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La déchéance d'un Hyûga... - PV Nagamasa Yoshitsune


Jeu 21 Sep 2017 - 18:45
Ce fût une des pires expériences de ma vie finalement cet examen. Alors oui, j'avais reçu une bonne nouvelle en ayant réussit et en étant passé Chunin, malheureusement il s'était passé quelque chose de très grave à ce moment-là. Un jeune homme en particulier était aux abonnés absents quand nous avons fuis Shîto. Un ami que je ne pensais pas perdre aussi vite, un ami que je voulais rattraper, un ami qui m'avais mis dans un sale état après mon combat contre Kain. Son nom, Nagamasa Koga, il était officiellement déclaré mort... Cela m'avais complètement bouleversé et j'avais eu beaucoup de mal à faire le chemin du retour, je n'avais pas envie de rentrer. Même si les gens ne voyait en lui qu'un chien errant, j'avais eu la chance de connaître d'autres facettes de cet homme et il semblait lui-même s'améliorer en terme de social. Malgré qu'il m'avait défoncé, il n'avait pas fait ça pour rien, il avait fait ça pour me donner une leçon, pour que j'apprennes à avoir la rage dans les moments importants. Sauf qu'il avait perdu, il était mort et je venais de perdre un des objectifs qui me motivait le plus et ça je le vivais très mal. C'est pour cela qu'une fois rentré au village, au lieu de retourner chez moi, chez les Hyûga, j'avais décidé d'errer dans les rues. J'essayais de comprendre ce qui plaisait tant que ça à mon ami décédé d'être seul et de se balader partout.

Je rentrais des fois dans mon quartier résidentiel, dans la maison de mes parents, histoire de me laver, me changer, mais je ne restais jamais bien longtemps. Je ne voulais plus parler à qui que ce soit, je voulais juste être seul, boire et me vider la tête. Les peu de fois où je revenais, mon père essayait de comprendre ce qu'il m'arrive et je pouvais voir de la déception dans ses yeux quand il remarquait que j'étais complètement alcoolisé. Il essayait tant bien que mal de me retenir, de me parler de mes envies, mes objectifs de base et que je ne devais pas dévier de ma route. Malheureusement pour lui, devenir chef de clan n'était plus ma priorité, mon envie, tout ce que je voulais c'était que le temps passe et que je me noies dans un bain d'alcool. J'avais commencé à boire régulièrement avant la mort de Koga, mais maintenant c'était sans arrêt, j'étais devenu limite un sans domicile fixe qui utilise tout l'argent qu'il a pour boire et se péter le crâne. C'est pour cela que mon père voulait absolument que je reste avec lui, qu'il puisse m'empêcher de tomber dans les ténèbres, mais il était trop tard, personne ne pouvait changer mon état d'esprit à l'heure actuelle. Peut-être une, mais je me refusais de penser à elle, avec mes états du moment, je ne ferais que me suicider et je ne voulais pas mourir réellement, je voulais juste faire mon deuil.

Errer dans les rues, je commençais de plus en plus à apprécier ça, je pouvais voir des choses qu'on ne voit que rarement. Des fois je voyais même des petits bandits de grand chemin racketter ou tabasser des gens et je ne faisais rien, je laissais faire alors que ça ne me ressemble pas. D'autres fois j'ai pu voir des couples faire ce que je n'avais jamais fais, je détournais vite le regard, mais je pouvais comprendre qu'ils fassent ça. Je ne dirais jamais non à la femme que j'aime si elle me le proposait. Sinon je pouvais voir d'autres shinobi, ayant connu Koga ou pas, mais j'avais l'impression d'être celui qui était le plus touché. Chose totalement fausse quand j'y repense vraiment, il y avait au moins deux personnes qui devaient se sentir comme moi. Sensei ou Yoshitsune et c'est pour cela que je ne voulais pas les rencontrer, j'avais peur de trop penser à leur frère.

J'étais donc près des hauts-plateaux actuellement, une bouteille de sake toute fraîche et neuve dans un sac. Je regardais les gens, il commençait déjà à faire nuit, quand je suis bourré, je ne vois plus le temps passer. Les gens commençait même à me reconnaître de plus en plus, je pouvais entendre des messes basses. Du genre vous avez vu cet errant, il parait que c'est un Hyûga et pourtant il passe son temps à boire dans la rue. Je les regardais souvent très sévèrement, pour leur faire comprendre que s'ils continuent je leur casse la gueule. Ils avaient tous peur à chaque fois, malheureusement pour moi j'avais augmenter ma popularité avant de devenir ce que je suis actuellement, du coup certaines personnes me reconnaissaient, mais ceux-là n'osaient pas forcément s'attaquer à moi.

J'étais dans une rue principale en ce moment, je titubais sur le côté, à la recherche d'une nouvelle bouteille pour être prêt à continuer de boire quand tous les commerces seront fermés. Après l'avoir acheté et ranger dans mon sac en attendant qu'elle soit ouverte, je retournais auprès des hauts-plateaux et je regardais la nuit tomber. Des premières étoiles commençaient à arriver quand d'un coup une ombre apparaît derrière moi. Qui était-ce ? Je me retourne sans perdre de temps pour voir une des personnes que je ne voulais pas voir, Yoshitsune...

"Laisse-moi..."

Je lui tourne le dos encore une fois et reprends ma route, je titubais pas mal et n'allais pas trop vite, j'espérais juste qu'il me laisserait tranquille. Je rejetais un potentiel ami, allié et tout ce que vous voulez, mais je ne pouvais pas, je n'y arriverais pas. Je lance un dernier coup d’œil derrière moi pour voir qu'il était là, encore, que me voulait-il ?


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Jeu 21 Sep 2017 - 23:31


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE


Quand bien même avec la mort de Shiro, celui-ci semblait prêt à renouer le contact avec la vie, cette mort n’était que le coup de trop. Nagamasa. Tel était son nom. Son petit frère. Le seul et unique Koga.

Depuis la disparition du chien errant, le l’aîné du clan samouraï avait complètement changé. En effet, Yoshitsune avait passé les jours suivants enfermé dans ses quartiers à s’entraîner. Ce n'était pas par contrariété – après tout, nul ne savait ce qu’il avait bien pu advenir de son camarade de fortune… pas même lui – mais en raison du sentiment de culpabilité qu'il ressentait vis-à-vis de son impuissance soudaine face à une telle situation. Plus rien ne semblait réellement pouvoir intéresser le jeune homme. De même que le jour se confondait avec la nuit sans la présence de son fidèle frère ou même d’une tierce personne, Yoshitsune finirait par perdre totalement un rythme de vie digne de ce nom. D’ailleurs à la mine que vous tirez, j’ose supposer que cette journée-là non plus n'avait pas fait exception. Ce dernier avait veillé suffisamment tard pour que Chogen le trouve au même endroit, que celui où il l'avait laissé en lui souhaitant bonne nuit : La rue.

Il y avait un temps où il aimait flâner en ces lieux, en la compagnie de son cadet, Nagamasa Koga ; le corps alourdi d'ivresses de ces torpeurs fantasques, mais cette époque flétrissait déjà dans les abîmes de milliers d'autres bourrasques ; on lui aurait rappelé que ces liesses n'étaient qu'à quelques mois, le sarcasme en aurait coulé de ses rires, ou l'impuissance égarée d'émois. Il pourrait se lamenter sur sa vie nouvelle, ses frères perdus et ses croyances éternelles, pourraient hurler sa colère à ses hommes qui fauchent les paroles comme d'autres recueillent les pardons, ou pourrait oublier ces frasques au gré d'embruns âcre d'alcool et d'inconnus en perdition. De ces aubades plaintives qui ornent les écorchures d'une lune brisée, l'âme amorphe languissante de désirs révoltés, sagement étouffés sous ses écorces épaisses de moralité ; débâcles hâtives de naufrages égarés, il se pâme de ses fièvres importunes, s’érigeant de guérillas débauchées.
Les brimades tyranniques résonnent en son cœur, martèlent l'échéance perfide de bravoures indomptées, passages éhontés de compteur à rêveur ; courage latent, grâces battantes, L’aîné de la fratrie Nagamasa n'incarnait un cet instant que les chutes de poèmes délaissés de ferveurs.

Lui se voyait pourtant déambulant aux côtés de feu Koga, quelques semaines en arrière, souriant et se tordant de rire face au comportement dérisoire que pouvait adopter ce jeune voyou ; pleurant de joie face aux objectifs immortalisant leur union. Le futur patriarche des Nagamasa se le remémorait très clairement dans ce sombre accoutrement qui l’avait rendu si légendaire, cet homme dont les légendes demeurerait pour toujours en lui. Ce feu sacré qui n’aurait aucun mal à embraser les lieux de toute sa splendeur, virevoltant au gré des hurlements, crépitant telle une mélodie à la fois posée et cacophonique que le vent lui-même, chef d’orchestre, rythmerait à son goût. Ce cadeau que lui avait offert Koga, l’avait ému non pas aux larmes mais pas loin. Il n’y avait d’ailleurs pas eu depuis un présent plus magique que celui-ci dans son entière existence, et celui-ci avait même offert à Yoshitsune ce qu’il avait le plus désiré sur cette Terre et cela dans sa vie entière : la force, son petit trésor si précieux et fragile, le pouvoir d’enfin faire changer les choses.

Alors pourquoi avait-il fallu que tout se brise encore une fois… ? Il ne comprenait pas et se sentait la victime d’un destin tourmenté et maudit.

Koga était le seul souvenir de Shiro qu’il lui restait. Et Dieu seul savait à quel point le jeune éphèbe aimait sa famille. A quel point il l’avait toujours aimé déraisonnablement. Et pourtant, aujourd’hui, il leur en voulait, il en voulait terriblement à Dieu, à la hauteur du rêve qu’il avait piétiné et peut-être détruit. Il lui en voulait d’être partie, il lui en voulait de lui avoir retiré son seul et unique ami. Qu’avait-il, maintenant ? Que pouvait-il espéré de plus que quelques miettes de jours pour profiter d’une future liberté qui s’éloignait peu à peu ? Aimant ? Miséricordieux ? Dieu aimait ses enfants ? Mais ne fallait-il pas être cruel pour couper court à ce bonheur pour lequel ils avaient tant soufferts, pour lequel il s’était battu des années… Le destin. Dieu avait tout foutu en l’air soit. Mais désormais plus personne ne déciderait pour Yoshi. En ces précieux instants, il se l’était promis.

Ainsi alors qu’il s’avance avec fierté son compagnon est dévoilé, et Yoshitsune sait ce qu’il lui reste à faire. D’où ce geste habile, il tranche car c’est tout ce qu’il sait faire. La bouteille de Takashi chutant contre le sol.

« Est-ce mon frère que tu pleures de la sorte ? » Yoshitsune pointant le Hyuga de la pointe de sa lame légendaire.


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Ven 22 Sep 2017 - 0:15
Il y avait un problème dans le fait que j'érrais dans ce village en particulier, c'était en quelque sorte une mauvaise idée. Il y avait des personnes que je ne voulais pas croiser, par peur ou par honte. Comment ne pas avoir peur du regard des autres sur mon comportement actuel ? Comment ne pas avoir peur de mes objectifs prévus alors que je ne suis plus qu'un chien errant à mon tour ? Comment ne pas avoir honte de moi si je croise des gens de ma famille ou mon sensei voir même mon coéquipier ? Comment ne pas avoir honte d'être soûl à longueur de journée ? Je ne faisais que perdre mon temps au lieu de me diriger vers mes objectifs, je ne pouvais même plus regarder les gens dans les yeux. J'avais le regard vide, dirigé vers le sol, des yeux marqués par des cernes de plus en plus grosses puisque je dors très mal, dehors. Si je croisais Hide Hyûga je ne ferais que fuir, ce qui prouve que je ne peux pas prendre sa place à l'heure actuel, si je croisais Sanadare je retrouverais cet enfant lâche qui l'a abandonné au lieu de voir un meilleur futur pour elle... et moi. Si je croisais un Nagamasa je ne ferais que penser à Koga, ce qui me rappellerait l'ami et l'objectif que je venais de perdre. Ironie du sort, Chôgen, était mon sensei alors je finirais forcément par bientôt le recroiser, c'était obligatoire. Je ne savais plus quoi faire, j'étais complètement perdu, je me sentais encore plus seul que d'habitude, délaissé, inutile... Lâche !

C'est évidemment pour cela que quand je me suis retourné pour voir le plus âgé des frères samourai, j'ai eu peur et je lui avais demandé de me laisser tranquille. J'avais d'abord cru apercevoir Koga avec son ombre, mais je savais que cela ne pouvait pas être lui. Cette ombre que je voulais atteindre s'était éteinte, contrairement à celle d'un homme que je respectais au plus au point. J'ai donc naturellement essayé de fuir ce visage, ce corps et cette âme, je savais que je passerais une très mauvaise soirée si je restais avec lui. Malheureusement pour moi, Yoshitsune lui, semblait bien décidé à avoir une discussion avec moi et je n'avais même pas eu le temps de chut pour voir la partie basse de ma bouteille tombée au sol, renversant tout ce qu'il restait dedans. Heureusement pour moi, pour une fois, j'avais une autre bouteille en plus que je n'allais pas dévoiler tout de suite. Ensuite, une lame me faisait face, il me demandait si c'est pour Koga que j'étais dans cet état misérable. Que lui répondre ? Je n'avais pas envie de dire un seul mot.

D'un geste de main je repousse le sabre sur le côté en me retournant une fois de plus. Que faire ? Je n'étais pas prêt à lui parler, je n'avais pas la force nécessaire. Pourtant, je finis par me retourner, comme-ci je voulais saisir cette chance que je ne voulais pas. Je ne la voulais pas, mais finalement pourquoi la fuir ? Cet homme qui me parlait, c'était lui qui m'avait motivé à la base pour que je passe enfin à l'action et là je lui montrais un homme sans aucune ambition. Je me rapprochais de lui, ne sachant pas par ou commencer... Pourquoi pas, simplement, commencer par répondre à sa question.

"Oui... Mais je ne pleures pas, je ne fais que boire et erré dans la rue, tout comme le faisait Koga-dono." Je le regardais dans les yeux, lui montrer qu'aucune larme ne coulait sur mes joues. Cela faisait quelques jours que j'avais dépassé ce stade. Je ne pleurais plus, je ne faisais que recopier un homme disparu, comme un hommage, peut-être mauvais comme image, mais c'est le souvenir qu'il avait sans doute laissé aux yeux de beaucoup de villageois.

Je finis par vite détourner le regard, ne pouvant pas supporter de le regarder dans les yeux très longtemps. Je regardais une nouvelle fois le sol, la seul chose qui ne me jugeais pas pour mon état. Je met ma main sur le sac où mon autre bouteille était cachée, je voulais la sortir, mais il me la briserait sans doute une fois de plus. Pourtant je finis par la prendre quand même et la montre bien à Yoshitsune. "Par contre, avec tout le respect que je vous dois Yoshitsune-sama, je vous interdis de briser en plusieurs morceaux quelque chose qui m'appartiens." Je savais que ce que je venais de dire allait très certainement me valoir une sévère correction, mais que voulez-vous, je suis totalement bourré et je n'aimais pas qu'on m'enlève mon seul ami des derniers jours.


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Ven 22 Sep 2017 - 0:58


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE


Face à chacune de ses gestuelles déplacées, Yoshitsune ressentait les paumes de feu Nagamasa Koga saturer son échine du poids des imputabilités. Le jeune samouraï se questionnait encore d’un tourment sur ce que son frère pensait pouvoir ériger avec ce sombre idiots. Les bourrasques aride s'élevèrent, respirant dans le centre ville, soulevant la longue chevelure hybridée de l'épéiste. Il avait simplement demandé au jeune Chuunin si c’était son défunt frère qu’il déshonorait de la sorte. Mais au lieu d’une réponse son interlocuteur décida de se moirer dans une multitude de points dont sa débilité et ses aptitudes émaciées. Fut un temps où le Jônin aspirait intimement que les talents du Hyuga sortent de l'ordinaire, afin de bâtir des amalgames de leurs prédispositions Shinobis. Mais aux vus des sombres pérégrinations dont ce dernier faisait désormais preuve, cela ôtait le voile du mystère sur son ombre. Il claqua abruptement cartes sur table en osant bafouer la parole de son aîné.

« Effectivement, j'en ai assez vu. Je crois que Koga aurait du te prevenir lors de nos présentations. » Dit-il prenant position.

Sans aucun symbole, le jeune homme disparut. Sa vitesse prompte empêcha la technique de paraître aux yeux du Shinobi, et le damoiseau se retrouva devant lui. Sans crier gare, le Jônin extirpa le fourreau qui scellait Nene Kirimaru, le dégainant vélocement et envoyant Takashi valser dans l'étreinte des airs avant qu’il de frapper violemment son thorax de son pied pour qu'il recule sur une distance calculée ; c’est à dire qu’au mur de la bâtisse la plus proche.

Yoshitsune sillonnait l'atmosphère de son enveloppe corporelle, ses mèches dorés virevoltant dans son échine telles des algues marines. Il ne prenait pas même le temps de déporter ses prunelles pour analyser ce qui le talonnait. Le néant suprême auréolait ses arrières. Le Jônin avait raccourci la distance indéniable entre son corps et celui de sa proie nouvelle.

« Tes jambes tiennent encore le coup ? Relève toi. » Yoshitsune pointant le Hyuga de la pointe de sa lame légendaire.




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Ven 22 Sep 2017 - 2:40
Encore une fois, j'allais me prendre une raclée d'un Nagamasa, encore une fois, je le méritais probablement. Cette fois-ci j'avais bafouer l'honneur de mon aîné, un Jônin et bientôt, voir déjà, le chef de son clan. J'avais été irrespectueux vis à vis de lui et je le savais, mais je ne voulais pas me confronter à lui, malheureusement, j'avais mal joué mon coup. Je suis pas assez en forme pour réfléchir convenablement, j'étais dans un sale état, comment pouvais-je penser avant d'agir ? J'avais agis stupidement et c'est pour cela que je ne fus pas étonné de voir le samourai me foncer dessus, si je n'étais pas aussi soûl j'aurais peut-être réussis à le suivre, j'avais quasiment distingué son mouvement, mais non, je n'avais pas pu. Je ne tenais quasiment plus sur mes jambes, c'est aussi pour cela que je m'envolais si facilement aux coups de Yoshitsune pour finir contre un mur qui avait tremblé au choc.

Je n'étais pas choqué de la puissance et la rapidité du Nagamasa, j'avais déjà été testé par Koga. Il était aussi doué que lui, peut-être plus, mais moi je me sentais plus fort également. Il y a encore quelques temps, je serais très mal, je ne tiendrais plus debout je pense, mais maintenant si. Je me sentais bien plus rapide et endurant, je n'avais quasiment pas pris de dégâts, il n'avait sans doute pas taper au plus fort. J'aurais dû me douter que ça se passerait comme ça, au final, ce sont des samourai, ils ont été élevés comme ça si j'ai bien compris. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais pourtant l'alcool me faisait voir autrement, j'étais énervé, j'en avais marre d'être leur victime.

Je finis donc par me relever, je le regarde droit dans les yeux, chose que je ne voulais plus faire à la base, mais j'avais de la colère en eux. "Vous savez..." Je m’essuies avec mon avant bras les lèvres. "Vous avez une fâcheuse tendance à taper les gens qui vous déçoive... Vous n'avez pas à me frapper, je ne suis pas le jouet des Nagamasa." Ma colère avait descendu le temps de réflexion entre ma première prise de parole et la deuxième, je ne pouvais pas dire ce que je pense, il me tuerait sur le champs.

Je finis par être complètement sur mes deux jambes, regardant ma deuxième bouteille brisée contre le sol. Que faire, ma colère revenait, mais si j'allais au contact dans mon état, je me ferais juste... détruire. Je ne pouvais pas, je ne devais pas laisser cette haine grandir parce qu'un ami est mort, je devais rester fort. C'était un dur duel qu'il se passait dans mon esprit pendant que je regardais longuement l'alcool couler contre le mur. Elle s'était brisée à coté de moi avant de tomber au sol. Je voulais lui montrer que je pouvais me défendre, mais au final, ne serait-ce pas plus logique de le laisser faire et parler ? Il l'a dit lui-même, je dois respecter mon aîné. "Je..." Je voulais m'excuser, mais cette fois-ci c'est ma fierté qui m'en avais empêché. Je n'avais pas cette fierté avant de rencontrer les Nagamasa, mais ils m'avaient fait comprendre, peut-être sans le vouloir que c'était important et là elle était amplifiée comme toutes mes émotions.


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Ven 22 Sep 2017 - 6:01


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE

Il y a désormais bien de mots qui fusent dans la cervelle du véritable héritier d'Hideyoshi, mais aucun ne transperce la barrière de ses lèvres ; rien, juste un silence chaleureux alors qu’il revoit le sourire de son cadet dont il était si fier. Il se tient là debout dans cette rue -fulminant de cette rage qui est maintenant son propre attribut primaire.

Pourtant Yoshitsune ne peut s'empêcher de sourire - réminiscence de cette douce voix aussi forte qu'amère ; comme brisé par un mensonge éphémère qu’il se voue à protéger. Le jeune Hyuga se ment à lui même comme tu respires en cet instant et sans aucun doute, qu’il ne le sait nullement mais son interlocuteur l'a très bien compris. Peut-être essaye-t’il d'être plus fort qu’il ne veut le faire croire, peut-être qu’il a ce besoin de se prouver quelque chose, qu’il peut comprendre le monde qui l'entoure ; ou peut-être souhaite t-il simplement le comprendre 'lui' ; la source de ses tremblements, la source de sa hantise : Son modèle… Koga. Il en vient à soupirer tandis que sa paume glisse le long du manche de Nene Kirimaru, attendant bien la suite de ses mots, comme s'il lui importait plus qu'il ne voulait le faire croire ; peut-être était-ce bien cela... Mais il est impossible de se l'avouer pour Yoshitsune, ce n'est pas dans ses cordes, ce ne serait pas logique ; et puis ce ne serait surtout pas lui.

« Tu me dégoutes jeune Hyuga. Commment oses-tu ternir les enseignements de mon frère ? Tu es l’héritage de leur volonté, à Koga et Chogen. Ne t’avises jamais plus d’oser agir de la sorte devant moi. » Yoshitsune dévisageant l'homme lui faisant face.

Et pourtant, Yoshitsune n'est pas bien placé pour faire des reproches à ce dernier ; car il est de la même espèce que lui. Il en est conscient, même si, au fond de lui, il ne souhaite pas se l'avouer. Et l'image de son sabre se heurtant au jugulaire d’un énergumène lui revient en mémoire, la douleur s'emparant légèrement de ses songes. Il n'avait même pas fait attention à "comment bien tuer" ; non, il n'avait pas réfléchi, il avait juste agit ; comme pour se soulager. Honte de lui ? Honte de son comportement ? Non, Yoshitsune n'avait pas de culpabilité ; pas quand il agissait pour le bien d'autrui ; pour la sécurité. Ses crimes ne lui seront pas pardonné, sa trace ne remontera pas avec de bons acte ; mais au moins, sa conscience était tranquille. Il n'était pas de ceux qui regarde au lieu d'aider ; il était de ceux qui agissent... De ceux que la plèbe eut imploré un soir de pleine lune, sous la pluie ; mais dont l'écho de son hurlement déchirant le ciel noir resta sans réponse... Un appel à l'aide éphémère, une résonance lointaine. Puis la sonorité de sa voix qui déchire son silence de plomb mortuaire.

Enfin, il ne put donc s'empêcher de claquer sa langue sur son palet, de souffler entre ses dents, de tiquer sur les regards un peu trop persistant. Et il sait qu'il pourrait facilement succomber à sa colère, cette émotion est devenue une entité à part entière en lui ; mais il demeure calme, comme imperturbable, alors qu'intérieurement, c'est une tempête qui s’apprête à se déchaîner.

D'un mudra habile, Yoshitsune était parvenu à utiliser sa technique.


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Ven 22 Sep 2017 - 11:46
Comme je le pensais, croiser cet homme était une mauvaise chose et il ne faisait que me le prouver par les actes ou les mots qu'il utilise. Je me sentais mal, que ce soit physiquement ou psychologiquement et ça se confirma par un vomissement au sol, à mes pieds. J'allais devoir rentrer chez moi, prendre une douche et me changer tout ça parce que j'avais eu la malchance de le rencontrer dans la rue. Il est vrai que finalement je ne connais quasiment pas cet homme, ni de quoi il est capable alors c'était peut-être très dangereux de me comporter de la sorte devant. Que voulez-vous, je n'arrive pas à faire mon deuil et à cette heure ci j'en avais que faire des procédures et du respect. Pourtant une partie de moi m'empêchait d'aller trop loin dans mon comportement, mes jambes refusaient que je l'attaque pour me défendre ou me venger.

Comment faisait-il pour se battre dans son état ? Celui que j'essaye de comprendre en agissant de la même manière. Sans doute parce que je n'avais pas encore assez pris l'habitude d'être dans cet état et de devoir combattre. C'était peut-être le moment d'essayer, mais à quoi bon ? Je n'avais aucune chance contre Yoshitsune, je ne connais vraiment rien de lui. Était-il un combattant hors pair ? Un utilisateur de Ninjustu ? Genjutsu ? Je ne savais pas et ceci rendait la situation encore plus compliquée pour moi. Que pouvais-je faire ? Si j'étais Koga, qu'est ce qu'il ferait fans cette situation si la personne qui lui faisait face n'était pas son frère, mais un Hyûga plus puissant que lui ? Je pense qu'il irait au combat pour défendre son honneur et ses envies, même si elles étaient dérisoires. Il m'interdisait clairement d'agir comme son frère pouvait le faire avec quasiment tout le monde, j'en avais marre que tout le monde veuille me dicter comment je dois vivre.

C'est pour cela que j'avais changé d'avis, j'allais devoir me défendre et lui montrer que je n'étais pas à sous-estimer. Je me tenais droit sur mes jambes et commençait à prendre une position de combat quand le samouraï tapa des mains. Qu'est ce qu'il faisait ? Tout à coup, un cri insupportable retentissait dans mes oreilles. Que se passe-t-il ? J'ai finis par me mettre les mains sur les oreilles essayant d'adoucir le crie mais rien à faire, il était trop puissant pour moi. Je regarde mon adversaire du soir et me met à crier sans m'en rendre compte. "Qu'est ce qu'il se passe ? Quel est ce cri ?!" J'étais de plus en plus en colère, j'avais envie de le ruer de coups, mais j'en étais désormais incapable. Je finis par me rapprocher doucement de lui, dépassant mes vomissements pour pouvoir mettre genoux à terre sur un emplacement pas trop dégueulasse.

Je me sentais de plus en plus mal, ce cri, cette douleur dans mes oreilles était de plus en plus insupportable et pourtant, l'homme en face de moi ne semblait rien entendre ou alors il était complètement sourd. Il ne fallait pas être le plus érudit de tous pour comprendre ce qu'il se passait. Il m'avait très certainement lancé un genjutsu, je ne voyais que ça mais à quel moment ? Celui-ci, quand il avait tapé violemment ses mains, le puissant son dans mes oreilles était venu juste après ça. Malheureusement pour moi j'étais pas doué dans ce domaine et je n'avais aucune possibilité de m'en sortir tout seul, j'étais à sa merci, je devais juste attendre qu'il décide de me laisser.

J'étais déjà dans un état déplorable pour me défendre dans mon meilleur domaine alors je n'avais aucune chance dans ce domaine. S'il est vraiment un utilisateur de genjutsu, j'avais encore moins de chance de le battre que Koga, il était supérieur à moi en tout point, c'est donc ça la différence entre un Chunin et un Junin ? Il était beaucoup plus complet que moi, j'étais dans un gouffre par rapports aux Nagamasa et moi je lui manquais de respect ? Quel stupidité de ma part. "Excusez-moi Yoshitsune-sama, je ne... Recommencerais plus." J'avais bien compris que cette fois encore, je devais mettre ma nouvelle fierté de côté, j'étais loin de pouvoir ressembler à mon ancien objectif, mais je ne voulais pas agir autrement, c'est pour cela qu'une fois que le plus vieux des frères m'aura lâcher, je pourrais retourner avec mon meilleur ami, le saké.


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Ven 22 Sep 2017 - 20:15


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE

Macérant dans sa propre désillusion, éludant les miasmes de pensées toutes plus nauséabondes les unes que les autres ; pensées qu’il n’appréhendait que trop bien.

Ainsi les paroles de l'homme résonnaient amèrement aux oreilles de la fumée noire. Comment un être ayant partagé le même air que son frère pouvait autant tacher ses enseignements ? Comment pouvait-il s'opposer si aigrement à la ligne de conduite qui lui avait été tracé ? Un silence en suspension nappa les environs, se changeant peu à peu en une chape de plomb embrasant la stratosphère. En dépit de toute la rage que Yoshitsune pouvait éprouvé, il demeurait fort et vivait en prenant soin de ne jamais regarder les souvenirs qu’il abandonnait dans son sillage. Lui qui n’aurait su écouter quelqu’un ternir la réputation de son cadet une énième fois se tenait là debout devant cet homme suppliant.

Pourtant il n’en fit rien. Demeura muet l’espace d’un mièvre instant, son regard d’orages fixant le visage âpre et blême de celui qu’il appellait fût un temps, son allié. Le sien fut soudainement épris d’ un rictus d'exécration primale, fielleux. Il n'avait pas le droit de laisser, à nouveau, les émotions singulières de son âme vernir ses iris. Comment pouvait-il encore lui pardonner telle calomnie alors qu’il avait failli à cette promesse qu’il avait faite ? Comme repu de sentiment de bien-être - Lui-même qui ne parvenait pas même à contempler l’ombre de son reflet si ce n’est dans l'élixir de vie qu’il passa de longues journées à côtoyer - Déliquescente décadence, tandis que la curiosité s'attise, que les peurs s'embrasent là où les doutes s'enflamment ; que la vérité n’a de raison de subsister sans elle.

« Resssaisis-toi Takeshi... Ou je m’attellerai personnellement à cette tache. Et je n'ai pas envie de me tacher avec ton sang quand je viendrais t’asséner une énième raclée. » Yoshitsune dévisageant l'homme lui faisant face.

A force d'espérer, à force de croire en une chose qu'il savait perdu d'avance, Yoshitsune s'était longtemps perdu les sclérosantes subliminales du néant. Cet homme n’avait plus rien d’un Shinobi. Pas même capable de manipuler ses émotions avec parcimonie, les scellant entre les chaînes argentées d'espoir - Esclave de remords inutiles. Lors de cette fameuse rencontre, où les deux hommes s’étaient tendu la main, venait de se perdre. Par delà cette même main qui lui fait désormais perdre le sens étymologique du mot "quiétude", car aucun autre mot n'était assez puissant pour incarner le miroir emblématique de ce que Takashi avait bien pu ressentir à ses côtés durant ses tendres moments. L'aîné des samouraï se plongea dans le visage lymphatique de ses yeux d'un noir onyx et d'un parme coruscant, des yeux qui révélaient les mémoires d'une amertume présente.

Car quand bien même il mentait. Au fond de ses viscères avait persisté un bourgeon d'espérance qui s'était fané lorsque le nom de son ancien ami était apparu à la bordure des lèvres du Tsuchikage pour l'annoncer héros de guerre mais mort au combat. Il aurait du le savoir, Les Nagamasa n'étaient que porteur de malheur. Une bête noire qui avait réussi à coincer sous sa lourde patte, la chétive silhouette du Hyuga
« J'imagine d'ailleurs que c'est comme ça qu'un cloporte comme toi, oses espéré conquérir le cœur fragile de Sanadare ? Pathétique.» lui annonça t-il sèchement et véridiquement.
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Ven 22 Sep 2017 - 23:58
Malgré le bruit très fort dans mes oreilles, j'arrivais clairement à distinguer la déception dans les yeux, la voix et les dires de Yoshitsune. Il me lançait des menaces, que je savais qu'il tiendrait. Pourtant je ne voulais pas l'écouter, je voulais continuer sur ma lancée. Comprendre Koga au maximum, mais non, tout le monde voulait m'en empêcher. Pourquoi ? Pourquoi, contrairement à certains, moi je ne pouvais pas faire ce que je voulais ? Et si j'en avais tout simplement marre de ma vie, et si je voulais juste changer du tout au tout ? Laissez-moi faire ce que je veux bon sang, je suis majeur et je ne suis plus Genin, j'avais le droit de faire ce que je voulais. Tant que je remplirais des missions et serait là en temps de guerre, je ne vois pas pourquoi ils auraient tous des choses à me dire. Alors oui, ce n'était pas mes envies d'avant, ce n'était pas mes idéaux ni mes objectifs d'avant, mais je ne pouvais plus continuer à croire en des rêves impossibles. Pourquoi vouloir commencer quoi que ce soit alors que je ne suis même pas capable de défendre un être chère quand il se bat dans une guerre. Je n'avais même pas été capable de me battre contre qui que ce soit, j'avais passé mon temps dans l'hôpital à me faire soigner de la déculotté que Koga m'avait infligé. J'avais agis comme un lâche à me morfondre sur mes côtes brisées alors que j'aurais dû rejoindre mes aînés à la guerre. Même si on aurait essayé de m'en empêcher, j'aurais dû y aller de force.

Je n'avais plus aucune ambition à l'heure actuelle, voilà le résultat et au fond de moi, dans mon subconscient, je savais que je me mentais à moi-même. Comment pouvais-je me comporter de la sorte alors que des gens croient en moi ? Je préférais ne pas y penser, parce que je me plaisais dans ma douleur, mon deuil. Finalement, j'avais commencé à apprécier boire aussi souvent et rester seul, toujours seul. De toute manière, il y a des choses où je ne savais pas comment faire, quand je pensais à cet objectif de devenir chef de clan, je ne voyais aucune porte ouverte. Peut-être qu'au lieu de me comporter comme un alcoolique je devais m'intéresser à mon clan, aux gens qui me sont le plus proche pour me créer des liens, des contacts, mais rien que d'y penser, j'en avais déjà mal à la tête. Je ne suis pas assez mûr, je m'étais fait une raison et rien ne pouvais me faire changer d'avis. Absolument rien.

Mes yeux se sont remplit de haine quand j'avais entendu cloporte et Sanadare dans la même phrase. Je pouvais ressentir les ténèbres au fond de moi depuis longtemps remonter, circuler dans mes veines, dans mon sang pour finalement arriver dans mon cœur. Même Koga ne m'avait pas remplit d'autant de haine, que se passait-il ? Mon état encore une fois, qui décuple mes émotions, me faire comprendre à l'envers. Je savais qu'il ne disait pas forcément ça pour que j'ai la haine, je savais qu'il disait ça pour aller chercher cette flamme qui se nomme motivation pour me faire ressaisir. Malheureusement pour lui, ou plutôt moi, cette flamme était noire ce soir et c'est pour ça qu'après ses dires, je me suis levé en ignorant totalement ce cri qui me perçait les oreilles. "Je t'interdis de parler de Sanadare ! Tu vas avoir l'honneur de goûter en premier à ma nouvelle attaque." Le tutoiement, le fait que je sois si sûr de le toucher ne serait-ce qu'une seule fois, l'irrespect total, je ne le pensais pas une seule seconde, je ne voulais pas, mais comme dis précédemment, j'avais toute ma haine enfouie depuis longtemps qui était éveillé.

Je prends une position que je n'avais jamais fait devant quelqu'un encore. Peut-être qu'il avait déjà vu un Hyûga l'utiliser, mais j'espérais que non, qu'il soit surprit. Finalement, quand je m'étais approché de lui tout à l'heure pour éviter mes vomies avait été une très bonne chose, il était dans ma zone de coups. Avant de lancer l'attaque, je le regarde dans les yeux et me retiens d'annoncer mon attaque, je n'avais pas oublié le conseil de Koga-dono. Je le lancer sur lui d'un coup, dans une vitesse que je n'avais jamais atteints jusqu'à maintenant je commençais mon enchaînement de coups. Peut-être que comme avec son petit frère, je n'arriverais pas à le toucher une seule fois, mais contrairement à ce temps-là, j'avais gagner en technique, vitesse et puissance. Je savais que si un coup touchait, j'avais de grande chance de mettre toutes celles d'après. Alors sur les 64 coups du Hakke que j'avais prévu, j'espérais réellement le toucher à un moment, il était totalement dans ma zone de combat et même s'il très rapide, ce serait difficile pour lui de m'esquiver totalement, enfin ça, c'était ce que j'espérais.

Technique utilisée:
 
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Dim 24 Sep 2017 - 5:10


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE

Quand Yoshitsune eut décidé de prendre la route, sans doute ignorait-il où ses pas finirait par le conduire. La seule chose dont il fût véritablement certain, fut l’envie irrémédiable de souhaiter s’éloigner le plus possible de ce temple non loin de Iwa, de s’évader, de fuir cette emprise destructrice qu’il avait sur lui ; devenir ce qu’il avait toujours souhaité être : un humain, un homme quelconque parmi les hommes, une mascarade unique visant à se moquer de la vie samouraï… Tandis qu’il se retrouve là devant cet énergumène sot et vaniteux qui ne pense qu’à lui-même et non pas aux conséquences de ses actes les plus profonds. Cette remarque le fait d’ailleurs légèrement rire, dessinant l’esquisse d’un sourire sur son faciès ; doucement hilare alors que le tréfonds des ses pensées se reforme, l'expédient au-dehors et ne laissant plus place qu’à une représentation des plus saugrenues.

Et pourtant il est possible que sous cette apparence juvénile qu’il arbore ses pensées enfantines de l'attendrissent ; autant qu’il fut attendri par son désespoir et la vaillance de son cadet face au terrible Alderan.. Mais non, il n’en est visiblement rien puisque l’illustre bushido lui en veut d’oser ainsi ternir la réputation de la personne qu’était feu son frère. Lui qui était Symbole de fin et de renouveau… Il se remémore alors toutes ses promesses qu’il se sont faites dorénavant inaccessible, impensable … caduc. Son rêve à lui était devenu hautement improbable et Yoshitsune commençait à se demander si cela avait véritablement de l’importance, l’espoir d’un jour retrouver leur mère patrie, observant avec un certain plaisir et un certain apaisement l’avalanche de neige s’échouer sur les silhouettes montagneuse. Entendre les flocons de neige qui chûten, entendre le chant sylvestre, entendre la puissance de la nature avaient eu pour effet d’apaiser un temps son âme … Son âme. Combien de fois s’était-il poser la question sur ses actions, sur son futur ? Plusieurs fois mais toujours en présence du jeune Koga qui lui rappelait sans cesse sa jeunesse perdue. Mais le destin en avait décidé autrement – sans une once de pitié. Mais le jeune éphèbe savait que tout cela n’était plus que chimère, qu’une fantaisie de sa part … Pleurer maintenant reviendrait simplement à déshonorer le frère qui lui reste, à cacher un être derrière un autre … Koga existerait toujours. Dans son coeur, à l’image d’un souvenir qui ne meurt pas mais qui s’endort tout simplement. C’était d’ailleurs pareil pour les sentiments que les deux êtres ici présent. Ils se devaient de les tuer à petit feu, doucement, mais surement, afin de retrouver leur assurance d’autrefois. Ce serait certainement long, mais ils pouvaient le faire et devaient le faire en l’honneur de Nagamasa Koga.


Ainsi scellant comme le passage d’une vie, cette page qu’il tournait, ce chapitre qu’il terminait agissait tel le témoin d’une promesse éternelle tandis que rugissait au cœur de la nuit les tristes bruits de ces pages qui tournent.


[...]

De la sorte, quand le jeune Hyuga s’énonça farouchement à l’encontre de Yoshitsune, ce dernier fut tout d’abord étonné que celui-ci ose daigner l’attaquer avec une telle vigueur, une telle animosité ; puis d’un autre côté, agréablement surpris de voir que son panel de technique n’avait pas stagné comme il se l’était imaginé.

Tous deux s’étaient fourvoyés.

Et c’est pourquoi lorsque le premier coup de l'enchaînement du Hyuga débuta, le corps de Yoshitsune s’éffilocha comme dans un monceau de fumée obscure. Yoshitsune réapparu subitement de nul part, geta à la main avant de frapper sévèrement le Hyuga à la tête.
« Penses-tu non seulement être plus triste que moi mais aussi plus à même d’être dans cet état que moi ? As-tu déjà perdu un frère sur un champ de bataille ? Car moi j’en ai perdu pas moins de deux en moins d’un an. » vocifère t-il des gouttes de sang qui ruissèle depuis sa main


TECHNIQUES :
 
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Dim 24 Sep 2017 - 21:56
J'aurais dû m'y attendre, mais non, j'avais décidé d'attaquer sans aucune gêne un aîné, un senpai, un potentiel ami. J'étais tellement pris de colère que je n'avais pas réfléchis aux conséquences de mes actes, je venais peut-être de perdre mes chances de devenir chef de clan. Même si Yoshitsune n'a rien à voir avec mon clan, il n'en restait pas moins un homme important du village d'Iwa et il avait une voix importante dans les grandes décisions. Que voulez-vous, on est pas toujours apte à prendre les bons choix et il faut avouer que là, je ferais mieux d'arrêter de faire des choix.

Comme je disais, j'aurais dû m'y attendre que ce soit pas si facile de toucher cet homme, au moment où mon premier coup le toucha, il disparut dans une fumée noire. Un clone ? Non, mais quelle était cette histoire ? Un autre Genjutsu peut-être, je ne comprenais pas vraiment et ça me fait arrêter complètement dans ma course. De toute manière pourquoi chercher à comprendre ? J'ai juste perdu mes moyens et me suis fait ridiculiser par une personne bien plus forte que moi.

Je pensais que c'était fini, mais non, il réapparut derrière moi et me frappa violemment le crâne avec une geta, sans doute la sienne, qui me fait saigner sans aucun problème. Il avait décidé de comparer sa tristesse et sa douleur à la mienne, comme-ci c'était un jeux. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il disait ça, peut-être qu'il voulait que je le prennes en exemple. Que j'arrête de me comporter de la sorte, que je passe mon deuil. Je savais qu'il avait pas tort, mais je n'étais pas d'accord avec lui sur une chose. "Ce n'est pas parce que vous avez vécu pire que moi que ça m'interdis de mal réagir... Mais j'ai compris pourquoi vous me dîtes ça." Dis-je en mettant ma main sur ma nouvelle plaie pour éviter que trop de sang tombe au sol.

Je me relève et me retourne pour me retrouver face à face avec Yoshitsune. Je le regarde dans les yeux, j'avais mal, mais je ne voulais pas lui montrer. Je me recule de quelques pas pour me retrouver un peu plus loin de lui, je ne voulais plus combattre. Sauf que je n'étais pas sûr que lui était sur la même longueur d'onde donc je devais faire attention. "Pourquoi, pourquoi vous m'interdisez de faire mon deuil ? Je ne fais qu'essayer de comprendre le comportement qu'avait votre petit frère qui avait prit un rôle important dans ma vie." J'avais de la tristesse dans mes yeux maintenant, je n'avais plus ce regard vide, sans émotion, je laissais paraître pour la première fois depuis longtemps ce que je ressentais réellement au fond de moi. "Il ne pouvait pas mourir..." Je me suis mit à pleurer sans aucune honte devant un homme qui allait sans doute me frapper pour me laisser aller de la sorte, mais je n'arrivais plus à me retenir. Ce Nagamasa me faisait trop penser à son frère et cela avait fini par me rappeler trop de souvenir.
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Lun 25 Sep 2017 - 1:16


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE

Le temps. N’est-ce pas la marque de fabrique du légendaire Dieu Sage des six chemins sur cette univers qui est le leur ? Il naît dans première fraction infinitésimale de la longue aventure qu’est la vie et subsiste tout le long. Il jette son dévolu sur le monde dans l’explosion primordiale à laquelle, pour perpétuer le mythe, les shinobis ont donnés le nom de big bang. Impossible de mieux marquer ce qu’il y a d’immense et de dérisoire dans cette réalité fictive qui est mouvement et croissance, qui est progrès et déclin.

Car dès le premier instant, pourtant si triomphal, la fin est d’ores et déjà inscrite à même le livre plus connu sous le nom de “Destiné”. Tout simplement parce que toute chose commence avec le temps meurtrier, la naissance de ce tout qui leur paraît éternel avec son soleil et sa lune, avec ses étoiles, avec ses jours et ses nuitées ; crépuscule et aube se caressant du bout des doigts, se succédant sans se lasser, avec cette longue histoire, avec ses drames et ses bonheurs, n’est rien d’autre que l’annonce de sa mort. Le destin lâche le temps sur le monde afin de fomenter et de détruire. A l’image d’un alpha mais également d’un Omega. Vishnu et Shiva. Le début appelant la fin, pour Yoshitsune il est certain que le trépas est l’autre nom de la vie. Comme la naissance de chacun d’entre les shinobis, la première fraction de seconde de cet univers encore tout neuf est déjà lourde de sa disparition. Jailli du néant, le monde, plongé dans le temps, est, dès son origine, un retour au néant.

C’est d’ailleurs pour ça, que ca lui fait mal de voir ces larmes ruisseler le long des joues du jeune Hyuga. Parce que comme lui, il n'avait d'autre choix que de ravaler l'impétueuse tristesse qui régit désormais sa gestuelle belliqueuse, sans quoi le mince fil de son existence n'aurait guère plus de temps que celui de tisser la partition d'un requiem. Yoshitsune l’avait expérimenté avec son frère, avec sa soeur ; cette triste lame que porte la faucheuse presse consciencieusement contre toutes les gorges avec ferveur, le tonnerre grondant dans les cieux tel un monstre assoiffé, la quintessence d’un funeste tableau s'échafaudant toujours un peu plus avant de disparaître à tout jamais.

Et à cet instant l'image de son sabre se heurtant au jugulaire d’un énergumène lui revient alors en mémoire, la douleur s'emparant légèrement de ses songes. Il n'avait même pas fait attention à "comment bien tuer" ; non, il n'avait pas réfléchi, il avait juste agit ; comme pour se soulager. Honte de lui ? Honte de son comportement ? Non, Yoshitsune n'avait pas de culpabilité ; pas quand il agissait pour le bien d'autrui ; pour la sécurité. Ses crimes ne lui seront pas pardonné, sa trace ne remontera pas avec de bons acte ; mais au moins, sa conscience était tranquille. Il n'était pas de ceux qui regarde au lieu d'aider ; il était de ceux qui agissent... De ceux que la plèbe eut imploré un soir de pleine lune, sous la pluie ; mais dont l'écho de son hurlement déchirant le ciel noir resta sans réponse... Un appel à l'aide éphémère, une résonance lointaine. Puis la sonorité de sa voix qui déchire son silence de plomb mortuaire. Encore trop prit dans les tourments de son enfer passé, son cœur se resserrant alors qu'il dégagea sa main avec lenteur pour mieux la placer sur le haut de son crâne, appuyant sur ses cheveux de jais en détournant le regard.
« Il n’est pas chose aisé que appréhender la mort tout comme il est difficile de ne pas pleurer nos morts Takashi. Là où je me sens capable de ne pas pleurer, je sais que tu es en encore incapable et je le comprends. Il est normal pour une homme de laisser cours à ses émotions. Toutefois je veux que toi comme moi, puisse prendre le temps d’observer le ciel, pour y voir Koga se parer de la plus grande des fiertés parmi les étoiles du soir. Le vois-tu ? » Lui dit-il, son regard se moirant dans l'océan infini qu'est le ciel.
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Lun 25 Sep 2017 - 1:59
Des larmes lourdes de sens, des larmes lourdes car renforcées par une vraie tristesse. Je ne pouvais pas les retenir plus longtemps, Yoshitsune avait réussi à me pousser à bout. Je n'étais pas en colère contre lui, au final à me faisait du bien. Je sentais une certaine douleur s'apaiser de plus en plus, comme-ci laisser couler mes larmes emportait également mes tourments. Je ne voulais plus m'arrêter, je me sentais de mieux en mieux, je ne dis pas que je ne ressentais plus rien, juste ma colère, mes ténèbres qui s'en vont petit à petit. Je finissais même par me demander pourquoi j'étais tellement en colère, alors que je devrais juste relever la tête et rendre fière mon ami, plutôt que de m'apitoyer sur son sort. Je le savais déjà, mais je n'y arrivais pas, je savais que je prendrais un peu de temps à redevenir celui que je dois être, mais je pense que ce soir, le Nagamasa m'avait prit sur son épaule pour m'aider à monter la première marche, la plus difficile.

Quand il arrivait auprès de moi, je ne sentais plus cette envie de me frapper, non au contraire, je sentais qu'il venait me consoler. Je n'étais pas sûr qu'il réagirait comme cela, mais ça me rassurais, me faisais plaisir je dois l'avouer. Il repositionna ma main pour qu'elle soit mieux placée sur ma blessure et regardait le ciel quand il reprit la parole. Il semblait si apaisé quand il parlait, comme-ci il avait déjà passé les plus difficiles moments de son deuil. J'étais loin de pouvoir me ressaisir aussi rapidement, mais il m'impressionnait, je devais m'en inspirer. Je devais apprendre à être plus fort psychologiquement, à réussir à surmonter les épreuves les plus dures mentalement pour devenir un réel homme, un réel shinobi capable d'accomplir des grandes choses. Sauf qu'il me rassurait, en me disant qu'il était normal que je laisse court à ma tristesse, que je m'exprime enfin. Je pense qu'il n'était pas le seul de mon entourage a préféré me voir pleurer plutôt qu'à me laisser aller dans l'alcool et le mal-être.

Je finis par regarder le ciel avec mon ami, pour essayer de voir de quoi il parle quand il mentionnait son frère cadet. Est-ce que j'arriverais à percevoir ce qu'il voulait dire ? Voulait-il que j'imagine le samourai dans le ciel en train de nous regarder ? Je ne savais pas trop, mais regarder le ciel avait fini par me rassurer. Je repensais à Koga, cette âme qui s'était éteinte il y a peu, à ce soir où je l'avais rencontré et ça m'a fait sourire. Chose qui n'était pas apparut sur mon visage depuis encore plus longtemps que des larmes. Je repensais à la rencontre avec Yoshitsune, où des promesses avaient été faite et je tenais encore à les tenir. Koga était là au loin, c'est grâce à lui que j'avais fait la rencontre de l'homme qui m'aidait ce soir et encore une fois j'avais envie de le remercier pour ça. Puis je finis par repenser à l'épisode où il m'avait donné une leçon, une correction et maintenant que j'y pensais... J'étais réellement en train de salir les leçons que j'avais tiré de cette personne.

Je finis par me redresser complètement, je me met face à Yoshitsune et lui fait une révérence de remerciements. "Je vais me ressaisir, laissez moi le temps mon ami... Je n'ai pas oublié nos promesses et je les tiendrais." Je ne pouvais que lui dire ça, je savais que je n'irais pas mieux dès demain, mais j'allais faire en sorte que le processus soit lancé, j'allais faire en sorte d'aller mieux le plus vite possible. Je me devais de mieux comprendre les leçons des Samourai maintenant, elles étaient plus puissantes et rassurantes que je pensais. "Yoshitsune-sama... Toutes mes condoléances pour tout ce qui arrive à votre famille." Je faisais une révérence encore plus grande en sa direction, avec tout ça, je n'avais toujours pas présenté mes hommages à la famille Nagamasa, quel idiot.
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Mar 26 Sep 2017 - 6:18


☆ ☆ ☆     L'HONNEUR DE MON FRERE

Il était tard et Takashi avait enfin regagné ses esprits. C’était là l’un de ces préludes nocturnes durant lesquels il se devait de s’assagir. Rester au village, faire acte de présence. Accepter comme tout le monde la triste nouvelle. Yoshitsune ne pouvait pas mentir. Actuellement il en était incapable, ça semblait clairement au-dessus de ses forces. Il déambulait faisant mine d’aller bien, alors qu’il transpirait l’envie d’être ailleurs. Comme si peu importait les efforts qu’il y mettait, son corps serait toujours tourné vers la sortie, comme si malgré ses paroles, ses yeux crieront aux mensonge, à la calomnie ! Il n’avait pour le moment, plus cette envie d’être ici, à parader l’air de rien, à faire semblant de s’y plaire alors qu’un mal du pays soudain s’était emparé du cœur qui était sien fut un temps ; le laissant en proie à un naufrage dans lequel il sombrerait bien plus qu’il n’y paraît..

Koga. En réalité peut-être que si il ne l’avait pas rencontré, parfois, Yoshitsune s’interrogeait sur son devenir, sa psychée qui serait certainement plus ignorante, mais beaucoup plus heureuse. Pourtant il savait que tout cela était une main tendue, une preuve vivante, car persuadé, que sa vie pourrait continuer de le rattacher à lui si son désir de sortir d’ici ne s’assouvissait pas. Il avait même versé quelques larmes à l’ombre de tous les mièvres regards, non pas car il était désolé quoiqu’un peu tout de même. Mais car parce qu’il représentait en outre une porte, peut-être même vers son passé qui se fermait à nouveau. Et qu’il faisait tout ça pour elle, pour lui. Ce fameux passé que Shiro & Koga semblaient personnifier si fébrilement.


En effet, Koga n’était plus, et avait laissé un vide immensurable derrière lui. Bien-sûr, leur deux lié comme elle l’étaient, ils s'étaient promis de se revoir, un jour... à la croisée du destin peut-être ; ils avaient confié l'avenir de leur lien de sang aux mains du hasard. Ils étaient confiants, du moins l'avaient été en apparence... leur pas les mèneraient à nouveau l'un à l'autre, un jour. Et pourtant, Yoshitsune avait le cœur lourd. Il se sentait triste et surtout, se sentait terriblement seul. Partager le quotidien de ce cher Koga n'avait pas été de tout repos, loin de là : il avait même complètement bouleversé sa petite routine rangée dans son clan. Il leur avait fallu du temps pour se connaître — se reconnaître, plutôt — se jauger, s'apprivoiser et enfin, apprendre à vivre ensemble, à partager chaque instant que la vie leur avait réservée. Leurs différences les avaient rapprochés et leurs points communs n'avaient fait que consolider cette sympathie mutuelle qui, au fil des années, s'était changée en véritable amitié ; solide à toute épreuve... Ou presque. Et c'est bien de ça dont souffrait tant le blond : leur lien avait résisté aux disputes, aux difficultés, à la fatigue et à l'ennui ; mais... Était-il taillé pour survivre face à l’érosion du temps ? Dans le cœur naïf du sabreur, cela ne faisait aucun doute. Il n'eut jamais été du genre à s'en faire pour ce genre de notion abstraites et farfelues... Le temps ce n'était jamais qu'un mot se disait-il souvent ; tandis que les fous rires qu'ils avaient eus raisonnaient encore dans sa tête, plus réels que jamais.

Il n'y avait pas à s'en faire, se répétait-il comme pour s'en convaincre. Koga ne l'oublierait pas, tout comme, il en était sûr ; Shiro ne l'avait pas oublié. Lui en tout cas, pouvait se le jurer : Il ne les oublierait jamais.
« Je te remercie, tache de faire honneur à ses condoléances que tu clames. » Lui dit-il, avant de tirer sa révérence
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La déchéance d'un Hyûga... - PV Nagamasa Yoshitsune

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