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Un nouveau départ | Les sabreurs


Ven 22 Sep 2017 - 15:41
La machine est maintenant en marche. Kiri ne va plus stagné. C'est ce que j'espère. L'ère Benten est maintenant révolue pour de bon. L'annonce publique n'est certes pas encore tombée, mais ici, tout les membres de ce clan le savent. On va avancer maintenant. On ne sera plus réprimé par une vieille folle qui ne désire qu'en faire qu'à sa tête et mettre en cachot la moitié des nôtres. Néanmoins, si les choses bougent pour tout Kiri ou vont prochainement bougée, une fois Sosuke réellement mit au pouvoir, il serait bien que pour nous. Il en soit de même. Soupirant alors que je suis assise seule dans la salle de notre conseil, mon regard détail les places maintenant vidés des anciens membres, disparu, mort. La liste est assez longue, mais aujourd'hui, ou plutôt depuis l'arrivée d'Hanzö dans nos rangs, nous somme sept. Est-ce le bon nombre ? Quand on sait qu'il y a encore des épées de disponible ? Celle de mon ancien Sensei par exemple... Je soupire d'ailleurs en me demandant ce que Yasuhito à bien pu devenir... Pourtant, à cet instant, alors que tout le monde se tourne vers le futur, il est temps de faire de même ici, dans ces locaux. C'est pour ça.

Que sans l'accord, j'ai envoyé ce message à tout le monde
Que sans être l'un des trois conseillers, je lance une réunion.
Sans l'avis, ni consultation de personnes, j'ai agis. Quitte à en payer des conséquences ensuite. Mais il est temps que nous bougions, que nous, les sabreurs remontons l'estimes que la peuplade et les autres clans de Kiri peuvent avoir de nous. Fini l'image de persécutés que nous avons eu avec Benten. Il est temps d'un renouveau. Comme le phœnix qui renaît de ses cendres, la confrérie des sabreurs va prendre la place qui lui est due et se faire sa vraie réputation. Nous ne sommes ni des criminels, ni des martyrs. Non, nous sommes la force de frappe de Kiri, l'un des clans majeurs de cette citée.

Pourtant, je redoute, une boule au ventre. Est-ce que les six vont répondre présents ? Est-ce qu'ils vont même simplement se manifester ? Ou bien mon message tombera dans les oubliettes et je restes là, à attendre comme une idiote des personnes qui peut-être ne viendront même pas.

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Ven 22 Sep 2017 - 21:15
...

« Chuuuuut... »
Doucement, la pie s'était dérobé dans l'ombre de la kunoichi afin de lui bercer le cou, ne manquant pas de lui envelopper la face de son haori aux manches bien trop longues.
« J'entends tes ruminations Shio'. Ne va pas te rompre le ciboulot à trop cogiter. » surenchérissait le Chûnin d'une voix bienveillante.
Lentement, il se dégageait de cette étreinte rapide ne manquant pas de revigorer la belle d'une petite tape sur l'épaule avant de reprendre la marche. Il était le premier à avoir répondu à l'appel et le premier à prendre place sur la table du Conseil, juste aux côtés de sa colocataire. Là, son œil vadrouillait entre les lattes du sol et les nervures du bois. Il ne savait guère quoi penser de l'appel de la blonde, elle ne lui en avait pas parlé et aurait pu prendre ça comme une trahison de leur proche liaison s'il n'était pas au courant de la névrose qui l'habitait. Elle était inquiète, ça se voyait. Elle était nerveuse, ça se sentait. À n'en pas douter qu'il ne faudrait pas longtemps pour que ses symptômes soient transférés sous peu à son ami pourtant bien portant. Les murs, les pieds de la table, les chaises, rien n'était épargné du regard de la pie en proie à son trouble de l'attention. Tapotant du pied, il avait hâte de pouvoir satisfaire sa curiosité, de pouvoir comprendre les maux déguisés qui rongent sa consœur.

Ces derniers temps, il était plutôt égayé, contrairement à son habitude maussade. Il avait retrouvé son lié-par-le-sang, Shiori et lui vivaient une colocation agréable, il avait pu régler ses différends avec la vipère et était plutôt optimiste à la venue du Nidaime qu'il estimait. À la tête du village, se trouvait à présent un déshérité qui pourrait le comprendre et qui avait une haute estime des Sabreurs. Cela redonnait confiance au jeune Yuki qui comprenait dès lors que l'avenir n'est pas tout sombre, et qu'une ribambelle de rayons de soleil pouvaient lui permettre de voir plus clair dans le futur. Il n'avait pas encore le regard assez insouciant pour déjà conjecturer une postérité fabuleuse au sein du village pour lui et son clan, mais les choses allaient dans le bon sens, et ça, c'était à ses yeux, le plus important.

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Sam 23 Sep 2017 - 18:31
Seulement quelques jours après l'Annonce qui avait fait mouche dans tout Kiri, et qui faisait parler d'elle -ou plutôt de lui- dans tout le village, je me pavanais dans le Grand Dojo avec cette simple feuille à la main. Une réunion au sommet des épéistes, prêts à suivre le mouvement du changement. Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle, c'était une initiative que je ne pouvais estimer sans envergure. La Watanabe avait eu raison de le faire. Sans même y avoir songé malgré mon faible titre au sein des sabreurs, j'avais passé ces derniers jours à me ronger les ongles sur ce que le futur Nidaime allait décider. Pour lui, pour Kiri. L'idée qu'il reparte sur les flots, ne supportant pas la pression de tout ceci m'avait évidemment effleuré l'esprit mais j'étais tout de même confiante en ces temps troublés. Kiri allait pouvoir se refaire, Kiri allait pouvoir grandir.

Ne manquait plus que de revoir nos objectifs, ceux de la Confrérie. Bien trop de pertes, ou sans nouvelle, nous avions été affaiblis, c'était indéniable. Seule la numéro sept avait, semblait-il, su réagir. Dans un soupir profond, celui qui craignait en partie ce rassemblement improvisé, je songeai évidemment à Shiori. Indubitablement à Eiichiro. Et cela ne me réjouissait en aucun cas. Je ne voulais pas de règlement de compte, bien que j'avais pu en avoir un avec la jeune pie. Je ne voulais pas de question. Je ne voulais pas en parler. Mais la crainte que cela en soit autrement était bien là, et m'imprégnait l'esprit avant même que je ne pousse cette porte.

Pourtant je passai la porte, le visage humble et le regard passant d'abord sur le jeune garçon, puis sur la femme. Un inclinement de la tête en guise de salutation et de respect avant que je ne vienne, moi aussi, prendre place autour de la table. Retirant mon sabre de ma ceinture, je le posai sur cette dernière pour être plus à l'aise car je le pressentais : Cette réunion ne serait pas courte, alors autant être confortablement installée. Ainsi, comme mes deux confrères, je décidai de ne rien dire, attendant l'arrivée d'autres convives, dans l'espoir qu'ils viennent pour cette importante affaire.

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Sam 23 Sep 2017 - 22:17

« I'm in Heaven with the angels that smoke grams, you need God, that's why the earth so damned »





Watanabe Shiori était pleine de surprise. Bien qu'elle l'ait défié du regard et presque perçu comme nuisible, elle lui avait fait parvenir un message destiné aux Sept, le considérant dans celui-ci comme un des leurs, ce qui lui arracha un sourire satisfait. Il avait sa famille et Kiri, mais être une part entière de ce groupuscule lui évoquait un sentiment de fierté comme nul autre, comme si cette place venait combler un vide qui avait toujours été là. C'est donc peu étonnant qu'une fois la missive reçu, son choix quant à la marche à suivre fut aisé, presque évident.

Se demandant si la blonde se considérait comme la chef car peu informé sur la hiérarchie au sein de la Confrérie, Samehada lui inspira le sentiment qu'être sous l'égide de quelqu'un était mauvais ; la Belle Écailleuse était impétueuse et ne reconnaissait comme maître que l'homme à la crinière azurée. Pour elle, Kirigakure no Satô, les Sabreurs, le Yuukan, tout ça n'était que contexte pour sa quête de se nourrir. Et quand elle serait repue, elle continuerait de demander plus, car c'était le propre de ce monstre ; le plaisir de la battue, inlassable estomac sans fond aux penchants acerbes et tumultueux.

Mais comme susdit, le preneur de décision était Hanzô du Torrent, et il comptait bien former son filleul, assister Sôsuke et faire des Sabreurs la définition qu'il en avait ; Sept porteurs tous capables de prouesses qui composeraient le plus gros de la force de frappe de la Brume. Une association fructueuse et soudée qui écraserait l'adversité. Kumo, Iwa, s'ils venaient à devenir des ennemis, comme un seul Homme, ils s'abattraient d'un courroux furtif, tranchant, intangible, empoisonné, déchirant, écrasant et fauchant sans mise en garde ni pitié. Voilà ce qu'étaient les Sept, voilà ce que le monde retiendrait d'eux.

Arrivé au dojo il eut tout loisir de contempler trois des siens, les trois qu'il connaissait. Il les salua d'un signe de tête et Samehada maugréa de joie en sentant dans l'empreinte chakratique de Tetsuko qui s'apparentait à celle de la Bête Bâtarde. « Ohayô mina. Content de voir que ça n'a pas chômé. Quel est le programme, Shiori ? Pourquoi cette réunion ? » Il se doutait bien du rapport avec Sôsuke mais après tout elle était l'instigatrice de cette assemblée alors il lui sembla naturel de la laisser s'exprimer. Peut être allait-t-elle attendre qu'ils soient là tous les Sept ?




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Lun 25 Sep 2017 - 15:15
Depuis quelques temps, la jeune Arukisa s’était écartée des activités de la Confrérie. Les ordres qu’elle avait reçus l’avaient éloignée du village et par conséquent de ses confrères sabreurs. Ainsi, elle n’était que peu au courant des différentes nouvelles concernant ceux-ci. Les dernières infos qu’elle avait traitait de tensions entre son clan et l’ancienne Mizukage Benten. Apparemment, quelques sabreurs avaient participé activement à sa destitution et ce n’était pas pour lui déplaire. La kunoichi avait rejoint Kiri dans le but de surfer sur la vague de justice qui avait mené à sa construction et elle avait mal vécu les actions frontales et de défiance envers la Confrérie que la Shodaime avait menées. Au moins ce problème était réglée, et une nouveau leader avait pris place. Peut-être était-ce le sujet de la réunion ? En effet, la Rose rouge était conviée à une entrevue secrète entre sabreurs. Plusieurs événements avaient eu lieu depuis le dernier rassemblement. Plusieurs sabreurs avaient disparus aussi. Là, c’était Shiori qui avait pris l’initiative de ce regroupement. Des rumeurs qu’elle avait perçues, la timide et insouciante kunoichi avait bien changé en quelques mois. D’ailleurs, les bruits de couloir annonçaient que la Confrérie pourrait subir un renouveau.

Depuis une semaine, Arukisa avait encaissé le traumatisme de Shîto. Durant quelques jours elle n’avait pas été au mieux de sa forme mais avec elle cela ne durait jamais longtemps. La vie est trop courte pour se morfondre dans son coin ! C’était son leitmotiv. D’autres causes attendaient des héros, et elle en serait ! Ainsi, d’un pas sautillant, Mikazuki repliée dans son dos, elle fit son entrée dans la salle du Dojo. Elle repensa à la première fois où elle était venue ici. Timide, sans un mot, tentant presque de disparaître, elle s’était fait toute petite. Mais aujourd’hui, elle faisait parti des habituées, elle avait pris du grade et ce n’était plus la nouvelle. Elle passa devant Kasanagi, Ueno et Shiori, s’arrêta et leur fit une courbette théâtrale.

- Monsieur, Mesdames, heureuse de vous revoir ! Dit-elle d’un ton enjoué.

Puis, elle aperçut une tête inconnue. Cheveux ébouriffés, imposant physiquement, il portait surtout une épée qu’elle avait déjà vu. Seulement, elle n’était pas entre ses mains la dernière fois. Elle se rappelait très bien le nom de son possesseur : Shijima Ubazame. Un grand bonhomme à la fois amical et rustre, un peu bizarre dans son genre. Néanmoins, elle connaissait les règles. Le porteur d’un sabre à pouvoir devenait un membre de la Confrérie, qu’il l’ait pris par la force ou d’une autre manière. De ce fait, le nouveau gardien de Samehada prenait la place d’Ubazame. Elle se positionna devant lui.

- Tiens, nous n’avons pas été présentée ! Gozan Arukisa ! Elle lui fit un salut militaire plutôt étonnant.

Continuant son chemin d’un pas tout aussi virevoltant, elle rejoint sa place autour de la table. La sabreuse posa ses petites fesses sur sa chaise et commença à jouer avec ses doigts. Elle s’impatientait déjà. Rester assise et enfermée à attendre les autres, ce n’était pas sa tasse de thé.

- On attend qui là ? Demanda-t-elle à peine quelques secondes après s’être posée.

Elle ne voyait ni Yuri, ni Asura et ni Yasuhito.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Mer 27 Sep 2017 - 16:19
La période qui avait suivi le retour des membres de la brume du pays du feu n'avait laissé aucun répit à la jeune femme. Tout d'abord, son combat dans l'arène contre une membre de son village lui avait exposé l'une de ses nombreuses faiblesses qu'elle tentait, désormais, de palier. Puis il y avait eu le carnage et le chaos qui avait suivi l'assaut d'une organisation criminelle qui avait poussé les trois villages combinés à sonner la retraite et c'était ce dernier fait qui hantait désormais Yuri. Incapable de dormir sans être constamment tourmenté par des images de mort, elle passait le plus clair de son temps au dojo, tentant désespérément de se pousser à l'épuisement pour, enfin, avoir quelques heures de sommeil consécutives et malgré tout, elle n'y arrivait que très rarement.
 
Toutefois, ce matin semblait avoir été l'un de ces rares moments et la jeune femme dormait à poings fermés à quelques mètres de son lieu d'entraînement lorsque le coursier était venu l'extirper de ce moment de paix et ce fut, dans un grognement de mécontentement que la jeune femme ouvrit une paupière qui lui sembla étrangement lourde, révélant un jeune homme à la peau ruisselante de sueur qui lui tendait un message.
 
Coursier - Déso...lé... J'arrivait pas.... A vous.... Trouvez.... Vous allez être.... En retard...
 
Sur ces quelques mots, il s'était effondré et la jeune femme s'était forcée à ouvrir une deuxième paupière afin de lire le message qui n'était autre qu'un appel à la réunion de tous les sabreurs au grand dojo de ceux-ci et celle-ci, selon les talents d'analyste temporelle de la jeune femme, était déjà débutée depuis quelques minutes. Heureusement pour elle, le dojo ne se trouvait qu'à quelques pas et ce fut donc en puisant dans ses maigres réserves d'énergie qu'elle agrippa sa lame et prit la direction de celui-ci.
 
Lorsqu'elle pénétra enfin dans l'enceinte du bâtiment des sabreurs, elle remarqua qu'il y avait déjà cinq membres présents, quatre qu'elle avait déjà aperçu et une nouvelle tête. Malgré tout, elle ne voyait aucun des hauts gradés de la confrérie et, comme membre du conseil, seule Ueno semblait avoir daigné se présenter. Pourtant, la jeune femme n'avait pas entendu parler de perte au sein des rangs des sabreurs lors de l'assaut, mais cela ne voulait pas forcément dire qu'il n'y en avait pas eu et ce fut donc en arborant un visage sombre que la jeune femme avança vers les cinq membres qui allaient, visiblement, bientôt débuter la réunion.
 
Yuri - Désolé du retard, mais je suis présente.
 
Puis, elle alla prendre place dans le siège qui arborait le numéro quatre, son numéro et son regard se posèrent sur les occupants des autres sièges, cherchant à comprendre la raison qui les amenait autour de cette table aujourd'hui et, à voir les différentes expressions, il ne semblait pas s'agir de bonnes nouvelles.
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Mer 27 Sep 2017 - 21:27
Assise à cette place que j'occupe depuis la naissance de notre confrérie. J'attends, fébrile, nerveuse et impatiente l'arrivée ou non de mes confrères et consœur suite à ma missive. Je redoute que personne ne vienne, ne m'ayant guère prise au sérieux parce que je ne suis pas Yasuhito, Asura ou même Ueno, l'un de nos trois conseillers à l'origine, mais le premier a disparu depuis des moins, le second depuis Shito. Quand à Ueno, elle est toujours là, collée au basque des Yuki, la seule chose qu'elle soit réellement bonne à faire en somme. Fixant ainsi la porte, je pousse un soupire de soulagement en voyant en premier lieu la frimousse de Tetsuko la franchir. Oui. Lui, il est vrai que je peux toujours compter sur lui. Il répondra toujours présent pour moi, même dans les pires moments, j'en ai déjà eu la preuve. Je souris d'ailleurs à ses propos, mais ne dit pas un mot, me contentant simplement d'acquiescer, cherchant à garder tout mon sérieux pour ce qu'il va se passer ensuite, pour ce que je compte faire.

Les bras croisés sur le bois de la table, c'est Ueno qui arrive maintenant en deuxième position. Je la suis du regard, simplement, sans un mot, essayant de ne pas la dévisager alors qu'elle s'installer à sa place, d'ailleurs, je ne m'attarde pas plus longtemps sur le venimeuse jeune femme, mon attention étant attiré par le Torrent. Un véritable phénomène alors qu'il prend la parole si facilement, cherchant peut-être à casser cette ambiance peut-être un peu trop pesante ? Je lui souris et incline un peu la tête par politesse. "Ohayo Hanzõ." Répondis-je doucement, brisant enfin le silence que je m'étais instauré jusque là. J'allais répondre à la question qu'il m'avait formulé, mais dérangée par l'arrivée d'Arukisa, je me contente de me taire à nouveau, saluant d'un signe de tête la nouvelle arrivante. Ne manque donc plus que Yuri, que je sais encore réellement active à notre cause. Demoiselle qui arrive avec quelque minutes de retard en s'excusant et je souris. La remerciant dans un sens de ses excuses.

Attendant que la dernière arrivante soit assise, je me redresse alors dans mon siège, décroisant mes bras. "Bonjour à tous et merci d'avoir répondu présent." Soufflais-je doucement pour attirer l'attention. "Pour répondre à cette question que vous vous posez tous. J'ai prit l'initiative de cette réunion pour que nous prenions tous un nouveau départ." Les informais-je alors, posant mon regard sur le dernier à nous avoir rejoint, le possesseur de Samehada. "Et informer des dernières nouveautés. Comme le retour d'Hanzõ et dés lors de Samehada qui ne trône plus, inactive dans notre coffre." Soupirant alors, je pose mon regard sur les chaises laisser vite. "Tous comme vous pouvez aussi constater l'absence de deux de nos conseillers. Yasuhito et Asura. Nous n'avons plus aucune nouvelle du premier depuis des mois et le second, ne semble pas encore être revenu de Shito. Est-ce que l'un de vous aurait de ses nouvelles ?" Je laisse alors mon regard se poser sur eux tour à tour, espérant voir, chez l'un ou l'autre un début de réponse, mais un geste vain, il me semble. Je soupire alors. "Enfin, mon but n'est pas de nous apitoyer sur les désertions que l'on peut avoir eu, mais bel et bien sur nous six. Sur ce que nous sommes maintenant et tenter de voir un avenir pour nous. Plus fleurissant que sous l'ère de la Shodaime Mizukage. Elle nous a réduit à l'état de risée parmi les autres clans, nous a divisé. Alors, il est temps de se relever, de montrer ce que nous sommes, tous ensemble et non plus séparément." Prononçais-je alors un peu trop vivement peut-être. Posant mon regard sur la Nakamura. "Il est temps de faire fit des conflits inutiles entre nous." Tournant ensuite la tête vers Yuri. "De nous faire pleinement confiance." Maintenant sur Kasanagi. "De ne plus agir égoïstement et de veiller sur les autres." Au tour d'Arukisa de sentir mon regard posé sur elle. "De s'impliquer à notre cause." Et maintenant, je fixe Hanzõ le numéro six. "De ne plus perdre d'épée et surtout de récupérer les manquantes. " Petite pique ? Non pas réellement. Les épées étaient et resteront l'un de nos enjeux, nos propriétés. Mon premier sensei, l'ancien possesseur de Dokuyaku m'a bien fait comprendre que notre mission était de préserver ces trésors. "Alors, il est venu le temps du changement."


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Jeu 28 Sep 2017 - 19:54
...


Un défilé de têtes toutes plus originales les unes que les autres se présentaient devant Tetsuko tandis qu'il signait son respect à chaque venue. Si la première n'était pas inconnue, elle demeurait toujours aux yeux du jeune Yuki un mystère impénétrable. La dame vipère avait fait son entrée. C'est toujours une certaine excitation pour Tetsuko de capter les tensions et c'est donc avec un œil aigrefin qu'il jonglait entre la dame pourpre et la dame azur afin de vérifier toute once d'électricité qui persisterait entre les deux. Quelques instants plus tard et ce fut au tour de l'oncle squale de prendre place, toujours habillé de son allure conquérante et nonchalante, une brise de fierté berçait le neveu qui recevait pour la première fois son nouveau confrère Spadassin de manière officielle.
« Ohayo ojisan'. »
Vint ensuite la venue de la dame cinabre, toujours équipée de la seule arme du lot qui ne prend pas la forme d'une épée : La faux légendaire, Mikazuki.
« Ohayo Aru'. »
L’œil de la pie restait intrigué sur le trésor et sa maîtresse. Elle venait de rentrer de son voyage mais ce n'est pas emplie de gloire qu'elle était. Qu'est-ce qui a pu se passer ? Il n'avait pas encore reçu personnellement le rapport détaillé de cette mission et c'est donc curieux qu'il envisageait mille scénarios.
En dernier lieu, ce fut à la dame de lys de terminer le défilé. Elle restait la membre la plus intrigante de cette guilde et c'est au désarroi de Tetsuko qui demeurait empli de questions à son égard. Il était avide de connaissance quant à la lame de brume, son fonctionnement et l'extension de ses pouvoirs. Sa détentrice gardait, à l'image de son fer, ce brouillard impénétrable qu'il désirait impétueusement brisait afin de découvrir ce qu'elle pouvait bien camoufler derrière ce visage inextricable.

Mais l'heure n'était plus à l'analyse. Shiori, déballait dès lors son éloquence en bonne architecte de discours. Elle semblait différente de cette kunoichi peu sûre d'elle, de cette femme fragile et blessée qu'il avait connu jusque-là. Elle avait grandi, elle s'était élevé, laissant son colocataire habité d'une mystérieuse angoisse. Son allocution n'avait rien de bien extravagant, il était simple mais efficace. Elle invoquait la paix, la réunification des Sabreurs qui manquait tant à cette famille qui s'était mutilée par le passé. Soudain, un regard partagé lors d'une palabre particulière. Implique-t-elle que je suis égocentrique ? Susceptible, il ne prit guère la peine de comprendre cette phrase d'un ton général et persistait à se sentir visé, à se sentir offusqué par cette tirade. Hmpf.. Ronchonnant, il abandonnait l'idée de grogner son mécontentement. Elle avait bien trop de pouvoir sur lui pour qu'il puisse se laisser aller à la rage et au dégoût.

Son regard jonchait dès lors l'assemblée, se plongeant dans les yeux de son oncle, puis de ses sœurs, avant de faire une fixette sur les globes oculaires de la vipère. S'il y avait une personne vers qui la réflexion de Tetsuko à ce discours devait aller, c'était bien elle.

Dégageant sa chaise dans un grincement abominable, il prenait dès lors parole. Il n'était pas du type à prendre les devants de la scène -hormis lorsqu'il était question de mettre une ambiance lugubre-, cependant, en bon ami fidèle à la dame azur, il se devait afin de soutenir son discours et de montrer sans gêne un appui à ses idées.
« Je rejoins Shiori, il est fini l'heure de la dissension. »
Relevant sa manche, il laissait apparaître le #2 tatoué sur le revers sa main qu'un shinobi aujourd'hui absent lui avait apposé.
« Je jure solennellement aujourd'hui que je n'agirais que pour les intérêts de la confrérie, que mon allégeance ira à ses membres et que je ne permettrai nullement que l'on puisse salir à nouveau notre réputation. »
Son regard se baladait de nouveau dans l'assistance avant que le Gardien ne reprenne ses mots d'un ton endiablé.

« Mes frères et sœurs, oui, je vous le jure. Tous ces nuisibles, tous nos ennemis, tous ces chiens qui oseront nous faire du tort. Je... Nous les briserons tous. »
Soudainement, la douleur piquante située au niveau de ses côtes disparaissait graduellement.
« Il est l'heure du changement. »

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Ven 29 Sep 2017 - 1:15

Craintes justifiées : La Confrérie n'était pas au complet. Si cela faisait déjà bien trop de temps que nous n'avions eu des nouvelles de Yasuhito -disparition estimée après l'assaut de Benten au Grand Dojo, suite à sa rétrogradation- je restais perplexe quant à la non-présence d'Asura. Dans mes souvenirs il faisait partie de la délégation pour le pays du Feu. Ayant pris la mer auprès de l'actuel potentiel Nidaime Mizukage, je ne savais pas s'il était bien parti comme convenu, et sinon s'il y était resté. Affaire, l'une ou l'autre, aussi préoccupante. C'était deux membres à rechercher, morts ou vifs, et deux épées supplémentaires dont les retours étaient indispensables.

Laissant la joie des retrouvailles à d'autres, mon visage était fermé et pour l'instant, alors que les autres arrivaient un par un, je m'efforçai de garder les yeux rivés sur le siège du numéro six à côté de moi. Cela me maintenait concentrée sur un point tandis que je sentais bien évidemment les regards de la Watanabe mais aussi du benjamin de cette famille. Affallée au fond de mon trône arborant mon chiffre, je relevai enfin le regard lorsque la réunion put commencer. Je la regardais elle. Watanabe Shiori. Numéro sept. Et je gardais mon calme. En vérité je ne préférais que faire profil bas, me souvenant que trop bien des dommages qu'avaient pu provoquer l'évocation seule des maux qui nous concernaient, elle, moi, mais également la pie qui se trouvait aussi autour de cette tablée. Mais si ma rancoeur s'était estompée pour le bourreau de nos relations, pour elle je ne ressentais finalement rien. Etait-ce pour ça qu'elle semblait m'en vouloir ? Etait-ce pour cela qu'au milieu des livres Tetsuko avait voulu me pousser à bout. Il avait presque réussi le gamin. Fermant un instant mon regard, faisant alors mine de réfléchir, j'eus un spasme. Le genre que je n'avais pas eu depuis un bon moment. Le genre qui faisait faire bien un tour sur elle-même à ma nuque. Puis je rouvris les yeux, sur elle, lorsque la jeune femme entamma des mots sans reproches mais bien symboliques. Je pouvais te la retourner cette phrase, Shiori.

Un discret soupir s'échappa d'entre mes lèvres et je jetai un coup d'oeil aux autres, d'abord à Hanzô, puis Arukisa, Yuri, et enfin Tetsuko qui se leva subitement. Un sourcil haussé je me demandais à quel enfant nous aurions affaire cette fois. Ce fut avec surprise que, de son initiative, l'adolescent eut sûrement les mots les plus adultes jusqu'alors. Ils avaient plutôt bien accordé leurs violons tous les deux. Ils en étaient presque convaincants. Presque. Mais il n'était pas ici question de semer une énième discorde au sein même de l'assemblée, ce fut pourquoi, après les palabres de l'oisillon, je me redressai légèrement de mon dossier, venant à poser les mains sur la table et à transcender la blonde de mes émeraudes. « Et comment compte-tu en venir à cette symbiose, Shiori ? » Ma main à gauche commençait à se crisper, et tandis qu'elle refermait le poing, je la cachai derrière la table, le posant dès lors sur ma cuisse. « Alors que la Confrérie s'effrite, elle brûle à petit feu, dis-moi ce que tu proposes, plus que par les mots, pour nous faire renaître. » J'avais certe cet air de défi au coin des lèvres, pourtant mes yeux ne montrait qu'une volonté extrême et capable d'être mise à rude épreuve. Sans qu'ils ne l'entendent, sans qu'ils ne le sachent tous, j'étais prête à beaucoup trop pour eux tous.

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Ven 29 Sep 2017 - 15:43

« I'm in Heaven with the angels that smoke grams, you need God, that's why the earth so damned »





Tout d'abord une jeune fille qui ne devait pas être bien plus vieille que son filleul se présenta munie d'une faux repliée dans son dos, de la même manière qu'il portait sa propre Légendaire, bien que moins imposante. Elle semblait heureuse et de bonne humeur, détonnant avec les autres présences, au plus grand bonheur du Torrent qui n'était pas contre un peu de joie de vivre dans cette masse hétérogène de Sabreurs aux faciès fermés. Quand elle les salua, il hocha la tête en signe de salut, ses bras croisés en-dessous de ses pectoraux.

Contrairement à certains il ne s'était point assis mais restait le dos collé contre son siège estampillé du chiffre de la Bête, qui lui allait comme un gant et évoquait son sobriquet de Bête Batarde à Forme Humaine.

La dénommée Arukisa vint à se présenter devant lui en y adjoignant un salut pour le moins formel, auquel il ne répondit pas, du moins physiquement. « Hajimemashite, Arukisa-chan. Je suis Kyūryū no Hanzō, 'nouveau' porteur de Peau de Requin et numéro Six. » Un petit rictus à l'utilisation du mot nouveau quand il savait lui-même qu'au même âge que la Rose, il était déjà pourvu de son sabre et que c'est les événements qui l'en avait délesté. Mais là n'était pas le sujet d'aujourd'hui, il ne l'était pas. Alors il la laissa gambader pour rejoindre son siège.

Son arrivée fut suivie par celle d'une autre demoiselle, cette fois plus âgée qui ne s'embarassa pas de présentations. À voir la place qu'elle avait prise, c'était la numéro Quatre. Il reconnut la garde à sa ceinture et se fendit encore une fois d'un rictus qui en disait long, de vieux souvenirs surgissant. Mais ses réminescences furent vite interrompues car même s'ils étaient seulement six au lieu des Sept, qui illustraient à eux tous la force de frappe de la Confrérie. Soit.

Shiori, en inspiratrice et égérie de cette réunion, prit donc la parole pour résumer les tenants et aboutissants de cette douceureuse mascarade, d'un ton qui se voulait énergique mais peu autoritaire. Elle s'affirmait.


À son bonjour et ses remerciements, il acquiesça simplement. Après tout, c'était normal. Un nouveau départ ? Il venait d'arriver, ce serait un simple départ pour sa part, tant mieux si c'était sur des bases moins friables. Quand il vint à être le sujet de sa prose, il toisa l'assemblée en lâchant un bref sourire, qui s'agrandit quand ses prunelles croisèrent celles de son lié-par-le-sang.

Vu qu'il ne connaissait aucun des protagonistes cités, il s'enfonça dans la chaise qu'il avait rejointe peu avant que la Watanabe ne se mette à parler, curieux d'entendre les réponses. Rien ne vint. Il vint alors le fait d'un avenir commun, celui des Six, et savoir que son groupuscule était méconsidéré lui arracha un de ces rictus jaune, ceux qui signifiaient que le Torrent comptait bien agir, avec ou sans aval. Sa réputation désormais attachée à la leur, il ne pouvait laisser cela tel quel.

Les deux femmes qu'il connaissait semblaient animées d'une querelle les opposants toutes deux mais n'étant pas concerné, il contempla le spectacle tranquillement, toujours muet. Chacun eut droit à une phrase relatant son péché. Ueno était celui du conflit interne. Tetsuko le nombrilisme. Yuri le manque de confiance envers ses pairs. Arukisa l'implication. Puis vint le tour de la Bête. 'Perdre son épée'. À cette phrase sa mâchoire se crispa et son poing, à la vue de tous, fit blanchir ses jointures. D'où se permettait-elle de juger son passé, cette épreuve qui l'avait empêché de dormir si longtemps ? Avait-elle la moindre idée de ce qu'il avait enduré pour acquérir puis pour être délesté de son bien, sa moitié ? Encore une fois son mutisme resta le même, ouvrir la bouche pouvant provoquer l'échec du pourquoi de cette assemblée. Le changement. Chimère, tout au plus.

Ce fut au tour de Tetsuko de parler, et ce dernier se fit remarquer par sa détermination et la profondeur des engagements qu'il venait de prendre, après avoir été visiblement piqué par la remarque de son aînée. Debout, il appuya sa consoeur et colocataire, montrant à tous son derme tatoué, jurant allégeance. Menaçant les ennemis du groupe mortellement, ce qu'il savait concret et pas seules paroles en l'air.

Ses doigts s'étaient libérés pour tapoter de son seul index le bois de la table, les yeux fixés sur la Pie.

Ueno vint alors elle aussi à se prononcer. Elle fut bien moins conciliante que le manieur de Hiramekarei, soulevant des points intéressants. L'unité ne pouvait naître sur des bases fragiles, il fallait tout poser sur cette table et sortir de la pièce uniquement quand tout serait réglé. C'était donc son moment de parler.

« Vous semblez dotés d'un lourd passif. Avec Kirigakure, entre vous. Je ne sais rien de tout ça, du moins pour les querelles internes. Ce que je sais, c'est que les tensions ne nous mènerons qu'à imploser. Et aucun de vous n'a l'air de vouloir cela, je me trompe. Alors soyez des shinobis, des kunoïchis. » Il inspira, son dos se plaçant droit ce qui lui permit de toiser l'assemblée de sa taille gigantesque. « Je vous ai prêté serment pour récupérer Samehada, vous le savez tout trois, Shiori, Ueno... Tetsuko. » Il venait de préciser que son implication était égoïste, avec la franchise qu'il avait toujours eu. « Cela m'a coûté mon indépendance et le prix à payer était de vous rejoindre, vous, les Kiri no Shinobigatana Shû. » Il se leva alors, comme son neveu plus tôt, ses mains à plat contre la table. « Il serait bien malvenu que de me considérer comme un enfant, un nouveau venu. J'ai côtoyé les conflits et je les connais. Soyez aptes à grandir et vous élever, ou nous ne resterons pour le village qu'un groupe, une bande de parvenus dôtés d'épées ayant plus de valeur que leurs porteurs, capables uniquement de se quereller. Je suis prêt à y mettre corps et âme, mais je ne sortirais de cette pièce seulement quand tout sera clair. Quand chacun d'entre vous n'aura plus de ressentiment envers ses pairs. » Il allait de Ueno à Shiori, appuyant son point du regard. « Que celui qui quitte cette pièce sans avoir vidé son sac considère son acte comme rédhibitoire, annonciateur de départ. Je ne suis en rien supérieur à vous, mais pour que nous soyons égaux, c'est la moindre des choses que d'être au courant des pensées de chacun. Vous avez les miennes. » Tranquillement, son ton rocailleux et guttural vint à s'éteindre et il se laissa tomber contre sa chaise. Samehada, lors du discours improvisé, s'était hérissée et quelques écailles sortaient maintenant des bandes saillantes, montrant qu'elle appuyait chacun des dires.




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Lun 2 Oct 2017 - 23:03
Visiblement, Yasuhito et Asura ne seraient pas de la partie. Aru’ trouva étrange que deux des conseillers récemment élus manquent à l’appel. Mais les événements de Shîto lui avaient démontrée que la vie d’un ninja ne tenait qu’à un fil. Peut-être étaient-ils disparus, peut-être avaient-ils désertés. Néanmoins, les portes se fermèrent quand Yuri fit son apparition. Les six membres présents allaient certainement devenir les piliers d’un renouveau pour la Confrérie. Aucun ne se ressemblait, autant par le caractère que par leur histoire, mais à cet instant il leur fallait définir les grandes lignes d’un projet commun, fédérateur et qui remettrait les sabreurs à la place qu’ils méritaient à Kiri.

C’est Shiori, à l’initiative de cette assemblée, qui prit la parole en première. Après un rapide tour de table pour prendre la mesure des effectifs, elle prononça deux mots qui inspirèrent la Rose rouge. Avenir et Ensemble. Les phrases pouvaient être difficiles à entendre, parfois blessantes, mais elles visaient justes. Quand Aru’ sentit le regard de la Watanabe se poser sur elle et prononcer à demi-mot qu’elle ne s’était pas assez impliquée, elle ne put que faire une moue coupable. En effet, depuis son intégration dans la Confrérie, Arukisa n’avait que peu contribué à l’essor réel de son clan. Certes, elle brillait en mission et donnait une bonne image à ses supérieurs, mais elle ne faisait pas avancer la cause de ses confrères. Elle n’avait pas été impliqué dans la crise du Grand Dojo, ni dans le sauvetage de Shiori, ni dans la destitution de Benten. Sa mission l’avait éloignée du village mais elle gardait également une certaine distance par rapport à tout cela. En arrivant à Kiri, elle n’imaginait pas que les choses tourneraient ainsi. L’image d’un village en quête de justice et fédéré autour d’une même cause avait été grandement biaisé avec l’élection de la Shodaime. Et quand elle sut qu’un clan qu’elle venait à peine d’intégrer était en conflit avec le pouvoir en place, elle ne put se positionner. Finalement, les faits récents donnèrent raisons aux épéistes, mais comment pouvait-elle le savoir ? Un manque de confiance, peut-être. Comme venait de le prononcer Shiori, le temps du changement était venu, également pour elle. Il fallait faire confiance.

Les mots de Kasanagi et Ueno étaient en revanche plus sombres aux yeux d’Arukisa. Le premier semblait empli d’un désir de vengeance. Comme s’il n’avait pas encore digéré l’affront du Dojo. Sûrement était-ce un excès de motivation afin de démontrer sa loyauté, mais les mots étaient trop forts. Il semblait vouloir se battre physiquement contre quelque chose, quelqu’un. Ce n’était pas vraiment la vision de la Gozan. Afin d’écraser ses opposants, il fallait briller plus qu’eux, être irréprochable, se faire aimer plus que se faire détester. Peut-être était-ce ce qu’ils avaient réussi à créer à renversant la Shodaime ? Elle n’était pas vraiment populaire. Nul doute que si le Nidaime était un Mizukage apprécié du peuple, les sabreurs seraient mieux vu car directement impliqués dans sa nomination.
La seconde était plus pragmatique. En effet, le discours de Shiori avait du sens, mais les actions valaient mieux que les paroles. Ses mots étaient pessimistes, mais le ton était différent. Elle voulait susciter la réaction, que les choses bougent.

Assise sur sa chaise, jouant avec ses cheveux, la Rose rouge écoutait ses confrères s’exprimer un à un. C’était le moment de déballer son sac. C’est d’ailleurs ce que fit Hanzo. Mais ses propos étaient les plus sages, les plus réfléchis. Au fur et à mesure qu’il parlait la kunoichi hochait de la tête pour approuver chacun de ses mots. Comme un livre ouvert, elle ne pouvait cacher ses émotions et ses yeux admirateurs devant la justesse de son nouveau compagnon.
A peine eut-il fini son discours qu’Arukisa se mit à applaudir doucement, seule, avant de se lever à son tour et de taper du poing sur la table. Avec son physique de crevette ce n’était pas impressionnant mais elle tentait tout de même de s’imposer.

- Hanzo a raison, on doit vider notre sac, c’est le moment. Je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup vous côtoyer, et j’en suis la première responsable. Je viens du Pays du Feu. Je suis venu ici pour rejoindre une cause que je jugeais noble. Celle de trois clans qui venaient de créer un village pour lutter contre l’injustice qui régnait dans leur pays. Elle désigna le chiffre trois avec ses doigts. Elle pointa ses doigts un à un. Les Kaguya. Les Yuki. Et les Sabreurs. Elle marqua un court silence. C’est là que j’ai commis une erreur. Quand le conflit avec la Shodaime a eu lieu j’aurai dû me ranger à vos côtés de façon plus présente. Car VOUS êtes les piliers du village, NOUS sommes les piliers de Kiri ! Je n’ai pas d’excuse et je préfère penser que chaque erreur, une fois les leçons comprises, nous rend meilleur. J’ai compris ma leçon et désormais vous avez toute ma confiance. Tant que la Confrérie sera fidèle à Kiri et aux convictions qui l’ont bâti, je serais des vôtres. Le pays d’où je viens est, comme vous le savez tous, en train de vivre des jours sombres. Je ne veux pas que mon pays d’adoption subisse le même sort parce qu’un de ses piliers a failli.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Mar 3 Oct 2017 - 19:53
La jeune femme écoutait avec attention les différentes interventions effectuées par ses confrères et consœurs, réfléchissant par le fait même à ce qu'avait dit Shiori lorsqu'elle c'était tourné vers elle "de nous faire pleinement confiance". Cette phrase avait frappé la jeune femme plus qu'elle ne l'aurait dû en temps normal et, pourtant, elle n'arrivait pas à la démentir. En effet, depuis la fondation de la confrérie quelque temps auparavant, elle n'avait pas réellement eu de confiance envers cette dernière et, tout au long du conflit qui les avait opposés à Benten et aux Yuki, elle avait gardé ses distances, prenant bien soins de ne faire aucun geste pouvant la placer d'un côté ou de l'autre et, comme Arukisa l'avait fait remarquer en parlant de ses propres erreurs, les sabreurs étaient l'un des clans fondateurs du village et ses membres ce devaient donc d'afficher une unité non seulement au sein de la confrérie, mais aussi envers le village caché de la brume qu'ils avaient, en quelques sortent, Créé. De plus, l'absence de pouvoirs héréditaires circulants au sein de la confrérie impliquait, bien malheureusement, que celle-ci ne tenait son statut de clan qu'à titre honorifique ce qui impliquait que les membres de celle-ci ce devait, encore plus qu'un membre des autres clans majeurs, d'afficher une loyauté sans failles non seulement envers le village, mais aussi envers la confrérie en elle-même.
 

Puis, les pensées de la jeune femme s'étaient tournées vers le discours effectué par le membre qu'elle ne connaissait pas, un certain Hanzo qui avait récupéré Samehada. Lourd de sous-entendus qui ne la touchaient pas réellement, son discours l'avait toutefois convaincu d'une chose, l'aura de danger qui se dégageait de cet homme n'était pas qu'une impression, le danger était bien réel. Sur ses réflexions, la jeune femme s'était mise à caresser le cuir ouvragé de sa lame, attendant patiemment que le discours d'Arukisa fasse son chemin puis, sentant qu'il était temps pour elle de parler, elle se leva à son tour, posant ses deux mains sur la table qui lui faisait face.
 

« Avant de continuer, je ressens le besoin de déclaré que je ne possède aucune animosité envers aucun membre de cette confrérie. » Son regard se posa sur Tetsuko. «Bien entendu, je n'ai pas approuvé toutes les décisions ayant été prises par les membres respectifs de celle-ci. » Son regard sauta sur le visage d'Ueno puis celui de Shiori. «Que ce soit pour leur stupidité ou, bien encore, le désir de vengeance qu'elle cachait, je ne les approuve encore pas aujourd'hui, mais je les comprends et les respecte. » Son regard fit un tour de la table avant de venir se planter de Shiori. «Je me rends bien compte que lors des derniers événements je n'ai pas fait entièrement confiance à la confrérie. » Sa main frotta doucement le tatouage représentant un serpent enlaçant une rose qui ornait son cou tandis que les souvenirs de l'attaque qu'elle avait subie sur la côte lors de sa mission remontaient dans sa mémoire. «Ma réalité était que les membres de la dernière confrérie m'ayant accueilli essaient désormais de me faire la peau. Toutefois, je jure ici maintenant que dorénavant, j'agirai dans les intérêts de la confrérie avant tout. » Son regard se posa de nouveau sur Tetsuko. «Que ce soit en éliminant ceux qui nous menacent de l'extérieur ou bien de l'intérieur. »
 

Tandis qu'elle prononçait ses mots, son regard balaya chacun des membres à tour de rôle, cherchant une certaine marque d'approbation de leur part avant de continuer. Puis, elle déposa son bras gauche sur la table de sorte que l'on apercevait bien clairement le tatouage qui y trônait et qui représentait son appartenance à la confrérie et, de quelques gestes, elle canalisa son chakra au sein de sa main droite avant d'appliquer celle-ci sur le chiffre qui se mit à briller légèrement jusqu'à ce que la jeune femme éloigne de  nouveau sa main et reporte son attention sur l'assemblée.
 

« Il s'agit d'un sceau excessivement simple, mais qui pourrait permettre à chacun d'entre nous de prévenir les autres d'un quelconque problème en y injectant, simplement, une parcelle de son chakra. Je propose donc d'appliquer celui-ci sur chacun de nos tatouages dans ce but particulier afin d'éviter la disparition d'autres membres de notre confrérie et, aussi, afin de sceller le pacte que nous prenons aujourd'hui d'agir comme une confrérie et non plus comme un groupe de personnes possédant des épées porteuses d'un pouvoir quelconque. » Son regard s'était tourné vers chacun des membres au fur et à mesure de son discours avant de se poser, ultimement, au sein de celui d'Hanzo. «Personnellement je ne considère pas avoir de différents envers aucun membre de la confrérie et, à partir de ce moment, je jure d'arrêter de fuir les démons de mon passé et de les affronter à vos côtés. » Puis, la jeune femme avait repris sa place au sein de son siège et avait croisé ses bras, attendant désormais que l'hôte de cette réunion termine ce premier tour de table.
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Mer 4 Oct 2017 - 20:11
Les regards rivés sur moi, alors que je viens de finir mon petit monologue sur ce que j'espère pour les sabreurs, pour notre avenir, il ne faut pas beaucoup de temps pour avoir le droit à différente réaction. Tournant la tête pour observer Kasanagi et son attitude de suiveur à mon égard, je ne dis pas un mot, me contentant simplement d'un petit sourire à ses mots et son initiative plus qu'appréciable de rappeler l'existence de nos tatouages, une marque qui nous réuni. Chacun son numéro, chacun son épée. Une réaction emplie d'optimisme, mais qui renforce les propos suivant. Ceux de la Nakamura. Comment faire pour arriver à cela ? Il est vrai que ça question est fondée, qu'il est tout à faire logique de se demander comment arrivée à cela, surtout quand on sait les distensions qu'il peut y avoir ainsi que toutes les appréhensions. Pouvons nous réellement nous faire confiance ? Une autre question que la jeune femme aurait pu poser. Ouvrant la bouche pour tenter de lui donner une réponse, je n'ai guère le temps de le faire. Le nouveau, le torrent, fait retentir sa voix et en impose peut-être un peu trop. Relevant la tête pour observer son regard alors qu'il nous demande clairement de jouer carte sur table pour régler tout les conflits déjà existant. C'est l'idée oui. Chose que je pensais faire. Je me suis préparée comme je pouvais à cela en attendant leur arrivée, aborder ce que j'ai vécu dans les geôles et les appréhensions que j'ai sur la numéro cinq à cause de son lien avec mon ancien tortionnaire. Mai ayant eu l'herbe coupée sous le pied par le nouveau venu, je reste dés lors un peu trop silencieuse, laissant le temps à Arukisa et à Yuri de s'exprimer également. Acquiesçant au mot de la première et à la proposition de la seconde. Je les laisses ainsi parler, espérant dans un sens que l'une comme l'autre vont continuer encore et encore, mais quand la première fini, la seconde enchaîne trop rapidement et clôture trop vite. Je pourrais rebondir sur sa proposition de fuinjutsu et fuir ainsi les révélations que je pourrais faire, mais je ne peux pas. "Ton idée est plus qu'appréciable et serait en effet très utiles, si tout le monde est partant, on pourrait effectuer cela à la fin de cette réunion." Regardant alors tout le monde à tour de rôle, attendant un signe d'accord ou non de ceux-ci.

Prenant alors une longue respiration, je pose mon regard sur ma main, serrant le poings et fixant un instant les marques blanches sur le dos de celle-ci. Séquelles des senbons enfoncés dans ma main lors de mon séjour entre les mains du Yuki. "Ce que je m'apprête à vous dire..." Soufflais-je alors doucement, relevant la tête pour chercher du regard Tetsuko, le seul actuellement au courant de tout ça. "Est quelque chose de difficile." Murmurais-je, cherchant réellement du courage pour y arriver. Faisant ainsi, involontairement durer le suspens. "Je n'en ai encore parler à personne. Seul Tetsuko est au courant, je crois." Je déglutis alors, tournant un peu la tête pour regarder les autres sabreurs tout en cherchant à me dérober à leurs yeux. "C'est moi, qui ai rendu Eiichiro Yuki aveugle." Lançais-je alors comme une bombe avant de baisser le regard et de tenter de poursuivre assez rapidement dans la foulée pour ne pas leurs laissé le temps de réagir trop rapidement, trop vivement et tenter de faire comprendre mon geste à ceux-ci. "Vous savez tous que j'ai fais oppositions à Benten quand elle a voulu arrêter Yasuhito et Asura." Je cherche à prendre de l'assurance en expliquant le tout par le commencement, par le début de l'histoire... Peut-être que le dernier arrivé n'est d'ailleurs pas au courant de tout ce que la Shodaime avait fait contre nous. "J'ai été emprisonné à la place de ceux-ci. De là, je me suis retrouvée dans les geôles des Yuki." Je baisse alors la tête, mes poings se crispant, mes ongles lacérant doucement mes paumes. "Si vous connaissez la condition des détenus normaux de la prison... Dites vous qu'ils ont de la chance. J'ai été enfermée pendant ces quelques jours dans une cellule sans fenêtre, sans lumière, avec pour seul vêtement des guenilles. Aucune toilette, rien." Murmurais-je assez honteusement, parce que j'avais été retenue dans de piètre condition... mais si à cet instant peut-être qu'ils cherchent à imaginer juste ça comme torture... Je poursuis la voix brisée, mon regard fixé sur la table devant moi, n'observant plus aucun de mes frères d'armes. "Le jour où Tetsuko est venu me sortir de là... Eiichiro était occupé avec moi." Occupé... Je déglutis alors, incapable de continuer en serrant les poings davantage, relevant le regard vers mon complice et collocataire pour qu'il explique ce qu'il a vu, ce qu'il sait... Qu'il balance tout ce qui me lie à cet homme. La torture, la vengeance... Alors que là, je suis réellement entrain de chercher à garder mon calme, la mâchoire crispée de parler pour la première fois de ça, surtout devant autant de monde, surtout que je sais que tout le monde m'écoute d'une oreille plus ou moins attentive... C'est horrible. J'ai cette impression d'être renvoyée ce jour-là, d'être à nouveau attachée à cette chaise. Un phénomène de foire, voilà ce que tout ça me donne le sentiment d'être. Une bête curieuse et étrange, un animal bon à martyriser... Pourtant, je tente de garder une certaine fierté, pour ne pas craquer devant eu pour tenter de ne plus avoir l'air faible. Je suis supposée m'être remise de ça... Sauf qu'en parler... Cela me force à revivre en quelque sorte ce que je cherche à oublier... Mais il fallait bien une première fois.

A cet instant précis, je ne me montre plus à eux comme une kunoichi, une fière sabreuse, mais bel et bien comme une femme brisée.


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Jeu 5 Oct 2017 - 2:02
...


L'arrogance de la vipère déplaisait à la pie. Tssss... Il avait mis sa pusillanimité de côté pour prendre parole et déclamer son soutien pour qu'une petite langue fourbe vienne partager son mépris venimeux. Tu ne perds rien pour attendre, vile truie. Malgré cette note piquante, il en restait que leur relation néfaste initiale avait laissé place à une petite rivalité bienfaisante aux yeux de Tetsuko qui se prélassait de la surnommer de moult nomination d'animaux désenchantés. À ce moment, le discours ardent et évocateur du squale fut bien reçu, il avait à l'image de son épée ce qu'il fallait dans le ventre pour faire face aux hostiles vétérans de la confrérie. Il était un digne Kaguya, dur là où il fallait, le salaud. Quant aux autres, il faisait plaisir d'entendre à nouveau la voix d'Arukisa, le jeune aspirait à la voir plus présente, plus impliquée dans les affaires de la confrérie. À l'image du Yuki, elle déclarait l'heure du ralliement, une mélodie douce et revigorante. Yuri quant à elle, avec un regard qui ne manquait pas de d'éveiller l'attention de Tetsuko, redoublait de provocation. La stupidité ? Elle piquait la susceptibilité fragile du jeune, et perdait graduellement quelque peu l'estime qu'il détenait pour elle. La vipère a une sœur ? Si elle ne partageait pas les caractéristiques du serpent, elle semblait détenir une langue belle et bien vipérine. Acquiesçant à l'idée du nouvel outil, il demeurait aigri qu'importe, les derniers mots de la brumeuse sabreuse.

Soudain, l'ambiance retrouvait une morosité propre à la situation. Une lampe au loin qui s'éteignit ravivait le souvenir d'un événement tragique. Il était l'heure du conte, il était l'heure des comptes. À chaque syllabe accouchée par la Watanabe, c'est une lame de plus qui s'enfonçait dans l'honneur du rejeton. Son échec le suivait telle une ancre bien trop lourde pour son fragile mental. Il ne supportait pas le ressassement continu des images effroyables, il ne supportait pas la vision diabolique du visage du tortionnaire. Lentement, ses démons refaisaient surface le hantant de fragments de mémoire tous aussi amers les uns que les autres. ARRÊTE ! désirait-il commandait à haute-voix. Elle mouftait trop à ses yeux. Qu'importe l'utilité de ses paroles, il préférait vivre dans le déni de cette scène macabre qu'affronter de face à nouveau le tarif considérable de son incompétence.

À ses yeux, la confrérie portait le blâme. Son regard irascible traduisait les invectives projetées à l'égard de chacun d'eux. Où étiez-vous lorsque Shiori souffrait ?! Lâches que vous êtes, vous avez préféré baiser les pieds de la Shodaime plutôt que de suivre celle qui osa faire front. Un coup d’œil vers sa colocataire et il s’assujettissait dès lors à suivre sa volonté, refrénant ce désir colossal de les astreindre à subir son courroux. Qu'importe...

Les yeux portés sur le sol, le bois sonnait tandis qu'il tapotait frénétiquement la table victime de ses nerfs.
« Il est des folies que même le diable ignore. Ce félon, c'est le pire. »
Il ne comptait pas s'étaler. Le goût amer de la scène lui subsistait au palais. Seule une réflexion lui demeurait à l'esprit, un commandement qu'il se devait de communiquer.
« Il paiera tous les supplices qu'il a fait subir à Shiori. Il erra dans Kiri sans yeux, sans langue, dépossédé de son ouïe, occulté de tout ce qui peut représenter son honneur de sorte à ce que tout le monde puisse connaître Yuki Eiichiro, l'homme qui crut bon de s'en prendre à la Confrérie. » répliquait le Yuki déchu tandis qu'il fixait du regard la vipère scélérate.

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Jeu 5 Oct 2017 - 15:22

Faire profil bas. C'était sûrement la meilleure chose à faire lorsque la menace, et pas des moindres, du Torrent avait retenti dans la salle du Conseil. Alors c'était ça qui était en prévision ? Avouer, tous autant que nous étions, nos méfaits. En cet instant, mon regard sur le sabreur de Samehada avait subitement changé pour un air plus réprobateur. Je le dévisageai jusqu'à ce qu'il eut fini. Je n'étais pas certaine de l'effet que pourraient provoquer, les bombes qui s’apprêtaient à exploser. Mais ce qu était sûr pour moi, c'était que le cours des choses allait prendre une toute autre tournure. Je voyais déjà arriver les reproches de Shiori, et même de Tetsuko quant à l'épisode au cœur des appartements de la Shodaime. Songeant à la mésaventure dans les archives du Grand Dojo, me demandant même si l'un d'eux avaient pu être témoin du barda que la petite Pie et moi avions fait sur nos précieux ouvrages. Mais je n'en dis rien, pour le moment.

Ce fut la jeune Arukisa, cadette de la Confrérie, qui se lança la première. Son discours, malgré son jeune âge, était plein de sens et déjà si mâture. Elle avait raison. Pourtant peut-être était-ce sa naïveté d'adolescente qui lui permettait d'exposer un pareil idéal. Non que je la soupçonnais de mentir, mais il était vrai que bien des événements nous avaient défaits. Au-delà de notre fierté générale mise à mal lors de la confrontation avec la Shodaime, la rétrogradation de Yasuhito, l'emprisonnement de Shiori, et malgré que nous nous étions vengés, les plaies étaient bien trop profondes. Ce n'était plus le corps de la Confrérie qui avait été blessé de meurtrissures superficielles, c'était l'esprit même de ce que nous revendiquions qui avait subi une large commotion. Et il fallait penser nos souffrances. A cette pensée, mon regard à peine plus tendre se posa sur la Watanabe. Viendrait alors son heure, où elle annoncerait à tous son traumatisme, lâchant alors l'épée de Damoclès chatouillant ma nuque.

Puis vins le temps de la mystérieuse numéro quatre. Ce fut dès lors que je me rendis compte que je ne la connaissais pas, et que ce n'était pas uniquement mon cas. Alors je l'observai d'une expression intriguée mais toujours attentive à chacun de ses gestes. Elle n'était pas plus vieille que moi ou Shiori, j'en étais certaine, de par les traits de son visage principalement. A l'instar de son épée, elle était nébuleuse. Mais lorsqu'elle confessa ses torts, à peu de choses près, je m'apparentai à cette dernière. Confiance. Un mot clé pour cette réunion. Mais comment ? C'était toujours la même question qui se déposait sur mes lippes encore immobile. Finalement ne fallait-il pas laisser le passé où il était. Ce ne serait pas aisé, c'était certain. Plus concrète, sa proposition d'apposer un sceau sur chacun des membres de cette assemblée me parut nécessaire. Je repensai, autre que les disparitions de nos deux jônins, à Shiori dans les geôles mais aussi à Tetsuko entre les mains de Mamie Seringue. Alors je regardai mon tatouage, ce 5 sur mon bras gauche, et je n'oubliai pas le prime serment que nous avions prononcé il y a de ça plusieurs mois maintenant. Celui de ne faire qu'un.

Le glas tant redouté vint à s'avancer. Shiori. Un frisson me parcourut l'échine et je baissai la tête, incapable d'affronter son regard. Où était passée mon ardeur, mon arrogance habituelle ? Elle ne le savait peut-être pas mais les mots d'Eiichiro résonnèrent avec les siens dans mon esprit. Seulement, elle avait omis d'admettre le pire. Elle était restée bien trop gentille. Me mordant l'intérieur de la joue gauche, je relevai les yeux lorsqu'elle avait fait le résumé sommaire de sa déchirure interne. Du moins c'était ce qu'elle laissait transparaître, à juste titre. Pourtant rien. Je ne ressentais aucune pitié, seulement une rage qui semblait aussi faire défaut au benjamin de la famille. Le visage se rougissant de colère, une perle de sueur, sensation froide, glissa le long de ma colonne vertébrale. Ce n'était pas pour cet œil perdu, c'était pour cet ultime affront fait aux Sabreurs.

L'attente fut pas bien longue pour deviner les pensées extrêmes de Tetsuko. Nous étions les mêmes, malgré l'adversité, alors j'étais si bien placée pour le comprendre, à une certaine échelle. Si je ne ressentais assurément pas les mêmes desseins que l'oisillon, du moins c'était ce que j'avais pu déduire de notre entrevue mouvementée, dans une situation similaire, j'aurai probablement fait pire que le jeune garçon. Fougueux que nous étions. Imprévisible. Sauvages. Fous. Ses yeux accusateurs sur les miens, je lui rendais bien la monnaie de sa pièce. Œil pour œil, dent pour dent. Mais une chose qu'il devait probablement deviner au plus profond de mon regard reptilien était que ma soif de vengeance était avide, insatisfaite. Je laissai un long et bruyant soupire s'exprimer, lorsque mes lèvres se séparèrent, je n'en avais pas fini. « Crois-en mes fraîches expériences, petit homme, la ruse est ce que le serpent côtoie pour mieux avaler sa proie, et au risque d'attiser plus encore ta soif... » Je le fixai avec un sourire carnassier, bien que faible, je repris un peu plus fort. « Nous paierons cette dette. »

Si seulement j'avais pu en finir là. Mais leurs discours, leurs jugements, ils avaient tous prêché et avaient tous confessé. C'était à mon tour. Me redressant sur ma chaise, faisant languir le maigre silence lorsque je touchai la mue de serpent de ma garde du bout des doigts, je perdis mon sourire. « J'ai eu, par le passé, une liaison avec ce même chef de clan Yuki. » La voix sombre, les yeux plongés dans les abîmes, tournés vers ma fidèle, je repris aussitôt. « Bien avant toutes ces histoires. Tetsuko le savait. Bien que je n'avais rien affirmé. » Un autre soupir qui témoignait de mon embarras, et je recommençai, cette fois la haine venant de mes tripes, crachant le venin d'une véritable vipère. « Mais il est impardonnable, un danger pour Kiri, un insecte à écraser. Shiori. Ton coup, bien que fatal pour ses sens, n'est pas suffisant, il faut le frapper plus fort, plus vif, et lui offrir la mort. » Ma main frappa brusquement la table, plus d'instinct que de bon vouloir. Je me levai, contournai mon siège pour leur tourner le dos et croiser les bras. Du calme, j'avais besoin de calme. « Nous avions déjà parlé de ça avec Tetsuko, ici même, au cœur de la bibliothèque. Nous en sommes venus aux mains, et au sabre pour ma part. » Indécise, incertaine des conséquence que ce nouvel aveu allait engendrer, je me tournai de nouveau vers eux tous. « Croyez-le, ou non, je suis de votre côté, et je le resterais. » Je surplombai d'abord Kasanagi, puis Shiori, à tour de rôle. « Quand bien même ce soir là a pu vous sembler être un tort, en aucun cas je me suis tournée vers lui par bienveillance. Je parle bien de l’œil d'Eiichiro atrophié. Qu'il crève, je n'en ai rien à faire. Ce n'était pas de la sympathie, seulement une... Soif qui est mon combat. » Je savais que j'allais être jugée, que j'allais même probablement être considérée comme traître, mais jamais je me battrais contre ma place au sein de la Confrérie. « Ma fidélité a toujours été et sera toujours aux Sabreurs, à vous tous, envers et contre tout. »

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Ven 6 Oct 2017 - 1:52

« It's not gonna work for you, nobody can equal me »



Son petit discours occasionna différente réactions mais aucune assez négative pour qu’il ait à invectiver les troupes d’un sermon sur le bienfondé de ses propos. Tous semblaient d’accord avec le fait que pour les six doigts de la même main, il faudrait avant de se fondre en poing apprendre l’histoire de chaque cicatrice sur chaque phalange, ou au moins de celles qui affaibliraient les coups portés.

Arukisa sembla approuver ses propos avec le plus d’entrain. Son jeune âge, contrairement à son neveu, lui fit même réagir d’une façon assez mignonne, la demoiselle le dévorant des yeux d’une jeune louve qui regardait un alpha en plein concert d’aboiements. Ses applaudissements lui arrachèrent un sourire bref tandis qu’il posait sa poupe sur le bois poncé. Quand elle aussi se mit à parler, il ne lui fit pas l’affront de ne point écouter et acquiesça même à sa tirade sur le bien de Kirigakure. Aussi patriote que la juvénile kunoïchi, ses mots faisaient mouche, elle prêchait un converti. Quand elle eut fini, comme d’approbation, il lui lança un hochement de tête qui en disait long sur le fil de sa pensée. Jeune, mais pas idiote, en somme une grande force pour la Confrérie. Son chakra ne le faisait pas mentir, Samehada et ses propres sens le lui avait fait pressentir.

Chacun se levait et allait de son mot et sans surprise Yuri reprit le flambeau pour déclamer à son tour sa version des choses. Elle avait l’air, comme lui, vierge de toutes traces de luttes internes. Peut-être trop aux yeux des autres, comme si sa présence n’était justifiée que par son épée. Elle parlait de respect, mais traitait d’imbécile Kasanagi et ses consœurs. La Brumeuse se rappela finalement elle-même à l’ordre, se promettant fidèle et part intégrante du groupe de ninjas aux Sabres Légendaires. Sa dernière phrase, parlant des menaces intérieures en disait long. Mais comment lui en vouloir quand il avait implicitement menacé quiconque cachant un secret de le délester de son épée ?

Son idée de sceau était bonne, très bonne. Le Fûinjutsu était un art très utile et sa maîtrise prouvait encore une fois l’importance d’en avoir un utilisateur parmi leurs rangs. Evitant ainsi qu’on égare d’autres sabreurs, d’autres épées. Une façon tangible de sceller les mots qui allaient être prononcés ici.

Le bleu de ses yeux ne lâchant pas les pupilles de Yuri, il lui offrit comme à Arukisa un rictus bienveillant qui voulait dire beaucoup ; merci de tes mots ; je, Samehada, nous combattrons ceux et ce qui te troublent et brisent le calme de tes nuits.

Et ce fut encore une fois au tour de la Watanabe qui ne cessait de l’étonner. D’abord en provoquant cette réunion extraordinaire, maintenant en y lâchant des révélations ayant l’effet d’une bombe. Elle avait eu l’air déçue des propos du Torrent, comme s’ils étaient déjà pensés et prêt à être appliqués à la communauté, mais soit. La blonde avait à dire dans tous les cas.
Elle n’avait point l’air fière, elle ne paradait pas face à eux. Ils voyaient tous Shiori, Dokuyaku n’était plus de mise. Devant eux tous, la sabreuse s’incrimina, avoua son crime. Elle avait mutilé un chef de clan, elle qu’il avait sous-estimé devant son filleul quelques temps avant ce jour. Voilà pourquoi il avait contesté son propos. … Bien plus que la mademoiselle inanimée que son apparence prétend.

La suite de son conte se résuma au pourquoi de son acte, aux circonstances. Les doigts entrecroisés, le bas de ses paumes sur la table, il écoutait sans rien dire, sans donner de matière pour savoir s’il jugeait ou non. Juste l’oreille tendue et ses yeux d’un bleu acier plongés dans l’aura de la Septième.

Hanzô ne connaissait que trop bien la prison et ceux qui sévissaient à l’intérieur de celles-ci. Il n’eut aucun mal à se faire une idée des sévices infligés et chaque mot fut analysé. Tetsuko l’en avait sorti ou presque, et il eut un moment un sentiment de fierté naissant, effacé par les horreurs qu’il imaginait sans qu’il fut pour autant déstabilisé. C’était le lot de chaque shinobi, de cette vie qu’ils avaient tous choisis. Elle n’avait pas à être honteuse, mais fière. Fière d’y avoir survécu, fière d’avoir rendu les coups à son bourreau. Il avait la décence de ne pas demander de détails.

L’espace d’une demi-seconde, un craquement presque imperceptible se fit entendre à ses collègues. Ses dents grincèrent, car sa mâchoire se muait, comme si elle venait de s’emparer des chairs de son pire ennemi, en un piège à loup refermé. Lui présent, les événements auraient été différents, il n’aurait plus à comprendre mais à justifier ; ces foutus remords. Il n’en avait que peu mais cela en était un, certainement.

Cet Eiichiro, celui-là même qui avait affronté son filleul et l’avait empêché de mené à bien son sauvetage. Celui-là même qui avait souillé le corps d’une jeune femme qui n’avait que défendu l’honneur de sa fratrie, comme ils venaient tous de jurer de le faire. Celui-là même qui siégeait à l’un des postes d’élite du village. Dur pour Hanzô de rester impartial, même s’il se doutait que de son côté, il avait sûrement obéi aux ordres, avec zèle. Mais à l’idée de confronter ce type à ses actes, pendant un instant, le chakra d’Hanzô et celui de Samehada se mêlèrent pour dégager une seule et unique onde. Malsaine, pleine de cette envie qu’on pouvait ressentir au fond de ses tripes une fois les sombres desseins dessinés ; les mots blessants dit. Une chose était sûre, comme Benten, il avait à régler avec cet homme des affaires qui ne le concernaient pas directement mais auxquelles il accordait beaucoup d’intérêt.

Tetsuko agrémenta la prose de sa colocataire par quelques phrases. Assez pour finir de faire bouillir les sangs d’un Squale qui venait de pister une proie. S’il voulait baver son venin, il le pouvait. Hanzô aurait dû être là, il pouvait bien frapper de ses petits poings sur le torse balafré de son parrain. Mais il avait assez muri pour se concentrer sur le cœur du problème.

Sans dire un mot, il regardait son sang juger Ueno. Son temps de parole viendrait.

Finalement la vipérine vint elle aussi à tenir sa part de la bavette, et n’avait rien à envier à Shiori sur le côté révélation. Tout d’abord, elle invectiva Kasanagi en lui servant ce qu’il voulait entendre. Certes, être malin serait nécessaire pour s’en prendre à l’élite. Mais c’était mal connaître le garnement pour penser que lui donner au creux de la main quelques graines pour le faire patienter était une solution. Le ‘nous’ fit tout de même sourire une seconde ou deux Kyûryû.

La confession de la Nakamura fut aussi dure à dire et à entendre que celle de sa voisine. Une liaison avec ce même homme ? Elle avait beau avoir eu lieu avant, cela restait le péché de chair avec un ennemi mortel, toutefois tout semblait fini de la façon dont elle en parla. La table continuait de prendre pour son grade et ce fut la deuxième à menacer de mort le chef du Yuki Ichizoku.

Elle s’avoua ensuite responsable d’une blessure faite au sabre à son lié-par-le-sang mais l’homme à la crinière bleu ne s’indigna pas. Les tensions étaient monnaies courantes et avec le lourd passif de ces gens, il fallait bien les extérioriser ?

Comme Yuri ses mots finirent sur une conclusion pleine de bon sens. Elle jurait son allégeance, justifiait ses agissements sanguins par l’avilissement de Dokueki. Personne ne pouvait mieux comprendre cela que le shinobi du Torrent. Peau de Requin avait sa façon d’influencer son porteur et il avait bien des fois par le passé cédé à la tentation lors d’histoires passées sous silence, car ne comportant aucun témoin vivant.

Se raclant la gorge, il ne se leva pas cette fois. Il vogua de ses pupilles de numéro en numéro, brisant alors son silence de mort.

« Bien. Voilà beaucoup à digérer. Je compatis mais je n’ai pas de pitié pour la Septième, seulement une main tendue. Je n’attiserai pas l’ambition du Second mais je n’essaierai point de l’éteindre, seulement un bout de bois dans les braises. Je ne juge pas la Cinquième pour des actes non-passés dans le contexte de vos récits ou son lien conflictuel avec un pouvoir qui dépasse l’Homme. Je comprends la Première et sa façon d’agir. Autant que la Quatrième et son anamnèse, ses propres problèmes et ses appréhensions. » Il fit claquer sa canine supérieure gauche et celle symétrique dans la rangée du bas. « Mais je ne vaux pas mieux que chacun d’entre vous. Là où tu te sens faible et brisée, Shiori, j’ai abandonné ma patrie par égoïsme là où t’es battue de front pour les tiens, quitte à subir la torture, l’humiliation. Là où tu cherches la vengeance, oisan, je l’ai accomplie sans réellement le faire, me retrouvant les mains pleines de sang mais dépourvu de mon bien, pour rester à jamais celui qui a perdu une Légendaire. Toi, Ueno, tu penses avoir failli en léchant le sang, là où j’ai déchiqueté des alliés et des innocents dans le seul but de repaître ma bête de leurs délicieux chakras. Arukisa, tu me regardais avec admiration et pourtant, j’étais trop occupé par mes légendes et mes recherches que j’en ai raté la guerre de Hi no Kuni. Tu aurais raison de douter et de vouloir t’engager. Quant à toi Yuri, tu dis avoir fui des démons et j’ai passé mon adolescence et la majorité de mon temps en tant qu’Homme à les chasser pour en devenir un. Je n’ai donc pas à te donner de leçon sur comment les gérer. » Peut-être qu’il venait de détruire son image et sa réputation, mais après tout il avait instauré des règles, il se devait de les suivre. « Comme vous je ne peux que jurer allégeance, espérant l’absolution et me bercer d’illusions en vous faisant et en ME faisant croire que je ne suis plus faillible. Mais je reste la Bête Bâtarde, et à vous entendre parler de ce Yuki, cela serait mentir que de vous dire qu’arracher ses chairs n’est pas une idée qui m’enchanterait, qu’à la sortie de cette pièce, je n’irais pas faire en sorte qu’il regrette à jamais d’avoir osé poser la main sur un des miens. Mais là n’est pas le sujet. Je ferais de mon mieux en espérant que vous saurez vous en contenter. Comptez le Torrent à l’instar de Tetsuko comme votre sang, mes sœurs. Que ce jour sonne comme le glas de nos ennemis. La renaissance des Sept, le Pilier de Kiri. » Il en avait fini pour sa part, et ils pouvaient désormais si tous y étaient aptes, passer à l’étape suivante.

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Lun 16 Oct 2017 - 15:27
Yuri semblait tout aussi méfiante qu’Arukisa. En revanche, ce n’était pas sa jeunesse et son inexpérience qui l’avait rendu ainsi. Au contraire, c’était son passé. La Rose rouge eut un sentiment de compassion en l’entendant parler. Elle la comprenait. Néanmoins, pour prouver son nouvel attachement à la Confrérie elle proposa un sceau commun. Aru’ trouva son idée ingénieuse et à la fois très symbolique. Un sceau pour les localiser tous, un sceau pour communiquer, un sceau pour les rallier tous et par leurs lames les lier.

La suite de l’échange fut bien plus sombre. Des mots durs à entendre. Des images fortes qu’Arukisa ne put imaginer avant de l’entendre. La souffrance de Shiori se ressentait dans ses paroles. Sa crispation et son désir d’extériorisation émanent d’elle comme des vagues invisibles que la jeune kunoichi reçoit de plein fouet. Des rumeurs elle en avait entendues, mais elle n’imaginait pas qu’Eiichiro soit allé aussi loin. Tetsuko vint compléter son histoire, rendant les choses encore plus réelles. Aru’ n’était pas une partisane de l’adage “oeil pour oeil, dent pour dent”, et bien que les faits concernent une sabreuse, c’était Kiri et le Mizukage lui-même qui devait être mis au courant des agissements du chef d’un des clans les plus importants du village. Comment un homme comme lui pouvait occuper un tel poste ? C’était un monstre. Shinichi était-il au courant de sa personnalité ? Non, c’était impossible. En tout cas Aru’ semblait vouloir se persuader qu’il ne pourrait cautionner les actions de son ignoble chef de clan. Probablement emporté par son attachement envers Shiori, la Pie eut du mal à retenir sa rancoeur et son envie certainement très poussée de lui faire payer ses actes.
Les confidences n’en finissaient plus. Ueno reprit la parole en dévoilant un lien entre elle et le vil manieur de glace. Cependant, cela semblait être du passé à ses yeux et son regard se tournait maintenant vers les sabreurs. La fin de son intervention soulagea Arukisa. Avoir un membre ne sachant pas vraiment se positionner serait une faiblesse pour la Confrérie.

Finalement, c’est une nouvelle fois Hanzo qui eut les phrases les plus justes et les plus sages. Chacun avait vécu les récents événements de façon différente et avait une leçon à tirer de cela. Il était temps de tourner la page et d’abandonner les démons du passé.
Aru’ avait écouté avec attention toutes les interventions, une mise au point nécessaire. Mais son coeur bienveillant sentait qu’une motivation malsaine pouvait atteindre certains. Ils étaient en colère, la Confrérie grondait. L’affront du Yuki était semblable à une plaie encore ouverte qu’il fallait panser rapidement. La Rose rouge se leva à nouveau. Avec sa petite taille, c’était nécessaire pour qu’elle se fasse sa place.

- Je vous ai tous écouté. Attentivement. Et bien que je sois désolé d’entendre le récit de certains événements, cela ne fera pas avancer les choses que de vous plaindre. Je ressens de la colère chez certains d’entre vous, une envie de révolte. Mais la colère mène à la haine, et la haine mène à la souffrance. Et ce n’est pas sur ces bases que nous grandirons. Servez-vous de ses épreuves pour transformer ces pensées négatives en une force inébranlable ! Arukisa restait volontairement dans le flou avant d’aller directement au détail. Eiichiro paiera pour ses actes un jour, mais nous devons faire notre chemin de notre côté. Et dans ce sens, le sceau de Yuri est une offrande qui marquera notre cohésion avec des valeurs comme l’ambition, la solidarité et le courage et non pas la vengeance, la haine ou la souffrance.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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