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Le début d'une nouvelle ère | Annonce publique du Nidaime Mizukage


Ven 22 Sep 2017 - 13:33
Une semaine déjà que tout avait changé. Du moins non officiellement. Ou si peut être, mais en aucun cas rien n'avait pour l'heure, été rendu public. Juste la haute sphère de Kiri qui était déjà au courant et qui attendait, impatient ou non, partisans ou pas, de voir cette décision, si on peut l'appeler ainsi, rendue public. Une décision, ce n'était pas réellement le bon mot à mes yeux ni même probablement aux yeux de plus d'une personne. Pour moi, C'était une dernière volonté d'un vieux seigneur. Pour d'autres une imposition encore. La seconde. Pour le second mizukage. Une appréhension générale sur cela. On redoute de voir un second Benten prendre place à la tête de notre village ninja. On redoute de nouvelles mesures disciplinaires plus folles les unes que les autres. On a peur de voir un nouveau climat de terreur prendre place. Même si, donner autant d'impact à celle qui a été la dame des brumes n'est pas réellement correcte. Elle n'a pas fait tant de choses. Me concernant oui, mais pour d'autres, elle n'a aucunement impacté sur leur vie. Enfin, je ne peux pas parler pour tout le monde.

Soupirant un peu, je fixe la foule en bas avant de tourner la tête vers notre nouveau chef. Ayant eu l'occasion de discuter avec lui, malgré son nom de Yuki, je n'ai pas tant de mal que cela. Néanmoins, je me doute bien que cela fera polémique. Ai-je réellement envie d'être l' annonciatrice de cette nouvelle. Yuki Sosuke Mizukage. Une information qui va devenir vérité dans quelques instants. Je redoute cet instant. Alors je prends une grande respiration avant de faire le grand saut. Au sens figuré pas au sens propre. En aucun cas, je n'aurais l'idée de faire une tentative de suicide en sautant du haut de l'hôpital, où nous nous trouvons actuellement.

"Bonjour à tous et Merci d'avoir répondu présent pour ce communiqué." Commençais je alors d'une voix forte afin de pouvoir me faire entendre de tous. "Pour commencer, je tiens à offrir une pensée à tous ceux disparus lors de l'attaque orchestrée à Shito no Kuni. Néanmoins, ce n'est pas la seule attaque qui a fait mouche. Ici à Mizu, notre Daimyo, Naragasa Kira à subit une attaque. Et malgré la présence de mon équipe, nous n'avons pu faire face à l'ennemi et le protéger comme nous le devions. " Annoncer ainsi l'échec de notre mission à Kasanagi, Nagu et moi, ce n'était peut-être pas la meilleure idée, mais c'était l'amorce. Pour annoncer la suite. "Néanmoins, nous avons réussi à sauver son fidèle conseiller, Roanaka Ao qui prend, dès maintenant la relève." Balayant du regard la foule devant moi, je lève alors la main, celle contenant le parchemin regroupant les dernières volontés du guerrier du froid. "Et la première action du Daimyo Raonaka est de respecter les dernières volontés de son prédécesseur." D'un mouvement de mon autre main, j'invite l'amiral Yuki à s'avancer vers moi. "Alors. Je vous annonce dès maintenant la nomination de Yuki Sosuke au titre de Nidaime Mizukage !" Je me tais alors, attendant maintenant les réactions de tous et toutes. Mon regard cherchant déjà dans la foule les possibles manifestations de désapprobation face à cette nomination d'un pseudo-inconnu au titre de mizukage. La première fois, le premier choix, n'avait été glorieux. Mais Naragasa Kira ne pouvait avoir fait deux fois la même erreur. Du moins, c'est ce dont j'essaie de me convaincre depuis que je sais cette information.

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Ven 22 Sep 2017 - 17:21
Plus d’une semaine après le retour de la délégation de Kiri et de Mizu no Kuni, l’ensemble des shinobis et habitants de la cité de la Brume sont invités à l’Hôpital Général…

« Honnêtement, tu t'y fais ? »

Il s’adressait à son amie de toujours, Nakamura Ueno. S’il avait posé une question un peu abstraite voire idiote, Yuki Sôsuke avait encore du mal à réaliser tout ce qui s’était passé cette dernière semaine. Lui, Nidaime Mizukage, qui aurait pu y penser, hormis ce fourbe de Naragasa Kira, défunt Seigneur de l’Eau ? Personne, et encore moins l’intéressé. Mais lorsqu’il repensait aux conversations qu’il avait pu avoir avec « papy », ça devenait clair. Il y pensait vraiment, à sa nomination. Il y avait toujours pensé.

Et désormais, c’était à l’intéressé d’y penser, ou plutôt d’y croire. Dans quelques instants, il monterait sur le toit du grand Hôpital Général, pour prononcer son discours d’intronisation devant des centaines, voire des milliers de ninjas et civils.

L’Amiral soupira, et ferma les yeux deux secondes qui parurent si longues. Et, comme s’il avait laissé derrière lui son ancienne vie, l’expression de son visage était aussitôt devenue moins légère, plus… stricte.

***

Eparpillés, parfois serrés, sur tout le devant et les côtés du grand hôpital, les centaines et centaines de Kirijins eurent à attendre quinze minutes – pour les premiers arrivés – avant de voir arriver les premières silhouettes sur le toit de la bâtisse.

La première à s’avancer fut Watanabe Shiori, qui prit la parole de manière concise et neutre pour annoncer les deux informations cruciales dont il était question aujourd’hui. Mais lorsqu’elle recula après avoir rempli sa tâche, les spectateurs – déjà pour certains en train de commenter ce qu’ils avaient entendu – virent du mouvement.

En effet, ils purent constater la présence de deux shinobis, portant des masques totalement blancs. Si la plupart des conviés y voyaient des gardes, certains commençaient à se questionner sur la raison de cet uniforme, voire déguisement ?

Nakamura Ueno apparut également, mais resta un peu plus en retrait, même davantage que Shiori. Pour ceux qui étaient déjà au courant de l’identité de leur nouveau chef, ils purent seulement être surpris de constater la présence de la Sabreuse au serpent, sans doute à un posté clé, mais peut-être comme simple accompagnatrice ou secrétaire.

Enfin, Yuki Sôsuke ferma la marche. S’avançant progressivement jusqu’au plus près de la bordure avant du toit, le nouveau chef du peuple de Kiri se présenta à ce dernier. Sous un large habit blanc et fin, couplé à une tunique aussi pure et dont le seul motif était celui de l’Eau, le Nidaime Mizukage scruta l’incroyable assemblée qui se tenait sous ses yeux.

« Je n’ai des Yuki que le nom et le sang. Je n’ai de Kiri que les descriptions de mes défunts parents et les nombreuses discussions à son propos avec le défunt Seigneur Naragasa. Et pourtant, me voilà aujourd’hui parmi vous tous, nommé pour vous diriger. »

Il ôta sa coiffe de Mizukage – tout en se demandant si son prédécesseur en avait porté une similaire – et la tint.

« Pour être honnête, notre Daimyô devait croire que ma neutralité face aux conflits tant externes qu’internes au village, seraient un atout pour tous. Peut-être n’avait-il pas tort. En réalité, je ne connais que peu d’entre vous, et la majorité de ceux qui connaissent mon nom l’ont seulement lu dans une lettre ou entendu au cours d’une mission. »

Yuki Sôsuke, l’ami et Amiral du défunt Seigneur Naragasa. N’ayant jamais été Kirijin depuis la création de ce village, très peu de leurs membres le connaissaient. Et si ce nombre avait forcément grossi depuis l’annonce de sa nomination et le bouche à oreille, très peu le connaissaient véritablement. La réciproque était toute aussi vraie. Mais le Nidaime ne comptait pas rééditer les erreurs du règne précédent.

« Nous nous connaissons donc peu. Et mon opinion est que c’est justement ce qui a enclenché tous les conflits que nous essuyons aujourd’hui. Je ne parle même pas du manque de lien avec les autres pays ou institutions, en tant que village de Kiri, mais de celui que nous avons avec les nôtres, Kirijins. Dans ce qui m’a été rapporté de l’ère du Shodaime, c’est bien le refus d’apprendre et de comprendre qui semble avoir été le problème. »

Il repensa à celui qu’il aimait appeler « papy ».

« Le Seigneur Naragasa me disait souvent que la violence n’est qu’un ultime recours, car elle est dangereuse. C’était d’ailleurs par un changement de Mizukage qu’il comptait vous apporter meilleure situation. Je ne juge personne ici, mais l’usage aveugle et sans limite de la violence tant des rebelles que des alliés de mon prédécesseur a-t-elle apporté quelque-chose, si ce n’est le désarroi ? Je ne serai pas l’Ombre du sang, mais celle de l’écoute et de l’action. »

Sans qu’elle ait été longue, il profita d’une pause dans son discours pour remettre sa toque de Mizukage sur sa chevelure blonde. Son regard, flottant vers le bas, discernait les différences de placement de certaines familles. Ainsi, on pouvait voir les Kaguya bien à l’écart des Yuki. Quiconque aurait été à la place de Sôsuke aurait aussitôt pu en arriver à la même conclusion. Le village était divisé.

« Je prendrai le temps qu’il faut pour apprendre à connaître chacun d’entre vous, et vous apprendrez à me connaître en tant que chef, mais également comme votre égal en bien des points. Pour ceux qui ne croiraient pas en mon discours, en ma nomination, ou en certains de leurs compères, qu’ils regardent ce qu’ils ont devant eux. »

Le choix du lieu pour ce discours semblait prendre de l’importance. Face au public, le grand Hôpital Général était immanquable. Symbole des grandes institutions Kirijines, de l’administration Kaguya mais surtout et plus récemment lieu des nombreux blessés de Shîto, mais également du raid qui avait été lancé envers O’Dui S. Benten, première Ombre.

« Vos querelles ne sont pas innocentes dans le fait que notre hôpital soit quasiment plein aujourd’hui. Nous devons nous entendre et agir pour qu’il soit toujours le moins rempli possible. Car pour moi, avant d’être membre d’une grande famille, ancien partisan de mon prédécesseur ou ancien rebelle, vous êtes des Kirijins qui avez à cœur de défendre les vôtres et notre archipel. Si quelqu’un tente à nouveau de diviser notre village, je m’emploierai pour que ce soit lui qui se retrouve en bas, plutôt que de nouveaux innocents. »

L’heure était à la conclusion, mais également à de premières annonces.

« Je terminerai par trois premières annonces. La première, c’est que j’annoncerai et dialoguerai régulièrement avec les plus hauts gradés de notre village via des « Réunions générales ». La deuxième, c’est qu’une journée de dueil aura lieu dans une semaine, et sera achevée par une cérémonie nocturne en l’honneur de Kaguya Nagu, c’est d’ailleurs au terme de celle-ci qu’aura lieu la première Réunion générale. Enfin, des travaux de construction d’un bâtiment administratif seront entamés dès demain. »

Il adressa un dernier regard au fier peuple Kirijin. Malgré la division qui transpirait encore dans ses rangs, il avait à cœur de bien faire.

« Je vous souhaite à tous une bonne journée, et espère qu’ensemble, nous saurons porter Kiri à sa véritable hauteur. »

Sur quoi il tourna les talons, et disparût progressivement aux yeux de la foule, qui n’avait plus qu’à réfléchir à ses paroles…

Spoiler:
 
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Sam 23 Sep 2017 - 15:13
Tout ça avait été trop vite. La défaite de Shîto. Le retour endeuillé sur le navire. La présence de l'Amiral jusqu'au village de Kiri, une première depuis des lustres. La grande annonce au Dojo, lieu ultime et cher à mes yeux qui plus est. La déclaration de la mort tragique et mal venue du feu Daimyô Naragasa, pour qu'un nouveau soit aussitôt proclamé. Mais le plus important dans tout ça n'avait rien à voir avec un quelconque échec ou des malheureuses funérailles. Mon cœur avait fait un bon à la nomination d'un nouveau nom pour tous, pour Kiri. Yuki Sôsuke était le Nidaime Mizukage. Ça pour une surprise. Si elle ne l'était pas tout à fait dans le fond, moi qui savais pertinemment que l'Amiral était un proche dévoué du défunt Naragasa, je ne m'attendais pas à ce qu'il le laisse partir loin de lui et pour une durée indéterminée. J’irai là où notre Seigneur Naragasa m’enverra. Des mots qui prenaient tout leur sens à présent que sa plus grande mission serait de diriger et d'élever le village caché de la brume. Ni pour moi, mais davantage pour lui, je m'inquiétais. Pourrait-il seulement supporter d'être l'objet de méfiance ? Tout ce que j'espérais maintenant c'était que son règne dure le plus longtemps possible, car avant même d'être mon supérieur et Ombre de l'Eau, il était mon plus cher ami.

Une question lourde de responsabilité tandis que je marchais au côté du maître Nidaime en personne. Je me demandais encore pourquoi j'avais accepté de l'y accompagner car cela allait encore, probablement, faire parler de moi, tandis que je tentais de faire profil bas depuis que ce samouraï m'avait bel et bien fait comprendre que j'étais sur une sellette pour ceux qui avaient pu être présents dans les appartements privés de la Shodaime. La réponse était bien évidente pourtant. Je ne pouvais le laisser seul dans un moment pareil. Avait-il peur ? Était-il heureux de finalement avoir cette raison pour rester à Kiri ? Je n'en montrai rien mais je n'en pensais pas moins et je m'inquiétais, il fallait bien l'admettre pour une fois. Si impuissante face à tout ça, je ne devais me contenter de l'épauler comme je le pouvais, en tant que Sabreuse mais également en tant que fidèle alliée. « Peut-être un peu plus que toi. » Je lui adressai un sourire et passai une main dans mes cheveux en soupirant longuement. « Mais ce qui est sûr c'est que, pour le moment, je refuse de t'appeler Maître. »
* * *
Ce fut seulement à cet instant que nous entrâmes au sein de l'Hôpital Général pour rejoindre le toit. Passant devant le blond, derrière ces deux mystérieux shinobis, je n'évitais pas les regards. La foule était grande en ce jour pour apprendre du premier discours officiel de la nouvelle Ombre. Je lançai un rapide coup d’œil à ma consœur qui venait de faire son annonce, lui adressant même un hochement de la tête pour la saluer. Toujours silencieuse et le faciès franc, quoique peut-être un peu trop sévère, je me plaçai sur le côté pour laisser passer le Nidaime Mizukage.

Le silence régnait lorsque le Yuki prit la parole. Mais il n'était pas hostile. Il était à la fois curieux, secret et endeuillé. Moi, et comme assurément toute l'assemblée qui s'était présentée en ce lieu, étais calme et insonore. Je l'écoutais avec grande attention et à chacune de ses phrase je me remémorai le passé. L'affront de Benten au Grand Dojo. L'article du kunaï émoussé. La réunion engendrée par Eiichiro dans le but de destituer la Shodaime Mizukage. L'attaque en cette grande bâtisse menant à la fuite de la Dame de Kiri. Tout ça, il n'avait en rien tort, était fruit de violence. Alors que nous n'étions sortis que peu de la traque des bandits du pays pour nous consacrer davantage à l'élévation d'un village caché, nous avions perdus l'essentiel. Je ne regrettais rien de ce que j'ai pu faire ou tenté de faire. Absolument rien. Mais mon cœur était apaisé lorsque l'ancien Amiral -à présent- parlait de nous reconstruire. Ensemble. Yuki, Kaguya, Confrérie, et tous les Kirijins prêts à défendre la patrie. Je n'avais jamais été sceptique en les capacité de Sôsuke, pourtant je craignais bien les réactions de tous les autres qui ne pouvaient le considérer comme je le considérais.

Lorsqu'il eut finir son apparition sur les quelques mots de trois annonces générales importantes, je m'inclinai respectueusement lorsqu'il passa devant moi. Et une fois qu'il fut à l'abris des regard, seulement à ce moment, je me redressai pour repartir à mon tour et le rejoindre avec un sourire sincère « S'ils ne connaissaient ton nom quelques semaines auparavant, aujourd'hui c'est une toute autre affaire. » Je souhaitais le détendre de toute cette tension et pression. Puis d'un ton bien plus solennel je le regardai franchement droit dans les yeux. « Beau discours Maître Nidaime. »

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Sam 23 Sep 2017 - 17:10
Mais quand est-ce que ça commence, ce truc?

Ce “truc”, c’était supposément une annonce super importante que les hauts gradés devaient faire à l’Hôpital général. Pourquoi ici? Ça devait être cause de la hauteur, ce serait sûrement plus facile de s’adresser au monde. Et du monde, il y en avait beaucoup aujourd’hui, je n’étais pas la seule idiote à m'être déplacer pour rien. Je reconnaissais d'un côté les membres du clan Yuki, de l'autre les Kaguya.

Finalement, au bout d’une quinzaine de minutes, des silhouettes apparurent sur le toit de l'hopital. Un homme portant un chapeau et une toge, une femme et deux autres personnes masqués. Ils vont nous faire une pièce de théâtre?

La femme avait parlé en premier. Son discours était comme je les aimais: clair et droit au but. Un politicien était mort, un autre politicien le remplaçait, maintenant on avait un nouveau Mizukage. C’était à peu près tout ce que j’avais besoin de savoir.

L’homme au chapeau, un ninja du clan Yuki et le nouveau Mizukage en question, fit son discours avant de se tourner et de partir. Encore là, Il y avait tellement de noms, que c’était impossible de les retenir tous. Mais j’avais compris l’essentiel… Enfin, c’est ce que je croyais.

Quoi, c'est tout?

Moi qui m’attendait à quelque chose d’important, j’étais plutôt déçue. Je n’avais rien contre ce Sosuke, mais s’il me tirait encore de mon lit pour faire un discours, aucun ninja masqué ne pourrait m’empêcher de lui donner une claque. Non mais ils auraient pu envoyer une lettre, ça aurait fait pareille, non?

Je m’étirai longuement et me mise à bâiller, la bouche grande ouverte. Il était temps de retourner dormir.
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Sam 23 Sep 2017 - 20:45

Il y avait un rassemblement aujourd'hui. L'annonce de l'accession au titre de Nidaime Mizukage de Yuki Sôsuke allait être rendu officiel. J'avais passé cette semaine chez moi, sans rien faire d'autre que de me morfondre sur mon sort, et de ressasser encore et encore cette cruelle bataille face au Soshikidan. Impuissant, ridicule, inutile. Voilà quel avait été l'action du Kirijin chargé de protéger le Daimyô du Pays du Feu. Et je n'étais pas le seul. Beaucoup y avaient laissés la vie, et les survivants ne pouvaient que se lamenter sur leur état pathétique. C'était un coup dur insoutenable. Mais aujourd'hui, c'était plus que jamais qu'il fallait se montrer fort. J'en étais bien conscient. Je repensais à cette mission que j'avais effectué sur cette île gelée, qui m'avait mené à rencontrer Shishihoshi, le lion céleste. Je ne l'avais évoqué à aucun moment, ni à personne. Je n'avais même demandé encore jamais effectué d'invocations Parce que je n'étais pas sûr de moi.

Pourquoi ce lion m'avait-il choisis ? Simplement pour mon état de membre du clan Yuki ? Probablement. Dans tous les cas, mon opinion de moi-même était toute chamboulée. Après avoir éteint ma dixième cigarette de la matinée, je finissais par aller me préparer, dans le but de me rendre à l'Hôpital du village, d'où se ferait la grande annonce. J'y allais pour voir la réaction du peuple, pour entendre le discours de notre nouveau Mizukage, pour voir ce qu'il s'y passerait. Plus passif que jamais, je trainais les pas à travers les rues quasi-désertes du village, notant que tous s'étaient déjà rendus sur les lieux, probablement. Une fois arrivés, je pus constater de la foule immense qui s'y trouvait.

Réellement, ça faisait beaucoup de monde. Je reconnaissais même mon marchand de bonbons dans le tas, il y avait même la jeune Yoko ! Elle s'était bien remis de notre affrontement, une bonne nouvelle. Mais dans mon état actuel, il était hors de question que j'aille la voir. Moralement, j'étais un miroir brisé. La Sabreuse Watanabe Shiori débuta alors l'allocution, évoquant la défaite de Shito, et la mort de notre Daimyô. Je poussais un soupir en gardant les yeux rivés vers elle, attendant la suite sans grandes attentes. Finalement, elle laissa place au Nidaime, qui débuta son discours.

« Je ne serai pas l’Ombre du sang, mais celle de l’écoute et de l’action. »

Ce fut la seule phrase qui me resta en tête à la fin de son discours. L'Ombre de l'écoute et de l'action ? Ce type m'apparaissait sympathique. Et ce n'était pas forcément un compliment. Mais passons. Donc, le village tout entier connaissait maintenant le visage de son nouveau leader. Nous devions agir, oui, c'était certain. Il me fallait me relever, mais c'était difficile, beaucoup trop. Pour l'heure, je devais me recentrer. Tournant les talons, je rentrais alors chez moi, m'allumant une cigarette.

La onzième.
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Sam 23 Sep 2017 - 21:04

« Wake up in the morning and I gotta win, not taking the victory, that’s my only sin »





Sept jours après l'annonce, voilà que Sôsuke s'était décidé à assumer son rôle et à le prouver par un discours, perché sur le toit du bâtiment tenu par les Kaguya où il avait rencontré Shinichi quelques jours avant. Dépassant bon nombres des gens de l'assistance d'au moins une tête, il avait une vue imprenable sur l'Ombre de l'Eau et sa garde ainsi que Ueno, fière et droite à côté de lui, symbolisant l'unité des Sabreurs avec le pouvoir en place, qui pouvait laisser place au doute vu les récents événements avec le Shodaime. Rien que penser à cette vieille péripatéticienne, le Torrent serra les dents de rage d'avoir été si impuissant, écoutant son instinct de conservation plutôt que celui de traqueur qui lui sommait de se lancer ses traces pour lui infliger la rencontre avec le Shinigami.

Tetsuko, Kiri et Sôsuke auraient besoin de lui, les Sept aussi, cette idée imprimée dans son esprit lui évitant un coup de sang qui l'aurait encore une fois lancé hors du village pour cette fois aller sur les traces de la vieille médecin.

Samehada essayait bien de lutter, frottant ses écailles contre sa colonne vertébrale pour signifier ô combien partir en chasse lui plaisait, mais le claquement de langue entre ses dents lui indiqua son refus catégorique. Elle grogna de mécontentement. Il glissa sur son faciès un rictus satisfait tout en écoutant les mots fermes mais bienveillant de son supérieur hiérarchique. Celui qu'il savait capable de diriger l'entité Brumeuse vers une ère de prospérité sans pour autant être un couard ni un suprématiste. Hanzô n'aurait pas voté pour lui si élection il y avait eu, pas par refus mais parce que ce nom bien que gravé dans son esprit lui évoquait liberté, et non décisionnaire ferme. Pourtant dans ce rôle, plus il parlait, et plus il lui semblait évident que sous la façade de Yuki rejeté s'imposait peu à peu le vrai visage de Sôsuke.

À l'annonce des trois points principaux, il acquiesça de contentement et Peau de Requin frémit à l'idée de se retrouver dans la même pièce que tous les plus puissants Jônin du village, pour de sombres méfaits, qu'il répudia du même claquement de langue avant de prendre la tangente, son gabarit l'aidant à se frayer un chemin dans la foule.

« Ganbatte, Sôsuke-san. »




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Lun 25 Sep 2017 - 23:06
Il flottait dans l’air un mélange d’espoir et de craintes. Comme si l’on pouvait sentir le renouveau à venir mais qu’on en ignorait toujours la forme. Le village ainsi rassemblé devant l’hôpital, lieu emblématique de son clan, donnait aux yeux de Tsukiyomi un drôle de spectacle d’unité factice. Elle qui depuis quelques temps déjà devait assumer qu’elle se berçait d’illusions depuis bien longtemps sur l’état de ce village cher à son coeur avait du mal à observer un tel rassemblement sans être amère. Et pourtant, il lui fallait prendre son mal en patience, car ce qui allait suivre valait le détour.

Tout cela était très solennel, et le coeur de la genin n’y était pas vraiment. Elle sentait que ce qui se produisait était important, mais alors qu’elle observait cette femme annoncer le nom du nouveau Mizukage et puis cet homme, inconnu, faire son discours qui se voulait inspirant, elle sentait qu’une part de son âme était amère.

Tsukiyomi détaillait la foule autour d’elle, espérant glaner quelques réactions, pour prendre du recul sur le vide qui l’habitait et, constatant qu’elles étaient plutôt variées, elle comprit. Comprit que ce vide n’était en fait que la manifestation d’un chaos de pensées qui se mêlaient en son esprit face à ce discours, cette personne, cet événement historique. La jeune femme avait été tenue à l’écart de la situation du village sous la précédente Mizukage, et se faisait à présent pour la première fois sa propre idée de la personne qui occuperait ce poste. Elle s’attendait à une sorte d’apparition presque divine, un charisme imposant, des mots qui la feraient vibrer mais il n’en fut rien et elle était presque triste. Elle aurait aimé ne s’attendre à rien, ne pas comprendre ses mots et se contenter d’admirer l’événement.

Plusieurs fois, ses mots firent tiquer la Kaguya. Aussi peu impliquée qu’elle l’avait été dans les scandales qui ont secoué le village, jamais il ne lui serait venu à l’esprit de se positionner aussi ostentatoirement au centre du spectre de réflexion. Quand bien même son clan était resté loyal, elle trouvait presque insultante cette prise de position, en particulier vis à vis des victimes, et de ceux qui avaient tout donné pour les libérer. Voilà qui titillait sa morale. Partant de là, elle ne pouvait que se questionner sur les choix des mots, et même de mise en place de ce discours. Si elle voulait y croire, sincèrement, au fond d’elle, Tsukiyomi ne pouvait s’empêcher de voir dans tout cela une mise en scène, une tentative de brosser dans le sens du poil. Rien de mieux pour amener la méfiance chez elle. Voir un inconnu parler de changer les choses, d’unité, de lendemains qui chantent la laissait de marbre, avec ce fond d’amertume qui ne partait pas. La jeune femme connaissait ses propres projets, ceux de ses proches et de son tuteur pour amener un semblant d’ordre à Kiri. Elle en connaissait la complexité, et ce genre de discours, avec toute la bonne volonté qu’elle essayait de voir derrière, sonnait faux.

“ Rien de nouveau sous le soleil. “ Murmura-t-elle pour elle même.

En somme, Tsukiyomi n’était pas convaincue. Plus à cause des circonstances et des multiples chocs qu’elle avait du endurer après des mois tenue à l’écart de la vie de Kiri par son clan. Parce qu’elle était éprise de justice et rêvait de paix avant toute chose, elle voulait se convaincre. Mais force était de constater qu’il lui faudrait du temps. Aussi, elle ne s’attarda pas et dès le discours terminé, la jeune femme partit sans plus de cérémonie. Si elle n’était pas convaincue, elle pouvait au moins espérer qu’elle avait tort. Après tout, son tuteur était mis à l’honneur, c’était déjà une belle promesse, au moins pour son clan, quelle que soit la raison de cette cérémonie.
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Mar 26 Sep 2017 - 0:09
Et maintenant, un discours en publique ? Le voilà en train d'accompagner des grands-mères. Dont celle qui était une réfugié qu'il avait guidé jusqu'à Kiri. Pourtant, malgré son apparence débonnaire et son comportement avenant, il fallait être franc : Watari était plutôt réservé face à cette annonce publique. Le choix de l'hôpital lui paraissait outrancier. Peu astucieux. Ou plutôt, il était difficile pour lui d'imaginer quoi que ce soit de positif, avec les rumeurs qui couraient sur les méfaits de la précédente dirigeante du village. Et pourtant, il fallait se montrer tolérant. La tâche dont héritait l'amiral du seigneur de l'eau, - feu, celui-ci, plutôt - s'avérerait être une lourde tâche et il préférait se rendre compte que leur nouveau dirigeant n'empruntait pas le même chemin que la vieille folle qui se faisait appeler dame des brumes.

La présence des clans était déjà en soi risible. Séparés, ils étaient à l'image du trouble qui habitait ce village. Cette division, cette fracture, il tentait de la colmater, à son niveau. Lui, il ne voyait pas les noms, mais l'honneur et la sincérité, la politesse, la bonté, l'humilité et toutes les valeurs qui forgeaient son existence. Et dans ces clans ? Que voyaient-ils, les uns des autres ? Mépris, insolence, égoïsme, égocentrisme, avidité, stupidité... Même parmi ceux qu'il aimait, il savait que les tares collectives avaient le don de se répandre comme le ferait une maladie à travers une épidémie et de faire naître le chaos. Lui, au milieu de ce Kiri divisé, il était désormais passé d'observateur à acteur. Ce jeu de la politique qu'il n'aimait pas, il s'y essaierait, trop marqué par les regrets qui étaient liés à cette tragique fracture ayant fait couler tant de sang inutile. Sur ce chemin sinueux où il ne refusait sa porte qu'aux scélérats, il se savait comme un funambule suspendu dans le vide. Mais heureusement pour lui, il était de ceux qui pouvaient manipuler le souffle divin...

Le discours fut ouvert par Shiori. De sa grande stature, elle pouvait le remarquer, lui et son regard acéré. Mais il avait changé. Sa sollicitude était plus restreinte, son air moins doux. Sauf à lui expliquer son geste, il ne pouvait rien faire d'autre que le condamner. Mais de là à la renier ? Non, il avait lui aussi l'impression d'avoir fauté en n'empêchant pas Eiichiro d'être dévoré par les froides ténèbres du clan glacé. Comme leur nouveau mizukage le remarquait avec un esprit dont la vivacité était à surprendre tous les plus grands esprits du village qu'il dirigeait, c'était le lien coupé entre les clans, les membres de ces clans, et le jeu des intérêts de chacun, manipulés par une vieille garce qui ne méritait que le Roi Emna, jamais, ne l'absout, qui était en cause. S'il fermait ses portes à Shiori, il l'enfermerait dans ce qu'elle ressentait de plus mauvais et il serait un bien piètre professeur...

Mais vint ce qui fit ternir l'éclat du regard du samouraï. Peut-être que l'ombre de la brume ne le remarquerait pas, mais le regard du samouraï lança des éclairs. Ce qu'il venait de dire ne plaisait pas au jeune homme et était faux. Ce n'était pas tant la faute des habitants de Kiri, que de celui qui avait nommé la première Mizukage ! Cette félonie était encore plus une insulte quand il savait que de nombreux réfugiés emplissaient les murs du bâtiment derrière lui. Entre cela et la présence d'Ueno, il ne lui en fallut pas plus pour partir, contenant avec difficulté son ire. Il laissa juste échapper, assassin : A croire que c'est une vipère pleine de venin, qui lui a susurré de telles inepties...

Certains l'entendirent, d'autres pas. Mais il ne voulait pas rester une minute de plus face à ce spectacle éhonté. Et à l'entente de de Nagu, le jeune homme s'arrêta en plein milieu de la foule, se tenant le visage. Allons bon, voilà encore de multiples occasions pour ce Kaguya de s'écouter parler, je crois que je vais pouvoir développer une officine et vendre des antalgiques à ce rythme... Puis, il se remit à avancer. Malgré tout, il lui faudrait travailler avec ce nouveau chef. Car malgré ses sentiments personnel, il était lui aussi, de tout cœur, avec le projet de stabilité du nidaime Mizukage...
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Dim 1 Oct 2017 - 16:21
Ce matin-là, on avait annoncé un discours important qui allait avoir lieu du côté de l’Hôpital Général. Une affaire politique, un tournant dans l’histoire du Village Caché de la Brume, comme le laisser entendre certains villageois peut-être mieux informés qu’il n’y parait. Les récents événements avaient beaucoup affecté les habitants du village, l’ambiance pesante qui régnait à Kiri et cette division très marquée entre les différents clans ne laissait présagé qu’un avenir bien indécis.

Meiji ne suivait ses événements que de très loin, ou alors à travers le prisme de son père, qui était quant à lui très impliqué dans l’évolution politique et militaire du village. Âgé de seulement 15 ans, il ne s’était jusqu’alors jamais intéressé aux hautes strates du pays, ni même à son histoire politique. Néanmoins, avec son grade de Genin tout fraîchement obtenu, il se devait de faire l’effort d’y porter un intérêt. A sa manière, sans trop se donner de mal, en se contentant d’apprendre deux trois noms et quelques dates importantes, comme à son habitude.

Revenons-en à ce grand rendez-vous de l’Hôpital Général. Meiji n’avait guère envie d’y assister, mais c’est évidemment sous la menace de son paternel qu’il s’y rendit.

« T’as plutôt intérêt de nous accompagner ta mère et moi ! T’es plus un enfant maintenant, tu dois t’impliquer dans la vie de ton village. »

C’est ainsi que la famille Ikeda se rendit à l’hôpital, afin d’assister au grand événement tant attendu. Dans les rues du village, de nombreux groupes marchaient vers la grande bâtisse, criant haut et fort leurs diverses opinions sur la situation de Kiri. Le règne de Benten était globalement décrié, le mandat de la vieille dame était perçu comme une erreur désastreuse pour de nombreux kirijins. Meiji, lui, n’avait pas vraiment porté d’intérêt à tout ça. Son père lui rabâchait constamment à quel point il détestait cette « vieille morue ». Sa récente fuite avait provoqué chez le chef de famille un réel engouement.

Ils arrivèrent au pied de l’hôpital et firent face à une foule impressionnante. Tout le village semblait s’être rassemblé devant le grand bâtiment. Après quelques minutes d’attente, une femme se présenta au bord de la rambarde, sur le toit qui surplombait la foule. Tout le monde se tut pour lui laisser la parole. Elle annonça le nom du nouveau Mizukage : Yuki Sosuke. Ce dernier se présenta, accompagné de deux personnes masquées en guise de garde rapprochée.
L’annonce provoqua grand nombre de réactions parmi les habitants. Meiji observa un sentiment d’étonnement sur le visage de ses parents. Ils ne connaissaient pas cet homme. Son nom de famille était par contre très reconnu au sein du pays. La nomination d’un Yuki au poste de Mizukage soulevait bien des questions. Son discours fut porté sur l’unité et l’écoute. A l’opposé de ce qu’avait pu proposer « Mamie seringue ». Il fallait rétablir des liens forts entre les différents clans afin de repartir sur des bases solides. Le dirigeant fraîchement élu l’avait bien compris et semblait construire son discours sur ce principe.

La foule paraissait divisée, à l’image du village de manière générale. Voir un Yuki au pouvoir ne semblait pas satisfaire tout le monde. Meiji, était quant à lui plutôt convaincu par le discours du Nidaime. Des déclarations tournées vers la réunification et l’appel au calme de la population correspondent à ses idées. Il faut dire qu’un tel discours le rassurait, bien que ce ne soient que des mots. Il ne voulait pas d’un dirigeant avide de puissance et de conquêtes, qui entrerait en guerre avec le monde entier. Si ce Yuki Sosuke pouvait lui permettre d’éviter le combat, sans se mettre les autres pays à dos, il ne pouvait avoir que le soutien, bien que peu inspiré, du jeune shinobi.
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Jeu 12 Oct 2017 - 13:34
Cette semaine avait été particulièrement longue après le retour à Kiri suite à ce terrible combat qui se déroula d’une façon loin d’être idéale. Le village tout entier semblait choqué par ce qui s’était déroulé à Shîto, et c’était compréhensible vu le nombre de pertes humaines recensées. Beaucoup de personnes s’apitoyaient sur leur sort et avaient bien du mal à tourner la page et à avancer. A vrai dire, cela l’ennuyait fortement. Elle avait l’impression que ce peuple allait continuer à rester renfermer sur lui-même, et qu’évoluer vers de meilleures choses n’était même pas envisageable.

C’était peut-être par ce qu’elle était jeune qu’elle avait un esprit si insouciant, mais surtout car elle avait toujours été froide et plutôt cœur de pierre. Certes, c’était une carapace en partie factice, mais elle avait tout de même la capacité de garder la tête froide et de faire rapidement la part des choses. C’est donc assez naturellement qu’elle essayait de réfléchir à des solutions pour l’avenir plutôt qu’à ressasser les événements passés.

Aujourd’hui était le jour du grand rassemblement qui allait probablement être le lieu d’une grande annonce. Après ces récents événements, il était tout à fait logique de procéder de la sorte. Intéressée par le futur du village, c’est d’un pas assuré et la tête haute qu’elle se rendit sur place, préférant se placer sur un côté plutôt que de se noyer dans la foule. Elle n’aimait pas être trop entourée sans avoir de solution de sortie, et puis elle n’avait pas non plus à se mélanger avec tout le monde, elle était une Yuki et en était fière. Ses yeux bleus terriblement froids scrutèrent la foule avec un air probablement hautain, ou qui ne pouvait pas être perçu autrement tout du moins, avant de finalement se relever vers le toit de l’hôpital. Sur ce dernier se trouvait nombreux hauts-gradés, et surtout Shiori, qui eut la lourde tâche de commencer le discours.

Il débuta surtout par des constats suite aux récents affrontements, en soit rien d’indispensable, mais son attention se fit bien plus importante lorsqu’elle annonça les différents changements touchant l’organisation du village, et surtout du nouveau Nidaime Mizukage. Un petit sourire s’afficha sur ses lèvres lorsqu’elle entendit le nom de son clan, car même si la reconnaissance de Sosuke était discutable, elle appréciait tout de même l’aura que cela allait probablement donner au clan. Elle écouta ses paroles avec attention, et analysa ces dernières avec un grand plaisir. Ce discours était très politiquement correct, mais était plutôt habilement mené. En cette période, faire dans la réconciliation et le rassemblement était assez facile, presque évident, mais c’était très probablement ce que la majorité voulait entendre, de ce fait elle avait trouvé son intervention intelligente. Cependant, elle restait dubitative, car pour le moment ce n’était que des paroles, elle attendait de voir du concret pour réellement lui accorder sa confiance ou non.

Seconde chose très importante, elle s'empressa d'observer à nouveau la foule pour y déceler des réactions, qu'elles soient positives ou négatives, afin de sonder l'avis du peuple par rapport à ces annonces. Le problème était qu'une nouvelle fois, beaucoup d'entre eux étaient encore en état de choc, et par conséquent avaient cette mine blasée, comme si rien ne pouvait changer. Mais pour les autres, les avis étaient visiblement partagés...
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Le début d'une nouvelle ère | Annonce publique du Nidaime Mizukage

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