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Tout va comme sur des roulettes [Shuuhei]


Dim 24 Sep 2017 - 18:11
Être dans une chambre d’hôpital, c'est vraiment chiant. Mais alors, à un point... Déjà, j'ai pas le droit de boire de l'alcool. Non mais c'est qui l'abruti qui à décidé d'un truc pareil ? C'est nul ! Et ça sert à rien en plus ! Au contraire ! L'alcool, qu'est-ce-que ça fait ? Bah ça désinfecte ! Alors bon, pour les blessures, y a rien de mieux. À mon époque, quand quelqu'un était blessé, on le laissait boire et puis fumer aussi. Justement ça aussi ! Déjà, j'ai pas le droit de fumer dans ma propre chambre d’hôpital que je paye ! Et en plus, si jamais je veux aller fumer, je dois prendre un fauteuil roulant pour aller dehors pour faire ce que j'ai à faire. Non mais franchement... C'est vraiment n'importe quoi. Puis hors de question qu'une gentille et sexy infirmière vienne s'occuper de moi pour m'emmener dehors. Non, je dois faire ça tout seul. C'est vraiment dégueulasse. J'ai jamais vu un hôpital aussi pourrit de ma vie. Heureusement, je pouvais compter sur quelques un de mes amis. Un en particulier, le meilleur de tous, Shuuhei. Aujourd'hui, c'était son jour de visite. C'était la première foi que j'allais pouvoir vraiment le voir depuis les événements à Shîto. Au final, j'ai passé pas mal de temps dans le coma. J'imagine qu'il a pas mal de chose à me dire.

Il devait être onze heure, quelque chose du genre. Le Metaru avait prévu de venir me voir un peu avant midi, histoire qu'on puisse aller manger ensemble. C'était un petit rituel qu'on avait avant, dîner ensemble. On partageait ainsi un bon moment ensemble, et on pouvait parler de tout et de rien, sans se prendre forcément la tête. Bon, bien évidement, ça nous arrivait quelques fois de s'engueuler, mais on arrivait toujours à faire abstraction de ça. Notre amitié était forte, et elle comptait le rester pendant encore un moment.

Vu le temps qui restait, j'avais le temps de me préparé. C'est à dire, mettre des vêtements adapté pour sortir, parce que bon, avoir le cul à l'air pour aller manger c'est pas le tope, puis cette tunique de patient, ça me va pas du tout. Je préfère mon uniforme de la police, beaucoup plus adapté à ma corpulence. Et pour finir, il ne me restait plus qu'à aller dans mon fauteuil roulant, ce qui n'était pas du tout chose aisé. Bah oui, faut se mettre dans une bonne position pour arriver à rentrer dedans sans tomber. J'en ai fais les frais plusieurs fois, et franchement, c'est pas drôle. Mais cette foi-ci, j'avais un avantage, l’habitude de le faire. J'espère juste que je ne serais pas obligé de le faire pendant encore très longtemps, j'ai envie d'utiliser mes jambes, ça me démange. Malheureusement, j'ai pas le droit de forcer, sinon, je risque d'avoir des séquelles. Je suis déjà en mauvais état alors on va éviter d'aggraver mon cas.

Me voilà donc maintenant sur mon engin de transport. Je faisais tellement pitié à regarder. Moi, le grand Daisuke, Adjoint du chef de la Police, cantonné à un pauvre fauteuil à roulette. Non mais, où va le monde j'ai envie de dire. Enfin bref, je me déplaçais dans l’hôpital, traversant les couloirs, dans l'espoir de me retrouver à l'accueil. Car oui, je n'ai aucun sens de l'orientation... Mais alors que je me pensais perdu, j'ai pu voir au loin une silhouette bien familière, c'était bien entendu Shuuhei. Parfait, il était même en avance, ce qui était rare.

« Hé Shuuhei ! Je suis là ! Viens donc me chercher, ça ira plus vite comme ça ! »

Oui, je comptais bien sur lui pour pousser mon fauteuil aussi, parce que le faire soi-même, c'est pas très pratique.




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Dim 1 Oct 2017 - 15:39
- « T’as l’air en forme toi… »

En vérité, je n’avais pas eu besoin d’entendre sa voix pour m’approcher de lui. J’avais senti sa présence depuis un bon moment dès que je mis un pied à l’hopital. On est un bon ninja sensoriel ou on ne l’est pas. Un sourire se dessina alors sur mes lèvres. Ce type malgré son état restait toujours le même. C’était peut-être quelque chose que je lui enviais vraiment : Sa force de caractère. Il avait des nerfs d’acier à toute épreuve. Je n’étais pas une lopette bien évidemment, mais ce trait de caractère était plus prononcé chez lui que chez moi. Mais en vérité, je n’avais qu’une seule faiblesse. Et ma seule faiblesse, c’était le clan Metaru. Cependant, la donne avait quelque peu changé depuis que j’étais revenu de Shitô. Une personne était aussi chère à mes yeux que Kahei. Mais bon, il valait mieux penser à autre chose.

- « T’as intérêt à remercier le Kirijin quand tu seras sur pieds, hahahaha ! »

Cet homme était un vrai bol d’air frais et ce même s’il était coincé provisoirement dans un fauteuil roulant. Si je le pensais très fort, c’était bien parce que j’étais passé du côté de la salle qui accueillait mon petit frère. Il était encore en observation ce pourquoi je n’avais pas eu plus de nouvelles que cela. C’était aussi ce fait qui expliquait pourquoi j’étais « en avance ». Il fallait avouer que la ponctualité et moi, ça faisait deux, même au boulot à quelques occasions. Je le contournai non sans tapoter l’une de ses épaules de façon amicale, avant de choper les bras de son fauteuil pour commencer à le pousser doucement. L’idée ? Sortir de ce bâtiment plus que déprimant pour qu’il puisse prendre du soleil comme un véritable chêne. Et il ne dirait certainement pas non à une petite balade dans les environs…

- « Désolé de n’être pas venu plus tôt mon pote. J’avais pas mal de choses à gérer avec la police et la famille. C’était un peu compliqué… »

L’immobilisme de Seijiro et les soupçons de trucage qui pesaient sur lui remettaient un grand nombre de chose en questions. La présence de notre grand daimyo aussi. C’était une personnalité mystérieuse que je n’aimais pas spécialement. Un type que je n’arrivais pas à cerner. A côté de tout ça, il m’avait fallu et plus que jamais, assurer la sécurité de Kumo. Avec tous les secrets dévoilés sur nous et l’existence de ce livre préoccupant, la tension était palpable. La fête de la lumière qui se déroulait actuellement en ville apaisait quelque peu les cœurs, mais une certaine psychose régnait un peu partout. D’ailleurs, ce devait être pareil pour tous les autres villages. Je n’osais même pas imaginer l’état de Kiri… Déjà qu’il semblait y avoir une guerre, ça devait pas du tout être la joie chez ces gens, mais alors pas du tout…

- « Alors mec, quand est-ce que tu pourras remarcher ? Ils disent quoi sur ton état, les toubibs ? » Que lui avais-je demandé au moment même où nous fûmes enfin dehors, devant l’entrée principale de l’hôpital.

Très haut dans le ciel, le soleil nous éblouissait de sa splendeur.
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Mar 3 Oct 2017 - 14:53
« Je me porte plutôt bien, mais de la à dire que je suis en forme c'est un peu beaucoup. La preuve, je suis en fauteuil roulant. C'est un peu la honte je dois l'avouer pour quelqu'un comme moi, mais je me plains pas, j'ai de la chance d'être toujours vivant. »

Cela faisait du bien de pouvoir parler à quelqu'un de familier. Ça faisait déjà un petit moment que j'attendais sa visite. Rester dans un hôpital est déjà assez chiant comme ça, mais en plus rester seul, ou bien même alors avoir comme seule compagnie sa fille, c'est très blasant pour moi. Alors avoir la visite de son meilleur ami... il n'y a rien de mieux pour me redonner le sourire ! J'avais pas mal de chose à voir avec lui, notamment l'état de santé de son frère Kahei, ainsi que la situation globale du village et aussi quelques retour sur les événements de Shîto. J'avais pas eu grand chose à me mettre sous la dent en terme d'information, alors c'était l'occasion rêvé pour en savoir plus.

« Ah le fameux Kirijin... C'est un certain Noah, je n'en sais pas plus à son sujet, mais c'est vrai que j'aimerai bien le remercier personnellement, sans lui, je ne serais qu'un cadavre entrain de pourrir au soleil. Tu ne l'aurais pas rencontré avant l'attaque de Shîto par hasard ? Je t'avoue que j'ai fais l'insociable, je suis resté dans mon coin pendant l'Examen et je n'en ai pas profité pour rencontrer du monde. »

C'est vrai que j'avais fais fort quand même. Moi qui attendait depuis tellement longtemps de me rendre à Hi no Kuni, j'en ai pas du tout profité. Je suis resté dans mes appartements, à passer le temps et à boire de l'alcool local. Je sortais uniquement pour assister aux épreuves, mais sans plus. Mais connaissant Shuuhei et son envie de voyager, il en a du profiter pour aller à la rencontre de personnes, que ce soit des Kirijins ou des Iwajins. Moi, c'était pas vraiment mon truc. Je suis pas quelqu'un de très sociable à la base.

« T'as pas besoin de t'excuser Shuuhei, je comprends parfaitement. J'imagine que Kumo doit être assez tendu en ce moment. D'ailleurs, tu as des nouvelles de Kahei ? Tu sais comment il va ? »

Sujet sensible, mais j'avais envie d'en savoir plus sur Kahei. C'était le petit frère de Shuuhei, mon meilleur ami, et c'était quelqu'un que je considérais comme ma famille. Alors c'était vrai que je m'inquiétais un peu sur son état. J'avais eu quelques échos, vu qu'il se trouve dans le même hôpital que moi, mais sans plus. Apparemment, il ne sera plus jamais le même, ce qui est bien triste. Il était destiné à devenir quelqu'un de très prometteur et à nous dépasser Shuuhei et moi. Alors que je pensais au destin tragique de Kahei, le Chef de la Police m'emmena moi et mon fauteuil roulant loin de cet endroit glauque. Enfin, je pouvais sentir les rayons du soleil sur ma peau, et sentir l'air pur de Kumo. Et surtout, je pouvais enfin fumer un cigare, car je n'avais pas le droit de fumer à l'intérieur de l’édifice.

« Normalement, je pourrais marcher d'ici quelques jours. Mais je vais devoir avoir une canne pour ne pas trop forcer. Ma blessure à l'abdomen n'est pas encore totalement cicatrisé. Faut dire que je me suis pris un sacré coup d'épée dans le bide aussi... D'après les médecins, j'ai quelques organes endommagés aussi, et c'est irréversible, mais c'est pas pour autant que je vais prendre ma retraite. Loin de là, j'ai même quelques projets. »

Déjà, je comptais bien me venger d'Alderan. Mais je ne comptais pas me jeter comme ça dans la gueule du loup. Je vais avoir besoin d’entraînement et de temps pour y parvenir. Et je ne comptes pas le faire seul. Je vais avoir besoin de personne de confiance et puissante pour m'aider dans ma tâche. Ensuite, je comptes toujours en savoir plus sur mes origines, quitte à voyager dans le Yuukan pour ça, puis pour finir, je vais devoir m'occuper un petit peu du monstre que j'ai comme fille.

« Dis, tu m’emmènes où ? Ça te dis d'aller manger un truc ? La bouffe de l’hôpital c'est dégueulasse, puis il n'y a même pas de saké là-bas. »




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Dim 8 Oct 2017 - 2:22
- « T’as pas mal d’infirmières bien foutues et tu te plains ! »

J’eus alors un sourire. J’étais un peu hors-sujet pour le coup, mais c’était plus pour le taquiner qu’autre chose. Ceci étant dit, la bouffe de l’endroit devait être vraiment dégueulasse. Je me souvins du premier passage sérieux de mon petit frère dans le coin. Ce dernier avait dû s’éclipser de l’endroit pour venir bouffer chez à la demeure familiale tant la nourriture à l’hosto semblait le dégouter. A croire qu’elle était carrément infecte. Quand on savait pourtant que Kahei n’était pas du tout difficile en la matière, on était en droit de se poser des questions. De bons cuisiniers, c’était pourtant pas ce qui manquait dans la ville. Quelle était donc le problème de cet établissement à ce niveau ? Manque de budgets ? Incompétence du directeur actuel ? Il fallait peut-être que le dossier du complexe scientifique se finisse en fait. Mais avec ce qui se passait actuellement dans la cité, c’était clairement pas pour tout de suite…

- « Bon allez, y’a un restau pas mal pas trop loin ! Faudrait pas que les toubibs s’inquiètent trop quoi… »

Que lui avais-je dis en me mettant à rire devant l’air sévère d’une vieille femme en blouse blanche qui nous toisait depuis les jardins de l’infrastructure. Sans doute une infirmière en chef, quelque chose comme ça. Mais qui n’osa pas trop broncher sans doute parce qu’elle connaissant sans doute le loustic assis sur le siège que je m’évertuai à pousser tranquillement. A croire qu’il avait déjà fait la forte tête par ici. Connaissant l’homme, ça m’étonnerait même pas ! Nous finîmes par quitter l’hôpital pour rejoindre une avenue marchante via une petite rue tranquille. Malgré ce qui s’était passé à Shitô, Kumo baignait dans une ambiance plutôt festive : La fête de la lumière mobilisait un grand nombre de personnes et c’était des enfants qui gambadaient çà et là ou des familles toutes entières qui se promenaient ensemble. Plutôt que de me morfondre dans la triste en pensant à Kahei, j’abordai un autre sujet plus gai :

- « Alors ? Ta gamine est venue te voir ? »

J’eus un petit rire. J’avais été au courant de son caractère un peu abject avec la gamine. Cette dernière s’était quand même montrée très forte ! Si je n’avais pas abordé le sujet plutôt, c’est bien parce que j’avais voulu qu’i digère la nouvelle. Et puis, avec notre voyage à Shitô et nos différentes occupations, il faut dire que nous n’avions pas eu le temps d’avoir un tête à tête comme il faut pour mettre les choses à plat. Cette histoire me tenait à cœur quelque part. Je ne savais pas vraiment comment Daisuke était avec les gosses, mais pour ma part, je les aimais beaucoup. L’un de mes rêves était d’en avoir plein. Quatre ou cinq. Une grande progéniture. Mais encore fallait-il que je trouve la bonne femme pour. Enfin… Techniquement, je l’avais trouvé. Mais c’était encore compliqué dans ma tête. Je secouai d’ailleurs ma caboche pour chasser ces pensées de mon esprit alors que nous arrivâmes enfin à l’avenue convoitée.

- « Mh, on va opter pour celui-là, ils font pas mal de bons trucs à bouffer ! »

Que lui avais-je soudain dit avant de me diriger vers un restaurant plus ou moins bondé. Mais du fait de nos visages particulièrement connus en tant que jonins d’excellence et certainement les plus forts du village, une serveuse, particulièrement jolie nous trouva vite fait une table. Après avoir placé Daisuke devant la table, je m’assis en face de lui avant de sortir une cigarette. Bien longtemps que j’avais pas grillé une clope. Loin d’une certaine moniale et de quelques membres de mon clan, c’était bien plus facile en tout cas : « J’ai pas mal de trucs à te raconter, sinon… » Beaucoup beaucoup de choses. Notamment des sujets politiques et militaires. Si dans les rues de Kumo, c’était joie et réjouissance, du côté du conseil et de l’assemblée plus généralement, c’était pas du tout la joie. Mais bien avant d’entamer différentes conversations concernant notre village, il me fallait revenir sur un point qui le concernait lui…

- « Mais avant, c’est quoi cette histoire de dégâts irréversibles et de projets ? Sois plus clair… »
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Dim 8 Oct 2017 - 14:33
« C'est certain que là-dessus j'ai pas trop à me plaindre, il y a pas mal de bombasse chez les infirmières, le problème, c'est le comportement... franchement, c'est de garces, mais j'aime bien ça. »

Ouais des grosses garces d'ailleurs. Toujours à regarder de haut les patients, ça me dégoûtais, et d'un côté, j'aimais bien. J'ai toujours aimé les meufs à fortes têtes, et j'étais servi à l’hôpital. Après, je ne pense pas que je sois très admiré dans le milieu. Je l'avoue, plus d'une foi j'ai eu les mains baladeuses quand c'était l'heure de la piqûre. C'est pas ma faute aussi ! Quand un putain de boule passe devant moi, j'ai toujours envie de le tâter pour voit comment il est, c'est comme ça. Mais je suis certain que si Shuuhei était dans mon cas, il en profiterai pour faire la même, je le connais le loustic.

Mon ami avait déjà prévu de m'emmener dans un endroit qu'il connaissait. Fallait que ce ne soit pas trop loin de l’hôpital, sinon je risque d'avoir une visite de la vieille mégère pour me ramener dans ma chambre si insipide. Qu'est-ce-que je pouvais la détester l'autre conne. Elle me pourrissait la vie, toujours à me traiter comme un chien. C'était elle la pire des infirmières, et j'étais bien content de ne plus à voir sa sale gueule pendant quelques heures. Si il y a bien quelque chose qui ne me dérangera pas quand je serais sorti de cet endroit, c'est cette meuf.

« Ma fille ? Tu parles de Misako je suppose. Oui j'ai eu le droit à sa visite, et pendant quelques jours d'ailleurs. Elle était là quand je suis sorti du coma. Franchement j'ai toujours du mal à me faire à l'idée que je suis père. Non mais franchement, moi. En plus, je me souviens même plus de sa mère, je ne pourrais pas te dire à quoi elle ressemblait ni son prénom. Au final, on a pas grand chose en commun, puis c'est une peste en plus. »

Misako Misako... qu'est-ce-que je vais faire d'elle franchement. J'ai rien à lui dire quand on se voit, j'ai rien à lui apprendre en plus. Je ne sais même pas pourquoi elle s'obstine à ce que je joue mon rôle de père. J'ai jamais voulu avoir de gosse moi, je veux juste profiter de ma vie. Puis je pense pas avoir fait une grosse connerie dans ma vie pour être puni de la sorte. Il y a des couples à Kumo qui rêvent d'avoir des enfants depuis tellement longtemps et qui n'arrivent pas à en avoir, et moi, ça tombe du ciel comme ça.

Alors qu'il poussait mon fauteuil, nous arrivions enfin dans un établissement qui avait l'air raisonnable. Grâce à notre réputation, on eu rapidement une table pour nous deux. Ce qui était bien, c'est que je n'avais pas besoin d'une chaise vu que la mienne est sur roulettes... pouah, j'ai un sens de l'humour mais incroyable, je crois qu'il était vraiment temps de sortir pour moi. C'est alors que Shuuhei sorti une cigarette pour la fumer. Ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu faire ça. En général, il fait ça quand il est assez stressé.

« Hé bien, la dernière foi que je t'ai vu fumer une cigarette, c'était pendant la construction de l'Arche Grise, quand tu étais le responsable du projet. Ça fait donc un bail. C'est ta ''femme'' qui te stresse comme ça ? »

Fallait bien que je le taquine un peu, c'était quand même mon meilleur ami. Je savais qu'il voulait me parler de quelque chose, mais pas tout de suite. J'allais donc répondre à sa question avant, il avait l'air intéressé en plus.

« Quand je dis irréversible, c'est genre poumon endommagés. J'aurais pu en perdre un, mais heureusement on a de bon médecin à Kumo. Je suis descendu à soixante-dix pourcent de mes capacités respiratoire. Ensuite, j'ai perdu un rein, c'est pas si grave que ça, mais quand même. Quant à mes projets... j'ai dans l'idée d'écrire un livre. Oui vas-y, rigoles un bon coup, tu as le droit de te moquer, mais je suis sérieux. J'ai envie de mettre à l'écrit mon vécu, avant de finir entre quatre planches de bois. »




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Dim 15 Oct 2017 - 12:46
- « C’est clair que je me serais foutu de ta gueule dans le temps ! Mais avec ce qu’on a vécu à Shitô mon pote… »

Je ne pouvais plus rire comme avant. Enfin, si. Mais les moqueries gratuites, c’était plus trop mon kif. Quelques pics pouvaient voler çà et là, mais rien de bien méchant en somme. Et puis, le gaillard devant moi avait beau présenter le sujet d’une manière décontractée que j’avais tout de suite compris le fond de son message. Son espérance de vie avait pris un coup. Je savais que la blessure qu’il avait essuyée était plus que sérieuse, mais je n’aurais jamais pu penser que ça allait aussi loin : Un poumon et un rein en compote, rien que ça ! C’était quand même cher pour une attaque. Et dire que j’étais sorti sain et sauf de mon combat contre le titan… Je pouvais vraiment m’estimer heureux alors que j’avais été résolu à mourir pour permettre aux civils de s’enfuir. Une initiative qui avait finalement plus ou moins échoué. Battre le fameux titan n’avait absolument rien réglé. Pire encore ! Sa chute avait bousillé la ville du pays du feu et engendré de nombreux morts. Risible quand on y pense. Risible et pitoyable, tiens…

- « Je serai ton premier lecteur, sois-en certain. »

J’eus tout de même un sourire. Daisuke était un homme fort. De ce fait, il n’était pas nécessaire de s’étendre davantage sur le sujet ou de s’apitoyer sur son sort. Il ne le supporterait pas, sans compter que ce n’était pas du tout mon genre de toute façon. Se concentrer sur l’aspect positif de cette histoire était la seule chose à faire sans aucun doute. J’eus par la suite un rire jaune. Sa petite blague sur Nora avait fait son effet, mais je ne voulais pas m’attarder sur le sujet. Déjà parce que je n’avais plus revu la gamine depuis notre retour de Shitô parce que mes sentiments à son égard étaient encore un peu flous ; et ensuite parce qu’il y avait des sujets bien plus importants que le gros cul de la moniale pour l’instant. La fête de la lumière battait peut-être son plein, mais Kumo était en ébullition au niveau des hautes instances. « Je suppose que tu sais que le daimyo est actuellement ici, non ? » Sa présence était sur toutes les lèvres tant ce fait était plus que rare. Même au temps de Shitaderu, le seigneur de la foudre venait rarement ici. C’est dire...

- « C’est parce qu’il y a un très gros problème… »

J’aurai même pu dire qu’il y avait une couille dans le potage, mais le souci avait été dévoilé il y a trois quatres jours aux quelques jonins de Kumo. Et il était plus que grave. Mais bien avant de le dire clairement à Daisuke, je m’allumai enfin ma clope avant de tirer rapidement dessus pour profiter de ma première taffe. Il était vrai que je fumais uniquement que lorsque je stressais et c’était quelque chose que Daisuke lui-même avait « identifié » dans le temps. Après quelques lattes et un œil baladeur sur la croupe d’une jeune serveuse qui passait par là, je me penchai un peu plus en avant vers mon pote pour lui murmurer l’information histoire que personne ne la perçoive sans quoi il pourrait y avoir une confusion générale : « Notre cher Shodaime est soupçonné d’avoir truqué les élections. Il est même en garde à vue… » Après cette grave révélation, je me redressai pour observer les environs comme un paranoïaque vu que le coin était bondé, mais personne ne nous avait entendu et il y avait toujours autant de brouhaha autour de nous.

- « Mais comme je suis l’un de ses proches, ce sont d’autres personnes qui s'occupent de l’interrogatoire dans nos locaux. Des hommes de main du daimyo lui-même… »

Je m’avachis alors sur mon siège. Je ne savais pas si un autre jonin avait déjà prévenu mon ami, mais c’était fait comme ça. S’il était déjà au courant, Daisuke n’aurait plus l’ombre d’un doute. Kumo entrait dans une période non pas sombre, mais parsemée de doutes. Entre le manque de courage de Seijiro à Shito et son potentiel trucage, il fallait dire que son poste était plus que menacé et mettait le village dans une position plus que fragile. Mais en attendant un dénouement, un conseil d’anciens siégeait à l’assemblée et s’occupait de donner des directives en attendant que la lumière soit faite sur cette affaire sensible. Une belle demoiselle finit par arriver vers nous et nous passa le menu. Dans le temps, j’aurai surement foutu l’une de mes paluches sur l’une de ses miches assez énormes comme je les aimais. Mais depuis un moment, j’avais plutôt changé et j’aspirais à autre chose. A croire qu'elle exerçait vraiment une influence sur moi, la Nora. Enfin... Là, il me fallait profiter de cette journée avec mon meilleur pote et choisir aussi un plat qui me calerait bien comme il faut !

- « Un gros bol d’oyakodon pour moi et une bouteille de saké siouplait ! »
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Dim 15 Oct 2017 - 16:52
« C’est clair, j’ai l’impression d’avoir vécu l’enfer là-bas. En tout cas, dès que mon bouquin sera publié, je te filerais le premier exemplaire, et je te le dédicacerais par la même occasion. »

Enfin, si j’arrive à l’écrire. Ce n’est qu’un projet pour le moment, mais rien de bien concret. J’ai aucune idée de ce que je vais réellement écrire, et je ne sais pas comment m’y prendre, je ne suis pas du tout un écrivain. Je pense que cela me prendra d’ailleurs plusieurs années avant d’y arriver. Mais je vais prendre tout le temps qui faudra, même si je dois le finir sur mon lit de mort. Enfin, Shuuhei commença à me parler d’un autre sujet, celui qui était préoccupant pour lui. Il ne parla pas de sa fiancée, ce qui était bien dommage, je voulais en savoir plus sur elle moi. J’espère qu’un jour je vais pouvoir la rencontrer, histoire de me moquer de deux ensembles. J’ai du mal à le voir avec une femme, mais c’est la vie, et surtout après Shîto, ça devient limite une évidence son affaire. Au lieu de parler de sa dulciné, il me parla du Damiyo. Qu’est-ce qu’il faisait à Kumo celui-là ? En plusieurs années ici je n’ai pas eu l’occasion de le voir une foi. Il doit se préparer quelque chose dans l’ombre.

« Tu vois, je ne savais même pas qu’il était en ville en ce moment. Comme quoi, j’ai bien fait de sortir aujourd’hui. »

C’est alors que Shuuhei prononça le mot ‘’problème’’. Je n’aime pas ça, mais alors pas du tout. J’ai commencé à m’imaginer les pires scénarios, en allant même jusqu’à mon cas, comme quoi le Seigneur de la foudre ne voudrait plus de moi comme ninja. Mais au final, le fameux problème était notre Raikage. Selon le Metaru, qui me raconta la suite en chuchotant, sûrement pour que personne n’entende ce qu’il était en train de me dire, Seijiro aurait fraudé les élections pour être nommé Ombre de Kumo. En voilà une bien drôle d’affaire. Au final, c’était lui qui avait tout manigancé depuis le début. Le traitre, le salop… et dire que j’ai voté pour lui et que je lui ai fait confiance. En même temps, vu comment il s’est comporté à Shîto, je comprends mieux. Du coup, Shuuhei doit s’occuper de son interrogation j’imagine, en tant que Taicho. Dommage que je sois en arrêt, sinon, j’aurais pris un plaisir à m’en occuper personnellement. Mais même pas, étant donné qu’il était ami avec le Nara, les personnes qui s’occupaient de l’interrogatoire étaient des hommes du Seigneur en personne. Heureusement que la populace n’est pas au courant de ça, sinon, il y aurait déjà eu des émeutes.

« C’est une bien triste nouvelle que tu m’apprends là Shuuhei. Moi qui pensait que c’était un mec plutôt clean, au final, c’est tout le contraire. J’espère qu’il sera puni de façon proportionnée à sa faute. Mais du coup… il va y avoir de nouvelles élections non ? Qui contrôle le village maintenant alors ? Le conseil ? »

J’étais en droit de me poser pas mal de question aussi. On parlait quand même du gouvernement du village, pas de n’importe quoi. J’avais quand même de la peine pour mon village, il ne méritait pas de subir ça. Kumo, qui est déjà fragilisé par les pertes à Shîto… enfin, je commence à avoir faim moi à force de réfléchir à pleins de chose. Shuuhei prit les devants et aborda une jolie serveuse pour passer commande.

« Et pour moi, deux bols de ramen extra large, ainsi qu’une bouteille de saké ! »

J’avais une faim de loup, pire, une faim de cachalot. J’en pouvais vraiment plus de la bouffe dégueulasse. Des pousses de bambous, du riz fade… je ne suis pas un lapin moi, j’ai besoin de nourriture calorique, j’ai un corps à entretenir aussi. Mais j’avais une grande soif aussi. Et avant de nous servir le repas, les deux bouteilles de saké étaient bien-sûr sur la table. J’ai attrapé deux verres pour me servir ainsi qu’à Shuuhei. Je lui ai tendu le sien, en signe d’amitié.

« En tout cas, santé mon ami ! »

Après avoir trinqué avec lui, j’ai avalé d’une traite ce qu’il y avait dans mon récipient. J’ai eu une drôle de sensation dans le gosier, et ça m’avait bien manqué d’ailleurs. Cette sensation de brûlure, qui se dissipe très rapidement, pour laisser place aux arômes de l’alcool. C’était limite jouissant.

« Putain ! Qu’est-ce que ça fait du bien ! Jamais je ne pourrais me lasser de boire. Bon sinon, tu ne sais pas par hasard ce qui est arrivé à une certaine Ryûka ? Je ne l’ai toujours pas vu depuis que je suis sorti de mon coma. Elle était présente à Shîto aussi, elle participait à l’examen. »


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Ven 20 Oct 2017 - 12:59
- « Mademoiselle ? »

Sans répondre directement aux questions du brave type assis en face de moi, j’avais appelé une serveuse qui passait par là. Celle-ci se hâta de nous rejoindre avec un sourire charmeur et commercial. J’avais l’impression de me revoir à Shitô dans les clubs d’hôtesses où toutes les meufs qui y travaillaient n’avaient qu’un seul et objectif : Faire le maximum de profits ! Mais plutôt que de m’offusquer devant une telle mine, je m’emparai des bouteilles de saké que je lui tendis avec bon cœur et un sourire tout aussi bâtard que le sien. « Remplacez tout ça par de l’eau s’il vous plait ! » La jeune femme fut étonnée devant ma demande. Il faut dire que c’était pas commun. Mais j’avais des raisons et de très bonnes. Daisuke allait certainement me haïr pendant quelques secondes, mais pour être honnête, je préférais ça plutôt que de le voir bousiller sa santé qui n’était déjà pas au beau fixe. Un verre pour la journée, c’était amplement suffisant pour lui. La jeune serveuse risqua un regard vers le brun, mais une claque vicieuse sur son gros cul l’encouragea à se hâter. Pour ma part, je me retournai vers la gueule de mon pote avant de lui faire un signe de main comme pour l’interrompre s’il voulait l’ouvrir, le tout appuyé d’une mine sérieuse. On était des cons, certes, mais un peu de sérieux, ça tue pas parfois…

- « Quand tu recommenceras à marcher correctement, je t’inviterais à une soirée et à mes frais. Mais pour l’heure, c’est niet. Vivre à fond, c’est une chose. Se précipiter vers la mort, une autre. »


J’eus un petit sourire par la suite. C’était pas méchant et il le savait bien. D’ailleurs, de nous deux, j’étais celui qui en abusait le plus parfois. Je finissais rarement bourré, mais Daisuke était certainement celui qui tenait le mieux la marée. C’était d’ailleurs tout à son honneur. Mon sourire se transforma en quelque chose de bien plus malsain lorsque j’ajoutai : « Pense à ta fille, mon pote. Tu n’es plus seul ! » Et un éclat de rire fusa ! Mon hilarité attira l’attention de tout le restaurant pendant quelques secondes mais pas plus. Certains se mirent à se marrer face à mon rire contagieux, tandis que d’autres personnes reprirent leurs activités là où elles s’étaient arrêtées. Je finis par me calmer une minute plus tard en essuyant les quelques rares larmes naissantes au coin de mes yeux, puis j’écrasai mon mégot dans un cendrier tout près pour attaquer mon repas. Le riz et la viande, il n’y avait que ça de vrai, franchement ! Ce plat me fit brusquement penser à Kahei, si bien que je m’interrompis pendant un moment. Il aimait particulièrement ce mélange. J’eus alors un soupir comme à mon habitude avant de poser lentement mon bol sur la table. C’est à ce moment précis que la serveuse revint avec deux bouteilles d’eau qu’elle posa sur la table avant de s’éloigner fissa pour ne pas essuyer une seconde baffe impitoyable.

- « La gamine que tu mentionnes n’a pas répondu présent. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. »

Je le lui avais dit avec une mine sérieuse, sans rien rajouter. Il n’y avait que deux cas possibles : Soit elle était morte à l’instar de Shinobi, soit elle avait déserté. Il n’y avait pas à trop réfléchir dessus et j’étais certain qu’il en était bien conscient. Pour autant, je préférai ne pas rajouter de commentaires. Il était grand et il cogiterait dessus tout seul. Je me servis un verre d’eau que j’avalai en une gorgée puis je me remis à bouffer. S’enterrer trop longtemps dans la mélancolie gâcherait notre petite sortie. Mieux valait causer d’autres choses. Mais à bien y repenser, je ne voyais pas vraiment le côté positif des choses : Shitô nous avait fait mal et notre raikage actuel était soupçonné de tricherie. D’ailleurs… « Pour le moment, c’est le conseil qui prends les décisions. Le daimyo tranche quand on n’arrive pas à se mettre d’accord. Mais franchement, j’ai envie de croire qu’il n’a rien à voir dans tout ça.. » Mon amitié pour Seiji était très forte. Je le considérais facilement comme mon deuxième meilleur pote. Cependant, une question se posait : Fallait-il le garder comme chef avec la couardise dont il avait fait preuve à Shitô ? La question était posée même au sein de l’assemblée. Un peureux de son genre mènerait certainement Kumo à sa perte. Sa chute serait-elle de ce fait inévitable ?

- « Pour Misako, je peux m’occuper d’elle pendant un moment si tu veux. C’est pas les moyens qui manquent. On peut dire quelque part que je suis son tonton, non ? Ou même son parrain tiens, vu que je l’ai connu avant toi, héhéhé ! J’suis sûr que je vais bien m’entendre avec elle en plus. Ne sois pas jaloux. Certains savent s’y prendre avec les gosses et d’autres pas ! »

Qu’avais-je déclaré. Le tout avec une tronche railleuse, on s’entend.
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Sam 21 Oct 2017 - 18:33
Alors que je venais juste de profiter de mon verre de Saké, Shuuhei fit appel à une serveuse. Il lui demande de ramener de l’eau et d’enlever ma bouteille de saké… mais comment il peut faire une chose pareille ! Est-ce qu’il se rend compte à quel point j’ai besoin de ça ? J’avais attendu ce moment depuis tant de jours… et maintenant je vais devoir encore attendre… non, ce n’est pas possible ça, moi je demande juste à profiter, et lui, il enlève mon petit plaisir de la journée… il a bien de la chance que je ne puisse pas me lever pour lui foutre une raclée, sinon, je l’aurais fait sans hésiter.

« Mais… mais… mais pourquoi Shuuhei ?! »

C’était vraiment dégueulasse de faire ça à son meilleur ami. Il pouvait au moins me laisser un autre verre, mais non. Bon… je ne vais pas insister là-dessus, car c’est lui qui a raison dans tous les cas, mais bon, c’est vraiment pas cool de ça part sur ce coup. Surtout qu’après, il commença à me rappeler que maintenant j’avais une fille, et que donc, je ne devais plus penser à ma petite personne. Enfin, c’est ce que je comprenais dans ce qu’il me disait. Il n’avait pas tort, mais quand même. Si je ne peux même plus profiter… d’ailleurs, il avait l’air de trouver ça très drôle que je sois père. Moi, c’est tout l’inverse. Si je pouvais échanger ma fille contre mes quelques années perdues à cause de ma blessure, je le ferais sans hésiter ! Mais vu que ce n’est pas possible, je fais avec.

Le repas était enfin servi, et comme avec le saké, je me suis précipité sur mon premier bol. J’ai quasiment tout avalé en quelques secondes, je n’ai pas du tout pris le temps de mâcher correctement. C’était si bon en même temps… ça m’avait énormément manqué tout ça. Je me rends compte que j’ai failli passer à côté de quelque chose. Puis si jamais j’avais trouvé la mort pendant le combat, jamais je n’aurais pu remanger des choses aussi bonnes ! Sacrilège. Shuuhei me répondit ensuite par rapport à Ryû. Elle n’était donc pas rentrée, et il n’avait eu aucune nouvelle d’elle. Je pense qu’elle a dû s’en sortir au final, sinon ils auraient trouvé son cadavre, à l’instar de Shinobi. Je n’ai pas répondu sur ce qu’il venait de dire. Je n’en avais pas envie, et il y avait un autre sujet plus important, celui du conseil de Kumo. C’était donc bien cette instance qui s’occupait des affaires de Kumo en l’absence de Raikage. Normal aussi d’un côté

« Je ne vois pas comment ça a pu arriver tout ça… franchement, je suis dégouté de la situation de Kumo. Qu’il soit coupable ou non, ça fout la merde. »

J’avais raison. Kumo aspirait à devenir l’un des plus grands villages, mais avec cette histoire, ça va prendre du temps avant de s’en remettre, surtout que cela tombe au plus mauvais moment. Au final, ce pays et ce village qui s’organisaient de façon démocratique, n’avaient rien à voir avec la réalité. A ce rythme, nous allons finir comme Kiri…

« Tu sais quoi ? Je te la laisse volontiers. D’ailleurs, si tu veux l’adopté, je te donne mon aval sans aucun problème ! ça me fera un problème en moins, parce que pour l’instant, j’ai d’autre chose à régler. »

En parlant de ça… j’avais une proposition, ou plutôt une demande à faire à Shuuhei. Je sais que je vais pouvoir remarcher dans quelques jours, mais j’aurais besoin d’un support pour m’aider comme une canne. Mais je compte faire quelque chose d’un peu spécial. J’aimerais en faire une arme, et j’ai donc besoin d’une lame, mais juste une lame, pas une épée.

« Dis Shuuhei… je sais que tu dois avoir pas mal de boulot en ce moment, mais j’aimerais que tu fasses quelque chose pour moi, et seulement toi est dans la capacité de pouvoir le faire. J’aimerais que tu forges une lame pour moi. Mais pas quelque chose comme tu as l’habitude de faire. Non, j’aimerais que tu me fasses une lame qui serait ton plus grand chef-d’œuvre. »



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Mer 25 Oct 2017 - 0:35
- « C’est rare que tu me demandes un tel service… »

Se prêter de l’argent, avoir des infos sur des meufs à foutre dans son lit ou même se payer des bouteilles de saké pour une beuverie digne de ce nom, c’était la base entre nous. Ceci étant dit, l’homme me demandait là quelque chose qui sortait de l’ordinaire. Si j’avais pour habitude d’être approché par des clients particuliers comme ce Koga à Shito, c’était bien la première fois que mon ami requérait mes talents de forgeron, ce qui pour le coup m’intriguait énormément. Si je lui connaissais des capacités au corps-à-corps, je ne le savais pas pro au kenjutsu. Comme quoi, on ne finissait vraiment jamais de connaitre une personne. Un sourire fendit alors mon visage. Une arme hein… Pourquoi pas ! Ça me changerait un peu de toute cette pression sur mes épaules concernant la sécurité du village. Les évènements de Shito s’étaient terminés de la pire des manières, et personne n’était à l’abri de raids. De plus, je devais avouer que je redoutais la réaction des pays mineurs qui pour le coup avaient toutes les raisons du monde de vouloir nous attaquer. Mais plutôt que de baliser, il me fallait lui répondre. Le bougre semblait impatient…

- « Ça va être cher, tu sais… Tu penses avoir du bif pour ça ? T’es quand même entrain de t’adresser au meilleur forgeron du monde là… »

Railleur ? Juste un peu. Mais c’était pour le taquiner plus qu’autre chose. Je ne comptais pas du tout le taxer. Un ryo symbolique tout au plus, mais voilà, c’était rien de bien méchant et c’était clairement à sa portée. Il avait beau toujours se plaindre de son salaire de shinobi qu’il avait tout le temps les moyens de se faire des soirées avec pas mal de filles. On parlait tout de même d’un jônin et d’un haut gradé de la police. D’ailleurs, ce lâche de Seijiro nous avait alloué un budget conséquent qui m’avait permis de rehausser son salaire, pour ne pas dire le doubler quasiment. Néanmoins, ce bougre devait maintenant bien gérer ledit salaire du fait qu’il avait maintenant quelqu’un à sa charge : Une fille assez mignonne ! Presque son portrait craché quand on y regardait de plus près. Personnellement, je l’enviais. Des gosses, j’en voulais plein. Lui ne se rendait pas compte de sa chance. Peut-être à cause de son statut de célibataire endurci. Après, il n’y avait qu’à voir sa gueule pour comprendre qu’il ne savait pas s’y prendre avec les enfants. Pis, si on poussait plus loin la réflexion, on pouvait aisément partir du postulat que sa fille avait son caractère…

- « Mais on parlera des détails de ton arme plus tard. Par contre, pour ta gosse, faut que tu arrêtes de faire ta tête de mule. Je veux bien en prendre soin pendant un moment le temps que tu réfléchisses et que tu puisses faire le point, mais tu vas devoir prendre tes responsabilités. Et puis, on a déjà la trentaine mec. Va falloir qu’on arrête de batifoler si tu vois ce que je veux dire… »

Sauf que la serveuse gros cul qui nous avait servi passa près de nous. Et je profitai de sa proximité comme un bel enfoiré pour lui claquer son boule, comme d’habitude. Celle-ci poussa un cri strident avant de s’enfuir à nouveau. Soit elle m’avait oublié, soit elle pensait que je l’avais oublié moi. Dans tous les cas, elle fut dans l’erreur la plus totale. Plus loin, elle se tourna vers moi, me fit une grimace de mécontentement avant de me tirer la langue comme une gamine. Pour ma part, je me tournai vers mon pote avec une mine angélique qui contrastait avec le geste que je venais d’effectuer. Les paroles que je venais aussi d’avoir. Du reste, je finis par éclater de rire encore une fois. Le « Fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais » ne marcherait pas du tout avec le grand gaillard assis en face de moi. On pourrait même croire que je me foutais de sa gueule, mais ce n’était pas du tout le cas. Je souhaitais vraiment qu’il s’entende bien avec sa fille et puis, il était tout naturel que je souhaite le meilleur pour mon pote. Qui plus est, j’étais arrivé à un tournant de ma vie où j’étais bien obligé de faire le point sur mon propre cas.

Ce carrefour où on n’avait plus tellement le choix que de se ranger petit à petit…
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Mer 25 Oct 2017 - 14:23
« Oui, je m’étonne moi-même en te demandant ça, mais je n’ai personne d’autre à qui demander un tel service. Et sache que tu seras payé gracieusement. Je n’ai quasiment rien dépensé de ma fortune ce mois-ci, et même si j’ai maintenant une fille à m’occuper, j’ai quand même de quoi honorer ton futur travail. »

Je dois l’avouer, c’était un pari très risqué pour moi. Il est vrai qu’avec ma corpulence, je suis un très bon combattant au corps-à-corps, mais quand cela concerne de se battre avec une arme… je suis sûrement pire qu’un aspirant ninja qui apprend le ninjutsu. Pourtant, j’ai eu beaucoup d’occasion pour manier l’épée, mais ce n’était jamais très beau de me voir me battre avec. Quand j’étais bandit, ça m’arrivait une fois de temps en temps de croiser le fer, mais en général, je préférais largement le combat à main nue. Mais maintenant, j’ai envie de changer mon style de combat. Avec ma récente blessure, je ne suis pas certain de pouvoir me battre comme avant, alors, je vais devoir m’adapter. Et avec l’idée que j’ai, celle de cacher une lame dans ma future canne, je vais pouvoir prendre l’avantage lors d’un combat, si jamais j’ai l’occasion de me rebattre un jour.

« Qui dit meilleur forgeron de la planète, dit aussi la meilleure arme de la planète, c’est normal. J’ai eu l’occasion de me battre au côté d’un samouraï à Shîto, et j’ai été impressionné par son style. J’aimerais donc aussi m’y mettre, mais je me doute bien que jamais je n’arriverais à égaler un tel niveau. Après tout, je suis maître en ce qui concerne le Mokuton, pas les armes. »

Mais alors que j’expliquais mes envies à Shuuhei, ce dernier changea de sujet pour encore une foi me parler de ma fille. Qu’est-ce qu’elle a de si spéciale Misako ? Il n’a que son nom à la bouche ou quoi ? Il ne pense pas à son pote qui est resté coincé dans un lit d’hôpital parce qu’il s’est ramassé un coup d’épée dans le bide ? Il doit vraiment l’aimer la gosse. On dirait qu’il veut vraiment que je prenne en compte que ma vie de célibataire fêtard est terminée. Et en même temps, je suis un peu de son avis quand je me vois dans ce fauteuil roulant. J’aurais pu y rester. Je vais sûrement devoir arrêter mes conneries. Mais au niveau de ma fille, c’est vraiment un autre sujet.

« Non mais sérieusement Shuuhei. Moi, Daisuke, je suis père. Quand je te dis ça, tu ne trouves pas qu’il y a quelque chose qui cloche ? Si c’était l’inverse, que ce soit toi qui soit père, moi, ça ne me choquerait pas du tout, mais là, on parle de moi quand même. Je suis sûrement le mec qui est le moins disposé sur cette terre à pouvoir assumer ce rôle. Ce n’est pas du jour au lendemain que je vais avoir une relation fusionnelle avec cette petite. »

Sacré Shuuhei, toujours là pour me rappeler quoi faire et comment. Mais lui, il n’était pas non plus le mec le plus censé sur terre. Lui, qui était fiancé, ne pouvait pas s’empêcher d’aller claquer le cul de la serveuse à chaque fois qu’elle passait. Bon j’avoue, ça me faisait marrer, mais c’était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité à chaque fois qu’il faisait ça. Je crois même que c’est l’occasion rêver de lui faire une petite remarque, histoire de lui montrer que je ne suis pas un vieux crouton proche de la mort.

« Mais dis donc Shuuhei, je vois que tu aimes toujours autant frapper des culs à ce que je vois… celui de ta future femme ne te suffit pas ? Je pense pas qu’elle appréciera si jamais quelqu’un apprend ce que tu fais à cette pauvre demoiselle qui ne fait que son travail… »


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Jeu 26 Oct 2017 - 2:56
- « Ma future femme hein… On dirait que tu y crois, toi… »

J’eus une moue un peu boudeuse pendant quelques secondes, mais je finis par me marrer une nouvelle fois encore. En apparence, il n’avait pas tort, le bougre. Nora était ma future femme, ma promise. Son statut de fiancée était on ne peut plus explicite et même que ses nombreux créanciers et autres prétendants n’osaient plus l’approcher depuis qu’ils savaient pour elle. On pouvait dire que le nom Metaru inspirait la crainte, surtout quand on savait qui en était à la tête. Cependant, cette pseudo réputation qui me collait au cul était vachement chiante à mon sens. Ce n’était pas comme si j’étais un jonin violent ou destructeur. Mes accès de colère étaient pourtant rares. Qui plus est, il s’agissait généralement de colère froide. Le genre qui intimide… J’eus un soupir. Peu importait finalement. Tant que ça l’extirpait de ses problèmes, on pouvait dire que c’était clairement pour le mieux. D’ailleurs…

- « J’suppose que je dois tout t’expliquer maintenant non ? »

Et l’histoire commença ainsi. J’avais commencé par notre toute première rencontre où elle avait réussi à m’extirper pas mal de ryos comme une vraie salope. Sauf que ladite salope fut par la suite victimisée à notre deuxième rencontre. Deuxième rencontre qui scella alors notre avenir. Là encore, je lui avais raconté tous les détails croustillants. Le coup du saké renversé sur sa gueule, notre promenade nocturne où je l’avais baladé le cul presque à l’air, le pub où je l’avais faite danser comme une strip-teaseuse pro… Bref, le tout… Jusqu’à cette fameuse réunion qui m’avait opposé à Kira que j’avais réduit au silence non sans avoir clamé qu’elle était ma fiancée à la suite de son entrée tonitruante dans le dojo. Bref. Je n’avais rien omis. Rien. Et le récit prit pas moins d’une trentaine de minutes avec de courtes pauses où je m’autorisais quelques bouchées de mon bol de riz et des gorgées d’eau.

- « Et ouais mon pote… On a joué la comédie pendant six mois mec. Six mois sans que je touche la moindre meuf à cause d’elle, mec. Mais à Shitô, le faux est devenu vrai. Elle m’a déclaré sa flamme. Et même si j’ai pas fait pareil, je dois t’avouer que j’ai flippé ma race à l’idée de la perdre pendant que ces chiens du soshikidan sont apparus de nulle part… »

Comme d’habitude, un soupir. Je venais d’avouer à demi-mot à mon meilleur pote que j’étais tombé raide dingue d’une meuf avec qui j’avais brassé le chaud et le froid. D’ailleurs, de l’une de mes poches, je fis sortir mon portefeuille dans laquelle trainait une photo de la moniale s’occupant d’un jeune Metaru que je posai devant Daisuke. Histoire qu’il puisse voir le spécimen. Beau minois. Cul de jument poulinière. Seins de vaches à lait. La totale. Concernant sa joliesse, personne ne pouvait dire de Nora qu’elle était moche. Personne. C’était complètement impossible ! Il fallait être asexuel, eunuque ou de mauvaise foi pour ne pas le reconnaitre : « Je l’ai pas revu depuis qu’on est de retour ici. Je préfère attendre un peu. Faut que je fasse de l’ordre dans mes pensées et que je réfléchisse à mes perspectives d’avenir. » Je devais l’avouer à moi-même : Je la fuyais pour le moment.

- « Et puis il y a d’autres priorités mon pote. Kahei. La sécurité de Kumo. L’affaire Seijiro. Et toi. La preuve, c’est que j’suis venu te voir toi au lieu de me préoccuper d’elle. C’est pas beau ça ? Tu peux être fier d’avoir un pote comme moi mec ! »

Je gonflai le torse comme pour faire le mâlin, puis j’eus un petit rire avant de rebondir sur d’autres sujets :

- « Pour Misako, j’te comprends. Dis-lui de passer chez moi. Y’a d’la place pour elle et les femmes de la maison s’occuperont bien d’elle, tu l’sais. Par contre, raconte-moi un peu pour l’arme maintenant. Qu’est-ce que tu veux concrètement ? »
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Jeu 26 Oct 2017 - 13:53
Je ne sais pas si j’aurais dû lui parler de sa fiancée au final. Il n’avait pas l’air très enthousiaste à l’idée de parler d’elle et de sa relation avec. C’était comme-ci il avait quelque chose à me cacher. Mais qu’est-ce que ça pouvait être ? Je me posais pleins de questions de d’un coup. J’ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? Je pense pas pourtant, on était tranquillement en train de discuter, je ne vois donc aucun problème. C’est alors que Shuuhei commença à me parler de sa fameuse relation avec la moniale. Et j’allais en apprendre beaucoup. D’abord, il commença par me raconter sa première rencontre avec elle. Ça partait d’une histoire de fric si je comprends bien. Elle lui en devait, il est venu récupérer chez elle du coup ce qui lui appartenait, et à partir de là, ça a dérapé. Ensuite, il y a eu le moment où Shuuhei a présenté Nora au conseil des Metaru, et là, il la présenta à tous comme étant sa fiancée. C’était une histoire vraiment… passionnante. Pourquoi ça ne m’étonne pas du vraiment au final ? Sûrement parce que je le connais trop bien le Metaru.

« Je me disais bien aussi ! C’était trop bizarre pour que ça puisse être vrai. Je trouvais qu’il y avait quelque chose de louche. Genre, du jour au lendemain, te voilà fiancé, et en plus, je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam ta promise. »

Voilà ce qui pimenta notre rencontre sur le coup. Il a bien pris le temps de m’expliquer toute son affaire, et en même temps, nous étions en train de manger. Je n’avais plus du tout la notion du temps, je ne faisais que l’écouter. J’avoue que grâce à lui, le temps d’un instant, j’avais oublié tous mes problèmes. Mais malgré son aventure à se tirer les cheveux, il avait quand même l’air d’avoir des sentiments pour cette meuf. C’était avant tout un mec bien le Shuuhei. Il ne faisait rien qui pouvait blesser une personne. Alors je me doute bien qu’il devait être assez mal à l’idée de revoir sa prétendante, surtout après ce qui s’est passé entre eux à Shîto.

« Le simple fait que tu te sois inquiété pour elle pendant l’attaque de Shîto, ça montre qu’elle compte à tes yeux. Prends le temps de réfléchir à tout ça, mais ne laisse pas trop trainer non plus. Déjà, tu risques de mettre une moniale en colère, et j’imagine que ça pas être très beau à voir, et en plus, tu risques de passer à côté de quelque chose. »

Moi qui donnais des conseils de couple à Shuuhei. Jamais ne je pensais que ça arriverait un jour. L’amour et moi, c’est vraiment deux choses incompatibles. Mais les problèmes de mon pote me touchent, alors je fais toujours en sorte de lui venir en aide, même si ce n’est pas grand-chose. C’est toujours mieux que rien j’ai envie de dire. Le pauvre avait l’esprit bien trop préoccupé par les événements récents. Entre Shîto, Kahei, Seijiro, la police de Kumo, Nora et moi, il n’avait pas le temps de se reposer. Il a quand même de quoi être fière de lui, il garde toujours la tête sur les épaules.

« De toute façon, si tu n’étais pas venu me voir aujourd’hui, je serais parti te chercher en rampant ! »

Je pense que ça nous faisait du bien à chacun de se voir. On pouvait parler de tout, sans se prendre la tête. Le temps d’un repas, on mettait tout de côté, pour simplement profiter de l’instant présent. Ce genre de moment, il ne faut surtout pas les rater. En tant que meilleur pote, Shuuhei me proposa de s’occuper de Misako pendant quelques temps. C’était sympa de sa part, mais je ne suis pas certain que cela soit utile.

« Oh tu sais, Misako a l’air de très bien se débrouiller toute seule. Je lui ai filé les clefs de mon appartement, elle a tout ce qu’il faut pour vivre correctement. Puis qu’elle en profite, bientôt, je serais de retour, pour le meilleur et pour le pire. Sinon pour le travail que je te demande… »

J’ai pris un bout de papier de ma poche que j’ai ensuite déplié sur la table. J’avais déjà tout prévu. Ce que je voulais, c’était simplement une lame. Pas de pommeau, pas de décoration, rien du tout. Juste une lame. Je comptais m’occuper du reste. Avec mon mokuton, je suis en mesure de fabriquer le reste.

« Voilà ce que je voudrais, une lame, tout simplement. Enfaite, j’ai comme idée de cacher cette lame dans une canne en bois. Avec ma blessure, je vais avoir un peu de difficulté à marcher, alors la canne sera indispensable. Je pensais donc en faire une arme. Tu penses que c’est possible ce que je te demande ? »


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Jeu 26 Oct 2017 - 21:33
- « Tu crois que tu t’adresses à qui là ? »

Me demander si c’était possible ? La bonne blague ! Si le meilleur forgeron de ce monde ne pouvait pas s’en occuper, qui le ferait ? Et puis ce concept de canne-épée existait déjà. Ce n’était rien de nouveau, mais ça restait une bonne idée en tout cas. Mêler l’utile à l’agréable… C’était bien Daisuke ça ! J’eus donc un sourire en regardant son croquis. Bon, il était très moche parce que le bougre était un peu naze en dessin, mais on pouvait tout distinguer ou presque. De toute façon, il venait de m’expliquer ce qu’il voulait précisément, donc il n’y avait pas de réels soucis à ce niveau-là. Vu qu’il ne s’agissait que d’une lame, le travail allait certainement se faire très rapidement. En moins de temps qu’il n’en faut même. Je pouvais éventuellement l’emmener avec moi à la raffinerie histoire de confectionner son arme sur le champ, mais avec son état, il valait mieux éviter. C’était clairement plus sage…

- « Tu l’auras une fois que tu seras sur pied. Considère ça comme un cadeau de bon rétablissement. »

Il avait peut-être insisté sur le payement, mais je n’en voulais pas. L’argent était généralement le cadet de mon souci, pour ne pas dire que je m’en fichais éperdument. Je n’en avais jamais manqué. D’ailleurs, un Metaru pauvre, ça n’existait pas vraiment. De ce point de vue, on pourrait nous prendre pour des nobles, mais nous ne l’étions pas réellement ; bien que dans les faits, plusieurs signes démontraient le contraire : Nous étions l’un des clans fondateurs de « Kumo », nous avions la plus grande demeure clanique de tout le village caché de la foudre et nous ne manquions jamais vraiment de clients. Les batailles et guerres étaient notre gagne-pain quelque part, même si je n’étais pas fier de faire ce constat parfois désolant pour le Yuukan. Mais pour en revenir à nous moutons, notre nom était associé à la noblesse quand bien même que nous avions des carrures et des airs rustiques pour la plupart.

- « Par contre, faut savoir ce que tu veux concernant Misako, mec. Tu me dis que t’es prêt à me la refourguer, pour affirmer l’instant d’après qu’elle peut se débrouiller toute seule chez toi et que tu la reprendras en main. C’est quoi ça ? Une forme de vieille ? Ou bien tu deviens schizophrène ? »

J’eus un soupir amusé en le regardant, puis je constatai que mon bol était vide. Je finis par le poser avant de joindre mes deux mains pour formuler une petite prière de remerciements, puis je me servis un autre verre d’eau à défaut d’avoir du saké à proximité. C’est clair que je l’aurai frustré si j’avais gardé ma bouteille, alors j’avais joué la carte de la solidarité. J’étais persuadé qu’il aurait fait pareil pour moi si j’avais été l’hospitalisé. Il n’était peut-être pas un Metaru, mais il était vraiment comme un frère pour moi. « Enfin. C’est ta gamine et je suis sûr que tu sais ce qui est mieux pour elle. » L’idée était de ne plus insister. Le père ici, c’était lui et s’il estimait qu’elle pouvait se démerder comme une grande, je n’avais plus grand-chose à dire. De toute façon, vivre seule ne devrait pas un gros problème pour elle, puisqu’elle avait voyagé toute seule pour arriver jusqu’à Kumo comme une grande fille.

Je m’inquiétais pour rien, si ça se trouve. Le temps ferait surement ses œuvres.

- « Allez, finis de bouffer que je te rende à l’hôpital. Va falloir que j’aille en poste. T’es malheureusement pas en état donc je peux pas trop déléguer mon boulot aux autres. »
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Mar 31 Oct 2017 - 16:00
Le temps passait doucement, on avait pris le temps de manger comme il fallait, et c’était maintenant l’heure de rentrer à l’hôpital. Je n’avais pas du tout envie d’ailleurs. Le simple fait de penser à ma chambre blanche et froide me donnait des frissons dans le dos, sans oublier la responsable des infirmières qui ressemblait plus à une sorcière qu’autre chose. Je savais que tout ceci n’était que temporaire, et que je serais de nouveau apte à travailler dans quelques temps, mais j’avais tellement hâte que je fusse devenu trop impatient. Ce qui me rassura, c’était de voir que Shuuhei était toujours là pour moi. Non seulement comme ami, mais aussi comme forgeron. Il était d’accord pour s’occuper de ma commande, ce qui me donnait encore plus envie d’être opérationnel pour reprendre les entrainements. Avant de pouvoir manier une épée correctement, ça va me prendre un certain temps. J’ai tout à revoir.

« Je suis content que tu acceptes ma commande, tu aurais pu très bien refuser ou alors déléguer à quelqu’un d’autre. »

Après tout, il avait pas mal de boulot, j’aurais très bien pu comprendre s’il avait autre chose à faire. Il n’est pas le seul Metaru qui est maître forgeron. Toute sa famille l’est, mis à part Kahei, mais c’est compréhensible aussi. Je me demande si un jour, Shuuhei pourra retrouver son petit frère d’origine, et non plus la personne qu’il est devenu maintenant. Je sais qu’il fera preuve d’une très grande patiente à son égard, et peu importe les résultats, il sera toujours présent pour lui. C’est comme ça, Shuuhei ne laisse jamais quelqu’un à l’abandon, surtout quand il s’agit de son frère. D’ailleurs, il était aussi préoccupé par la situation de Misako. Mais il n’avait pas à s’en faire, après tout, elle tient de moi, elle a du sang de guerrier dans ses veines, alors je n’ai pas à me faire de soucis pour elle. La gamine a réussi à me retrouver en partant de Hi no Kuni, alors que c’est une des régions les plus dangereuses.

« Non je disais que si je pouvais te refourguer Misako pour qu’elle devienne ta fille, je le ferais sans hésitation, mais c’est impossible, alors autant que je fasse avec, et du peu que je la connais, je sais qu’elle est capable de vivre toute seule dans mon appartement le temps que je sois de nouveau sur pied. »

Après quoi, Shuuhei se leva de la table pour ensuite se diriger vers moi. Il attrapa les poignets de mon fauteuil et commença à me pousser en dehors de l’établissement où j’avais mangé comme un roi. Plus que quelques jours, et ensuite, je vais pouvoir remanger des ramens jusqu’à la fin de ma vie, ce n’est plus qu’une question de temps. Pendant qu’il était en train de me ramener à l’hôpital, je continuais à lui parler. J’en profitais, car avec ce qui s’est passé récemment, j’ai compris que je devais profiter de mes proches, car tout peut basculer en seulement un instant. C’est triste à dire, mais c’est la vie et c’est comme ça, personne ne peut changer le cours du destin. Shuuhei en a profité pour m’emmener faire un tour, retardant ainsi le retour à l’hôpital. Il sentait que je ne voulais pas rentrer, alors il fit en sorte de m’occuper encore un peu. Si seulement je pouvais marcher. Cette sensation commençait à me manquer, mais si jamais j’essayais, il était certain que ma cicatrice à l’abdomen se rouvrirait et là j’en aurais encore pour plusieurs semaines de convalescence. Environ une demi-heure après être parti du restaurant, on arriva en face de la clinique, où je pouvais voir par une fenêtre le regard noir de la chef des infirmières. J’avais l’impression de partir à l’abattoir ou quelque chose du genre. Mais je suis Daisuke, un homme fort, et cela ne me fait pas peur ! Enfin si, un petit peu quand même, je dois l’admettre.

« Bon Shuuhei, merci pour cette balade et ce bon repas. Je vais pouvoir me reposer tranquillement maintenant. Tu peux repasser quand tu veux, mais je pense être sorti de cet endroit d’ici quelques jours, peut-être deux semaines maximums. Allez, à la prochaine ! »

Poussant moi-même mon fauteuil pour rentrer dans le bâtiment, une infirmière arriva ensuite pour me conduire jusqu’à ma chambre. J’en ai profité pour faire un dernier signe de la main à Shuuhei pour le saluer, avant de claquer le fessier de la jeune femme qui était en train de pousser mon fauteuil, histoire de faire marrer mon pote. Ce n’était pas sans risque, vu de la claque que je me suis pris sur le dessus de la tête par la jeune femme. Mais bon, je savais que j’allais vite revoir mon pote.



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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Jeu 16 Nov 2017 - 16:16
J’eus un sourire…

Il changerait jamais celui-là. Mais intérieurement, je savais bien qu’il se rétablirait en même pas une semaine. C’était un dur, un vrai ; même si je ne pus retenir un rire en le voyant se faire cogner par l’infirmière dont il pelota le cul. C’était pas avec tout l’monde qu’on le faisait ! Quel abruti ! Une fois qu’ils eurent disparu de mon champ de vision, je tournai ma tête vers la chambre de celle-là même qui était ma fiancée. Je pouvais la sentir grâce à ma sensorialité. J’aurai pu me rendre chez elle, mais je savais qu’elle était bien entourée. Plusieurs femmes de la maison des Metaru devaient être avec elle et ces dernières me faisaient le bilan de son état tout en me reprochant parfois d’ne pas aller la voir.

La voir hein ?

Mes sentiments étaient bien trop confus encore pour que je « bouge ». Elle devait d’ailleurs mourir d’impatience, mais pour une fois qu’il s’agissait pas seulement de cul, j’allais peut-être prendre mon temps. Mais pas trop quand même comme Daisuke l’avait dit. Quoiqu’un conseil venant d’un célibataire endurci comme lui, fallait p’être que je m’en méfie. Une réflexion qui me laissa perplexe avant que j’éclate de rire comme à mon habitude. Puis, sans même m’occuper des passants qui me regardaient avec un drôle d’air, je pris la direction non pas du poste de police ou de la demeure des Metaru, mais celle de la raffinerie. J’me sentais d’humeur m’occuper de la demande de mon pote.

Daisuke aurait une lame digne de lui et digne de mon talent.

Parole du meilleur forgeron du Yuukan !
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Tout va comme sur des roulettes [Shuuhei]

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