux de nos faibles morceaux de chair humides. Glissant furtivement mais sans mal mon index sur les babine de la Bête Bâtarde, je gardai les yeux fermés. « On ne peut pas rester là. »

Je lui donnai la permission d'une jeune nuit partagée. Dévorée. Sulfureuse. Réjouissance d'une tension qu'il se fallait exprimer. Un moment charnel éternel que je n'étais pas du genre à oublier. Ni même à ébruiter. Il n'avait plus été le porteur de Samehada, le bâtard, ou le Kaguya sans héritage. Je n'avais plus été la détentrice du vile serpent, la traîtresse à ses pairs qui avait tant fait souffrir et qui voulait se racheter. Autrefois j'étais peut-être bien trop jeune pour toute cette complaisance, mais aujourd'hui il n'était pas question que je laisse cette occasion me glisser entre les doigts. Sa peau, ses cheveux entre mes doigts. Des baisers échangés. Et une mélodieuse harmonie qui cette fois nous permettait d'être un.
* * *

D'un sursaut je me réveillai. Drapée de cette couche immaculée, agitée, je n'avais tout de même pas échappé à cette puissante affliction qui m'enlaçait le crâne. Et je n'entendais pas la chaleureuse étreinte qui semblait se trouver sous ma tête. Un bras. D'une musculature prononcée, et dont je me souvenais. Les moindres détails étaient encore gravés et annihilaient doucement les effets secondaires de cette nuitée abreuvée. J'étirai mon bras, puis mes jambes, et ce ne fut qu'en un détour vers ce corps ouvert et accueillant le mien pour que je m'y étende, d'une caresse presque pudique mais belle et bien nue que je refermai simplement les yeux pour retrouver le sommeil.

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Mer 25 Oct 2017 - 17:43

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Et bien qu’il n’en fût pas à son coup d’essai, trentenaire vigoureux qui avait éprouvé son enveloppe à d’autres jumelles lascives, il ne pouvait que saliver après ce langoureux échange. Et visiblement ils étaient deux à vouloir faire continuer ces offensives répétées, les faire se transfigurer en quelque chose de plus concret que de simples baisers. Ueno, sous les pâles rayons d’une lune ronde, semblait dotée d’un halo exquis dans lequel il baignait collé à elle. Son doigt vint remplacer les lippes humidifiées par les siennes, le Torrent les étirant pour ne laisser que l’intérieur au contact de l’index tandis qu’il affichait un rictus plein de facéties.

« Et on ne peut pas en rester là.. » Difficile de juger s’il était menaçant, simplement excité, invitant à plus d’action ou simplement en train de savourer cette tension si délicieuse, seule chose séparant leurs deux corps déjà collés. Mais il n’était pas lieu pour s’adonner aux actes adultes et personnels, au vice dans son essence même. Alors les deux shinobis et Sabreurs quittèrent les ruelles à la faveur de la nuit. Les pas de l’un dans celui de l’autre sans que le contact ne se perde jamais. Dans son dos, sa main au creux de la sienne, il regardait celle qui n’avait rien à voir avec Elle. Mais qui la lui faisait oublier pour une soirée. Et quelle soirée.


Les yeux clos comme s’il dormait, il n’avait pourtant pas côtoyé les bras de Morphée une seule seconde, devant se contenter de ceux de la Nakamura. Et sa peau douce, son parfum suave et ses lancinants mouvements, symphonie charnelle qui avait séduit le déjà conquis, l’avaient épuisé et ému d’admiration et étaient un prix de consolation dantesque, si ce n’était intensément supérieur au sommeil qui lui manquait tant. Elle bougeait, lui se contentait de respirer comme seule preuve qu’il était conscient. Un moment propice au calme et à la réflexion dans une existence agitée dans l’œil du cyclone. Beaucoup de réminiscences lui revenaient, toutes vites effacées par ces nouveaux souvenirs bien qu’elles tentèrent de voler la vedette à ces ombres heureuses, offrande à une psyché défaite face à une adversité que son répertoire technique ne pouvait contrer. De sa main libre, il vint caresser du bout de ses doigts la paroi ventrale de la belle brune. Il soupira. Puis il vida son esprit et essaya tant bien que mal de dormir, bien au fait qu’il n’y arriverait pas. Le ‘repos’ du guerrier.



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Raise your glass if you are wrong [PV Hanzo]

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