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Je ne crois pas aux coïncidences. -- Feat Eiichiro Yuki


Jeu 21 Sep 2017 - 20:16








Wait I Know You ?

Feat Eiichiro Yuki

Il faisait nuit, l'équipe de Kaela attendait patiemment dans les bois l'extinction des feux. Lorsqu'on soufflait la dernière lanterne, la bande sortait de leur cachette. En brandissant des bâtons recouverts de tissus et d'huile. Le premier allumait sa torche avec un souffle pour que les autres s'y approvisionnent à leur tour. La jeune femme frôlait les toits des maisons avec sa torche et laissait un contact suffisant pour que de petites flammes commencent à manger les coins de la toiture. D'autres s'attaquaient directement aux volets. L'incendie ne faisait que commençait et l'odeur venait déjà chatouiller leurs narines. Celle-ci lançait son bâton enflammé dans le foin d'une petite écurie avant d'ouvrir les portes pour laisser les chevaux s'échapper.

La femme levait les bras vers le ciel en fermant les yeux et tournoyait sur elle-même alors que les bêtes la frôlaient aux pas de course. Se balançant au rythme des flammes, celle-ci glissait ses mains dans sa chevelure et regardait les quelques maisons bordant la route prendre feu. Les familles criaient et sortait des maisons en panique. Tout cela aurait peut lui rappeler quelque chose qu'elle avait déjà vécue, mais ceci n'avait pas le même effet pour elle. Kaela semblait trouver un certain plaisir à faire souffrir les gens, comme si les voir ainsi diminuait la sienne. Les hommes entraient dans les maisons en flamme pour piller les gens en détresse puis repartir les poches pleines.

La femme se contentait d'un panier de récoltes près d'une porte et d'une monture. Cette dernière attrapait la crinière d'un cheval qui passait près d'elle en sautant pour le monter. Les ninjas du village n'allaient pas tarder à voir la fumer et à entendre le clocher, il était donc temps de prendre la fuite. Tous prenaient une direction différente et personne ne menait au nouveau repère. Une nouvelle stratégie pour empêcher les ninjas de les retrouver. Kaela suivait un ruisseau et remontait le courant jusqu'à entendre une chute au loin. En arrivant près de celle-ci, la femme débarquait de l'animal et fouillait dans le panier pour en sortir deux jolies carottes qu'elle montrait à cette magnifique monture.

- Voilà pour toi, tu l’as bien mérité… Belle bête.

Disait-elle en glissant sa main sur son long museau. Kaela continuait de le caresser et passait sa main sur son cou avant de coller son front contre son museau et secouait doucement la tête avant de lui donner deux petites tapes amicales.

- Tu es libre mon ami.

Sur ces mots, la criminelle tournait les talons et longeait la courroie rocheuse pour se glisser derrière la chute ou se trouvait une entrer plutôt étroite. Des espacements entre les roches au sommet laissait entrer les rayons de la lune ainsi que de l’air frais. S’enfonçant un peu plus, la femme se rendait au fond de la grotte. Ceci ressemblait à un appartement grotesque, un petit repère solitaire, une cache temporaire qu’avait la femme lorsque c’était agité à l’extérieur. Kaela posait le panier sur une roche qui lui servait de table. Soudainement un écho l’immobilisait. Cette dernière baissait la tête et se concentrait uniquement sur le son.

- Alors, la douche était bonne ?

Celle-ci se retournait pour voir ce qui se trouvait derrière elle.



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Dim 24 Sep 2017 - 11:11
La main posée au sol, l’aveugle était concentré sur son environnement. S’il n’en était encore qu’à ses débuts, il devait pourtant apprendre à vivre de cette si gênante cécité. Les doigts au sol, tandis que le pouce retenait la canne nécessaire à ses déplacements, le Jônin avait posé un genou au sol, attentif à ce qui l’environnait directement. Car, ce qu’il avait appris était bel et bien en perdant la vue si brutalement, c’est que la vie, elle, continuait. Si habitué à voir, c’était une véritable épreuve quotidienne de devoir vivre différemment. Chaque geste devait être adapté. Chaque combat devenait une épreuve. A chaque instant, sans sa vue, il pouvait être maladroit, renverser un contenant, casser un vase. Parfois, si l’autre n’était pas attentif à sa condition, il tombait alors sur quelqu’un. Telle était sa terrible situation quotidienne. Pourtant, il l’oubliait. La tête baissée, penchée en avant, il ressentait les vibrations du sol, autant que son odorat évoquait à lui l’image des grands incendies criminels qu’il avait déjà tant combattus par le passé. Son audition, elle, laissait entendre les cris de civils en panique, réveillés, pour la plupart, au milieu d’une nuit qui se devait calme. Mais les malfaiteurs en avaient décidé autrement.

Laissant ses doigts frotter le sol, et ressentir encore cette poussière soulevée quelques minutes plus tôt, il se relevait lentement, laissant ses cheveux retomber un peu en pagaille. Lui-même n’était pas réveillé depuis de longues heures. En vérité, arrivé deux jours plus tôt sur l’île, le Yuki avait principalement interrogé les gens déjà victimes de ces agressions-éclairs. Et une constante revenait. Les attaques avaient lieu la nuit. Autre fait relevé par les autorités déjà sur place, ils étaient difficilement traçables. Ils s’évanouissaient dans la nature, comme des ombres surgies de nulle part. Si l’enquête n’en était pas au point mort, elle piétinait. Eiichiro avait alors choisi de ne pas intervenir aussitôt. De patienter. Car s’ils ne semblaient pas commettre d’erreurs, ils ne pouvaient être aussi parfaits. Poussant un soupir, le genou craquant sous l’effet mobilisateur, il laissait glisser la canne entre ses doigts.

Il était inutile de courir. L’homme qu’il avait pris en chasse s’était potentiellement arrêté. Car les vibrations perçues s’étaient arrêtées, l’aveugle supposait que la course était finie. Qu’il s’était arrêté là, quelque part dans les environs. Aussi, marchant, attentif à ce que le vent soulevait, autant qu’à ce qu’il pouvait capter de son audition, il avançait au pas, laissant toujours le temps à sa canne de lui révéler le terrain qui se trouvait face à lui. Il était étonnant le changement qui s’opérait dans ses sens. Lorsqu’il pouvait encore voir, seul ce dernier était privilégié. Il était moins attentif aux sons, encore moins aux vibrations. Le monde était en couleurs et le voir semblait être la seule nécessité. Pourtant, alors qu’il avançait, son monde se créait sous la sensation ressentie de sa canne contre le sol, sous les bruits les plus fins qu’il pouvait entendre, sous les frissons ressentis lorsque le vent se levait. Parfois, l’odeur ajoutait à cette atmosphère si particulière. S’il vivait dans le noir, il découvrait la richesse d’un monde par ses autres sens.

Plus il avançait, plus il pouvait l’entendre. Une cascade déversait son eau dans un petit lac qui devenait ensuite un cours d’eau sans grande importance. Là, alors que le bruissement du vent se levait, et laissait entendre l’envol de quelques feuilles et le craquement des branches les plus faibles, il s’approcha de l’animal au souffle encore chaud. Calme, ne montrant aucune animosité, le Jônin s’avançait vers lui, glissant de sa main gauche, à sa main droite, sa canne d’aveugle. Puis de doucement poser une main sur la bête qui reprenait encore son souffle. Sourire aux lèvres, amusé de se trouver si proche d’un potentiel ennemi, et pourtant si calme, il se laissait à retrouver de son assurance perdue.

« Tu ne me diras pas où est ton maître, j’imagine ? »

Oubliant la bête, il se questionnait sur sa présence en ces lieux. Aucun crépitement ne laissait entendre un feu qui venait d’être allumé ou éteint récemment. Aucun tissu autre que le sien ne semblait être soufflé par le vent. Pourtant, il y avait cette étrange cascade, comme un rappel de l’épisode de la Cascade Namida. S’il n’avait pas participé, il avait pu en entendre deux ou trois faits. C’était derrière qu’un camp de bandits avait été découvert, vide de ses occupants. Sourcils froncés sous le bandeau, Eiichiro tentait encore de comprendre la situation. Oubliant la bête, il avançait vers le lac, tapotant de sa canne les petites berges formées. Puis longeant la bordure aqueuse, il laissait se former l’image mentale du chemin à suivre. Si les bandits manquaient réellement d’imagination, il toucherait bientôt à son but. Un premier contact avec la falaise. Puis, relevant légèrement sa canne, le dessin se traçait dans son esprit qui comprenait alors qu’un étroit couloir se glissait sous la cascade. D’un sourire, s’arrêtant pourtant avant de se lancer tête la première, il baissa légèrement la tête, attentif à son environnement. Rien. Juste lui. Le cheval. Et cette cascade qui, si proche, laissait entendre son tambour.

Se collant à la paroi humide, ses pieds s’avancèrent, hésitants. Un instant, alors qu’il commençait à trouver son rythme, tapotant constamment de sa canne pour vérifier l’existence d’une suite, son pied glissa, le faisant légèrement perdre équilibre, laissant un peu de ses cheveux s’enfoncer dans le torrent déversant. Mâchoire crispée, à la fois plus pressé, mais aussi plus prudent, il s’avança jusqu’à l’instant où, le mur se dérobant, il se découvrait la pièce secrète. Posant une main sur la paroi froide, il tentait encore de sentir les vibrations. Mais la roche, si solide, ne laissait rien ressentir. Tiquant, passant une main à son nez qui le chatouillait, le Yuki s’enfonçait dans la caverne cachée, laissant seulement sa canne effleurer le sol, tandis que, parfois, sa main droite s’appuyait sur la pierre. Puis, alors qu’il renversait sûrement un vase contenant quelques objets, une voix féminine se fit entendre. Aussi, s’arrêtant, affichant un sourire décontracté, l’aveugle tentait encore de définir la position exacte de son interlocutrice. Soudainement, la grotte se révélait peut-être comme un piège car l’écho, perturbant, empêchant la bonne localisation de sa cible.

« Je ne savais pas que c’était là que tu faisais tes lavements, femme. J’ai seulement pris la peine de me décharger de la flotte accumulée depuis mon réveil. »

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Dim 1 Oct 2017 - 5:18








Wait I Know You ?

Feat Eiichiro Yuki

Ses yeux commençaient à s'adapter à la lumière, devant elle une silhouette plutôt grande et large d'épaule se démarquait. Celle-ci immobile et droite laissait paraitre une attitude plutôt confiante. On avait donc découvert son petit coin chaleureux où elle prenait un peu de répit. Jamais question d'être tranquille, toujours faut-il être dérangé lorsqu'on veut se détendre après une petite aventure mouvementée ? Non, bien sûr que non. La personne lui répondait avec sarcasme… Donc un homme avait daigné s'inviter chez elle ? C'était plutôt impoli. Celui-ci évoquait un commentaire sur le besoin de se tremper un brin sous la chute avec un peu d'humour et de moquerie.

Sa voix résonnait dans la grotte empêchant Kaela de la reconnaître, un sentiment de déjà vu ou bien n'était-ce que le rebondissement qui donnait cette impression ? La femme jetait d'abord un œil autour d'elle pour être sûr que rien ne clochait avant de lever le menton et de s'avancer. D'un pas lent, mais avec assurance, celle-ci s'approchait de l'inconnu seulement pour mieux le voir en penchant la tête sur le côté puis elle croisait les bras. Grand, enfin plus grand qu'elle, des cheveux sombres et mouillés tombant sur son visage. Un visage plutôt mignon quoi que quelque chose semblait lui en couvrir une partie. Cependant, l'éclairage ne lui permettait pas de bien voir.


- Droit, fière, bien habillé, tu me sembles être un petit soldat modèle. Alors, si tu me disais vraiment comment tu es arrivé ici, je ne crois pas que c'était seulement pour te rafraîchir un peu, je ne te croirais pas.

La femme décroisait les bras et s'avançait un peu plus par curiosité en approchant son visage sans non plus être trop près. Ses deux yeux étaient bandés ? Était-il aveugle ? Wow… Kaela s'était fait retracer par un aveugle, c'était la meilleure. Celle-ci soupirait en baissant la tête, un petit sourire de déception étirait ses lèvres avant que celle-ci ne relève la tête pour se redresser

- Et ce n’est surement pas avec ces beaux yeux que tu…

En disant cela la femme eut une image lorsqu’elle tentait de s’imaginer de quoi l’homme pouvait bien avoir l’air sans ce bandeau. Non ? Impossible. Quoi qu’il avait un air. Cependant, ceci faisait quelques années, alors peut-être que Kaela se trompait. Mais si c’était vraiment lui ? Sa respiration avait légèrement changé, perturbée ? Sans dout. Celle-ci avait laissé deux petites secondes de répit à sa phrase avant de reprendre.

- Que tu aurais suivi ma piste…


L’orpheline se mordait la lèvre se questionnant sur l’homme qui se trouvait devant elle. Avec chance s’il était vraiment celui qu’elle croyait être et bien avec chance, il ne la reconnaîtrait pas. Cette dernière replaçait sa chevelure en continuant de l’observe, ceci commençait même à l’énerve de ne pas être capable de se rassurant en voyant quelque chose qui confirmerait qu’elle se trompe sur son opposant.



© Méphi.



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Je ne crois pas aux coïncidences. -- Feat Eiichiro Yuki

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