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Teach me sempai [Sosuke]


Mar 26 Sep 2017 - 18:22
▬ Pff.
Agacé, je continue de soupirer tout en observant ma copie vierge. Cela fait bien trente minutes que je suis assis face à cette feuille et je n’ai toujours rien noté. À l’oral, je ne suis pas mauvais pour ce qui est de raconter mes exploits – réels comme fictifs – cependant je n’ai jamais aimé rédiger les rapports. En temps normal, je laisse Arukisa s’occuper de la paperasse néanmoins je vais devoir me débrouiller seul pour cette fois. Pour cause, la rouquine est temporairement indisponible et je suis l’un des seuls Kirijin avec Eiichiro à avoir affronté le titan. Mon petit doigt me dit qu’un compte-rendu de l’aveugle ne suffira pas à satisfaire les exigences et la curiosité des autorités compétentes.
Exaspéré, je cogne ma tête sur mon bureau.
▬ C’est nul.

Je ne sais même pas par où commencer. De plus, outre ce qu’il s’est passé à Shito, je dois aussi rédiger un compte-rendu de mon expérience avec les moines de Hi no Kuni. Rien que de penser à la masse de travail qui m’attend me donne envie de pleurer.
▬ Ma vie c’est du caca.
C’est sur cette réflexion ô combien philosophique que mon père entre dans ma chambre.
▬ C’est rare de te voir dans ta chambre plus d’une demie-heure. Que fais-tu au juste ?
Rare de me voir dans ma chambre plus d’une demie-heure ? C’est comme qui dirait l’hôpital qui se moque de la charité. En effet mon vieux n’est jamais à la maison. Il passe le plus clair de son temps dehors, en mission. Quoiqu’il en soit, je lève la tête, prends ma copie et la lui tends. Sur cette dernière, rien n’est inscrit si ce n’est les mots « Compte-rendu : Shîto. »
▬ Je vois que ça avance bien.
… Au moins je sais d’où vient mon sens de l’humour déviant désormais.
▬ J’imagine que tu ne peux pas m’aider à écrire ce truc ? Du coup, euh … Tu peux … ? Tu m’as compris quoi.
Dégager est le bon mot mais je n’ai pas envie de passer un sale quart d’heure et me tais. Mon géniteur tourne les talons, s’apprête à quitter la chambre et – avant de claquer la porte – me conseille :
▬ Si tu n’arrives pas à rédiger le rapport à l’écrit, va voir l’ombre de l’Eau et raconte lui ce qu’il s’est passé. Par ailleurs je suis d’avis que ce d’expérience ne devrait pas être condensé pour rentrer dans une simple feuille.
▬ M’ouais.

Il n’a pas tort. Il serait peut-être plus simple pour moi de rencontrer le Nidaime et de tout lui raconter. J’hésite à suivre les conseils de mon paternel. Ceux-ci sont plein de bon sens, certes, mais ne sont pas dénués d’intentions masquées. Mon vieux veut sûrement que je me présente à Sosuke sous mon meilleur jour. Et quoi de mieux pour ça qu’en lui présentant un rapport faisant état de ma participation – aussi modeste soit-elle – au combat contre le géant. Je me gratte la tête, continue de réfléchir et me décide finalement à y aller.

Après m’être habillé convenablement, je quitte mon domicile et me rends au palais du Kage – ou en tout cas je me rends dans ce qui est censé faire office de bâtiment administratif, même temporaire.
Il est possible qu’on me refuse audience avec le Mizukage mais qui sait ; qui ne tente rien n’a rien. Après quelques minutes d’attente, on m’apprend que celui qu’on surnomme « l’Amiral » va me recevoir. On ne tarde pas à me le présenter.
▬ Mes hommages. Yuki Shinichi, chûnin de Kiri. Je suis de ceux qui ont négocié l’accord avec les moines de Hi no Kuni et pris part au combat contre le titan. J’aimerais m’entretenir avec vous sur la situation là-bas et sur … Euh … Un truc.
Dans l’histoire du monde shinobi, on aura fait plus clair qu’un « truc ».

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Jeu 28 Sep 2017 - 19:53
Encore un Yuki, pensa le Nidaime juste après avoir été mis au courant de l’arrivée prochaine de Shinichi. Pas réellement fixé au souvenir de l’avoir vu, ce jour-là, lors de la construction du palais, Sôsuke ne pouvait qu’être un peu dérangé, face au climat un peu délicat qu’il pouvait encore y avoir avec certains membres de son clan. Bien entendu, son entente plus qu’incertaine avec Eiichiro, encore chef de clan, y était pour beaucoup.

Mais lorsqu’il vit le jeune homme qu’était Shinichi, à l’allure et aux cheveux blonds qui sonnèrent comme des traits connus, le doute sur le bienfondé de cette entrevue s’envola pour le Nidaime, qui laissa entrer celui qui était Chûnin. Les souvenirs de la construction du Palais de la Brume lui revinrent : Yuki Shinichi.

« Je t’en prie, assis-toi. »

Difficile en même temps de ne pas voir la possibilité de s’asseoir. Un grand canapé était toujours disposé devant le large bureau de l’Ombre. Mais comme toujours, le chef du village préférait mettre des mots même sur des choses à priori évidente, afin d’asseoir un peu plus ses méthodes et faire en sorte que ses shinobis s’en imprègnent.

Le mot titan sonna rapidement comme un point important. Là, il n’était pas question d’avoir la mémoire courte. En tant que leader de Kiri, Yuki Sôsuke avait étudié du mieux qu’il pouvait les quelques rapports écrits qu’on lui avait rapportés de là-bas. Si lui avait affronté cinq cents soldats à l’extérieur, il n’était finalement qu’étranger à ce qui s’était passé dans l’enceinte de Shîto.

« Un truc ? Il va falloir être plus précis que cela, Shinichi. »

Le rictus du Nidaime témoignait d’une certaine relaxation dans l’exercice de ses fonctions. Il n’était pas énigmatique comme son prédécesseur, ni dans une sorte d’autorité excessive propre à certains. La force tranquille, voilà ce qui semblait caractériser celui qui était depuis peu, à la tête du village annoncé comme le plus militaire du monde ninja.

« Enfin vas-y, je t’écoute à propos du titan. »

Sur quoi il croisa les mains, après s’être assuré que feuille vierge et plume ne traînaient pas loin. Au cas où…
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Ven 29 Sep 2017 - 20:39
Je prends place sur le canapé et réfléchis à ma prochaine déclaration. Jusqu’à maintenant je n’ai pas été très clair sur mes intentions, il est vrai. Cependant je compte rectifier le tir. Ainsi, je réfléchis quelques instants, remets de l’ordre dans mes idées et reprends :
▬ À mon avis le géant, aussi impressionnant fut-il, n’était qu’un leurre. Il savait qu’il tomberait. Et à ces derniers instants, loin de vouloir fuir, de reprendre sa forme normale ou de nous frapper, il a tout fait pour nous tomber dessus en occasionnant le maximum de dégâts. Nous étions une dizaine contre lui. C’était sûrement beaucoup trop. Cette chose en armure n’était pas là pour nous tuer, juste pour marquer les esprits et éventuellement gagner du temps. Pour quoi faire et pour qui … Ça en revanche, je n’en sais trop rien.
Il est possible que mon rapport n’aide pas Sosuke ou que je ne fasse ni plus ni moins que citer des évidences cependant c’est là le fond de ma pensée.

▬ En tout cas je pense que, même mort, le géant a rempli son rôle. Il nous a discrédité et crée la panique dans tout Shitô. À l’heure qu’il est, les évènements ont déjà dû faire le tour du Pays du Feu. Et même les moines avec lesquels nous avons passés des accords sont au courants. Ce qui m’amène justement à penser qu’il nous faudrait retourner là-bas …
… Au pays du Feu. Je n’ai passé des semaines à voyager et des journées entières à négocier pour rien. Des monastères et des gens comptent sur moi et quand bien même je ne suis pas un modèle de vertu, je n’ai pas envie de laisser tomber ces personnes-là. Soit dit en passant, nous avons un intérêt à nous assurer que ces accords tiennent toujours.
▬ Je me doute bien que ce n’est pas la priorité du village et que vous avez d’autres choses à penser. Cependant je suis d’avis que nous devrions envoyer des gens au pays du Feu afin de respecter les accords et dans le but de nous assurer que ces derniers sont toujours d’actualité. À la base, notre mission avait pour but d’améliorer l’image de Kiri à l’étranger. Les choses ont changés. Chaque enfant que nous récupérerons seront des futurs soldats en moins pour eux et une aide potentiel pour le village de la brume.

Le Mizukage pensait peut-être que mon laïus porterait majoritairement sur le titan mais il n’en est rien. J’espère qu’il n’est pas trop déçu. Quoiqu’il en soit, je poursuis mon raisonnement :
▬ Lorsque nous avions discuté des modalités de transfert avec les moines, deux opportunités s’étaient offertes à nous. Passer par le port ou bien par une plage à l’époque occupée par des bandits. À ce moment là, nous avions eu la présence d’esprit de choisir la plage, pensant que le port, bien que sécurisé, n’était pas assez discret. Ainsi nous avons nettoyé l’endroit. Ce dernier, tout comme la nature de nos accords avec les moines, ne sont pas connus des autorités du pays du Feu. Selon toute logique, on peut y retourner et accoster là-bas sans risque.
Passer par le port désormais contrôlé par les « nouvelles » autorités du feu me semble peu judicieux. En revanche passer par cette plage comme nous l’avions prévu initialement m’apparaît comme étant une bonne idée. Si nous sommes suffisamment discrets, personne ne saura ce que nous faisons là-bas. En outre, perdre une partie de leur jeunesse peut déstabiliser sur le moyen terme notre ennemi. Cependant nous avons un petit problème :
▬ Enfin sans risque … Tout dépend de quel navigateur nous envoyons sur place. Lors de notre mission, l’homme censé nous mener au port de Hi nous a trahi.
Le bon « Père Tano » s’est en effet bien fichu de nous. Certains pourraient considérer notre mésaventure avec ce marchand comme anecdotique cependant je pense qu’il faut tirer quelques enseignements de cette expérience.
▬ Si même un benêt peut nous trahir, je n’imagine même pas ce que peut faire un navigateur ayant toute sa tête. À l’époque le Shodaime a eu recours à l’aide de ce marchand peu scrupuleux par manque d’effectif et par souci d’économie … Je ne pense pas que le souci soit réglé n’est-ce pas ?
J’ai cru comprendre qu’à Kiri nous manquions de navigateur. Je ne suis pas expert en stratégie ou en géopolitique mais cela m’apparaît comme un problème de taille sachant que nous vivons entourés d’eau …

▬ Vous étiez amiral ? Moi je veux apprendre à naviguer.
Enfin s’il le veut bien ! Non parce que dit comme ça, ma phrase sonne comme un ordre alors qu’il n’en est rien. Ceci-dit et bien que mon ton s’est voulu sérieux, je reprends :
▬ Enfin si vous voulez bien m’apprendre. Ah et je parle beaucoup. Désolé. On me le dit souvent, c’est problématique. D’ailleurs j’arrive pas à croire que je sois resté sérieux autant de temps. D’habitude je parle pour ne rien dire mais là … Fiou. C’est dingue. Quand je réfléchis avant de parler, il m’arrive de dire des trucs pas trop débiles. Comme quoi …
Je savais que j’aurais dû m’arrêter à « Je veux apprendre à naviguer. »

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Sam 30 Sep 2017 - 19:48
« En effet, tu parles beaucoup. »

Sôsuke esquissa un sourire, qui ne dura qu’un instant, mais qui arriva à faire comprendre qu’il n’avait rien dit de profondément méchant. Une vraie pipelette ce Yuki Shinichi, peut-être même trop à son aise pour un simple Chûnin et adolescent, mais il apprendrait. Tout Kirijin devait s’habituer aux changements importants qui s’opéraient désormais au village. Ces derniers découlaient d’ailleurs d’évènements tout aussi cruciaux, aussi bien ceux de Shîto que dans l’Archipel. C’était une période cruciale, charnière.

L’Ombre se leva de son fauteuil et le tira avec lui. Faisant le tour de son bureau jusqu’à arriver face au canapé sur lequel le jeune ninja était assis, Sôsuke cherchait sans doute à rendre cette conversation plus personnelle, et surtout plus longue. S’il n’avait pas trop parlé du titan – que les gens avaient tendance à lier au pouvoir des Akimichi – il avait également rappelé les liens qui avait commencé à éclore entre le Pays du Feu et celui de l’Eau, et donc avec Kirigakure no Satô.

« Mais c’était loin d’être « débile ». Le Nidaime s’assit enfin. Pour le titan, est-ce que tu l’as vu retrouver une forme humaine après sa mort ? D’ailleurs, es-tu sûr qu’il a passé l’arme à gauche ? »

Certains auraient peut-être choisi d’autres mots, en s’adressant à un adolescent. Mais Yuki Sôsuke ne devait pas être pris, parce qu’il avait dit être l’Ombre de l’écoute et de l’action, comme un tendre. Kiri était un grand village ninja, et de fait, constitué d’une organisation et de règles militaires. Et Yuki Shinichi était un soldat.

« Ton avis sera pris en compte, mais n’oublie pas que les décisions ne t’appartiennent pas. Si tu crois que ce n’est pas la priorité du village, tu te trompes. Nos débuts de relations diplomatiques avec Hi no Kuni font partie des premiers enjeux que j’ai à traiter. Mais tu te doutes bien qu’avec ce « Soshikidan », il semble dangereux d’envoyer des hommes sur place sans y réfléchir au préalable. »

Le Pays du Feu n’était plus simplement un pays à aider, mais la terre de l’organisation la plus dangereuse pour Kirigakure no Satô. Le Soshikidan y était, et avait pris le pouvoir. Mais au-delà du danger militaire, il y avait également la possibilité d’un retournement de l’opinion publique. Malgré l’atrocité de ce qui s’était passé à Shîto, Hi no Kuni n’était plus en guerre, depuis de si longues années. La paix – qu’importe la laideur dont elle s’était vu renaître – ne serait-elle pas le mot qui résonnerait dans l’esprit de tous les Hijins ?

Sôsuke se retourna, son fauteuil le lui permettant, et attrapa un papier ainsi qu’une plume. Sans attendre, il se servit de son genou pour y noter un nom ainsi qu’une adresse.

« Ce qui ne fait pas partie de mes priorités par contre, c’est d’apprendre à naviguer à n’importe qui. Si tu es vraiment motivé, va donc parler à l’un des membres de mon équipage, ils sont désormais en ville. Une fois que tu auras appris quelques bases, on en rediscutera. »
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Dim 1 Oct 2017 - 0:52
▬ Il est mort, j’en suis sûr.
J’en suis certain. J’ai vu ce géant se faire trancher de mes propres yeux. Bien des choses concernant ce titan de fer me laissent perplexes et me m’amènent à me poser des questions. Cependant, jusqu’à maintenant, je ne me suis jamais demandé s’il était encore vivant tant la réponse à cette interrogation me paraît évidente.
▬ Une flèche de glace l’a touché juste ici.
Je pointe du doigt ma pomme d’Adam et poursuis :
▬ Juste après, un samourai, un certain Chogen, l’a partiellement décapité. S’il a survécu à ça …
S’il est encore en vie avec un cou dans cet état, je veux bien manger mon chapeau ! Les progrès de la médecine ont beau être ce qu’ils sont, on ne peut – jusqu’à preuve du contraire – pas survivre à ce genre de blessure. Pour être encore en vie, il aurait fallu que quelqu’un intervienne trente secondes à peine après notre départ, ait recousu le cou de notre ami en un rien de temps et ait dans la foulée refilé une bonne dose d’hématie et de coagulants à ce bon monsieur. Tout cela me paraît improbable. Et même en supposant que quelqu’un se soit amusé à soigner le titan … Peut-on réellement guérir de tout ça ? Je ne pense pas et conclus donc :
▬ Il est mort. Malheureusement, je ne l’ai pas vu reprendre forme humaine. Mais mon loup, si. Il était aux côtés d’Eiichiro lorsque le titan est tombé. Il a sauvé le Yuki, est revenu vers nous et, de là, nous avons fui. Après avoir chuté et crée un tremblement de terre, il a vraisemblablement repris des proportions normales.
D’ailleurs le fait qu’il ait repris forme humaine me laisse à penser qu’il est bel et bien mort après s’être laissé tomber.

La conversation se poursuit et Sosuke m’affirme que mon avis sera pris en compte … Bien !
Il enchaîne aussitôt en insistant sur le fait que ce n’est toutefois pas à moi de prendre les décisions … Moins bien ! Mais cela n’a rien de surprenant en un sens. Je ne m’attendais pas à le voir sauter de joie en affirmant que mes idées étaient exceptionnelles et qu’il fallait les mettre en œuvre dès maintenant. Le locataire du palais doit réfléchir, en parler avec ses conseillers et peser le pour et le contre de chacune de ses décisions tant ces dernières peuvent impacter le monde et le futur du village. Soit dit en passant, sa remarque concernant la dangerosité du Soshikidan me fait sourire.
▬ Je me doute, oui.
Le fait qu’il prenne à coeur la situation à Hi no Kuni me rassure en un sens. Il n’est pas dit qu’il applique mes propositions mais semble au moins les considérer. C’est déjà ça. En revanche il n’a pas l’air très emballé à l’idée de m’enseigner la navigation. Le Yuki a peur de perdre son temps avec moi, avec quelqu’un de peu motivé et peu enclin à donner le meilleur de lui-même. Le trentenaire me tend bientôt un papier sur lequel est noté un nom et une adresse. Je me saisis du bout de feuille et lis ce qui y est écrit à haute voix :
▬ Shôtaku no Sasuke ? À l’auberge du Poney Fringant ? …
Sasuke du bourbier … Pour avoir un nom ridicule, ce marin a un nom ridicule !
▬ Très bien. Je vais donc voir ce Sasuke. Je reviendrai une fois les bases acquises.
Je dis cela comme si ce n’était qu’une affaire d’heures ou de jours mais la vérité c’est que je ne sais même pas quelles sont les « bases » en navigation. Qui sait … Apprendre à voguer sur les océans peut peut-être prendre une à deux années. Et acquérir de simples bases quelques mois. Quoiqu’il en soit, je me lève, effectue une courbette et demande :
▬ Ce fut un plaisir. Puis-je ?
Comprenez par là : « Puis-je me casser ? »

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