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[Mission C] Escorter les rescapés de Shîto


Sam 23 Sep 2017 - 18:43
ClassiqueTandis qu'ils rentrent à bord de deux navires, la délégation de Kiri et les civils de Mizu no Kuni comptent parmi eux des blessés et des personnes qui ont besoin d'être escortées jusqu'à chez eux.

Escorter la ou les personnes assignées à Mizu no Kuni.
Veiller à ce qui ne leur arrive rien.




S'il s'était fait remarqué par sa mise-en-garde sur le navire de l'amiral Sôsuke, il n'avait pas cependant perdu de temps à chercher l'affrontement avec les sabreurs. Il s'était afféré pendant le trajet à faire trier ceux qui devaient être dirigés vers l'hôpital des Kaguya et ceux qui étaient en état de se déplacer. Faire cela avait permis déjà de mieux répartir les premiers soins que les ninja du village de la brume pouvaient prodigués. Il s'était assuré de faire passer ses ordres sur l'autre bateau, de sorte à ce que rien ne soit laisser au hasard. Les réfugiés de Shitô était dans des états très divers. Certains étaient en pleine forme, mais étaient très inquiets. D'autres, blessés, cumulaient la peur avec la souffrance. Cette organisation logistique n'était pas totalement improvisée. Bien sûr, c'était la première fois que pour Kiri, il s'occupait d'une tâche aussi importante - encore que, pour nombre de shinobis, s'occuper de blessés et de réfugiés seraient une tâche déshonorante -, mais jamais avant n'avait-il pris une quelconque forme de leadership.

En vérité, il avait pu étudier des exemples. Déjà, à l'hôpital des Kaguya, mais aussi dans son passé, au sein de la clinique de sa mère. Et il prenait la tâche qui lui était confié très au sérieux. Qu'un fils ne sache pas organiser un minimum les soins d'innocents alors que sa mère est un grand médecin, c'eut était jeter l'opprobre sur le nom de celle-ci. Malgré tout, ses consignes avaient eu leurs effets et le débarquement était presque déjà prêt quand, sous les premières lueurs de l'aube, les coques des vaisseaux s'écrasèrent sur les sables du village.

Alors qu'ils s'amassèrent près de la passerelle, il s'exclama avec force : Les blessés les plus grave d'abord ! Des ninjas du village ainsi que les médecins, tant des Kaguya que des praticiens des techniques de ninjutsu médical, aidèrent à transporter les blessés. L'hôpital et les Kaguya s'étaient eux aussi préparer à recevoir des blessés, tant et si bien que 20 minutes plus tard, les blessés les plus graves étaient prêt à être transportés. Se dirigeant vers le médecin-en-chef, il leur demanda s'ils pouvaient gérer les patients. Il faut dire que le nombre de blessés était assez grand. Il ne songeait pas au nombre de gens mort au pays du feu. Ce n'était pas le moment de pleurer les morts, pensa-t-il, en voyant une petite fille grièvement blessé et qui semblait assez faible. Le regard un peu triste, il se reprit en main avant de laisser les Kaguya gérer la suite du transport des blessés vers l'hôpital. C'était leur mission, lui avait la sienne. Bien, je vais maintenant procéder à la formation de l'escorte pour ceux qui se rendent à Mizu no Kuni. Suivez-moi, s'il vous plaît ! Cria-t-il pour sûr que tout le monde soit informé.

Les réfugiés et les sujets du Daimyô le suivirent et une petite foule se forma. Il réquisitionna des vivres et des chariots pour transporter les moins valides et demanda à ceux qui pouvaient se mouvoir d'eux-même de rester en dehors des chariots, en donnant la priorité aux femmes et aux enfants. Il demanda principalement aux hommes valides de s'armer de fourches et d'armes de fortune ; on était jamais trop sûr. Certains paniquèrent face à cette mesure, mais Watari les rassura : Ce n'est qu'une mesure de sûreté. Prudence est mère de sûreté.

Certains n'étaient pas rassurés par les rumeurs de criminalité qui régnaient au sein du pays de l'Eau. Il n'avait pas vraiment des raisons de leur donner tort, mais il ferait en sorte que rien ne leur arrive. Il fit un dernier tour pour s'assurer que tout était prêt, que personne ne se soit trompé de convoi. Il salua ses camarades qui se rendaient à Kiri avant de se mettre en tête du convoi et de crier : En route ! Vers le pays de l'eau !
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Sam 23 Sep 2017 - 19:05
Il était indéniable que le samurai savait ce qu'il faisait. Il organisa la tâche comme il le devait et ordonna à chacun, délégua ce qu'il ne pouvait faire lui même et réquisitionna ce qu'il fallait pour assurer un convoi propice à ne laisser personne derrière. Un œil extérieur aurait jugé tout cela avec le plus grand respect, et même le Nidaime Mizukage aurait été heureux de voir sa volonté respectée par tant de professionalisme.

La petite troupe se mit donc en chemin pour Kirigakure no Satô, havre salvateur pour tout les estropiés et les traumatisés, l'hôpital prévenu et prêt à accueillir les rescapés. Il était tôt, le soleil émergeait d'entre les nuages pour couvrir d'un linceul lumineux l'homme aux intentions louables et son troupeau.

Parmi la déléguation, une vieille femme se démarqua par ses mots. Arquée par le temps et les conflits, celui de Shito étant loin d'être le premier qu'elle avait vécu, elle s'adressa au natif de Tetsu. « Mon bon jeune homme, que vous êtes vaillant ! Auriez-vous l'amabilité de porter ceci ? Je suis vieille et j'aurais bien besoin que vous vous en occupiez. Je ne fais pas confiance aux autres, mais un beau jeune homme comme vous, avec des valeurs... Vous êtes celui qu'il me faut. » Sans attendre sa réponse elle lui tendit un paquetage qui devait au bas mot peser une trentaine de kilos sinon plus, ce qui rendait étrange qu'une femme de sa constitution puisse le transporter.

Quelques mètres plus loin, c'est le mari de la vieille qui se mit lui aussi à rajouter par dessus ses doléances. « Voyez mon bon m'sieur, ce trajet m'épuise autant qu'on peut l'être, vous voudriez bien me trouver un peu d'eau et à manger ? » Il grava sur son faciès un air suppliant, forçant ses traits pour les maigrir et montrer sa faim. Le petit couple n'était pas seul. Avec eux un enfant d'une dizaine d'années dont les parents étaient morts au combat, se mit à tirer sur le haori du garçon au sabre, maître du Fûton. « Hé m'sieur, c'quand qu'on arrive ? Héééé m'sieur on peut s'arrêter, j'ai une forte envie de.. Faire pleurer le colosse, vider le réservoir.. Vous comprenez ? Hein ? Allez, juste cinq minutes, le convoi n'en sera pas dérangé. UNE PAUSE GENERALE ! » Il cria si fort ses derniers mots que les gens autour se mirent à croire que l'ordre pouvait venir de Tsurugi...
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Dim 24 Sep 2017 - 16:18
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'escorter seul ces gens allait être pesant. Non pas qu'ils étaient insupportables individuellement, mais il allait devoir gérer leurs individualités qui formaient une communauté d'intérêts divergeant et varié. Ils marchaient et soudainement, les premières doléances arrivèrent. Concernant la vieille dame, il l'écouta avec la plus grande des écoutes et beaucoup de patience. Quand elle lui tendit le paquetage, le poids de celui-ci lui arracha un regard un peu surpris. Eh bien, qu'il y a-t-il à l'intérieur pour que ce soit si lourd, madame ? Il prit une pause pour réfléchir en constatant que le tissu ne tiendrait plus très longtemps sous le poids de ce qu'il contenait. Je doute pouvoir surveiller les effets personnel de tout ceux qui n'ont pas confiance en autrui... Même si je voulais le porter, je pense qu'il faut que je le mette rapidement sur un des chariots, madame. Regardez, votre sac est en train de se déchirer. Et déjà, les ennuis s'accumulaient. Le mari de la vieille femme avait faim et soif. Cela faisait deux heures qu'ils avançaient sur les chemins herbeux du pays réputé pour ses froides brumes. Heureusement, en deux heures de marche, la brume ne s'était pas levée. L'été était sûrement en cause et les températures étaient agréables. Pour autant, quelqu'un avait envie de rafraichir la verdure.

En tant que leader, il n'avait encore jamais à eu a transiger de la sorte. Il prit une inspiration avant de mettre son doigt sur la bouche du jeune homme. Il allait devoir les apaiser, les réunir. A quoi bon chercher à hurler plus fort ? De par son geste calme, son regard acéré et son ton faible, il voulait captiver l'attention du jeune enfant pour l'empêcher de continuer de crier. Écoutes moi, jeune garçon. Puis, il se redressa et s'avança vers la colonne. Écoutez-moi tous ! Cria-t-il, beaucoup plus fort, mais sans pour autant être agressif. Vous êtes fatigués. Le voyage a été long et éprouvant. Nombre d'entre-vous ont perdu beaucoup de choses irremplaçables. Foyer, proches... Jamais je ne pourrais imaginer à quel point votre cœur est lourd, bien que je fis parti des shinobi qui tentèrent d'empêcher cette castratrophe. Mais pour autant, j'ai juré de vous faire cheminer jusqu'à un endroit où votre vie pourra recommencer et tendre au retour des jours heureux.

Se rappelant des discours captivants de son père, Hoshino Shunsada et ses airs de tribuns, le jeune homme tenta de suivre ceux-ci pour captiver l'auditoire. Cela dit, le chemin est long et difficile, encore plus dans ces circonstances. C'est pourquoi, vous devez me faire confiance. Mais plus encore... Vous devez vous faire confiance. Le pays de l'eau est un endroit qui peut paraître hostile et son climat est rigoureux. C'est sûrement en cela que nous sommes réputés pour être de fiers combattants et de marins aguerris. Ce foyer, il sera le vôtre, seulement si vous restez fort, si vous vous en donnez les moyens, tous, les uns avec les autres, et que vous suivez mon commandement.

Il prit une pause, pour laisser à l'auditoire le soin de méditer ses paroles, avant de reprendre : Si personne n'a rien d'autre à redire, alors je dois vous indiquer que nous approchons bientôt du quart du chemin. Nous ferons une pause pour nous restaurer à la moitié de celui-ci, quand le soleil sera à son zénith. Au bout de celui-ci mes amis, une nouvelle vie, un nouveau foyer vous accueillera et vous protégera. Ne perdez pas courage !

Il fit signe à trois hommes de venir. Toi, je veux que tu t'assures que les enfants et les personnes âgées puissent avoir un peu plus souvent accès à l'eau. Celle-ci leur sera nécessaire pour pouvoir avancer aussi vite que nous autres, adultes. Il lui fit signe d'aller se servir avant d'ajouter : Une gorgée, maximum par personne, jusqu'à ce midi. Si quelqu'un te semble nécessiter plus, viens m'avertir et je déciderais à ce moment-là. Ferme, le jeune samouraï se retourna vers les deux autres hommes qu'il avait réquisitionner. Vous deux, allez donc escorter celui qui se pense capable de faire pleurer un colosse. Je pense que nous aurions tous aimé voir ça, n'est-ce pas ? Se permit-il avec un regard entendu vers les réfugiés, tentant de détendre l'atmosphère en rebondissant sur l'expression maladroite du petit. Nous continuons d'avancer ! Vous deux, vous me le ramenez dans cinq minutes en remontant la colonne et vous reprendrez votre poste. Allez-y.

Reprenant la tête du cortège, il installa les effets personnels de la vieille dame dans un chariot en l'enroulant dans son haori, de sorte que personne n'oserait y toucher par la suite. Le chemin s'avérerait être encore long...
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Dim 24 Sep 2017 - 16:43
Le Kirijin savait visiblement inspirer et galvaniser la foule. Son discours et sa voix masculine eurent l'effet escompté et parmi ceux qui doutaient encore, beaucoup furent convaincus d'avoir fait le bon choix en grimpant sur ce bateau ; en choisissant l'Eau comme nouvelle demeure. Avait-il trop enjolivé les choses ? Ils avaient besoin de réconfort et il l'avait donné. La vieille femme parut cependant peu satisfaite que le brun ne porte pas lui-même sur son dos son reliquat de babioles en tout genre mais le petit garçon lui, se sentit materné et important, ce qui suffit à résoudre son urgence quand il fut escorté.

Mais la grand-mère ne comptait pas se faire avoir de la sorte par l'homme au sabre de qualité supérieure. « Bien, je vois. Oui, oui c'est normal. » Son petit faciès fripé se mit à afficher des airs allant du mélancolique à la profonde douleur, vadrouillant de l'une à l'autre d'une dextérité qui aurait fait l'envier des plus grands acteurs de kabuki. « Vous voyez, ma vie a été mouvementée jeune homme. J'ai d'abord grandi parmi les bandits, les guerres claniques et la famine dans le pays du Feu. Même à l'époque avant ce seigneur et ses intentions, j'ai dû apprendre à survivre vous savez ? Ma famille [...] » Elle continuait de parler à Watari tandis qu'un homme pourvu d'un bandeau ninja essayait désespérément de lui adresser la parole, sans succès vu l'enthousiasme de la dame à conter ses frasques passées. « Et c'est comme ça que Jokitô m'a demandée en mariage sur le Pont du Ciel et de la Terre. À ce moment-là j'étais déjà enceinte, mais vous connaissez les familles bourgeoises, la sienne surtout. Oh qu'il était beauuuuu. Vous me le rappelez, jeune et impétueux, charismatique. » Elle rougissait en se dandinant et le ninja les talonnant, dont les mots étaient couverts par le brouhaha, ne pouvait toujours pas en placer une. À la tête de convoi vint les rejoindre un gros chien, visiblement fou de joie de pouvoir gambader dans ces terres. Kami seul sut ce qui lui passa par la tête mais à la vue de la petite femme, il la confondit sûrement avec un os -compréhensible vu le peu de chair présente sur son corps- et attrapa un de ses mollets en la tirant avec lui tandis qu'il s'élançait.

Jokitô, vaillant octogénaire de son état, brandit sa canne en l'air en criant dans un dialecte étrange puis se mit à leur courir après. Le couple avait besoin de lui, mais le ninja criait maintenant aux oreilles de Watari. Qu'allait-t-il choisir de faire ? Le molosse n'avait pas l'air de vouloir lâcher sa pitance, peu juteuse au demeurant appétissante vu sa ténacité à la faire traîner dans la boue.
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Lun 25 Sep 2017 - 0:18
Les ennuis ne s'arrêteraient pas facilement, visiblement. Il s'était douté que la grand-mère ne serait que très partiellement satisfaite, mais il ne pouvait pas faire preuve de favoritisme ou il risquait de désorganiser ce qui nécessitait de rester cohérent pour des questions d'efficacité. Tant et si bien qu'il accepta la dure, mais pénible tâche, avec beaucoup d'humilité, qui consistait à subir les palabres d'une vieille dame qui devait se sentir un peu seule. Cela étant, la situation sembla se complexifier quand, par un stratagème qui le dépassait, celle-ci parvenait à couvrir la voix d'un de ses subordonnées. Il allait lui demander si elle appartenait à un clan spécialiste des genjutsu de ce type. Eh bien, votre vie était pleine de rebondissements ! Dit-il poliment, écoutant tant que faire se peut en gardant sa concentration. Son instinct lui fit comprendre que la journée allait être longue. Et il ne fut pas surpris de voir un chien sortir des herbes pour attraper la vieille dame et s'enfuir avec. Il ne manquait plus que ça. Et son subordonné qui semblait soudainement atteint d'aphonie ...

Il fallait faire quelque chose. Attrapant son subordonnée sous son bras - et sous ses airs ahuris -, il se mit à courir en direction de l'infortunée, s'esquivant du convoi, avant de dégainer son sabre pour frapper du plat de la lame l'impertinent canidé au niveau de son crâne, histoire qu'il lâche sa prise qu'il devrait de toute façon, faire soigner désormais. Il se tourna vers son subordonné qui n'avait sûrement pas eu l'habitude d'être ainsi porté de la sorte et lui demanda, en récupérant la dame âgée, sous son autre bras, après avoir rangé son sabre. Madame, j'écouterais la suite de votre histoire avec beaucoup de plaisir quand nous serons au village, pour le moment, je dois écouter mon subordonnée m'annoncer la prochaine mauvaise nouvelle. Il savait qu'il allait la devoir la faire soigner, donc il fallait se remettre en route. Suivez-moi, Jokitô-sama. Et vous, je vous lâcherais quand nous serons prêt du convoi, mon brave. L'urgence m'a un peu emporté. Et vous aussi, bien que ce fut contre votre gré.

Faisant de son mieux pour retourner en sens inverse, le jeune homme se préparait déjà à continuer d'en baver. Où en était-il, déjà, sur la route, désormais ?

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Lun 25 Sep 2017 - 19:07
Le bougre avait du répondant et avant que le chien n'ait pu poursuivre son escapade trop loin, Watari s'était occupé de lui de façon non-létale et avait par la même occasion sauvée la vieille femme qui s'en tirait donc avec quelques blessures au mollet et plus de peur que de mal. Il en résultait donc l'admiration dans les yeux de plusieurs et le respect d'encore plus.

Elle fut vite prise en charge et tout ceci démêlé, le shinobi put enfin écouter ce qu'avait à dire son confrère Kirijin qui descendit de sous le bras du samuraï. « Voilà, au fond du convoi, des récalcitrants commençent à répandre la discorde. Selon eux, nous allons pas assez vite, nous ne voyons que nos intérêts. Bref, ils l'ouvrent et ça dérange les honnêtes gens. Devrions-nous les laisser ici se débrouiller ? Le choix vous incombe, Sôsuke-sama vous a élu responsable, sabreur. » Il hocha la tête pour conforter ses propres paroles.

Au loin, la cité bien qu'embrumée n'était plus qu'à quelques kilomètres. Bientôt, ils feraient une pause comme Watari l'avait promis, ce qui lui permettrait de régler le soucis sans que cela impacte sur l'avancée, au grand plaisir du plus grand nombre. Mais il ne fallait pas trop tarder car certains blessés dans un état critique attendait la salvation que représentait l'arrivé à l’Hôpital tenu par les médecins Kaguya.

Le chien quant à lui se réveilla et suivit son nouveau maître avec entrain, se disant sûrement qu'en l'ayant ainsi surpassé, il méritait son amour et sa fidélité toute relative.
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Lun 25 Sep 2017 - 20:07
Les ennuis continuaient de s'accumuler, mais la situation ne semblait pas particulièrement être totalement ingérable pour le jeune homme. Il commanda un ninja prêt de là de bander la cheville de la vieille dame et de la faire porter. Elle aurait de quoi se faire les dents - ou ce qu'il en reste - sur ce jeune genin qui allait apprendre d'une manière tout à fait originale à maîtriser ses émotions. Madame, je vous laisse, j'ai à faire ! Nous nous reverrons sûrement à Kiri, ou plus tard ! Il lui sourit doucement et hocha poliment de la tête avant de répondre à son collègue qui s'était sagement laissé transporter sous ses bras : Eh bien, quelle journée... Je vais aller voir ce que nous pouvons faire pour les faire rentrer dans les rangs. Continuez d'avancer jusqu'à l'auberge qui borde sur la route et installons le convoi pour y faire une pause. Je connais ceux qui tiennent cet auberge pour y avoir travaillé un peu. Peut-être pourront-il offrir un peu d'aide à ceux qui en auront besoin. C'est le moment où jamais pour que les nouveaux arrivants tissent des liens. Dîtes leur bien que je gère le convoi aux propriétaires de l'auberge. Il prit une pause, avant d'ajouter: Ah et je suis un samouraï de Tetsu no Kiri. Même si je respecte la force des sabreurs, ne les confonds pas avec moi et plus particulièrement certains d'entre-eux. Il fit un signe de tête à son collègue et se dirigea vers l'arrière du convoi, le canidé à ses trousses.

Eh bien, tu as failli arracher le mollet de cette pauvre dame, mais tu ne sembles pas être un mauvais bougre. Continue ainsi et peut-être auras-tu une place à mon dojo, si tu sais t'entendre avec Kuro. Il prit le temps de flatter le crâne du chien avant de se remettre à avancer rapidement vers l'arrière du convoi jusqu'à la source de la discorde. Face au groupe source de ces commotions, le jeune arriva, calmement, mais l'air déterminé à faire taire ces troubles-fêtes.

Eh bien, messieurs dames, mon subordonnée m'a informé que certains estiment ne pas être traités correctement. S'avançant, la main lentement, mais le regard perçant avec force ceux qui gênaient le convoi, il continua : Je suis en charge de votre rapatriement. J'ai toute autorité pour que vôtre sûreté soit assurée. Néanmoins, j'aimerais que vous compreniez que si vous continuez ainsi, je vais devoir m'assurer que vous ne perturbiez pas plus l'avancée des autres. Son ton était menaçant. Il n'était pas un monstre, mais il savait être ferme et il entendait bien le faire comprendre à ceux qui se plaignaient. Ceux qui pensent que nous ne les traitons pas correctement sont libres d'avancer par eux-mêmes ou de repartir jusqu'à l'embarcadère. Mais sachez une chose : nous sommes ceux qui vous accueillons. Si vous trouvez matière à vous plaindre, c'est peut-être que vous ne méritez pas notre hospitalité. Il passa à travers les rangs, contemplant ceux qu'il risquait de provoquer. Si maintenant, vous avez suffisamment d'énergie pour du prosélytisme, je vous conseille de garder celle-ci pour avancer ou vous rendre utile. Je ne souhaite le départ de personne, mais ceux qui nous ralentiront de leur propre volonté paieront les conséquences. Les geôles des Yuki seront prête à les accueillir et je sais à quel point l'usage des stalagmites peut y être terrifiant pour les hors-la-loi. Il avait pris un ton particulièrement dur et sévère, passant de la rhétorique à la menace. Il avait fini sur un bluff des plus magistral : cette histoire de stalagmite n'était qu'une boutade entre lui et sa très chère disciple à l'encontre de son précieux ami désormais aveugle. Mais il savait que leur réputation de geôlier n'était plus à refaire et il savait que peu de gens souhaitaient les visiter pour y être enfermé.

Reprenez votre route. Une pause vous sera accordé d'ici quelques minutes. Ensuite, nous repartirons dans une heure. Contrairement à certains possédant encore la force de se plaindre, d'autres s'accrochent à la vie. Dernière remarque sévère sur un ton aussi cinglant que le bruit du tonnerre dévorant la terre. Il s'assura de fermer la marche quelques minutes jusqu'à ce que le convoi puisse prendre une pause. Il convint ensuite avec lui-même, de retourner surveiller à nouveau la tête de convoi, restant en compagnie du chien sauvage qui ne l'avait plus lâché.
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Mar 26 Sep 2017 - 15:32
Quand Watari se mit à tenir tête au groupe de perturbateurs, le chien assez imposant dont les crocs étaient encore ornés de sang se mit à grogner pour appuyer ses propos. Visiblement ils eurent l'effet escompté et peu des personnes qui se plaignaient n'eurent à redire. C'est donc ainsi que l'arrière-train fut calmé, un seul homme partant car trop fier pour entendre la vérité. Il était grand, visiblement peu amoché par les péripéties de Hi no Kuni et ne dit mot, se contentant de partir par là où ils étaient arrivés. Les autres se concertèrent entre eux puis hochèrent la tête en guise de réédition, se remettant à marcher en cadence vers Kirigakure no Satô et ses environs.

Vint l'heure de la pause près de l'auberge dont le samuraï connaissait les propriétaires. À l'entente de son nom ils parurent ravis, et tout autant de pouvoir aider àa cité qui les faisaient vivre. L'enfant muni de sa décade d'expérience s'amusait avec le chien et courait autour de l'auberge avec lui, gaiement. Il paraissait oublier tous ses soucis. Tous prirent le temps qui leur fallait et après une soixantaine de minutes, il était temps de repartir.

Mais quelques minutes après, si Watari avait l'oeil vif, ni le chien ni le petit garçon n'étaient là désormais. L'auberge encore en vue, allait-il notifier leurs absences ?

Le duo était à quelques centaines de mètres cachés par l'enceinte, et le garçon n'avait pu se résoudre à laisser le canidé derrière, sa patte prise dans du barbelé. Avec ses petits doigts, il essayait désespérément de le libérer...
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Mar 26 Sep 2017 - 18:18
Un qui partait ? Il le salua tout de même poliment. Malgré ses efforts, la perfection n'était pas possible, il le savait. En tout cas, pas quand il s'agissait des hommes. Il lui souhaitait juste le meilleur pour lui et espérait que rien ne lui arriverait. Sinon, eh bien... Il y avait forcément un pourcentage de perte quand il s'agissait des gens dévorés par l'ego. Le village de Kiri, par bien des aspects, étaient ce symbole de la punition karmique de ceux qui laissaient leurs désirs souiller leur cœur. C'était un homme, il était maître de son destin, il ne pouvait dès lors que souhaitait que celui-ci ne serait pas trop cruel envers lui.

La pause, quant à elle, se déroula sans trop d'encombres. L'aubergiste les accueillit avec chaleur, s'inquiétant et s'enquérant des dernières informations qui étaient tombées sur les événements déchirant le pays du feu. Malgré tout, les habitants de Kiri restaient vaillants : ils blaguèrent même sur l'idiotie de quiconque chercherait à envahir ce nid de féroces guerriers qu'était devenu le village de la brume. Tout se passait cependant beaucoup trop bien et le jeune homme se mit à se dire qu'étrangement, rien n'était venu s'ajouter à la liste longue des ennuis qu'il avait a géré aujourd'hui. Faveur de la providence ou énième embuscade et pied-de-nez de celle-ci ? Plutôt prudent pour sa première véritable mission à responsabilité, le jeune homme se mit se demander ce qu'il avait bien pu oublier. Quelques minutes après que le convoi se mit à s'éloigner, le jeune homme frappa dans ses mains. Il manquait un halètement caractéristique d'un canidé un peu trop jouasse et affectueux, ainsi que l'odeur d'urine de l'enfant qui visiblement, avait du un peu se faire dessus.

Attendez, je crois qu'on a perdu le jeune et le chien. Je vais essayer de les retrouver. Je reviendrais en cours. De toute façon, je pense que je n'ai pas fini de courir. Si d'ici une demi-heure, je ne suis pas de retour, continuez d'avancer jusqu'au village sans moi.

Il devait ne pas être trop loin de l'auberge qui était encore en vue. Utilisant de son endurance relativement développée et de sa condition physique de guerrier, le jeune fils du clan Hoshino se mit à courir avec les velléités qu'il estimait nécessaire. Comme dirait l'autre, personne ne quitte le navire. Arrivant à l'auberge une dizaine de minutes plus tard, il demanda si quiconque les avaient vu. Une ronde fut organisée assez rapidement, mais les bruits du chien couinant attirèrent assez rapidement ceux qui cherchaient l'enfant. Un collet qui trainait dans la nature était responsable de cette nouvelle déconvenue. Dégainant son sabre, il découpa délicatement le piège, mais le chien était désormais légèrement blessé. Cependant, le jeune garçon était quelque peu courageux, même si téméraire, d'être resté sur place pour porter assistance au chien, le jeune samouraï présenta le jeune homme à l'assemblée :

Une petite ovation pour notre jeune héros du jour qui n'a pas abandonné son nouveau compagnon de route ! Il a été très courageux et démontre comment nous devrions tous nous comporter à Kiri ! Il ébouriffa les cheveux du jeune garçon avant de se retourner vers un de ses subordonnées : Allez, dîtes-moi tout. Je suis sûr qu'il y a eu un problème pendant que j'avais le dos tourné.

Ironiquement, il ne cherchait même plus à savoir s'ils approchaient de Kiri. Il comptait plutôt le nombres d'embûches restantes qui restaient entre lui et le succès de sa mission...
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Mar 26 Sep 2017 - 19:57
Comme il fallait s'y attendre le samurai au haori bleu avait decelé l'absence du garçon et de son fidèle accolyte à quatre pattes et les trouva assez vite pour qu'aucun deux n'ait à souffrir de l'éloignement avec le convoi par quelconque déconvenue.

Une fois rameuté au reste des civils et autres, le petit fut acclamé par les enthousiastes, reçut quelques accolades et le chien vut sa patte bandé, boîtant mais toujours capable de vadrouiller aux côtés de son nouveau maître, le tenancier du Dojo.

Quand il s'adressa à son subordonné, ce dernier lui répondit par un simple signe de tête négatif pour signaler son erreur ; rien ne s'était passé en son absence, tout allait bien et le convoi put reprendre son cours. Au loin, la cité apparaissait dans un brouillard pesant mais rassurant ; plus que quelques kilomètres et ils seraient arrivés, il pourrait rendre son rapport.

La foule était en liesse et l'administrateur-en-chef put être satisfait car il n'avait pas failli à sa tâche. Tous allaient bien, et malgré la candeur trop élevée de certains, c'était une réussite et les espoirs seraient récompensés par des lits chauds, des toits et du travail. Parmi ces hommes, ceux qui avaient essayé de se rebeller se trouvaient bon nombre d'artisans et même un Nageyarina, charpentier de métier, qui serait bien utile vu les projets du Mizukage qui n'allait pas tarder à être élu.

Résumé:
 
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Mer 27 Sep 2017 - 18:43
Victoire pour le peuple ! Et pour cette première mission, qui semblait être donc un franc succès, hormis pour l'unique personne qui ne les avaient pas suivi et qu'il se jurait de mentionner sur son rapport. Il préférait être franc pour la postérité. Celui qui s'avance une fois sur le mensonge est alors pour toujours, habitué à celui-ci.

Les épaules de Watari se détendirent alors qu'il contempla au loin la cité qu'il avait quitté pour l'examen international. Qu'est-ce qui les attendraient, là-bas, lui, ses camarades et ces réfugiés ? Alors qu'ils étaient en liesse, que les cœurs s'unissaient dans l'exultation et la félicité d'avoir été sauvé, que l'avenir s'annonçaient pour eux sûr et heureux, le jeune homme ne pouvait s'empêcher que d'être quelque peu intimidé de retourner là-bas. Lui qui désormais, avait fait le choix d'écouter son cœur et de ne plus s'enfermer dans sa voie, il le savait : l'avenir ne serait pas aussi simple et heureux que ceux qui l'entouraient pouvait le croire. Les démons, les ténèbres de kiri, étaient toujours là, le pouls battant dans les chrysalides du désespoir dont il se nourrissait. Pouvaient-ils faire de Kiri un village prospère dont chacun pourraient être heureux et fiers ? Avait-il les épaules pour poursuivre son succès d'aujourd'hui dans l'avenir du village ?

Les suites de ses aventures répondraient à ces questions bien assez tôt et il se reprit à sourire. Garder le cœur ouvert à l'avenir était la meilleure solution pour que la paix demeure au sein du champ des possibles...

Spoiler:
 
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