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Le serpent dans l'ombre de la brume. [PV Sôsuke]


Lun 25 Sep 2017 - 16:27

C'était une nouvelle Kiri qui se projetait peu à peu et qui se construisait si vite qu'il était difficile de suivre tous les potins qui se murmuraient. Un retour à l'époque où la cité, ou ses prémices, s'élevaient, trois ans auparavant. La nouvelle brume s'apprêtait au changement et tous les Kirijins, shinobis comme citoyens, mettaient la main à la patte. Kiri ne survivait plus, elle vivait. Il y avait, semblait-il, encore beaucoup à faire. Toute cette agitation dans une atmosphère veillant à l'amélioration était le fruit de bien des choses. Sans le soulèvement du Shodaime nous en serions tout autrement. Sans les événements à Shîto, bien que le mal était fait, la remise en question de ce peuple n'aurait pas été si grande, moi compris. Sans la nomination du Nidaime Mizukage rien de tout ça n'aurait eu un semblant de place. Yuki Sôsuke. Quelle plaie maintenant qu'il était mon supérieur.

Le palais de la Brume. Ce nouvel édifice était symbolique et à l'image de cette ère naissante. J'arrivai devant la bâtisse peut-être trop gigantesque pour le seul ex-Amiral. Heureusement alors qu'à y repenser il était prévu, au-delà du domaine de l'Ombre, qu'il en soit un lieu pour bien des individus. C'était généreux. Surtout lorsque je repensais aux appartements dans lesquels la rébellion de l'époque avait abattu sa sentence. Glaciale, tranchante. A la main, ce bout de papier arboré de la signature du Mizukage, précisant une convocation unique. Il devait se plier aux règles de l'art à présent. C'était donc la fin de ses virées navales, et de ces visites annuelles improvisées. Il avait élu domicile. Ou plutôt, il n'avait pas vraiment eu le choix, en hommage à son défunt tuteur le Seigneur Naragasa.

Un premier pas au seuil de la résidence et la première impression faisait grand effet. Le travail établi en si peu de temps était spectaculaire. Le projet était accompli. Je n'avais pas été là pour aider pourtant chaque mains ayant pu poser une pierre à cette fondation avait mon entière admiration. M'approchant d'un civil, je vins lui demander mon chemin, cherchant le bureau de "Maître Nidaime". Par respect, je ne laissai pas libre cours à mon hilarité intérieur pourtant je n'en pensais pas moins. Cela me paraissait encore si absurde de le nommer ainsi. Mais l'information acquise, je me mis à sourire en tournant les talons pour emprunter les premiers escaliers qui menèrent au premier étage. Puis le deuxième. Et enfin, d'un pas calme, lent pour pouvoir admirer l'accomplissement Kirijin, je frappai à la porte indiquée. Et puis quoi encore...? Peut-être encore trop présomptueuse, il était hors de question de faire comme si les vingt dernières années n'avaient jamais été vécues. Je rentrai avant même une quelconque réponse. « Bien le bonjour, Sôsuke. Alors comme ça on convoque sa plus vieille amie ? » Aucune once de bienséance protocolaire dans les mots, dans la voix, et dans la gestuelle. Je m'avançai simplement et croisai les bras. « Je crois qu'il est fini le temps où tu venais à l'improviste me saluer. Maintenant c'est moi qui viendrai, n'est-ce pas ? » Une petite taquinerie, qui j'espérais ne le mettrait pas mal à l'aise, je voulais davantage m'assurer qu'il souriait toujours malgré ses nouvelles responsabilités qui n'étaient pas des moindres.

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Lun 25 Sep 2017 - 19:10
« Il semblerait, mais si les temps changent, certaines choses restent gravées. Aujourd’hui, c’est à la fois à l’amie et à la Kirijine que je veux parler. »

C’était étrange de se retrouver à cette place, dans le fauteuil et le bureau de celui qui dirigeait tout un village. Ce n’était pas tant le fait d’être un leader qui déconcertait celui qui avait déjà été Amiral, et qui avait déjà commandé des hommes. Mais c’était bien ce sentiment d’avoir un héritage sans pour autant qu’il soit totalement connu. Kiri était la cité qu’il avait toujours protégée de loin, sans jamais l’avoir visitée avant son retour de Shîto. Son titre de Mizukage lui intimait de la défendre encore plus largement, mais il se sentait toujours un peu étranger. Peut-être qu’elle était là, sa véritable force, en ce début de prise de fonction.

Sôsuke était donc assis dans son large bureau, derrière lequel une large baie vitrée donnait une vue impressionnante sur Kirigakure no Satô. Sur le meuble qu’il avait devant lui, des tas de documents rappelaient que la charge d’Ombre était également quelque-chose d’administratif. Mais parmi ces parchemins et dossiers ouverts, il y avait le dénominateur commun : la raison principale de la venue de Nakamura Ueno.

« Parlons sans détour. J’ai croisé les rapports que l’on m’a fait, sur les évènements survenus à Shîto. Parmi eux, il est fait mention d’un discours du Soshikidan, juste avant leur attaque, assez accusateur à l’encontre de nos institutions. Et pour Kiri… »

L’Amiral s’arrêta, et prit une feuille dans sa main, qu’il décida de lire sans la moindre attente.

« O’Dui S. Benten, a pris le pouvoir dans l’unique but de mener des expériences librement afin de s’accorder un rêve ignoble : celui de vivre plus longtemps que quiconque. »

Il posa le document, qui paraphrasé les mots normalement exacts entendus dans le village de Shîto, il y a trois semaines maintenant. Sôsuke poussa un soupir.

« Je ne sais pas quoi penser de cette Benten. La moitié du village semblait bien déterminée à l’évincer, mais elle avait également de bons soutiens. Si je veux unir notre village, je dois être capable d’apporter des réponses, et surtout d’avoir une idée sérieuse à propos de mon prédécesseur. »

C’était quelque-chose de délicat. Normalement – où en tout cas c’était ce que le Yuki pensait – un Nidaime devrait totalement laisser les affaires personnelles de son prédécesseur pour le passé. Mais lui, qui avait reçu comme héritage un village cassé en deux, se devait au moins de savoir si la rébellion était fondée. Dans le cas où O’Dui S. Benten aurait abusé de ses pouvoirs pour mener ce genre d’expériences, la raison serait davantage donnée aux Yuki et aux Sabreurs. Si ce n’était pas le cas, alors cela leur donnerait davantage tort. Ou plutôt, les recherches devraient avoir lieu ailleurs…

« Je veux que tu te rendes à l’Hôpital Général, et que tu compares le registre de présence pour voir si les venues du Shodaime concordent avec les quelques registres que j’ai ici. Tiens, en voici une copie. N’hésite pas à élargir tes recherches. Si on pouvait s’assurer qu’elle a bien menées des recherches interdites, on avancerait, même chose si on arrivait à prouver que c’était faux. »

Il marqua une pause. Semblant clairement hésiter, ou alors rêvasser, Sôsuke reprit finalement. Son fauteuil s’était tourné sur le côté, et le regard du blond avait quitté celui de son amie.

« Tu y as participé, à sa capture ? »
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Lun 25 Sep 2017 - 20:18

Il m'arracha un rictus au coin des lèvres, c'était presque rassurant mais tellement inhabituel pour moi. Alors, seulement silencieuse et bienveillante, je me fis docile et m'approchai devant ce bureau en laissant retomber mes membres supérieurs le long de mon corps. Prête à l'écouter.

Ce bureau était un vrai guépier, pourtant j'étais persuadée qu'il était à sa place ici. C'était lumineux. Je me demandais tout de même si tout ceci ne lui donnerait pas un sentiment de manque pour les longs voyages en bateau. Il capta toute mon attention lorsqu'il reprit la parole. L'évocation du fameux groupuscule qui avait assiégé le pays du Feu me fit d'abord frissoner. Puis mes mâchoires claquèrent. Et enfin je posais mes mains sur le bureau, plus par nervosité, rongeant un peu le meuble de mes ongles. Le Soshikidan. La défaite de Shîto. Il semblait se lier au village. C'était agaçant. Et lorsqu'il prit son papier, mes émeraudes ne se détachaient plus de ce dernier. Le souffle court, je n'en crus pas un mot. Ou peut-être que si justement. Ma haine, excessive, pour mamie Seringue faussait mon jugement, c'était évident. Mais la nature discrète et même secrète de cette vieille femme faisait déjà pencher la balance. Je restai silencieuse et attentive.

J'avais la sombre envie de le couper là. Je ne voulais en entendre plus, en tant qu'opposée avérée de la Shodaime. Par respect envers le Nidaime, et sûrement l'homme que j'estimais le plus, je maintins ma langue de vipère bien rangée. Après tout il avait raison sur ses ambitions de mettre au clair toute la situation et les tensions internes aux Kirijins. Entre les clans qui se déchiraient, faisant alors des autres shinobis parallèlement un dommage collatéral, sans même parler des civils, il devait faire quelque chose. C'était de bonne foi que j'acquiesçai son voeu de mettre les points sur les "i". En revanche c'était pas pure fierté que j'en demeurai réticente. Le souvenir de la demande impromptue de Kaguya Nagu, aujourd'hui héros du pays, des mois auparavant me prouvait alors que quelques fois de grands esprits se rencontraient. Alors, et pour cette fois, j'avais décidé de montrer non pas la guerrière mais la diplomate.

Je m'emparai de la feuille, la copie des registres disposées au main du Mizukage. Sans broncher, bien que d'un humble visage, j'acceptai d'un hochement de tête sa requête. Qu’est-ce que je ferais pas pour tes beaux yeux… m'avait-il dit avant même qu'il ne se prononce des semaines auparavant. Mais ici il s'agissait bien plus de mon devoir que d'une amitié fondée. Bien que l'un pouvait aller avec l'autre. J'y jetai un rapide coup d'oeil pour y lire les grandes lignes avant de murmurer, songeuse. « Si tu veux mon avis, nous ne serons pas déçu. »

Son silence, alors que j'avais le regard perché sur le registre, me donna un léger frisson. Allait-il un jour me demander des explications sur ce qu'il s'était produit sur son navire au retour de Shîto ? Après tout il voulait également parler à l'amie, avait-il dit. Mes pupilles se redressèrent, l'observant se détourner. Une gêne ? Il était pensif mais ce n'était pas comme d'habitude. Je fronçai alors les sourcils et rangeai la feuille dans la sacoche dissimulée sous ma ceinture rouge. Un doute planant, ce fut à sa question que j'eus un air plus grave qu'à l'accoutumé. « Oui, moi-même, ma lame et le sang qui a coulé. » Une réponse si simple et pourtant lourde en conséquence. Hors de question de lui mentir. Tout comme il était inconcevable de faire profil bas sur la question. « Et si elle devait revenir, alors je le referais. Pour la Confrérie des Sabreurs qu'elle a souillé de ses intentions, de son attaque au Grand Dojo, auprès des miens. » Des mots forts, peut-être énoncé avec subjectivité, pourtant c'était là ma propre vision des choses. « Elle a souhaité mettre à mal deux des clans fondateurs de ces terres, alors nous devions intervenir car nous sommes les fondateurs et défenseurs de ce pays. » Et lorsque cette idée d'ensemble sortit d'entre mes lèvres, je ne parlais non pas des Yuki ou des Sabreurs, mais bien de tout Mizu no Kuni.

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Le serpent dans l'ombre de la brume. [PV Sôsuke]

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