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[Les aventures de Kotarô] Lorsque le pic de deux sommets se rencontrent. [PV. Yoshitsune]


Lun 25 Sep 2017 - 17:31
Iwagakure no satô, la grande citée marchande. Elle fut toujours connue ainsi, même avant qu'elle soit rebaptisée et améliorée par les constructions des habitants. Mais c'était maintenant devenu l'un des illustres villages cachés ninja : ce qui explique sa présence en ces lieux.

Avançant dans les rues et distinguable par sa chevelure verte repérable à plusieurs lieux d'ici, il ne quittait pas des yeux l'objectif qu'il s'était fixé depuis le départ : devenir un Shinobi accompli et un samurai d'exception. Ce n'était là que sa seule motivation et sa détermination ne possédait aucune faille : absolument aucune.

Prenant un tournant, il apparaissait qu'il s'orientait sans doute vers le quartier résidentiel, mais dans quelle optique ? Il voulait rencontrer un homme... Enfin, pas un en particulier, mais plutôt une famille qui avait un nom dans ce village... une grande influence autant dans ce grand hameau que dans le pays du fer, non loin de ces terres poussiéreuses dans la finalité.

Dans l'obscurité de l'ombre, il apparaît face à cette bâtisse à l'allure noble et fière. Un rictus s'affiche sur son visage tandis qu'il pointe ses iris sur le sommet de ce temple résidentiel. Le temps de quelques secondes, ses pensées s'égarent vers ses terres natales, voici plus d'un an qu'il avait rejoint la nation de la terre pour la mission qui lui était confiée autre fois par son paternel.

Il se devait de réaliser le rêve de sa famille : celle de prouver qu'unir les Samurai et les Shinobi n'est pas impossible et semble être la meilleure chose possible pour l'évolution du pays du fer. Secouant légèrement la tête, il revenait à la réalité en fixant les deux hommes debout face à lui.

L'une de ses mains était posée sur les trois sabres qu'il portait à sa hanche droite. D'un nouveau soupir inspirant légèrement l'envie de faire comprendre sa présence sans devoir l'expliquer, il prend la parole simplement.

- Je voudrais voir un " représentant " de votre famille.

Était-ce un ordre ? Pas vraiment, mais on pouvait clairement comprendre que le ton de sa voix était naturellement agressive : non pas car il ressentait une quelconque haine, mais car c'était bien dans sa nature d'être ainsi et il n'y pouvait rien. D'une légère onomatopée, il détournait la tête légèrement sur le côté lorsqu'un homme était apparu à son tour.
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Lun 25 Sep 2017 - 19:36


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞

Les lumières s'étaient éteintes dans l'intimité du Dôjo Nagamasa ; pas un seul son venant troubler ce vide immense nommé silence. Les bras de Morphée ayant jeté son dévolu sur les steppes, collectant les esprits léthargiques... Mais dans son épopée utopique, elle avait négligé le bushido à la chevelure hirsute. L’éclat lunaire attire les prunelles du jeune homme qui finit par s’agenouiller près de la convoitise, avant que la douce rosée nocturne ne se répande librement. Les paupières papillonnent le temps d’un instant, avant d’osciller vers la gestuelle suspendue sous l’ombre d’un sourire incommodé, aussi le guerrier Bushido venait-il d’interrompre un procédé habituel d’une mécanique aussi personnelle que ses propres affaires. Le coude se pose sur le genou et la tête au creux de sa main. Son esprit suspendu s’était rapidement consumé au fond de ses iris. Les pupilles papillonnent et s’efforcent de trouver un point d’ancrage qu’est l'horizon.

C’est donc en ces lieux, les bras croisés sur deux iris ouverts, le jeune homme était en errance dans ses pensées qui l'empêchaient de déconnecter son cerveau. Le clan Nagamasa alourdissait les épaules de ses héritiers de nombreuses responsabilités, d’autant plus depuis la sainte disparition de deux d’entre eux ; obligeant les survivants à être en constante alerte.

Flânant dans le cœur extérieur du domaine Nagamasa, ses pas le conduisent donc à proximité de la devanture du domaine familiale, un des chemins qu’il connait le mieux ici. Avec son inévitable costume et ses airs arrogants, tout le monde le remarque ; et pourtant il ne s'en soucies pas, à force, ils finiront bien par s'y habituer.

La brise nocturne effleurant chaque parcelle de son corps engourdi et le ciel noir d’hiver, et le vermeil de l'aurore disparaissent sous ses paupières lourdes. En son for intérieur, il maudit son destin de lui faire arpenter le domaine de la sorte, de long en large.

Pourtant il devrait être joyeux lui qui dans l'alanguissement du soir attendait, patient, l’hallali de la nuit étouffée
heure des fantômes et des douces élégies, à l'éveil de toutes les fantasmagories en une même plaintive, oraison funèbre tandis que son oeil comme une trouée de ciel sombre fixe la pendule et les minutes qui s'égrènent comme tant d'étoiles qui s'éteignent là-haut dans le ciel.

à la faveur des ténèbres et agacé, déjà, il soupire alors que ses pas résonnent dans la cour. Affublé de cette mission des plus absurdes, peut-etre que son temps n'est pas si précieux bien heureusement à l’inverse de chogen. Car il est vrai que Yoshitsune n'a aucune ambition d'être héros des petits gens ; seulement désireux de faire cesser les complaintes par son inflexible indolence.

Et c’est alors que leur deux regards se croisent, et que pour lui son regard se fait apathique. Il n'était point entre eux de sujet d'entente, si ce n'était la rudesse mesurée de leurs échanges



« Semblerait-il que souhaiteriez voir un représentant de notre famille ? Vous êtes ? » dit-il en se frottant les yeux.

politesse de rigueur
sans sympathie aucune
(mais il sait l'irrévérence réciproque)

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Lun 25 Sep 2017 - 21:06
Il n'était plus question de situation ridicule dans lesquelles Kotarô avait le chic pour se foutre dedans. Il n'était plus question de flemmarder à ne rien faire lorsqu'il ne s'entraînait pas, comme il aimait le faire de manière habituelle. Cette fois-ci, le sujet était très important, autant pour lui que pour le clan Nagamasa : L'alliance avec la famille Ryûzôji. Les Samurai de Iwa devenus si réputés au sein du village devaient s'avoir que désormais, ils n'étaient plus seuls et que des personnes suivaient leur cause dans l'ombre depuis le pays du fer.

Que pouvais bien espérer l'homme aux cheveux verts en venant de lui-même jusqu'ici après plus d'une année passé dans les enceintes de la citée marchande ? Sauver son peuple et rien d'autre. Même si ces derniers n'étaient pas vraiment en danger, il avait pour difficile mission de sauver leur fierté et de contribuer à une cause quasi-irréaliste... c'était là l'épreuve la plus difficile qu'allait sûrement rencontrer notre héros.

Les deux hommes se faisaient face, iris dans l'iris. Aucune animosité ne les animait et pourtant une certaine tension était palpable : celle de ne pas commettre l'erreur d'irriter l'un des deux escrimeurs, car après tout, ils étaient tous les deux au sommet de la rigueur : un sérieux irréprochable témoignant d'une situation importante.

- Habituellement on décline son identité avant de demander celle de quelqu'un d'autre. Disait-il en soupirant, l'air légèrement agacé à l'envie de savoir à qui il pouvait bien s'adresser.

Il devait se résoudre à exploiter le fait qu'il pouvait bel et bien avoir en face de lui un membre important de la lignée Nagamasa et dans cette optique : il se devait de tout déballer, il ne pouvait pas risquer le fait de paraître hostile pour une question d'identité.

- Qu'importe finalement... je viens ici en tant que " présent ". Je me nomme Ryûzôji Kotarô, fils du troisième chef de la Famille Ryûzôji du pays du Fer. Mon père m'envoie afin de vous prêtez assistance et faire en sorte que nos familles deviennent alliés dans la cause que vous essayez de servir : " L'évolution ".

Il jouait bien de ses mots, rendant sa venue à la fois mystérieuse et intéressante. La situation devenait intrigante, sans aucun doute palpitante.
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Lun 25 Sep 2017 - 22:19


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞

Il y a dans l'attitude du plus jeune des deux hommes, une déférence désuète, joliment archaïque, et sans conteste signe d'une éducation qui le fut tout autant. Le sourire de Yoshitsune, néanmoins, ne trahit guère l'amusement qui virevolte à l'intérieur de lui ; il demeure lointain, poli à la fibre des ans, sans exprimer la moindre nuance superficielle que son interlocuteur pourrait interpréter comme du dédain, de la moquerie ou, pire, du mépris. Mais c'est ainsi, personne ne s'interroge jamais sur le pouvoir d'un sourire, quand ces menus détails en révèlent bien davantage sur ceux qui les offrent que des milliers d'interminables palabres. Yoshitsune, lui, était maître du sien – nul mieux que lui n'avait appris à travailler sa bouche avec tant d'adresse sournoise, tant d'application maligne. À la courbure de ses lèvres, pourtant insignifiante à l'œil du novice ou de l'étranger, l'on pouvait deviner ses humeurs passées et futures, ses emportements dans un nerf pincé, sa fatigue dans un pli crispé, son impatience ou son enthousiasme le long d'un sillon plus doux et ses désirs dans la rondeur des commissures ; l'un après l'autre, L’héritier de Hideyoshi avait découvert l'ensemble des spectres nommés “émotions”, la formidable gamme organique, moins parce qu'il lui était nécessaire de connaître son corps jusqu'à la plus extrême pointe de son derme que parce qu'il épiait, avec une persévérance méconnue de tous, l'unique et véritable sourire qu’il arborait, ce trésor de chair dont jamais personne n'avait, dit-on, encore aperçu l'étincelle.


Yoshitsune ne se présente pas en retour – il sait que son interlocuteur sûrement qui il est. Une marque d'intelligence que de ne pas répéter, en une mimique psittaciste, son identité. En revanche l’héritier d’Hideyoshi note que, si Kotaro est surpris, il ne montre ni signe de curiosité précoce ni de renfermement protecteur ; que cela soit dû à son caractère ou à un quelconque souci des convenances, il s'en tient à des remarques à la saveur aussi guindée que sa stature, à une sévérité de rigueur que Yoshitsune ne peut lui reprocher. L'homme est aux aguets. Il s'agit peut-être là de sa premiere entrevue avec un individu extérieur de son clan, et dans un environnement tel que celui-ci, il serait une erreur que d'abandonner toute prudence. On lui a sûrement enseigné, au samurai, à se méfier de quiconque n'aurait au préalable prouvé sa bonne foi à travers ses actes et non ses paroles et à n'accorder sa confiance qu'à une poignée d’élus triés au fil de l'épée.

La présence d'un membre à l'instar du jeune homme parmi les rangs du clan Ryuzoji est aussi notoire qu'obligatoire. Cela n'étonne personne, et surtout pas notre Nagamasa puisque sa personnalité semble être forger d'un métal identique au sien ; cependant, il s'interroge. Un être d'une loyauté sans égale, dont le cœur demeure à ce jour rivé au souvenir de ses compagnons d’armes, trouverait-il son compte au sein d'une meute où subsistent dissensions et luttes de pouvoir ; où l'honneur se marchande dans le sang ?

« Je suis satisfait de voir que notre clan fait parler de lui au sein même de notre mère patrie. Toutefois, je ne vois ce que vous comptez gagner en raliant notre cause. » Regard subjugué à l'ouïe de propos tenus par un étranger.

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Lun 25 Sep 2017 - 23:07
Il fallait trouver les bons mots, les bonnes paroles pour convaincre l'homme qui semblait impassible aux paroles que lançait le Ryûzôji. Avait-il compris la raison de la venue de Kotarô ? Avait-il compris ce à quoi il faisait allusion en parlant d'évolution ? Rien en était moins sûr. Il ne prenait même pas la même de se présenter en retour, pouvant légèrement agacé notre héros qui pouvait ressentir ça comme un signe de rabaissement... et pourtant, il ne perdait pas son objectif des yeux.

L'évolution était l'avenir qui était destiné à coexister entre les Samurai et les Shinobi : le bushido traditionnelle ne pouvait que causer la perte du pays du fer dans les guerres qui pouvaient venir si jamais les Shinobi décidaient de prendre d'assaut le pays natal d'où venaient les deux hommes. Seulement, les Samurai présents là-bas avaient justement exilé la famille de Kotarô pour leur pratique et leur coutume rappelant grandement celle des Shinobi.

- Vous ne saisissez pas, vraiment ? Je vais tout vous raconter, ensuite je pourrai entendre votre réponse, Nagamasa.

Marquant une pause qui témoignait du sérieux de la situation, il fixait dans les yeux son interlocuteur en perçant ses iris de par les siennes, jusqu'au plus profond de son âme : il voulait que le Nagamasa comprenne la sincérité dont son clan faisait part.

- La lignée Ryûzôji était une petite famille de Tetsu No Kuni. Lorsque la guerre était à son plus haut seuil, ma famille n'avait ni les armes ni le nombre pour pouvoir rivaliser avec les grandes bannières et ne voulait certainement pas plier le genou envers une autre famille pour recevoir de l'aide. Le Shodaime Hanshu de notre famille a donc érigé notre propre perception du Bushido : La fierté et la survie, c'est ainsi qu'est né notre art du Santoryû, le maniement des trois sabres et que nous avons emprunter les tactiques et stratégies des Shinobi afin de contrer notre faiblesse du nombre et des armes, par un art unique et une envie de survivre hors du commun.

Il marquait une légère pause, fixant les cieux.

- Seulement, lorsque la guerre s'est fini notre famille, fut exilée dû à la sauvagerie dont elle faisait preuve lors des combats et surtout à cause du fait que nous ayons emprunter le comportement militaire des Shinobi. Ainsi, mon père, le Sandaime Hanshu, voulant continuer à transmettre la volonté du Shodaime, m'envoie ici afin que nos familles s'allient pour la même cause : L'évolution. Tout ça dans le but de prouver qu'il n'est pas impossible de devenir un excellent Shinobi et un Samurai d'exception... dans le but de prouver qu'on ne peut pas condamner une famille pour avoir voulu survivre à tout prix en conservant sa fierté.

Il reposait à nouveau son regard vers le Samurai. C'était là les mots puissants d'un homme qui ne voulait que remplir sa mission et rendre sa famille fière... mais au-delà de tout, c'était également son " Nindô ".
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Mar 26 Sep 2017 - 11:31


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞



Sans doute Yoshitsune venait-il d'orchestrer sa première fausse note, sans même paraître s'en rendre compte puisque pour lui n'existe sous ses pas aucun gouffre dans lequel il pourrait chuter, nulle fissure, nid-de-poule ni accroc où ses chaussures s'agripperaient ou sa cheville se retournerait, rien que le sol démesurément lisse d’Iwa et le pavé droit à perte de vue. Il avance posément ainsi qu'il parle, étalant ses mots ainsi qu'il déroule ses foulées, serein et précautionneux à la fois, déplie les syllabes de cette langue étrangère à ceux de Rokkusu et qu'il lui fallut apprendre à maîtriser en son temps pour être capable de converser avec les hauts dignitaires des clans de Tetsu; encore aujourd'hui, alors qu'il est parvenu à en dompter les accents ricochant, les claquements de langue et les soupirs langoureux, L’héritier d’Hideyoshi ne peut en user sans se donner l'impression d'une fierté sans bordure. Envers qui, il l'ignore – sa Patrie, asservie aux Montagnes de fer emplie de neige, à l'époque de son enfance ; son Père, Samouraï raffiné ? Sûrement pas ; ou bien lui-même, dont la mémoire pourtant intacte a scellé dans un recoin sans lumière le dialecte de sa mère, à l'instar d'un trésor qui, faute d'avoir été exposé, exhibé, s'est choyé à l'intérieur de l'écrin censé le protéger. Alors peut-être, parce qu'il avait eu recours à un vocabulaire qui appartenait à son sang, le fier bushido ne s’eut pas trompé. Peut-être son esprit avait-il trébuché sur ce terme – légende –, et qu'il lui était désormais difficile, sinon impossible, d'en expliquer le véritable sens au samouraï qui lui faisait face. Ce dernier cependant n'attend pas de réponse concrète et immédiate ; c'est lui-même qui décortique sa requête, qui en pèle l'écorce, en découpe les quartiers puis tend à son interlocuteur les tranches sanguinolentes de son raisonnement. Paumes ouvertes pour en recevoir le substrat pourpre, Yoshitsune écoute. Et regrette.

Regrette de n'avoir pas su distinguer les larges plaies tracées dans l'esprit du bushido, celles-là sur lesquelles ses révérences ont jeté du sel à pleine main, regrette de ne posséder à l'égard de son vis-à-vis aucune réelle affinité, si ce n'est celle d'être né au même siècle, regrette de lui infliger une considération qui ne découle, en somme, que d'une pensée commune, d'une fleuve creusé entre les falaises de l'Histoire par les récits et les rumeurs difformes, relayés de loin en loin par des bouches sans cesse plus mensongères jusqu'au delta poli, policé, politique, de la connaissance contemporaine.

Là-bas, lorsqu'il vivait encore dans ses vastes plateaux hirsute, l'adolescent qu'avait été le futur régent Nagamasa n'avait jamais entendu quiconque parler d'un certain Hanshu, pas davantage que d'une telle initiative en Tetsû ni même de la dynastie des Ryuzoji ; tous ces vocables leurs étaient tout aussi inconnus que le chant de la mer, et si ces deux éléments partageaient sans nul doute un exotisme similaire au cœur des toundras enneigées, le second au moins avait une chance d'exister quelque part.

Pour le reste, personne ne savait. À dire vrai, Yoshitsune n'avait appris la valeur que les gens octroyaient aux Nagamasa que les jours comme celui-ci où, en compagnie de Chōgen.

«Autant entrer directement dans le vif du sujet si vous le voulez bien.. » son regard sonda quasi automatiquement le visage qu’il avait en face de lui avant qu'il ne reprenne. « J’aime qu’on soit honnête avec moi, et je n’ai pas l’impression que ça soit le cas avec vous. » Cet aveu pouvait avoir l'air étrange, mais certainement pas pour une homme comme lui dont la froideur était passé maître dans le domaine de l’art. « Je me disais qu'une bonne entente pourrait apporter une coopération entre nos clans. Je suis certain que, tout comme moi, vous préférez ne pas avoir à vous méfier de mon organisme tout comme vous le faites avec Tetsu visiblement. » Une brève pause. « Je me moque de ce qui intéresse votre lignée. J'aimerais savoir qu'est-ce que cette alliance vous apporterez à vous ? »

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Mar 26 Sep 2017 - 15:27
Qu'est-ce que tout cela pourrait apporter à la famille Ryûzôji de s'allier au clan Nagamasa ? Une question pertinente venant du Samurai impassible -à la limite de l'hautain- et qui semblait tout de même s'intéresser à la relation que pourrait débloquer dans l'avenir les deux familles réunies. Fermant les yeux quelques instants, Kotarô se remémorait pourquoi il était ici à ce moment précis et pourquoi sa famille l'avait envoyé à Iwa soutenir les Nagamasa.

Le clan était acculé : l'exil avait fait beaucoup de mal aussi bien moral que physique à cette famille coupé des relations extérieurs qui ne vivaient plus qu'entre eux. Le commerce ? Inexploitable. L'argent ? Il n'y en avait plus. Ces petits gens vivaient de la nature : l'eau des lacs, la pêche, la chasse et la cueillette... ni plus, ni moins. Mais était-ce quelque chose de satisfaisant ? Non. Pourquoi ? C'était une famille blessée dans sa fierté.

Le pays du fer avait décidé de rendre cette famille à l'exil pour avoir employé des méthodes qui leur permettaient autre fois de survivre à la guerre. Pouvons-nous réellement tenir responsable toute une lignée pour avoir voulu survivre à tout prix, peu en importe les conséquences ? C'était donc ça le bushido ? Être dépourvu d'humanité... Être lâche.

- Vous voulez savoir ce que ça peut nous rapporter de nous allier à vous ? Je l'ai pourtant déjà dit. Disait-il de manière intransigeante.

Il ouvre les yeux, les déposants sur celui qu'il considérait déjà comme un allié de poids dans son objectif. Sa dernière parole allait révéler ses intentions. Il n'était pas sincère ? Vraiment ? Alors il se devait de montrer le contraire pour faire voir à son interlocuteur qu'il était à l'apogée de sa conviction.

- Vous ne me pensez pas sincère ? Alors je vous le redis une dernière fois. Ce que nous voulons : c'est l'espoir. Celle de recouvrer un jour notre fierté : le faire seul sera impossible. Faire changer d'avis tout un pays sur le fait que les traditions du Bushido sont révolues ne peut se faire que par l'aide de grands hommes et c'est précisément pourquoi on m'a envoyé vous trouvez. Si jamais vous ne me pensez pas sincère une fois de plus alors, il me reste à le prouver. Disait-il avec l'envie de crier ces paroles-là avec toute sa rage.

Il fit alors quelque chose qu'il ne pouvait contrôler afin de prouver sa fierté et ses convictions. Lentement, il soulevait son bras jusqu'à ce qu'il soit complètement tendu vers son interlocuteur, le poing serré.

- Coupez le ! Exclamait-il le regard plongé dans celui à la chevelure blanchâtre, sans aucune peur.

Il se tenait face à son nindô et son destin qui n'était désormais plus qu'entre les mains du Nagamasa.
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Mar 3 Oct 2017 - 23:31


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞



C'est l'amertume qui répond à ses aveux, l'amertume affligée de celui qui ne sait plus où il est, où il en est, sinon suspendu au-dessus de l'abîme – la douleur froide et silencieuse de l'exilé, du paria avide d'en appeler à ce gouffre sous ses pieds – et qu'on l'y engloutisse pour qu'il n'ait plus à penser, plus à ressentir, plus à éprouver. Cependant, il faut croire qu'il en faudrait davantage pour briser Yoshitsune, fervent bushido du clan aux idéaux novateurs ; qu’il en faudrait davantage pour lui arracher à même les yeux des larmes de renoncement comme autant de roches dont recouvrir sa tombe ; là n'étant point l'intention de celui-ci, qui accueille avec un imperceptible soulagement cette réaction de la part de son vis-à-vis, lequel maîtrise remarquablement bien le timbre de sa voix pourtant fureur. Etait-il prêt à rallier les Nagamasa ? Il l’en savait incapable. Et pourtant le coeur de Yoshitsune en possède une idée bien différente sur la question, bien qu'elle ne requiert guère son attention – il a passé l'âge de gober les informations fadasses que l'y jette en pâture des individus en qui il n'a aucune confiance. Mais son coeur lui dictait d’écouter les dires de cet individu au moins jusqu’au bout.

Alors qu'il observe les subtils changements dans l'attitude de Ryuzoji, la naissance de cette énergie nouvelle qui semble comme le rasséréner, détendre son ossature jusqu'à peu contrainte, exsangue de cette solitude infligée malgré lui, le Nagamasa pressent qu'à défaut de mener à bien sa mission – laquelle est-ce, déjà ? – ramener parmi le clan de brave combattants tel que le samuraï ? Et bien son intervention n'aura pas été ni vaine ni inconséquente. S'il n'avait pas été là, s'il n'avait pas déclaré ces quelques phrases à demi assuré de leur impact, il est probable que le guerrier sincère eût pris davantage de temps pour se rétablir – si tant est qu'il en eût la force. En un sens, et bien qu'il soit certain que l'avenir est déjà tracé quant à la décision de Yoshitsune de le laisser rejoindre ou non le clan asiatique. Et à le voir épris de tant de sérieux tant que son bras se tend face à l’adversaire, le Nagamasa n'est pas sans se savoir apaisé. Il n'a rien à se reprocher, il le sait, car cette approche lui a été, d'une certaine manière, imposée. Néanmoins, il avait craint de créer une réelle fracture à l'intérieur d'une âme fragilisée, de provoquer un incident diplomatique, voire pire, de saper tout désir de vivre chez une personnalité par trop négligée. Quand on connaît la légendaire sévérité des anciens bushido, a fortiori des samourais, l'on peut s'attendre à une sauvagerie glacée de leur part qui en laisserait plus d'un de marbre, agenouillé face au soleil levant, paupières closes pour en savourer la douce chaleur, ses intestins répandus alentour tel un linceul pourpre. Une violence retenue, presque pudique, et qui pourtant éclate au regard étranger en une myriade de couleurs, en bariolures naïves, fauve, écarlates. Que Ryuzoji s’avère être capable d'accomplir semblable acte ne fait aucun doute – il a été élevé avec cette potentialité, cette nécessité, à l'esprit. Et si elle avait dû se produire, Yoshitsune n'aurait pu y assister en toute indifférence ; heureusement pour eux deux, ce danger paraît désormais écarté.

« Je vois enfin quel genre d'homme vous êtes. » son main s’apposant sur le bras de son interlocuteur « Toutefois si le sacrifice est un honneur pour votre clan, ce n'est pas une solution pour un homme qui veut suivre mon commandement »

Sans jamais perdre un instant, ledit samouraï, trancha littéralement l’air - brandissant son fourreau et frappa avec leste son interlocuteur.


Technique Utilisé:
 
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Jeu 5 Oct 2017 - 0:42

Les aventures de Kotarô : La naissance •••

Tumultueux étaient les présages qui s'offraient à toi, Kotarô. Devant toi, se brandissait l'homme qui n'allait pas être qu'un simple allié, qu'une simple référence qui s'expulse de nos lèvres. Désormais, tu étais enclin à accomplir le changement qui t'était destiné : devenir un homme. Quelle signification cela pouvait bien avoir ? Nul ne le saurait avant que les écritures sacrées de ta naissance, aujourd'hui, se laissent découvrir par les yeux du monde et aux travers des régions. La tension était absolue et ta détermination résolue : bras tendu, tu le fixais comme un objectif quitte à subir le sacrifice que tu proposais, une offrande. Mais cela n'allait pas se passer ainsi, pour toi t'étais réservé un tout autre présage.

D'un mouvement maîtrisé et inattendu, suite à une feinte d'apaisement, la main sur ton bras, tu ne pouvais que subir ce coup de fourreau parfaitement exécuté par un geste qui se trouvait être plus que la perfection : combien de fois avait-il pu s'entraîner à répéter ce mouvement ? Combien de fois l'avait-il exécuté contre un réel adversaire ? Tu ressentais là votre différence de niveau instantanément. Fort heureusement, la chevelure blanche avait consenti à éviter tes organes vitaux au risque de te faire très mal pour un résultat qui était tout de même impressionnant : tu t'inclinais, retenant ton souffle. Tu toussotais pour soulager la douleur que tu n'avais pas vu venir.

Peu à peu, au fil du temps et de la récupération de ton souffle, tu relevais la tête vers lui. Si d'ordinaire, tu étais prêt à terrasser pareil affront, étonnement, tu n'avais pas dit un seul mot hostile envers sa personne. Pourquoi ? Parce que c'était un Nagamasa ? Certainement ça. Cela s'élevait au-delà d'une simple rancœur, cela en était presque une fierté, le coup t'avait peut-être blessé, mais ne t'avais pas rendu sourd pour autant. D'un sourire en coin, tu perçais ses pupilles de tes iris ardents.

Kof... Kof.. Vous avez enfin compris quel genre d'homme j'étais, n'est-ce pas ? Alors ais-je également compris ce que vous me dîtes là...


Tu marquais une pause pour indiquer l'intonation de ta " réponse " à sa proposition. Ton visage changeait du tout au tout. Un sourire malicieux et fier s'affichait au coin de ton visage tandis que tes paupières se plissaient légèrement pour montrer une facette de ta personnalité : l'envie et la fierté. Ta famille avait raison, venir ici ne pouvais que te faire rencontrer ce que tu as toujours voulu : l'évolution et la force. Pourtant, ce n'était en rien ton rival.

Sensei ? Répondais-tu, finissant ta phrase entièrement.


Aujourd'hui, un nouvel homme est .
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Jeu 5 Oct 2017 - 1:55


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞

Quoique.
Cicatrices estampillées - Fourreau repositionné.
Ce n'est que pour laisser la place à une délicatesse plus sérieuse encore que la présence de la mort se permet de s’avancer, et face à ces interrogations proférées avec l'insouciance du nouveau-venu, Yoshitsune laisse ce sourire venir se dessiner sur ses lippes. Le ton employé par son interlocuteur retranscrit le même charisme dont il fit preuve naguère – mais quel style !
Oui, désormais Yoshitsune en était sûr.

Imposant sa domination sur l’atmosphère, le jeune bushido lisse les chutes de son Kimono qui n'en ont pas besoin, avant d'annoncer :
« Alors je vais être tout à fait honnête avec vous, Kotaro-san : j'ignore à quelle fin vos supérieurs envisagent de faire appel à nous. Il est évident que vos qualités en tant qu’homme ne sont pas à démentir et que vous compter parmi mon clan serait un indéniable bénéfice. Qu'il s'agisse de former nos jeunes à la discipline des bushidos, de diriger nos équipes lors d'opérations ou d'assurer une surveillance spécifique, je suis certain que vous serez à votre aise et que nous aurions tort de ne pas vous faire confiance ; Toutefois je préfère nous présenter avant de vous donner de faux espérances. »

Il prit un instant pour réfléchir à la suite de son discours, conscient qu'il n'avait fait qu'éluder la question la plus importante d'entre toutes, celle de la nature de sa coalition avec les Samouraïs, et que le regard du jeune Ryuzoji ne le quitterait pas tant qu'il n'aurait pas assouvi sa curiosité. Dusse-t-elle tuer le chat – ou l'agneau. Il lâcha un soupir, de dépit moins que d'appréhension, car il savait que fournir trop de renseignements pouvait devenir un péril tant qu'il n'était pas assuré que son acolyte ait rejoint les rangs – puis reprit :
« Nos activités demeurent assez éclectiques. Pourtant à l’aube d’un renouveau, toute vocation guerrière sont parmi les plus influentes de la confédération, les membres qui gèrent leurs propres affaires familiales ne sont pas rares : l'essentiel est d'entretenir une loyauté envers le Clan et de reconnaître la hiérarchie et nos lois d'entraide. »

Et tout cela lui arrachait un rire muet, d'un cynisme de pierre, profondément enfoui sous le faciès imperturbable de ses vingt six ans.


« Nos membres ne se sont jamais plaints de la façon dont ils étaient traités, si cela vous inquiète. Appartenir à une communauté capable de fournir une place à quiconque en fonction de ses capacités, n'est-ce pas l'aspiration de tout individu en quête d'asile ? Dans tous les cas, bienvenue Nagamasa Kotaro. Je suis Nagamasa Yoshitsune, futur dirigeant du clan, Héritier d’Hideyoshi. »

Cette fois, son rire se fendilla. Mais toujours rien sur son visage, sinon la sérénité millénaire d'un loup des steppes
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Jeu 5 Oct 2017 - 2:59

Les aventures de Kotarô : La naissance •••

Tu renaissais comme une nouvelle entité. Cette nouvelle voie qui s'offrait à toi te paraissais si loin et pourtant, tu t'y étais approché si facilement. Avais-tu réussi en un jour ce que tu pensais pouvoir entreprendre en quelques années ? Évidemment et pour cause, tes efforts auront étés sans précédent : prêt à perdre l'un de tes membres pour pouvoir laisser la Famille Nagamasa accepter l'existence de ton clan parmi leurs alliés, mais également toi parmi leurs frères d'armes.

Pour la première fois, aujourd'hui, tu ressentais ce que pouvais être l'honneur. Pas cette chose absolue que prônent haut et fort les Samurai du pays du fer à chacune de leurs actions, mais bien cette chose qui te donnait le ressenti de posséder quelques choses d'important : une fierté irrésistible à l'idée de les représenter et de porter leurs noms au côté du tien dans les futurs évènements à venir... oui, tu étais bien plus que satisfait. On pouvait lire pleinement sur ton visage la joie que tu rencontrais lorsque l'héritier de la grande famille te nommait comme l'un des leurs.

Inutile de m'expliquer tout cela. Je pense l'avoir assez dit : je suivrais vos idéaux, c'est je suppose ce que les shinobi appellent " un nindô " : et je m'y tiendrais quoi qu'il arrive. Cela ne se voit peut-être pas, mais je suis fier que votre famille et vous, me comptiez comme l'un de vos frères d'armes Yoshitsune-san. J'ai cependant une dernière demande à vous faire. Disais-tu simplement, sans y mettre une quelconque forme de courbette.


Il était de coutume de s'incliner pour remercier une personne ; malheureusement vivant depuis toujours dans le climat amical et familial de ta famille, tu ne connaissais pas ce genre de chose. Tu paraissais toujours familier et proche de tes interlocuteurs, même si tu ne les connaissais pas. C'est sans doute une des choses qui te différencie tellement des autres Samurai traditionnel que l'on pouvait voir.

Prenez-moi sous votre aile. Prenez-moi officiellement comme votre élève : je veux pouvoir participer à votre ascension, apprendre de vous et vous aidez face aux épreuves que votre... non... notre famille, nos lignées, auront à traverser. Laissez-moi vous accompagnez, Yoshitsune-sensei. Une fois de plus tu ne t'inclinais pas et tu semblais déjà avoir acquis le fait que ce soit ton professeur.


Te tenir aux côtés de cet homme te semblait là quelque chose de bénéfique : réaliser ton rêve et celui de ta lignée ne serait plus impossible, bien au contraire. Il serait très certainement improbable qu'il ne se réalise pas. Tu voulais apprendre de cet homme, devenir aussi fort qu'il l'était et veiller sur ta nouvelle " Famille "...

Après tout tu prenais désormais le nom de : Ryûzôji " Nagamasa " Kotarô.
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Jeu 5 Oct 2017 - 23:16


☆ ☆ ☆     ❝UNE SIMPLE HISTOIRE DE CLAN❞

Malgré les détours et les jeux de langage dont Yoshitsune avait enrobé ses révélations, en dépit de cette prudence à laquelle un regard extérieur aurait sans conteste attribué les attraits de la tromperie, le jeune héritier ne se considérait ni précautionneux ni même manipulateur. Il énonçait simplement les choses telles qu'il les avait toujours envisagées, et s'il est vrai qu'il avait passé sous l'échafaud du silence la couleur écarlate de certaines interactions plus cruelles, il ne pensait pas faire preuve de dissimulation en évoquant le divertissement proposé et consommé au sein de la diaspora guerrière. Preuve en fut que Kotaro monta derechef au créneau, à défaut des rideaux, se dépossédant de sa fierté de bleusaille à l'instar d'un manteau découvrant son ire. Des deux, il était le seul à user de ce mot qu'il jugeait honorable – Sensei – car il n'en avait sans doute connu que l'apparence, unique privilège de certains, et que sa connaissance du milieu s'arrêtait à ses contours visibles, à ses jouissances brutales, immédiates et éphémères.

Derrière les avantages fictifs que cela apportait à l’image du fard à paupières et la poudre de riz, sous les étoffes luxuriantes et les rires travaillés, il existe des codes, des rigueurs et des exercices qu'il ne peut même pas espérer effleurer du bout des doigts dès l'instant où ceux-ci se posent sur une coupelle de saké servie par un jeune wagashira trop consciencieux pour ne pas être aimé comme un père. Et cette ignorance aujourd'hui à l'origine de leur accord, responsable du courroux du samouraï, Yoshitsune en nourrit un amusant dépit.
Qu'il est loin, le temps où les têtes tombaient pour un soufflet ridicule !

Mais le bushido ne saurait s'attendre à pire de la part de son nouveau disciple, aussi conserve-t-il sa superbe devant la soudaine véhémence de son interlocuteur – l'impétuosité de la jeunesse, à l'évidence. Cette attitude sert bien plus ses desseins qu'une banale discussion et viendra garnir son rapport de détails plus intéressants que n'en serait capable un entretien de confiance, ce qui n'est pas sans satisfaire le jeune Nagamasa dont les pupilles déclinantes relâchent une étincelle vipérine.

Puis il acquiesce en silence et se redresse d'un mouvement sévère et ample, altier quoique dénué d'orgueil.

« Quand bien même je constate que nos valeurs ne possèdent pas exactement les mêmes résonances, c’est avec plaisir que j’accepte de devenir votre père, votre frère, votre mentor. »

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[Les aventures de Kotarô] Lorsque le pic de deux sommets se rencontrent. [PV. Yoshitsune]

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