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Des œuvres caractéristiques [Ft. Metaru Hideaki]


Jeu 28 Sep 2017 - 21:03
Toujours dans l’objectif de me familiariser avec le village de Kumo, je me suis rendu non loin de la raffinerie, à quelques mètres seulement de celle-ci, pour visiter les environs. L’ambiance était assez intrigante de par la quantité phénoménale de métal – en tant que structure ou juste en matériel ‘’brut’’ – qui jonchait le sol et les hauteurs. C’était une sorte de décharge mais avec une forme d’élégance. On pourrait presque croire être dans un dépôt en plein air. Le Kiseru en bouche, je vagabondais très lentement, observant chaque structure métallique et en y cherchant ce à quoi ils pouvaient bien servir, et surtout, pourquoi ils étaient là, à traîner. Les Metaru étaient très intéressants, mais j’avais encore un peu de mal à les cerner. J’en ai rencontré quelque uns, mais putain, qu’est-ce qu’ils étaient différents les uns des autres. Et dans les livres et divers registres que j’ai lu, les secrets et particularités du clan sont, en vérité, peu détaillés. C’est assez étonnant.

Plissant légèrement ma bouche sur le côté, j’expirais la fumée contenue dans mes poumons et inspira simplement un peu d’oxygène. J’étais particulièrement crevé, ces temps-ci, à cause de tout le travail que je faisais pour apprendre de Kaminari… foutue prison tout de même. J’élevais l’un de mes bras pour fixer les quelques maillons restés accrochés au bracelet de forçat que j’ai gardé depuis cette ‘’époque’’. Même si le symbole est fort, j’ai encore du mal à les regarder sans ressentir toute une panoplie d’émotions négatives.

D’un geste las, je baissais mon bras puis tournais la tête. J’avais entendu le bruit d’un caillou qui dévalait la pente. J’aperçus avec un certain étonnement un homme arrivé. Plutôt bien vêtu, il semblait cependant particulièrement jeune. Pas réellement un ado, plutôt un jeune homme. Détournant mon regard, je refixais l’une des œuvres Metaru. Celle qui me faisait face était particulièrement esthétique : C’était une multitude de petites roues dentées qu’un homme poussait avait difficulté. Sans doute une sorte de façon de représenter les difficultés de la vie. Mais tout de même, pourquoi l’avoir laissé ici, comme ça ?

- Oi, oi. Eh bien l'ami, tu t’es paumé ?

Je me retournais finalement pour lui faire face. Je pris de ma main droite mon Kiseru et imposais mon regard sur le jeune homme.

- Parce que dans le genre endroit sans âme qui vive, ça se pose là. Et avant que tu te poses la question, ouais, j’me suis paumé.

Il aurait pu être un employé de l'usine qui venait déposer quelque chose, mais je n'en avais pas réellement l'impression.
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Jeu 5 Oct 2017 - 11:29
Le bruit du marteau contre le fer raisonnait encore dans sa tête. Il se la tenait avec ses deux mains pour soulager un peu sa douleur avant de se laver le visage suant à la fontaine de la raffinerie. La chaleur et le bruit sont deux éléments qui fatiguent précocement les travailleurs. La chaleur peut avoisiner les quarante degrés Celsius dans une forgerie et les bruits à quelques 90 décibels, le seuil limite de pénibilité. Malgré leur habitude, il ne fallait pas plus que quelques heures pour qu'ils s'arrêtent faire une pause, imposer par le règlement d'hygiène et de sécurité.

La matinée étant terminée, le noirâtre profita de l'heure du déjeuner pour se balader un peu dans le village, non loin de la raffinerie. Sur le chemin des tas de ferraille étaient disposé en pagaille, telle une décharge mais propre, hormis les métaux rouillés où le tétanos pouvait se loger. Il les observa toujours d'un coin de l'œil, en espérant trouver un truc intéressant mais rien. La plupart des objets étaient cassés et quelques œuvres apparaissaient sans savoir d'où elle venait. Un acte d'un Metaru ? Ou d'un artiste anonyme ? Il n'en savait trop rien, jamais personne n'a vu qui les faisaient. Certaines étaient petites d'autre un peu plus grandes mais toujours mit en avant par rapport aux débris. Le pas lent, le shinobi frappa quelques cailloux avec son pied, dans l'espoir de l'amener jusqu'au bar mais une silhouette l'arrêta nette. « Oi, oi. Eh bien l'ami, tu t’es paumé ? » Intrigué, il leva les yeux pour apercevoir un homme au bandana violet fumant son calumet.

« Bonjour mon... » Il lui coupa la parole pour lui répondre. « Hum, je m'en suis douté. D'où venez-vous ? » Toujours aussi curieux, l'artisan voulait en apprendre plus sur ce personnage.

« Quelle belle décharge, n'est-ce pas ? » Disait-il en la regardant pour engager une discussion sur cet amas de métal. Avec un peu de chance, il pourrait rester parler avec lui un moment.

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Ven 6 Oct 2017 - 19:47
Le visage pâlot du jeune homme faisait contraste avec ses cheveux d’ébène. Quelque chose me faisait dire qu’il venait possiblement de la raffinerie, où il y travaillait peut-être. Ses vêtements comme son visage possédaient quelques discrètes tâches de suie et autre poussière métallique. Il m’aborda en me demandant d’où je venais.

- Kumo n’est mon foyer que depuis quelques mois. Je viens d’Humy, que tu connais peut-être. C’est une île à l’est de Kaminari qui est majoritairement peuplée par des marins. Du coup, j’essaie de me balader un peu partout pour prendre mes repères. Je me suis retrouvé ici à force de descendre les pics montagneux.

Faisant quelques pas à l’opposé de la position du possible Metaru, je claquai avec mon mon majeur le ‘’dos’’ de mon Kiseru afin d’en évacuer la cendre accumulée par le tabac entamé. Tout y en mettant à nouveau mon Kizami, je répondis à la question du noirâtre concernant la décharge métallique qui nous entourait.

- Certains trucs font très décharge, ouais, mais d’autres objets, comme celui que j’avais devant moi, sont plutôt esthétiques. Si je ne me trompe pas, tu bosses à la raffinerie, pas vrai ? Donc tu dois être un Metaru. Enchanté, je suis Akahoshi Hisao.


Après avoir gratté mon allumette au paquet que je possédais, je le positionnais au niveau du tabac qui était entassé dans mon Kiseru et inspirais une première et large bouffée que j’évacuais d’un mouvement calme et maîtrisé. Je tenais l’objet entre mon pouce et mon index alors que mon majeur servait d’appui à cette pipe métallique. Traditionnellement, on admet que cette posture appartient aux gens modestes – qui ne jouissent pas d’un excellent revenu.

- Alors. C’est à des gens comme toi qu’on doit ce genre de structures métalliques, hein ? Dire que vous faites ça avec vos capacités est assez impressionnant. Pas besoin de vivre à Shitaderu – ou plutôt Kumo, du coup – pour savoir que vous êtes le clan le plus important de ces terres. Cette réputation n’est pas usurpée. Je pense que tu es au courant de la nomination de votre chef de clan en tant que Nidaime Raikage. Un brave gars pour ce que je sais de lui.


Vu qu’il était là, autant parler un peu. Il n’avait pas engagé un sujet de discussion en particulier en arrivant, donc j’entame cette petite amorce. Les actualités sont toujours de bons moyens de connaître quelqu’un.

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Lun 9 Oct 2017 - 18:43
Hideaki se rapprocha un peu plus de son interlocuteur pour pouvoir lui parler sans hausser le ton. Le calumet à sa bouche, le brun lui répondit sur son origine. Pas étonnant qu'il se soit perdu vu que ça fait quelques mois qu'il est arrivé à Kumo. Malgré la précision de son ancien habitat, le noirâtre essaya de visualiser Humy, une île à l'est de Kaminari. N'ayant pas eu beaucoup de cours de géographie à l'école, le jeune shinobi acquesa de la tête en faisant signe qu'il avait comprit mais il n'en était rien. Il allait se renseigner dès qu'il le pourrait. Ils se tournèrent tous les deux vers l'amas de ferraille.

« En effet, il y a de tout. Pour certaines structures, les « belles » il s'agit d'inconnus qui déposent leur œuvre anonymement, attendant qu'elles terminent à la casse ou chez quelqu'un. » Il regarda un peu certaines pièces avant de reprendre. « C'est exacte, je sors de la raffinerie à l'instant. Enchanté, moi c'est Metaru Hideaki, ravis de vous connaître. » Disait-il en le faisant face et en joignant les paumes de ses mains.

Si le jeune homme devait apprécier quelque chose chez ce fumeur, c'est bien sa façon de parler. Il avait l'air de s'y connaître dans le clan du jeune artiste, surtout qu'il a l'air d'apprécier le clan du métal. Toujours avec son Kiseru, Hisao adoptait une pause pour fumer. Il le laissa terminer sa bouffer avant de reprendre.

« Plus ou moins. Tous les Metaru ne sont pas des artisans dans l'âme, même s'il y a une grande majorité. Notre clan est l'un des fondateurs de ce village donc il n'est pas étonnant qu'il soit si réputé. Nous avons un très grand intérêt pour notre réputation, nous essayons de maintenir une très bonne image, aussi bien pour nous que pour les autres. » Il ravala sa salive avant de reprendre. « Qui ne le saurait pas ? C'est un immense honneur d'avoir un membre de notre famille en tant que Raikage et comme vous le dites, c'est un brave shinobi. »

Bien que peu habitué, le tutoiement le dérangeait légérement mais il continua de le vouvoyer. « Où allez-vous comme ça ? » Leur discussion n'avait eu aucune difficulté à commencer et Hideaki espérait pouvoir rester un peu plus longtemps avec Hisao qui l'intéressait un peu à peu.

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Mer 11 Oct 2017 - 20:13
Après voir effectués quelques pas en direction de l’une des œuvres métalliques, je la fixais avec étonnement pendant que le jeune homme m’expliquait comment elles atterrissaient dans ce genre de musée-décharge. C’est dingue, il y a donc des artistes assez… comment l’exposer gentiment… ‘’généreux’’ pour créer des choses et les entreposer là-dehors ? Ca me semble assez surréaliste. A la limite, il y aurait un nom, je comprendrais, mais là, à part pour créer une réputation du style « l’architecte masqué a encore frappé », je ne vois pas réellement l’utilité ni même l’intérêt. Mais bon, moi et les artistes…

- Bizarre. Pourquoi ne pas les vendre directement ? J’veux bien que pour des Metaru compétents ça ne soit pas excessivement complexe, mais pour un œil amateur, c’est quand même très classe. Assez pour attirer des riches collectionneurs. Mais bon, peut-être qu’il y a … un truc en plus que je ne comprends pas.

Il finit par se présenter, confirmant donc mon hypothèse. Un Metaru, encore ! J’ai de la chance, décidemment. Je n’arrête pas d’en croiser. Ils sont tous très intéressants, j’apprends beaucoup de tous ces caractères à la fois différents et semblables. J’en ai rencontré des timides, des calmes, des excités et des colériques. Ca en fait, des caractères au sein d’un seul clan. Mais c’est ça qui doit faire leur force, quelque part. Tout en écoutant ce que disait Hideaki, je me permis de lâcher un léger et rapide ricanement.

- On sent à tes paroles que la réputation de ton clan te plaît et te rend fier. Tu as bien raison, profite des acquis et rend prospère ce qui ne l’est pas encore. Moi, de mon côté, à part des marins amoureux de la mer, il y a pas de quoi se vanter. Deux-trois techniques Suiton et voilà. Mais bon, c’est des gens simples et honnêtes, c’est déjà ça.


Inspirant un peu de fumée de mon Kiseru, je faisais face au garçon qui me posa alors une question que je n’avais pas totalement comprise.

- Ou est-ce que je vais ? Comment ça ? Avant de me paumer tu veux dire ? Bah comme je t’ai dit, nulle part en particulier. Je cherchais des nouveaux endroits à découvrir.


Je fis quelques pas par-dessus quelques structures métalliques puis faisait face à la raffinerie.

- Au fait, tu bosses dans la raffinerie comme pas mal de types de ton clan, mais tu aspires à autre chose également ? Ou est-ce que ce train de vie te convient ? Ce que je pourrais comprendre, finalement.


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Mer 11 Oct 2017 - 21:40
Hisao ne comprenait pas vraiment comment des personnes pouvaient créer des œuvres en les laissant là, en plein milieu d'une décharge qui finiras tôt ou tard par être recyclé. À vrai dire, mon avis était presque le même que mon interlocuteur. Donner de son temps à une œuvre est l'exposer ainsi, sans rien en retour ? En tant qu'artisan, je devrais comprendre ça mieux que lui mais j'avais un avis réservé à tout ça. Chez nous, on créé quelque chose pour que ce soit utile directement, une arme, une prothèse, un composant électrique... Mais pas de telles œuvres.

« Allez savoir, même moi en tant qu'artisan, je ne comprends pas vraiment leur démarche. Est-ce là pour nous faire passer un message ? Ou juste pour faire jolie ? D'ailleurs leur manière d'opérer et similaire aux artistes de rue, ceux qui taguent. De toute façon, tant qu'on n'aura pas discuté avec la personne en question, il nous sera impossible de le savoir. »

Cette forme d'art n'envahissait pas tant les rues que ça mais on pouvait y voir des nom, des phrases ou encore des dessins, parfois signé par des artistes anonymes, comme ces chefs d'œuvres métalliques. Mon interlocuteur me flatta de ma fierté envers mon clan. Il vrai que je n'ai pu me retenir d'esquisser un léger sourire. Comme tout être humain, j'apprécie les compliments, en particulier celui-là.

« C'est vrai, j'en suis très fier. » Disais-je en abaissant légèrement la tête. « Ne dites pas ça, ce n'est pas forcément l'histoire et la notoriété qui fait d'un clan sa réputation, même si ça y joue. Ce qui compte, c'est l'amour qu'on lui porte. Qu'importe son origine, ses habitants ou ses traditions. Un clan c'est un clan. »

Cela lui m'arrivait souvent qu'on me complimente sur ma famille mais rarement qu'on sous-estime celle dont on lui parle. Certes, nous sommes un clan fondateur du village mais cela nous donne pas pour autant le droit de nous sentir supérieur, au contraire, rester humble est l'une des premières qualités qu'il faut avoir, enfin, selon moi. Toujours avec son Kiseru, Hisao fumait entre deux échanges de paroles.

« Surement, la fatigue, doit me jouer des tours. » S'il y a quelque chose que je n'apprécie pas c'est de répéter deux fois la même chose dans une discussion. Une maladresse de ma part qui venait sûrement de mon petit mal de crâne après être sorti de la raffinerie. « Je peux vous faire découvrir le village si vous le souhaitez ? »

Observant son interlocuteur monter le tas de débris, il me questionna sur mon avenir. « Ça me convient pour l'instant, mais j'aspire à être un meilleur shinobi, une meilleure version de moi-même pour défendre mes intérêts et perdurer les traditions de mon clan. Une fois fait, je compte prendre mon indépendance pour voyager dans le monde. Et vous ? Qu'est-ce que vous comptez faire dans votre vie ? » Je n'avais pas trop détaillé mon avenir car mon fort caractère m'en empêche.

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Jeu 12 Oct 2017 - 21:12
Comme les Metaru peuvent avoir des caractères totalement opposés, il fallait bien s’attendre à ce que Hideaki ne comprenne pas non plus ce genre d’artistes, qu’il compare aux artistes de rue. Effectivement, je n’avais pas vu les choses comme ça. Mais c’est un concept qui m’échappe malgré tout. Mais bon, je décidais de me focaliser plutôt sur la suite de la conversation plutôt que de penser à ça. Il n’avait pas tout à fait compris le fond de ma pensée, la faute à mon imprécision. Mais est-ce que j’avais réellement voulu rentrer dans le sujet ? Je ne sais pas. Mais peut-être que le jeune homme méritait quelques explications.

- Ce n’est pas tant ça le problème. Je suis d’accord avec toi, mais malheureusement, on a beau être en vie, en pleine santé et en paix avec son clan et ne rien lui trouver. Mais donc mon cas, c’est particulier. La prison, ça nique une vie. J’ai pas pu entretenir un lien avec mon clan, du coup, j’en suis finalement au même stade qu’un autre. J’sais que c’est des marins respectables, mais c’est tout. Je peux pas en être fier, pas aujourd'hui. Peut-être plus tard, qui sait.

Le Kiseru en bouche, j’évacuais un peu de fumée par le nez à mesure que je lâchais un long soupir qui en disait beaucoup. Je n’étais pas triste, mais j’étais un peu dépité. Toute ma vie, j’avais aspiré à un truc simple. Et je dois avouer qu’on m’a arraché à cet idéal de manière un peu trop brutale. Et maintenant, j’arriverais pas à revenir sur ce chemin-là. Mais bon, on fait avec. Je suis pas malheureux pour autant. Enfin, le Metaru finit par me proposer de me faire un peu découvrir le village, pourquoi pas.

- Ecoute, si ça t’emmerde pas et si t’as du temps à tuer, je dirais pas non. Et puis, s’il y a bien un truc que j’ai appris dans ce village, c’est que c’est plutôt une bonne idée de faire connaissance avec les différents types qui le peuplent.

Malgré mon habitude à la marche rapide, je m’adaptais à son rythme. En même temps, faut dire que discuter à la vitesse où je vais d’habitude, ça n’a pas réellement de sens. Mais mon oreille fut attirée par ce qu’il disait sur lui. Un indépendant, hein ? Intéressant.

- Ouh, voyager seul, donc ? Je vois, je vois. Faut être courageux, l’air de rien. T’as beau être fort, tu peux vouloir garder un certain confort de vie. Je respecte ton choix, mais ça va pas être facile. Compte pas commencer à te balader tout de suite. Même les nouveaux Jônin redouteraient de passer trop de temps en territoires potentiellement dangereux. Mais avec du boulot, t’y arriveras. Mais sans bosser, t'y arriveras pas.

Alors que je réduisais en cendre le tabac qui traînait encore dans ma pipe métallique, je levais les yeux un instant avec de faire à nouveau face à la route. Et moi… qu’est-ce que je comptais faire ?

- Bah… j’avais pas mal de rêves et d’envies avant d’être enfermé, mais tout a été effacé et remplacé après ma sortie. Si je devais choisir un objectif dans l’immédiat, ce serait de retrouver la trace de quelque chose. D’un piaf rose, pour être franc. Comme tu peux le voir, j’ai quelques plumes accrochées dans mes cheveux. Faut absolument que je lui mette la main dessus. Sinon… j’espérais résoudre les problèmes du type que j’ai subi en réformant la justice actuelle pour en mettre en place une autre. Mais… c’est compliqué pour le moment. Va me falloir beaucoup de travail.


Je restais assez flou dans mes réponses, même si j’en disais assez pour qu’on me comprenne assez bien. Après ma réponse, je remettais du tabac dans le Kiseru : heureusement que j’essaye d’arrêter…
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Mar 14 Nov 2017 - 10:15
Notre discussion avançait plutôt bien, très bien même. Je m'étais un peu trop aventuré dans un sujet traitant de l'art, chose qui me passionne mais peut-être pas Hisao. J'avais tenté de faire une approche discrète bien qu'évidente mais à sa façon d'en parler, je voyais qu'il n'était pas aussi passionné que moi mais peu importe, il avait l'air d'apprécier et c'était le principal. Il me parla ensuite de son clan, de sa vision qu'il avait de lui et mes dires ne changèrent pas grand chose. Il aimait son clan sans plus, chose tout à fait compressible sauf que je n'avais pas eu son vécu pour le comprendre. Mon éducation m'a fait apprendre que chaque membre de ma famille est un bien précieux mais cela n'est pas au goût de tout le monde. Chacun fonctionne différemment et ça se comprend. Le fumeur évoqua un court instant son passé dans une prison. Il en dégagea après une grosse bouffée de fumées comme pour expirer ses mauvais souvenirs. Le moment n'était pas venu de lui demander ce qu'il s'était passé.

« Ce serait avec plaisir, je ne suis pas pressé. On peut commencer par le centre-ville, l'endroit le plus fréquenté. Il est immense donc il vaut mieux faire une reconnaissance pour ne pas se perdre. » Disais-je avec envie. En effet, il était grand, si grand que je me suis déjà perdu quelques fois là-bas quand j'étais un jeune adolescent. Tout le monde vous bouscule et les bruits des commerçants m'empêchaient d'entendre les appels de mes parents. Restaurant, magasins, jeux d'argent, boîte, on n'y trouvait un peu de tous.

Hisao partagea son... Inquiétude ? Envers mon désir de voyager à travers le monde mais ce n'était pas la première fois que l'on me faisait cette remarque. Il en profita d'ailleurs pour me mettre en garde, chose que j'apprécie.

« Je sais, c'est un peu ambitieux comme projet mais je ne suis pas pressé. Comme tu le dis, le monde est vaste et nombreux sont les territoires encore inexplorés mais c'est ce qui m'attire à vrai dire, la découverte de l'inconnue. Je compte travailler dur pour arriver à mon but. » Encore gamin j'avais la tête rempli d'idée de paysage, de personne au physique et au mental totalement différents de ceux que j'ai pu rencontrer. Même encore aujourd'hui, je ne cesse de me demander ce qu'il peut bien y avoir derrière l'horizon.

Toujours avec son kiseru, le brun me fit par de ses projets futurs. Rechercher un volatile rose, résoudre les problèmes d'un individu et réformer la justice ? C'était un peu vague comme réponse mais à en juger par ce qu'il venait de dire, il devait y avoir un lien avec son passé en cellule. Toujours aussi curieux, je me permis de lui poser une question qui englobait tout ce qu'il venait de dire tout en commençant la marche en direction de l'épicentre du village.

« Qu'est-ce que vous entendez par là ? » Je me demandais bien ce qu'il allait me répondre.

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Mer 15 Nov 2017 - 19:00
Nous nous mettions alors en marche. Comme à mon habitude, je faisais de grandes enjambées, profitant à la fois de mon étrange habitude de marcher comme si j’étais constamment pressé et de mes longues jambes. Cependant, malgré la bonne cadence de Hideaki, je pris l’initiative de tout de suite adopter une marche plus tranquille. Toujours en train de préparer mon Kiseru avec du tabac fraîchement pioché du paquet situé dans une de mes poches, je basculais de temps en temps le regard sur lui alors qu’il répondait à mes remarques précédentes concernant son ambition. Ce qu’il disait me rassurait légèrement. Non pas que j’étais inquiet, mais je connaissais déjà le genre de situation qu’on pouvait rencontrer dehors. Et même dans certains villages, en fait : les gens ne sont pas toujours bien intentionnés, après tout.

- Si tu es confiant sur le fait que tu ne vas pas te précipiter, alors je pense que c’est bon. Pas mal de ninjas veulent aller vite. Sauf qu’ils finissent surtout par aller TROP vite… et crèvent bêtement. M’enfin. T’as déjà en tête des destinations où tu aimerais aller avant tout ? Ou tu partiras en roue libre ?

Le tabac devint finalement orangé à mesure que j’aspirais à travers le tube de bambou du Kiseru, me permettant alors de relâcher deux-trois petits nuages de fumée provoquées par la combustion. Je lâchais un petit soupir de ‘’soulagement’’. C’était con, mais ça me foutait dans un état de calme assez impressionnant. Et franchement, avec tout ce que j’ai sur le dos en ce moment, c’est pas plus mal.

Le jeune Metaru arquait presque le sourcil en me demandant quelques précisions sur ce que je voulais dire. Ouais, j’avais été flou, mais c’était surtout parce que certaines personnes n’ont pas envie – ou ne méritent pas – que je leur balance les détails. La plupart, s’ils ne m’ont pas esquivé, s’interrogent sur tout ça, c’est sûr. Mais c’est pas systématique. Mais Hideaki semblait avoir une nature curieuse, donc ça ne m’étonnait pas spécialement qu’il en demande un peu plus.

- Ca dépend. Tu t’interroges sur le piaf ou sur la prison ? dis-je avant d’entendre qu’il parlait de manière générale des deux. Alors. Pour le piaf, c’est très simple et très complexe à la fois. Mais pour aller au concret, j’ai été enfermé 8 ans. Et pendant ces 8 ans, j’ai vu par trois fois un oiseau rose borgne et fumant le cigare.

Tout en continuant de marcher, je déposais mon regard sur lui et, après avoir craché un petit nuage de fumée, ajoutait nonchalamment « Véridique, hein. Ca s’invente pas. »

- Enfin bref, disons qu’il m’a indirectement pas mal aidé à tenir psychologiquement. Car t’imagine que quand on est enfermé autant de temps alors qu’on a rien fait… surtout dans des conditions dignes des pires criminels… on risque à tout moment de craquer. Donc logiquement, je veux le retrouver.

Afin de bien séparer les deux sujets et dans le but de lui laisser un peu assimiler tout ça, je faisais une micro-pause de quelques secondes. Tout ça était derrière moi, mais en parler me provoque toujours des nausées. C’est vraiment une époque de merde, que je ne voudrais bien sûr pas oublier, mais au moins… ouais. J’sais pas, tourner la page quoi. Enfin, je continuais ensuite sur la prison et la justice.

- Ensuite, bah c’est simple. Comme je t’ai dit, j’ai été enfermé injustement, puis relâché par des mecs qui savaient pas où se foutre tellement ils se savaient complétement con. Mais ça, ça ne devrait pas arriver. J’ai eu la force mentale pour continuer sur le droit chemin, mais crois-moi : J’avais envie d’avoir commis les crimes dont on m’accusait. J’avais envie d’être l’ordure qu’ils voulaient que je sois. Cette justice aveugle et absolue, je la vomis. Je la hais de tout mon être. Donc… hors de question que je reste les bras croisés. Je vais tenter de m’élever hiérarchiquement, devenir le représentant de la justice et modifier ce système bancal et obscolète.

La complexité était là : Ce n’était ni facile d’accéder à ce poste, ni facile de trouver la bonne solution, ni facile de ne pas faire l’erreur que je veux combattre. Mais sans ambition à tant soit peu grande, on va nulle part, je suppose…

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