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Fête de la lumière [Libre]

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Jeu 21 Sep 2017 - 18:17
Le retour de Shîto lançait le début des festivités dans le village de Kumo. Nous étions effectivement en début d'été et il était l'heure de célébrer la fête de la lumière comme il se le devait. Depuis maintenant trois jours, chaque habitant s'était préparé pour cette journée. Dans les rues se trouvaient des machines tout aussi extravagantes que simple. Chaque invention présentée par les Kumojins pouvaient être un objet révolutionnaire comme tout aussi bien inutile. Mais c'était cela qui rendait cette fête fantastique, nous pouvions voir la créativité de Kaminari déplacer les limites de l'imagination. Les artistes étaient également présents dehors, des peintres coloraient leurs toiles pendant que des groupes de musique libéraient d'agréable vague sonore.

Avec toutes ses festivités, il était difficile d'imaginer que des gens pouvaient être de sombre humeur. Mais pourtant c'était bien le cas ! Le retour des Shinobis de l'examen d'Hi no Kuni avait fait le tour du village et ce qui s'était passé là-bas se trouvait dans l'esprit de tous. Ceux présent à Shîto pouvaient encore revoir les scènes de désastre dans le village et ceux qui avaient entendu leurs histoires ne pouvaient qu'imaginer l'horreur que cela devait être.

Pourtant, les Kumojins ne pouvaient pas se laisser lamenter sur les récents événements. Nous étions un peuple de connaissance et nous savions tous que nous devions continuer à vivre malgré les pertes de nos amis ou de nos membres de famille.


Spoiler:
 



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Jeu 21 Sep 2017 - 21:24
S’il y avait bien quelque chose que Daedra avait attendu autant que l’examen Chûnin, c’était bien la Fête de la lumière, à Kumo. C’était pour lui une occasion en or de montrer à tout Kumo ses talents d’artiste. Il espérait seulement que cela ne se passe pas aussi mal que n’avait fini l’examen à Shîto. Pour l’occasion, il avait d’ailleurs travaillé à l’avance sur une œuvre de sculpture, car une journée seule n’aurait jamais suffi. À dire vrai, cela faisait plus d’une année qu’il travaillait sur ce projet, et il espérait l’avoir fini avant le jour J dans l’espoir de pouvoir se reposer et admirer le travail, mais son rôle de shinobi ne lui avait offert que peu de temps pour finir son travail. Malgré la fatigue du retour au pays, le Chôkoku n’avait pas laissé tomber l’idée.

N’étant pas suffisant à lui seul pour déplacer la sculpture, il avait obtenu l’aide de plusieurs de ses collègues policiers qui acceptèrent gentiment de l’aider à l’amener jusqu’au centre de la place de Kumo, avant même que la fête ne commence, donc très tôt le matin. Il était le premier arrivé, et c’était le but. La sculpture était alors séparée en trois parties, qu’il raccorda entre elles avec l’aide, une fois de plus, de ses merveilleux collègues policiers. Cela prit, cette tâche seule, plus d’un bon quart d’heure, tant les structures étaient délicates à manier, lourdes, mais surtout immenses. L’œuvre était constituée de deux immenses statues d’argile représentant des érudits, debout, plongées dans leur lecture, symbole de connaissance. Fixée à l’une l’autre, une sorte de grande banderole d’argile surplombait la grande place, et gravé dessus, les quatre lettres les plus célèbres du village : K-U-M-O. Le travail d’aujourd’hui ? Y mettre de la couleur. Et pour ça, l’artiste n’avait pas lésiné. Ce n’était peut-être pas le plus dur à réaliser, mais c’était un travail fastidieux, et précis. Le travail des ombres, des nuances, tout devait être respecté, tout devait apparaître en vrai comme il l’avait imaginé dans sa tête, et ce soir, il devrait avoir terminé.

L’on voyait clairement que c’était jour de fête, à Kumo. Tout le monde était de sorti, des artistes commençaient à s’installer très tôt, les musiciens chantaient, les danseurs dansaient, les peintres peignaient, et… Daedra aussi. À quinze heures, il avait déjà terminé l’une des deux statues, qui étaient identiques l’une de l’autre, au millimètre près. Beaucoup de monde s’arrêtait alors derrière lui, et la fierté l’emplissait.

Vint finalement le soir, là où la fête battait son plein, et là où les choses se montraient vraiment délicates. Daedra tenait en équilibre sur un immense escabeau, à mettre la couleur à la banderole « Kumo », épuisé par la journée qu’il avait passé, et sachant parfaitement qu’elle n’était pas terminée. Autour de lui, plus de monde que jamais, mais la fierté surpassait largement la pression. Heureusement, par ailleurs. Il recevait de nombreux compliments, et les enfants restaient émerveillés face à de si grandes sculptures. C’était vrai qu’à regarder d’en haut, les Kumojins paraissaient ridiculement petits. Il termina finalement d’apposer toute la couleur à son œuvre, et la fête battait encore son plein.

Il descendit de son escabeau, chose qu’il attendait depuis longtemps, aussitôt il était monté, d’ailleurs. Mais il allait devoir repartir à zéro, car maintenant, il allait devoir induire l’ensemble de la sculpture d’un produit protégeant la peinture et l’argile de l’eau et tout autre chose…

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« Kneel to Kumo, Invité. »
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Jeu 21 Sep 2017 - 22:46
Le retour de Shito avait été rapide, plus rapide que l'aller. Pourtant, le trajet avait été silencieux. Trop silencieux à mon goût, mais j'avais compris. Ce qu'il s'était passé là-bas, cette défaite cuisante qu'avait subi les trois villages cachés de shinobi. C'était triste, mais il n'y avait jamais eu de relations entre les villages pour pouvoir créer cette cohésion qui aurait certainement donner victoires aux shinobis des villages. Je n'avais pas combattu, pensant mes plaies du dernier combat d'arène que j'avais effectué face à deux Iwajines. Je m'étais bien battu, et les récompenses avaient été présentes. La première, j'avais pu utilisé ma nécromancie aux yeux de tous sans être refoulés et la seconde, j'ai été promu Chuunin à la suite de ma victoire. Une pierre deux coup, c'était parfait à mes yeux.

Malheureusement, je ne peux pas être heureux. Kahei n'est plus des nôtres, les blessés et morts sont nombreux. Que puis-je faire de plus ? Sûrement me battre pour que ces crimes soient en effet punis. Ce n'est pas une chose dès plus aisée, mais mon énergie et ma force sont à dispositions du nouveau Raikage, Metaru Shuuhei. Il ne faut plus avoir ces pensées sombres, c'est actuellement la Fête de la lumière au village et je compte bien en profiter.

Mon père a d'ailleurs installé un stand devant notre demeure afin d'y montrer les diverses inventions qu'il a pu faire. Toutes inutiles les unes que les autres, mais il s'est trouvé une passion en arrivant ici au Pays de la Foudre. Je gambade dans la zone commerciale, arrivant alors sur la Grande Place. Je ne croise personne que je connais, c'est malheureux moi qui veut passer du bon temps.

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the death
It matters not how strait the gate. How charged with punishments the scroll. I am the master of my fate. I am the captain of my soul. © by anaëlle.
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Ven 22 Sep 2017 - 0:29
S'il y avait bien un événement qui ne devait pas avoir lieu dans la tête du blond, c'était bien une fête après toute l'agitation qu'il y avait eu lieu il n'y pas si longtemps. Le blond n'arrivait pas trop à se faire à l'idée de s'amuser, devenu beaucoup plus froid et distant qu'auparavant ses seules occupations du moment consistait à se rendre au complexe s’entraîner bien plus durement qu'avant, rentrer se coucher, se lever, se laver et recommencer, de temps en temps il variait le "plaisir" et s'y mettait avec son partenaire Daedra mais rien de tout cela ne le faisait avancer. Hérant dans Kumo depuis le petit matin il avait décidé d'essayer de s'y faire et d'esquiver l'entrainement de la journée pour laisser place à un amusement amère et vide de sens pour lui. Il n'arrivait pas à se sortir de la tête qu'il n'arriverait pas à s'amuser, il prenait la chose bien trop à coeur et cela jouait fortement sur son morale qui actuellement était au plus bas. Quoi qu'il en soit, il ne pouvait déscemment pas se rendre à une fête habillé comme un shinobi lambda c'était pour cette raison qu'il avait décidé de se rendre, non pas chez lui mais chez ses parents qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs semaine. Arrivé sur place il saluait très rapidement ses parents avant de se rendre dans son ancienne chambre et d'ouvrir la penderie. Mais alors qu'il espérait y trouver le smoking qu'il avait mit pour l'un des mariages du clan, il ne parvenait pas à mettre la main dessus, embêter mais surtout contrarié par cela il décide d'aller posé la question au chef de foyer, qui n'était autre que sa mère en personne.

Celle-ci dans le plus grand des calmes saisissait son fils dans ses bras visiblement heureuse qu'il soit de retour chez eux, même si ce n'était qu'un passage en coup de vent. Elle lui annonçait qu'elle avait prévu sa venue et que son smoking était dors et déjà prêt à être porter et qu'il il se trouvait sur un cintre dans la salle à manger. Ce simple geste réchauffait le cœur du blond qui avait encore du mal à se faire à l'idée de devoir tuer une amie. Quoi qu'il en soit il saisissait le costume et l'enfilait rapidement avant de dire au revoir à ses parents d'un simple signe de la main. En effet, malgré l'attention touchante, il ne comptait pas rester pour que de raisons auprès de sa collante de mère, c'était hors de question. Après il avait 27 ans, il était temps de terminé avec toute ses affections inutile pas vrai ? Un fois sortit de l'enceinte du clan c'était fringant qu'il airait dans les rues de Kumo.

La soirée commençait alors à tomber alors que Shojito se dirigeait vers les débuts d'activité, non pas qu'il n'y en avait pas auparavant, d'ordinaire Kumo est plutôt animé, mais pour l'occasion, cela devenait de plus en plus flagrant et ca n'avait rien de déplaisant pour une fois. Se détendre, c'était le mot d'ordre de la soirée, il lui fallait maitenant le respecter. Que pouvait-il bien faire ? Une idée lui venait en tête, des amis, il en avait c'était pour cette raison qu'il se mettait activement à les chercher, Detzu, Daedra, peut-être même qu'il tomberait sur la moniale Nora ou l'illustre Metaru et nouveau Raikage Shuuhei, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu Aoi, il aurait pu aussi aller la voir. Qui allait-il rencontré ? Allait-il au moins voir ou revoir l'une des personnes à qui il pensait ? Quoi qu'il en soit il avait le regard à l'affût cherchant la moindre compagnie qui pourrait lui être bénéfique en ce jour de fête...

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Ven 22 Sep 2017 - 21:49
Shito, c’est terminé. Dans tous les sens du terme. Déjà, j’ai gagné mon combat. Difficilement, mais nettement. Je suis allé aux soins intensifs pendant deux jours. J’ai toujours quelques séquelles. La dernière explosion m’avait sérieusement endommagé. Ce n’est pas pour autant que j’ai été promu. Ça m’a laissé un petit goût amer, de savoir que j’avais perdu en temps et effort pour au final rien. Mais ça avait une certaine logique. Aux yeux de beaucoup, je ne suis pas assez mature. Malgré un bon combat, surtout par rapport à ce que j’ai en stock comme techniques, je ne mérite pas de passer. Et c’était en partie vrai. Mais bon, pas de quoi se morfondre non plus, la vie continue.

Shito c’est aussi terminé à cause de cette attaque. Trois villages incapables face à une organisation. Toute une infrastructure détruite. Peut-être que ces mecs là ne sont pas si forts que ça, au final. Si j’ai hésité à me joindre au Shukoldisolqukudikan ? Oui. Mais pas longtemps. Une fraction de seconde, à vrai dire. Leurs idéaux sont les miens. Leurs manières ne reflète pas leurs idéaux. Encore des personnes égarées dans leur quête de justice. Vouloir brûler des étapes, ça ne mène qu’au non-sens. C’est pourquoi je prends mon temps. J’accepte qu’une vraie paix, aussi brève puisse-t-elle, ne peut que passer par les villages. Ces institutions ont trop pris de places pour se permettre de vouloir les réduire à néant. Qu’est ce qui se passe quand on essaye ? On ne fait qu’empirer la situation. Je ne serais pas de voir naître un nouveau village ninja à Hi no kuni dans quelques temps. Et le pire, c’est les tensions qui se profilent. Espérons que les dirigeants soient assez matures.

Le chemin du retour, c’était pénible. Un sentiment de défaite chez tout le monde, même les promus. Ça finit par t’affecter. Moi, je m’en fous un peu. C’est surtout mon petit labo qui me manque. Et les soirées à rien glander. Au moins, c’est pas ce qui risque de changer.

***

- Toi t’as eu quoi ?
Le bonbon pour lâcher des boules de crottes de nez hyper vite, regarde… Et toi t’as eu quoi ?

- Du viagra…

***

- En file sinon je remballe tout et je rentre à la maison me branler !

Mes petites pilules aromatisées faisaient fureur. Il faut dire que ça fait tellement longtemps que j’en confectionne, des fois je crée des mélanges qui aboutissent à des trucs pas très halal. Pour arriver à créer une pilule de combat qui marche je dois en créer une dizaine « défectueuses ». Enfin, pas totalement puisqu’elles ont quand même des effets. Et puis parfois c’est juste par ennui, ou par expérimentation. Résultat, je me retrouve avec un bon pactole de « bonbon » que je peux pas trop distribuer aux enfants. Et quoi de mieux pour refourguer ma merde que ce putain de carnaval de mes couilles. Des centaines de dégénères qui sortent spécialement pour tester. Allez le cobaye, avance. Tiens, ouais avale, c’est bon hein ? C’est quoi ça.

- Je ressens rien… Oh non !

Derrière le mec d’allure imposante, la foule avait éclaté de rire. Faut dire qu’une voix de petite fille dans un si gros corps, ça ne laissait pas indifférent. Un modificateur de voix. Décidément, tout n’étais pas à jeter dans ces trucs.




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Ven 22 Sep 2017 - 23:22
L'heure est à la fête. La fête de la lumière. Un événement que je ne rate jamais. En temps normal, je n'apprécie pas ce genre d'ambiance. Ce n'est clairement pas ici que la tranquillité va régner, non. Néanmoins, si je fais en sorte de ne jamais rater cette fête, c'est qu'il y a une bonne raison. Celle-ci est simple, c'est le concept même de cette fameuse fête. Les découvertes, nouveautés technologiques ... c'est le repaire même des « cerveaux » du village. Bien que je vulgarise la chose. En réalité c'est surtout un rassemblement entre villageois sous les idéaux de Kumogakure no Satô. Néanmoins, cette année, la fête de la lumière est bien plus marquante que les précédentes. L'incident du Pays du Feu à Shitô est encore récent. Parmi les Kumojins, il y a eu des disparitions, des blessés et des pertes. Tout porte à croire que la fête n'aura pas lieu. Un choix qui pourrait être compréhensible dans cette période de deuil. Seulement, ce n'est pas la mentalité du village. Bien au contraire. Afin de prouver que Kumo est encore fort, qu'il est encore soudé, qu'il est encore debout après cette bataille titanesque : la fête bat de son plein. Certes, nombreux sont les absents, mais le monde reste présent. Cette image des Nuages est belle à voir.

En ce qui me concerne, je me montre plutôt observateur. J'ai du présenter deux ou trois fois certains de mes travaux qui ont forgé ma petite réputation. Autrement, je préfère découvrir ce que les villageois font et débattre avec eux sur les découvertes faites. En gros, je vagabonde café à la main en m'arrêtant quelquefois quand quelque chose attire mon attention. Aujourd'hui, je compte bien appliquer cette bonne vieille habitude.

Place à la balade. La fête commence déjà et le brouhaha répond bel est bien présent. Je me promène tranquillement dans les rues, café main. Normalement, le jeune Washi doit me rejoindre. Je ne sais pas s'il assiste à cette fête d'habitude, mais je pense que non. Sinon, nous nous serions rencontré depuis bien longtemps. Sauf si la chance et nous fait deux. Ce petit ne perd rien pour attendre ! Un monsieur qui semble partir est en train de râler tout seul. Celui-ci se tient le ventre comme s'il avait une envie pressante. Monsieur. Que vous est-il arrivé ? Je prends tout de même soin de le questionner. Si quelqu'un s'amuse à faire n'importe quoi durant cette fête, il va falloir le remettre à sa place et vite. Un idiot pas loin d'ici ! Il donne des pilules et les effets n'ont rien de bon ! Voilà qu'il s'en va en courant. Sans plus attendre, je continue à vagabonder pour trouver une réponse sur cette fameuse histoire. Je remarque une foule très agitée vers un stand. Une fois plus proche, de nombreuses reproches se font entendre. Si l'ambiance continue encore comme ça, l'événement sera beaucoup moins plaisant. Ainsi, je décide de passer à l'action. Je dépasse tout le monde et met officiellement un terme à cette activité pour éviter de sérieux problèmes. Mesdames et messieurs, des inventions nettement plus intéressantes vous attendent ailleurs. Ce stand ferme ses portes.

Je prends une gorgée et observe l'accusé. Un jeune homme, très petit de taille. Un nain. Qu'est-ce que donc ce grabuge, jeune-homme ? Je ne dis pas que certaines inventions n'ont pas le droit de ne pas fonctionner. Mais là, c'est très différent. D'ailleurs c'est dans son bien que j'ai mis fin à cette mascarade. Autrement, une rébellion pouvait se dresser devant lui. Ce n'est pas la meilleure des choses de rendre la plupart des villageois malades. Tu dois avoir une bonne explication, n'est-ce pas ? Un peu de pression ne fait pas de mal.
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Sam 23 Sep 2017 - 0:21
La fête de la lumière ou plutôt « fête de la connaissance ». Même s'il n'y avait pas plus barbant aux yeux du blondinet, il se trouvait parmi les spectateurs du soir qui sillonnaient les différents stands. Dans ce cas pourquoi était-il présent ? L'adolescent devait tout simplement rejoindre Shizen. D'ailleurs le shinobi n'allait pas mettre une éternité à retrouver son camarade vu qu'une voix pesante l'interpella.
« Mesdames et messieurs, des inventions nettement plus intéressantes vous attendent ailleurs. Ce stand ferme ses portes. Si Washi avait horreur de fréquenter seul les stands délaissés, il avait pour habitude de s'infiltrer dans les foules pour admirer les inventions prisées. Ce soir-là c'était des... bonbons ? Au sein de la foule en délire, la silhouette de l'Aburame armée des lunettes rougeâtres se dégageait. Le Yamanaka pressa le pas – et surtout se fraya un chemin dans l'affluence de civils – pour la rejoindre.
Qu'est-ce que donc ce grabuge, jeune-homme ?
...?
Ce n'est pas la meilleure des choses de rendre la plupart des villageois malades. Tu dois avoir une bonne explication, n'est-ce pas ?
Attends... Quoi ? L'ombre du blondinet s'hissa de la foule pour s'incruster dans la conversation de Shizen et du nain d'un mètre trente les bras levés. Encore un tocard qui abuse de la fête pour foutre le bordel ? Questionna l'adolescent. Au passage il salua l'Aburame d'un léger mouvement de tête ; les salutations attendront le règlement de cette histoire. En revanche Washi dévisagea l'accusé : « Des dreadlocks, une taille négative et un regard déganté... Putain mais il est de Kumo ce type ? » Inutile d'en dire plus, quiconque était obligé de frapper cette tête à claque à vue.

Si le nain semblait être une personne douteuse, ces conneries sur le stand semblaient prometteuses. De ce fait le Yamanaka agrippa un petit sachet des « bonbons » pour l'identifier de plus prêt. J'comprends pourquoi je n'arrête pas de croiser des types en sueur. Conclut-il en rigolant. Ce qui le faisait rire ce n'étaient pas les actions du nain, mais plutôt son potentiel gâché. « Pourquoi faire cela ? » Énervé des échecs consécutifs des pilules ? Frustré de ne plus rien réussir ? Un mental faible et il a décidé de tout lâcher ? La liste était longue. M'enfin. Ajouta-t-il en soupirant. Il relança le petit sachet sur le stand avec un air déçu. Shizen, j'appelle les Kanshi-bū de suite ou tu préfères patienter ? En réalité cet événement agaçait au plus haut point Washi ; il s'était engagé dans une foule monstrueuse pour tomber sur ce pitoyable type. Comment dire qu'il espérait tomber sur une invention digne de ce nom ?

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Sam 23 Sep 2017 - 11:01
Bon, on peut dire que pour l’instant, ça se passe sans accroc. Les gens ont l’air d’apprécier, ça les distrait. Moi aussi ça me fait un peu rire. Non j’déconne je pleure de rire intérieurement. Ils sont vraiment cons, ces cons.

- Mesdames et messieurs, des inventions nettement plus intéressantes vous attendent ailleurs. Ce stand ferme ses portes.


QUOI ? MAIS NON ! NON ! Y’a toujours pas eu la pilule qui fait chanter du cul… D’ailleurs est ce que j’en ai moi, une pilule qui fait chanter du cul ? Faut vraiment que j’en fasse une. Bon, analysons la situation.

..

Alors, après une analyse très pointue, j’en arrive à la conclusion suivante.
Je suis dans la merde.
Genre un gros étron bien coulant tu vois. Genre le gros étron que tu trouves quand tu tapes sca.. Ouais. T’as compris. En gros là, y’a un mec, probablement gradé, devant moi, qui me dévisage comme si je venais d’intoxiquer le quart de la ville. Bon… Ils auront un peu mal au bide ce soir mais voilà quoi, rien de plus… C’est pas si grave, surtout si il peut pas le savoir. Va falloir la jouer fine celle là.

-Ce n'est pas la meilleure des choses de rendre la plupart des villageois malades. Tu dois avoir une bonne explication, n'est-ce pas ?

Oui oui, j’en ai une t’inquète, faut juste me donner un peu de temps pour la préparer. Ah, voilà, le parfait couillon pour me donner le temps d’élaborer mes palabres. Gnagnagna, j’sais pas ce qu’il raconte mais il fait le mec. Toujours comme ça les blonds. Moi aussi j’peux me teindre les cheveux en jaune, hein. Bande d’enculés. Bon là par contre, ça commence à parler des Schmidt, disons que j’aime ça moyen. On va faire ça carré. Pas de discours trop long. Pas de bégaiement. Une version pas trop loin de la réalité. Du sérieux. Du sérieux…

-C’est ta mère le tocard.

Du sérieux mais faut pas abuser quand même, j’vais pas me faire insulter gratuitement non plus. En plus les mecs comme ça en général c’est les sous-fifres qui font les chauds devant leur supérieur. Je me tournais ensuite vers l’homme qui m’intéressais.

-Déjà, on est d’accord que je n’ai obligé personne à prendre ces bonbons ? Ces gens sont venus de leur plein gré, en grande partie à cause du bouche à oreille, c’est bien un signe que ça leur plait. Ils veulent s’amuser après tout ce qui s’est passé à Shitô, je leur en donne la possibilité. Le risque fait partie du jeu, sinon ce ne serait pas drôle..

Petite pause, histoire de lui laisser le temps de tout assimiler.

- Ensuite, ces bonbons sont les fruits de recherches. Vous comprenez bien qu’il m’est impossible de tout tester tout seul. Ce que je fais, je le fais uniquement pour la science. Et Kumo.

Bon là, faut juste se retenir de pas rire. Et regarder droit dans les yeux. C’est la partie la plus difficile quoi.




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Sam 23 Sep 2017 - 18:58
Comme prévu, la totalité des villageois présents devant ce stand à problèmes sont parties voir ailleurs. Voilà une bonne nouvelle, de quoi s'expliquer tranquillement avec la personne en question. Je remarque que le jeune Yamanaka s'ajoute à nous. Finalement, il n'a pas pris autant de temps pour me trouver. Comme lui, je lui adresse un simple signe de tête pour le saluer. Un tocard ... ? Je ne pense que ce mot soit approprié. Alors c'est ce qu'est Washi maintenant. Un garçon qui ne pèse pas ces mots. Pourquoi pas. Disons plutôt un jeune homme inconscient de ses agissements. Dans la forme, c'est bien plus correct. Ce n'est pas la peine Washi-kun. Nous allons régler ce léger différent entre nous. Après tout, nous n'allons pas gâcher la fête, n'est-ce pas ? Je m'adresse autant à Washi qu'au nain. D'ailleurs, le blond aussi a aperçu des personnes affectées par ces fameuses pilules. Comme quoi ... Alors que j'attends une explication du perturbateur, il préfère insulter mon petit protégé. Enfin, la mère de celui-ci. Une personne que je connais bien et que je respecte. Même s'ils peuvent régler cet indifférent à deux, il est nécessaire que j'intervienne. Je ne sais pas comment peut réagir le jeune Yamanaka et si c'est pour qu'un affrontement éclate dans cet événement ... Bref. C'est brusquement que je m'approche de lui à son niveau. La lueur rougeâtre de mes lunettes s'intensifie et je prends un ton nettement plus menaçant. Si tu ne connais pas le respect jeune homme, j'ai mille moyens de te l'inculquer. Je ne suis évidemment pas réellement en colère. C'est seulement un petit coup de pression. Néanmoins, s'il persiste à être irrespectueux, je n'hésiterais pas à lui ordonner de nombreuses tâches pour que ça rentre dans sa petite tête.

Juste avant ça, il m'a donné des explications. Je me redresse et prends une gorgée de café. Encore une fois, oui. Du coup, il préfère jouer la carte de l'innocence en disant qu'il n'a obligé personne à consommer ses faux bonbons. Il explique ensuite que cela reste tout de même le fruit d'une recherche et que ça colle exactement à l’ambiance festive d'aujourd'hui. Je te l'accorde. Tu n'as forcé personne à prendre ces pilules. Néanmoins, tu aurais pu avoir l'intelligence d'arrêter la distribution après avoir observé les effets négatifs. Une pause, pendant laquelle j'observe les villageois qui participent à l’événement. Les villageois ne cherchent pas l'amusement après Shitô. Mais plus le réconfort et la solidarité. Voilà qui est dit. Enfin, je n'ai pas la parole ultime. Cet avis n'engage que moi. Tu aurais pu tester ta recherche tout seul. Ton excuse est ridicule, jeune homme. Il suffit de goutter la pilule et d'observer l'effet. Une chose que tu aurais pu faire toi même, dans ton coin. Je me trompe ? Il aurait pu trouver une autre excuse. Parce que celle-ci ... Voilà quoi. Qu'en penses-tu Washi-kun ? Il est important de recueillir un autre avis. Je ne veux pas me faire de fausses idées sur le cas de ce petit homme. Quel est ton nom jeune homme ? Si tu nous racontais plutôt l'effet que tu recherchais avec tes pilules ? J'ai du mal à saisir l'idée. Je pense qu'il n'en cherchait pas spécialement et voulait simplement amuser la galerie. Mais son profil m’intéresse et je suis certain qu'il y a quelque chose à en tirer.
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Dim 24 Sep 2017 - 4:05
Fêter…

Je n’avais pas la tête à m’éclater à vrai dire. Pourtant j’étais présent, dans un kimono richement brodé, le tout surplombé d’un haori sur lequel on pouvait admirer les armoiries de mon illustre clan. Si j’étais apparemment joyeux, mon cœur lui, saignait. Non pas seulement à cause de notre défaite à Shito mais bel et bien à cause de l’état de mon petit frère. Je n’avais pas pu le protéger encore une fois, si bien que l’état dans lequel il était plongé semblait irréversible. Je voyais encore les larmes de notre mère et l’air accablé de notre père. En tant que grand frère, j’avais incontestablement échoué.

Néanmoins, j’avais été plus ou moins acclamé en tant que fier kumojin pour avoir participé à la défense de Shito, mais surtout à la mort du géant qui menaçait des milliers de vies et qui en avait quand même tué par mal du fait de sa chute qui avait causé un effondrement total de la cité. Si nous avions subi une défaite ponctuée par l’humiliation ultime d’une fuite la queue entre les jambes, j’avais quand même été félicité par les anciens de notre ville savante et par le daimyo en personne. Si j’avais accepté ces honneurs sans broncher, je n’étais tout de même pas satisfait de moi-même…

Ça et le fait que le monde shinobi n’avait pas fini de trembler…

- « Shuuhei-sama. Vos mochis. »

- « Ah… Merci ! »


Un peu dans la lune, je n’avais pas vu le jeune Metaru qui m’avait rapporté une assiette pleine de mochis. Ces friandises, j’en raffolais. Tout comme une certaine moniale, tiens. D’ailleurs, je me demandais bien où elle était passée, mais je préférai ne pas la chercher et rester en retrait dans mon coin, là où peu de personnes pouvaient m’apercevoir. Je n’avais pas envie d’être l’attraction de la soirée. La fête d’abord. De l’endroit où j’étais et tout en commençant à déguster mes friandises, je vis pas mal de têtes qui ne m’étaient pas inconnues ce qui m’arracha à chaque fois un sourire.

Kumo tentait tant bien que mal de rester forte, ce qui n’était pas une mauvaise idée, en soi.
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Dim 24 Sep 2017 - 12:02
« C’est ta mère le tocard.
Ah put... Alors que Washi s'apprêtait à joindre ses paumes afin d'exercer un mūdra spécifique, Shizen se rapprocha brusquement du nain.
Si tu ne connais pas le respect jeune homme, j'ai mille moyens de te l'inculquer. Même le Yamanaka pouvait ressentir la pression dégagée par l'Aburame.
Eh bien dans ce cas... L'adolescent soupira brièvement. Réglons cela à trois. Ajouta-t-il en observant son collègue.

Vint ensuite les excuses plutôt... pitoyables. Ce type rejetait la faute sur tout : « Non mais c'est pas moi, c'est eux qui viennent en prendre. Et puis moi je peux pas tout tester hein ! » Il fallait l'avouer, le Yamanaka ne cessait de sourire lors des points énoncés par le nain. « Est-ce qu'il sait que cela ne suffira pas ? » Pensa le blondinet à l'instant présent.
Qu'en penses-tu Washi-kun ? Trêve de plaisanterie.
Ce que j'en pense ? Il esquissa un sourire à Shizen. Les arguments de ce pseudo-scientifique ne valent rien. Le jugement tomba. Il t'est impossible de tout tester seul ? C'est dommage. Tu n'as pas connaissance des familles de molécules ? Les effets ne sont pas aléatoires, loin de là. L'adolescent plongea ses mains dans les poches de sa veste. Pour en revenir aux citoyens... Si tu n'obliges personne à en prendre, l'invention doit respecter certaines règles. Et puis même, t'as aucune éthique pour faire ce genre de connerie ? Shizen voulait réellement passer par ce chemin pour le raisonner ? Le respect ainsi que les valeurs pouvaient s'inculquer de manière radicale... Dommage.

Quel est ton nom jeune homme ? Si tu nous racontais plutôt l'effet que tu recherchais avec tes pilules ? J'ai du mal à saisir l'idée. Cependant Washi reprit immédiatement la parole.
Actuellement Shizen te donne une chance. Personnellement je te conseille d'être toi même. Du genre, arrête tes mimiques foireuses et n'hésite pas à dire la vérité ; comme assumer ta faute. Ce n'est pas avec un seul regard soutenu que tu me tromperas... Même si cela semblait raisonner comme un simple conseil, c'était en réalité un avertissement. Si Washi détestait les mensonges, l'Aburame devait probablement les maudire.

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Dim 24 Sep 2017 - 20:04
Ça passe pas. Ça passe pas. Il a vraiment l’air vénèr le vieux monsieur. Et puis quoi, j’me fais traiter de tocard, je vais pas me laisser faire. Même si c’est probablement … vrai ? J’veux dire oui, je suis carrément un tocard mais c’est pas une raison. Bon, apparemment, ils vont pas appeler les Hendeck cette fois. Ouf, c’est déjà ça. Mais bon, vu le ton sur lequel il dit qu’on va régler ça entre nous, j’suis pas très chaud non plus.

Après ça part en sermon sur le fait que nanana, les gens cherchent la solidarité et le reconfort, que y’a plus de poneys à cause du réchauffement climatique, qu’on est tous des citoyens de la terre à la Charlotte Barboza. Suite à ça, ils attaquent la partie technique du truc. Ah, là je vais pouvoir me défendre, et sans même faire semblant. Quand on passe des centaines d’heures à travailler sur un truc qu’on aime, même si on est pas la plus brillante des personnes, on commence à connaître son sujet. Ces personnes là ont peut-être plus de connaissances que moi, en général, mais pas question de me faire prendre de court sur mon sujet de prédilection.

Le sermon finit sur des menaces implicites. Pas besoin. En tout cas, ça en faisait beaucoup, des questions. Et j’ai compris la leçon, pas question de mentir cette fois.

- Je ne peux pas tester toutes les pilules tout seul, pour une simple raison de tolérance. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que je ne me contente pas de faire de la médecine naturelle.

Ma main droite s’illumina d’un léger chakra vert jade quelques instants.

- Prendre trop de pilules d’un seul coup pourrait mener à une overdose. D’autant plus qu’elles drainent le chakra. Je ne sais pas si vous avez pris des pilules de combat avant, mais elles se consument en bouffant vos propres réserves. Il ne s’agit pas seulement de science, de « molécule ». C’est plus un art-science, très approximatif. La façon, la nature et la quantité de chakra que j’injecte dans ces petits bonbons peuvent être plus importants que les ingrédients utilisés. C’est pourquoi je me retrouve parfois avec des items aussi… Inutiles.

Parfois, il m’arrive même de créer des substances à partir de mon propre chakra seulement, directement. Tenez, donnez-moi votre café.


Je pris la tasse de ses mains après son accord, et j’apposais dans le creux de ustensile un petit sceau, puis la remit dans ses mains. Mon excitation devait facilement être ressentie. Mon petit labo, mes petites recherches, c’est bien la seule chose qui me motive jusqu’à maintenant. Là, je devais vraiment avoir l’air d’être un petit garçon.

- Là, je viens de consommer du chakra pour apposer ce sceau. Si j’en consomme encore, je l’active, et du liquide se déversera sur votre café. Un petit somnifère. Rien de bien fou, surtout vu votre structure, mais en grande quantité et par voie orale, ça fera surement son petit effet. A vous de voir si vous voulez tester. Au pire des cas, j’ai le contre poison quelque part par…

Je me mis à chercher frénétiquement dans l’arrière de ma cape, à travers les fioles et les différentes pilules et instruments.

- Là. Et je suis Keiji Haino.


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Lun 25 Sep 2017 - 16:16
La tâche qui l’incombait se montrait longue et éprouvante. Il avait maintenant bien enduit le bas du corps d’un de ses érudits et arrivait au moment où il fallait qu’il remonte sur son escabeau. La fatigue commençant à montrer le bout de son nez, il commençait à s’en mettre partout sur le t-shirt, sur le pantalon, même sur les cheveux. C’est alors qu’il eut la merveilleuse idée d’utiliser l’une de ses dernières techniques : les clones d’argile. Fondant ses mains dans ses besaces, il créa cinq clones destinés à faire le travail à sa place. Qui n’en a jamais rêvé ? Il descendit alors de son escabeau et prit une longue gorgée de soda avant de s’attacher les cheveux en arrière. Avec ses clones à la tâche, il allait pouvoir profiter un peu de sa soirée. Il entama la marche, parcourant les pavés de la grande place de Kumo avec relâchement. Il y avait beaucoup de têtes qui ne lui étaient pas inconnues, mais Daedra avait un but bien précis. Il se rendit dans une des échoppes qu’il lui arrivait de fréquenter, aujourd’hui beaucoup plus bondée qu’à l’accoutumée. C’était jour de fête, après tout. Attendant patiemment son tour, il commanda deux bières bien fraîches avant de ressortir dans les rues de Kumo. Retournant près du centre de la place, d’où il pouvait observer ses esclaves clones travailler à sa place. Ils avaient beau être lui, leur faire confiance pour une tâche aussi précise que cela ne le rassurait pas tant. Assis sur un banc cinq minutes avec toi, il aperçut passer son compagnon de toujours. Sa tête ne donnait pas le sentiment de le croiser en pleine fête, et aussitôt Daedra bondit de son banc pour le rejoindre. Passant son bras autour de son cou, il le salua avec enthousiasme. Il était rare de le voir ainsi. De la main qui avait fait le tour du cou de l’Ikezawa, il lui proposa de partager la deuxième bière qu’il s’était acheté. Rien de mieux qu’une bière bien fraîche après un travail manuel.

- Alors camarade, on est pas à l’entraînement ? le taquina-t-il.

Mais la mine triste du personnage fut comme un pincement au cœur pour le Chôkoku. Avant les événements de Shîto et leurs répercussions, jamais il n’aurait eu une telle mine.

- Allez, prend donc cette bière, ça va rafraîchir ta tête !

Et alors qu’il continuait à le suivre dans sa marche, tentant tout pour lui remonter le moral, il entendit comme un bruit de fusée miniature. Immédiatement, il fit demi-tour, tirant son coéquipier avec lui. Direction le centre de la place, où il voyait déjà sa grande sculpture s’envoler. À terre, l’un de ses clones le regardait, honteux. Il avait trouvé un bouton et avait appuyé. Il était censé savoir à quoi il servait, pourtant… La sculpture prit de l’altitude dans un bruit sourd, alors que Daedra se résolvait à faire maintenant ce qu’il prévoyait pour la fin de la fête. D’un mudra, il détona sa sculpture, qui explosa en plusieurs milliers de feux d’artifices formant le symbole des shinobis de Kumo. Et alors que les artifices commençaient à retomber à terre, ils laissèrent derrière eux apercevoir la deuxième étape du feu d’artifice. Les quatre lettres de Kumo explosèrent, libérant les mêmes lettres dans une explosion d’artifices immense. Le spectacle fut d’une beauté insoupçonnée pour Daedra, qui, comme tout le monde ici, n’avait pas encore vu le résultat de son travail. Il tourna la tête vers son camarade.

- Tu vois, ce que j’en pense, c’est qu’il faut regarder ce qu’on a devant soi, au lieu de continuer à regarder en arrière. Avance, camarade.

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« Kneel to Kumo, Invité. »
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Lun 25 Sep 2017 - 16:53
Ça faisant quelque temps déjà que je m’étais retiré dans l’atelier du domaine, trois ? Peut-être quatre jours ? À la recherche d’une idée pour la fameuse fête de la lumière, j’avais surtout un mal fou à me concentrer sur un quelconque projet d’ailleurs. Les évènements de Shito qui nous étaient parvenus par le biais des rouleaux d’information me trottaient désagréablement dans la tête.
Un vieux tic s’était éveillé lorsque j’appris les nouvelles, je m’étais machinalement mordue la lèvre inférieure, prise de stresse et de frustration vis-à-vis de cette tragédie. J’aurais dû être sur place, il y avait quelque chances que je fasse partie des morts ou blessés certes… toujours était-il que j’aurais dû leur apporté mon aide, même en tant que simple soutient pour leur armement, être utile à ce village qu’avait rejoint notre clan.

En tailleur sur le tapis, devant mes créations presque achevées, j’avais le regard vide, l’esprit pleins de remords et de regrets, mais aussi, et surtout ampli de cette inextinguible rage qui semblait me consumer de l’intérieur ; rage dirigée vers moi, rage dirigée vers ma propre impuissance et mon manque d’expérience…
Me concentrer non pas sur ce que j’aurais pu faire, mais ce que je pouvais faire ? Rien de rien ne me venait à l’esprit, surtout je n’avais aucunement l’intention d’être suffisamment arrogante pour croire que quoi que je fasse là tout de suite ne soit à même d’apaiser les cœurs meurtris de ces combattants déchus… Oui ils étaient revenus et avaient triomphé de leur assaillant, mais qu’un seul homme ait causé tant de dégâts en disait long, nombre d’entre eux devaient certainement avoir perdus confiance en eux ou en leur conviction. Je ne parlais même pas des ninjas restés impuissants devant ce colosse…

L’organisation qui avait donné l’assaut avait clairement la puissance nécessaire à sa politique, si une seule de leur élite était capable de ce genre de prouesse… aucun village shinobi n’était à l’abri. Il allait falloir mettre les bouchées doubles en termes d’entrainement et de motivation à nos entraînements si nous voulions protéger notre foyer. Le regard froncé je finis par me remettre la création de ce avec quoi je comptais parader, mais… c’était plus pour m’occuper l’esprit qu’autre chose. Shuuhei et le cas de son frère ne m’avaient point laissé de marbre, nous n’étions plus un couple depuis près de cinq ans certes, mais étant resté en bons termes, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer à quel point ces évènements l’avaient dévasté…
Ce n’est que lorsque sonna trois heure de l’après-midi que je quittai le domaine, vêtu pour l’occasion et suivi de mes nouveaux gardes du corps du moment, je rejoignis les rues bondées aussi bien par les simples visiteurs et autres kumojin en émoi devant les stands, que part les créateurs qui y exposaient leur nouveau chef d’œuvre. Les miens ? Il s’agissait de deux lions de métal, un peu plus grands que la normale, pourvue d’une impressionnante paire d’ailes. « Les kumojin sont les rois, point ceux de la savane, mais ceux ayant étendu leur territoire jusqu’aux cieux azurent… » tel était le message que l’on pouvait lire sur leurs ailes, ne se déployant que lorsqu’elles n’étaient susceptibles de blesser qui que ce soit.

Je passai devant un stand où trois ninjas se crêpaient le chignon pour une histoire de pilules, avant d’arriver sur une place où s’affairait un individu à déplacer d’immenses statues d’érudit plongé dans leurs documentations. Enfin, au détour d’un couloir peu visité de la foule, car quelque peu éloigné des festivités, je tombai sur les armoiries de notre clan, brodé sur le kimono du chef du clan. S’était un habit de fête, un habit de parade un habit normalement voyant fait pour attirer le regard : en temps normal connaissant le lascar, il serait aux stands en train de finir une énième bouteille à reluquer tout ce qui avait un tant soit peu de forme passant sous ses yeux… mais là il fallait croire que cette époque était probablement révolue.

- Bon retour chez toi Shuuhei…Fis-je avec calme après m’être assurée qu’il n’y avait que nous deux dans cette allée. Je ne savais trop que lui dire ni ne savais ce que j’aurais voulu entendre si j’étais à sa place. Que ce n’était pas de sa faute ? Ça ne présenterait qu’une fuite en avant de ses responsabilités, qu’il n’aurait rien pu faire de plus ? Ça n’était que l’insulter davantage… Comment va Kahei… comment va-t-il… vraiment ? avais-je demandé en lui sortant une bière d’un de mes lions, à savoir qu’il était aussi bien des sculptures animées par mon chakra, que des coffres marchant. je sais que les médias sont soit trop laissés allé, soit trop dramatiques, alors je veux ta version des faits… réclamai-je en sortant une bouteille pour moi-même… si père me voyait…

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Lun 25 Sep 2017 - 17:38
Je suis là sans réellement l'être. Je réfléchis à ce qu'il va se passer maintenant pour le monde, pour Kumo. C'est mon foyer, mais... la tension monte grandement avec cette nouvelle organisation. Le point positif ? Le Pays du Feu est libéré de la guerre civile, mais cette organisation en a pris le contrôle. Nombre de kumojins, iwajins et kirijins se sont rendus dans leur terre natale pour grossir les rangs du Shoshikidan. Moi ? Je ne peux pas me permettre de quitter le Territoire de la Foudre. Non, Kumo m'a apporté bien trop de chose auxquels je ne peux guère tourner le dos. Hi no Kuni ne m'a rien apporté de positif dans ma vie. Seulement de la solitude.

Je parcoure tranquillement les stands, saluant de la main les quelques personnes que je connais. Mes pas me mènent jusqu'à une allée peu remplie, j'y vois Shuuhei et une femme blonde. Je ne connais pas personnellement l'homme fort des Metaru, cependant je sais qu'il s'agit du frère aîné de mon senseï, Kahei. Discrètement, je m'approche afin d'épier leur conversation. Ce n'est clairement pas mon genre, cependant je sens que la conversation est importante. Pour moi.

J'entends alors le nom de Kahei, la femme semble être également être une kunoichi du clan Metaru également. M'approchant un peu plus afin de mieux entendre, je regarde Shuuhei. C'est vrai que la ressemblance est frappante. J'ai besoin d'en savoir plus, après tout je suis son élève et j'en ai le droit. L'état de Kahei m'est encore inconnu, mais je sens que la fin n'est plus très loin pour lui au regard du chef du clan Metaru et de l'inconnue l'accompagnant.


hj : je m'incruste dans votre discussion, bon shuuhei vu ton rang, je pense que tu m'as cramé XD.

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the death
It matters not how strait the gate. How charged with punishments the scroll. I am the master of my fate. I am the captain of my soul. © by anaëlle.
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Mer 27 Sep 2017 - 0:21
En arrivant au village caché de Kumo, et ce grâce à son Sensei Daedra, Kuraku fût averti du déroulement de la Fête de la lumière, évènement très attendu chaque année à Kumo. Très enthousiaste, Daedra lui avait expliqué son origine et son déroulement de A à Z et l’avait convié à y participer dans son temps libre.

Il apprit donc que la Fête de la lumière se nommait aussi la fête de la connaissance et qu’elle se déroulait à l’arrivée de l’été. Heureux hasard, car c’est à ce moment qu’est arrivé Kuraku au village. Ce genre d’évènement ne se déroulait pas là où il vécut pendant 16 ans, dans son village perdu dans le désert. C’était tout nouveau pour lui. Il apprit notamment qu’elle consistait à célébrer la connaissance, le savoir, la science… Bref, tout ce qui caractérisait Kumo. Daedra y participait notamment, laissant libre court à ses inventions d’argile. Il n’en perdait pas une pour se mettre en spectacle. Il reconnaissait bien là son Sensei.

Comment Kuraku allait-il apporter sa pierre à l’édifice, ça il n’en savait rien. Peut-être pourrait-il créer quelque chose avec son sable ? Il n’avait ni l’âge de boire, ni d’argent à dépenser, alors autant qu’il fasse quelque chose pour montrer son désir d’appartenir au village. Et peut-être cela lui permettrait-il de rencontrer de nouvelles personnes.

Il se dirigea vers la place de Kumo, où se déroulait la Fête. Il s’assit sur son lit de sable, flottant, afin de méditer. Beaucoup d’idées lui traversaient la tête, mais l’une d’elles revenait le plus souvent. Il allait rendre hommage à ses parents, qui lui avaient transmis leur volonté de vivre à Kumo. Son édifice de sable serait construit de la sorte : Kuraku se trouverait au centre, aux côtés de ses parents, et leur tiendrais la main. Ça lui tenait beaucoup à cœur, et même si le rapport avec Kumo n’était pas si évident, il tenait à le partager. Il ne ferait pas une grande œuvre, elle se sera que de taille humaine, afin de pouvoir détailler les visages de ses parents, qu’il se remémore avec perfection.

Il se mit donc en place, et créa sa sculpture. Elle était parfaite pour lui, comme il l’avait imaginée. Il se posa là, en admiration, sur son lit de sable.

Ses pensées prirent un terme lorsqu’il fût surpris par une étrange sculpture qui s’envolait dans le ciel. Quelques secondes après, il fût encore plus surpris par l’explosion engrangée par cette même sculpture. Elle avait explosé en de nombreux feux d’artifice qui étaient d’une beauté insoupçonnable.

« Wow… »

C’est tout ce qu’il pouvait en penser, jamais il n’avait vu de chose aussi belle.

C’est sur cette magnifique note que prît un terme la journée de Kuraku.

Il était ravi de cette même journée qu’il avait vécu lors de cette Fête de la lumière, et il avait hâte d’y participer à nouveau. Il n’avait pas eu l’occasion de rencontrer des personnes, mais il en garderait un très bon souvenir.

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私はあなたに報復するだろう
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Mer 27 Sep 2017 - 1:10
Un bon premier point : la réaction de Washi. Le blond n'a pas l'air d'avoir mal pris l'insulte du nain. Du moins, c'est ce qu'il laisse transparaître devant moi. Je me doute bien que dans une autre situation, sa réponse aurait été complètement différente. Surtout dans le cas où une personne semblable à la mienne n'intervienne pas pour calmer le jeu. Enfin, peu importe. Le principal est que je n'aurais pas à m'occuper d'un affrontement à cause d'une simple insulte. Bien qu'en dehors de mon mécontentement à gérer un cas comme celui-ci, il ne faut pas oublier la fête. Si celle-ci est perturbée à cause de ses deux là, je serais tenu pour responsable. Ce n'est clairement pas la meilleure des choses qui pourraient m'arriver. De plus, mon petit coup de pression semble avoir fait effet. Le ninja médecin n'a pas opté dans la riposte irrespectueuse. Je peux donc considérer qu'il a compris la leçon. Ce qui est de nouveau une très bonne nouvelle. Cela va nous permettre d'éviter de perdre de temps à discuter de certaines valeurs importantes et passer sur un sujet plus sérieux. Quoi que, je ne sais pas si je vais réellement partager avec ce jeune. Il ne faut pas oublier que la fête bat son plein encore et qu'il me reste encore de nombreuses choses à voir.

Place à ses explications, justifications, excuses.. Je ne sais même pas comment je dois prendre ses paroles. Sa première réponse est qu'il ne peut pas essayer les pilules lui-même. D'accord. Mais encore ? J'espère qu'il y a des arguments qui suivent derrière. Et c'est le cas. Selon lui, en prendre trop pourrait mener à une overdose. Puis il donne son petit cours sur le principe d'une pilule de ce genre. Je retiens surtout que posséder des choses inutiles comme celles-ci ont l'air banal pour lui. C'est ensuite qu'il me demande ma tasse. Quelques secondes d'hésitations, mais je décide de lui prêter. Le profil de cet individu m'intéresse et je ne manquerais pas de voir ce qu'il peut faire d'autres. Bien évidemment, je prends soin de boire le café qui reste avant de lui donner. Voilà. Une fois qu'il récupère ma tasse il procède à sa petite démonstration dans l'art des sceaux. Il en appose un qui permet apparemment de dégager un somnifère. Ce n'est pas mal. Comme quoi, il est capable de certaines choses. Je vais sagement refuser ta proposition. Il est évident que je ne vais pas jouer son cobaye. Tout d'abord, je vais revenir sur cette histoire de pilules. Je l'avais tranquillement laissé parler sans rebondir sur le sujet. Je peux comprendre certaines de tes explications. Mais je ne cautionne pas le fait que tu distribues sans être certain des répercussions. Tu as beau chercher toutes les excuses du monde, c'est une grave erreur. Dans un événement comme celui-ci qui peut t'ouvrir des portes, tu ne fais que salir ton image. Pourtant, il vient d'en ouvrir une : la mienne. Nous nous reverrons bientôt Haino Keiji. Tu auras l'occasion de me rendre ma tasse par la même occasion. Je suis sûr qu'il y a quelque chose à tirer de ce garçon. En attendant, place à la fête et aux grandes découvertes.
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Mer 27 Sep 2017 - 4:43
- « Itagami… ? »

Ce prénom, je ne le prononçais que lorsque j’étais sérieux, triste ou en colère. Autrement, c’était « Lalatina » pour cette blonde bien trop propre sur elle-même pour une Metaru conventionnelle. Sa proximité m’arracha un sourire, mais sa question finit par l’effacer aussitôt. Si je ne lui en voulais pas, je sentis une puissante étreinte au niveau de mon cœur. Le genre qui fait souffrir le martyr. Les feux d’artifices qui s’en suivirent me soulagèrent un tant soit peu. L’œuvre était de toute beauté et je félicitais mentalement l’artisan qui avait réalisé cette prouesse technique. Il n’y avait qu’à voir les kumojins contempler ce bijou pour comprendre qu’il avait fait du très très bon travail…

- « Kahei ne sera plus jamais le m- »

Je m’interrompis. Non pas parce que je ne voulais pas en parler, mais bien parce que j’avais senti une présence près de nous. Sensorialité oblige. Mes yeux quittèrent aussitôt la voute céleste pour se poser sur celui-là même qui s’était silencieusement approché de nous. Aussitôt, de nombreux souvenirs affluèrent dans mon esprit : Kahei. Sa promotion de chuunin. L’équipe qu’il avait eu à diriger. La photo de ladite équipe. Les noms qui me revenaient. Nara Shikarai. Shôran. Aaami Shôran. De quoi m’arracher une mine un peu triste –surtout pour le garçon-, avant qu’un sourire un peu désolé n’étire mes lippes. Nul besoin de l’envoyer balader… S’il était là, c’était pour une bonne raison :

- « N’aie pas peur, Shôran. Approche… »

Dans le temps, j’aurai certainement tiré le jeune homme par la peau du cou avant de le gratifier d’une bonne bourrade, le tout suivi par des blagues connes, salaces et de gros litres de saké à l’appui. Pourtant, là tout de suite, je n’avais ni la foi, ni l’envie. La nouvelle provenant de l’hôpital m’avait ramolli. Le Shuuhei expansif avait disparu pour laisser place à un homme calme, doux, un brin mélancolique mais surtout beaucoup plus mature. Une part de moi fut quelque peu détruite. Kahei était de loin l’être le plus cher à mes yeux. J’étais si fier de lui et si chanceux et heureux de l’avoir comme petit frère, que j’avais l’impression que la vie venait de me faire un gros coup de pute. Comme d’habitude…

- « Tu as certainement des questions à me poser. Si c’est le cas, ne te gêne pas. Je te répondrai du mieux que je peux. »
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Jeu 28 Sep 2017 - 15:21
J’aurais peut-être dû lui permettre de se complaire un peu plus avant de trancher ainsi dans le vif du sujet… c’était de ma faute, à trop vouloir savoir j’avais jeté du vinaigre sur des blessures encore béantes. Un faible sourire s’était dessiné sur son visage, une véritable joie, un semblant de bonne humeur et je l’avais balayé du revers de la main. Le suivant dans sa chute émotionnelle, mon visage se grisa aussi un peu plus alors que ses souvenirs le torturaient de nouveau. Le simple fait qu’il m’ait appelé par mon prénom et non cet ignoble surnom aurait dû m’orienter sur la gravité de son état…
C’est à peu près ace moment-là qu’une salve de feu d’artifice retenti dans le ciel du village de la foudre, l’illuminant de mille feux.
Plusieurs exclamations époustouflées s’élevèrent ça et là, ce spectacle pyrotechnique se grava aussi sur ma rétine, trop sublimée pour ne serait-ce que laissé mes paupières cligner. Combien de temps avait-il travaillé dessus ? Qu’il sache que ce labeur n’était pas perdu, tout le village pouvait en témoigner et bien entendu Shuuhei aussi. Quelque peu apaisé par les différents jeux de lumière, le Metaru était resté silencieux un peu moins grave, mais toujours aussi consterner… C’est dans un murmure qu’il commença une phrase qu’il n’acheva point, toutefois, en comprendre la suite n’était pas si compliqué.

Comment ça il ne serait plus jamais le même ? La raison de son interruption était un dénommé Shoran, visiblement une personne proche soit de lui, soit du sinistré, puisqu’il lui avait permis de s’approcher pour être joint à la conversation. Ceci dit, je ne réagis pas vraiment, après avoir pris une gorgée, mon regard était resté rivé vers le sol où se reflétait les lumières du feu d’artifice, moi revoyais plutôt ces journées passées tous les trois. Shuuhei faisant le pitre comme d’habitude, une bouteille en main et riant à gorge déployée, moi la victime et Kahei généralement un peu gêné par tout ceci, jamais bien loin à bouquiner dans un coin. Il n’avait que peu de présence, mais le percevoir du coin de l’œil avait toujours cet effet apaisant… pour le coup, Shuu et lui faisait parfaitement la paire, l’un étant un véritable ouragan, l’autre semblant représenter l’œil calme de celui-ci.
Mon cœur se resserra davantage lorsque j’essayais d’imaginer ce qui avait bien pu se passer, il n’était pas mort, mais son sort n’en semblait pas plus enviable. Il lui était arrivé quelque chose d’assez effroyable pour que cet individu perde toute joie de vivre et c’était finalement ceci qui m’effrayait. Qu’avait-il u subir pour que sn surprotecteur de frère ainé se mette dans un tel état.

Je finis par lever la tête, l’esprit encore surchargé de nos souvenirs avant de suivre le regard de Shuu pour tomber sur l’oreille indiscrète qui s’était jointe à la conversation. Je levai un sourcil en voyant arriver le jeune homme, me demandant quel pouvait être leur lien entre eux avant d’opter pour la solution la plus logique ; ce devait être un élève de notre connaissance commune… ça ou autre chose. Machinalement, j’inclinai la tête en guise de salutation, avant d’amener à lui le lion de métal qui servait aussi de glacière lui présenter les quelque hors-d’œuvre et boissons fraiches que j’avais prévu pour l’occasion. Jouant avec ma bouteille entre les doigts, évitant de me mêler de leur conversation, je relevai un regard inquiet vers mon ex avant de reprendre la parole…

– ça ne doit pas être facile à vivre et j’en ai conscience… à la seule idée de savoir pourquoi tu es aussi dévasté par cet évènement j’en ai des frissons. Fis-je en détournant le regard, les yeux baissés et une main sur la poitrine. , Mais je dois savoir… ne serait-ce qu’à cause des liens que nous entretenions… repris-je en tournant vers lui un regard déterminé.

- que s’est-il passé ?

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Ven 29 Sep 2017 - 1:04
Les feux d'artifices éclatent, mon regard s'y lève durant quelques secondes avant de reposer mon regard sur mes deux compères. Il est vrai qu'en temps normal, j'aurai adoré et profité d'un tel spectacle. Mais ce soir, je n'en ai pas la tête. Pas du tout, malgré le brouhaha, j'essaye de me concentrer sur les paroles de Shuuhei. Difficile à entendre quelque chose, mais j'arrive à lire sur ses lèvres. Un petit peu. Kahei n'est plus le même... Qu'est-ce que cela veut dire ? Je ne comprends pas. Je n'ai pas vu son corps, je n'ai rien vu de lui depuis son enlèvement par ces forces inconnues (mais maintenant, je sais qu'il s'agit d'une organisation appelée Soshikidan). Il n'est pas mort, c'est bien là le principal... mais je sens que son état ne va pas s'arranger, j'ai un mauvais pressentiment.

Je me fais remarquer par le chef du clan Metaru, j'aurais du être plus discret, plus prudent. Pour autant, il ne m'envoie pas bouler et me demande même d'approcher et de faire part de cette conversation. Il est vrai que je n'ai jamais parler à Shuuhei, je ne le connais que de réputation. Lui doit me connaître par rapport à son frère cadet. Pris sur le fait, je décide de sortir de ma pseudo cachette et de me rapprocher d'eux. La femme blonde s'incline pour me saluer alors qu'une sorte de lion ailé fait de métal s'approche de moi et me présente quelques diverses boissons et nourriture.

« Bonjour, je suis Aami Shôran. J'ai été l'élève de Kahei... »

Ma voix se fait triste, je n'arrive pas à cacher mes sentiments quant à son état dont je ne sais rien encore. Je décline l'offre quant aux boissons, je ne sens pas la soif venir pour l'instant. Shuuhei se montre bienveillant, prêt à répondre à mes questions s'il le peut. J'en suis reconnaissant. La kunoichi de métal prend la parole, elle doit être du clan Metaru, c'est sûr.

« Je.. Nous étions en missions jusqu'à ce que deux individus nous attaquent et enlèvent Kahei. nous n'avons rien pu faire pour empêcher cela... Je suis désolé, réellement. »

Ma tête se baisse, je sais que j'aurai dû faire plus, mais Shikarai m'en avait empêché, m'évitant une mort totalement inutile. Mes yeux se lèvent sur Shuuhei.

« Va-t-il s'en sortir ? »

Cette fois-ci, je veux une réponse claire. Je ne veux pas vivre les heures à venir dans le doute. On me dit que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Puis-je le croire dans ce cas précis ?

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Sam 30 Sep 2017 - 3:35
La question était à peu près la même pour les deux personnes. Aussi avais-je pris une profonde inspiration. Je cherchais les mots. Les mots adéquats. Ceux qui pourraient leur faire comprendre l’état actuel de mon petit frère sans les brusquer. Un blanc s’installa pendant quelques secondes. Une bonne vingtaine. Jusqu’à ce que je n’ouvre ma bouche pour répéter les mots du toubib qui m’avait reçu quelques jours après l’admission de jeune Metaru à l’hôpital de la ville :

- « Kahei frôle pratiquement l’état végétatif… »

J’eus finalement un soupir. Ce n’était pas le genre de sujets qui faisait plaisir. Sur le coup, j’eus l’envie de me lever et de m’en aller. Mais il fallait que je reste fort. J’étais le pilier du clan Metaru et son représentant actuel. Je devais me comporter en tant que tel. Plutôt que de montrer un état triste, je m’emparai d’un mochi et je me mis à le bouffer comme si de rien était. Kahei aimait beaucoup ces petites friandes quand il était plus jeune. Nostalgie quand tu nous tiens…

- « Le médecin m’a dit qu’on est loin d’une mort cérébrale, mais son esprit a subi de graves séquelles. Les tortures ont été essentiellement mentales. Les chances pour qu’il s’en sorte sont minces et même s’il revient à lui-même, sa carrière de ninja est définitivement foutu… »

Il n’y avait plus besoin de rajouter grand-chose. Ils étaient assez grands pour comprendre mes explications à ce stade. Ma voix avait néanmoins un peu trahi mes émotions, mais je préférai m’attaquer à une autre brochette de mochis comme si de rien était. A un moment donné, je plongeai mon regard dans celui de Shôran que j’avais plus ou moins fui avant de lui adresser un sourire. J’avais l’impression de revoir Shikarai qui me présentait ses excuses. Mais lui contrairement au Nara semblait plus sensible.

- « Ce n’est pas ta faute, Shôran. Kahei a fait son devoir en tant qu’un chuunin et un sensei qui se respecte ! Relève la tête et sois fier de lui ! »

J’essayai de me convaincre moi-même en vérité. Vraiment. Même si une certaine tension m’animait.

- « Quelqu’un veut des mochis… ? » Qu’avais-je dis en tendant subitement mon assiette vers les deux personnes qui m’entouraient… Et aussi…

- « T’es pas un peu trop sapée toi… ? C’est quoi le truc ? Tu voulais séduire Shôran, c’est ça ? »

Tentative d’humour désolante. Mais qui marquait mon envie de ne pas m’attarder davantage sur le sujet.
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Sam 30 Sep 2017 - 21:11
« Vous êtes sûre qu’il appréciera ? Il a tendance à aimer les habits très dégagés ! » demanda une moniale dubitative.

Dans le reflet d’un miroir éclatant, Nora se posait des tas de questions. En cette journée apaisée prenait place, la fête de la Lumière ; Un jour de fête où les rues étaient merveilleusement décorées et les stands abondamment présents. Grande arche du savoir, Kumo permettait aujourd’hui à ces citoyens de présenter leurs inventions susceptibles de révolutionner les lendemains de la cité des nuages. Qu’elles soient fonctionnelles ou complètement foireuses, la mode serait au lèche-vitrine et clairement, la moniale ne voulait pas manquer une occasion de vagabonder dans les longueurs colorées du village.
La variété d’innovations ne manquerait pas et s’il serait évident de croiser des créations matérielles, il était fort à parier que des stands de dégustations foisonneraient dans les différentes allées prévues à cette occasion. L’appétit avait parlé et seuls quelques mots avaient convaincu l’enfant du sable de s’inviter aux festivités. Depuis son combat face à Misory et le départ abracadabrantesque de Shito, Nora n’avait pas pu recevoir ses soins de manière optimale. Elle était donc toujours en phase de récupération, mais son diagnostic était déjà très optimiste. Ce n’était qu’une question de jours avant qu’elle ne quitte définitivement son lit de malade. Pour cette journée particulière, L’hôpital avait généreusement donné son feu vert, à condition qu’elle ne se surmène pas.

« Mais Nooooooon !!! Shuuhei-sama va A-DO-RER ! »
répondit une Metaru euphorique.

Cette demoiselle était assez enjouée. Peut-être un peu trop même ! Nora lui avait pourtant raconté la raison de ses récents tourments. De sa chambre d’hôpital, elle avait pu écouter atterrée, les rumeurs concernant l’homme qu’elle aimait. Son cœur était apparemment meurtri à cause d’irréparables séquelles qu’auraient reçu son petit frère, Metaru Kahei. L’information n’était pas encore officielle ou du moins, elle le serait si Shuuhei décide de lui révéler en personne. Malgré tout, si cette sordide révélation était vrai, la moniale se devait d’agir et d’être au séant de cet homme pour qui, elle ressentait de vifs sentiments.
Cette journée était également le moment de revoir ce faux-fiancé n’ayant même pas eu le culot de venir voir sa femme depuis son hospitalisation. Bien sûr qu’elle le savait occupé par son travail… une seule visite aurait suffi ! Lors de leurs retrouvailles, en plus d’être à ses côtés moralement, elle voulait l’impressionner. De ce fait, elle se délesta exceptionnellement de son outrageuse tunique moniale pour se mettre aux couleurs du clan l’hébergeant depuis un semestre. Dans une blancheur la caractérisant continuellement, elle se vêtit d’un kimono dessinant ses formes et d’un ample haori orné de l’emblème du clan Metaru. A ses pieds, elle avait troqué ses sandales de pailles pour de nouvelles plus rigide, faites de bois. Enfin, elle s’était munie d’une ombrelle, avait attaché ses cheveux avec une belle broche et avait appliqué du rouge à lèvres sur ses lèvres.

Compte tenu de son autorisation temporaire à sortir, elle était accompagnée de quelques demoiselles du clan Metaru. Pour la plupart, elles attendaient désespérément le jour du mariage. La transformation vestimentaire de Nora était d’ailleurs venue du fervent cerveau des groupies l’entourant. En apprenant que le chef du clan avait quitté la demeure sans proposer à sa promise une balade, elles n’avaient pas hésité une seule seconde à le flairer dans toute la ville. De véritables dobermans ! Nora n’en demandait pas tant !
A l’extérieur, les coups d’œil étrangers ne manquèrent pas. Pourtant dans un habit plus cérémonial, l’ex-vagabonde empestait la luxure. Ses formes délicieuses étaient probablement la proie de nombreux affamés, mais ces derniers étaient vites refroidies lorsqu’ils apercevaient l’armoirie de l’effrayant clan Metaru sur son dos. En quelque sorte épargnée par de rustres approches masculines, elle pouvait s’attarder un peu plus sur les nombreuses créations disposées un peu partout dans le village. Des sensationnels comme des merdiques ! Des querelles semblèrent même naître de part et d’autre du village. Instinctivement, elle s’était laissée guidé jusqu’à une petite dispute entre un nabot vendeur de bonbons et ce qui paraissait être des membres de la police. La scène était drôle, mais alors qu’elle voulut rester plus longtemps, ses surveillantes l’attrapèrent par la main en affirmant :

« Nous avons mieux à faire ! » déclara sagement l'une des femmes du clan.

Exact, Shuu était la priorité de Nora. Autant, voire plus qu’observer les différents stands dans la ville. Pendant plusieurs dizaines de minutes, elle l’avait cherché, s’aventurant même dans les ruelles malfamées de la ville. Partout où elle allait, des bouches baveuses ne cessèrent de l’admirer et peut-être que parmi eux, certains se fichaient éperdument de l’emblème protégeant sa personne. Toujours est-il qu’après une bonne demi-heure, la moniale était toute seule. Involontairement, Nora avait perdu des autres demoiselles et ne savait absolument où elle se trouvait géographiquement. Bien qu’elle ne paniquât pas un seul instant, elle s’exprima soupirante :

« Shuu… »

Visiblement, elle ne le trouverait pas aujourd’hui ! Tant d’efforts pour pas rien du tout au final. Quelle incroyable fête de la lumière !
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Sam 30 Sep 2017 - 21:20
C’était une nuit de plus qui accablait le domaine Suzuri. Une nuit lente, lourde. Si cette nuit était d’accoutumée l’une de plus festives de l’année, le silence glaçant qui la dirigeait n’en certifiait pas. Un silence pénible qui, même si la résidence était traditionnellement un endroit calme et paisible, s’y ressentait ; la mort du chef de clan à Shîto avait laissé la famille scientifique du village dans un désordre silencieux.

Malgré la récente tragédie, Kumo avait décidé de maintenir les festivités. Prouver qu’on était encore debout, que nos idées l’étaient avec nous ; voilà pourquoi cette fête devait être une réussite. Voilà comment les membres du clan avaient réussi à sortir du silence le temps d’une soirée. Même si certains – notamment les anciens – manquaient à l’appel, les Suzuri étaient bien là, prêtant leurs pinceaux à la lumière des lanternes. Parmi eux, une femme en kimono sombre et blouse claire tenait un stand aux côtés d’un jeune garçon. Nonobstant le visage rongé par la fatigue de la mère, la petite famille s’affairait à présenter aux âmes curieuses leurs trouvailles. Poudres et herbes médicinales, « thés revitalisants » et poisons étaient disposés sur une table ; au centre, deux cloches de verre exposaient des curiosités singulières. À gauche, un gros champignon, et à droite, une grenouille. Ce qui fascinait surtout, c’était leurs couleurs : du violet, un jaune vif comme on n’en avait jamais vu, du rouge, du noir...

    « Ce sont des espèces découvertes cette année. Ce champignon produit une toxine très nocive et potentiellement mortelle pour tous les mammifères, elle agit sur le système respiratoire. » Expliquait la jeune femme à une poignée d’intéressés.

Le garçon à ses côtés ne disait pas un mot, se contentant de faire les paquets aux acheteurs et de maintenir imprimé sur ses lèvres un sourire insoupçonnable. Son regard était illisible, car vide. Il ne semblait pas regarder les gens en leur tendant leurs achats, ses yeux turquoise étaient... ailleurs. Entre deux explications scientifiques vint le feu d’artifice. L’œuvre du Chôkoku Kumojin était splendidement réussie, il y avait de quoi oublier les mauvais jours le temps d’un instant. Seulement…

    « Oh… Kyoshi… »

La mère avait détourné le regard une seconde pour le poser sur son fils. Elle voulait voir le feu se refléter sur son iris, son visage peut-être s’illuminer à la vue d’un tel spectacle... À la place, elle vit la tâche d’encre par terre, constatant la disparition de son garçon. Elle soupirait ; elle ne lui en voulait pas, après tout, c’était jour de fête pour lui aussi, mais elle craignait tout de même avec inquiétude qu’il s’en soit échappé ; crainte fondée car à vrai dire, les fêtes, il n’aime pas trop ça.

Pourtant, bien que très discret, il était là. Seul, dissimulé dans la lumière tamisée des lanternes, caché derrière une banderole, perché sur un arbre, à lire un bouquin. Les autres enfants s’amusaient plus bas. Parti cherché un yakitori à une échoppe avant de gagner sa cachette, il en avait croisé zigzagant entre les passants à toute vitesse. Ils riaient, s’émerveillant à chaque nouvelle découverte. Pour Kyoshi, c’était différent. Rien de ce qui se trouvait ici ne semblait l’amuser, alors il restait seul, assis sur sa branche avec son livre en guise de réconfort, et cette brochette au goût insipide pour repas – le début de l’été s’annonçait bien triste.
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Lun 2 Oct 2017 - 15:30
L’individu qui avait interrompu Shuu dans ses dires n’était visiblement autre que l’un des élèves du concerné, pour le coup j’en compris la présence et l’acceptai à mon tour. Poliment il avait refusé l’invitation à une quelconque collation que je lui avais proposée, amenant le lion à simplement s’assoir à ses côtés, à attendre qu’il change éventuellement d’avis. Je fronçai le regard en apprenant qu’il aurait pu aider à ce que Kahei ne soit pas enlevé, mais se plaindre à son encontre aurait été plus que vain. Premièrement parce qu’il était déjà trop tard et en second plan parce que si son sensei n’avait pas réussi à s’en sortir tout seul, il aurait probablement été lui-même une énième victime de cet évènement qui nous avait déjà tant prit…



Finalement, c’est Shuuhei qui rompit le silence pesant qui s’était installé, nous apprenant enfin la triste vérité. Le sort qu’avait subi Kahei avait été si violent sur son esprit que son corps s’en était sorti, mais son âme elle avait succombé… ou presque. Il n’était pas loin de l’état végétatif. Encore je soupçonnais le médecin d’avoir été clément avec le chef du clan Metaru, entre frôler cet état et être définitivement légumisé, y avait-il véritablement une quelconque différence ?
Mes mains s’étaient crispées autour de ma bouteille, silencieuse, je fixais le sol, fouillant dans ma vierge mémoire ce qui pourrait d’être un quelconque secourt. Vain ? Bien entendu je savais que ceci l’était, je savais que mes connaissances ne s’approchaient en rien de celle d’un médecin attitré, comme savait qu’il n’avait que très peu de chose à même de remettre un esprit sur les rails après que celui-ci eut été brisé… seulement, savoir que ceci m’était normalement hors de portée était-il vraiment une raison de ne pas essayer ? Ne serait-ce que pour… avoir l’impression de faire quelque chose…

C’est l’ombre de Shuu qui m’indiqua que celui-ci était en train de manger quelque chose, probablement l’un des mocchi qu’il avait en sa possession quand j’arrivais ; mon corps s’état figé, en apprenant la nouvelle. Au-dessus de nous explosaient encore des feux d’artifices, mais malgré le déluge de couleur se profilant au sol et l’assurance de tomber sur la continuité de ce spectacle en relevant les yeux… je n’en trouvais point la force. Notre interlocuteur aux cheveux d’argent reprit la parole en apportant les précisions dont lui avait fait part le médecin. La meilleure nouvelle qu’il nous est donné était qu’il avait des chances de rétablissement, mais plus jamais il ne revêtirait les couleurs d’un Shinobi ; il allait à jamais être poursuivi par les séquelles de cette ignoble expérience…
Ceci dit, tandis qu’il continuait sur sa lancée pour parler avec son autre interlocuteur, cette tristesse et ce sentiment d’être accablée par une situation sur laquelle je n’avais aucun pouvoir étaient en train de muer lentement mais surement en colère et en frustration. Comment Shuu faisait-il pour supporter ça ? Comment se contenait-il pour ne pas exploser de rage ? Ou non… peut être que le sentiment de culpabilité, celui de ne pas avoir été là pour son frère avait pris le dessus sur toute autre forme de ressentit…

Me concernant… je n’avais jamais autant maudit mon manque de capacités. Si j’en avais le pouvoir… si j’en avais le potentiel, si j’en avais la force, je serais de ce pas partie leur apprendre ce qu’il en coutait de s’en prendre à un des miens… J’aurais voulu les voir souffrir, pleurer, ramper supplier implorer pour que s’arrête leurs tourments. Qu’est-ce qui me différencierait d’eux ? Absolument rien … Mais tout comme ce n’était pas avec un lapin que l’on chasserait un loup, ce n’était pas en restant saint d’esprit que l’on inoculerait peur et terreur à des monstres dans leur genre… Finalement… d’une des marnières les plus sordides qu’ils soient, ils venaient de me donner un but plutôt que de simplement chercher à peaufiner mes talents… : Search and destroy…

-… pas un peu trop sapée toi… ? C’est quoi le truc ? Tu voulais séduire Shôran, c’est ça ? Sous l’effet de surprise, ou peut-être était-ce tout ceci a au trait d’humour gras de Shuu résulta en une chose. La bouteille que je serais de plus en plus fort avait fini par se briser. - Hein ?!


- Mais qu’est que tu es encore allé chercher toi ? Tu voulais que je vienne en tenue de travail ? Que tout le monde me regarde traverser la ville avec un simple débardeur et un jean c’est ça … ! Fis-je en me redressant, presque scandalisée… seulement, lentement changea mon expression alors que j’imaginais cette possibilité… ce que penserait les gens, ce que feraient les plus audacieux … Remarque… j’aurais peut-être due … Fis-je avec un petit rire coupable, avant que mon regard ne croise celui du chuunin… le rouge me montant aux oreilles je détournai au plus vite celui-ci.

Non je n’avais pas déjà oublié mes précédentes aspirations, mais pouvais comprendre le fait qu’il essaie de changer de sujet. Quelque part ça m’avait enlevé des images bien sombres de l’esprit, mais… ce nouvel objectif semblait quant à lui bien incrusté…
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Lun 2 Oct 2017 - 22:01
Un état végétatif... Je ne suis pas médecin, je n'ai aucune connaissance dans ce domaine bien précis, mais je suis assez cultivé pour savoir ce qu'est réellement cet état. Il n'y est pas encore, mais il n'y est pas loin. Un légume, c'est ainsi que Kahei est devenu... Je regrette encore plus d'avoir été arrêté par Shikarai, me rappelant sans cesse cet épisode de ma vie. Mon plus gros regret ? Peut-être. Je suis dans mes pensées, les feux d'artifices ne m'attirent pas plus que ça. Non. Je réfléchis, Shuuhei continue de parler. Même si tout revient à la normale, Kahei peut dire adieu à sa carrière de ninja. Non... Est-ce ma faute ? Sûrement. Je m'en veux, j'aurai pu clairement le sauver. Oui, c'est ce que j'aurai dû faire même.

Le frère aîné a quasiment les même mots que Shikarai, ce n'est pas de ma faute. Kahei a fait son devoir en tant que chuunin et senseï. Serai-je capable de la même chose en mission ? Je ne sais pas, je le saurai au moment venu sûrement. Enfin, alors dans mes pensées, je sens que Shuuhei change de sujet. Parler de Kahei ne sert à rien, il ne veut pas se morfondre ici et je peux très bien comprendre cela. Je respecte. Je me met à rougir alors qu'il parle de séduction de la part de son amie envers moi. Elle en brise la bouteille qu'elle tient, les éclats se répandant alors au sol.

Le regard de la blonde croise le mien, elle rougit autant que moi avant qu'elle ne détourne le regard. C'est vrai qu'il s'agit d'une femme très agréable à regarder, mais tout de même...

« Je vais devoir vous laisser, merci d'avoir répondu à mes questions, Shuuhei ». Mon regard se pose sur la blonde. « Au plaisir de te revoir, Itagami. »

Je souris avant de m'éclipser aussi furtivement que je suis arrivé.

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Fête de la lumière [Libre]

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