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Une rencontre fortuite (FT. Akahoshi Hisao)


Mar 26 Sep 2017 - 13:41
La journée se faisait longue pour Kuraku, enfermé chez Daedra après que celui-ci fût réquisitionné pour aller travailler. Bien que son appartement lui plaise, il n’y avait pas grand-chose à faire, et il ne comptait pas passer la journée à rien faire. Il était venu à Kumo pour y vivre et décida donc d’y faire un petit tour, afin de se familiariser avec ses nombreuses rues et nombreuses constructions. Ne sachant pas par où commencer, Kuraku allait faire au plus simple : il allait errer dans les rues, mémorisant au fur et à mesure la façon dont la ville était conçue, et peut-être même rencontrer d’autres Shinobis comme Daedra. Il devait s’y construire une vie, se faire des connaissances, et cela allait commencer par une petite visite improvisée.

Avant de quitter l’appartement, Kuraku décida d’emporter une des nombreuses figurines d’argile que Daedra avait conçue. Pourquoi, il n’en savait rien. Il était seulement intrigué et appréciait le style artistique de son Sensei. Le fait qu’il puisse ne pas apprécier ce geste ne lui traversa même pas l’esprit, il s’en fichait. Après tout, il pouvait en faire à volonté, et son appartement en regorgeait.

Ajustant ses bandages et son poncho, enfilant sa jarre de sable sur le dos, il entama son expédition, sans oublier d’enfiler son cache-œil. L’appartement se trouvait proche de l’Arche grise, dans un cul de sac qu’il ne pouvait quitter qu’en passant devant l’Assemblée, bâtiment renommé de Kumo. L’Assemblée semblait flotter dans le ciel, entouré de nombreuses petites « montagnes ». C’était une belle construction, bleue et dorée, s’élevant dans le ciel à perte de vue, où l’on pouvait apercevoir un bloc de pierre entouré de verdure sur le toit de celle-ci. Kuraku était fasciné. De telles constructions n’existaient pas dans son village de naissance. En 16 ans de vie, il n’avait jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi peaufiné. Tout n’y était que désert, le climat y était aride et sec. Ici, il appréciait le climat, bien qu’un peu frais malgré l’arrivée de l’été.

Malgré son adoration, il ne fallait pas s’attarder. Le village était très grand et le temps passait très vite. Il nota l’Assemblée comme point de repère pour ne pas se perdre lorsque la nuit tombera, de cette façon il lui sera plus simple de retourner à l’appartement de son Sensei.

Les gens semblaient heureux, ils étaient souriants, tout le contraire de lui. Il allait devoir travailler sur ce côté de sa personnalité. Ce n’est qu’en arrivant à la place de Kumo qu’il vit un Shinobi qui lui ressemblait, du moins au premier regard. Ils ne se ressemblaient pas physiquement, l’homme était beaucoup plus grand, mature, avec un style bien prononcé. Il semblait avoir vécu de nombreux traumatismes. La vie ne l’avait pas épargnée, et ça se ressentait. C’est en ces termes que Kuraku fût frappé par leur ressemblance.

Cet homme portait un bandeau frontal rose malgré une tenue complètement noire, ce qui n’est guère fréquent, et beaucoup trop frappant. Sa tenue faisait ressortir son bandeau frontal tel une lumière dans l’obscurité totale. Cependant, ce qui choqua le plus Kuraku était le fait que l’homme portait des chaînes aux poignets, comme s’il sortait de prison, accompagné d’un instrument en fer autour du cou. Qui pouvait bien être cet homme si singulier ? Kuraku ne connaissait cet homme ni d’Adam ni d’Eve.

L’homme fumait les yeux tournés vers le sol, sans sourciller. Il semblait perdu dans ses pensées. Jamais Kuraku n’oserait aborder quelqu’un, malgré l’envie de le faire qui l’envahissait. Il avait envie d’apprendre de cet homme qui semblait avoir tant vécu.

Trop associable, notamment envahi par la gêne, il se contenta de le fixer du regard. Peut être l’homme allait-il finir par le remarquer ? Après tout, Kuraku non plus n’était pas quelqu’un de difficile à remarquer.

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Mar 26 Sep 2017 - 16:01
Ma rééducation prenait beaucoup plus de temps que prévu. Je passais des journées entières à discuter avec des membres de chaque clan pour en apprendre plus sur eux, sur leur histoire, sur leurs particularités, mais je lisais également beaucoup à la grande bibliothèque, bien que ce soit de très loin pas un hobby pour moi. Au mieux, ça me faisait chier. Mais c’était pour le plus grand bien, car que ce soit les récents événements ou les spécificités de Shitaderu – ou devrais-je plutôt dire Kumo – m’échappent encore. Et je ne saurais avancer dans un monde dont je ne connais absolument rien. Et puis, avec ma tronche, les gens s’attendent souvent à ce que je leur donne des réponses aux questions les plus tordues du monde. Sauf que voilà, j’en savais rien.

Ces derniers jours, j’avais fait d’intéressantes rencontres m’ayant permis d’en apprendre davantage sur les clans à Kumo. Le sujet de la fidélité et du patriotisme d’un côté, l’entraînement et la dévotion de l’autre… C’était enrichissant, mais là, j’aspirais à aller ailleurs que dans la bibliothèque et au terrain d’entraînement. Je désirais aller dans des endroits plus ouverts et moins peuplés, mais pour l’heure, j’étais à la place de Kumo. Je pris ainsi un moment pour allumer mon Kiseru et inspirer quelques bouffées. Au même moment, j’avais le regard rivé au sol, perdu dans une réflexion plus ou moins intense qui allait décider de ce que j’allais faire.

Néanmoins, je fus plus ou moins interrompu peu de temps après. Toujours le regard dans le brouillard, je remarquais une présence pas loin de moi. En remontant le menton, je constatais qu’un garçon à l’œil perçant me fixait. Je ne parvenais pas réellement à comprendre s’il me dévisageait, s’il voulait que je l’aide ou s’il trouvait simplement bizarre mes chaînes. Beaucoup se sont questionnés là-dessus, mais lorsque je me ferais une réputation, les gens seront moins angoissés à l’idée de traîner avec un ancien détenu.

- Oi, petit. Si t’as besoin d’aide, tu peux venir. De toute manière, je fous rien pour le moment. Au contraire, je cherchais un endroit où me poser pour la journée.


Je fis également quelques pas en sa direction afin de réduire aussi bien littéralement que métaphoriquement la distance entre nous. Mais, alors que je m’approchais de lui, les bandelettes qu’il avait autour de son visage me firent me poser des questions. Je me penchais afin de réduire considérablement la taille qui nous différenciait.

- C’est quoi tout ce bazar ? T’as besoin de soin ? Jt’y emmène en moins de temps qu’il en faut pour le dire.


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Mar 26 Sep 2017 - 17:47
L’homme l’avait finalement remarqué. Etait-ce vraiment ce qu’il voulait ? Qu’allait-il bien pouvoir lui dire ? Les simples paroles de cet homme avait chamboulé Kuraku tant sa prestance était grande. Le fait qu’il ressemble à un ancien détenu ne gênait absolument pas le jeune Shinobi, il n’était pas du genre à se mêler de la vie des autres, encore moins de leur passé. Après tout, s’il se baladait librement dans Kumo, c’est que cette vie de détenu appartenait à son passé. Qu’il ait choisis de garder ses chaînes ne regardent que lui, et, aux yeux de Kuraku, collent au personnage.

Kuraku n’avait absolument pas prévu que l’homme le remarque et encore moins qu’il lui parle. Il était plutôt habitué à ce que les gens l’ignorent, tant son apparence était repoussante, du fait qu’il ait perdu un œil et qu’il soit totalement recouvert de bandage. L’homme avait l’air d’avoir une totale confiance en lui et n’hésite pas à parler franchement à Kuraku.

A la demande du Shinobi, Kuraku s’approcha de lui, bien que gêné d’avoir tiré l’homme hors de ses pensées.

« Je ne cherche pas à vous déranger monsieur, je viens seulement d’arriver à Kumo, je ne connais personne. C’est la première fois que je parcours ses rues et vous m’intriguiez. Je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas vous déranger cela dit. »

L’homme s’était rapproché de Kuraku. Il se tenait là, encore plus impressionnant vu de près. Il était très grand, faisant bien deux têtes de plus que le jeune homme, voir même trois têtes. Il remarqua les étranges bandages que Kuraku ne quittait jamais, et le questionna bien évidemment sur ce fait.

« Je portais ces bandages lorsque je vivais dans le désert, afin de me protéger du fouet incessant des tempêtes de sables. Elles ne me sont plus utiles ici, mais elles me rappellent le pays d’où je viens. Elles sont mon passé. Je ne souhaite donc pas m’en séparer, tel un héritage. Mais merci de vous inquiéter pour mon bien être, ce n’est pas tout le monde qui s’inquièterait autant. Du moins, vous êtes l’un des seuls que ça intéresse. »

Kuraku était surpris que l’homme lui propose de l’emmener se faire soigner. Il n’aurait pas pensé qu’un tel homme serait gentil avec lui à ce point. Les Shinobis de Kumo ne cessaient de l’impressionner et de le conforter dans son idée d’y passer sa vie à protéger le village.

« Désolé de vous demander ça comme ça mais, que faites-vous ici, tout seul ? »

Kuraku avait posé cette question car lors de son errance dans les rues de Kumo jamais il n’avait croisé quelqu’un seul, il n’avait croisé que des personnes souriantes, heureuses, et le fait de croiser cet homme, seul, perdu dans ses pensées, faisait ressortir en lui un sentiment de déjà-vu. Tout comme Daedra lui était venu en aide lorsqu’il en avait besoin, Kuraku pensait à bien en venant discuter avec cet homme. Il ne savait pas trop comment s’y prendre, mais il s’était promis de travailler sur son asociabilité et ce travail commençait par s’ouvrir aux étrangers qui allaient désormais partager sa vie au sein du village caché de Kumo.

Après tout, fait-on vraiment partie entière du village si l’on n’y connaît pas ses habitants ?

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Mer 27 Sep 2017 - 16:56
En voilà un qui se tracasse pour bien peu. Je n’avais jamais été très réservé, donc c’est vrai que c’est un peu difficile de me mettre à sa place, mais c’est bien pour ça que j’essaye d’instaurer immédiatement une atmosphère amicale. Souvent, les gens avancent avec un cocon et s’étonnent que leur interlocuteur ne trouve rien à dire ou, même, qu’il n’ose pas entamer de sujet de conversation. Le dos voûté pour me mettre à son niveau, je me relevais finalement, apportant mon fidèle Kiseru en bouche et inspirant, puis expirant une fumée légère et volatile qui s’envola lentement pour disparaître à quelques mètres de hauteur.

- Allons, pas de ça avec moi. Ceux qui se font passés pour des gens occupés veulent juste se donner un genre. Bon, pas tous non plus, mais souvent, c’est ça. Enfin, quoi qu’il en soit, t’emmerde pas avec les formalités.

Le Kiseru aux lèvres, j’écoutais attentivement les explications concernant les bandelettes qu’il portait. Le p’tit gars débarquait de Kaze, apparemment. Je ne m’y étais jamais rendu mais je peux imaginer que lutter face à la chaleur, au sable, aux bourrasques et à la sécheresse, ça ne doit pas être facile tous les jours. Mais outre la difficulté à vivre là-bas, le voyage qu’il a entrepris jusqu’ici ne doit pas être des plus reposants non plus. Ca en fait, des kilomètres. En revanche, moi qui n’affiche que rarement de sourire, je lui en adressais un l’espace d’une seconde. J’aimais l’idée de les garder comme un héritage.

- Je respecte ça.
dis-je en élevant un de mes bras, provoquant le cliquetis des quelques maillons restants de mon bracelet de forçat. Moi-même, je porte ces machins comme un héritage. Il serait cela dit plus juste de parler de ça comme d’un symbole d’une sale époque. J’ignore si tu les portes également pour ça ou comme simple souvenir, mais j’apprécie.

Je rebaissais ma main et l’enfonçais à moitié dans ma poche tout en regardant l’ancien habitant du désert de Kaze. Alors que j’allais lui répondre, il enchaîna directement avec les raisons de ma présence ici. C’est vrai que les gens avaient plutôt tendances à traîner en groupe, mais pour le coup, c’est pas comme si j’avais le luxe de le faire, pour le moment.

- Bon… du coup, aucun besoin de soin, tant mieux. En ce qui me concerne, je cherchais un endroit où me poser et observer le village, mais les nuages rendent difficile l’accès à un panorama complet. Du coup, j’me demandais par où me diriger. Je découvre encore la ville, étant arrivé il y a peu.


Tournant la tête à gauche et à droite, je réfléchissais à une destination. Mais pas vraiment moyen de me décider. Je savais qu’il y avait la bibliothèque et le terrain d’entraînement sur ma droite, donc autant aller à gauche.

- Si t’es pas trop occupé, viens donc un peu marcher avec moi. C’est toujours bien d’avoir quelques têtes connues dans un village. D’ailleurs, coller quelques noms sur des têtes c’est pas mal aussi. Moi, c’est Akahoshi Hisao. Je viens d’Humy, une petite île majoritairement peuplée par des marins. Il y a très peu de shinobi, là-bas. Ou alors juste l’affaire de deux petits jutsu, sans plus.

J’emboîtais le pas, invitant donc le gaillard du désert à me suivre.
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Jeu 28 Sep 2017 - 10:20
A l’instant même où Kuraku ravala sa timidité pour adresser la parole à cet homme, il fût envahi d’un sentiment étrange, qu’il ne connaissait que très peu. Après tout, il n’avait pas l’habitude de parler avec qui que ce soit, et ce n’était que la deuxième personne avec qui il avait l’occasion de le faire. Toujours l’idée en tête de se faire des connaissances et de briser son silence, il avait la ferme intention d’en tirer parti, de renaître en quelque sorte. Car oui, depuis ce tragique évènement, Kuraku n’était plus lui-même. Et c’est comme si les gens l’avaient ressenti. Cet homme, lui, n’en avait que faire.

Il parlait avec franchise et il était détendu. Il ne passait pas par quatre chemins pour dire les choses et c’était tout à son avantage. Rien de mieux que l’honnêteté. Il ne se perdait pas dans les formalités et ses paroles semblaient tout droit sorties de son esprit, comme s’il disait tout ce qu’il pensait, sans y mettre de forme. Après tout, pourquoi faire, surtout face à un petit garnement comme Kuraku. La fumée qu’il extirpait de son accessoire ne semblait pas déranger le jeune homme, il trouvait même l’odeur plutôt agréable, mais il n’avait cependant aucune idée de ce que c’était.

« Qu’est-ce donc que cette fumée ? » demanda Kuraku, intrigué.

Le shinobi semblait apprécier le fait que Kuraku porte l’héritage de son passé, il semblait le comprendre. Il lui avait même adressé un sourire après que celui-ci lui ait tout expliqué. Il lui avait aussi montré ses chaines, ses maillons, que Kuraku avait déjà remarqués, depuis le premier coup d’œil. Il avait pensé que ça avait un rapport avec son passé et il ne s’était pas fourvoyé puisque l’homme portait ces énormes choses en tant qu’héritage, lui aussi. Ils se ressemblaient sur ce point, portant un grand intérêt à la préservation du passé.

L’homme était nouvel arrivant, lui aussi, à Kumo. Un autre point commun… Coïncidence ? Kuraku était heureux de pouvoir se reconnaître en cet homme, mais il avait espéré en apprendre plus sur cette ville. Il semblerait qu’il allait devoir en apprendre plus en même temps que le Shinobi. Pourraient-ils devenir amis ? L’homme pourrait-il devenir un visage familier parmi la foule ? Il est un peu tôt pour le dire, mais ils allaient découvrir la ville ensemble, du moins pour aujourd’hui.

L’homme s’appelait Akahoshi Hisao et venait d’Humy, une petite île de marins, selon ses propres dires. Kuraku n’en connaissait jusqu’à lors pas l’existence, il ne semblait rien connaître de ce monde, si ce n’est le désert, et désormais Kumo. Hisao proposa à Kuraku de l’accompagner, et commença à marcher sans attendre la réponse du jeune Shinobi.

Machinalement, épris du désir de suivre cet homme qu’il connaissait à peine, Kuraku se hâta de le rejoindre.

« Enchanté Hisao-sama, je suis Kuraku, et je suis originaire du désert, de Kaze. »


Les présentations étant faites, ils allaient désormais s'atteler, peut-être, à la visite du village.

« Où allons-nous ? »

Kuraku ne savait pas où ils allaient, et il s’en fichait pas mal. Il connaissait désormais un nouveau visage parmi la foule présente au village caché de Kumo, et il s’en félicitait intérieurement.

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Sam 30 Sep 2017 - 6:54
Avec ses bandages et son unique œil, il était à la fois facile et difficile de savoir exactement ce qu’il ressentait ou avait en tête. J’avais la sensation qu’il avait un peu relâché la pression, mais j’étais incapable d’en être certain. Mais bon, on verra dans quelques minutes. De toute manière, c’est bien beau de faire ses petites analyses dans la tête, mais c’est en discutant que je saurais s’il est en confiance ou non. Pour l’heure, ça avait l’air d’aller, il se questionnait d’ailleurs sur ma fumée, étrange. Il aurait pu le faire, mais, pas dans cette situation.

- Hum ? Tu ne sais pas ce que c’est ?
lui demandais-je tout en arquant légèrement le sourcil. Eh bien… c’est ce qu’on appelle un Kiseru. Là au bout, on y met un tabac très fin, on l’allume, puis on fume depuis l’extrémité.

D’un geste mécanique, je le remis en bouche et écoutait le p’tit gars se présenter. Comme je l’avais compris auparavant, il venait du désert de Kaze. Mais c’est à peu près tout ce que je pus savoir. Je ne sais pas si c’était justement parce qu’il ne se sentait pas encore très à l’aise, mais il ne parlait pas beaucoup. Va falloir que je tente de déverrouiller tout ça.

- Kuraku ? Enchanté aussi.


Je n’ajoutais rien pour le moment et me dirigeais vers un chemin conduisant au centre du village. Sans surprise, le gamin aux cheveux argentés se questionna sur notre destination. Et pour être sincère, je n’en avais pas réellement.

- Nulle part. En tout cas, pas à un endroit de prévu. J’essaye de prendre mes marques à Shitaderu - merde, Kumo j'veux dire. Je sais que le terrain d’entraînement est par là-bas, puis la bibliothèque de ce côté, dis-je en pointant respectivement les deux zones, mais mes connaissances s’arrêtent là.

Je continuais à marcher, peut-être devrais-je me rendre dans une boutique ninja pour faire renforcer la chaîne qui pend à ma ceinture. J’ouvre légèrement mon manteau et la regarde, constatant en effet qu’elle aurait bien besoin d’un coup de jeune. Le temps de faire ça, j’aurais un peu parlé au jeune homme et on aura fait plus ample connaissance. C’est déjà ça.

- Alors petit. Dis-moi un peu, comment t’as réussi à venir jusqu’à Kumo ? T’étais en groupe avec d’autres habitants de Kaze ? Parce que si la vie au désert n’est pas de tout repos, la traversée ne doit pas être jolie-jolie non plus. Et puis, excuse-moi, mais mon œil n’a pas vraiment réussi à se détacher de ce truc que t’as dans le dos. Qu’est-ce que c’est ?

Une intersection se présenta à nous et nous permit de nous réenfoncer plus profondément dans le village. Nous étions en effet aux abords, dans des quartiers plutôt impeuplés. Je lui laissais le temps de répondre, me permettant ainsi de retirer la cendre traînant au fond de mon Kiseru et d’y remettre du tabac Kizami.
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Sam 30 Sep 2017 - 7:50
Plus ils avançaient, plus Kuraku se sentait de mieux en mieux vis-à-vis du Shinobi, il perdait peu à peu de sa timidité, s’imaginant de nouvelles questions dans son esprit.

Cet étrange appareil était donc voué à fumer du tabac. Intéressant. Il en avait déjà entendu parler mais jamais il n’en avait vu. Personne ne fumait dans son village, du moins d’après ce qu’il arrive à se souvenir. Kuraku non plus n’avais jamais fumé, et n’y comptait pas, pour l’instant.

Qui sait ce que l’avenir nous réserve, n’est-ce pas ?

Hisao ne semblait pas connaître le village non plus, si ce n’est l’emplacement du terrain d’entraînement et la bibliothèque. « Le terrain d’entraînement ? Ça c’est intéressant » pensa Kuraku, qui s’y rendra lorsqu’il en aura l’occasion, déterminé à s’améliorer. Il marqua donc l’emplacement dans un coin de son cerveau, afin de ne jamais l’oublier.

L’homme semblait plutôt se diriger en direction de la bibliothèque, bien qu’il n’ait apparemment pas prévu de se rendre à un endroit particulier… On profiterait de la marche pour discuter plus amplement.

Hisao se questionnait sur la façon dont était arrivé Kuraku à Kumo. Après tout, comment aurait-il pu arriver ici, tout seul, en partance du désert ? L’homme pensait qu’il avait fait le voyage avec d’autres habitants de Kaze, ce n’était ni faux ni vrai, puisque Kuraku aurait dût arriver avec ses parents.

« Ce sont mes parents qui organisèrent ce voyage vers Kumo, afin de me permettre de devenir Shinobi, de me permettre de mettre au service d’une grande cause mes talents Sunaton. Nous avons été attaqué dans le désert, à la suite d’une tempête de sable et… »

Kuraku se figea, repensant à ce qui s’était passé dans le désert. Des larmes commençaient à s’accumuler dans son œil, qu’il s’empressa d’essuyer. Un Shinobi ne doit pas montrer ses sentiments.

« Mes parents furent tués lors de cette attaque. J’ai vu de mes propres yeux mon père mourir en nous défendant moi et ma mère. Quant à ma mère, je ne suis pas certain de sa mort, mais elle est restée en arrière pour me permettre de fuir. Tout ce que je sais, c’est que je l’entendais crier pendant que je courais. C’est un bandit qui m’a rendu borgne… »


Lorsqu’il parlait de cet évènement, on pouvait très bien remarquer que la pression augmentait en Kuraku, tant il serait les poings tandis que toutes les veines de son corps semblaient vouloir exploser.

Il reprit ses esprits.

« J’ai terminé mon voyage tout seul. Je me suis hydraté dans le désert grâce aux nombreux cactus qui cachent de l’eau en leur sein. J’ai mangé tout ce que je trouvais. Mon dernier souvenir remonte à mon arrivée à Kumo, en haut des marches, à côté de l’Arche Grise. Je m’y suis évanoui pour ensuite me réveiller chez mon nouveau Sensei, un certain Daedra. »

« Vous connaissez-vous ? » demanda Kuraku, qui s’en verrait bien aise.

Gardant la réponse d’Hisao pour plus tard, il continua de répondre à ses nombreuses questions.

« Ce que je porte dans le dos est un héritage de Kaze, que l’on réserve aux pratiquants du Sunaton. C’est une jarre faite de sable, contenant du sable. Je contrôle ce sable grâce à mon Chakra. C’est d’ailleurs pour ça que je suis venu à Kumo, pour développer mes capacités Sunaton. Je ne suis pas très doué pour le moment…»

Il s'empressa de lui montrer ses talents et fît une figure de sable à son effigie.

« C’est pour vous ! »

Le temps passait vite lorsqu’on avait quelqu’un à qui parler, et Kuraku ne semblait pas avoir remarqué qu’il avait continué de suivre Hisao. Il ne savait toujours pas où ils allaient mais il s’en fichait.

Une question trottait dans l’esprit de Kuraku…

« Vous aviez parlé d’une sale époque… Vous sortez de prison, n’est-ce pas ? »

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Sam 30 Sep 2017 - 9:05
Au bout de quelques ruelles, nous pouvions enfin retrouver le cœur de Kumo. La bibliothèque n’avait pas été la direction que j’avais prise. Quelques boutiques s’affichaient sur les côtés des rues, mais rien qui ne m’intéressait vraiment. D’un geste de la tête, j’indiquais à Kuraku qu’on continuait, mais je pensais m’arrêter bientôt pour qu’on puisse acheter à boire. Pas forcément se poser, mais juste histoire de se rafraîchir. Cela dit, pour l’heure, il n’y avait aucune boutique d’alimentation, donc nous continuions de marcher. De son côté, le gamin de Kaze racontait un peu son histoire et les raisons de sa présence. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’était pas forcément facile à entendre.

J’ai vécu une horrible expérience, mais le malheur touche beaucoup d’autres personnes. C’était son cas, et il avait visiblement beaucoup de mal à supporter ces souvenirs, qu’il devait sans doute refouler de temps en temps. Je suis plus mûr que lui, la ‘’vieillesse’’ est une excellente alliée dans ces cas-là. Mais bon, ressasser les souvenirs fait toujours mal. En soi, il semble plutôt fort mentalement et parvient rapidement à passer à autre chose. Je lui donnais tout de même quelques tapes sur la tête. Pas forcément pour le rassurer, mais pour lui faire comprendre que je comprenais.

- Oi, oi. Ce genre d’histoire, c’est toujours dur à entendre mais surtout à raconter. Garde donc ton dernier œil pour les objectifs qui se trouvent devant toi, et non pas les souvenirs qui se trouvent derrière. Et crois-moi, je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais ça permet d’être plus reposé sur ce genre de sujets.

Dégageant ma main qui était encore sa tête, je mis une main dans la poche pendant que l’autre tenant le Kiseru. Il était assez fort psychologiquement pour passer aussi tôt à une intéressante capacité : le Sunaton. Il m’en fit même une démonstration, que j’ai apprécié, comme Kuraku pouvait forcément le lire sur mon visage.

- Joli, joli. Je suis tout le contraire de toi, et manipule très peu de chose avec mon chakra. Je cogne dur, surtout. Et je n’utilise mon chakra que lorsqu’il bout. Ca s’appelle le Futton, l’art de manipuler la vapeur. Mais je t’en dirais plus un de ces quatre, si tu veux. En tout cas, j’aurais beaucoup aimé avoir une capacité pareille, car c’est extrêmement polyvalent, aussi bien offensivement que défensivement. J’me trompe ?

Je ne connaissais pas non plus beaucoup de choses sur le Sunaton, mais le sable avait des propriétés très intéressantes qu’un manipulateur habile pouvait vraiment sublimer. Il m’expliqua également l’origine de sa jarre. C’était ingénieux en plus d’être sans doute efficace. Mais je me demandais s’il dépensait beaucoup de chakra en la maintenant ou si la quantité nécessaire était infime entre chaque grain de sable. Droit derrière, je répondais à son interrogation sur son sensei, tout en me dirigeant vers un snack-bar de boissons froides.

- Eh bien, je le connais de nom. C’était un des participants à l’examen de Shito et s’en est très bien sorti. C’est un Chôkoku, donc un clan plutôt inexistant à Kumo. Mais ils sont forts, ces cons. Donc l’avoir chez nous fait plaisir. Faudrait que je le rencontre, un jour.

Il aborda également la ‘’sale époque’’ dont j’avais parlé auparavant. J’inspirais ce qu’il restait de tabac dans mon Kiseru, en remis un peu, l’allumais et réinspirais derrière. Les yeux pas vraiment plissés mais à l’apparence lasse, je regardais Kuraku.

- C’est ça, p’tit gars. Sept ans enfermés dans une prison construite pour les ninjas qui ont commis des crimes qu’on appellerait ‘’impardonnables’’. Humy est une ville très familiale, et par impardonnable, on entend le plus simple des meurtres, qu’il soit passionnel ou prémédité. Sur une personne ‘’importante’’ ou le plus simple villageois. Moi, j’ai été foutu là-bas parce qu’ils ont cru que j’avais tué une fillette. Sept ans là-bas pour un crime que j’avais pas commis. Pire, j’avais tenté de sauver cette pauvre gamine. Le jour de ma libération, le gardien de la prison était presque en train de chialer pour son erreur. Mais le mal était fait, j’avais trop changé pour juste lui dire « Merci » ou « N’y pensez plus ». Je suis parti, mais en gardant ces chaînes aux poignets, et ce collier métallique. Depuis, j’espère intégrer une meilleure justice, plus juste mais qui ne laisse pas fuir des criminels juste parce qu’ils ne veulent pas enfermer un innocent. Mais c’est difficile. J’ai du boulot.

Après ces mots, je commandais un soda tout en lui prenant une boisson de son choix, puis m’orientais gentiment vers une boutique d’arme qui se trouvait un peu plus loin.

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Mar 3 Oct 2017 - 14:07
Alors que Kuraku racontait donc son histoire à Hisao, qui lui avait posé de nombreuses questions, les deux hommes semblaient se diriger à l’aveugle, du moins pour Kuraku. Ils n’avaient aucune destination précise mais n’en tenaient pas compte, ils semblaient tout deux apprécier cette séance bavardage. Kuraku notait que l’homme lui ressemblait beaucoup plus qu’il ne l’eût cru en l’ayant observé de loin, un peu plus tôt, avant qu’ils ne se présentent et qu’ils ne se racontent leurs vies.

Le Chûnin semblait comprendre ce qu’avait vécu le Genin, faisant montre de gestes « paternels » envers lui, peut-être dans une optique de lui montrer que la vie continue, qu’il est nécessaire de se projeter dans le futur et non de vivre dans le passé. Le jeune homme n’en oublierait cependant pas son objectif principal. Hors de question. Mais il comptait bien se construire un futur à Kumo, bien que faire coïncider les deux n’allais pas être simple. Comment se venger de bandits du désert quand on vit à Kumo, et que l’on ne peut en sortir qu’en mission ? Peu importe pour le moment. Vivre le moment présent était aussi très important.

Hisao était très compréhensif, ayant vécu lui-même de terribles choses. Bien qu’ils se ressemblent à travers leur chienne de vie passée, les deux Shinobis étaient très différent en termes de techniques de combat. L’homme lui expliqua qu’il n’utilisait que très peu son chakra mais qu’il était plutôt du genre à cogner avec sa force pure. Il manipule la vapeur, le Futton qu’il dit.

« Le Sunaton réside en effet dans la polyvalence… Vous semblez vous y connaître, contrairement à moi qui découvre ce monde ! »

Hisao semblait connaître les capacités qu’offraient le Sunaton et il semblait aussi connaître notre façon de combattre. Il avait surement dû connaître une personne comme Kuraku par le passé. Cette information affirmait ce que pensait Kuraku : il n’était pas le seul. Ce n’est que grâce à Kumo et ses Shinobis qu’il en apprit d’avantage sur d’autres personnes dans son genre. Une certaine déserteuse manipulait aussi le Sunaton, selon les dires de son Sensei Daedra. Il semblait connaître le Sensei de Kuraku, d’ailleurs. Mais seulement de nom ! Apparemment, il aurait sublimé pendant l’examen Chûnin.

Kuraku avait visé juste, l’homme avait fait de la prison. En même temps, c’était évident, pas de quoi se féliciter. Tout ce qui compte en soit, c’est qu’il n’y soit plus. Mais s’il n’y était plus, c’est soit qu’il avait purgé sa peine, soit qu’il avait été emprisonné à tort. La deuxième option était apparemment la bonne, selon Hisao. Aucune raison ne portait Kuraku à croire qu’il lui mentirait, il semblait plus qu’honnête et tout comme lui il vivrait avec son passé pour toujours. Après tout, les évènements de la vie nous forgent. Comment devenir fort sans avoir connu la souffrance ? Si l’on accepte la souffrance, si l’on vit avec, l’on devient naturellement plus fort. Et l’homme semblait fort, très fort, bien que marqué par le passé. Bien qu’il exhibe ce qui lui est arrivé, l’homme ne s’en félicitait pas pour autant, dans le sens où cet héritage était personnel. Il ne semblait pas donner d’importance à ce que les autres pourraient en penser, et c’était tout à son honneur. Tout comme la souffrance fait partie de la vie de tout un chacun, ne pas donner d’importance à ce que pensent les autres est tout aussi important. Chacun sa vie, chacun ses erreurs. Il n’était pas responsable de cette erreur, qui plus est. Et pour être honnête, l’accoutrement lui allait plus que bien, sa personne s’en démarquait d’autant plus. Il est important de se démarquer des autres, ne pas être un mouton et ressortir du lot. Kuraku ressentait énormément de respect pour Hisao.

« Rien ne sert de se lamenter sur son sort, n’est-ce pas ? Il faut continuer d’avancer et vivre avec. Le futur ne se construit pas sur le passé, on est maître de son destin d’une certaine manière, si on le souhaite. »


Embarquant avec lui la boisson gentiment offerte par Hisao, Kuraku s’empressa de se remettre en route avec lui, direction une boutique d’arme. Une première pour le jeune Shinobi. Ça promet d’être intéressant !

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Mer 4 Oct 2017 - 15:49
A l’image de Metaru Itagami, que j’avais rencontré il y a peu, il reconnaît en moi de bonnes connaissances concernant le monde. C’est assez drôle à entendre, étant donné qu’une énorme partie de ma vie, je l’ai passée en prison. Mais je ne devais pas non plus jouer au faux modeste, j’ai beaucoup travaillé et étudié après ma libération. Je me sentais le besoin de rattraper un gigantesque retard. Ca paraît con, mais quand je suis sorti du pénitencier, de nombreux bâtiments avaient été construits, certains établissements avaient été bâtis et des murets côtiers avaient été érigés. J’avais vraiment eu une sensation de… perte de la réalité. C’était autre chose que la folie presque engendrée par mon emprisonnement. C’était vraiment une perte de repaire par rapport à ce que j’avais connu. Et puis, j’avais grandi, j’avais oublié certaines choses. Donc forcément, ça m’avait foutu un choc.

- Bah franchement petit, j’essaie de m’y connaître autant que possible. On a une énorme bibliothèque pleine de savoir. Certains livres n’ont probablement jamais été ouverts par nos citoyens tellement l’endroit est grand. Et puis, bien sûr, j’ai vécu certains événements qui m’ont appris pas mal de choses.

Nous entrions finalement dans la boutique d’arme. Déposant ma chaîne sur le comptoir, je demandais au responsable de resserrer les maillons le temps qu’on visite un peu le magasin. Il y avait pas mal de matériel ninja, que ce soit de l’armement ou des accessoires tel que du fil de fer. Du côté des armes, il y en avait de toutes sortes : sabres, chaînes, kama, sai et bien sûr, kunai et shuriken.

- Comme tu dis, on est patron de son destin. Et en parlant de ça, qu’est-ce que tu comptes faire ? T’as des ambitions ? Je sais que Chokoku Daedra est ton sensei, est-ce que t'as une équipe complète pour t'entraîner ? Faut pas hésiter à tenter des techniques, des astuces, des stratégies et autres avec eux. Ce seront tes meilleurs alliés.

Tout en parlant, je rassemblais quelques shuriken et prenais une bombe fumigène. Le vendeur était toujours occupé sur ma chaîne donc je me contentais de les poser sur le bar, les coudes contre celui-ci. J’observais le jeune Kuraku qui faisait également quelques pas dans le bâtiment.

- Ton Sunaton est dû à tes origines, ou tu as eu, genre, un talent inné ? Je veux dire, contrairement aux autres marins de Humy, je contrôle le Raiton et je suis un ninja qui parvient à manipuler la vapeur, donc dans le style, je suis pas du tout représentatif de mes origines. Par contre, toi, c’est le total inverse.

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Lun 9 Oct 2017 - 10:57
Une énorme bibliothèque, hein ? J’allais devoir la visiter, et pas qu’une fois. Je suis avide de connaissances sur le monde des Shinobis et sur mes racines Sunaton, moi qui n’y connais rien par rapport aux autres qui semblent tout savoir alors même qu’ils ne le pratique pas. La bibliothèque allait probablement devenir une sorte de QG pour moi, et ça allait me servir. Une bonne nouvelle donc. Il semblerait que ma rencontre avec Hisao n’ai pas été inutile, pas seulement pour ça mais pour beaucoup de choses. Un visage connu dans un village que je ne connais pas encore, ça ne pouvait m’être que bénéfique.

Hisao s’arrêta dans une boutique d’armes où il semblait avoir des choses à faire, comme arranger ses chaînes. Elles devaient demander beaucoup d’entretien pour ne pas se briser ou ne pas se rouiller, je n’en savais pas grand-chose. Il y tenait et en prenait soin, logique.

« J’ai dans l’ambition de devenir un grand Shinobi du village, pour lequel mes parents sont morts. Ensuite, j’aimerais aussi pouvoir venger leur mort, bien que ça s’annonce plutôt compliqué. Comment retrouver ces bandits du désert quand on sert Kumo ? Je ne compte pas devenir déserteur, au grand jamais, donc j’imagine que cette ambition passe au deuxième plan… On verra bien. Quant à mon équipe, ma camarade est Metaru Itagami. Je ne la connais pas vraiment, pas encore. Nous n’avons pas eu de missions à part un entraînement. La seule chose que je sais, c’est qu’elle m’a l’air très forte, contrairement à moi, pour l’instant. »

Je n’avais rien à acheter dans cette boutique, et de toute façon je n’avais pas d’argent. Je n’étais qu’accompagnateur d’Hisao mais ça ne me dérangeais pas. Nous aurions aussi bien pût rester sur la place et continuer à discuter là-bas que ça ne m’aurais pas déranger.

« Je ne sais pas trop… Je dirais que c’est un talent inné, puisque je ne connais personne d’autre avec ces mêmes pouvoirs. En tout cas, mes parents n’en étaient pas dotés, sinon ils ne seraient surement pas morts ce jour-là… Après oui, j’ai entendu dire que d’autres personnes maîtrisant le Sunaton existaient… Je ne saurais répondre, je dois en apprendre plus… La seule chose que je puisse vous dire c’est que je suis le seul de ma famille à maîtriser le Sunaton, d’où notamment la volonté de mes parents de m’emmener à Kumo pour que je devienne maître de mes capacités… »

« Vous connaissez d’autres personnes ayant les mêmes capacités que vous ? »

« Vous avez connu cette fameuse femme qui maîtrise le Sunaton et qui a déserter Kumo ? On ne m’en a pas dit grand-chose, elle était forte ? »

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Mar 10 Oct 2017 - 14:44
Lui imposant un regard calme, presque froid, je constatais que le gamin portait sur ses épaules un héritage plutôt pesant. Il a perdu ses parents trop tôt, et en de trop mauvaises circonstances pour avoir l’esprit tranquille. Cela dit, il a au moins la lucidité – et la maturité – de reconnaître que pourchasser par soif de vengeance les bandits responsables du meurtre de ses parents représenterait pour lui un danger. Il avait raison, quelque part. Tant qu’ils ne sont pas recherchés et reconnus officiellement en tant que brigands, il risquerait de finir encore plus mal qu’eux. C’est malheureux, mais c’est comme ça qu’est la justice aujourd’hui. M’enfin, j’devrais pas penser à ça et rester concentrer sur Kuraku.

- T’as le bon raisonnement, c’est une bonne chose, garçon. Et puis, faut se faire à l’idée que tu perdrais beaucoup de temps à chercher des gens dans un désert. Il vaut mieux devenir plus fort, et espérer un jour se faire assigner une mission qui concerne les bandits de Kaze. Tu sais, on ne sait jamais à quel point le destin est méticuleux, parfois.


Il évoqua ensuite que sa coéquipière était Itagami, une jeune femme que j’avais eu le plaisir de rencontrer il y a quelques jours.

- Itagami ? Je vois. Personnellement, je la connais un peu. Je pense que tu t’entendras bien avec elle. C’est le genre de personne qui affiche un caractère plaisant et sympathique. Après, en ce qui concerne sa force… disons qu’elle a un avenir prometteur, c’est clair. Elle a aussi de bonnes bases. Je vais d’ailleurs m’entraîner avec elle un de ces jours. Mais t’en fais pas, c’est pas ceux qui partent le mieux qui réussissent le mieux. En tout cas, pas forcément.

Avec mon index, je tapotais deux-trois fois ma tempe pour lui faire comprendre que le travail est un facteur déterminant pour la progression de tout un chacun. Et puis, son Sunaton est effectivement complexe sous certains points, mais c'est typiquement ce qui va représenter un défi au début, puis se révéler incroyable par la suite.

Il répondit à mon interrogation sur son sunaton. Bizarre, je m’attendais à ce qu’au moins un des membres de sa famille maîtrise le sable également. Mais bon, je suis mal placé pour être étonné. Enfin, à moins qu’on m’ait caché des choses dans mon clan, mais je ne pense pas.

- Du coup, est-ce que quelqu’un t’a formé à manipuler ton chakra et tu as fini par révéler cette capacité ou c’était juste… comme ça, tu y as réussi par chance ? Ca m’intéresse étant donné qu’avec mes sept ans en prison, j’ai loupé pas mal de trucs sur tout ce qui est théorique.

Il me questionna également sur la jeune femme qui était absente de Kumo après les événements de Shîto.

- Ben… j’ai pu rencontrer quelqu’un qui était très proche d’elle, donc c’est un peu comme si je l’avais rencontré. Je sais qu’elle se démerdait bien avec son sable. Je pense qu’elle aurait été promue Chûnin si elle était revenue. Mais bon, je saurais pas vraiment t’en dire plus.


Une fois que le vendeur m’a remis ma chaîne fraîchement resserrée et renforcée, je l’accrochais à ma ceinture et invitait Kuraku a se poser un moment à la place de Kumo, maintenant qu’on y était. Je profitais d’ailleurs pour poser une question.

- Désolé si tu l’as déjà mentionné, mais… je n’ai pas compris d’où vient cet intérêt pour Kumo. Pourquoi tes parents avaient tellement envie de te voir évoluer ici, alors que ce n’est pas ton pays d’origine ?
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Dim 15 Oct 2017 - 11:24
Malgré toutes les révélations que je pouvais lui faire, Hisao restait de marbre, calme. D’une personne normale l’on dirait qu’elle n’en avait rien à faire, mais pas lui. Je pouvais voir qu’il se sentait concerné, qu’il comprenait.

En tout cas, je ne m’étais pas trompé sur la réalisation de mon objectif : ça allait être compliqué de me venger sans passer outre les lois du village caché de Kumo, ou même de tout village de Shinobi : l’on ne quitte pas le village comme on veut et l’on ne fait pas ce que l’on veut non plus. Une chose est sûre : s’il advenait que l’on propose une mission concernant ces mêmes bandits de Kaze, j’allais tout faire pour y participer. Le contraire me tuerais. Qui sais, peut-être qu’un jour un village de Shinobi fera surface à Kaze et que j’irais y faire un tour, avec l’autorisation adéquate. Peu importe pour le moment.

Assez ironiquement, il semblerait que toutes les personnes que je connais à Kumo, Hisao les connais aussi. Est-ce ça faire partie d’un seul et même village ? Est-ce que tout le monde se connaît ? L’idée que cela soit possible me plait, en tout cas. Encore une fois, Hisao avait visé juste. Même si ça avait pris du temps, je m’entendais désormais très bien avec Itagami. Je ne lui avais jamais adressé la parole avant que notre sensei ne mette en scène un entraînement dans la forêt. Nous n’avions pas eu le choix de faire équipe, chose qui me déplaisait fortement à l’époque. Le fait d’avoir été forcé de faire équipe et de se protéger l’un l’autre m’avais fait apprécier cette jeune Metaru. Durant cette épreuve, elle avait fait preuve d’une très grande force mais surtout d’une très grande férocité, attaché à ses principes. Nous avions eu l’information de la présence de bandits et le sensei nous avait donné un ultimatum : soit nous continuions l’épreuve soit nous abandonnions pour aller affronter ces bandits. L’idée de bandits à la lisière de la forêt en dehors de Kumo n’avais pas plût à Itagami qui n’avais pas hésité à aller se taper du bandit. Bien que je ne veuille pas abandonner l’épreuve, j’ai fait le serment de ne plus voir personne mourir, alors j’ai décidé de la suivre pour la protéger. Après tout, c’est la seule chose que je sais faire, pour le moment. Bref, cette épreuve nous a rapprochés.

Hisao semblait plus que surpris que je ne connaisse personne de mon village maitrisant le Sunaton. C’est ce qui me froisse aussi. Comment aurais-je pu être doté d’un tel pouvoir si personne d’autre ne l’était dans ma famille ? Pourquoi moi ? Tant de questions sans réponses, désormais que mes parents étaient morts.

« Personne ne m’a formé… Dans mon village, nous portions tous des protections contre le sable, pendant les tempêtes notamment… J’étais resté dehors pour jouer avec des camarades quand une tempête de sable s’est levée, je n’avais pas mis mes protections et nous n’avons pas eu le temps de nous abriter, surpris par la vitesse de cette même tempête. Une fois la tempête fini, je n’étais aucunement blessé, comme si le sable m’avait épargné. Je ne sais pas comment j’ai fait, surement la peur… »

Bref, ma question sur la manipulatrice du Sunaton ne trouvait pas les réponses adéquates, du moins pas encore. Je ne pouvais pas en vouloir à Hisao de ne pas pouvoir m’en dire plus. Il m’a déjà beaucoup aidé et appris beaucoup de choses sur Kumo, et je lui en étais reconnaissant. Cependant, il allait falloir que je trouve quelqu’un la connaissant bien, pour qu’il puisse me renseigner. J’ai de nombreuses questions…

Le vendeur avait finalement terminé son orfèvrerie sur la chaîne d’Hisao, et nous en profitions donc pour continuer à discuter sur la place de Kumo.

« Je ne connaissais pas Kumo avant que mes parents ne m’en parlent suite à la découverte de mes talents… Comme mon village n’avait pas d’intérêt pour les Shinobi, ni de centre de formation quelconque, mes parents s’étaient mis dans la tête l’idée de me faire former à Kumo. Ils semblaient certains qu’un plus bel avenir m’attendais ici en tant que Shinobi. Ils semblaient certains que telle était ma destinée. Alors j’ai suivi. Je porte leur volonté. Leur mort n’a fait que renforcer mon envie de m’entraîner ici, car c’est ici qu’ils voulaient que je vienne. C’est donc ici que je suis venu et que je vivrais. Mais ce n’était pas la seule raison pour laquelle ils souhaitaient quitter Kaze… La vie là-bas est difficile. On y vit selon les caprices de la nature. Ils voulaient autre chose pour moi, leur unique enfant. »

« Dites, Hisao-sama… J’aimerais m’entraîner avec vous un de ces jours, vous semblez fort et j’aimerais que vous m’appreniez quelques trucs, si ça vous dit. »

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Lun 16 Oct 2017 - 14:03

Hm… je vois. Il fait partie de cette catégorie de Shinobi qui ont éveillé un pouvoir à défaut de l’avoir appris par le biais d’un parent ou d’un mentor. Un peu comme moi, à la différence que j’ai cherché pendant mes années de prison à éveiller une quelconque capacité, là où le jeune Kuraku l’a vu apparaître soudainement, et d’ailleurs, au meilleur moment. Il aurait pu mal finir avec cette tempête de sable, mais il s’est comme adapté à ce qui représente l’un des plus gros dangers du désert et l’a transformé en avantage. Le chakra intègre peut-être une emprunte distincte selon l’endroit où il se situe, expliquant ainsi la naissance des clans étant identifiables par les environs, comme peuvent être les Yuki avec Kiri. Mais je n’en sais rien, au fond. Ce sont des suppositions, mais ça pourrait expliquer pourquoi il maîtrise le sable et pas un élément qui n’a pas sa place à Kaze.

- J’ai connu quelques situations où le chakra d’un ninja « s’éveillait » tout seul pour lui octroyer une protection particulière. Un exemple tout con, qui s’est déroulé il y a un mois environ : J’étais au terrain d’entraînement. J’étais arrivé depuis quelques jours seulement à Kumo mais j’avais déjà en tête de m’entraîner. Et alors que je m’échauffais, un gamin a mal négocié un lancer de kunai et le projectile a atterri pas loin d’un mec qui passait par là.


Marquant une petite pause, j’apportais à mes lèvres le Kiseru métallique que je me trimballe à longueur de journée et aspirais une bouffée, que je gardais dans les poumons tout en continuant de parler, avant de relâcher lentement la fumée par le coin gauche de la bouche.

- Mais du coup, il a pris ça comme une provocation. Le gamin en entraînement était pas très bon mais a pu balancer deux jutsus qui ont eu leur effet. Mais où je veux en venir, c’est qu’alors qu’il allait se ramasser une sorte de roue dentée en métal, il l’a comme dévié, comme s’il y avait un champ protecteur autour de lui. Donc au milieu des Metaru, il a développé une protection contre le métal, tu me suis ?

Je ne savais pas si j’avais été clair. J’avais en tête que j’avais trop résumé, au point qu’il ne puisse pas tout piger. Mais bon, tant pis. Il ne tarda pas à poursuivre sur la raison de sa présence à Kumo. Ma question avait du sens étant donné qu’il ne venait pas du tout de Kaminari… et ses parents non plus il me semble. Il expliqua cependant que c’était un souhait lié au futur de leur fils. Il est clair qu’aujourd’hui, il est bien plus simple de vivre à Kaminari, et plus précisément à Kumo, plutôt que dans un autre endroit de la carte.

- Ouais, j’comprends. Faut pas s’étonner de voir autant de ninjas et de civils se tirer du désert de Kaze. Surtout quand on a un gosse, ça doit être pénible. Pour toi, mais aussi pour les parents. Ca demande de l’énergie de protéger sans cesse quelqu’un. C’est pas que t’es faible, c’est que la situation était merdique.


Ayant à nouveau un peu soif, je pris dans un petit stand de quoi boire, proposant bien sûr au passage si Kuraku voulait à nouveau quelque chose. Une fois quelques gorgées prises, il me demanda s’il était possible pour moi de l’entraîner un de ces quatre. Après l’avoir fixer avec mes yeux plissés, j’haussais les épaules et lui affichais rapidement un sourire.

- Pas de problème. De toute manière, je vais m’entraîner un peu avec ta partenaire, Itagami, tout bientôt. Donc si tu veux pas prendre du retard sur elle et ton sensei, faut bien que j’accepte. Et puis, cela pourrait être intéressant pour moi également. Comme gérer un amas polyvalent, capable de protéger puis de blesser droit derrière. Et toi, ça sera parfait d’avoir affaire à un utilisateur de Taijutsu comme moi. Par contre, je le répète à chaque personne désireuse de m’affronter : Je ne vais pas te sous-estimer. Ce qui veut dire que je vais frapper fort. C’est sous la pression que tu apprendras. Et bien sûr, derrière, je te donnerais des conseils. Mais on verra tout ça sur place directement. Tu n’auras qu’à venir un jour au terrain d’entraînement entre 14 heures et 18 heures. J’y serais forcément, sauf en toute fin de semaine.


Dernière édition par Akahoshi Hisao le Jeu 19 Oct 2017 - 16:08, édité 1 fois
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Mer 18 Oct 2017 - 19:15
J’avais dit toute la vérité à Hisao, je ne lui avais rien caché sur ma propre version des faits. C’était effectivement de cette manière que j’avais découvert que je maîtrisais le sable. Mais étais-je vraiment le seul de ma famille à pouvoir le faire ? Evidemment, je n’avais jamais vu ni ma mère ni mon père faire montre d’une quelconque maîtrise du Sunaton mais tout de même… toutes les questions d’Hisao par rapport à cela me faisaient me questionner encore plus. M’aurait-on menti ? J’avais peut-être de la famille, outre mes parents. Peut-être tenais-je mon pouvoir d’eux. Bref, peu importe, ce n’est pas maintenant que j’aurais les réponses à mes questions. Il me faut trouver quelqu’un connaissant cette déserteuse, savoir de quel clan elle fait partie et pouvoir enfin mettre une image sur son visage, afin de savoir si par pur hasard je ne l’avais pas déjà croisé à Kaze. Sait-on jamais.

Hisao était un homme avec beaucoup de répartie et de discussion, il ne semblait jamais manquer de réponses ni de sujets. Les seuls moments de silence qu’il laissait durer étaient ceux qui lui permettaient de fumer. Il semblait avoir tout vécu. A peine je lui disais que mon pouvoir s’était miraculeusement éveillé qu’il avait un exemple similaire à me raconter. Fascinant.

Faisant toujours preuve d’une extrême bonté, il me proposa une boisson, que je refusai humblement. Il semblait comprendre que l’on veuille quitter le désert. J’y étais bien moi, au désert. Certes, le climat était chaotique, mais j’y avais des amis et une vie. Venir à Kumo m’a couté mes parents et tous mes amis. Je suis plus seul que jamais. Pour le moment !

J’attendais toujours la réponse à ma demande d’entraînement, en oubliant presque de respirer. Je voulais vraiment m’entraîner. Contrairement à moi, Hisao haussa tout simplement les épaules, signe de sa confiance. Quel soulagement, j’allais pouvoir affronter quelqu’un d’aussi fort lors d’un entraînement officiel. Rien de mieux pour tester mes capacités. Il semblerait d’ailleurs qu’il doive aussi s’entraîner avec Itagami. Coïncidence ?

J’allais affronter un adepte du Taijutsu qui plus est me prévient qu’il frappera fort. Parfait. Ne connaissant aucunes des faiblesses du Sunaton, c’est en m’entraînant avec vigueur contre des personnes de force supérieure que j’allais pouvoir le découvrir. Qu’est-ce que je vaux contre un utilisateur de Taijutsu ? Je le découvrirais bientôt.

« C’est très gentil à vous d’accepter, Hisao-sama ! Je ne manquerais pas de me présenter au terrain d’entraînement alors. Vous pourrez y aller aussi fort que vous le voulez, j’essaierais de tenir la distance, promis ! »

Sur ces paroles, un sourire s’échappa sur mon visage, tel un enfant auquel on avait cédé.

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Jeu 19 Oct 2017 - 16:21
Son enthousiasme faisait plaisir à voir. Il semblait reconnaître les opportunités que lui offraient un entraînement de ce type. Et pour être honnête, j’avais moi-même hâte d’affronter son sable. C’était un Genin, donc je ne m’attendais pas à de la puissance brute. Mais je sais qu’il allait devoir utiliser sa tête pour pouvoir tenir la cadence contre moi. C’est dans ces moments-là que des tactiques et des techniques sont découvertes. Et, qui sait, peut-être trouverais-je même quelque chose que je pourrais adapter avec ma vapeur ? Les propriétés de nos capacités étaient sensiblement différentes, mais je suis certain de pouvoir faire deux-trois choses intéressantes avec ce combat.

- Bon, bon. Alors on part comme ça. Je t’attendrais un de ces quatre. Prépare-toi bien physiquement comme mentalement. Tant qu’à s’entraîner, on va se mettre dans les meilleures dispositions pour progresser.

Bien que mon verre était quasi-plein, je me décidais à prendre de grandes gorgées pour le terminer et laisser le récipient sur place, puis me redressais tout en ajoutant un peu de tabac dans mon Kiseru métallique. Ca a été bien agréable de rencontrer ce petit, mais je pense devoir retourner dans mon boulot de recherche. Mais quoi qu’il en soit, je suis content de constater que Kumo abrite des gens franchement sympas et intéressants. Je ne suis pas là depuis longtemps, mais je peux émettre déjà des avis positifs sur pas mal de gens. C’est une bonne nouvelle pour la suite.

- Ecoute petit, moi je vais te laisser ici. C’était sympa de te connaître mon gars.

Crachant par le nez la fumée de mon Kiseru, je tendis la main afin de la lui serrer amicalement en guise d’au revoir. Faudra que je parle un peu à son sensei, Daedra, quand j’aurai l’occasion. Pour le moment, ça va être chaud au niveau de mes disponibilités, mais maintenant que j’ai pu me familiariser avec Itagami et Kuraku, autant apprendre à connaître plus en détail leur sensei.

- Aller, à la prochaine. Fais gaffe à toi.

Je tournais talon puis me dirigeais en direction de la bibliothèque. Je savais plus si j’avais quelque chose à faire maintenant de particulier, donc dans le doute, autant aller bosser quelques sujets qui me trottent dans la tête.

Spoiler:
 
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Une rencontre fortuite (FT. Akahoshi Hisao)

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