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Sommet de Glace et de Neige | Domaine Yuki | Ft. Yukijins


Lun 25 Sep 2017 - 21:05
Quatre jours après le discours d’investiture du Nidaime Mizukage

Ces trois derniers jours, le Clan Yuki était entré en effervescence. Non seulement l’un des leurs avait atteint le poste suprême d’Ombre de Kiri, mais, en plus, le Chef de Clan, Yuki Eiichiro, encore bien discret malgré les éclats que les rumeurs évoquaient, avait décidé d’appeler à une réunion œcuménique. Ainsi, tous les Yuki, venus de Kiri comme de Mizu no Kuni, ou d’ailleurs, étaient invités à se rejoindre, là, au Domaine Yuki, afin que, pour la première fois, il s’adresse publiquement à ceux qui étaient les siens. Evénement au sein du Clan qui, depuis un moment, s’était endormi sur ses lauriers, se reposant principalement sur les idéaux de la Première Révolution. Et, avec l’installation définitive au sein du village, tout le monde avait pris le temps de vaquer à ses habitudes, se trouver un nouveau rythme de vie. Pourtant, ce jour-là, Eiichiro avait décidé de mettre un terme à cette passivité oisive dont le Clan s’était embrumé à la naissance de la Cité.

Le Domaine du Clan Yuki était un bâtiment somme toute fort traditionnel. Il n’était composé que d’un étage principal –le rez-de-chaussée-, et comportait de très nombreuses pièces. Pour la plupart, pièces d’accueil, de réception et lieux publics, les quelques étages qui pouvaient apparaître étaient alors plus privés et se composaient de nombreuses chambres, parfois pour quelques amis. Une première cour, ceinturée d’un long mur –qui entourait d’ailleurs l’ensemble de la demeure clanique-, offrait une vue resplendissante sur un cerisier fleuri qui accueillait, juste en dessous, un simple banc en pierre. Une autre cour, privée, se composait de quelques étangs et de jardins relaxants, aux nombreuses odeurs apaisantes. Sans aucune richesse, le bâtiment semblait constamment vivre d’allées et retours, de venues et détours. Il était fait de cette noble sobriété, de cette froide organisation qui, pour de nombreux Kirijins, collaient si bien à l’image toute faite d’un Yuki. C’était là, dans ces hauts lieux du Clan que l’aveugle avait choisi d’organiser le premier concile de son ère.

La pièce où l’aveugle comptait les accueillir était sûrement la plus grande du Domaine. Si, dans ses souvenirs, elle pouvait compter jusqu’à cent hommes –et femmes-, elle lui semblait, dorénavant, bien obscure. Pourtant, depuis plus d’une journée, nombre d’hommes et de femmes, venant parfois directement du Village, et alors payés par les fonds privés du Clan, s’affairaient alors à la réalisation et accomplissement du devoir demandé. Ainsi, comme des petites fourmis travailleuses, jusque tard dans la nuit, la pièce avait été nettoyée et aérée, chaque coussin avait été lavé à la main, chaque table avait repris son vernis naturel. Et bientôt, les fourmis disparaîtraient au profit d’un Clan, tantôt impatient, tantôt curieux. Certains traîneraient les pieds. D’autres viendraient, mille questions en tête. Tous ne seraient peut-être pas présents et ne feraient pas le déplacement pour le rendez-vous. Mais, alors qu’elle devait bientôt accueillir une centaine de shinobis, la pièce était encore bien vide à l’instant.

*****

Hideyoshi était face à lui. Son œil, toujours malicieux, était plongé dans celui d’Eiichiro, encore fringuant, de cette énergie endiablée si coutumière. Il lui souriait et expliquait, soudainement, les maux dans lequel, avec intelligence, il plongeait le borgne. Son choix avait été longuement réfléchi. Alors, le vieil homme, qui avait gardé le pouvoir si longtemps pour lui, acceptait finalement de laisser la relève se faire. Etrangement, alors qu’il soupirait sous la lassitude, le jeune Yuki avait souri, amusé de découvrir comment son ancêtre avait les mêmes mimiques que lui. Prenant une autre soufflée de sa pipe, le vieillard, fatigué, laissait entendre que la discussion s’achevait lentement. Aussi, comme une mise en garde, autant qu’un étrange et mystérieux conseil, ce dernier lui avait laissé des mots bien énigmatiques.

« Le pouvoir conduit à deux indissociables, l’ambition et la lassitude. »

*****

L’aveugle poussait un soupir. Pour la première fois depuis sa cécité, il devait se préparer à une véritable apparition publique. Tendu, comme il l’était pourtant si rarement, son cœur battait la chamade. Car, il le savait, tout pouvait bien arriver. Un Yuki déchaîné qui s’emballe et décide de le déposer. L’angoisse le tiraillait, faisant de ses entrailles de véritables nœuds. Déglutissant, avalant difficilement cette bile qui lui montait de son estomac verrouillé, il remettait sa décision en cause. Était-il vraiment judicieux d’agir de la sorte ? Quelle serait la réaction de son Clan lorsqu’ils le découvriraient dans l’état misérable de cette cécité si handicapante au quotidien ? Pourtant, il était trop tard. Il ne pouvait défaire ce qui venait d’être fait. Sa décision, solennelle, il devait en subir les conséquences, aussi désastreuses seraient-elles. Et son ultime choix, d’apparaître sans sa canne, serait coûteux. Comment verraient les membres de ce Clan si hautainement noble un Chef qui apparaissait avec ses faiblesses ? L’accepteraient-ils encore ? Car, aujourd’hui, soit il confirmait sa position, soit il la perdait.

Il s’était retiré dans ses propres appartements. Dehors, il entendait les échos de conversation, les éclats de rire. Bientôt, alors que la quatorzième heure du jour se pointait, l’aveugle se préparait réellement. Pour la première fois depuis la tragique disparition de sa vue, il devait apparaître autrement que l’épave si couramment aperçue. Aussi, sans pouvoir se voir, il enfilait son costume habituel. Ce fut d’abord le haut-le-corps, puis le pantalon noir, doté d’une ceinture du même acabit. Suivirent les bottes aussi sombres et, finalement, le manteau aux couleurs bleues du Clan. Finalement, retroussant les manches jusqu’aux coudes, il poussa une longue expiration, comme si une nouvelle énergie l’habitait. Finalement, attachant ses cheveux d’une ficelle serrée, il laissa quelques mèches encadrés son visage caché à moitié d’un bandeau. Achevant de vérifier ce qu’il portait, il touchait les quelques bandages qui restaient à ses doigts, encore brûlés de l’utilisation excessive de sa glace. Et, alors qu’il hésitait à fuir, quelqu’un frappa à sa porte.

Le chemin fut plus périlleux qu’il ne l’aurait cru. Sans sa canne, sa cheville vint frapper la table basse, lui laissant, un instant, une grimace lui serrer les dents. Qu’il se détestait pour cette folle décision. Qu’essayait-il seulement de se prouver ? Qu’il était encore capable de se tenir fièrement comme tout autre shinobi ? Ou essayait-il de prouver aux autres qu’il n’avait encore rien perdu de son énergie ? Aussi, ouvrant la porte, il savait que c’était Ayuka, sa meilleure amie au sein du Clan, et non son petit frère, Akimitsu, qui viendrait à l’accompagner jusqu’à la salle où il se tiendrait, face aux membres claniques pour, la toute première fois, ouvrir la discussion sur le passé, le présent mais surtout le futur. Tendant la main, il acceptait le contact de celle-ci jusqu’à son avant-bras découvert.

A l’approche de la salle, l’angoisse le rattrapa. Alors qu’il tentait de se convaincre d’une marche altière et fière, ses mouvements étaient devenus hésitants, comme au lendemain de ses premiers jours hors de l’Hôpital. Son bras libre, le gauche, effleurait maintenant les murs du Domaine, comme s’il essayait de se rassurer sur leur tangibilité. Puis, ce fut le brouhaha de la pièce qui se trouvait juste derrière une unique porte. Une porte qui le séparait de l’instant fatidique. Et elle s’ouvrit dans le silence pesant d’une assemblée qui venait de se taire brusquement pour découvrir l’homme qui, jusqu’à maintenant, n’était que très rarement apparu aux yeux de son Clan. Ce furent plus d’une quinzaine de pas qui le séparaient de la porte à la courte estrade surélevée, sous les regards intrigués de ces hommes et ces femmes. Une seule idée en tête. La fuite. Alors que la peur rongeait ses intestins, il fit le dernier pas pour atteindre la courte élévation. Deux pas sur sa gauche, toujours guidé par la femme. Puis elle lui lâcha sa seule emprise sur la réalité, déposant sa main sur une table haute. Dessus, une coupe remplie d’eau était déjà prête. Une longue inspiration. Une aussi longue expiration. Sous ce silence accablant. Il n’était pas prêt. Il n’avait jamais été préparé. Avait-il commis sa dernière erreur ? Se rappelant les réunions passées, il lâcha les premiers mots qui officialisaient l’ouverture de l’assemblée.

« J’annonce l’assemblée ouverte. »

Un bref silence, juste le temps de déglutir, d’attendre la fin des premiers murmures. De ne plus sentir tous ses longs regards pesants.

« Je n’ai jamais été un homme de discours, ni un homme attiré par le public. J’ai même toujours détesté prendre la parole. Ceux qui me connaissent le savent, je préfère l’action aux belles paroles. »

Il était évident que son introduction n’était pas aussi superbe que celles du vieil Hideyoshi. Pourtant, peu habitué à cela, il tentait de reproduire ce que ses souvenirs se rappelaient. Et, alors que sa main gauche se mettait, discrètement, à la recherche de la coupe salvatrice, il entrait dans le véritable sujet, ce pourquoi ils étaient tous réunis aujourd’hui. Ce pourquoi il les avait tous convoqués.

« Bien avant Kiri, Mizu no Kuni a connu ses déboires. Infecté par la criminalité, qui rongeait nos îles, le Clan, largement aidé par les belliqueux Kaguya, et des Sabreurs, s’est alors imposé comme le meneur d’une Répression nécessaire. C’est des cendres ennemies que notre village vit le jour. »

Un silence. Un instant. Sa main hésitante s’arrêta, incapable de trouver le liquide qui pourrait sauver sa gorge déjà asséchée. Déglutissant, il reprit.

« Kiri est née de ce désir d’éliminer la corruption. Pourtant, nous n’y sommes jamais arrivés, élisant même la mystérieuse Shodaime Mizukage, la Dame des Brumes. Suite à ses arrestations arbitraires, et l’emprisonnement de Testuko Yuki, enfant de notre Clan, nous avons décidé, d’un front commun avec les Sabreurs, de déposer la Dame au profit d’un autre dirigeant. »

Passant une main sur son bandeau, il savait que tout se jouait dans ces instants critiques. Jusqu’ici, il n’avait pas menti et ne comptait pas commencer à cet instant. Alors, baissant la tête, montrant sa propre faiblesse d’un soupir, il affichait une mine triste.

« Durant cette destitution, j’ai perdu la vue, suite à un attentat. Je ne vous cacherai pas toute la douleur de mon existence depuis ce jour. »

Passant sa langue sur ses lèvres, il reprit sa vaine recherche de l’invisible contenant, comme s’il tentait encore de construire le fil de ses pensées. Il ne savait comment dire, ou comment faire. Perdu dans le fil de ses pensées, plusieurs longues secondes gênantes s’installèrent, avant qu’il ne reprenne finalement.

« Je ne suis plus le même homme. Lorsque mon grand-père Hideyoshi m’a demandé de prendre sa succession, j’étais un homme différent. Je voyais encore. Aujourd’hui, depuis plusieurs semaines, je suis entièrement aveugle. Face au Titan de Shîto, usant de toute mon énergie, j’ai gelé mes propres doigts. »

Il se gardait de mentionner les tremblements qui parfois le prenaient, cette maladresse handicapante. La glace avait gelé ses nerfs et, s’il ne l’évoquait pas, il ne ressentait plus rien à ses extrémités.

« Kiri a besoin d’un puissant leader, autant que le Clan Yuki. Aujourd’hui, je ne peux plus vous assurer l’être, comme le voyait notre précédent Chef. Aujourd’hui, si je me tiens face à vous, aveugle et les doigts bandés, je viens vous demander votre confiance. »

La mâchoire crispée, encore tendue, il entamait maintenant son argumentation, ce qu’il envisageait réellement pour le futur de son Clan. C’était là qu’il devrait convaincre ceux-ci. Qu’ils acceptent ou qu’ils refusent. Poussant une longue expiration, il s’interrogeait lui-même sur sa démarche.

« Tout d’abord, le Clan a besoin de retrouver une place centrale au sein du Village. Pour cela, sachez que nous soutiendrons toutes les politiques de notre Nidaime Mizukage, autant en tant que Yuki qu’en tant qu’Ombre de notre village. J’espère, avec votre accord, utiliser une partie de la fortune de notre Clan et l’investir dans l’établissement de la prospérité du village.
Dans cette optique, nous reprendrons le combat trop longtemps mis de côté face à la criminalité. Si l’île principale a été nettoyée, l’Archipel et ses nombreuses îles comportent encore de nombreux foyers corrompus. Il sera de notre devoir d’agir en conséquence, afin que Kirigakure puisse enfin vivre d’une véritable paix.
Finalement, et dans l’esprit de l’unité du Clan, j’annonce officiellement reconnaître Yuki Tetsuko, fils de Yuki Toki et Sabreur, et Yuki Sôsuke, ancien Amiral de l’Eau et actuel Nidaime Mizukage, comme deux membres du Clan. Ni l’un ni l’autre ne seront plus considérés comme bâtard ou déshérité.
»

Là-dessus, sur ces derniers mots, son discours s’achevait enfin.


Dernière édition par Yuki Eiichiro le Mer 27 Sep 2017 - 14:18, édité 1 fois
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Lun 25 Sep 2017 - 22:48
...


C'est un préjugé de croire qu'un bâtard ne peut devenir un homme accompli, fut-il née en déca des traditions claniques. Depuis le début de sa jeune vie, le frêle Yuki n'avait cessé d'être confronté à cette image du damné illégitime. Plus que simples palabres vides de sens, il avait assimilé chaque mot craché à son encontre, il avait opéré inconsciemment un conditionnement profond pour s'identifier à la projection dont il fut victime. Il est donc là, vaquant parmi les convives, se dérobant des regards insistants et chancelant au moindre virage. La pie ne savait guère l'objet de sa présence, à l'image du maître des lieux, lui aussi était venu sans canne. Il était là, anxieux, lisant fallacieusement sur toutes les lèvres le mot "bâtard" qui le poursuivait. La réalité sur lui n'avait aucune prise. Il s'était bâti une personnalité puissante qui devait le protéger du néant incommensurable de ce Moi qui n'arrivait pas à devenir adulte. Sur ces mains, une substance à l'allure noire raisin. Il avait le bout des doigts roulé dans le pourpre, sali par un des produits le plus coûteux de la région qui ne manque pas d'encrasser la pensée de son consommateur. Malgré ce caractère alambiqué qui infectait sa psyché, il n'avait pas répondu à l'appel pour causer du trouble ou venger l'affront de la Watanabe. Il avait reposé les pieds dans le domaine Yuki comme pour se rassurer du fait qu'au final, rien n'avait changé, qu'il avait toujours sa place du vilain petit félon née d'une parjure et d'un apatride.

Deux sombres forgerons, le vice et la détresse, avaient rivé la chaîne de la claustration à ce malheureux métisse. Quelle stupeur le frappa dès lors, quand l'homme qui l'abrogea du titre, n'était autre que son archnemesis, l'homme qui sublimait sa pulsion de mort d'une ode furibonde à la vengeance. Comme un rappel aux temps révolus, il ressassait les visions abominables de ce jour noir marqué par le visage pervers et difforme du chef de clan prenant les traits du diable.

Une brusque clameur épouvantait dès lors l'assemblée tandis que, de son poing de roc, le Chûnin -plus si déchu- signifiait sa présence en fracassant la solide table centrale. Sa structure émotionnelle totalement immature ne se suffisait pas de quelques palabres clamés par le suppôt de Satan aveugle. Non, il en avait gros et le goût encore palpitant de la substance frelatée sur ses lèvres apportait à la pie les ailes qu'elle n'aurait pas eues autrement.
« Une véritable paix ?! marmonnait le marmot le visage tiré vers le sol. Si c'est ça que tu veux, je sais par quoi commencer pourriture. »
Dissimulé dans son ample chevelure, un kunai se dégagea tandis qu'il pointait du doigt en signe de défi le maître des lieux situé à quelques mètres. La pie n'avait finalement pas rompu son joug. Lui qui venait de base pour rugir, en était venu à sortir les griffes. Il n'était plus l'heure de la raison, elle l'avait quitté depuis plusieurs heures déjà.
« Tu penses que c'est ça qui va signer ta rédemption, hein ?! Ton cœur est bien trop noir pour que tu puisses espérer une once de sympathie. Je te connais, je sais qui tu es, Eiichiro le félon. »

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Mar 26 Sep 2017 - 11:01
Si la jeune femme ne doutait pas de son chef de clan, elle savait cette journée serait capitale pour l’avenir des yukijins. C’est bien apprêtée qu’elle attendit qu’Eiichiro finisse de se préparer. Dans le couloir, la jeune femme songeait aux derniers évènements, ceux qui avaient porté défaveur à son Clan : les mensonges et accusations du kunaï émoussé, la blessure d’Eiichiro, sa longue disparition de la vie publique… Même si plusieurs membres avaient réussi à se faire remarquer pendant l’examen international, même si le nom des Yuki figurait parmi les héros du Titan, même si le Mizukage portait ce même patronyme… Il fallait qu’ils se retrouvent tous. Qu’ils se réunissent comme une famille et démontre à tous qu’ils ne se laisseraient jamais dépasser par les Sabreurs ou encore les Kaguya.

C’est avec un sourire complice mais bien invisible pour le chef de Clan qu’Ayuka prit doucement son bras, avançant précautionneusement, calculant instinctivement ses pas pour qu’ils se calent sur ceux d’Eiichiro et faciliter sa démarchant. C’est ainsi à son bras qu’elle apparut, ses cheveux finement noués alors qu’elle arborait un haori aux couleurs glaciales du Clan. Serrant doucement son avant-bras, la jeune femme sentait presque les battements du cœur de celui qu’elle accompagnait accélérer, se faire plus violents dans sa poitrine. « Ca va aller, faut juste que tu respires doucement. »

Pourtant elle devait le lâcher et le laisser seul face à tous. Face à ceux prêts à croire à lui, ceux qui avaient déjà perdu espoir. Ceux qui l’estimait incapable sans vue de guider le clan ou encore ceux qui le regardaient sans le connaître, simplement venus par pure curiosité. Elle le laissa mais ne l’abandonna pas. D’un pas léger, la Yuki alla s’adosser contre le mur à côté d’Eiichiro. Non pas qu’elle détestait devoir s’assoir, les cousins lui faisant presque de l’œil pour celle qui n’avait pu dormir ces derniers jours… Mais elle tenait à être prête à toute éventualité, prête à agir. Mais prête également à écouter ce qu’il avait à dire car chaque mot qui allait être prononcé dans l’enceinte du domaine avait un pouvoir certain sur sa vie de ninja mais aussi de femme.

Sans bouger, Ayuka écoutait Eiichiro, le voyant prendre doucement confiance en lui, ses phrases plus appuyées, sa posture autrefois prostrée dans le noir se redressa pour retrouver la fierté qu’elle savait fortement ancrée dans son âme, peut-être même aussi intrusive que celle de la jeune femme. Si l’introduction lui paraissait plutôt bien menée et arrivait à faire résonner son cœur de Yuki, c’est les yeux légèrement écarquillés – comme un grand nombre de membres de l’auditoire – que son regard se porta sur le Sabreur, la pie de Kiri. Reconnu… Pendant de nombreuses années, elle avait espéré qu’un jour le jeune adolescent ne soit plus écarté ainsi du Clan. Après tout, leurs histoires avaient quelques points communs, comme leurs mères Yuki mais leurs pères étrangers, et elle aurait pu avoir une vie semblable à la sienne si jamais elle n’avait pas possédé le don inné du Hyoton.

Intérieurement, elle avait espéré qu’il accepte le titre. Un pas vers lui malgré ses actes, une main tendue pour celui qui avait préféré une autre famille. Cependant elle comprit en une fraction de seconde que non, elle allait une fois de plus se retrouver face à un esprit totalement perdu, corrompu. Face à un enfant qui se croyait déjà homme alors qu’il s’enfonçait dans des enfers de haine qui ne tarderait certainement à brûler totalement son cœur. Dès que son regard observateur put apercevoir le tranchant du kunaï, elle ne prit pas le temps de réfléchir, d’attendre. Ses muscles tendus, il avait rallumé sa haine, sa colère.

Il osait parler de pourriture ? Lui qui avait laissé une femme complétement aveuglée par ses démons arracher sadiquement la vue à celui qui les avait débarrassés d’une vielle folle tyrannique ? Il osait menacer l’homme qui avait laissé s’enfuir la Benten pour sauver un enfant en danger ? Pendant de longues semaines, Ayuka avait su calmer le feu qui lui hurlait de venger Eiichiro. Pendant de nombreuses nuits, elle s’était forcée à passer outre et voir au-delà, pour la paix de Kiri, pour un avenir incertain mais qui pouvait sortir des brumes sanglantes. Mais en un instant, Yuki Tetsuko avait fait voler ce contrôle d’elle-même qui caractérisait la jeune femme.

Arrivant rapidement devant l’adolescent, elle l’attrapa violemment par le col, manquant presque de le soulever légèrement. Une violence dans les gestes, une haine dans son regard. Il n’était pas courant de découvrir cette facette froide et typique du clan des glaces qui pourtant faisait partie intégrante de la jeune femme. C’est une voix dure mais narquoise qui cette fois résonna dans la grande pièce.

« Tu penses le connaître ? Mais la seule personne qui se révèle dans toute sa félonie et sa noirceur, ça n'est autre que toi. » Son regard brûlant défiait le sien ou plutôt en cet instant, le regardait de haut. La première fois. La première fois depuis son enfance que Tetsuko pouvait découvrir cette sensation d’être rabaissé, ce sentiment d’être méprisé de la part d’Ayuka.

Un sourire moqueur bien que déterminé s’inscrit sur les lèvres de la shinobi alors que sans lâcher sa prise, elle poursuivit. « Regardes-toi ! Tu tiens à peine debout ! Tu ne connais que l'agression car tu n'es qu'un sale mioche immature qui s'est trouvé une figure maternelle pour prendre soin de lui et qui se fait d'un homme le plus proche d’une figure paternelle, un être à abattre pour se sentir plus fort, plus respectable… » Un léger rire saisit la jeune femme quand elle vit les doigts sales de celui contre lequel se dirigeait toute sa colère, Shiori ne traversant même plus son esprit en cet instant. Des mains sales, telles celles des enfants des rues.

Complètement drogué. Misérable. Perdu. « La vérité, c'est que plus encore qu'Eiichiro, c'est toi dont le coeur est aujourd'hui noir de sang. ». Une vérité qu’il ne prendrait peut-être pas en compte vu son état. Pourtant le sabreur s’enfonçait dans des abîmes troubles et noires et qui sait si un jour il serait capable d’apprécier la vie autrement qu’en plantant sa lame dans des chaires.

C’est presque dans un murmure qu’Ayuka le caractérisa une nouvelle fois, après l’enfant perdu, l’adolescent en manque de masculinité et le monstre en devenir. « Yuki Tetsuko, celui qui voulait se faire Homme, alors qu'il ne sera jamais rien de plus qu'un enfant capricieux ? ». Il pouvait tenter de l’attaquer avec son kunaï. Tenter de la blesser, tenter de l’atteindre. Tenter de détruire à nouveau un Yuki, une femme qui ne l’avait jamais considérée comme un simple bâtard.

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Mar 26 Sep 2017 - 19:32
La blessure que j'avais enduré à la suite de mon combat lors de la seconde épreuve de l'examen chûnin n'était désormais plus qu'un lointain souvenir. Le sens des responsabilités commençait à se faire ressentir de plus en plus, et ce n'était pas pour me déplaire. C'était sans doute grâce à cela que je commençais à attacher de plus en plus d'importance aux réunions internes du clan ; bien qu'elles n'étaient point nombreuses, elles me semblaient toutes d'une platitude infinie. Je savais que si mon but se concrétisait à l'avenir, cela allait sans doute être une routine pour moi : je me devais donc de m'y habituer au mieux. Si je pensais justement à cela, c'est car une réunion pour le moins surprenante allait voir lieu d'ici très peu de temps. Quel sujet allait être abordé ? La nomination de l'un des nôtres au titre d'Ombre de l'Eau, à savoir Sôsuke ? Ce dernier, par ailleurs inconnu au bataillon, avait suscité un grand scepticisme pour une grande partie des shinobis de notre beau village. Il est vrai que d'autres noms circulaient quant à la succession de la Shodaime : le plus à même aurait été à mes yeux Eiichiro nii-san, bien qu'un certain événement ait sans doute changé la donne.

Pour faire bonne impression, j'étais spécialement venu en avance au fameux lieu de la réunion, à savoir notre domaine. Les membres les plus influents de notre clan étaient d'ores et déjà présents, mais une présence pour le moins particulière avait piqué ma curiosité : celle de Tetsuko, que je n'avais pas encore vu depuis un bon moment. Néanmoins, je ne lui adressais qu'un simple signe de la tête en guise de salutation. Il y avait une chose bien précise que je me demandais vis-à-vis de lui : est-ce que cette réunion avait réellement de l'importance à ses yeux ? Personnellement, je le considère comme un membre lambda, bien qu'il ne possède pas notre kekkei genkai. De ce que j'ai cru comprendre, celui-ci semblait bien plus proche actuellement des sabreurs que de notre propre clan, ce qui ne faisait que renforcer l'importance de la question que j'avais à l'esprit.

L'heure était finalement arrivée. Disposé non-loin de l'emplacement où mon frère allait résider, je l'attendais d'ailleurs d'une grande impatience que j'arrivais néanmoins à contenir visuellement. Je l'avais quelque peu négligé ces derniers temps ; pas par choix, mais par obligation. De ce que j'ai entendu, il était impliqué dans un combat titanesque dans le village où mon examen avait eu lieu. J'aimerais d'ailleurs bien l'entendre à ce sujet, mais il était loin d'être le moment propice pour discuter d'un tel fait. Le voyant finalement faire place en compagnie d'une jeune femme blonde que je ne connaissais pas jusqu'à présent, j'étais tout ouïe quant à l'allocution qu'il allait sans le moindre doute nous faire part. Est-ce que cela le concernerait principalement, où d'autres sujets allaient-ils être abordés ?

Après une introduction plutôt intéressante et explicative sur les événements d'antan, mon visage se faisait voir d'une grande fermeté lorsqu'il énumérait le passage sur la perte de sa vue il y a quelques temps de cela. Comment un individu aussi puissant que lui ait pu perdre celle-ci dans une bataille certes acharnée, mais où l'issue était sans doute actée d'avance à mes yeux ? Je ne doutais pas qu'il y avait de robustes shinobis dans le camp d'en face, mais pour autant, de quelle manière a t-il pu se faire prendre ainsi de court ? Lorsque je lui demandais à chaque fois l'identité de la fameuse personne, il ne cessait d'éviter au mieux la question, comme s'il était épris d'une certaine gêne qui ne l'avait jusqu'à présent jamais caractérisé. Pour revenir à l'événement actuel, il nous présentait désormais les grands axes que doivent poursuivre notre clan selon lui, avant d'entendre quelque chose qui me ravissait l'esprit : la reconnaissance de Sôsuke et Tetsuko comme membres intégrants du clan, bien que cela ne me faisait que grandement réagir pour ce dernier. D'ailleurs, comment allait-il le prendre ?

D'une façon qui me déplaisait jusqu'au plus haut point. Après que le discours fut passé, celui-ci se mettait à faire part sa grande colère qui ne cessait de l'habiter depuis des années. Lorsqu'il se mettait à lui lancer une invective et à sortir un kunaï, cela me faisait instantanément réagir, me levant de mon siège. J'étais pris de court : la jeune femme blonde dont j'avais énuméré la présence plus tôt l'avait attrapé d'une grande force, avant que celle-ci ne se fasse de même diriger par une certaine colère. Bien qu'elle disait à mes yeux plusieurs vérités sur ce qu'était réellement le comportement de Tetsuko, je ne pouvais laisser passer une telle scène à un tel lieu et moment. M'interposant finalement entre les deux personnes alors que mon visage restait pour le moins ferme, il était de mon devoir et de mon honneur de montrer aux autres visages importants du clan Yuki que j'avais beaucoup gagné en maturité.

▬ Tous deux, arrêtez de vous montrer ainsi au reste de notre clan.

Posant mes deux mains sur leurs épaules gauches, je marquais un court temps de pause avant de reprendre finalement la parole d'un ton davantage glaçant, rivant mes pupilles dans celles de Tetsuko.

▬ Que cherches-tu à montrer en t'agitant ainsi ? Si tu souhaites être respecté, alors tu dois être respectable. Certes, le chef de notre clan n'a jamais été un homme d'une pureté sans égale, mais qui peut se vanter ici-même de posséder cela ? Même s'il ne désire pas montrer cette facette de son visage, je peux t'assurer qu'il commence à comprendre ses erreurs passées. Tout ce que je te demande, en tant qu'ami et confrère, c'est de lui accorder une chance supplémentaire.

Passant ensuite son regard sur l'illustre inconnue qui ne maîtrisait vraisemblablement point son sang-froid, je reprenais aussitôt la parole pour lui faire part de mon point de vue, tout en essayant d'être le plus calme possible dans ma voix, cherchant à instaurer un certain climat de confiance.

▬ Je peux comprendre ta colère, car elle a déjà été mienne ; je ne peux néanmoins l'accepter, comme tout individu présent ici-même. Cela ne sert à rien de se rabaisser à un niveau aussi bas, et le lieu est loin d'être propice pour régler tes différents.

Lorsque je daignais continuer mon dialogue, j'apercevais aussitôt Eiichiro nii-san qui levait sa main droite en guise d'une demande bien particulière : celle de calmer les ardeurs présentes dans cette pièce.
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Mar 26 Sep 2017 - 23:09

- Noah. Tiens toi droit. Arrange tes cheveux. Ta veste est toute froissée. Montre un peu plus de vivacité dans ton regard, c'est une réunion importante aujourd'hui.

Yuki Amatsuki. Ma mère. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Une longue chevelure de neige, des yeux sévères, un corps élancé, une grande taille... On ne lui donnerait clairement pas l'âge qu'elle avait Et pourtant, elle en avait vu des choses au cours de sa vie sur terre.

- Une réunion importante ? Cela fait des années que le clan Yuki sombre, et maintenant, on parle de réunion importante ?

Yuki Miura. Mon père. Un homme d'une haute stature, chauve, à la moustache épaisse, à la musculature saillante. Les rumeurs disaient qu'il avait été chef de guerre à une autre époque. Il était intéressant de voir la froideur qui se dégageait de mes parents, tous deux Yuki de naissance. Il était vrai que l'on privilégiait les mariages entre les membres de notre "Famille", afin de conserver la "pureté", la "perfection" de notre don héréditaire. Mais, jusqu'à maintenant, aucune femme Yuki n'avait retenu mon attention. Mais qu'importe, ce n'était pas le sujet d'aujourd'hui. En réalité, je n'avais pas envie d'y réfléchir. Je n'étais pas dans un état d'esprit adapté. Cela fait quatre jours que le Nidaime s'est prononcé, près de deux semaines que nous sommes revenus de Shîto... Et j'étais toujours aussi faible.

Le Sôshikidan. Encore et toujours. Il allait me hanter l'esprit, je le savais bien. Mais que faire d'autre face à leur incroyable force de frappe ? Un Titan ? Un invocateur d'hippopotame géant ? Ne jouez pas avec ma naïveté, elle avait aussi ses limites. Comment étions-nous supposés protéger un vieil homme, qui visiblement, s'était fait des ennemis autrement plus puissants que le commun des mortels. En parlant de ça... Nous étions arrivés. Le Sommet du Clan Yuki. Chacun des membres, du plus vieux au plus jeune, s'était présenté. En omettant quelques exceptions bien entendu. Sans m'attarder plus longtemps, j'allais m'asseoir à une chaise en retrait, le plus éloigné possible de la table centrale, en évitant le plus de regards possibles, observant passivement le plafond, tandis que mes parents vinrent se poster à mes côtés.

Yuki Eiichiro. Le voilà qui entrait... Accompagné d'une jeune femme, blonde, à la démarche... Supportrice ? Sa manière d'avancer me faisait penser à celle d'un guide, étrange. Enfin, peut-être pas. Après tout, le chef de notre clan était aveugle. Je ne l'avais appris que très récemment à vrai dire, ça aurait eu lieu durant un attentat contre notre Shodaime ? Je ne m'étais pas mêlé à ses affaires, ça m'ennuyait. Mais visiblement, le patron s'était fait des ennemis. Mon regard passa furtivement sur la tignasse du Gardien des Sabreurs, Yuki Tetsuko. C'était vrai. Avec Yuki Sôsuke, notre actuel Nidaime, il faisait partie de ses Yuki "exilés", ce qui expliquait la plupart des sièges vides d'ailleurs. Je poussais alors un soupir, tandis que Eiichiro-dono débutait son monologue.

Il fut assez classique, finalement. Envisager le futur du clan, réintégrer les parias afin de repartir sur de bonnes bases. L'ancien Noah aurait même applaudit ses initiatives. Mais quel genre de shinobi pourrait applaudir une chose qu'il serait de toute manière incapable de protéger ? Qu'importe notre volonté, ou nos idéaux, si la force ne suivait pas... Rien n'en valait la peine. Pestant contre moi-même, je venais me gratter l'arrière de la tête... Alors que notre chère Pie venait de briser la table centrale. Alors c'était cela... Quoi d'ailleurs ? Non, non, quelque chose n'allait pas. Pourquoi semblait-il si déformé par la haine ? Bouche bée, j'observais les agissements du garçon, qui semblait voir en Eiichiro comme l'incarnation du Diable. Rien que ça. Une dispute venait d'éclater ? Depuis quand ? Pourquoi ? Qu'avait-il à reprocher à notre chef ? La jeune femme accompagnant Eiichiro-dono prit les devants en stoppant l'adolescent, suivit par le petit-frère de notre chef, qui tenta de les calmer tous deux.

- Euuuh... On est censés faire quoi au juste ?

Mon père s'était déjà levé, prêt à bondir sur le haineux à tout instant. Mais Eiichiro leva une main, dont la signification était claire : Ne pas agir. Alors il avait quelque chose à se reprocher ? Un Chef qui ne savait apporter la Paix, ne méritait pas cette place, il devait en être conscient. Nouveau soupir. Je sortais mon paquet de cigarettes de ma veste, m'apprêtant à en allumer une, quand ma mère vint me taper sur la main.

- Quel manque de respect ! Ne vois-tu pas ce qu'il se passe ?!

Justement, Maman. C'est justement parce que je le vois que j'ai envie de fumer. Que voulait-elle ? Que j'agisse en héros en allant brandir kunaï et shuriken et protéger la tête de notre grande Famille ? Je n'en avais pas l'étoffe. Je n'étais même pas capable de protéger la vie d'un Iwajin, et encore moins d'un Daimyô. Ne placez pas trop d'espoirs en moi non plus. Mais bon, le regard de ma génitrice se voulait insistant, je devais bien me résigner. Après avoir rangé mon paquet, je pris une grande inspiration avant de me racler la gorge, m'adressant à tous les Yuki présents.

- Excusez-moi de vous déranger, mais quelqu'un aurait-il l'amabilité de m'expliquer ce qu'il se passe ?

Je suis pas aveugle, essayez de lire entre les lignes. Ce qui m'intéressait, ce n'était pas de savoir ce qu'il se passait. C'était de savoir pourquoi.
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Mer 27 Sep 2017 - 20:56
Il devait être évident que son discours ne resterait pas sans réaction. Peut-être ne voulait-il pas non plus que ces premiers mots à l’ensemble du Clan soient oubliés. Il avait ainsi demandé que ceux-ci lui accordent leur confiance, malgré son terrible handicap. Aveugle, il n’était pas pour autant sourd ou muet. Encore capable de tenir sur ses deux jambes, le Yuki pouvait encore manier nombre de ses techniques car il possédait encore ses deux mains, bien que bandées à leurs extrémités. Car sa Glace, face au Titan, avait été son ennemie. Personne ne s’était alors exclamé dans la foule. Ni même lorsqu’il formula les nombreux enjeux qui seraient ses objectifs au nom du Clan. Ce fut pourtant sa dernière décision, qui était de reconnaître comme Yuki, le nouveau Mizukage ainsi que la Pie de Kiri. Ce fut sûrement cette dernière décision qui fut le plus grand bruit dans l’assemblée.

Alors qu’il se dressait devant l’assemblée, le bruit sur sa droite l’alerta qu’un événement se produisait. Déjà entendait-il la voix du jeune Tetsuko qui s’élevait du brouhaha qu’il venait de créer. Car le jeune Sabreur était impétueux. Plein d’une énergie d’une puberté dérangée. Alors, comme toute sa folie l’y conduisait, il s’était lancé sur l’estrade. Déjà crachait-il la haine. Sa haine. Le visage figé, de marbre, tourna légèrement, tentant l’oreille vers ce dernier. Et, dans l’assemblée, d’entendre le terrible crime commis. Ce dernier révélait, de sa chevelure, un kunaï caché. Si les armes étaient autorisées, bien que déconseillées, le fait de la cacher révélait sa terrible traîtrise. Était-il donc venu dans l’unique but de porter atteinte une dernière fois au bourreau de sa partenaire de vie ?

Et, alors que s’enchaînait les mouvements, il leva sa main gauche, laissant attendre que personne ne devait réagir. Le visage encore fermé, poussant un soupir, il délaissa l’appui de la table pour faire face à son assassin. Osait-il véritablement publiquement lui faire face ? Avait-il donc oublié la terrible raclée prise la dernière fois ? Venait-il se venger pour les mots portés sur sa propre mère ? Ou pour protéger l’honneur de son amante ? Pourtant, tout le monde n’avait pas obéi à son ordre tacite. D’abord, ce fut Ayuka, sa meilleure amie, qui intervenait et s’interposait entre lui et son agresseur. Alors qu’elle laissait entendre de nombreuses vérités sur le garçonnet, ce fut ensuite le tour de son frère de vouloir imposer sa nouvelle autorité. Aussi, le poing fermé sur la table vint imposer le silence dans l’assemblée, d’un coup ferme.

« Il suffit. Tous les trois, taisez-vous ! »

Akimitsu, qui cachait de moins en moins ses ambitions, se voulait un acteur décisif dans un conflit qui n’était pas le sien. Ayuka, qui se voulait sa meilleure amie, le protégeait encore de ses propres démons. Tetsuko, égal à lui-même, n’oubliait jamais ses sombres origines. Il n’était qu’un chiot tentant d’être un loup. Il n’était qu’un enfant. Incapable de communiquer réellement, comme un bambin, il hurlait pour le moindre caprice. Mais il avait réagi. Comme le Chef de Clan le savait. L’impétueux Tetsuko, déjà venu secourir sa princesse, ne pouvait rester les bras croisés face au démon qu’il considérait son ennemi. Poussant un soupir, il s’adressa directement au Sabreur, le seul véritable traître de cette assemblée.

« Tu es venu pour mettre fin à mes jours ? Devant toute ta propre famille ? »

Alors qu’il se retenait d’un sourire ironique, il comptait discréditer cet enfant qui se pensait plus adulte qu’il ne l’était. Avait-il seulement pensé au traquenard dressé ? Ou s’était-il encore jeté dans la gueule du loup sans même réfléchir ? Alors, baissant sa main levée, il passa une main sur le bandage, vérifiant ses yeux clos puis, d’un soupir, s’adressa autant à l’assemblée qu’à l’enfant maintenu.

« Peut-être veux-tu que je décrive l’interrogatoire forcé que j’ai eu avec ta criminelle de concubine ? Dois-je te rappeler qu’elle avait alors attenté à la vie de Kirijins ? Ou tu veux parler de son autre crime ? … »

Lâcha-t-il devant l’ensemble de l’assemblée, encore énigmatique. Car lui seul savait que sa criminelle Sabreuse, sa partenaire, était l’auteure du crime qui, aujourd’hui, le faisait se présenter aveugle devant tous les Yukis.
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Mer 27 Sep 2017 - 23:13





...


Ayuka ?! La volonté furieuse de représailles avait occulté la vision du Sabreur qui n'eut remarqué la présence de la damoiselle que lorsque la poigne de celle-ci vint le saisir. Triste était le jeune qui croyait percevoir derrière leurs piques régulières une alliée de confiance. Les mots l'avaient abandonné tandis qu'il prenait compte de sa réelle allégeance vers le chef de clan. Il voulait lui commander d'ouvrir les yeux, mais rien à faire, elle était sienne. Et c'est donc consterné et confus qu'il se laissait faire, réceptionnant avec un esprit vulnérable les attaques verbales de la Yuki aux cheveux ambrés. Pas toi..

Soudain, une nouvelle silhouette s'interposait. Akimitsu... L'ami d'enfance n'avait pas changé malgré les années. Il demeurait mûr et responsable, tentant d'apaiser une situation chaotique. Une question idiote - Qu'est-ce que tu fous ici bordel ?! - lui traversait l'esprit tandis qu'il prenait compte du terrain glissant dans lequel il s'était fourré. Il n'avait d'yeux (coquinou) que pour le maître, il n'avait pas la force ni ne désirait se confronter à ses cousins, à ces personnes qu'il considérait comme amis malgré les palabres pernicieuses qui s'étaient dégagées de quelques bouches. Là encore, de par son esprit alambiqué et la fureur de la situation, le Sabreur peinait à sortir son vocabulaire.

La main armée toujours dirigée vers Eiichiro, il avait envie de crier au loup, de faire comprendre sa haine, de démasquer l'imposteur et d'exposer à la lumière du soleil l'origine du Mal. Il désirait crier, protester, dépeindre avec ses mots la vision qu'il eut de la scène aux geôles. Dans son esprit, l'infâme et perfide scélérat ne méritait qu'une seule chose : Qu'il paie la rançon de la vérité, qu'il soit traiter comme le félon dupeur et fallacieux qu'il était. Il n'avait cependant aucun espoir de voir son aspiration être exécutée. Eiichiro avait de son coté cette réputation falsifiée et un titre envié. Kasanagi n'avait quant à lui uniquement cette image de renégat immature. Personne dans le putain de clan ne serait conquis par de tels propos, tous bons moutons crédules qu'ils étaient s'abreuveraient des récits mensongers du chef comme s'il possédait la clé de la vérité ultime. Kasanagi n'avait guère le prestige de pouvoir saper ces futilités claniques, cette confiance du clan que le maître des lieux consommait telle une friandise.

Une voix familière et haïe retentissait dès lors de plus bel. Le maître des lieux invoquait le silence pour, consécutivement, provoquer le chaos. Le diable savait user des bons mots pour titiller la jeune hydre et c'est ainsi que Kasanagi ne résistait pas à la provocation sombrant graduellement dans les abîmes de la haine infini qu'il éprouvait.
« Tu te permets de parler de Shiori, de te faire homme de clan, de prétendre avoir agi par devoir. Tu n'as donc aucun scrupule. J'ai connu beaucoup de monstres dans ma courte vie, seulement toi Eiichiro, tu es bel et bien la plus infâme créature qui existe dans cet enfer. »

Un écho inconsistant (cf:tech) et immatériel investissait dès lors l'assemblée. Tandis que certains combattants aguerris comprenaient le phénomène mais ne pouvaient que subir l'effet, d'autres silhouettes eux s'étalaient au sol sous l'exigence d'une pression trop forte. Tel était le cri de la bête qui dégageait d'un revers l'étreinte de sa cousine et de son cousin.
« LE CRIMINEL, C'EST TOI ! »
Ses paupières résonnaient tandis que ses veines vibrantes laissaient apparaître une activité lourde et grandissante. Ses yeux teintés de sang se révulsaient tandis qu'il prenait ses appuis sur le sol sous la posture d'un homme-bête qui ne tarderait pas à fondre sur sa proie. À ce moment précis, ni fer ni glace ne le navrera de son intention macabre. Et c'est ainsi, que d'un bond féroce et vigoureux, il s'attelait, kunai en main, à vouloir prendre au cou l'origine personnifiée de sa souffrance.


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Lun 2 Oct 2017 - 5:53
Dans ce Domaine, là où l’Assemblée se tenait pour la première fois depuis la montée au pouvoir du sixième Chef de Clan, là où chacun avait été invité à se présenter, là se tenait un duel déjà vu et revu. Deux hommes, ou plutôt un homme et un enfant, se tenaient l’un face à l’autre. L’un contre l’autre. Encore. Comme si les deux premières défaites n’avaient pas suffi à écraser le museau de ce chiot qui aboyait encore trop fort. Apprendrait-il seulement un jour de ses erreurs ? Ou serait-il condamné à vivre constamment de ses mauvais choix ? S’il aurait pu s’attrister du triste sort de ce pauvre gamin, l’aveugle était surtout particulièrement agacé. Finalement, l’enfant devenait réellement fatiguant. Comme ceux qui continuent de se frapper la tête contre un mur dans l’espoir que ce dernier finisse par se fissurer. Était-ce folie ou obstination ?

Il poussa un soupir face aux nouvelles accusations de cet adolescent qui se comportait comme un véritable enfant. En réalité, il était devenu même épuisant d’argumenter face à ce qu’il considérait comme un véritable échec de la société kirijin. Incapable de discerner la réalité, ce dernier se créait la sienne, à son image. Dérangée. Malformée. Bâtarde. Alors, se tournant vers l’enfant qu’il ne pouvait voir, alors que ce dernier hurlait qu’il n’y avait qu’un criminel, le Chef s’était présenté les bras ouverts, prêt à accueillir le prochain coup. Pourtant, dans un mouvement quasiment imperceptible, il détecta sa cible. Et, d’un geste, reculant de trois pas, il évita soigneusement sa cible. Il était aveugle, mais le monde n’était plus aussi obscur. Aussi, avec un sourire amusé, alors qu’il reculait, il composait les mudras qui firent apparaître trois de ses clones Et, d’une voix synchrone, ils parlèrent à cet enfant devenu homme trop vite.

« Alors, dis-moi, Yuki. N’est-ce pas criminel de menacer la vie d’un Kirijin ? Pire, et ce devant la Shodaime Mizukage. »

Il s’arrêta, un court silence. Il était aveugle mais déjà les quatre clones –dont l’original- se dispersaient autour de cette proie fragile. Applaudissant la bête sauvage qu’il encerclait maintenant, il continua de lui parler. Car son sourire, de plus en plus carnassier, révélait toute la fourberie de son traquenard. Oubliant l’assemblée, se mettant même à s’agenouiller en direction de la Pie, il reprit.

« N’est-ce donc pas criminel de vouloir évader une criminelle enfermée dans les Geôles ? Dis-moi, n’est-ce pas criminel de pointer une arme face à son nouveau Chef de Clan ? Ou est-ce en l’honneur de ton allégeance aux Sabreurs que tu pointes ton arme contre moi ? »

Il ne comptait pas attaquer. Trop de monde. Il ne pouvait laisser déchaîner toute la fureur qui naissait dans ses entrailles. Il ne pouvait pas laisser sa colère entière exploser au grand jour. La mâchoire crispée, les poings fermés, il se détourna de sa cible, hésitant encore dans les pas à faire. Pourtant, il n’avait pas encore fini d’insulter celui qui, se présentant sous la forme d’un Yuki, était devenu l’agresseur du jour.

« Dis-moi. Comment est-ce de te retrouver, chaque soir, dans le lit criminel de ta mère ? »

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Ven 6 Oct 2017 - 20:45
La situation actuelle commençait réellement à m'irriter, et j'avais bien l'impression qu'en toisant le regard de la plupart de mes confrères qu'il en était de même. Pour moi, tous deux étaient en tort : Tetsuko a succombé à sa rage quotidienne devant le regard intégral de notre clan. Comment voulait-il, ou plutôt, souhaitait-il se faire convenablement intégrer en rejetant la main qu'on lui tendait généreusement ? C'était une occasion qu'il devait absolument saisir. Je savais trop bien que malgré le fait qu'il appartenait de même à la confrérie des Sabreurs, sa génitrice faisait partie des nôtres. Bien qu'ayant les sourcils légèrement froncés à la suite de cette situation qui dérapait de plus en plus que le temps s'écoulait, je gardais un regard pour le moins froid, impassible. Levant légèrement la voix pour bien me faire comprendre sans pour autant gueuler, j'avisais à tour de rôle les deux individus en commençant par mon ami de longue date.

▬ Cessez cela immédiatement. Cela a bien trop duré.

J'essayais de me montrer imposant par mon caractère, par mon état d'esprit et mes paroles, cherchant à ne pas passer tout de suite à l'acte. Je voulais montrer aux yeux de tous et de toutes ici présent que j'étais en passe de devenir un acteur majeur de mon clan à l'avenir ; j'étais récemment devenu un adulte avec des responsabilités à ne point négliger. Fusillant Tetsuko du regard en ne laissant transparaître la moindre émotion, je reprenais de plus belle la parole après avoir tenté de mettre un coup d'arrêt du mieux que je le pouvais.

▬ Veux-tu vraiment être considéré à ta juste valeur, Tetsuko ? Alors arrête cela immédiatement. Je sais très bien que vous ayez eu des différents, mais ce n'est ni l'endroit ni le moment pour faire parler ta rage. Crois-tu que tu donnes une bonne image de toi, à l'heure actuelle ? Si tu souhaites régler tes comptes, fais le en dehors de cette réunion. N'oublie pas une chose : tu es en tort.

Tournant dès à présent ma tête en direction de mon grand frère, je dois avouer que son comportement ne m'étonnait guère. Dès qu'il en avait l'occasion, il cherchait à jouer avec les nerfs de ses victimes ; visiblement, c'était en passe d'être accompli. N'avait-il donc pas compris qu'il ne faisait ni plus ni moins que d'alimenter la haine du jeune homme ? C'était à lui que je m'adressais désormais, d'une voix bien plus cassante qu'auparavant.

▬ Quant à toi, nii-san.. tu souhaites que l'on t'accorde notre confiance, c'est bien cela ? Je ne cherche pas à remettre ton autorité en cause, mais comment veux-tu qu'elle te soit accordée au vu de ce que tu est entrain de nous démontrer ? Pourrais-tu seulement prendre un peu de hauteur de vue et te dire qu'il y a des enjeux bien plus importants à discuter que de t'amuser à remuer le couteau dans la plaie ? Tu as souligné une chose : tu es le chef de notre clan. Si une personne ose t'attaquer en plein discours, à quoi bon jouer avec ? Montre-nous que tu mérites notre confiance en mettant un terme à ce que qui aurait dû l'être bien plus tôt.
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Ven 13 Oct 2017 - 23:30

Mes parents assistaient à cette scène plus qu'inattendue avec des regards plein d'appréhensions, tout comme le reste du clan. De mon côté, mon regard restait passablement ennuyé, même si beaucoup de questions me trottaient en tête. Ce type qui venait de péter un câble comme le dernier des fous, était réellement Yuki Tetsuko ? Le fameux Gardien des Sabreurs ? Et l'aveugle qu'il semblait accuser de tous les crimes, était-il réellement Yuki Eiichiro ? Le digne successeur de feu Hideyoshi-dono ? Toute cette histoire me passait au-dessus de la tête. Alors que j'espérais intérieurement que la situation ne s'envenime pas, voilà que la Pie laissait maintenant émaner son chakra, faisant trembler la plupart de l'assistance.

Je ne pu moi-même m'empêcher de laisser échapper un rictus de mal-être. Alors son désir de tuer notre Chef était si grand que cela ? Malheureusement, je n'arrivais pas à croire que ce Tetsuko soit juste fou. Malgré les explications floues données par Eiichiro-dono, je ne parvenais pas à croire que tout ait été dit. Sa criminelle de concubine ? Un interrogatoire forcé ? Shiori ? Les Geôles ? Oy. C'était quoi au juste cette réunion de famille ? Nous n'étions pas censé faire la paix avec ceux que nous nommions "bâtards" ? Et qu'en était-il de Sôsuke ? Il n'avait même pas son mot à dire, vu qu'il n'était pas là.

- Noah ? NOAH ! Qu'est-ce que tu fais à rester planter là, fais quelque chose !

M'extirpant de mes interrogations, je posais mon regard blasé sur ma mère, qui semblait réellement terrifiée par ce qu'il se passait. Elle devait avoir peur que les choses n'aillent trop loin, je te comprenais, maman. Mais, pourquoi te tourner vers moi ? Je n'avais pas été capable de vaincre un hippopotame... Comment étais-je censé m'opposer à des monstres ? D'un soupir, je me grattais l'arrière de la tête, avant de me lever doucement, pendant qu'Akimitsu tentait vainement de raisonner les deux ahuris. Je fourrais mes mains dans les poches de ma veste, avant d'en sortir une cigarette, de l'allumer, et de laisser la fumée couvrir mon regard brumeux.

Lançant alors un dernier regard vers mon père, qui semblait avoir compris ce que je comptais faire, je tournais alors les talons en fourrant mes mains dans mes poches, me dirigeant simplement vers la sortie. Je ne comprenais rien, je n'avais jamais rien compris à ce clan. Il se disait noble, mais qui d'un minimum censé pouvait prétendre appartenir à un noble clan en voyant cela ? Qui pouvait être fier de maîtriser le Hyôton quand un chef de clan se faisait attaquer par un gosse ? Un peu spécial certes. Tout cela ne m'intéressait pas. Tout cela m'ennuyait. Et lorsque quelque chose m'ennuyait, j'y mettais un terme.

- J'vais dormir.

Je quittais alors les lieux, sans adresser d'autres regards à ma famille.
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Sommet de Glace et de Neige | Domaine Yuki | Ft. Yukijins

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