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Le son d'une lame | PV. Nakamura Ueno


Lun 25 Sep 2017 - 21:57

Saviez-vous ce que l'on pouvait entendre au Grand Dojo ? Non, c'était une véritable question. On se posait toujours la question de voir ce qu'il s'y passait, mais trop peu de gens s'intéressaient aux sons. Pourtant, le bruit était le principe fondamental d'un des grands domaines shinobi. Savoir quel son faisait un kunai au lancer, de même pour un shuriken, le bruit des explosions, ceux des senbons... Il y avait bien plus de paramètres à prendre en compte lors d'un combat que ce que l'on pensait. Et au Grand Dojo, c'était parfait pour entendre toute sortes de choses. Parfois instructives, parfois effrayantes, tantôt rassurantes. Et aujourd'hui, je me trouvais en ce lieu pour aucune de ses raisons.

En effet, c'était autre chose qui m'avait poussé à venir ici. Je souhaitais rencontrer les membres de la Confrérie des Sabreurs. J'en avais un en tant qu'élève, Gozan Arukisa, mais elle n'était malheureusement pas disponible en ce moment. Et puis je venais pour une raison précise, et j'avais déjà eu l'occasion de discuter avec mon élève de ce sujet. Je souhaitais en apprendre plus sur eux, leurs ambitions, leurs liens, leur façon de pensée. Leur philosophie. Dans le but retrouver mes ambitions d'éternelle Sérénité, je souhaitais trouver un nouveau moi. Et j'étais persuadé de pouvoir y arriver à travers le Sabre. Je m'étais donc présenté au Grand Dojo, dans l'espoir de rencontre un des Sabreurs. Mais il fallait que je sois réaliste, ces types étaient rarement disponibles. Je me demandais bien ce qu'ils faisaient de leur journée d'ailleurs.

Balayant le paysage du regard, je croisais les bras en me plaçant dans un coin de la pièce, observant pour m'occuper les mouvements des autres personnes présentes. C'est en attendant que le sujet du son me vint à l'esprit. Il fallait bien que je m'occupe l'esprit lorsque je m'impatientais. Mais je commettais une erreur en réalité. Ce n'était pas aux Sabreurs de venir à moi, mais à moi de venir à eux. Ce qui m'empêchait d'agir, c'était la peur. La peur de connaître la réponse au fond de moi, qui dicterait mes agissements futures. D'un soupir, je reprenais alors ma marche, allant interpeller un homme qui s'entraînait avec un boken.

- Excusez-moi, vous n'auriez pas des infos sur la Confrérie des Sabreurs à tout hasard ?

Je m'étais volontairement exprimé à haute voix pour que toute l'assistance puisse m'entendre. Qui sait, peut-être que la chance me frapperait finalement aujourd'hui...
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Ven 29 Sep 2017 - 0:12

Encore et toujours des choses à faire, et ce n'était même pas de l'ordre d'un entraînement. D'ailleurs cela me semblait faire une éternité que je n'avais pas dégainé mon sabre unique pour une petite entrevue musclée. Longtemps, depuis le retour de Shîto, que je n'avais pas entendu le véritable acier frotter le fourreau qui le retenait. Non pas que le serpent dans sa tanière dormait, mais il ne s'était pas non plus trop agité, et c'était là une bonne nouvelle. Plus il était calme et moins je ne risquais de déraper. C'était un repos mérité, et bien qu'inhabituel, je profitais évidemment de ce dernier.

C'était dans la salle du Conseil que je me trouvais, rangeant alors quelques documents sans grande importance mais qu'il fallait bien trier. Car visiblement la vie au seins de la Confrérie ce ne semblait pas être uniquement des entraînements acharnés sur un tatami avec en face un autre épéiste, c'était également de la paperasse, entre les documents propres à chaque sabreurs et ceux répertoriant les biens qui leur appartenaient. Sur la table centrale se trouvaient aussi quelques livres, issus de la bibliothèque du Grand Dojo, et qui nécessitaient d'être retranscrits, tout du moins quelques-unes de leurs pages entâchées par cette couleur rougeâtre. Nous les avions laissé sécher depuis bien des semaines maintenant, alors que c'était là les dommages causées par la mésaventure avec la pie de la brume. Si nous autres, Sabreurs, avions été des ninjas de réflexion ça se saurait. L'impulsivité était peut-être trop souvent de mise d'ailleurs.

Refermant l'ouvrage que j'avais entre les mains, la poussière qu'il refermait vint même se reposer sur la table sur laquelle mes bras s'appuyaient. Enfermée ici, je commençais à devenir dingue. Aussitôt je claquai la porte de la pièce derrière moi et empruntai les sentiers intérieurs qui menèrent à la grande salle principal, avec le grand tatami. Deux jeunes gens s'y entraînaient jusqu'à ce que l'un d'eux signifia une trêve pour reprendre leurs forces durant quelques minutes. En cet instant seulement je les vit s'incliner légèrement à mon arrivée, tandis que je les saluai de la tête. La tenue droite, franche, le regard vif sur tout ce qui pouvait bouger dans le Grand Dojo, je glissai sur toute la pièce. Jusqu'à ce que je m'arrête sur une voix qui se porta étonnamment plus forte que les autres. Fronçant légèrement le regard, je m'avançai d'un pas lent tandis que l'apprenti répondait d'une négation à l'homme brun. Un arriviste ? Je me souvenais d'un vieil homme qui avait cherché les Sabreurs, et qui avait fini aux geôles. Il y était encore à ce jour, croupissant dans une cellule du clan Yuki. Alors d'une voix, ni menaçante mais bien glaciale, je lui répondais d'une traite, le surprenant ou non. « Il ne peut rien pour vous. » Je m'arrêtai, au même titre que mes pas sur le tatami, le corps toujours figé, à quelques pas de l'inconnu. « En revanche je pourrais peut-être vous aider, tout dépend de vos intention. Je suis Nakamura Ueno, membre de la Confrérie des Sabreurs. » La main banalement posée sur le manche si spécial de ma lame, juste au cas où ?

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Sam 30 Sep 2017 - 20:55

- Y... Yo...

J'étais assez décontenancé actuellement. Comprenez-moi, je venais d'interpeller un illustre inconnu dans le but d'obtenir des réponses sur un sujet bien précis, et voilà qu'une jeune femme au regard menaçant venait m'aborder, m'annonçant sans même se présenter que ce pauvre homme qui s'entraînait ne pourrait rien me dire. Au moins elle ne perdait pas son temps. Je me sentais légèrement gêné par le fait qu'elle garde une main sur son arme, comme si je pouvais être une menace potentielle, mais je me devais bien de la comprendre. Voilà qu'elle me donnait son nom maintenant. Nakamura Ueno. Oui, je me souvenais d'elle. Elle faisait donc partie de cette confrérie si estimée au village ?

- Je me souviens de toi. Tu étais présente lors de l'épreuve de ce type... Kyūryū no Hanzō je crois.

J'avais aussi assisté à cet affrontement après tout. Apparemment, celui que l'on surnommait le Torrent était venu chercher une épée consciente présente au Dojo. Enfin, c'était une autre histoire. Observant la jeune femme, je retirais une main de mes poches pour venir me gratter la tête, avant de soupirer longuement. Donc je devais expliquer pourquoi je recherchais ces gens ? Vous en aviez d'autres des questions comme ça ? C'était ennuyeux. Hey, vous pouvez voir dans quel état je me trouve actuellement ? Un zombie ! Voilà qui j'étais. Ayez un minimum de respect je vous prie. Enfin, passons.

- Je veux... Apprendre à vous connaître.

Je me rendais alors compte que dans d'autres circonstances, on aurait pu penser que je la draguais. Mais évidemment, ce n'était pas à elle spécifiquement que je m'adressais, mais à toute leur bande. La singularité que représentait cette Confrérie avait indubitablement attisé ma curiosité. Maintenant que Yuki Noah était mort, recommencer sur de nouvelles bases était à mes yeux le meilleur moyen de reprendre mon chemin vers ma Sérénité.

- Yuki Noah, Chûnin. Je n'ai pas réellement d'intentions précises, disons juste que... Je suis curieux.

Restant face à elle, le regard mortellement ennuyé, je la fixais, posant un instant mes yeux sur son sabre, soudainement intrigué. Du coup, si cette Ueno faisait partie de cette confrérie... Cela voulait dire que son épée était vivante. Décidé, je m'agenouillais alors pour faire face à cette arme qu'elle tenait, avant de me racler la gorge.

- Cette épée... Elle est vivante ?
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Mer 4 Oct 2017 - 20:27

Il se souvient de moi. Il en avait de la chance, car de mon côté je ne me rappelais pas le moins du monde de ce grand brun aux airs plutôt ténébreux. Visiblement il ne racontait pas des sottises puisqu'il avait dû être témoins de l'affrontement qui avait opposé les deux parents sabreurs pour l'accession du Torrent au sein de la Confrérie. Affrontement. J'en riais intérieurement. Il nous avait drôlement bien eu le petit Gardien, et je me souvenais de l'ennui de ma consœur porteuse de Dokuyaku qui m'avait semblé bien hébétée par la manière employée ce jour là. A y repenser c'était d'un ridicule sans nom pour la Confrérie, même si en rien cela ne me faisait regretté le scellement d'appartenance, l'arrivée du manieur de Samehada.

Le regard observateur, le dévisageant de haut en bas, puis de bas en haut, je montrai ma surprise quand à ses mots. Me connaître. Homme bien étrange, fou je dirais même. Un mot de travers et j'étais prête à lui trancher la carotide. Le sang sur le tatami serait bien difficile à faire partir... Mais il sembla s'arrêter là, et à y repenser, cet étranger ayant demandé des informations sur les Sabreurs, en général, cela me laissait penser qu'il n'était pas un de ces détraqués. Quelle plaie que d'avoir un furieux à vos trousses. Ça ne m'était jamais arrivé mais j'imaginais que c'était chose à ne pas prendre à la légère, et à éradiquer le plus vite possible.

Telle n'était pas la question avec ce curieux. Yuki Noah. Encore un. Je soupirai, et ne m'en cachai pas, de lassitude bien que ce dernier n'ait pas été véritablement pour lui. Si je devais faire le compte des utilisateurs de glace que je connaissais à présent je craignais bien que ma seule main droite, ou gauche, ne suffirait pas. Ça pour être curieux, il l'était. Mais cela ne m'en disait pas plus sur ses véritables intentions. Songeait-il vraiment à ce que je dévoile les secrets de la Confrérie si facilement, autour d'une discussion au sein même du Grand Dojo ? Quel idiot cela faisait de lui. Je le toisai et croisai les bras sévèrement, m'appuyant maintenant davantage sur l'une de mes jambes, tandis que l'autre servait seulement à ce que je garde un certain équilibre stable.

Quelle fut pas la surprise lorsque je le vis s'agenouiller. Les yeux écarquillés, je le regardais d'en haut et me reculai d'un pas, ma main instinctivement posée sur le manche de Dokueki. Étrange Yuki. Ce n'était, après tout, que le deuxième que je rencontrais qui avait un penchant pour nos épées. Quoique Sôsuke n'avait pas été si bizarre, lui. J'haussai un sourcil à sa question avant de le froncer par méfiance, bien que la situation était particulièrement cocasse. « Vivante ou non je pourrais te trancher sur le champ. » Répondis-je davantage sous l'impulsivité, plus que tout autre réaction. Me raclant la gorge, je me souvins alors des buts de la nouvelle ère, celle du Nidaime. Un incident diplomatique serait si vite arrivé si je dégainais. Que je m'y blesse, ou non d'ailleurs. « J'ai bien peur de ne pouvoir satisfaire ta curiosité, je ne révélerais pas mes atouts si facilement, Yuki Noah. » Non un brin de défi dans la voix, pourtant ma phrase pouvait être interprétée comme tel. Je repris donc. « Pourquoi t'intéresse-tu autant aux Sabreurs ? Ou à mon épée ? »

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Sam 7 Oct 2017 - 0:06

Je m'étais mal comporté ? Quelque chose ne lui avait pas plu dans mes paroles ? Étrange, j'étais pourtant certain de m'être conformé comme il se devait aux politesses habituelles. Peut-être pas en fait. Je n'y réfléchissais pas trop, ça me saoulait singulièrement. En tout cas, la réaction de la dénommée Ueno ne se fit pas attendre, à croire qu'elle s'attendait réellement à ce que je fasse tomber mon masque pour lui trancher la tête. Je pourrais le faire tiens. Ce serait marrant, et ça mettrait un peu de piquant dans ma vie. Mais jouer les méchants ne faisait pas partie de mes projets actuelles. J'y penserai quand j'aurai tout remis en ordre.

Alors que je poussais un profond soupir, je me relevais lentement, un peu déçu de ne pas avoir obtenu de réponse finalement. Eh, j'avais bien le droit d'avoir mes propres questions non ? Mademoiselle Nakamura, notre discussion ne commençait pas sur de bonnes bases, faites un petit plus d'efforts s'il vous plaît. Je notais en passant que mon nom lui avait forcé une certaine réaction. Elle était donc familière avec les Yuki ? Maintenant que j'y réfléchissais, son visage ne m'était pas inconnu, je l'avais vu autre part que lors de l’Épreuve du Torrent...

- Au fait, c'est pas toi qui se tient si souvent aux côtés de notre Nidaime ? Je crois vous avoir vu avec lui lors de notre retour à Kiri. Vous êtes amis ?

Ses relations avec le Nidaime, Yuki Sôsuke, ne me concernait en rien. Et je ne me doutais pas de la réponse qu'elle comptait m'apporter Mais, vous savez. Le 100% n'existait pas. Et avec de la chance, la question ferait mouche. Elle en vint d'ailleurs à me questionner sur mes intentions. Effectivement, c'était une étape par laquelle je devais passer. Plusieurs options s'offraient à moi, et aucune d'entre elles ne me plaisait réellement. Pourtant, je n'allais pas la laisser poireauter comme ça, sans lui répondre. Ce serait vraiment méchant de ma part. La scrutant de mon regard lassé, je tentais de réfléchir aux mots que je comptais employé, avant de finalement abandonner mon idée et de partir en impro totale.

- Le Daimyô de Hi no Kuni est mort par ma faute.

... Attendez. C'est pas vraiment ce que j'attendais quand je parlais d'impro, vous savez ? Bah, c'était trop tard maintenant. Levant ma main pour me gratter l'arrière de la tête, je restais impassible en poursuivant, après ce moment de flottement extrêmement gênant.

- Les Sabreurs sont la faction la mystérieuse de Kiri à mes yeux. Je suis quelqu'un de curieux. Je m'intéresse à ce que je ne connais pas. Je te l'ai déjà dis, je souhaite vous connaître. Vous, vos motivations, ce qui fait que vous brandissez vos lames.

Je fis alors un pas vers elle. Prudemment. Après tout, elle était toujours dans la possibilité de me trancher la tête. Mais on ne pouvait pas vivre sans prendre de risques, c'était une leçon que chacun se devait s'assimiler.

- Je veux retrouver ma voie du Shinobi.

C'était faux. Je m'en foutais un peu. Et pas totalement en même temps. Je restais persuadé que la force était le seul moyen d'arriver à mes objectifs, de réaliser mes ambitions, de trouver cette Sérénité que je désirais tant. Mais pour trouver cette force, il fallait un point de départ. Le Nindô en était un bon à mes yeux. Je pensais en avoir un, mais ma défaite face au Nara avait bien prouvé le contraire. Un faible Nindô ne pouvait rien accomplir. Les Sabreurs, que pouvaient-ils faire, eux ?


Dernière édition par Yuki Noah le Mar 10 Oct 2017 - 20:48, édité 1 fois
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Mar 10 Oct 2017 - 20:46

L'interrogation dans son regard était déconcertante. Si en effet je ne le connaissais pas, il semblait se souvenir de moi de plus de manière qu'il ne l'avait prétendu de prime abord. Ça aurait pu m'être flatteur que mon visage lui rappelle celui aux basques du chef de ce village. C'était vrai que pendant un temps il a semblé avoir eu bien besoin de moi, autant en tant que personne qu'en tant qu'Ombre de la brume. Alors, mes deux iris suspicieuses sur le grand brun, je décidai pourtant d'être plutôt commode cette fois, et bienveillante, je me contentai de lui répondre. « Disons seulement que je suis l'une de ses plus fidèles alliées. » Il ne comprendrait peut-être pas, ou bien de travers. Mais parmi le peu de gens qui avaient pu côtoyé le déshérité du clan Yuki, j'étais comptée parmi les plus vieux, et ce malgré mon âge moins avancé que le sien.

Mais trêve de nostalgie, ce Noah n'était pas là pour parler histoire, relation, et sûrement encore moins pour parler du nouveau Mizukage. Après tout s'il voulait apprendre à le connaître il n'avait qu'à aller à sa rencontre. Une question me taraudait cependant. Quelle était la simple opinion de cet homme, qui ne donnait pas vraiment d'image sur sa position au sein de son clan, à propos de Sôsuke, déshérité, à la tête de Kiri. Evidemment tout ceci ne me regardait pas, et contrairement à lui, je ne comptais entrer dans les sujets épineux et personnels. Ce revers de médaille était tout de même un comble à y penser pour le Yuki sans héritage. Je savais pertinemment qu'il n'était pas de ce genre, pourtant, en ce qui me concernait, j'étais fière qu'il eut cette petite vengeance sur la famille qui l'a repoussé pour avoir choisi autre chose que la voie originelle.

L'objet des Yuki était, pour moi, un véritable mystère et un sujet bien tabou. Il ne manquait plus qu'il ne me parle du dirigeant des geôles et nous avions la cerise sur le gâteau. Cependant, sans rien laisser transparaître sur mon visage, toujours sévère, j'entrouvris la bouche lorsqu'il fit son premier aveu. Puis refermai aussitôt. Il était donc lui aussi à Shîto. De sa faute. Réanimant une plaie peu cicatrisée, je restai silencieuse et le laissai passer à autre chose, comme s'il venait de faire une erreur. S'était-il seulement rendu compte qu'il avait avoué une faute que je pouvais également me reprocher ? Et je m'en incombais depuis l'instant même où l'on m'avait amené à fuir. Après tout, c'était bien à cause de nous, cet homme tentaculaire, Sôsuke et moi, que les bandits, auparavant nôtres, avaient pu passe la barrière que nous avions défendu. Nous avions perdu. Lui, moi, nous tous. Mais de cette abcès je trouvais une sorte de renouveau, de force, que j'avais perdu depuis bien longtemps, et que m'inspirait autant la défaite que l'espoir. N'était-ce pas là l'important ? L'espoir d'un avenir pour Kiri.

J'étais restée immobile tout ce temps, silencieuse également. Il exposa alors une explication qui ne me semblait pas suffisante pour que je lui révèle quoique ce soit d'un tantinet important. Après tout s'il souhaitait en apprendre un peu plus, il pouvait d'or et déjà tourner la tête. Sur certains murs trônaient des quelques fresques qui retraçaient des contes. Un conte. Pour moi même ce dernier était encore bien trop flou, pourtant il était évident, qu'entreposé là, il y avait un lien avec le Grand Dojo, avec nous autres, Sabreurs. « Je brandis ma lame parce que je suis une kunoïchi. Je la lève pour ce village car je suis Kirijin. En quoi sommes-nous plus mystérieux que les Kaguya ou même que vous, Yuki. » J'haussai les épaules, humble, froide, et la voix sombre. Je le mettais en partie en garde pour qu'il fasse attention à ce qu'il dirait. « Nos motivations sont peut-être les mêmes que celles de ton clan, du moins si je ne suis pas désabusée en imaginant que l'intérêt demeurera en ces terre, au pays de l'Eau, ses vestiges, son histoire, que nous avons tous marqué de nos coups, de nos sabres. » Mais sa dernière phrase ne pu qu'aiguiller ma propre curiosité. Lui ayant permis de faire un pas, j'en fis un à mon tour, plongeant mon regard dans le sien comme pour desceller ses secrets, et je repris. « Ta voie du Shinobi ? Tu sais. C'est de ma faute si nous avons perdu Shîto. » Je fis une pause, bien que mon ton était bien trop direct pour que je le pense avec sincérité, je le toisai en tournant un peu la tête sur le côté mais ne le quittant pas. « Pourtant je ne m’apitoie pas. Pourquoi pense-tu que nous sommes ceux qui pourrons t'aider ? »

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Ven 13 Oct 2017 - 23:12

L'une de ses plus fidèles alliés ? Malgré tout ce que je pouvais ressentir actuellement. Malgré mes appréhensions sur ce Mizukage dont je ne connaissais rien, je ne pu m'empêcher d'esquisser un bref sourire à cette annonce, le regard plus tendre pendant un instant. Alors, Sôsuke avait des alliés. Il ne marchait pas seul, il avait des épaules sur lesquelles il pouvait s'appuyer en cas de besoin ? Lui qui était rejeté de la plupart du clan, ça me faisait du bien de savoir qu'il n'était pas seul. J'étais d'avis qu'un véritable chef, digne de ce nom, devait s'entourer d'alliés dignes de confiance. C'était au moins un soucis que je pouvais ôter de mon esprit.

Après s'être muré dans un silence respectueux pour me laisser parler, Ueno la Sabreuse m'expliqua pourquoi elle se battait. Oui, c'était une belle phrase. Finalement, elle n'avais pas besoin de plus d'explications. Mon désir était idiot quelque part. Mais le ton qu'employa cette dernière, la manière dont elle compara les Sabreurs aux Kaguya et aux Yuki... Je me demandais quels genres de liens elle entretenait avec notre clan.

- C'est présomptueux de ta part de te comparer au grand et noble clan qu'est le mien. Les Yuki sont supérieurs en tout point à n'importe quel autre plébéien de ce village. Le clan Yuki est le principal acteur de la Paix qui règne en Mizu no Kuni, de la création de ce village... C'est le clan Yuki qui doit se trouver au sommet du monde.

Ayant prononcé ce petit discours d'un regard toujours aussi blasé, le visage impassible, je laissais flotter quelques secondes avant de soupirer, me grattant l'arrière de la tête.

- Je plaisante... En fait, je t'avoue que ces histoires de clans ne m'intéressent pas. Ne me met pas dans l'même panier que Sôsuke, Tetsuko... Ou même Eiichiro.

Oui. Nous étions différents, même si nous portions le même nom. Eux, malgré les avis que l'on pouvait avoir, étaient de véritables acteurs de la vie à Kiri. Moi, j'étais un spectateur. Je ne faisais rien en désirant tout faire. C'était moi qui me comparait le plus aux autres au bout du compte. La suite des paroles de la Sabreuse eurent raison de moi, une nouvelle fois. Je m'apitoyais lamentablement sur mon sort, c'était un fait. Je ne pouvais pas en faire autrement. Elle avait aussi sa part de responsabilité dans notre défaite à Shîto ? Je le savais. Je savais bien que je n'étais pas l'unique responsable. Pourtant...

- Vous n'êtes pas liés par le sang. Nous ne savons que peu de choses sur vos armes... Voilà en quoi je vous trouve mystérieux. Je me dis juste qu'en explorant des terres nouvelles, je serai capable de me reconstruire.

Fourrant mes mains dans mes poches, j'allais m'adosser à un mur, levant les yeux en l'air, serein.

- Tu vois ? Toi, tu continues de te battre pour ce en quoi tu crois. Moi, je suis trop faible pour cela. Pour accomplir nos rêves, nous devons nous fixer des objectifs précis, et nous donner les moyens nécessaires pour y parvenir.

M'arrêtant un instant, je réfléchissais à la suite, tentant d'éviter au maximum de me mettre Ueno à dos, bien que c'était mal partit.

- Vous faisiez partie du mouvement qui a fondé Kiri, vous avez aidé à sécuriser le pays... Mais, que faisiez-vous avant ? Comment viviez-vous, quand le chaos régnait sur ces terres ?

Une idée commençait à germer dans ma tête. Finalement, cette conversation avec la jeune femme se montrait déjà superbement efficace. Je penserai à l'inviter à boire un verre si le temps nous le permet.
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Jeu 19 Oct 2017 - 0:39

D'abord menaçante, mon regard avait bien sombré lorsqu'il repris mes mots, lorsqu'il éleva plus qu'il n'en fallait son prestigieux clan. Dans le fond, c'était presque des mots que j'aurai pu voir sortir de la bouche du chef des geôles. Ce fut pourquoi ma main se repositionna sur la garde de mon katana ; ce qui semblait en être un. Les doigts tendus, crispés autour de la texture vipérine, mon visage quant à lui resta humble, inexpressif. Je déglutis lorsqu'il reprit presque aussitôt, affirmant que ce n'avait été qu'un jeu. Un drôle de jeu qui ne l'avait même pas amusé. Mes muscles s'alanguirent seuls. Je n'en montrai rien depuis mon minois, mais mon bras revint le long de mon corps. Et je l'observai en profondeur, le regard analytique, pourtant je repris à ses mots en une question plus où moins rhétorique, n'attendant pas de réponse. « Dans ce cas qui es-tu ? » Ni Sôsuke le brave, ni Tetsuko le jeune, ni Eiichiro l'imbus. Ces trois là étaient des entités très différentes, et cela semblait bien être un fait aussi présent au sein même de leur famille. Yuki Noah se retrouvait-il perdu entre ces forts caractères ? Je le trouvais pathétique.

Il cherchait à sortir de l'eau dans laquelle il se noyait, pourtant ce ne serait pas sans nager qu'il y parviendrait. Haussant légèrement un sourcil, je le toisai lorsqu'il exprima son envie de se reconstruire. Pensait-il sincèrement que ce serait aussi simple ? Ceci dit après tant de temps, depuis le retour de Shîto, il devait bien s'être rendu compte que non. Il était désespéré. Une âme en perdition qui ne recherchait qu'un chemin à emprunter. Et concernant l'aide à autrui je n'étais pas des plus aisée dans ce domaine. Il ne le savait visiblement pas, et mes méfaits ne s'étaient apparemment pas ébruités. Mais je n'étais pour autant pas à la meilleure place pour tous ces ténèbres.

Ses jérémiades commençaient peu à peu à m'agacer. Je me retournai en un long et bruyant soupir, ôtant définitivement mon fourreau pour le garder d'une main. Apparaissant comme plus intéressée par le siège dans le fond de la grande pièce, je m'emparai d'un sabre, le plus aigu de ce support proposant les armes d'entraînement. L'inspectant dans le silence, écoutant le triste Yuki à demi-mot, je revins vers lui et lui jetai l'arme découverte aux pieds. « Tu m'saoûle. » Fis-je la langue faucheuse et cinglante à la fin de sa dernière question. Je dégainai d'un geste lent et grand mon propre sabre, le légendaire Dokueki. Puis je la regardai. « Pour te répondre, ce n'est pas important ce que je faisais avant, ce que chacun des membres de cette Confrérie faisions avant tout ça. Est-ce que ça nous a aidé à en arriver là ? Non. Shîto est totalement indépendant de notre passé, de ton passé. Il n'est que la cause de ce que tu vas faire maintenant, de ce que tu vas faire demain. »

Cette fois ce fut un sourire qui s'écorcha sur mon visage, étirant mes pores un peu plus de part et d'autre. Je me mis en garde et le fixai droit dans les yeux. « Trop faible c'est ça ? Alors tu m'en voudras pas si je prends ta vie ? » Je penchai de quelques degrés ma tête sur le côté et fis une moue qui montrait tout un dédain. Du bluff ? Très certainement. Mais ça il ne devait pas le savoir dans l'immédiat. « Mais puisque je ne peux oublier d'où je viens je vais quand même t'éclairer. » Et je patientai de voir s'il prendrait cette arme ou s'il ne le ferait pas. « Je vivais de peu dans une petite famille qui est en possession de ce sabre depuis des générations et dont j'ai hérité. J'ai appris à m'en servir très jeune pour devenir celle qui a participé à une partie de la Purge pour ensuite aider à la construction de Kiri. » C'était concis mais par cette initiative je voulais simplement qu'il comprenne une chose essentielle : que je n'étais personne, sans nom, avec seulement un emblème légendaire à la main. Comme à cet instant finalement.

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Dim 22 Oct 2017 - 18:45

Est-ce que j'avais de l'humour ? Est-ce que les Kirijin pouvaient être drôles ? C'était de sacrées questions que je me posais là. Quand j'observais les réactions de la Sabreuse en face de moi, j'en doutais fortement. Ma petite blague semblait l'avoir piqué au vif. En même temps, je restais un Yuki, peut-être que je paraissais plus crédible que je ne le pensais. Je devrais songer à me montrer plus précautionneux à l'avenir. Et puis, prendre des cours d'humour aussi J'en manquais cruellement. Je voulais pas non plus passer pour le clown de service, j'avais pas assez d'énergie pour cela. Mais le rire était un bon moyen d'oublier nos problèmes... Pas vrai ?

Qui je suis ? Ueno, en voilà une bonne question. Je préférais ne pas répondre, j'aurai tort dans tous les cas. Après tout, ce n'était pas à moi de me définir. Je comptais sur les autres avant tout, ils étaient bien plus compétents que moi dans ce domaine. Au moins, on semblait s'être tacitement mit d'accord sur un point : J'étais vachement chiant à parler. Mais c'était important, essentiel ,primordial ! Accordez-moi un peu de temps et un jour, je maîtriserais la télépathie, je m'en fais une promesse ! Même si elle ne répondit pas à mes questions, elle eut le mérite d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait. Restant de marbre, je me mis à l'écouter tout en ramassant l'arme qu'elle avait jeté à mes pieds.

Elle comptait se battre ? Pourquoi pas, c'était une idée comme une autre. Finalement, elle avait décidé de me répondre. Elle changeait d'avis assez rapidement j'aurai pensé qu'elle se serait contenté de me trancher la tête et de retourner vaquer à ses occupations. Je ne souhaitais pas mourir spécialement, mais cette éventualité ne m'effrayait pas tant que cela.

- Tu dois avoir raison...

D'un geste, je dégainais alors l'arme d'entraînement prêté par la Sabreuse, avant de m'élancer sur elle pour lui porter un coup de sabre vertical. J'étais une vraie brêle en Kenjutsu, mais je me débrouillais malgré tout. Elle évoqua brièvement les origines de son arme, ce qui m'interloqua.

- Depuis des générations ?

Quel âge cette lame avait au juste ? Qui l'avait conçu ? D'où venait-elle ? Il y avait tant de questions que j'aurai aimé lui poser, mais ce n'était peut-être pas le moment. Je soupirais, avant de reprendre la parole.

- Il existe une arrivée, et des milliers de chemins. La question est de savoir lequel prendre pour arriver à destination.

Je frappais de nouveau du plat de la lame, tentant de la faire reculer. Je mettais bien plus de force que je ne le pensais dans mes coups, je me trouvais face à quelqu'un d'envergure aussi. Une allié proche de Sôsuke, une Sabreuse.

- Je ne cherche pas à m'apitoyer sur mon sort, je déteste ça. Et pourtant je le fais tout de même. Je n'aime pas gaspiller mon énergie, et pourtant je t'attaque. Tu sais, je pense que je ne suis pas d'accord avec toi.

Je soupirais alors, venant lentement me gratter l'arrière de la tête, tout en fixant Ueno de mes yeux passifs.

- Le passé ne décide pas de notre avenir... Mais il nous en donne les clés.

Quel poète, malheureusement, cette phrase n'était pas de moi.
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Mer 25 Oct 2017 - 3:49

Il avait réagi tel que je l'espérais. Cette posture qu'il emprunta d'abord avait de faibles failles, je pouvais lui rendre qu'il semblait savoir comment manier ce genre d'arme. Face à lui j'usai en premier d'une tactique minime d'intimidation, prenant bien soin de le longer du regard des pieds à la tête. Lui laissant croire à un jugement hâtif, je me mis à sourire de plus belle. C'était peut-être l'une de mes meilleures tactique, malgré le fait que je ne pouvais l'employer à chaque fois. Or en cet instant il s'agissait évidemment d'un exercice. C'était amical, sans vraiment l'être finalement. Il était kirijin et nous n'avions pas besoin dans les rangs d'un shinobi en proie au doute. Certainement pas en ces temps qui affirmait un possible éveille de la nation de l'eau.

Empoignant ma propre garde à deux mains, je bloquai ce premier coup qu'il prononça du tranchant de ma lame. Il devait penser que je ne plaisantais pas, que je lui prendrais la vie à la moindre de ses erreurs, comme cela avait pu être le cas à Shitô. Mais je voulais surtout qu'il donne plus que ce qu'il n'avait pour tout ça. C'était un comble, je me voyais aider un énième membre du clan Yuki alors que mes pensées envers cette famille ne bénéficiaient guère de ma sympathie. Je pensai à Eiichiro et ce que j'estimais être une haute trahison. Je songeai à Sôsuke et la raison de son départ pour l'armée navale du Daimyô Naragasa. Et je regardai le brun droit dans les yeux lorsque les différents fers se croisèrent.

Prenant appui sur mes deux jambes, je finis par le repousser d'un geste vif pour finalement fracasser l'effilé de ma lame mortelle droit sur son visage. Une offensive aisée à parer, ce même pour le plus débutant des bretteurs. « Oui des générations. Je ne sais pas moi-même d'où cette épée provient réellement, personne n'a jamais voulu me le raconter. » J'affichai un rictus qui dessina la commissure de mes lèvres pour finalement relâcher la force mise pour maintenir le contact d'acier, et je fis un tour rapide sur moi-même pour venir réitérer la même attaque que la précédente mais de l'autre côté. J'employai de ma force, bien que peut-être amoindrie en comparaison au manieur de glace, pour le frapper une nouvelle fois, souhaitant le voir flancher le bras. Rien de très concluant, du moins tant qu'il n'y avait eu aucune utilisation d'atout, que cela soit pour l'un ou l'autre. Il recommença sa tentative et cette fois je dus laisser la lame me frôler dans un vif recul pour l'éviter. Le regard plus attentif qu'à l'accoutumée, je soupirai doucement pour rester immobile. Je ne comptais pas repartir de sitôt, privilégiant l'observation, lui laissant une fois de plus la main. « Ca y est tu t'affirmes ? » Les yeux s'écartant de mon interlocuteur pour venir rapidement glisser sur le plafond, je maintins l'épée au creux de ma main, bien que de cette initiative je n'invitais pas à plus d'hostilité.

Un soupir retentissant dans cette grande pièce uniquement habitée de deux individus. Mon poing toujours entourant le manche en mue de serpent, je commençai à l'entendre siffler. Lui. Ne souhaitant pas en venir à rendre des comptes, je rangeai Dokueki en faisant comme si de rien n'était. Je croisai les bras, le dédain de mes yeux se transforma en une forme de lueur de pitié, car c'était tout ce qu'il m'inspirait maintenant. « Alors dis-moi quelles clés tu as à présent ? Dans ton état je pourrais même presque dire que tu n'en as aucune car je ne suis même plus certaine que tu m'aies dit la vérité. » Les sourcils maintenant froncés, je m'avançai du Yuki en rangeant brusquement ma lame dans son fourreau. « Si tu n'es pas prêt à te battre pour ta vie et cette de ce village j'estime que tu n'as rien à faire ici. » La Confrérie des Sabreurs n'était, et ne deviendrait pas, un clown sans nom qui avait perdu ce en quoi il croyait. « Alors reprend-toi, et le jour où tu auras enfin compris que tu étais pathétique, que tu te seras enfin relevé, Yuki Noah, tu reviendras me défier. Peut-être seulement à ce moment tu mériteras que je te donnes nos ficelles. »

Sur ces mots, je le toisai de tout sa longiligne silhouette et je me remis en marche d'un pas lent et gracieux. Prenant certains airs qui ne me seyaient pas en temps normal, mais cette fois je le contournai, exilant ma présence, et le laissai cogiter seul. Car il devait bien apprendre qu'il était le seul à pouvoir se sortir de sa propre situation.

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Lun 30 Oct 2017 - 23:46

Nakamura Ueno. Cette femme employait des mots qui me faisaient mal au coeur. Mais je ne pouvais pas vraiment dire qu'elle avait tort. Ou en tout cas, de ce que je lui avais dis, ses réponses n'étaient pas incohérentes. Seulement voilà, il y avait un détail que je ne lui avais pas révélé, un détail peut-être crucial. Mais qui n'avait pas sa place dans notre conversation. Elle maniait la lame avec habileté, je sentais bien que son expérience ne faisait que grandir, et j'avais parfois l'ascendant, mais en combat réel, je n'aurai sans doute pas tenu la distance si elle avait exploité toutes les capacités de son arme.

En tout cas, voilà maintenant qu'elle s'apprêtait à s'en aller, me toisant avec pitié. J'en méritais vraiment autant ? Impassible, j'observais sans un mot cette fine créature qui m'échappait progressivement des mains. Je ne possède aucune clés présentement ? Je lui mentirais ? Je n'aurais rien à faire ici ? Décidément, elle était vraiment cruelle, une véritable vipère. Mais après tout, que pouvais-je contester ? Si je lui révélais le véritable fond de ma pensée, nulle doute qu'elle pourrait me trancher la tête en un instant. C'était ce genre de choses que je souhaitais garder au fond de moi, à jamais. Nous possédions tous nos propres secrets, pas vrai ?

Elle aussi, elle devait bien en avoir. Le contraire serait même surprenant. Elle souhaitais que je revienne la défier, le jour où je me serais "relevé". Intéressant comme terme. Donc je me trouvais à terre actuellement ? Je n'étais plus en mesure de rester debout sur mes pattes ? Aaah, pauvre félin que j'étais. Alors qu'elle passait à côté de moi pour s'en aller, je finissais par murmurer.

- Merci.

C'était peut-être le mot le plus inutile que le langage humain possédait. Et pourtant, c'était le seul qui m'était venu à l'esprit. Sans lui accorder plus de regards, je poussais un profond soupir en allant m'asseoir, restant seul dans ce Dojo. Il n'y avait donc plus personne ? Réellement ? Ce n'était pas plus mal. Je devais imaginer qu'on ne pouvait pas fumer dans un tel lieu, mais ça ne me gênait pas. Pour cette fois, je pouvais bien me passer d'une clope.
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Le son d'une lame | PV. Nakamura Ueno

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