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L'Annonce


Ven 22 Sep 2017 - 13:26






...

L'ambiance était silencieuse et nul n'osait moufter un seul mot parmi l'audience tant l'atmosphère se voulait constipée et funèbre. Tous l'avaient compris, ce n'était pas une bonne nouvelle qui allait être l'objet de notre annonce.

Deux heures plus tôt, le trio à la suite de leur échec était de retour au village et avait été détaché par la nouvelle seigneurie pour transmettre à Kiri les dernières volontés de feu le Seigneur Naragasa. Ils avaient tous été conviés dès lors, Chûnin, Jônin et autres gradés à être les convives d'une réunion de crise au sein du Grand Dojo des Sabreurs.

C'était le crépuscule, seul l'hululement des rapaces nocturnes et le crépitement des sources de lumière venaient bercer l'auditoire d'une ode macabre. Sur les murs latéraux, se trouvaient tous les convives, accroupis, tandis que sur la façade centrale arrière demeuraient assis les spadassins maîtres des lieux, les anciens du village ainsi, qu'à titre exceptionnel, le Kaguya à la peau ambrée qui s'était distingué héroïquement durant son service. Évinçant le silence du bruissement de son haori dansant tandis qu'il se relevait, le Gardien des lieux introduisait dès lors la séance d'une voix portante et claire.
« Il n'est pas l'heure des palabres inutiles. »
Un léger vent glacé vint dès lors accompagner la sentence du jeune homme, ne manquant pas d'éteindre plusieurs lanternes, baignant la salle dans une maigre obscurité.
« Le Seigneur Naragasa est mort. Il a été lâchement meurtri et vengé par le clan Kaguya. Son successeur, le Seigneur Raonaka, nous a mandé de faire parvenir ses dernières volontés que vous retrouverez sur ce parchemin. » expliquait le Chûnin tandis qu'il extirpait de son haori le dit-document.
Prenant une légère pause, il laissait le temps à l'auditoire de digérer la première nouvelle avant de reprendre la parole cette fois-ci avec un ton perverti et hargneux. Ne manquant par de faire transiter parmi l'audience le document, il était l'heure de profiter de la situation pour déclamer une nouvelle plus personnifiée et opportuniste.
« Conjointement et conformément à la volonté de feu, le Seigneur Naragasa, qui, soucieux de sa cité la plus précieuse n'est pas resté les bras croisés, Dame Benten a été chassée de l'archipel par la Confrérie des Épéistes ainsi que le Clan Yuki, ses fidèles serviteurs. Il a ainsi été décidé par ses soins qu'une nouvelle ombre devait diriger Kirigakure no Sato. »
N'attendant guère que la stupeur et la surprise ne prenne le dessus sur sa voix, son doigt tendu se dirigeait vers une silhouette détachée du lot tandis qu'il finissait son allocution.
« Je vous présente l'Ombre de l'Eau, Seconde en titre, l'Amiral du Seigneur de l'Eau et son fidèle ami, Yuki Sôsuke. »

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Ven 22 Sep 2017 - 14:38
« Qu’est-ce que je ferais pas pour tes beaux yeux… »

Derrière cette ironie, il y avait forcément une volonté de détendre une atmosphère un peu maussade. Les évènements de Shîto avaient été terribles, et autant Yuki Sôsuke que Nakamura Ueno étaient probablement fatigués, physiquement comme moralement. Pourtant, la kunoïchi avait été conviée à une réunion d’une certaine importance, tout comme l’Amiral. Etrange, mais sans doute lié à son titre d’Amiral de l’Eau. Peut-être même que Kiri avait déjà eu connaissance du fait que son navire avait permis de ramener un certain nombre de civils et ninjas ?

C’était bien entendu l’occasion pour celui qui voyait Kiri pour la première fois d’en détailler chaque contour. Plus grande que dans son imagination, mais également plus imposante et majestueuse, la cité pour laquelle ses parents s’étaient battus, et avaient péri, donnait envie. Difficile de croire qu’elle avait été le berceau de querelles profondes : les Kirijins semblaient tout avoir ici.

***

Tandis que la plupart des invités – des gradés importants du village en somme – étaient accroupis et surtout rassemblés, l’Amiral, lui, attendait les bras croisés près de l’entrée du Grand Dojo. Un lieu qu’il ne manqua pas d’épier de l’œil. Son admiration pour les Sabreurs et pour tous les épéistes de manière générale n’avait pas changé. Si elle avait été la raison de son titre de Déshérité du clan Yuki il y avait plus de vingt-cinq ans, elle était donc intacte.

Parmi certains visages de l’assemblée élitiste, le blond en reconnaissait certains. Bien entendu, il y avait Ueno qu’il avait accompagnée, mais également le petit Yuki Tetsuko, qui n’avait plus rien d’un gamin d’ailleurs. Quelle surprise cependant de le voir être celui qui prenait la parole. Qu’avait-il à dire ?



Le Seigneur Naragasa était… mort ?



Sa dernière volonté avait été de nommer son fidèle ami, Yuki Sôsuke, au titre de Nidaime Mizukage. Yuki, Sôsuke ?

« Est-ce qu- »

Il s’interrompit de lui-même, tandis que les regards des personnes – qu’elles soient debout ou accroupies – se tournaient vers lui. Il n’en croyait tout bonnement pas ses oreilles. Le plus difficile était de se rendre compte que tout ceci ne pouvait pas être une supercherie. Tous les visages étaient fermés, et surtout ceux des personnes qui présidaient cette « assemblée », et qui avaient été là pour le Seigneur Naragasa. La tristesse de la perte d’un être cher, la colère de ne pas avoir été là pour le protéger, l’incompréhension totale d’une telle décision, la pression de l’attention des Kirijins vers lui… Yuki Sôsuke ne savait quoi faire.

Mais c’était justement le fait de reconnaître, en tant qu’un de ses plus fidèles proches, le sceau du Seigneur sur le parchemin que Tetsuko brandissait qui faisait peu à peu comprendre à l’Amiral qu’il se trouvait dans une situation cruciale. Comment ne pas passer pour un abruti, et surtout comment se retenir et condenser le sens de ses pensées ?

« C-comment le Seigneur est-il… mort ? »

Des mots fébriles certes, mais qui découlaient d’un Sôsuke hésitant, frappé psychologiquement par ce trop-plein d’informations, toutes plus assourdissantes les unes que les autres.

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Ven 22 Sep 2017 - 14:43
Si l'allée de notre mission avait semblé rapide, pour le retour, cela avait été un peu plus compliqué. Plus long, mais surtout plus lourd. Non pas à cause du poids des papiers que l'ont portes avec nous, mais bel et bien à cause de cette terrible nouvelle que nous devons annoncer à Kiri. L'échec de notre mission. Un goût amer, âpre en bouche même. Je reste silencieuse, ne cessant de me faire des reproches de n'avoir pas su donner les bons ordres aux bons moments. En aucun cas, je n'avais fait les bons choix. Quelle idiote je suis. Alors à partir du moment où plus aucune obligations ne m'avait contraint à parler, je m'étais murée dans le silence.

Même encore maintenant, dans cette pièce, alors que l'on se retrouve à faire face à tout les gradés pour balancer cette mission. Je me tiens en retrait, laissant mon jeune frère d'armes parler parce que de toute façon, je n'ai rien à dire de plus. Notre mission avait été un échec et ça même si on apportait en même temps la bonne nouvelle d'un nouveau mizukage. Yuki Sosuke. Un nom inconnu, un visage que je n'ai probablement jamais vu et pourtant, il allait être notre chef.

C'est pourquoi, Quand Tetsuko annonce enfin cela, mon regard détaille l'assemblée, cherchant à deviner à savoir qui est ce Yuki même si déjà, je pars avec une belle appréhension. Les yuki et moi, c'est pas tout roses, que du contraire. Alors même si je suis soulagée qu'il ne s'agisse pas d' Eiichiro, il n'en pêche que le nidaime fait partit de ce clan... Je n'apprécie pas réellement cela, mais de toute façon, qui suis-je pour m'opposer à une dernière volonté de feu Naragasa Kira? Personne alors, je dois juste me taire et attendre de voir. Voir ce qu'il fera, voir s'il est comme le chef de son clan ou non. Appréhension et doute. Voilà ce que mon regard laisse transposé alors qu'il est maintenant posé sur l'individu en personne.

Il prend d'ailleurs la parole et je baisse alors la tête, restant toujours muré dans le silence. C'est à Nagu de répondre à cette question. Il était le seul présent à ce moment-là. Tetsuko et moi terminions d'affronter des bandits, permettant ainsi de sauver deux hommes du Daimyo. Je serre un peu le poing à celà. On aurait peut-être du laisser mourir ses hommes et réellement nous concentrer sur notre seigneur... Belle connerie de ma part.

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Ven 22 Sep 2017 - 14:54
Pour une obscure raison, nous sommes tous conviés à rejoindre le grand Dojo. Une annonce aura lieu dans ce bâtiment et cela concerne vraisemblablement tous les gradés de la brume. J’imagine que cette histoire a un lien avec Shito et je suis prêt à parier que je vais m’ennuyer comme un rat mort là-bas. Néanmoins, par principe et par curiosité, je m’y rends. La salle est bondée de monde et nous patientons tous quand un gosse de quatorze ans – comme quoi, la valeur n’attend pas le nombre des années – se pointe et affirme qu’il n’est pas l’heure des palabrer inutilement …
Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire en coin à l’écoute de cette noble réflexion ; « Palabrer inutilement ». Un silence s'installe.
▬ …
… Fort bien. Mais encore ? …
Je ne pense pas qu’il en ait bien conscience mais cet individu est présentement le seul à parler pour ne rien dire. En somme il prêche la bonne parole sans l'appliquer : Paradoxal.

Allez savoir pourquoi, le vent se met à souffler et les lumières s’éteignent peu à peu. Formidable. Cet endroit en plus d’être un poil trop petit pour la masse de monde que nous sommes est mal isolé. À moins qu’il s’agisse là d’une pirouette technique ou d’un effet de style crée spécialement pour l’occasion de sorte à nous mettre dans une ambiance sombre … Olala.
Je tressaillis.

L’adolescent de quelques mois mon aîné reprend la parole et annonce que le seigneur de l’eau est mort. Ah bah enfin il dit quelque chose qui a du sens !
C'est là la première mauvaise nouvelle de la journée.
Par ailleurs, en mon absence, dame Benten a été chassée du village.
Seconde mauvaise nouvelle. Je constate non sans étonnement qu’il s’est passé bien des choses depuis mon départ. Je quitte le village de la brume quelques semaines afin de me rendre en mission au pays du Feu et voilà dans quel état se trouve Kiri à mon retour. Génial. À croire que mes compatriotes sont incapable de tenir une cité sans mon humble présence.
Bref, je continue d’écouter Kasanagi.
L’adolescent affirme que le dénommé Ao, nouveau Daimyô de l’eau, a élu, conformément aux dernières volontés de l’ancien seigneur, Yuki Sosuke au poste de Kage.
Ah bah enfin une bonne nouvelle !

Avec un Yuki à la tête de ce village d’incompétents, nous avons peut-être une chance de ne pas totalement sombrer dans le chaos. Seul problème : Je ne sais même pas qui est cet amiral ni d’où il sort. Certes je ne connais pas tout les membres de ma famille cependant je pense être en mesure de nommer les six ou sept visages « importants » de notre clan. Et ce Sosuke n’en fait assurément pas parti.

Je me gratte la tête et observe autour de moi les réactions des différents gradés de la brume. Personne n’a l’air excessivement opposé à l’idée de voir ce Sosuke promu mais aucun n’accueille la nouvelle « favorablement ». Mon père est à une centaine de mètres et reste stoïque, du moins en apparence. C’est curieux mais les trois quarts des Yuki ont l’air de ne pas savoir d’où sort ce bon monsieur.
J’ai bien envie de me retourner et de demander à mon voisin : « Yuki Sosuke ? Qui est-ce ? » Cela s'avère cependant inutile puisque l'intéressé se lève, demandant dans la foulée comment le seigneur a été tué.

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Ven 22 Sep 2017 - 18:08
La réunion te faisait penser à celles régulièrement tenues dans ta tribu à la seule différence que la bâtisse, dont tu chantais les louanges plus tôt dans la journée, qui accueillait l'évènement ajoutait à cette période de crise cet esprit pompeux qui menait vraisemblablement le village à sa perte. Le silence qui y régnait ne faisait que prolonger le silence que tu avais affronté plus tôt durant ta mission et celui qui précéda sa mort, le genre de silence qui couvre le malaise qui anime les esprits. Et ces esprits qui paraient leurs pourtours physiques de la plus grave des expressions, eh bien ces esprits n'allaient pas tarder à exploser.

La lecture des dernières volontés du Daimyô eurent un écho peu approbateur dans ton esprit, et, tu y aurais parié ta main, dans l'esprit de ton clan. Cette nouvelle et la situation de dehors firent beaucoup d'ombre à la nomination de ce "Yuki Sôsuke" dont ni la renommée ni la stature ne firent d'effet à tes songes. Mais il était le nouveau dirigeant, et, fidèle à la tradition clanique, tu lui devais respect et réponse. Réponse dont l'impatiente attente pesa dès lors que ses mots furent prononcés. Tous te sollicitaient à cet instant, te souhaitant la bienvenue dans ce jeu admirablement vicieux qu'était la politique.

C'est sans attendre bien longtemps que tu ordonnas à ton imposante silhouette de se mouvoir et, ferme sur ses deux jambes, de dominer l'assemblée. Avec beaucoup d'indifférence tu agitas un petit dossier qui marquerait le début de ton intervention.

-Maître Mizukage, je suis désolé que le premier rapport que vous entendiez soit celui contenant l'échec qui coûta la vie à notre regretté Seigneur. Tu te raclas la gorge pour débuter d'une voix sans émotion. En fin d'après-midi, Watanabe Shiori, Yuki Tetsuko et Kaguya Wakibara Nagu ont été envoyés à la rencontre du Seigneur de Mizu afin de l'escorter jusqu'à la cité de Kiri. Moi, Nagu du clan Kaguya, déplore l'absence de désignation d'un officier en charge pour diriger la mission parmi les trois Kirijins mais salue la compétence dont a fait preuve Watanabe Shiori dans sa prise de décision. Un peu de baume au coeur, même si tu n'en pensais pas un traitre mot. Le plus compétent des officiers aurait lui-même été dépassé par les évènements. Le lieu de rencontre était fixé dans une auberge. Moi, Nagu du clan Kaguya, déplore la faiblesse stratégique du choix du village. Les auberges sont des lieux riches en informations et celle-là précisément, propice à l'embuscade. Que du vrai. L'escorte a immédiatement été confrontée à l'assaut de brigands maîtrisant les arts shinobis et traquant l'ancien Conseiller actuel Daimyô, Raonaka Ao. Moi, Nagu du clan Kaguya, déplore l'absence d'informations concernant les lieux, signe d'un manque total de reconnaissance mais déplore également qu'une autre escouade n'ait pas été dépêchée pour l'escorte du Conseiller actuel Daimyô. Une pause. Yuki Tetsuko a permis le rapatriement de l'ancien Conseiller actuel Daimyô à l'intérieur du bâtiment en occupant l'assaut mené sur la façade Est. Moi, Nagu du clan Kaguya, tient à souligner la bravoure du sabreur qui n'a jamais permis aux assaillants de pénétrer dans l'auberge. Venons-en aux deux notables. J'attire l'attention du village sur le fait que l'absence d'officier en charge déléguait implicitement l'autorité à deux personnages certes éminents mais peu compétents en matière martiale, feu le Seigneur Naragasa et l'ancien Conseiller actuel Daimyô. Je demande qu'à l'avenir ce soit l'autorité des officiers Kirijins qui prévale. S'en est suivi un assaut sur le flanc Nord de l'auberge, assaut d'une grande violence qui emporta le bâtiment, Kaguya Wakibara Nagu et le Seigneur Naragasa. Moi, Nagu du clan Kaguya, souligne le manque d'effectifs assignés à une mission aussi importante en plus de la gravité du manque de reconnaissance sur des terres très proches du village. Aucun des trois shinobis, tous gradés Chûnin, n'avaient les capacités de faire face à un assaut de cette ampleur. Venait ensuite la partie la plus délicate. Watanabe Shiori a ensuite capté l'assaut au Nord, l'endiguant et permettant aux documents dont vous avez appris le contenu de nous parvenir. De son côté, Kaguya Wakibara Nagu, esseulé, prit en charge l'ancien Conseiller actuel Daimyô agissant sans cohérence étant donnée la situation et feu le Seigneur Naragasa demeurant introuvable. Après quelques recherches, Kaguya Wakibara Nagu a constaté que les assaillants avaient placé des hommes au Sud, c'est eux qui assassinèrent le Seigneur Naragasa comme en témoigna l'ancien Conseiller actuel Daimyô qui permit l'identification et la neutralisation de l'assassin.

Tu marquas un temps comme pour titiller l'assemblée qui, avare de rumeurs semblait s'offusquer de ta réponse presque effrontée. Du mépris tu en avais à revendre, sauf peut-être aux dignitaires Kaguya que tu pensais partager tes positions à cet instant.

-Laissez-moi tout de même émettre quelques observations à titre personnel et officieux. Ton regard sombre semblait vouloir transpercer le tout Kiri, ta jovialité et ton air innocent s'étaient évaporés. Je pense que ce que je vais vous dire est plus important que le reste, Maître Mizukage. Un temps. On pouvait lire sur les visages une expression d'indignation. Pendant que vos sujets, qui, j'en suis sûr, vous sont aujourd'hui les plus fidèles complotaient et décapitaient Kiri dans notre dos sans avoir crié gare, l'Archipel de Mizu subissait la sombre routine à laquelle certains ici se vantaient d'avoir mis terme. L'attaque était frontale. Pendant que vos sujets les plus fidèles paralysaient le dialogue et la compréhension de la crise qui nous frappait déjà en invoquant tu tournas la tête vers Tetsuko, la volonté du Seigneur Nagarasa et satisfaisant leurs désirs les plus secrets... Indépendance décomplexée pour les uns tu visais les Sabreurs, accession au pouvoir pour les autres tu visais ici les Yuki, un nombre incalculable de Mizujins vivaient dans la peur et l'insécurité.

Laissez-moi à présent vous dire ce à quoi trois de vos soldats, Shiori Watanabe, Tetsuko Yuki et moi-même ont réchappé. Une autre pause. Un assaut coordonné lancé sur plusieurs fronts par un nombre d'ennemis immensément supérieur à trois. Les termes se voulaient choquants. J'ai appris que pendant que certains de nos soldats les plus éminents dont le Chef du clan Yuki qui voit l'un de ses cousins accéder à la tête du village après avoir, si je comprends bien, provoqué la fuite de Dame Benten et l'un voir le plus éminent des Sabreurs, dont la Confrérie a participé à la tentative d'assassinat, se trouvaient à Hi au moment où notre Seigneur se trouvait dans l'adversité la plus totale, encerclé par des malfrats et protégé par seulement trois de ses shinobis. La vindicte Kaguya s'abattait petit à petit. Vous vous réjouissez que le Seigneur désapprouve Dame Benten, en profitez pour la chasser et accomplir vos petites machineries mais où étiez-vous après avoir semé le chaos ? Après avoir laissé le village sans dirigeant, sans la moindre organisation ? Et le rapport parle de lui-même ! Qui envoyons-nous pendant que les hommes les plus importants du pays se pavanent dans les rues de Shîto ? Un enfant ? Une femme condamnée à l'emprisonnement ? L'étranger qui passait par là ? Laissons le silence raisonner. Posez-vous les bonnes questions, Maître Mizukage. POURQUOI le Seigneur Naragasa est mort, la voilà la seule et unique problématique.
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Sam 23 Sep 2017 - 17:11
« La véritable question à te poser est : Que ferais-tu sans moi ? » Un soupçon de sarcasme et surtout une petite boutade bien placée pour lui faire comprendre qu'il avait fait le bon choix en nous accompagnant tous au village caché de la Brume. Marchant avec le reste des ninjas, et autres Kirijins, en direction de notre chez-nous, je me mis à rire de cette phrase. Cela faisait bien longtemps qu'une bonne nouvelle n'était pas parvenue. Et qu'il soit là, lui aussi, me rendait de meilleure humeur que lors du débarquement. Alors que nous arrivions, je ne tournai même pas la tête pour voir l'expression sur son visage et me contentai de lui dire aussi bas que possible, qu'il puisse entendre cette pensée qui me travaillait l'esprit sans qu'elle ne lui soit adressée directement. « Bienvenue chez toi. »
* * *
En cet instant, je n'avais pas idée à quel point j'avais dit vrai quelques heures auparavant.

Aux côtés du blond Yuki, je regardais, peut-être comme tous les autres, le jeune Tetsuko qui avait pris la parole. Des mots douloureux. Des palabres qui n'annonçaient que mort et mauvaise nouvelle. Et pourtant il ne fut pas nécessaire de le redire à deux reprises pour que mon esprit se bloque sur l'un des messages transmis me colle au crâne. Quoi ? Yuki Sôsuke ? Nidaime Mizukage ? Si cela était une blague, elle était très mauvaise. Mon cœur avait fait un bond dans ma poitrine alors que mes émeraudes se tournèrent aussitôt sur l'intéressé. Impossible.

Lorsqu'il se fit entendre, le Yuki déshérité, je sortis de mes pensées et me rendis compte que nous n'avions pas gardé la même information importante de ce discours. Alors je me rappelai seulement qu'il était un proche du défunt, tant qu'il en serait fidèle même après la mort. Aucun geste, seulement les yeux plongés sur le sien qui trahissait si bien ses pensées. Je n'avais été que rarement compatissante, et pourtant c'était bien ce que semblait en exprimer mon regard.

Puis je me tournai vers le Kaguya, me souvenant dès lors de cette entrevue que nous avions eu. Un héro. Voilà ce qu'il était pour l'heure, tandis que je n'avais écouté peut-être qu'une phrase sur deux de ses explications. Et sans plus aucune retenue je me dirigeai directement vers le blond, toujours un peu plus en retrait pour que lui seul m'entende. « Sôsuke, trop de deuil en peu de temps, tu devrais prendre un moment, ils comprendront sûrement. » Un chuchotement que je n'étais même pas sûre qu'il entendrait étant donné que bien autre chose devait lui hanter l'esprit. Quant à moi, j'étais au moins sûre d'une chose : Plus rien ne serait comme avant à présent.

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Sam 23 Sep 2017 - 18:26

« Wake up in the morning and I gotta win, not taking the victory, that’s my only sin »





Etre une partie intégrante des Sabreurs lui donnait la possibilité d'aller et venir dans les quartiers prévus à cet effet pour cette peuplade d'exception qu'ils représentaient, la crème des utilisateurs de Kenjutsu pourvus d'épées aux dons variables tous sous la même bannière.

Ce jour-là, alors que les navires arrivaient au port principal et qu'il savait que les troupes n'allaient pas tarder, il avait choisi de rester là à garder les murs comme l'aurait fait son neveu, assurant comme intérimaire le rôle de Gardien. Bien sûr il ne voulait pas de ce poste et laissait cela au bâtard Yuki mais il fallait bien une présence dissuasive en cas d'intrusion étrangère ou de question sur le groupuscule outillé.

Assis là sur le péron, Samehada soigneusement disposée à ses côtés, quatre de ses écailles lui servant de support pour ne pas toucher le sol alors qu'elle frémissait, peu encline à rester s'ennuyer encore longtemps, les premiers quidams ne tardèrent pas à entrer dans la ville, leurs signatures chakratiques senties par le Squale qui vrombissait à l'idée de les défaire du peu de ce qui leur restait. « Calme-toi, Samehada. Ce sont nos alliés et de toute façon, leurs chakras sont sûrement dégueulasses. » Comme si elle acquiesçait à son propos, elle se contenta de le bousculer pour lui prélever une petite partie de son chakra.

Le soleil se levait et en même temps que lui, la délégation envoyée escorter Naragasa Kira se présenta entre les murs de bois et passa bien vite les portes et sans un mot pour eux Hanzô prit place sur un grand siège marqué d'un Six stylisé, posant son arme contre le dossier, cachée à la vue de tous, bien que sa signature de chakra soit perceptible pour un senseur.

Sous le regard paternel de son oncle, Tetsuko s'exprima. Puis ce fut au tour de l'intéressé et enfin au Kaguya à la peau sombre. Le premier signifia la mort du Régent de l'Eau et la nécessité de prémunir le village d'une tête qu'il avait au préalable choisie. Le concerné n'en revint pas et s'inquiéta du sort de Kira. Puis le dernier vint soumettre ses idées et ses requêtes à celui qui avait été élu, tout ça sans que le sabreur nouvellement tatoué n'emette un seul mot. Et pourtant, ses pensées avaient été chamboulées.

Une fois que la messe fut dite, il se contenta de se lever alors que l'attention du peuple au sein du dojo allait principalement au nouveau héros et à leur chef. Son mètre quatre-vingt-dix passé se mit en branle et il passa d'abord à côté de son filleul. « Je suis content que tu aies survécu, pas étonné cependant, Tetsuko-kun. Nous parlerons de tout ça plus tard, tu veux ? » Sa main vint se poser sur l'épaule de l'enfant tandis qu'il finissait de parler, dans une tape amicale et fraternelle. Il ne fallait pas qu'il s'en veuille ou se rabaisse, c'était arrivé, soit. L'échec le ferait grandir, comme son oncle.

Ignorant les dires du Kaguya qui avait raison sur certains points, il trouvait cela inutile de parler de tout ceci avec un homme étranger à ce genre de problèmes qui n'avait pu prouver quoi que ce soit politiquement vu son détachement avec les affaires susdites. Il se contenta d'aller vers lui comme il l'avait fait, son épée accrochée dans le dos.

« Te voilà Nidaime. Loin est l'époque où tu n'étais comme moi qu'un simple bâtard. Ravi de répondre à un homme comme toi, Sôsuke. Tu peux compter sur moi. » Il avait été bref et concis, mais le Yuki pouvait croire en chacun de ses mots. Sans chercher plus à comprendre ou à se vider de paroles creuses, il quitta la place forte et pris la direction des rues du village pour fêter ça. Peut être serait-il rejoint par l'élu ? Peu probable, vu la quantité de travail qui allait lui tomber dessus.





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Sam 23 Sep 2017 - 20:15

Je restais un Chûnin de Kiri. En tant que tel, ma présence en ces lieux était totalement justifiée, pas vrai ? La mine silencieuse, le regard vide de toute émotion, je m'étais placé dans un coin isolé du rassemblement de gradés qui s'était fait en cette nuit bien triste, pour des nouvelles qui visiblement, allaient être tout aussi malheureuses. Au début, je pensais tout naturellement que la réunion allait concernée notre défaite cuisante face au Soshikidan à Shîto. Mais, ce ne fut pas le cas. Ou tout du moins, pas directement. Je me contentais de m'acquitter de mes responsabilités, mais au fond de moi, je me sentais vide. Comme si une partie de mon être m'avait été extirpée de force, comme si j'étais mort quelque part. Et c'était sans doute le cas, lors de mon combat contre ce manipulateur d'ombres. J'avais dû mourir à un moment. Tout comme cet Iwajin.

Il y avait ce garçon, Yuki Tetsuko, qui présidait la réunion. Après tout, il était le fameux Gardien de ces lieux. Il y avait également ce type aux cheveux bleus qui avait passé l'épreuve de la Confrérie, aux côtés de sa partenaire. Une épée légendaire, disait-on. Je reconnaissais aussi la tête de Yuki Shinichi, un de mes élèves. Il y avait également de nouvelles têtes présentes. J'étais si détaché des affaires du village, que cela ne m'étonnerait qu'ils soient d'éminents shinobi de Kiri. En tout cas, ça ne m'intéressait pas. Je ne songeais à rien à vrai dire. Si je ne désirais pas mourir, il y avait définitivement quelque chose que je ne reconnaissais plus chez moi. Mon habituel air ennuyé s'était mué en expression de léthargie. Et alors que le jeune Gardien des lieux annonçait la mort du Daimyô du Pays de l'Eau, ma bouche s'ouvrir un court instant, avant de se refermer, reprenant mon visage de demi-mort.

- Mort...

Murmurant ce mot pour moi-même, je baissais les yeux au sol, alors que nous étions désormais plongés dans une fine obscurité. Alors le Daimyô de ce pays aussi avait été tué ? Un acte du Soshikidan ? Un allié du Nara ? Je ne devais pas me laisser envahir par mes émotions, même si j'en serais bien incapable à l'heure actuelle.Désormais, ce serait Raonaka Ao, son conseiller, qui lui succéderait. Mais ce n'était pas tout. A la suite de cette nouvelle, Tetsuko enchaîna sur la nomination d'un nouveau Mizukage : Yuki Sôsuke. Comme la plupart des autres personnes dans l'assistance, ce nom ne m'évoqua rien. Amiral du Pays de l'Eau ? Ce n'est que lorsque l'intéressé prit la parole que je reconnus son visage. Il se trouvait aussi sur le navire qui m'avait ramené à Kiri, je m'en souvenais maintenant. Mais... Un Yuki ? C'était une nouvelle qui enchanterait les vieux de mon clan, c'était une certitude... Mais pourquoi ? Eiichiro-dono n'aurait-il pas fait un meilleur choix ? Qui était-il au juste ?

Le dénommé Sosuke semblait bien affecté par la mort de Naragasa Kira d'ailleurs. Ensuite, vint le rapport effectué par un imposant colosse du clan Kaguya, un certain Nagu. Bien long et emplit de diverses informations. Je n'avais vraiment pas la tête à cela, quelle idée d'avoir une telle réunion à ce moment... Enfin, même si je disais cela, je ne pensais même pas savoir quand est-ce qu'un moment aurait été bon pour cela. Alors que tout se passait si bien, que les villages se mettaient en branle pour agir d'un commun accord.. Alors que mon idéal de Paix m'avait été approché plus que jamais.. Voilà que tout sombrait dans le chaos, une nouvelle fois. C'était ça, le destin des shinobi ? Nous devions nous contenter de vivre dans cette attente interminable de la guerre, qui visiblement était le véritable moteur de ce monde ? Ca ne me plaisait pas... Non...

Je n'étais pas du tout satisfait.
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Dim 24 Sep 2017 - 0:46
Bien qu'ayant échoué à la seconde épreuve de l'examen, j'avais été nommé Chûnin, ce qui était un grand honneur pour moi. Lorsque je suis retourné à Kiri, une réunion pour le moins inattendue avait eu lieu au grand dojo, ce qui était fortement intriguant. Lorsque je pénétrais dans les lieux, il n'y avait en apparence pas le moindre shinobi de basse classe, sans vouloir être offensant avec mes mots. Aucune tête n'était apparente à mes yeux pour le moment ; cherchant à trouver une place dans tout ce troupeau d'humains, je m'excusais avec politesse à chaque fois que je bousculais malencontreusement une personne. Trouvant finalement une place des plus convenables, je m'asseyais confortablement sur la chaise disponible. Tournant la tête de gauche à droite, j'apercevais finalement une silhouette familière se redresser : celle de Tetsuko. Bien que j'étais heureux de le revoir une fois de plus, j'imaginais qu'il n'était pas présent ici-même pour une raison banale.

Finalement, en avisant davantage l'intérieur du bâtiment, deux têtes me revenaient soudainement : celle de la jeune femme que j'avais touché accidentellement et celui de Shinichi, grande bouche que j'ai récemment arnaqué grâce à la technique de Shyko. Je savais que ce dernier n'était pas un genin, cela confortait donc l'idée qu'il n'y aurait que des shinobis hauts gradés par ici. D'ailleurs, j'espère qu'aucun de ces deux individus ne m'a repéré, car je n'ai vraiment pas envie de me prendre la tête en cette soirée. Me concentrant sur Tetsuko alors que ce dernier prenait la parole, j'optais pour un regard sérieux lorsqu'il commençait sobrement son discours. Quelques courts instants plus tard..

▬ Que.. mort ?!

Bouche bée, les yeux écarquillés, les membres figés. Voilà comment j'étais lorsque j'apprenais la nouvelle de la mort du Daimyo de l'Eau. Le flou s'installait dans mon esprit alors qu'il parlait du clan Kaguya. Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire pour en arriver à là ? Gloussant un bref instant avant de reprendre mes esprits, mes poings se fermaient instinctivement lorsque le nom de Benten fut évoqué. Malgré le fait que sa destitution a été actée depuis pas mal de temps, il m'en fallait encore un peu plus pour ne plus réagir de cette manière. Un nouveau Mizukage allait donc être élu ? Est-ce que ce serait Eiichiro nii-san qui, à mes yeux, serait le plus apte à diriger notre village ? Plissant les yeux en direction du doigt qui pointait une certaine personne dans la pièce, je..

Je ne comprenais pas. La nouvelle Ombre de l'Eau était un certain Yuki Sôsuke, inconnu au bataillon ? Bien que nous appartenions au même clan, je n'avais jamais eu vent d'un tel individu, et au vu du regard de la plupart des personnes présentes, je ne dois pas être le seul. Regardant la silhouette qui se lève, je me demandais réellement pourquoi le défunt Seigneur a voulu que cet individu devienne Mizukage. Lui, qui n'a même pas participé à la destitution de la Shodaime, comment voulait-il assurer diriger Kiri d'une main de fer dans de telles conditions ?
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Dim 24 Sep 2017 - 3:22
Il faisait froid ce matin. Un froid détestable, même pour un homme de sa condition. Particulièrement pour un homme comme lui. S’il était un utilisateur du froid, de la neige et de la glace, sa dernière expérience face au Titan l’avait largement refroidi. Alors qu’il utilisait l’entièreté de ses réserves en Chakra, les engelures avaient alors brûlé un peu de ses doigts. Depuis, si une personne était bien attentive, l’homme portait quelques bandages autour de ses extrémités qui semblaient garder de véritables séquelles. Pour autant, le reste de son corps s’en était remis et les traces, invisibles, étaient marqués dans son esprit. Isolement. Abandon. Alors qu’il se retrouvait au milieu de quelques gradés, il se sentait bel et bien seul. Ignoré. D’un bref soupir, bousculant quelqu’un au passage de son épaule et de sa canne, il s’avança vers lui.

La première nouvelle tombait de la voix encore juvénile. Celle d’un enfant qu’il avait déjà entendu. Yuki Tetsuko. L’enfant-bâtard. Celui pour lequel il s’était lancé dans une lutte contre le temps, pour le sauver des griffes de la terrible Shodaime. Celui qui, alors que son amie lui crevait l’œil encore valide, avait détourné le dos à l’homme qui venait, pourtant, de le sauver. Et la nouvelle était d’autant plus terrible qu’elle concernait la personnalité la plus importante du Pays. Le Daimyo venait de mourir. Brutalement. Lâchement, comme le disait exactement l’enfant. Les sourcils froncés, les mains crispées sur sa canne, il se questionnait déjà sur les circonstances menant exactement à sa mort. Comment était-il possible que cet homme-là, alors rencontré et si bien entouré, puisse ainsi mourir ? Était-ce parce qu’il avait révélé son désir d’un Yuki au pouvoir ? Si les questions s’enchaînaient dans son esprit, il se remit surtout à écouter ce qui se disait encore.

Et, déjà, sans attendre, une deuxième nouvelle tombait. En silence, il avait entendu cette nouvelle interférence. Et, sans plus attendre, il apprenait la terrible annonce. L’homme qui avait été choisi n’était qu’un Yuki, déshérité. Les poings crispés, le schéma se construisait déjà dans son esprit. Était-il donc face à un nouveau complot ? Était-ce seulement possible qu’un tel homme, déshonoré par sa propre famille, désigné par un Seigneur dont le premier choix fut si néfaste, fasse véritablement l’effet escompté ? Allait-il donc creuser davantage le gouffre de la désunion ? Ou trouver un moyen pour trouver la stabilité ?

Aussi, silencieux, soucieux, il se questionnait sur les véritables raisons d’un tel choix. Comment le Daimyo, qui avait demandé un Yuki au pouvoir, avait-il pu placer Benten ? Comment, cette fois-ci avait-il réussi à placer cet étranger qu’était Sôsuke ? Pourquoi ne l’avait-il pas fait depuis le début s’il était déjà si proche d’un Yuki ? Tant de questions sans aucune réponse. Était-ce un complot ? Déglutissant, il tourna le dos au garçonnet, faisant demi-tour pour enfin fuir cette terrible assemblée lugubre.
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Dim 24 Sep 2017 - 13:39
A peine quelques heures après avoir débarqués, les gradés du village étaient convoqués au Dojo pour une annonce apparemment capitale. Epuisée, Arukisa avait juste pris le temps de passer chez elle pour se changer, elle aurait bien dormi des heures mais son activité de ninja de Kiri était trop importante pour ignorer cet appel. D’autant plus que depuis son départ en mission, elle avait eu vent de plusieurs événements majeurs au village et elle devait confirmer ces rumeurs.

Sur place, déjà de nombreux shinobis attendaient. Shiori, Kasanagi et Nagu se tenaient en face de l’assistance. Les hostilités commencèrent quand Kasanagi prit la parole. Et quelle entrée ! La nouvelle était tombée : la Daimyo était mort, Raonaka prenait sa place, Benten avait bel et bien était destituée comme elle en avait été brièvement informée et un nouveau Mizukage prenait fonction dès à présent. Beaucoup d’informations en une seule fois, c’était compliqué à encaisser. La sabreuse avait déjà rencontré Ao Raonaka lors de sa première mission. Du peu qu’elle avait constaté de lui, c’était un homme charismatique, sûr de lui et qui inspirait le respect. Kiri avait perdu un homme important dans son fonctionnement mais peut-être avait-elle gagné un élément qui allait lui faire passer un cap. Quant à la nouvelle de la déchéance de Benten, la kunoichi ne put que s’en réjouir. Elle n’avait pas été actrice des événements mais elle avait subi elle aussi l’affront au Dojo et les murmures sur son passé tumultueux ne lui inspiraient pas confiance. L’implication de la jeune fille dans la politique de son village était moindre, mais savoir que la tête du village était entre de bonnes mains était essentiel. Ainsi, elle prit plutôt bien la venue d’un nouveau Mizukage. Un Yuki, le même clan que son coéquipier. Jamais elle n’avait entendu parler de lui, mais quand il se manifesta elle vit que c’était le capitaine du bateau qui l’avait ramené de Shîto. Décidément, il était au centre de l’attention. Sa nomination sembla créer un frémissement dans l’assemblée. Les visages autour d’elle n’avaient pas l’air tous convaincus.

C’est finalement Nagu qui, dans un long monologue, expliqua le déroulement de la scène à Shîto avant de terminer sur un ton peu amical envers le Nidaime. Il mettait en doute le déroulement des derniers incidents. Ce n’était peut-être pas le moment de penser à cela. C’était encore trop frais, tout le monde était à cran ici. Et probablement lui le premier. Même s’il avait agi en héros, il avait sûrement des séquelles morales. Il se fatiguait même à tenter de discuter, personne n’en avait envie à cet instant. Kiri avait besoin de repos, de souffler.

Une nouvelle ère allait débuter. Il fallait juste le temps de pleurer nos morts avant que nos larmes forment un torrent qui allait dévaster tout sur son passage. L’unité au sein du village était en construction et Arukisa espérait que ce Sôsuke en soit le réel leader.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Lun 25 Sep 2017 - 22:45
Il était rare que Watari soit excédé par tout ce qui se produisait. Pourtant, aujourd'hui, après avoir terminé cette mission qui avait bien plus épuisante mentalement qu'épanouissante en tant que shinobi malgré le bon déroulement de celle-ci pendant une bonne partie du trajet. Cette journée était longue. Trop longue pour lui. Il n'avait fait aucune pause, de son combat à l'examen jusqu'à maintenant, que ce soit l'ambiance électrique qu'il avait enflammé sur le bateau ou la gestion des réfugiés dont il s'était chargé pour l'amiral. Il sortait à peine d'une douche quand la missive était tombé. Une convocation. En fait, la 1ère, depuis qu'il était à Kiri. Pour les gradés de Kiri. Tiens donc ? L'examen international, sûrement. Enfin, peu lui importait : le rang ne changeait pas qui il était. Mais si on voulait qu'il assiste à cette réunion. Honnêtement, il ne savait pas s'il était réellement le bienvenu là-bas, ni si ce qui s'y dirait serait important, mais en tant que première réunion, il eut été idiot de ne pas y assister.

Le grand dojo n'avait pas changé depuis sa dernière visite. Mais ce qu'il ressentait à propos de cet endroit était plus une sorte de déception meurtrie. C'était un dojo et pour Watari, ces lieux avaient une connotation presque religieuse. Son regard se porta sur le bois, les tuiles, les bambous et la végétation. Ce lieu ne méritait pas qu'on le souille avec ces aberrations égotique, ces histoires sordides, ce sang versé. Oui, il avait eu plus de respect pour les sabreurs par le passé. Mais aujourd'hui, son cœur était lourd de déception quand il s'avançait en ces lieux. Lieux, qui étaient ce soir, habités par une tension fébrile alors que des ninjas de tous les clans s'y étaient amassés. Il était arrivé alors que le jeune Yuki Tetsuko, ce garçon étrange qui s'était enfuie avec Shiori, annonçait une bien triste nouvelle. Combien de morts faudrait-il avant que Kiri ne soit surnommé le cimetière de la brume ?

Son regard s'éclaira face à une agréable surprise. Il n'était pas au courant du retour d'Hanzo, mais celui-ci semblait désormais bien mieux équipé que par le passé. Cela étant, le jeune homme réprima un sourire. Si Hanzo était de retour, peut-être que les sabreurs retrouveraient un chemin d'équilibre ? S'installant près de celui-ci en écoutant un homme en train de s'exprimer, il ne put s'empêcher de laisser échapper : Dire qu'on me trouve révérencieux, j'ai trouvé un maître des palabres et d'égocentrisme ignorant ses moments... Enfin, j'imagine qu'il vaut mieux qu'il s'exprime... Il posa une main sur l'épaule du sabreur avant d'ajouter : Je suis content de te revoir parmi nous mon ami. Malgré la funeste nouvelle, je pense que ta présence sera importante pour la suite des événements. J'aurais à te parler plus tard. Il lui sourit doucement, le salua avant de se diriger vers le chef du clan Yuki qui se trouvait seul.

Eh bien... Je commence à croire que vous nous cachez des Yuki un peu partout dans notre monde, mon bon ami... Il s'amusa de sa bravade avant d'ajouter : Comment vous portez-vous, Eiichiro-sama ? Lui adressa-t-il en remarquant les doigts bandés du chef du clan Yuki...
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Mar 26 Sep 2017 - 0:11
Une voix l’arrêta dans son hésitante marche. Une voix reconnaissable. Un homme à la philosophie surprenante, dont la sagesse avait plusieurs fois chahuté l’esprit du combattant. Si l’un était hanté, ses nuits, par les démons de son passé, son ami ne semblait pas vivre les mêmes fantômes. Grand amateur de thé, autant que de Saké, le personnage était si atypique que le Yuki avait noué une étrange amitié avec l’intrigant Samouraï. Lui qui savait apprécier sa compagnie, elle lui semblait si nonchalante, si désinvolte, que l’aveugle se demandait si l’autre comprenait ce qui se réalisait. Aussi, alors qu’il lui tournait encore le dos, poussant un soupir silencieux, il vint finalement à lever la tête, encore plein de questions. Quel était cet étrange avenir ? Pouvait-il seulement en être autrement ? Alors, sans se retourner, il répondit à son compagnon de théière.

« Nous sommes un Clan, et non une famille. Nous sommes largement dispersés. »

Hochant la tête, l’homme, fatigué, n’avait pas le cœur à la discussion. Epuisé par les derniers événements, le voyage en bateau avait fini d’écraser le cœur de l’aveugle qui, à terre, n’avait pas le courage ou l’envie d’une discussion. Tout ce qu’il voulait, c’était que le temps s’arrête. Peut-être aurait-il aimé, même, de pouvoir remonter le temps. Mais, finalement, tout cela n’étaient que des rêves. Sa réalité, elle, était bel et bien obscure. Vide de toutes les couleurs. Vide de cette vie si pétillante. Dans un soupir, les doigts douloureux, la main gauche à sa canne de fortune, celui qui traînait son fardeau s’en allait, le dos voûté.
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Mar 26 Sep 2017 - 18:11

« Wake up in the morning and I gotta win, not taking the victory, that’s my only sin »





Avant qu'il ne se retire des lieux sacrés pour tout épeiste digne de ce nom, d'où qu'il vienne, Hanzô eut le plaisir coupable de reconnaître un de ses amis d'antan qu'il avait connu du temps d'après la Grande Purge, celui-là même où chacun s'était uni pour construire quelque chose de plus grand que soi ; Kirigakure no Satô. Ten no Tsurugi, la Lame du Ciel, surnom sûrement servi grâce aux techniques du samuraï qui combinait son art des terres du Métal et l'affinité du zéphyr dans un style tout à fait unique qu'il enseignait dans son propre lieu de culte, moins grand que celui-là. Le discours battait son plein en la personnification de son clan, Kaguya Nagu. La langue aussi affûtée que son épée, Watari ne le manqua pas et il ne put retenir un sourire à ouïr tels mots, presque à pouffer tant il était proche d'une réalité toute relative, sans en rater une miette pour autant.

« Effectivement, il en avait des choses à dire... » Soufflant du nez pour marquer le comique de situation, il laissa le brun poser une main sur sa large épaule, son masque osseux grinçant quand ses lèvres se fermèrent. « Le contentement est partagé, Watari. Je suis à ton entière disposition, tu sais où me trouver vieux frère. » Bienveillant et empli de fierté qu'un père fondateur jugea son arrivée avec tant de respect et d'attention, bien qu'il était difficile à flatter, ses mots firent mouche.

Lui rendant son salut, le Kaguya déshérité et vagabond lui rendit aussi son sourire et le laissa vaquer tandis qu'il accomplissait, comme décrit précédemment, son petit jeu de pouvoir avec les têtes d'affiches de cette réunion. Bientôt, tout ceci serait à marquer d'une pierre blanche comme le jour qui avait goupillé une suite d’événements menant à l’avènement d'une nouvelle Kirigakure. Une qui n'avait plus peur et qui se faisait assez confiance pour prendre à-bras-le-corps les problèmes et dangers inhérents à ce genre de structures.




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Ven 27 Oct 2017 - 2:03
Pour une explication, c’est une explication. Le héros et Kaguya au curieux faciès nommé Nagu vient tout juste de réaliser un rapport détaillé des évènements ayant conduits à la mort du seigneur Naragasa. Et par « détaillé » j’entends véritablement détaillé. L’homme au teint sombre a été tellement précis dans son monologue que j’en ai presque honte. En effet mes rapports écrits ne sont pas aussi pointus et clairs que le bref exposé qu’il vient de nous pondre en un instant. Certes il y a eu des temps de pauses, certes il y a eu des phrases tournées de façon bien singulières – allez savoir pourquoi cet homme juge bon de parler de lui à la troisième personne – néanmoins j’ai plus ou moins tout compris et ai même eu la sensation d’y avoir été tant la précision dans son propos est chirurgicale. C’en est presque inquiétant. À croire qu’il avait préparé ce discours.

Après un court temps de pause, le Kaguya se permet de tacler les deux autres clans majeurs que sont les épéistes et les Yuki. Je ris jaune à l’écoute de cette réflexion qui, curieusement, passe plus ou moins inaperçue auprès de l’assemblée. À croire que le laïus du héros de guerre ait assommé les esprits – peu aiguisés il est vrai – de la populace et des shinobis ici présents. Quoiqu’il en soit, Nagu reprend de plus belle et se met alors à vanter ses mérites ainsi que ceux de ses camarades. Ceci-fait, il poursuit – ENCORE ? – et conclut – ENFIN – par une question qui, à n’en pas douter, restera en suspend un long moment.
▬ Eh bah.
Je pourrais me moquer, lâcher une ou deux piques sur la propension de notre homme à monopoliser la parole et à discourir pendant des heures mais le fait est que les trois quarts – si ce n’est plus – de son propos a été efficace et plein de bonnes informations. S’il est vrai que parler pour ne rien dire est une tare, il est faux de croire que discourir et relater les faits avec précision est un défaut. En l’occurrence, ce bon monsieur a fait son devoir – et même un peu plus. Et quand bien même ses opinions sur mon clan et sur celui des sabreurs me dérange, je sais reconnaître un homme sensée quand j’en vois un. Et croyez-moi, ils sont rares … Surtout à Kiri.

Dans tous les cas, moi, je n’ai plus rien à faire ici. Le seigneur est mort. Il a nommé un nouveau chef dont je ne sais rien … Je suis d’avis que suivre aveuglement les dernières volontés d’un vieil homme ayant commis plusieurs erreurs par le passé – l’élection de dame Benten entre autre – relève de la folie pure mais qu’importe. Comme on dit souvent ; Advienne que pourra. Personne n'a l'air de vouloir s'opposer à la nomination de Sosuke et je ne suis pas certain qu'une énième rébellion soit ce qu'il y a de mieux pour le pays.

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