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Parfois elle donne, souvent elle reprend. [PV;Hanzo]


Lun 25 Sep 2017 - 14:37
Il n'était pas flamboyant le retour du guerrier. Sans doute la dure épreuve du champ d'honneur avait-elle ôté la lueur de son regard pour en envelopper son corps et le doter de cette aura exaltante autrefois teintée de méfiance. Sans doute le champ d'honneur n'avait d'honorable que l'adjectif et se révélait le prolongement des griffes de l'industrieuse et malsaine vanité des uns et des autres, les griffes de l'ambition ornant la puissante main du pouvoir qui broyait tous les valeureux dont on chantait les louanges une fois meurtris. Contenter le petit pour qu'il offre sa docilité au grand, plonger la toute humanité dans la plus parfaite des dictatures, celle que, au-delà de toute idéologie politique, doctrine ou combat, tous demandaient, puissants comme faibles, tous vassaux de cette ombre irrésistible qui planait tel le divin sur les esprits; malsain mais ô combien puissant, dictant à ceux qui l'articulaient leur comportement, agissant ainsi en émancipation. Ce dieu malin ne se cachait pas, il brillait de tout l'éclat dont on l'affublait, il était la raison pour laquelle ils se battaient et se battraient, guidant d'un pas sûr le genre humain sur le chemin de l'absurde et de la destruction.

***

Et comme tu étais faible face à la main-mise qu'avait celui qui t'observait sur les destins. Être espiègle et désintéressé, errant sans but aucun, être auquel toi et chaque esprit de cette terre vouait l'entièreté de sa foi en se perdant dans le magma de la contingence, trouvant la vérité là où s'arrêtaient les frontières de son esprit l'étendard des constructions les plus nobles et solennelles brandi comme seule égide de perdition. Ce "petit dieu" dont tu avais l'obstinée persuasion qu'il t'inspirait te regardait de toute sa hauteur à l'ouvrage tangible pendant que ses songes les plus inaccessibles rôdaient dans les plus éclatantes sphères du divin.

Toi, dont la main attentive et précise s'attardait à encrer les derniers signes de petite portée que l'on trouvait dans la langue de tes ancêtres et dont les pensée usaient des mots de petite portée de la langue des hommes pour affronter la géniale machination divine, tu sombrais dans les eaux troubles où il t'avait placé.

-Il se pourrait que l'on vienne te trouver bientôt. Lâcha-t-il d'un ton presque naturel.

La seule réponse qui t'échappa fut ce petit sourire complice, signe que son étreinte étouffait déjà ton esprit, qu'elle t'étouffait via l'orgueil tirée de tutoyer un dieu. Ton sourire lui en provoqua un bien plus malsain. Quelle pièce avancerait-il cette fois-ci ? Tu découvrirais bien assez tôt, et, en grand seigneur qu'il était, il te laissa encore un peu de temps pour terminer d'encrer ta clôture faite d'os. C'était là le plus dont tu étais capable à ses yeux.
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Lun 25 Sep 2017 - 19:37

« corps et âme, de la terre jusqu'aux cimes  »





Les quartiers résidentiels de Kirigakure à la différence de ceux du village caché de la Roche par exemple, se composaient d'un large ensemble et d'une mixité sans précédent, tous cohabitant dans une large zone parfois pavée et parfois non. Sa propre demeure de substitut le temps d'en trouver une convenable se trouvant à l'autre bout, il venait parfois inspecter les lieux à la recherche d'une bonne affaire ou d'une invitation d'un de ses amis, bien qu'il aurait trouvé la cohabitation difficile puisqu'il n'était pas seul. Dans ce patchwork de couleurs, d'odeurs et d'appartenances, il se sentait à sa place et non pas comme il avait pu l'être, un étranger, un gaijin, regardé et scruté comme une bête de foire. Non pas que cela lui importait mais c'était toujours agréable, même sans en avoir une, d'être à la maison.

Bien vite ses pas cadencés le menèrent à la porte d'une bâtisse de taille convenable dont il ne connaissait -pas encore- le propriétaire. Un homme adulte et musculeux au crâne pelé et au derme foncé qu'il avait aperçu lors de l'annonce en présence du Yuki déserté. Celui qui avait participé à la mission d'escorte ratée du seigneur Kira accompagné de Tetsuko et Shiori, les deux représentants des Sabreurs. Curieux et ne lui ayant pas parlé lors de ladite réunion extraordinaire, il saisit l'occasion.

« Voilà que le héros de Kirigakure no Satô parle tout seul ? Et en décorant des clôtures, qui plus est. » Il en fut suivi d'un rire franc et honnête qui n'avait pas pour vocation de le vexer ou de le braquer, jouant simplement le fait que celui que tous considérait comme le salvateur, le visage de la Vengeance s'adonnait à ce que les civils, eux aussi, pouvaient être pris à faire. En somme, rien d'inhabituel ou de spécialement guerrier à encrer des motifs, bien que cela fut fait sur des os qui illustraient bien l'appartenance clanique de l'éphèbe à la peau ombrageuse. Samehada dans le dos, le dominant par sa stature, il attendait tranquillement tandis que comme à son habitude, la Prédatrice des Profondeurs frétillait en sentant tel chakra. Terrasser et ôter de son énergie un héros de guerre ? Voilà qui semblait à cette dernière un encas de premier choix.






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Mar 26 Sep 2017 - 0:39
-Qu'est-ce que je disais ?

Il ne te laissa pas le temps de réponse qu'il avait déjà disparu. Pour tout dire, celui qui viendrait perturber ton destin ne te laissa pas non-plus de répit, non pas qu'il y soit pour quelque chose, il n'était après tout pas mêlé aux tours que te jouait le petit dieu. Aussi c'est sans animosité aucune que tu abordas avec un regard empli de surprise celui qui riait déjà. Il fallait dire que ta vision de l'héroïsme était exotique, quel brave guerrier couvert de gloire hier pouvait se contenter de besognes aussi éloignées de l'image qu'on voulait bien lui rattacher. Bon joueur, tu déposas avec précaution l'encrier et le pinceau au sol et t'élevas de toute ta hauteur au-dessus de tous, comme à l'habitude. Et, comme à l'habitude, le gabarit honnête de ton interlocuteur impromptu le désigna comme "petit" à côté des standards de ta tribu. De même que, comme à l'habitude lorsque tu étais gêné, l'accent que tu essayais de corriger depuis ton arrivée ressortait avec plus de force.

-Oui, oui, tu as raison, tu as raison l'ami. Dis-tu d'un ton jovial en faisant chanter ton accent. Mais cette clôture, là, ça fait trop longtemps que je dois la terminer ! Non vraiment, j'en rêve même la nuit ! Tu éclatais de rire. Ce genre de conversation n'avait rien de drôle et en rire paraissait simplet -quelle image du héros- mais pour la première fois depuis bien longtemps le village et ses habitants laissaient une brèche ouverte à l'humour dans leur discours, aussi c'était de bon coeur que tu abandonnas le temps d'un instant le clan Kaguya et les intrigues de Kiri.

Une fois ton rire passé, tu te devais apporter réponse, ne pas laisser partir cet étranger sans lui avoir donné la réplique. Néanmoins, les fruits de ta rapide observation t'arrêtèrent dans ton élan de bonne humeur. Une partie osseuse, de nombreuses cicatrices et une présence presque malsaine dans son dos: ce n'était pas l'un de ces êtres aseptisés qui laissaient croire à qui voulait l'entendre qu'ils étaient les plus uniques de tous. Il n'avait rien à voir avec le reste du village. Et si le petit dieu l'avait placé sur ton chemin, il aurait forcément à voir avec toi, désormais. Pour ne pas paraître trop percutant et parce que tu estimais que tout héros, fantoche ou non, méritait repos, tu préféras repousser l'exposition de tes déductions, toutes justes pouvaient-elles être et parler pour une fois de ce qui te tenait réellement à coeur. Loin le village et le clan, place aux légendes.

-Tu m'as appelé héros, j'ai entendu. Tu désignas la clôture et ses ornements. Ici tu trouveras l'histoire d'un véritable héros. Tu étais lancé. Dans ma tribu on raconte la légende du petit M'kali, le premier né des Wakibara. Comme il était le descendant direct d'un puissant guerrier nommé le Sage Pourpre et de la plus crainte des guerrières sombres, on le disait capable, alors qu'il était encore tout petit, des plus grands prodiges. Ta voix se voulait maintenant emporter celui que tu considérais comme ton invité. Alors le sage pourpre alla présenter son enfant aux terres des surhommes, les Kaguya pour montrer à tous sa fierté. Au début, les surhommes le prirent pour un plaisantin, la jungle devait l'avoir rendu fou ! Il demanda alors que son fils qui n'était qu'un bambin puisse prouver sa valeur comme il était coutume. Le chef accepta qu'on le fasse combattre à mort. Ta voix prit un timbre beaucoup plus sombre. Malheur, le petit M'kali était très puissant, il possédait le cadeau de la Déesse et la force des braves sombres. On ne pouvait le battre à mort car il tuait avant... Le timbre de ta voix était de plus en plus mystérieux. Alors la nuit, le chef ordonna qu'on tue l'enfant pendant son sommeil. Quand les assassins arrivèrent dans la chambre du bambin... LAH crias-tu dans un grand geste comme pour surprendre ton auditoire. Ils lui tranchèrent la gorge.

Une histoire des plus banales si on ne prêtait pas attention à la suite.

-Le Sage Pourpre fut banni et tous les Wakibara furent maudits par ses anciens frères. Depuis, M'kali est le Wakibara no Nagurikaï, le premier combat du bâtard, il nous rappelle que l'oeuvre de nos ancêtres ne nous préserve pas de la perdition, que l'élévation de notre tribu convient aux braves et aux forts mais qu'elle est une malédiction pour les faibles.

Sur ces mots tu pesas tout le poids du titre que tu avais décidé d'endosser à ton départ du village où tu avais grandi. Seul dans l'adversité, raillé pour ton apparence, moqué pour tes longs discours et dédaigné pour les valeurs que tu protégeais seul, pour ce pouvoir, ce don, cette identité que tu avais décidé de défendre, à l'image de M'kali tu devrais lutter car enfin tu le réalisais -et peut-être que la normalisation de "Nagu" t'avait berné-, le Wakibara no Nagurikaï, c'était toi, aujourd'hui.

-Mais on dirait que je suis le fou qui raconte les histoires dans la rue, là. Tu faisais référence à un personnage bien connu des Kirijins et qui alimentait le folklore local et de nombreuses légendes urbaines. Si jamais tu racontes mal cette histoire et que tu dis que c'est moi qui te l'ai racontée, il faudra que je te retrouve ! Mais pour ça il faut me donner ton nom ! Dis-tu dans un grand sourire, l'heure était à la plaisanterie, après tout.
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Mer 27 Sep 2017 - 22:49

« corps et âme, de la terre jusqu'aux cimes  »





Le Kaguya riait, ce qui fit reproduire le schéma à son cousin très éloigné qui se fendit de quelque onomatopée dont je vous épargne la retranscription. Il avait l'air d'un bon vivant. Jaugeant son travail sur l'os et ce que cela racontait, il essayait de déchiffrer les pictogrammes assez flous pour lui, ses signes tribaux étant toutefois d'une précision certaine. Le ninja à la peau ébène se mit alors à parler, dans la même verve que celle de son discours pendant l'annonce.

Nagu se mit, avant même de se présenter, à lui raconter une histoire dont les frasques étaient vraisemblablement exposées sur l'ossature générée par lui seul et érigée en barrière entre lui sa maison et le reste du monde. Attentif, il ne perdit pas une miette. Il mettait du cœur à l'ouvrage, peut être un peu trop, mais assez pour motiver la curiosité d'un homme qui avait entendu maintes fois des mythes et histoires de la bouche d'autrui. La sienne, liée à son hérédité, l'intéressa au plus haut point bien que comportant des similitudes avec un récit qu'il avait ouï lors d'un de ses séjours dans le pays du Vent.

« C'est une histoire pleine d'enseignements que certains devraient écouter avec attention. Tu m'as l'air plein de sagesse, Kaguya, ou du moins capable de la retranscrire via tes mots. Tu n'as point l'air d'un fou, du moins tout autant que j'ai l'air d'un assoiffé de conquête et de sang. » Il marqua une pause en affichant un rictus peu menaçant mais témoin de la presque-véracité de certaines de ces allégations. Une fois lancé, le Torrent pouvait se teinter du carmin de l'hémoglobine et y prenait goût. Mais là n'était pas le sujet. « Ne t'en fais pas pour ça. Mais libre à toi de me retrouver ! Je suis Hanzô du Torrent, mais nous partageons une hérédité commune, au moins pour quelques allèles. Cependant je serai bien incapable de produire une telle œuvre de moi-même. » Il pointa du doigt la large barrière. « Dis-moi, tu me sembles venir des confins du Yuukan. J'ai croisé des hommes au derme de la même couleur que le tien lors de mes voyages, et plus précisément à Kaze no Kuni. Il y avait un bastion de gens comme 'nous' là-bas. C'est de là que tu tires ton teint sombre et ton accent ? » Il avait bien souligné le nous en appuyant dessus comme pour notifier sa friabilité, curieux de sa réponse.






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Dim 1 Oct 2017 - 14:48
Oh que oui tu savais que jamais il ne saurait reproduire telle clôture. Seul ton talent pouvait parfaire telle merveille ! Blague à part, son allusion à son absence de maîtrise du pouvoir de ton clan te rassurait en ce qu'il n'était pas l'un de ceux dont toutes les souffrances étaient tournées vers ce qu'ils prenaient souvent comme la racine de leur malheur. Il était honnête avec lui-même, aussi le serais-tu avec lui. Décidément, le jour n'était pas à la querelle, ton interlocuteur te donnait toutes les clés pour ouvrir une discussion des plus paisibles bien qu'abordant des sujets capables de feu et de sang.

-Ohoh, j'ai bien peur que ma tribu ne soit plus peuplée de gens comme nous mais de gens comme toi. Un sourire triste s'afficha sur ton visage alors que tu quittais la clôture des yeux. L'appauvrissement du sang ravageait les rangs Wakibara depuis quelques années à présent. Cela n'enlevait rien à la qualité de certains guerriers, certes, mais tu avais peur qu'un jour l'héritage dont tu étais le fruit ne disparaisse. La Déesse donne parfois mais souvent elle reprend.

Ce dicton populaire sur tes terres était lourd de sens. Il faisait valoir la force de l'éducation et des valeurs guerrières au profit du pouvoir des Kaguya, consacrant cette ambivalence qui fondait l'identité de ton clan.

-Mais, oui, je viens de ce "bastion", comme tu dis. Voilà, c'était dit. Contrairement aux autres, nous avons vite oublié les enseignements des anciens venus apporter ce pouvoir sur nos terres, notre maîtrise n'est donc pas parfaite. Par exemple, chaque fois que je fais appel à mes dons, la douleur est intenable. Tu sentais que tes paroles s'égaraient et se détourneraient bientôt de la conversation aussi préféras-tu éluder l'exposé comparatif des spécificités de ton clan et de ta tribu . Disons que nous n'avons pas oublié les traditions guerrières de nos ancêtres et malgré leurs cicatrices, nos guerriers ont gardé leur férocité au combat. Tu pointas le doigt vers ton interlocuteur puis le relevas. Et c'est ça le plus important, j'en suis sûr, Hanzo du Torrent.

L'aspect le plus important de cette rencontre ne résidait pas dans l'absence de pouvoir du Torrent mais bien dans ce lien mystérieux qui semblait le rapprocher de ta tribu jusque-là inconnue de tout l'Archipel. A vrai dire, selon les interprétations des diverses légendes et autres prophéties, le fait qu'un homme tel que lui connaisse les Wakibara pouvait changer bien des choses.

-Plus important encore... Hanzo. Un regard inquisiteur vont se poser sur Samehada, la source cette fois-ci bien identifiée de la présence malsaine qui planait dans l'ombre de ton cousin éloigné. Comment un Kaguya a-t-il retrouvé ma tribu alors qu'elle fut la première bannie et oubliée de ce pays ?
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Lun 2 Oct 2017 - 22:02

« corps et âme, de la terre jusqu'aux cimes  »





Les bras croisés, il toisait désormais le sombre avec le respect dû à ceux qui s'illustrent au champ d'honneur. Car c'est ce qu'avait fait Nagu, et il respectait cela plus que tout autre chose. Plus que la puissance. Plus que la hiérarchie. Car il était à ses yeux un égal, quel que soit son rang, son âge. « Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. » Il émit un rire guttural du fond de sa gorge, assez intrigué par cette histoire de tribu et se demandant si un attroupement de 'lui' aurait un impact significatif sur un pays tout entier. Il était après tout un sacré phénomène.

Hanzô acquiesça à sa maxime. Il ne savait pas qui était la Déesse exactement mais s'il évoquait une personnification du Kami quelconque alors il avait bien raison. Ces temps-ci il avait été généreux, d'ailleurs, ce qui présageait un retour de flamme imminent. Et le Maître du Suiton était prêt à l'accueillir, presque avec envie. La dualité de son existence, le bon et le mauvais s'entrechoquant, voilà un sujet auquel le Requin pensait souvent.

« Tu les utilises tout de même, je me trompe ? Cela fait de toi un Kaguya plus méritant, et te rends aussi plus résistant. En rien une tare, donc. » Voyant le bon côté là où certains pouvaient voir le handicap, il semblait exhaler d'une amicalité peu commune, comme s'ils étaient reliés par quelque chose de plus fort qu'un peu de sang en commun. « Je ne peux aller à l'encontre de tes mots, car ils m'animent autant que toi et les tiens, Shikotsumyaku ou non. »

Les yeux sombres du titan ébène venait envoûter Samehada et même sans prunelles, elle semblait elle aussi le jauger. Lui, son chakra, les tréfonds de son âme. Rien n'avait de secret pour Celle qui Boit. Il était intrigué, visiblement. Mais il n'avait rien dit à propos de la malfaisante et Hanzô ne comptait pas s'étendre sur la Légendaire sans y être invité au préalable. « J'ai été longtemps un nomade, un errant. Un voyageur. Lors de mes escapades, j'ai visité Kaze, entre autres pays. Et j'y ai séjourné assez pour rencontrer ces guerriers que tu décris. » Ressassant le passé intérieurement, des bribes lui revenaient. Des combats, des amitiés, des déceptions, des surprises et des nouvelles. La Vie.







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Sam 7 Oct 2017 - 23:44
-Et ramener des trésors de prestige.

Le ton de ta voix n'annonçait pas le moindre ombrage dans ton humeur, Hanzo était sabreur, voilà un fait que tu ne pouvais réellement défaire. Tu n'avais d'ailleurs aucune envie de débattre sur la présence d'un sabreur au sein du clan en ce que cette présence n'était ni malvenue ni honteuse, après tout, les dissensions n'avaient frappé les deux familles qu'il y a peu et ni l'un ni l'autre ne pouvait fonder une animosité quelconque sur la seule base d'agissements isolés.

C'était avant tout un Kaguya et un Kaguya qui te tenait le discours de son clan, quoi que fussent ses avis envers ce dernier. Tsukiyomi n'était pas non plus la plus en accord avec les règles et doctrines parfois archaïques de ta grande tribu mais elle n'était pas une ennemie pour autant. Il n'y aurait pas d'ennemi sans dissidence et il n'y avait pas de norme à laquelle on pouvait s'opposer à cet instant précis, aussi Hanzo ne serait pas vu comme un indésirable.

-Ta lame ne passe pas inaperçu et pourtant j'ai tardé à la remarquer. Un rire. La gravure doit me fatiguer les yeux.

C'était faux, la lame était l'une des premières choses qui avait attiré ton attention, tu avais simplement préféré ne pas aborder le sujet tout de suite.

-Je me suis toujours questionné sur les sabreurs, pour tout te dire. Sur les quatre que j'ai rencontré au cours de mon séjour ici, aucun ne semblait tenir le même discours ni même avoir juré la même allégeance. Tetsuko ne semblait pas intéressé par la politique, Shiori respirait l'apaisement, Ueno pouvait se montrer vindicative et Hanzo n'avait pas prononcé un seul mot sur la Confrérie. Tant de profils en apparence différents. Qu'est-ce qui vous lie réellement, finalement... tu rentrais peu à peu dans l'interrogation qui te taraudait depuis que tu avais constaté le manque total de cohérence au sein de ladite Confrérie. Le fait même que la question s'oppose à ta réflexion révélait un véritable problème. Je sais que ça peut paraître un peu malhonnête de ma part quand on sait que notre clan s'est déchiré pendant près d'une centaine d'années et a fait plus de victimes sur cet Archipel que tous les assassins, soldats et autres bandits réunis... ou c'est peut-être cet idéal qui nous fédère... Un regard à ton lointain cousin. Tu ne serais pas venu m'apporter la réponse de la Confrérie, par hasard ?
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Dim 8 Oct 2017 - 2:40

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



« Toutefois elle n’a point l’air d’esquinter ta prose ou ton esprit. » Loin d’être dupe au point de rater le fait que Nagu lorgnait parfois sur Samehada, comme un plaisir coupable à peine dissimulé, son avis avait l’air déjà tranché sur l’engeance qu’il venait de rejoindre et que, comble, il incarnait depuis son adolescence et même son enfance, date de sa première acquisition de la Légendaire à l’effigie du roi des mers.

Il ne semblait toutefois pas amer ni mesquin envers Hanzô et il écouta donc ce qu’il avait à dire avec son air intéressé et ouvert qui laissait difficilement croire à un homme d’autant d’expérience et capable de telles atrocités. Le Torrent paraissait presque jovial, cordial. Son interlocuteur semblait un fondu de la cause du clan au Kekkai Genkai osseux là où il était un néophyte, un Homme s’étant détaché il y a bien longtemps suite à des événements troublants de cette branche-là de son existence pour se consacrer à ce qui allait suivre.

« Quatre, tu dis. » En comptant Tetsuko et Shiori, avec qui il avait accompli sa mission, Nagu avait donc vu un autre des leurs. La Rose, peut-être ? À moins que ce soit la Brumeuse ou encore la Vipère. Ce n’était pas important, son point restait le même. La différence des individus au sein de cette caste si particulière, loin des Yuki et des Kaguya. Si leurs lames n’étaient pas toutes issues des mêmes contes, il n’y avait aucun raison de les voir rassemblés. « C’est vrai que me comparer à Kasanagi ou Shiori peut pousser au questionnement, à se demander pourquoi nous nous battons sous la même bannière. » Pourtant il était son lié-par-le-sang, mais ça son nouvel ami l’apprendrait de lui-même plus tard.

« Si je te dis les Sept Épées, tu resterais sur ta faim pas vrai ? Je ne peux parler aux noms de tous, ce n’est pas mon rôle. De mon côté, je nous considère comme une famille, un clan au même titre que les Kaguya. Mais ce n’est point le sang qui nous lie, pas plus que les Épées. Nous sommes une entité qui se met en mouvement pour répondre aux attentes de Kirigakure, et de chacun des Sept. » Bien sûr il avait placé le village devant les intérêts de chacun mais était-ce la réalité ? « Crois-le ou non mais c’est le hasard qui m’a mis devant cette fameuse gravure. Cependant, nous statuons et tu auras ton entrevue, c’est une question de temps je pense ? » Il s’équipa d’un sourire sincère, curieux de savoir ce qui motivait cet éphèbe à la peau sombre. Réellement. Pas moyen que ses buts et leitmotivs furent ceux du commun des Kaguya.





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Jeu 19 Oct 2017 - 17:35
-Six, en réalité.

Une réponse sans réel lien avec la fin de la réponse de Hanzo, mais ceci était sans doute calculé. En vérité tu ne voulais pas réellement savoir ce qui poussait les sabreurs à se battre côte à côte, ton seul souhait était le résultat soit... qu'ils se battent côte à côte. Tu te souvenais que dans le temps tu avais un profond respect pour le seul sabreur que tu n'avais pas rencontré: Hattori Yasuhito. De même que tu éprouvais une certaine tendresse à l'égard de la jeune Arukisa depuis votre rencontre sur les rives de Mizu. Elle fut la première à te tendre la main, sans elle tu serais sans doute encore en train de chercher une ruelle où passer la nuit. C'est là qu'on se rend compte qu'en fait les intrigues de pouvoir ne sont pas représentatives de la bonté de l'âme humaine.

-Oui, six. Un sourire et une pause. Quand je suis arrivé à Kiri, on criait dans les rues que les sabreurs fomentaient une rébellion. A l'époque je n'avais aucune connaissance de ce monde, je ne savais même pas ce que l'argent pouvait signifier. Je n'avais pour seules armes que les valeurs de ma lointaine tribu. Un rire. Et autant dire que ça ne m'a pas beaucoup aidé. En revanche, je savais que le seul moyen que nous avions de nous en sortir était de respecter l'ordre.

Et cet ordre n'avait pas été respecté.

-Au moment des évènements du dojo, le clan Kaguya n'avait pas encore pris position, de ce que je sais, nous nous sentions même très proches de la Confrérie, nous allions régulièrement les visiter. Seulement, nous ne nous sommes jamais permis d'interférer avec les affaires internes de qui que ce soit, mais peut-être nous l'aurions du... Quand Hattori Yasuhito, le seul homme que je regrette de ne pas avoir rencontré a tenu tête à la Mizukage de l'époque, se trouvaient à ses côtés les sabreurs et le clan Kaguya en la personne d'Idaina. Aucun des sabreurs n'a osé lever le petit doigt, seuls Shiori et Tetsuko on montré leur allégeance. Asura, le deuxième homme fort n'a fait qu'effleurer son épée... Et voici comment les sabreurs ont fait tomber le chef en passe de rétablir l'ordre, le chef derrière lequel tout le monde se reconnaissait, et ont plongé le village de le chaos le plus indicible en décidant d'agir après-coup et en mêlant les Yuki à leurs affaires.

Petite moue de dégoût.

-C'est désolant. J'espère sincèrement que nous pourrons de nouveau nous rendre visite et que votre blessure se cicatrisera enfin.

Après tout, c'est là tout ce que tu espérais.

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Jeu 19 Oct 2017 - 23:41

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




N’ayant point assistés aux dits événements il écouta le récit du point de vue de celui à la peau glabre, chacun étant bon à prendre. Et le sien se montrait bien moins clément que ceux de ses compères ; selon lui et ses mots, agités de par sa langue qui se voulait aiguisée, Hanzô ne put retenir un rictus crispé à l’appellation de Tetsuko. Savait-il qu’il était sa chair, son neveu, son apprenti pour en parler en termes si peu élogieux ? Son avis sur Benten tranchait aussi avec ceux qu’il avait pu recevoir d’autres Kirijins. ‘un chef en passe de rétablir l’ordre’. Vraiment, Nagu, se dit le Torrent sans en exprimer la moindre ridule d’incompréhension, toujours à décortiquer sa prose en le laissant proprement finir comme il se devait de le faire en adulte mature.

« Nous finirons bien par être ledit nombre. C’est là la vocation du Kiri no Shinobigatana Shichinin Shû. » Pour appuyer son propos, ledit groupuscule comportait bien ce Sept si particulier dans son nom. « J’étais absent pendant ces jours sombres que tu décris. Alors tu as peut-être raison. Là où ils voyaient menace, peut-être était-ce salvation proposée. Mais la salvation est en fuite ; Kirigakure ne pansera pas ses plaies en querelles intestines. Là où une main plonge la tête dans le désarroi, elle se doit de se muer en celle qui sort cette même tête de l’eau. » Hanzô continuait de fixer son homonyme avec ferveur, appuyant la justesse pensée de ses propos par une indicible stabilité, tant dans le regard que dans sa posture.

« Compte sur moi pour aider à ce processus. Tout ce que nous avons besoin, c’est que vous restiez ouverts. Ce sera moins facile pour ce qui est du Yuki Ichizoku, mais ce sera déjà une victoire en soit d’unir nos deux ‘peuples’. » D’un signe de tête, il lui fit comprendre l’importance de ses derniers mots ; l’importance de ne pas se fermer et d’accepter l’idée qu’encore une fois, ils devraient collaborer, qui que soit le Kage ou la situation. Car bientôt Kirigakure serait exposée à d’autres problèmes, non internes. Et à ce moment précis, il faudrait faire front uni. Encore plus uniformément que contre Benten.



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Parfois elle donne, souvent elle reprend. [PV;Hanzo]

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