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[Les Aventures de Kotarô] Le plan à trois. [Libre]


Mar 26 Sep 2017 - 11:32
Nouvelle épreuve aujourd'hui dans la vie de notre héros Kotarô. Celui-ci se baladait dans son village et plus précisément dans le cœur commerçant d'Iwa afin de pouvoir admirer l'art qui faisait autant la réputation d'iwa par-delà ses terres et les autres contrées. Était-ce si beau et grand que ce que le monde prétendait ?

Alors là, c'est le comble, il pouvait y voir de tout et de n'importe quoi. Des peintures qui ne ressemblent à rien, des vases difformes, des représentations dessinées de gens très très moche... Enfin il se demandait ce qu'avez bien pu trouver le monde à Iwa du côté des œuvres d'arts : Kotarô est persuadé qu'il ferait mieux que tous ces gens en utilisant un pinceau ou de l'argile avec ses pieds.

Totalement décontenancé et n'en revenant pas, il continue sa route dans la grande ruelle jusqu'à ce qu'il tombe enfin sur quelque chose d'intéressant : un vendeur qui sait faire quelque chose de ses dix doigts. Il vendait surtout des vases de très hautes qualités, de haute voltige, qui en mettaient plein la vue aux passants de la rue commerciale. Étais-ce si précieux que cela ?

Il constatait légèrement quelques créations qui tiraient leurs épingles du jeu, mais rien de bien foufou non plus se disait-il. Se tournant pour continuer son chemin, il n'avait pas vu un vase qui se trouvait derrière lui, le faisant malencontreusement tomber avec l'un de ses Katana. Le patron, qui entendit le bruit sourd se précipiter sur la scène de crime, il n'avait l'air pas très content.

Vendeur pas content - Le trésor de ma famille !!! Il vaut plus de 92.000.000 Ryôs ! QUI A FAIT CELA ?!
- ... ... C'est lui. Disait-il en pointant un inconnu du doigt.

Non Kotarô... tu n'as pas osé...
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Mer 27 Sep 2017 - 2:52
Le plan à trois ft. RYŪZŌJI KOTARŌ


- Allez, au revoir vieille branche ! s'écria Akimoto en sortant d'un bar tout en titubant.

La journée n'était pas très avancée, mais le Borukan était déjà visiblement bien éméché. Depuis son assermentation en tant que chef de clan et encore davantage depuis qu'il avait appris sa nomination comme chef de la police du village, Akimoto n'avait pas eu beaucoup de temps pour se laisser aller. C'est pourquoi, lorsqu'il avait appris la venue à Iwa de son cousin Akomiti, il avait décidé de prendre une journée pour en profiter pleinement. Fidèle à la réputation de leur clan, les deux hommes s'étaient rendus dès l'ouverture dans un petit bar du quartier commercial, le plus miteux possible afin qu'Akimoto ne croise personne qu'il connaissait. Cela aurait pu avoir une incidence fâcheuse sur sa réputation déjà entachée et loin d'être parfaite.

À la sortie du bar, le colosse commençait à avoir sérieusement faim. Boire en aussi grande quantité lui avait définitivement creusé l'appétit. Suivant les ordres de son ventre gargouillant, le rouquin s'était donc dirigé en titubant jusqu'à l'artère principale afin de trouver un autre établissement où manger convenablement, abandonnant son cousin qui s'était endormi ivre mort sur leur table. Hors de question pour son estomac d'ingérer la nourriture infecte de ce bar miteux.

Au tournant d'une ruelle, le grand Borukan se trouva derrière un drôle d'homme, portant à sa ceinture trois sabres. Ce dernier marchait lentement et grimaçait à la vue des étranges sculptures et vases des différentes échoppes. Alors qu'Akimoto tenta de le contourner pour pouvoir progresser plus vite jusqu'à son repas - il salivait déjà à l'idée d'engloutir d'exquises brochettes épicées - le samouraï lunatique se retourna et renversa un immense vase avec l'une de ses armes.

- Hum ?! s'exclama le Borukan en sursautant alors que le véritable coupable le pointait du doigt.
- Vous me devez 92.000.000 Ryôs malandrin! Vous avez brisé mon vase le plus précieux !?

Ne comprenant pas tout à fait la situation, Akimoto éclata d'un rire bien gras et grave. 92.000.000 Ryôs ?! Il s'agissait là d'une somme complètement ridicule. Même les oeuvres les plus célèbres des artistes Chôkoku ne s'élevaient pas à un prix aussi faramineux. Devant la décontenance du grand rouquin, le marchand se mit en colère et gesticula davantage.

- Oï! C'est pas moi, c'est lui! hic J'ai tout vu ! hic dit-il en pointant l'homme aux multiples sabres, l'instigateur de toute cette situation.
- Vous ! dit-il en pointant à son tour l'homme aux cheveux verts Aidez-moi à l'appréhender ! Ce rouquin est complètement ivre et clairement coupable !

Avant qu'Akimoto ne puisse réagir, le vieux se jetait déjà sur lui.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Sam 30 Sep 2017 - 13:39
Une situation des plus démesurées se présentait aujourd'hui à notre grand héros. Bien évidemment dans sa chance naturelle et quasi inégalée il avait fait geste de briser inconsciemment un vase d'une valeur totalement démesurée et dont il fallait se l'avouer, le Samurai vert n'avait pas les moyens de rembourser. Pris par la panique à l'entente de la somme annoncée par le vendeur colérique il ne pouvait que se résoudre à dénoncer le coupable....

- N'essaye pas de te destituer de tes responsabilités homme de muscle ! Je t'ai vu renverser ce vase ! C'est lui, chef ! Insistait-il en continuant de pointer l'inconnu du doigt, la tête tournée vers le vendeur de bricole.

Pour le coup, notre protagoniste ne possédait aucune classe. C'était un acte assez lâche de mettre en coupable un pauvre innocent qui ne faisait que passer et malheureusement : il s'agissait-là du plus costaud de toute la ruelle commerçante. Décidément Kotarô avait le don pour s'attirer naturellement des emmerdes plus grosses que lui. Mais il ne fallait pas reculer... le vendeur demandait son aide et bien sûr : il se devait de jouer le jeu, au risque de paraître suspect.

Il remarquait cependant un détail : le colosse était ivre. Une occasion inespérée pour notre Héros qui allait bien en profiter ! S'élançant dans toute sa grâce alors que le commerçant essayait de retenir le rouquin, il se retrouvait en l'air à l'horizontale dans le but de s'écrouler de tout son poids sur l'homme ivre, telle une prise de catch des plus farfelues.

Marchand hystérique - Que l'on appel les autorités ! JE VEUX MON ARGENT !

La police ? Non ! Certainement pas ! Cette situation commençait à s'envenimer. Notre héros devait s'éclipser au plus vite avant qu'il ne soit démasqué. Profitant de la panique et de la situation il commençait à s'élancer en courant dans la ruelle commerçante après s'être relevé sans crier gare à ce qui pouvait arriver à ce rouquin ou ce vendeur de pacotille.

Marchand Hystérique Subjugué - REVENEEEEEEZ !

Le marchand ne voulait pas laisser échapper son seul témoin, mais il ne pouvait pas non plus laisser filer le " supposé coupable " ! Tant pis ! Un rouquin de deux mètres et costaud comme deux portes serait facilement retrouvable. C'est ainsi qu'il décidait de s'élancer à la poursuite de son précieux témoin, car une plainte sans le témoignage de notre protagoniste serait considérée comme nulle.

- Il faut que j'me tire et rapidement ! J'ai pas le temps pour ça ! Se disait-il, poursuivi dans les ruelles par un marchand plus collant qu'une ex reloue.

Mais au fait... que devenait le coupable ?
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Sam 30 Sep 2017 - 17:22
Le plan à trois ft. RYŪZŌJI KOTARŌ


Le marchand s'était abattu sur Akimoto avec une fureur et une colère pratiquement divine. Tellement grande, qu'on aurait dit que le colosse venait de briser l'hôtel sacré d'un deus quelconque qui offrait maintenant son courroux au rouquin. Alors que le vieil homme martelait sans effet l'imposant torse du shinobi - qui se contentait de chanceler davantage à chaque répercussion - le véritable coupable l'accusait de plus belle, le pointant à son tour du doigt. Ce filou n'avait donc aucun honneur? Accuser ainsi un homme honnête - quoi complètement ivre - était un geste de lâche. Un geste qu'Akimoto Borukan ne pardonnerait pas d'aussi tôt.
- Que l'on appel les autorités ! JE VEUX MON ARGENT !
Alors que le roux allait armer son poing immense pour corriger comme il se devait le malandrin aux cheveux verts, cette nouvelle réplique du commerçant le figea sur place. Eurêka! Il s'exclama haut et fort, croyant avoir trouvé sa salvation : "J'suis po..." mais il s'arrêta dans son élan. Le chef de la police au coeur d'une altercation alors qu'il était complètement ivre sur ses heures de services? Cela ferait scandale dans toutes les sphères du village. Chôgen-dono voudrait probablement sa tête après cela. Et que dire de tous ces enquiquineurs au sein de son propre clan qui aimerait le voir destitué pour qu'un Borukan plus modéré prenne le relais? Non, Akimoto ne pouvait pas se permettre de dévoiler son identité. Pas une seule seconde, il ne pensa que sa carrure de mastodonte et sa crinière rousse avaient déjà fait tout cela pour lui.

Jouant en sa faveur, le véritable coupable - sentant probablement la pression à l'appel des policiers - prit la poudre d'escampette. Un instant il était présent, l'accusant férocement de son doigt pointé et le suivant - un simplement clignement des yeux plus tard - il avait disparu! Le marchand d'art s'était lancé à sa poursuite, chose que le grand roux s'empressa de faire à son tour. Il aurait pu tout simplement fuir, mais cela ne lui permettrait pas de laver son honneur. Akimoto se lança donc à son tour à la poursuite du brigand. Sa coordination n'était pas ce qu'elle était lorsqu'il était sombre. Courant loin derrière le vieil homme, le roux avançait en chancelant et en bousculant les passants.
- Revenez ici hic Voyou !!
Bientôt, le grand Borukan avait pris tellement de retard qu'il ne put apercevoir au loin que la silhouette du bandit et du marchand qui tournait les coins de rue, chaque fois avant qu'il ne puisse les rattraper. Akimoto s'arrêta, complètement essoufflé et l'envie de gerber qui commençait à lui monter à la gorge. Mais il n'avait pas dit son dernier mot! Le grand roux connaissait les moindres recoins de cette ville, des raccourcis il en connaissait des milliers. Plutôt que de continuer à poursuivre aveuglément ses proies, Akimoto bifurqua dans une ruelle perpendiculaire à la rue, puis une deuxième, puis une troisième. Quelques instants plus tard, il émergea dans une nouvelle rue et, comme ses calculations avaient été exactes, le sabreur aux cheveux verts et le marchand fonçaient droit sur lui. De son imposante carrure, le Borukan se mit en travers de leur route et plaça sa main grande ouverte devant lui en guise de "stop".
- Ça suffit maintenant hic sale brigand! Je vous arr... Mais le rouquin ne put pas terminer sa phrase. Toute cette course endiablée avait finalement eu raison de lui. Plutôt que de prononcer le dernier mot, il eut un haut de coeur. Plutôt qu'un son, ce fut une énorme gerbe de vomis qui sortie de sa bouche, tout droit en direction du malandrin.

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Jeu 5 Oct 2017 - 17:00

Les aventures pittoresques de Kotarô : Le stratège •••

Tu passais par les recoins les plus amoindris, tu tournais à gauche puis à droite, tu sautais, tu évitais les gens sur ton passage au dernier instant : tu ne voulais absolument pas te faire attraper et pour cause : la somme que tu devrais payer te prendrait sûrement toute une vie à récolter. Ton adrénaline ne faisait qu'un tour dans tout ton corps, tu courrais aussi vite qu'un vil félin chassant une proie... Hors de question d'échouer ici, ne cessais-tu de te répéter. Ton adrénaline ne faisait qu'un tour dans tout ton corps, tu courrais aussi vite qu'un vil félin chassant une proie... ta cible était : la survie de ton portefeuille.

Tu voyais au loin une ruelle qui pouvait bien être ta porte de sortie. Regardant un instant derrière toi pour voir la distance qui te sépare de ton poursuivant, tu pouvais remarquer quelques choses d'assez compromettant : le colosse roux était désormais aussi à tes trousses. Une complication en plus, mais ne tenant qu'à peine debout, tu ne t'inquiétais pas de savoir s'il était possible qu'il puisse te mettre la main dessus.

Une fois dans la ruelle tu pouvais constater une ombre qui sortait avec stupeur devant toi, faisant impasse. Le bras en avant il t'imposait de faire stop et de cesser l'escapade que tu avais entrepris : pas le choix, forcément. Pourtant, l'homme n'avait pas l'air très " en forme ", il semblait essouffler, prêt à tomber à tout moment. En essayant de prononcer quelques paroles que tu ne comprenais pas, tu le voyais devenir vert au fur et à mesure.

Igh ! Z'êtes sûr que ça va le vieux ? Z'allez pas l'air bien.


A peine finissais-tu ta phrase que tu le voyais partir en avant, bouche ouverte. Impossible te disais-tu... et bien si, il allait vraiment te dégueuler en pleine tronche. Le temps s'était stoppé, tu bougeais dans un élan quasi inespéré, te retournant pour attraper celui qui était derrière toi : le vendeur. Qu'allait-il se passer ?

Dégoutant ! Oï, vous venez de dégueuler sur le vendeur, après lui avoir cassé son vase. Bon sang, il ne vous à rien fait ce pauvre homme !


Une aubène pour toi. Tu t'étais servi du dégoût de l'homme de muscle pour retourner la situation à ton avantage : une fois de plus tu l'accusais de quelque chose auquel il n'y pouvait rien, une chose à laquelle il était innocente. Peu à peu, tu voyais l'échappatoire venir jusqu'à toi. Tu n'osais pas le faire, mais tu avais envie de sourire joyeusement juste à l'idée de sentir que ta victoire était proche.

Vendeur Hystérique, dégueulassé et puant - ... C'en est de trop ! VOUS VENEZ DE ME VOMIR DESSUS APRÈS AVOIR RENVERSER MON TRÉSOR FAMILIAL ! VOUS ALLEZ LE PAYEZ !

Bingo.
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Sam 7 Oct 2017 - 5:39
Le plan à trois ft. RYŪZŌJI KOTARŌ


Tétanisé par son haut de coeur, Akimoto avait été dans l'incomplète possibilité de se retenir. Alors qu'il plaçait ses mains devant son visage - ayant deviné ce qui arrivait - le jet sous pression de vomissure filait déjà à toute allure vers le fourbe aux cheveux verts. Mais plutôt que te le frapper de plein fouet, ce dernier esquiva habilement le jet qui s'écrasa finalement en plein torse du marchand en colère.

La nausée s'empara soudainement du Borukan qui venait vraisemblablement de creuser encore un peu plus sa propre tombe. Son teint était blême, le rouquin ressemblait à cet instant davantage à un fantôme qu'à un homme respectable. Alors que le marchand explosait de colère une nouvelle fois, Akimoto tomba à la renverse après avoir titubé quelques instants et s'écrasa bruyamment contre le sol.

Sa tête tournait comme jamais, il ne voyait plus aucun échappatoire à sa situation. De quoi aurait-il l'air lorsqu'on apprendrait son identité? Akimoto le Grand, chef de clan et responsable de la police, en plein milieu de journée, déjà ivre mort et au prise avec un scandal de vandalisme. Les journaux à potins auraient sa tête, il en était certain! Tout ça, c'était la faute de son idiot de cousin...Le rouquin tenait toujours bien l'alcool, mais son cousin était la seule et unique personne de tout le Yuukan qui avait une tolérance supérieure à la sienne. Il se doutait bien ce matin-là que les choses se terminerait mal...mais à ce point? Certainement pas. Son honneur était présentement solidement entaché et il ne pouvait pas laisser la situation continuer de dégénérer comme cela plus longtemps. Cet idiot aux cheveux verts et ce marchand commençaient sérieusement à lui tapper sur les nerfs. Si cela n'avait pas été de son état des plus pitoyables, le Borukan lui aurait foutu une raclé depuis longtemps.

Akimoto n'allait certainement pas s'avouer vaincu aussi facilement. Après avoir régurgité une quantité aussi importante de ses tripes, ses couleurs lui revenaient, tout comme ses esprits et son énergie. Le colosse échoué poussa un grognement digne d'une bête sauvage puis se releva quelque peu péniblement. Comme le phénix qui renait de ses cendres, le grand rouquin était de nouveau de la partie.
- SUFFIT ! hurla-t-il au marchand qui s'indignait une nouvelle fois et qui hurlait de plus belle contre lui. Il n'est pas encore arrivé le jour où j'accepterai sans broncher de me faire traiter de vulgaire criminel !
De ses deux mains puissantes, Akimoto agrippa l'artisan par les épaules et le secoua vigoureusement - autant pour le calmer que pour le débarrasser des derniers morceaux de vomissures qui tâchaient ses vêtements. Les dernières traces de gerbe eurent tôt fait de décoller pour asperger les passants les plus près. Il le redéposa délicatement au sol, puis extirpa de sa poche un petit blason argenté : la marque du Yamagenzo !
- J'essais de vous aider dans cette histoire depuis le début, quand le comprendrez-vous ?! dit-il en agitant le badge au visage du marchand.
- M'aidez ?! Vous venez de me gerber au visage!!!!
- Hum...oui...bon, c'était un peu maladroit vous m'en excuserez. C'est toute cette course qui m'a renversé l'estomac. Je suis du Yamagenzo, je vais appréhender cet homme - le véritable criminel - pour vous.
- Yamaquoii ?! Vous voulez jouez les flics et arrêter un homme innocent?
Akimoto poussa un long soupire - visiblement exaspéré au plus au point avec toute cette aventure qui n'en finissait plus. Du revers de la main, sans même prendre le temps de lui répondre, il écarta l'hystérique de son chemin qui tomba à la renverse. Il aurait beau s'expliquer, le roux n'avait pas beaucoup de crédibilité ce matin, et le marchand était de l'un de ses crétins qui ne verrait jamais la vérité en face. Le Borukan porta maintenant toute son attention vers le véritable criminel dans toute cette affaire de pot cassé.
- Vous ! Vous êtes en état d'arrestation, rendez-vous !! beugla-t-il.


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Ven 27 Oct 2017 - 0:55
Etsuko s'était levée tôt ce matin. Elle devait aider sa mère à la serre une fois de plus.

Lasse et à moitié endormie, la jeune fille s'étira dans son lit. Elle frotta ses grands yeux verts tout en se levant d'un pas peu assuré, se dirigeant maladroitement vers l'armoire qui était adossée au seul mur libre d'imagerie fleurissante de la chambrette de la demoiselle. Elle attrapa tant bien que mal une de ses tenues de travail et l'enfila tranquillement, laissant reposer sa nuisette sur le bord de son couchage. Elle se dirigea avec une lenteur certaine jusqu'à la salle à manger où sa mère était déjà attablée, lui faisant un doux sourire en la voyant chanceler avec son air endormi.

« Bien dormi Etsuko ?
- Oui maman... Ça va... Je suis juste encore un peu endormie... On a quoi à faire ce matin ?
- Pas grand-chose rassure-toi. Nous devons nous occuper des aubépines, des magnolias et des coquelicots. Il faut changer retourner la terre pour les pensées et les chrysanthèmes et ce sera bon. Tu pourras aller jouer avec les autres après. »

L'adolescente hocha mollement la tête avant de tendre le bras vers l'étagère retenant son bol en otage afin de finalement pouvoir le remplir de riz. Après un difficile combat matinal, elle parvint à s'étendre suffisamment pour l'avoir en sa possession et enfin manger. Une fois le ventre rempli, le duo se dirigea vers la serre familiale, au nord du centre commerçant.

L'atteignant rapidement dans cette atmosphère calme et silencieuse d'une matinée avant l'aube, les deux femmes se mirent au travail. La préparation des fleurs était importante pour le commerce, c'était leur seul revenu important, les quelques décoctions et concoctions médicinales ne servant qu'à aider les malades du quartier.

Quelques heures plus tard, la matinée était bien avancée et la partie du travail où Selena avait besoin de l'aide de sa fille étant terminée, la demoiselle partit rejoindre ses amis dans le coeur commerçant de la cité. Elle n'avait qu'un petit passage à faire vers chez elle pour ramener quelques bouquets de tulipes à son père pour qu'il les installe à l'échoppe.

Elle courut dans la brise légère de cette douce matinée pour retrouver son père. Elle le découvrit installé tranquillement dans le fauteuil qui trônait au milieu du présentoir de l'échoppe, une petite installation qui permettait aux clients de profiter des fleurs et de faire leur choix assis, paisiblement enfoncés dans ce vieux siège qui aurait pu être digne des plus grandes figures de ce monde s'il n'était pas totalement usé par le temps, ne gardant que cet extrême confort et l'enveloppante odeur des fleurs qui en font un trône princier. Meito lisait là sans montrer la moindre attention à ce qu'il se passait autour de lui, absorbé par les lignes écrites par sa belle sur les bleuets.

Soupirant, Etsuko réveilla son père de son doux rêve avant de lui donner les bouquets et de lui dire de les mettre dans l'eau pour les présenter aux clients, lui indiquant également que cet espace n'était pas pour lui mais pour ceux qui venaient choisir leurs fleurs. Après ce petit sermon, la demoiselle le laissa pour aller vaquer à ses propres occupations, elle l'aiderait à tenir la fleuristerie plus tard, dans l'après-midi. En attendant, elle comptait bien se détendre un peu avec ses amis !

Il était donc finalement temps pour elle de s'éloigner un peu du cocon familial pour se diriger dans les ruelles du quartier, évitant les grosses avenues déjà bondées de monde, pour atteindre la zone où ses amis se retrouvaient tout le temps pour jouer vers cette heure de la journée. C'est au croisement de l'une d'entre elles qu'Etsuko Naari entendit un cri énervé venant d'une sorte de montagne à chevelure rousse lui tournant le dos.

« ...êtes en état d'arrestation, rendez-vous !! »

Elle pouvait seulement entrevoir une deuxième personne un peu plus loin dans la rue, une simple silhouette. Un policier en plein travail ? Il ne valait peut-être mieux pas les déranger... Mais pour une fois, elle était d'humeur curieuse et s'avança un peu, découvrant enfin le visage de la silhouette en fond de rue. Des cheveux verts, une façade sévère, l'homme semblait cependant amusé par la situation alors qu'un policier lui criait dessus...

Etsuko s'avança encore un peu plus, découvrant un visage rude sur la montagne qui tenait un marchand semblant minuscule dans ses bras. Elle le connaissait, c'était un arnaqueur de premier cru, un faussaire de talent. Il était difficile de savoir cela pour quiconque n'était pas du quartier, et l'homme faisait en sorte que cela ne reste que des rumeurs sourdes de fond de ruelle. Ce qui tombait bien, puisqu'ils étaient dans une ruelle.

« Désolée de vous déranger messieurs... Vous avez trouvé un moyen de prouver que cet homme était un faussaire avec ses babioles hors de prix ? C'est plutôt connu qu'il est un arnaqueur de talent dans le quartier mais au vu de la qualité de ses reprises et camouflages, il nous est impossible de le prouver... Oh... Vous êtes tout sale... »

L'Iwajine de dix-huit ans venait de remarquer l'état des habits du marchand et ceux de la montagne, tout deux couverts d'une substance peu ragoutante. Elle n'avait pas envie de savoir ce que c'était ni comment cela s'était retrouvé là, mais elle ne put s'empêcher de faire part de sa découverte à voix haute. Rougissant alors un peu, elle recula d'un pas.

« Ou je me trompe et tout cela n'a rien à voir avec les arnaques de celui-là ?.. »

Son regard passait de l'un à l'autre des trois hommes qui se faisaient face, la réaction du samouraï aux cheveux verts étant la plus incertaine puisqu'il semblait partagé entre l'amusement et le dégoût.

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Lun 13 Nov 2017 - 17:48
Le plan à trois ft. Naari Etsuko


Enfin, le calvaire du géant allait bientôt tirer à sa fin. Cette folie inutile et passagère allait se terminer, le géant allait - enfin - pouvoir retourner à son repos. Le marchand qu'il venait d'écarter n'osait plus rien dire, son visage exprimait un mélange de satisfaction et de peur. Il comprenait enfin qu'il ne pouvait plus rien pour arrêter le colosse qui l'avait si sauvagement mi de côté.

Maintenant, Akimoto portait toute son attention vers le jeune bandit, le véritable fauteur de trouble dans toute cette histoire. Le regard rivé sur ce dernier, le roux voyait bien qu'il tentait de se défiler, mais cette fois-ci, il ne comptait pas lui laisser la chance de s'échapper. De sa puissante main, il agrippa l'homme aux cheveux verts par le col de son chandail, sa deuxième main était dressée dans les airs, prête à lui coller une droite en plein visage. Mais alors qu'il s'apprêtait à expédier son châtiment, l'homme en colère fut interrompu par une nouvelle présence. Du coin de l'oeil, il distingua la silhouette d'une jeune femme qui venait de s'approcher. "Désolée de vous déranger messieurs... Vous avez trouvé un moyen de prouver que cet homme était un faussaire avec ses babioles hors de prix ?" Akimoto arrêta l'élan de sa main en pleine course et haussa les sourcils en se tournant vers la jeune fille qui venait de s'interposer dans leur affaire. Du même geste, il relâcha son prisonnier qui en profita pour reprendre son souffle et s'éloigner de quelques pas. "Cette histoire n'est pas terminée, ne tente même pas de t'échapper!" dit-il en le voyant reculer.

"C'est plutôt connu qu'il est un arnaqueur de talent dans le quartier, mais au vu de la qualité de ses reprises et camouflages, il nous est impossible de le prouver..."
Akimoto s'était-il donc fait berner depuis le début par cet imbécile de marchand? Alors que les deux hommes se débattaient en tentant de s'accuser l'un l'autre, lui devait bien rigoler si tout ce que la jeune femme rapportait était vrai. "Vous voulez dire que vous connaissez ce marchand?" lui demanda-t-il. "Cette altercation n'avait rien à voir avec sa contrefaçon, mais sachant cela, vous venez de régler notre problème jeune dame..." Le Borukan se détourna du bandit aux cheveux verts pour reporter toute son attention vers le marchand. "...mais pour vous! Cela vient d'en créer un nouveau. Si les autres marchands n'ont jamais pu aller au fond de cette histoire, en essayant de me berner, vous venez d'impliquer la police dans votre affaire."

Le rouquin était de nouveau bouillonnant, il détestait qu'on le prenne pour un con de la sorte. Il l'agrippa par l'épaule et l'entraîna avec lui. Akimoto invita par la même occasion la jeune femme à le suivre. Il les traîna tous les deux un peu plus à l'écart du marché, jusqu'au tournant d'une allée où il installa de force le marchand sur une barrique qui trainait. L'homme tenta de protester, mais le policier lui ferma le clapet d'un signe de main. "Je suis Borukan Akimoto, chef de la police d'Iwa. Et vous?" demanda-t-il à la jeune fille. "Comment en êtes-vous venu à soupçonner cet homme de contrefaçon?"

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