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Coucou. C'est moi ! [Arukisa]


Lun 25 Sep 2017 - 18:19
▬ C’est par là.
Le loup ne répond pas, continue de courir, esquive obstacle après obstacle tout en suivant l’itinéraire que je lui indique quand, enfin, nous arrivons à bon port. Les civils paniquent. Plusieurs bateaux s’apprêtent à partir. Deux d’entre-eux vont prendre le large afin de retrouver le pays de l’Eau. Je descends de ma monture et traîne Eiichiro sur quelques mètres avant d’être finalement aidé par des marins ayant reconnus le chef du clan Yuki. Les ouvriers portent l’aveugle et l’amènent dans une pièce à l’abri des regards indiscrets, sûrement celle du second ou du capitaine. Là-bas, l’aveugle pourra selon toute logique se reposer. Compte-tenu de tout ce qu’il a été amené à faire aujourd’hui, j’imagine qu’il en a bien besoin. En ce qui me concerne, je me retourne et vais voir Shunsui.
▬ Merci … Et désolé.
Mon loup a été d’une grande aide face au titan. Je ne regrette pas de l’avoir invoquer même si, à tout les coups, je vais avoir des problèmes avec Atsumu et les autres canidés. Je n’étais pas censé appeler un des leurs avant un bon moment mais ai plus ou moins enfreins la règle tacite du clan Shiranui. L’animal au pelage gris me fixe une dernière fois avant de s’en aller dans un nuage de fumée. Pour ma part, je monte à bord du navire et m’y fais le plus discret possible. Je n’ai pas envie de voir du monde aujourd’hui et être un peu seul me fera le plus grand bien.
Voir la tête de gens tristes n’a rien de comique. En outre j’ai moi aussi envie de dormir.

***

Le bateau ralenti. Mes paupières s’ouvrent et je crois entendre du monde s’activer dehors. Nous sommes arrivés ? Il faut croire que oui. Je patiente un peu et finis par sortir de mon trou à rat. Les rayons du soleil agressent mes pauvres pupilles bleues alors que je pousse un bâillement digne d’un ours.
Je n’ai pas passé tout le trajet à dormir dans un endroit sombre, sale et exiguë mais presque …
Au passage, j’ai beau ne pas avoir de miroir, je suis prêt à parier que ma tête en l’état n’est pas belle à voir. Je me frotte les yeux, me recoiffe rapidement et descends du bâtiment marin. Ce n’est pas tout mais je veux rentrer chez moi. Par ailleurs, je vais vite devoir prendre une plume et du papier afin de rédiger ce fichu rapport. Je ne sais pas encore comment vais-je faire pour expliquer aux autorités et à Benten qu’un truc de cent mètres nous est tombé dessus … Au sens figuré comme au sens propre.

Sur le port, nombreuses sont les personnes soulagées de revoir un proche. J’assiste à une ribambelles de retrouvailles toutes plus émouvantes les unes que les autres et manque de peu de vomir à chacune d’entre elle. Je continue mon petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que mon regard croise celui d’Arukisa. Elle aussi était à Shito mais je ne pense pas que je vais y échapper.
Je crois que je vais encore assister à une scène pathétique – au sens étymologique du terme. La seule différence avec les précédentes est que celle-ci est pour ma pomme.
J’aurais bien aimé lâcher un « COUCOU ! C’est moi ! » mais curieusement ça ne veut pas sortir.

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Mer 4 Oct 2017 - 12:02
La fin du voyage fut longue. Isolée dans un recoin du navire, Arukisa resta silencieuse à regarder la mer. Le calme des flots l’apaisaient. Cet ensemble puissant la submergeait mentalement, c’était une sorte de thérapie. Quand elle imaginait l’immensité des eaux face à son corps frêle, elle se sentait protégée. L’odeur même des embruns marins avait quelque chose de reposant, comme un encens. Le bruit des vagues était à peine audible. Sur le pont, la plupart des personnes présentes étaient elles aussi muettes. Sûrement avaient-ils l’esprit tourmenté comme la sabreuse. Les premières fois sont toujours spéciales, et celle-ci était difficile à encaisser. Les images de la population paniquée et des habitants blessés hurlant à l’aide ne cessaient de hanter ses pensées. Comme des flashs, elles revenaient dès qu’elle fermait l’oeil. La tête entre les mains, elle attendait. Que cela passe, qu’elle puisse se reposer. Son caractère allait à un moment ou l’autre reprendre le dessus, c’était certain. Mais après tout, elle était encore jeune et inexpérimentée. Finalement, la fatigue l’emporta et elle s’assoupit sur un tas de corde jusqu’à l’arrivée à Kiri.

Le retour à Kiri se fait sans grande cérémonie. L’agitation à l’approche de la fin du périple réveille la kunoichi. Difficilement, elle ouvre les yeux et aperçoit les bâtiments du village. Beaucoup sont soulagés d’arriver et sont prêts à sauter à l’eau pour rentrer plus vite. Aru’ se lève, frotte ses yeux et se passe la main dans les cheveux. Les images semblent s’être apaisées. Le retour chez soi fait du bien. Le sentiment de sécurité aide. Ce n’est pas la guerre ici.
Le navire accosta et un déferlement de retrouvaille anime le quai. La tête encore dans la brume, Arukisa ne sait pas ce qu’elle fait là. Elle n’a personne, pas de famille. Mais c’est en voyant une tête blonde passer près d’elle qu’elle se fige sur place. Shinichi ! Ses tourments lui avaient fait oublier son équipier ! Elle se souvint que depuis les événements de Shito elle ne l’avait plus vu. Vainement, elle avait demandé des nouvelles sur le bateau, mais rien, personne ne savait s’il était encore en vie. Rapidement, elle tourne la tête de gauche à droite et scrute le quai. Son coeur s’emballe et son souffle également. Elle pousse les autres ninjas et descend la passerelle à tout allure. Au milieu de toutes ces retrouvailles, elle se sent seule. Non, impossible. Elle ne pouvait pas avoir perdu le seul ami qu’elle avait à Kiri. La Rose rouge parcourut les allées, se précipitant au milieu des familles qui se retrouvaient. A chaque pas, les larmes lui montaient aux yeux, tandis que ses mains se mirent à trembler. Puis, la délivrance. Elle croise un regard bleutée. Le temps sembla s’arrêter pendant quelques secondes. De l’effondrement, elle passait au soulagement. Sans réfléchir, elle courut vers lui et lui sauta dans les bras. Elle savait très bien qu’il n’était pas à l’aise avec ce genre de démonstration affective mais peu importe, elle ne contrôlait plus rien à cet instant. L’accolade dura plusieurs secondes et bien que rassurée, la kunoichi ne put se retenir de laisser échapper quelques larmichettes. Elle se recula et posa ses mains sur son visage puis ses épaules.

- Tu n’as rien ? Ca va ? Dit-elle en continuant de le toucher au visage.

Il avait sale mine. Lui aussi avait sûrement vécu une épreuve marquante et difficile. Mais à première vue, il ne semblait pas avoir de graves blessures. Quelques égratignures et des vêtements abîmés mais au moins il était en vie. Arukisa s’en voulait encore de ne pas avoir été avec lui pendant ces horreurs. Elle s’essuya les yeux et baissa la tête honteuse.

- J’aurai dû être avec toi. Elle repensa à leur mission où déjà il avait été kidnappé car elle l’avait laissé seul. Ce n’est pas la première fois que je dis ça… Quelle coéquipière je fais… Elle releva sa tête et le regarde dans les yeux. Je suis désolée.

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Mer 4 Oct 2017 - 18:10
Comme on pouvait s’y attendre, Arukisa me saute au cou et l’accolade s’éternise. Alors que l’adolescente finit par relâcher son étreinte après de longues secondes, ses mains parcourent mon visage. J’ai présentement l’impression d’être une poupée ou un enfant qu’une tante âgée n’aurait pas vu depuis des années. En plus d’être gênant, c’est atrocement agaçant.
▬ Je vais bien, je vais bien.
Je répète l’assertion comme pour m’en convaincre moi-même. En d’autres circonstances je me serais sûrement plaint, aurais raconté mes mésaventures d’une façon rocambolesque mais, en l’occurrence, je n’ai pas envie de jouer les victimes ni même d’être pris en pitié.

La pitié. C’est justement ce que je vois dans les yeux de la rouquine qui, comme à son habitude, m’infantilise. Allez savoir pourquoi, elle se me met même à s’excuser. Comme si c’était elle qui avait attaqué le village ou ordonné à ce géant de tomber sur nous. Sa réaction part d’un bon sentiment, je n’en doute pas. Mais le fait est que ça m’ennuie. Agacé, je réponds sèchement :
▬ C’est bon ? T’as fini ?
Coéquipière ou non, je n’ai pas besoin de sa protection permanente. D’autant que ce qu’elle dit vaut aussi pour moi. En effet j’aurais moi aussi pu être à ses côtés et éventuellement l’aider. La jeune fille n’a pas l’air d’aller beaucoup mieux que moi à ce que je sache.
▬ Pour le coup, t’aurais pu être avec moi ou non, ça n’aurait pas changé grand-chose je crois.
J’interprète mal son propos mais dans tous les cas le titan de fer serait tombé. De la même façon, rien n’aurait pu empêcher les bandits d’assiéger Shito. Nous avons perdus, nous avons dû fuir et c’était écrit en un sens. Qu’elle eut été là n’aurait rien changé à l’affaire, ni pour moi, ni pour les autres. Cette fille n’est ni ma tutrice légale ni responsable de la misère du monde. L’entendre se lamenter et « prétendre » le contraire m’agace au plus haut point.

▬ Bref.
Mes deux répliques précédentes n’ont pas été très cordiales. Je m’en rends compte un peu tard et essaie de rectifier le tir. Après tout, le moment est mal choisi pour faire preuve d’aigreur ou pour me brouiller avec elle. À défaut de m’excuser ou de lui raconter mon expérience avec sérieux, je fais ce que je sais faire de mieux. À savoir faire le clown. N’étant pas dans mon meilleur jour, je surjoue un peu la scène mais cela devrait faire l’affaire. J’esquisse un sourire – qui n’a rien de très naturel pour le coup – et démarre :
▬ En plus je vais bien. Mes vêtements sont tout troués mais on s’en fiche. Ils étaient moches de toute façon. Et puis, j’ai volé sur un oiseau d’encre ! C’était cool ! FIOU. Bim bam badim, j’ai tiré une méga flèche et boom …
Je n’y crois tellement pas moi-même. Le simple fait de mentionner l’oiseau d’encre me rappelle ce qu’il est advenu du pauvre Kumojin qui nous a aidé Chogen et moi. Quant-à la flèche que j’ai tiré … Bien qu’impressionnante, elle n’a finalement pas servie à grand-chose. Enfin, cette tunique bleue était ma préférée de toute ma garde-robe …

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Mer 4 Oct 2017 - 19:44
Les mots de Shinichi étaient similaires à des lames qui vinrent entailler le corps déjà meurtri par les événements de la kunoichi. Comment pouvait-il être aussi froid ? Aussi distant ? Il ne semblait montrer aucun enthousiaste à la voir, aucun soulagement. Sur le fond, il avait peut-être raison. Sa présence n’aurait peut-être pas changé le cours des choses. Certainement que non même. Mais au moins, ils auraient pu veiller l’un sur l’autre. S’aider, se protéger. Ce n’était pas cela une équipe ? Le duo ne se connaissait pas depuis des années, mais Aru’ s’était attaché au Yuki. Elle ne supportait pas son côté dilettante mais chacun avait ses défauts, comme ses qualités. Mais là, c’était trop. C’était comme s’il s’en moquait. Son indifférence pour tout allait-elle jusqu’à ses plus proches amis ? A moins que la sabreuse ne se soit trompé sur leur relation. Mais elle ne voulait pas le croire. Alors que les larmes avaient cessé de couler en le voyant et l’étreignant, elles se manifestèrent de nouveau en entendant ses paroles. Il n’avait donc pas de coeur ? Elle pensait qu’il avait changé, qu’il avait grandi. Elle revit l’image du garçon arrogant et manipulateur qu’elle avait rencontré au marché de Kiri. Aucun doute, il avait forcément remarqué le choc émotionnel que venait de subir sa coéquipière. Néanmoins, elle ne savait pas ce qu’il avait subi là-bas, dans cet enfer. Aru’ avait vu des horreurs, il avait peut-être vu pire. Mais non, s’il fallait se reposer sur quelque chose pour se relever de cette épreuve, c’était bien ses amis.

Pour détourner la situation, il se mit à faire le clown. La Rose rouge l’écoutait à peine, encore trop abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre. Ses mots résonnaient dans sa tête mais elle ne les écoutait pas. Elle le regarda dans les yeux et le gifla. Sans prévenir, envoyant ses larmes vers le sol. Le souffle saccadée, elle respirait fort, elle était remontée. Le visage aussi rouge que sa cape, elle le fixait.

- Comment tu oses me dire ça sans gêne ? C’est vraiment ce que tu penses ? Elle essuya ses larmes. Ca n’aurait peut-être rien changé pour toi mais pour moi si. Et tu sais ce qui aurait changé ? JE NE ME SERAIS PAS INQUIETE ! Elle hurla au milieu de la foule.

Arukisa s’était peut-être mal exprimée. Elle ne voulait pas le surveiller comme un enfant, mais elle voulait le soutenir comme une coéquipière. Et avec le temps, des liens qu’elle pensait réels s’étaient noués. A quoi bon toutes ces missions, tous ces entraînements, toute cette histoire d’équipe si aux moments fatidiques ils ne sont pas ensemble. Elle baissa la tête.

- On est une équipe, un duo, et tu es mon seul vrai ami à Kiri. Tu es même la seule personne que j'ai. Elle se tourna, enfila sa capuche et commença à partir. Je pensais que c’était réciproque...

Les mots étaient lachés. Quelque chose se brisait. Toute la confiance, la relation qu’ils avaient mis en place durant des semaines étaient sur le point de se briser. A présent, peut-être ne seraient-ils que de simples partenaires de travail.

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Jeu 26 Oct 2017 - 3:44
Le visage d’Arukisa pâlit. J’essaie de faire le clown afin de me rattraper quand la paume de la kunoichi vient heurter mon visage et fait rougir ma joue gauche. Touché par la gifle, je tourne involontairement la tête, reste un moment dans cette position et écoute à moitié les dires d’Arukisa. Elle pleure, elle crie et fait de nous le centre de l’attention … C’est gênant. Je viens de faire une bêtise, devrais m’excuser et en ai bien conscience cependant, sur le coup, j’ai simplement envie de lui dire de se taire. J’aimerais vraiment rentrer chez moi et aurais préféré ne jamais la croiser dans cet état. Dans le cas présent, je suis d’avis de tout faire pour écourter au maximum cette conversation – qui va assurément mal se terminer j’en suis certain.

Sans prêter attention aux regards des gens autour de nous, je tourne la tête et la vois enfiler sa capuche. Ma coéquipière s’apprête à partir et je ne trouve rien de mieux à faire que la laisser s’en aller. Je reste figé là, incapable de la retenir ou de lui dire à quel point je me sens mal à l’instant. De longues secondes passent, je vois Arukisa s’éloigner puis quitter les lieux. De mon côté je serre le poing, tourne la tête de droite à gauche et prends bonne note de la réaction des passants. Ils m’observent tous comme si j’étais une bête de foire. Je vois au passage dans leur regard toute la désapprobation du monde. De nous deux, c’est assurément moi qui viens de passer pour le méchant auprès des passants. Agacé, je ne les ignorer plus longtemps et demande : 
▬ C’est bon ?! Vous pouvez arrêter de me fixer de la sorte maintenant ?

Alors que ma coéquipière est déjà loin, je marche à mon tour afin de rentrer chez moi en tentant de faire fi des regards extérieurs qui sont, pour la plupart, empli de jugement et de blâme. Une fois de retour au domaine Yuki, je regagne ma chambre et m’enferme un long moment tout en repensant à mon comportement. J’en ai fais des bêtises mais je crois bien que celle-là aurait pu être évitée. Ma partenaire de mission avait l’air vraiment affectée. À tel point que j’avais presque du mal à la regarder dans les yeux.
Allongé sur mon lit, je fixe le plafond et me repasse ces instants dans ma tête, mes retrouvailles avec l’adolescente, la gifle, mes propos – ou plutôt l’absence de propos au moment où il aurait fallu parler.
▬ Pff.
Je me tourne, me mets de côté, ferme les yeux et essaie de dormir. Ce n’est pas mon jour. J’essaierai d’arranger les choses avec la kunoichi de la brume dès demain matin. En attendant, j'essaie de me reposer.

Spoiler:
 

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Coucou. C'est moi ! [Arukisa]

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