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Il ne faut pas toujours tourner la page ; parfois il faut la déchirer

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Dim 1 Oct 2017 - 0:46
La présence du Daimyō de Kaminari no Kuni au village n'était plus un secret. Si son précédent convoi pour arriver à Kumogakure no Satô ne se voulait pas aussi visible, son passage par l'Arche Grise fut tout le contraire. En effet, lors de ses premiers pas au sein des Nuages nombreux furent les regards sur sa personne. En même temps, son accoutrement ainsi que sa garde personnelle ne trompait personne. Son appartenance à la haute sphère fut une évidence. D'ailleurs, il ne fallut que quelques minutes pour qu'une foule tente d'approcher le Seigneur et ce pour différentes raisons : des remerciements, compliments, critiques et bien d'autres choses. Le rapport entre les villageois et ce grand homme fut assez bref : quelques échanges mais rien qui ne dura assez longtemps pour satisfaire le peuple. Une décision logique pour lui qui devait résoudre une histoire aussi pressante qu'urgente. Bien que chez les villageois, il y avait un sentiment d'incompréhension à les « négliger ». Néanmoins, la plus grosse interrogation restait la présence d'une personne aussi importante sur cette terre. Et la plupart s'accordait sur une seule et même réponse : une réaction vis-à-vis des événements récents de Shitô. Et ce n'était pas totalement faux. Seulement, cela allait bien au-delà d'une simple position face à ce drame.

**

La dernière rencontre à l'Assemblée ne fut pas aussi longue que ça. Pourtant, on aurait pu le croire avec vu l'importance de la réunion. La raison est la réponse à cette candidature au poste d'Ombre de la Foudre. Bien que la victoire du Shodaime, Nara Seijiro fut écrasante - et faussée - il y avait tout de même d'autres candidats. Mais pour prétendre au rôle de Nidaime, il n'y avait plus personne. Sauf le doyen du clan Metaru. Seulement lui. Pourtant, parmi les têtes qui pouvaient postuler, il y avait les candidats de la première élection. Mais non. Il y avait trois raisons logiques à ces réactions. La première, peu se sentait capable de régner avec l'incident de Shitô. La deuxième, certains accordaient tout simplement leur soutien au premier candidat. La troisième, peu était intéressé par le rôle.

Pourtant, si Metaru Shuuhei était le seul candidat, exprimer ses motivations auprès des autres ne lui était pas dispensé. Et c'est ce qu'il fut. Dès lors, la quasi-totalité appuyait sa candidature auprès du Daimyō. Une réaction logique, quand on connait la réputation de l'homme et son exploit face au titan métallique. Le Seigneur n'avait plus qu'à annoncer cette décision en interne ...

**

D'un côté, un petit comité dans un semblant de calme. De l'autre, un brouhaha incroyable. Aujourd'hui, c'est un grand jour pour Kumo. Un jour qui signe un nouveau règne qui peut suivre la politique du premier tout comme en instaurer nouvelle. Un règne qui marquera peut-être - positivement ou négativement - l'histoire du village. Les premières semaines seront cruciales pour la nouvelle Ombre. Quand on succède un fraudeur, il faut vite instaurer un climat de confiance. Quand on connait l'incident de Shitô et qu'on sait que Kumo cache un recueil sur les autres villages, il faut vite satisfaire l'attente en prenant des mesures adéquates. Cette annonce publique et première impression en tant que Raikage sera cruciale.

Dehors, les villageois sont présents par centaines et nombreux arrivent encore. La majorité est au courant de l'annonce qui va avoir lieu. Pour cause, ce n'est plus un secret : une nouvelle Ombre va prochainement être nommée. Mais le cas de Nara Seijiro est toujours un secret et rend furieux une partie du peuple. Une réaction logique, car elle voyait en lui un avenir certain pour le village.

Raikage-sama. Il va devoir s'habituer à cette appellation. Plus que quelques minutes et vous vous présenterez au peuple avec notre Seigneur. Ce n'était qu'une question de temps avant que le village écrive une nouvelle page.

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Dim 1 Oct 2017 - 1:47
Sunaarashi no Kuraku était un nouvel habitant du village caché de Kumo et n'était pas habitué aux coutumes des pays Shinobis. Il fût accueilli par son Sensei, Daedra, et c'est lui qui lui avait expliqué les événements à venir. C'est en s'armant de patience qu'il lui avait appris la présence de la Fête de la Lumière, à laquelle Kuraku avait donc participé, mais aussi de l'intronisation du nouveau Raikage.

En 16 ans de vie, Kuraku n'avait jamais été concerné par ce genre de choses, vivant caché dans le désert jusqu'à maintenant. Il avait eu du mal à comprendre l'engouement engendré par la Fête de la Lumière, où la totalité du village avait participé dans la joie et la bonne humeur. Cependant, cet événement semblait différent. Différent dans les réactions qu'il créait. Certains semblait être heureux de cette nouvelle intronisation tandis que d'autres n'y comprenait rien, se demandant pourquoi le précédent Raikage avait été remplacé.

En quoi cela concernait-il Kuraku, nouvel arrivant ? Chaque personne présente semblait avoir été conviée, alors il ne manquerais ça pour rien au monde. Une telle occasion ne se présente que très peu dans une vie, et Kuraku allait pouvoir en profiter pour mettre un visage sur les nombreux Shinobis du village qu'il ne connait pas encore, et pourquoi pas peut-être se faire des connaissances. C'est notamment un événement très important dans la vie d'un Shinobi qui se respecte. Le Raikage représente l'ensemble du village et se doit d'être respecté, et ça commence par la présence de tout un chacun à son intronisation.

Qui plus est, les intrigues politiques intéressent grandement le jeune Shinobi, curieux de nature. Peut-être allait-il pouvoir y croiser son Sensei, et lui demander plus d'explications quant à cette intronisation, bien qu'il n'en sache surement pas plus que la moyenne, il en saurait toujours plus que le manieur de sable.

Autre détail important, le nom du nouveau Raikage n'était encore connu de personne. Quelle en était la raison ? Tout cela paraissait bien étrange, sachant que nul ne savait pourquoi le précédent Raikage avait été destitué de son titre. Beaucoup de questions... Peu de réponses.

Le nouveau Raikage allait-il remettre le village caché de Kumo sur ses pieds ? Comment allait-il gouverner ? Comment le peuple allait-il réagir, dépendamment de sa provenance ?


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私はあなたに報復するだろう
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Dim 1 Oct 2017 - 9:54
Lors de mon arrivée à Kumo, après avoir pris pendant une, voire deux semaines mes marques, j’ai pu rencontrer diverses personnes qui m’ont aidé à me familiariser avec le village. Si je viens d’Humy, les circonstances ont fait que j’étais très peu informé de la situation actuelle. L’une des choses qui me restera très longtemps en tête est une erreur, lorsque je parlais à un membre du clan Ikezawa. La réputation est une notion étrange qui, selon les faits d’armes, le charisme, ou la manière dont elle se répand, peut prendre totalement le contrepied de la réalité… et c’est exactement ce qui m’est arrivé. Lorsque Shojito a critiqué le manque d’activité et le manque de courage du Raikage, j’avais envie de lui en mettre une bien placée, et pour cause, j’étais absolument certain que Metaru Shuuhei était le Shodaime. Après ses réalisations à Shito et son implication à Kumo, je ne pouvais simplement pas laisser le blond parler en mal de lui… mais non. J’avais tort. Le Shodaime était un homme dont personne ne m’avait parlé. Peut-être une ou deux personnes, mais ils m’avaient juste signalé son existence dans une phrase sans lien avec sa fonction.

- Vous êtes conviés à l’officialisation du Nidaime Raikage, hein ? Merde... donc c'était pas juste des paroles en l'air ou des oublis de la part de ceux à qui j'ai parlés, le Shodaime était vraiment trop inactif dans son rôle.

Remplissant mon Kiseru avec du Kizami, je me disais qu’il y avait peut-être une autre raison à ça. On ne voit pas forcément le travail d’un homme. Un Nara ne serait pas du genre à s’illustrer pour être utile, bien qu’il faille un équilibre à tout. Il est certain que ça n'a pas dû jouer en sa faveur lors des discussions en internes, mais une autre raison pourrait très bien être la cause principale. Et pour le moment, on était paumé à ce sujet.

En ce qui concerne le Nidaime, après tout le bien qu’on m’ait dit de Metaru Shuuhei, et en plus de ce que je savais de lui, je peinais à trouver une autre personne dans ce rôle. Le problème, c’est que des responsabilités de cette envergure ne correspondent pas à tout le monde. Personnellement, ça me gonflerait, mais à d’autres, ça pourrait faire peur. Certains aimeraient jouir de liberté, que de telles fonctions ne permettent pas forcément. Peut-être que le Metaru désirait rester chef de clan et assumer des responsabilités certes grandes, mais moindres comparées à celles d’un Kage.

Pour l’heure, il fallait attendre, et je m’inquiétais de savoir si le Raikage allait être un inconnu. J’avais aperçu très rapidement le Daimyo… je n’avais pas confiance en ce genre de personnes, qui élisent selon leur bon vouloir des gens qui correspondent grossièrement à leurs attentes. Des attentes qui, souvent, sont totalement utopiques. Si une personne louche atterrissait au poste de Raikage sous ‘’recommandation’’ du Daimyo, est-ce que je devrais vraiment le considérer comme mon Kage ?

Mais bref. Pour le moment, j'avais juste hâte d'en savoir plus sur tout ça. J'déteste être dans le flou.
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Dim 1 Oct 2017 - 14:12
S’il était bien un mot auquel je n’adhérais, ce devait être celui-ci, « politique ». Une montagne de promesses pour au final n’être que déceptions et enchainement de dégringolades vers un futur pire encore que celui envisagé par les théoriciens du complot… voilà ce que représentaient les politiciens à mes yeux. Soupirant devant mon miroir, luttant un avec cette tignasse rebelle qui semblait elle-même m’exprimer son refus de participer à cet évènement ; ceci dit, ça n’était malheureusement pas le genre de chose que je pouvais occulter. En tant que membre à part entière des shinobis de ce village, je me devais au moins de connaitre l’individu à qui j’allais devoir rendre des comptes en tant que Kunoishi… ne serait-ce que pour ça, je devais prendre sur moi. Qui plus était, il était un visage que je voulais voir depuis un certain temps déjà. Nous avions quitté son domaine pour rejoindre les nôtres depuis quelques années déjà, mais jamais je n’aurais cru que revoir l’entourage du Daimyo me ferait autant plaisir... ou si. Peut-être que je le savais…
Quelque instant plus tard, présentable et sur la place comme nombre de civiles et shinobi, j’attendais que passe l’empereur de Kaminari no Kuni. Son arrivée à Kumo avait presque réussi à se faire occulter par les faits divers, je supposai que c’était pour faciliter le transit, de son palais aux murs du village. Ceci expliquait d’ailleurs le changement qui s’en suivit.

À peine la garde du Daimyo s’engageait-elle sous l’arche grise que s’éleva une nuée d’ovation pour accueillir le seigneur du pays. Du haut de mon perchoir s’étirait sur mes lèvres un sourire satisfait. Il allait bien et si j’en croyais la cabine au rideau fermé, mais assez translucide derrière lui, une partie de son compté l’avait suivi. Non je ne me mis point à hurler comme les plus hystériques, j’observai juste avec respect et déférence leur arrivée. Depuis l’époque où père travaillait exclusivement pour lui jusqu’à maintenant, il n’avait rien perdu de sa superbe… Sa simple présence forçait le fléchissement du genou…
Sur certains visages je lisais de la joie, sur d’autre, des questions, sur d’autre encore une certaine forme de colère. Comprendre que la nomination d’une nouvelle ombre à notre village ne pouvait que signifier le départ de l’ancienne, à savoir celui de Nara Seijiro. Quel type d’homme était-ce ? Je ne le savais et n’avais aucune… maintenant plus encore aucune raison de chercher à véritablement le connaître. Seulement… me titillais quelques détails, quel genre de politique avait-il mené pour être ainsi destitué ? Non… plus simplement, que diable avait-il véritablement fait ? Non pas de mal, mais de bien pour le village ? Je ne l’avais vu à aucune assemblée, aucun évènement, à aucune occasion, quelle qu’elle soit… sa fantomatique présence était si faible qu’il ne méritait que trop bien le nom de son rang… au sens propre du terme. Ce n’était qu’une ombre, une silhouette furtive que l’on percevait du coin de l’œil avant que celle-ci ne disparaisse dans les ténèbres ou dans l’oubli.

Si le Daimyo s’était déplacé en personne, c’était certainement que la décision avait été déjà prise, où qu’elle ne tarderait pas à l’être. Même les hautes instances de Kumo ne pouvaient se permettre de le déplacer sur les bases d’une incertitude.
La cérémonie s’en alla bon train, la rumeur des conversations ne cessa de croire alors que spéculaient déjà la majorité des Kumojin sur leur futur leader certain remettaient sur le plat l’évènement de Shito, pointant du doigt le fait qu’il y ait des chances que ce l’un des héros de cette tragédie. Héros… sauveurs… bienfaiteurs, ils n’avaient que ces mots-là à la bouche, tous semblaient oublier, ou voulaient oublier que nous avions aussi subi des pertes à cette occasion… Et nous Metaru n’étions justement pas en reste. Le visage grave, alors que j’avais une nouvelle pensée pour Kahei, j’avais depuis lors rejoint la délégation faite par mon clan, mais le cherchait encore du regard… l’un de ceux qui était rentrés physiquement entiers, mais avec un trou béant dans la poitrine…

- Ou es-tu encore passé Shuu… ? Me murmurai-je en cherchant, espérant ne pas le voir revenir avec une bouteille en main après avoir cédé à tout ce stress et à la facilité de l’alcool.

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Enceinte de 4 Mois 1/2

[ Merci pour le Kit <3 ]
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Dim 1 Oct 2017 - 17:14
Bon, c’est quoi cette mascarade ? Moi, l’éternel fainéant, réveillé par sa propre famille pour participer à une intronisation dont je me fiche royalement. C’est pas sérieux ça, mes chers cousins… En parlant de cousin, je demande bien où se trouve l’autre enflure de Shuuhei, c’est notamment le premier à venir m’emmerder. Mais là, il est absent. Serait-il parti chasser sans me prévenir ? Impossible. C’est notre moment à tous les deux depuis que nous sommes enfants, il sait que je ne lui pardonnerais pas une telle trahison.

Du coup, je prends mon déjeuner sans lequel ma journée ne peut commencer. C’est essentiel de bien manger, surtout pour le moral, et aussi pour le corps. Enfin, je ne sais même pas pourquoi je vous parle de ça. Ah oui ! Donc je mange tranquillement en me questionnant sur l’heureux élu au sommet de notre village. C’est à peine si je sais qui était le précédent Raïkage. À cause de mon pote, Shikabù Nara, je suis forcé de savoir que c’était un Nara, mais je ne le connaissais absolument pas.

D’ailleurs, je ne sais même pas la raison de son remplacement. Il n’y a en même pas beaucoup de raisons de remplacer un haut placé, ou n’importe qui dans n’importe quelle situation d’ailleurs. C’était soit un incompétent, soit un frauduleux qui s’en mettait plein les poches, soit un conspirateur… Dans tous les cas, on ne peut pas dire qu’il soit digne de poursuivre en tant que dirigeant. Parce que d’accord, je ne suis pas forcément derrière les politiques, mais j’aimerais quand éviter d’être gouverné par des cons.

« - Oï ! Shimizuke ! On en sait un peu plus sur les raisons de cette intronisation ?
- Non, cousin. C’est pour ça que tout le village est en furie. On attend des réponses !
- Pourquoi est-ce qu’un gamin comme toi est si investi pour un truc aussi minable ? demandé-je désespérément.
- Parce que c’est l’avenir du village, baka ! Tu devrais davantage t’impliquer pour le village. Tu te plais ici, non ? »


L’avenir du village, hein. Cette petite merde, malgré son jeune âge, est plus mature que beaucoup de Metaru. C’est pas que les autres soient tous des gamins, mais disons qu’à part le métal, la forge et l’envie de casser des gueules, c’est assez limité. Avec la diversification et la pluralité des clans au sein du village, c’est de moins en moins vrai. On voit maintenant des Nara ou des Suzuri aussi violents que des Metaru, puis des Metaru aussi rusés que des Nara et cultivés que des Suzuri. Ce n’est pas quelque chose de dérageant selon moi, même si ça agace les anciens.

Après une bonne douche et une préparation très rapide, me voici fin prêt. À la maison, il n’y a plus personne, tous sont déjà partis à cette cérémonie aussi inutile que futile. J’avais prévu de m’entraîner initialement, pas de m’ennuyer au plus haut point et mater des gonzesses toute l’après-midi. Ouais, parce que j’en ai rien à faire du nouveau Raïkage, alors je préfère regarder les jolies filles, c’est comme ça. On se croirait dans une dictature. Franchement, pourquoi est-ce que je me rends là-bas ?

Il m’a fallu bien peu de temps pour parvenir à ce grand rassemblement. C’est bondé de monde. Probablement tout le village. À en croire les événements, j’ai raté l’arrivée triomphante du seigneur de ce pays. Tu parles, je suis bien content d’avoir manqué ce moment des plus ennuyants. Regardez-le en train de faire son beau entouré de ces chiens. Me dire que je serais probablement amené à bosser pour ce dernier lors de mes missions me dérange un peu. Les bras croisés, j’attends patiemment l’arrivée du nouveau promu.

Mais pendant ce temps, je ne peux m’empêcher de regarder les comportements des uns et des autres, leurs attitudes et gestes assez parlants. C’est effectivement parlant de voir les interrogations chez la plupart des individus ici présents. Ou alors parfois de l’agacement. Chez d’autres, je perçois du désintérêt, comme chez moi. Tiens, ça ne serait pas mon cher Shikabù par hasard ? Il n’y a que lui et moi pour se foutre de ce genre de choses.

Petit bémol : où se trouve ce foutu Shuuhei ? Ne me dites pas que je vais assister à ce merdier et pas lui… Non. Non ! Je refuse. Je refuse de me faire avoir par ce type, c’est pas quelque chose d’envisageable. Il ne fait pas parti des plus futés du clan. Ça me ferait vachement mal au cul qu’il me trompe de la sorte. Uh ? À moins que…
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Invité

Dim 1 Oct 2017 - 18:04
Depuis mon retour de Shîto, j’avais eu l’impression que mon frère était encore plus inquiet qu’à mon départ, ça ne lui ressemblait pas. Je compris pourtant vite pourquoi lorsqu’il m’expliqua. Pendant les événements de Shîto, et encore à l’état actuel des choses, le clan était en effervescence. Le conseil des Nara n’arrêtaient pas de se réunir. Il avait bien essayé d’en savoir un peu plus, mais aucune information n’avait filtré. L’absence de charisme du chef de notre clan, n’aidait pas vraiment. Shikarin m’avait transmis son inquiétude, notre clan était vraiment en train de subir une crise, et ne pas savoir de quoi il retournait, et ne pas avoir d’explication là-dessus, poser un véritable problème pour moi.

Lorsqu’il y a quelques jours, le coup de massue est tombé. Le Shodaime Raikage, Nara Seijiro était destitué de ses fonctions. Très vite, la tension était montée au sein du clan qui était sur le point d’imploser. En effet, Nara Hiro brillait toujours par son silence et son absence, et désormais, les membres du conseil Nara qui jusqu’ici avaient tenté tant bien que mal à maintenir les tensions, ne pouvaient plus la contenir. Quoi de plus normal après tout, eux, savaient des choses que nous ne savions pas, et qui pouvaient sans doute expliciter pas mal de chose, mais ils devaient se taire… Les craintes des Nara étaient légitimes. Le Shodaime Raikage n’avait-il pas été élu démocratiquement après tout ? Alors pourquoi cette infamie. Mon frère commençait lui aussi à s’impatienter. Il fallait que quelqu’un apaise les tensions. Les Nara n’étaient pas des fous à agir de manière irréfléchi, et c’était peut-être ça le principal problème de cette histoire. Heureusement, la nonchalance des manipulateurs d’ombre, venait tempérer ce qui pouvait encore l’être.

Hier, l’une des membres du conseil des Nara a enfin pris la parole, sans en dire beaucoup, elle avait réussi à renverser totalement les choses. On ne pouvait en attendre moins, de la précédente chef du clan, Nara Shikatowa. Si la situation était encore loin d’être apaisé, les Nara pouvait être rassuré sur le fait que les actes ayant conduit à la destitution du Raikage était parfaitement légitime. Il était impossible que Shikatowa se permette de mentir ou de leur cacher quelque chose. L’immense respect dont elle bénéficiait auprès de toutes les strates du clan, par sa gérance exemplaire de celui-ci durant de nombreuses années, y était bien pour quelque chose.
C’est ainsi que nous nous étions retrouvé mon frère et moi dans les rues la ville, pour la mise en place du nouveau Raikage. Cette fois-ci, il n’y aurait pas d’élection, le Nidaime serait recruté par le Daimyō en personne.

- Dis Shikarai, tu crois que ce sera qui le nouveau raikage ?
- J’ai bien ma petite idée… On pari ? lui dis-je en lui tendant un bout de papier.

Après que nous ayons chacun marqué le nom du prétendant auquel nous pensions sur un bout de papier, nous les échangèrent, en les gardant dans notre poche. La foule était encore présente, peut-être même plus que pour le Shodaime Raikage. Et ça ne surprenait pas. La présence du Daimyō et ce rebondissement assez fou, dont peu de gens connaissaient les raisons exactes, avait sans doute attiré bien plus de gens. J’indiquais à Shikarin une ruelle, où nous pourrions prendre de la hauteur en grimpant sur les toits. Juste devant nous, l’assemblée… Nous étions loin d’être les seules sur les toits, on pouvait constater que la foule était bien dense, même sur certain toit. Les regards sur nous, membres du clan Nara, étaient eux aussi, d’autant plus pesant, mais nous essayions de ne pas y faire attention… A côté de nous, un peu plus loin, j’aperçu un autre ninja, probablement un chûnin. Je ne pus m’empêcher de l’entendre parler…

- Si je puis me permettre, je pense que c’est plus compliquer que ça… Mais je crois qu’on peut s’accorder que le Shodaime n’était vraiment pas à la hauteur…

Le shinobi dont nous nous étions rapprochés, remplissait sa longue pipe de tabac… Mon petit frère serrait les dents, lui qui aimait être fier de son clan et de ses origines, je crois qu’il était triste et très déçu par tout cela, il avait fondé de grand espoir sur l’autre Nara. Moi aussi j’étais déçu. Quel gâchis… J’ignorais les raisons pour lesquelles il avait vraiment destitué… Mais il ne faisait pas de toute que ce n’était pas rien… Et je craignais vraiment que l’image du clan Nara, qui avait pourtant bien réussi son intégration ici, ne se dégrade.
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Dim 1 Oct 2017 - 18:39
Un jour nouveau. Voilà ce qui définissait pleinement la journée d'aujourd'hui. Il suffisait de se rendre compte, dans les rues de Kumo, que l'ambiance avait changé. Il y avait une certaine tension dans l'air, pas dû à un conflit ou une mauvaise nouvelle. Non, au contraire, c'était juste l'impatiente des Kumojins. Enfant, femme, vieillard, shinobi. Ils étaient tous rassemblé pour une seule chose. Tout le monde se posait la même question. Qui sera le prochain. Qui prendra les commandes. Qui dirigera. Bien-sûr, j'étais déjà au courant de tout, et depuis quelques temps. Après ce qui c'était passé à Shîto, il était évident que le futur Nidaime serait Shuuhei. Il suffisait juste qu'il se présente, et ce fut le cas. D'autant plus qu'il n'y avait eu aucune contestation à son encontre. Il l'homme fort à Kumo, il représentait l'avenir. Et dire, que ce jeune trentenaire, issu du clan Metaru, va devenir l'Ombre du village. Il y a quelques années, je n'aurais pas parié là-dessus. Je me souviens encore, quand il n'était qu'un simple forgeron, essayant tant bien que mal de se faire un nom dans ce milieu si restreint. Il faut dire qu'il est quand même de bonne naissance, mais cela ne fait pas tout. Petit à petit, cet homme à grimper dans l’échelle sociale. Comme moi, il est devenu Jônin, grade qui signifie l'élite du village. Après ça, il est devenu le forgeron le plus connu et le plus respecter de Kaminari. Un homme simple, mais déterminé. Un homme humble, mais respectable. Un frère, un ami, un compagnon d'arme. Voilà ce qui caractérisait Shuuhei. Cette journée, c'était la sienne.

Depuis maintenant quelques jours, je me trimballais toujours avec une canne. J'en avais toujours un peu besoin, mais je m'étais habitué. J'avoue que même si je pouvais m'en passer, je la gardais. Déjà, cela me rappelait mes erreurs et mes échecs. Ensuite, cette canne n'était pas un simple bout de bois qui m'aidait à me déplacer. Non, c'était devenu un prolongement de mon corps et une arme aussi. Mais inutile d'en parler plus à ce sujet aujourd'hui. Maintenant, quand je marchais, on pouvait m'entendre arriver de loin, avec le bruit du bois contre le sol. Ça tombe bien, j'ai jamais voulu être discret. C'était une façon d'annoncer la couleur, si jamais quelqu'un entendait ce bruit, c'est que je ne suis pas très loin. J'imagine que Shuuhei a du m'entendre arriver depuis un moment, lui qui avait une ouïe particulièrement fine. Avec un cigare dans la bouche, je m'avançais vers lui. Il y avait déjà du beau monde à ses côtés, dont Shizen, le seul Aburame de Kumo. Un type bizarre à première vue, mais très respectueux des gens.

On pouvait entendre les gens parler d'ici. La populace se demandait ce qui se passait. Ils savaient juste que le prochain Raikage va apparaître devant eux, mais ils n'étaient au courant de rien sinon. Ni du sort de Seijiro le traître, ni l'identité du Nidaime. Mais bientôt, tout les habitants de Kumo seront au courant, et plus encore, tout le Yuukan connaîtra le nouveau rôle de Shuuhei, lui qui c'était fait remarqué en tant que ''héro'' à Shîto, pour le nombre de civils sauvés. J'étais fière de lui. Je me dis que Kahei serait ravis de voir à quel point Shuuhei avait changé, mais malheureusement, il ne pouvait pas être là.

« Bon. Pas trop stressé Shuuhei ? » Je me doutes qu'il avait bien un certain trac, ce genre d'événement n'arrive pas tout les jours, mais je me faisais pas trop de soucis pour lui. « Tu as cas imaginer que tu vas aborder une fille, reste simple, et tout se passera bien, Monsieur le Raikage. En parlant de ça... j'imagine que tout le monde t’appellera ainsi maintenant, mais ne compte pas sur moi. Pour ma part, tu restes Shuuhei, et tu le resteras toujours. »



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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Dim 1 Oct 2017 - 21:48
Un crétin ! Un bougre ! Un incapable ! Comment Nora était-elle tombée sous le charme de ce grand dadais ? Accroc à l’alcool et aux corps affriolants, Metaru Shuuhei n’avait absolument rien du prince charmant. De rustres manières, un langage très voire trop familier et une sale manie à poser ses mains sur les croupes saillantes qu’il rencontrait sur son passage… Ces diffamations étaient peut-être un poil exagéré ! En tout cas, pour cette moniale qui n’avait pas eu l’honneur de discuter avec lui depuis leur retour de Shito, toutes ses pensées virulentes lui paraissaient on ne peut plus véridiques. Malheureusement pour lui, ses cruelles méditations faisaient de cet énergumène un immense goujat.
Elle ne voulait pas s’énerver. Elle ne voulait pas s’inquiéter. De toute façon, Shuu était un grand gaillard aux capacités remarquables. Même renfrognée, la moniale ne pouvait lui retirer cette virile qualité. Rien de grave ne pourrait arriver à un homme de sa trempe. Pas de bobos ! Pas de fractures osseuses ! Rien ! Il n’y avait aucune raison d’être préoccupée par quoi que ce soit. En plus, ce n’était pas la première fois qu’il lui faisait le coup. Par le passé, il s’était déjà éclipsé plusieurs jours en justifiant un travail étouffant. La routine de Kumo n’avait finalement pas changé pour cette fidèle demoiselle.

Malgré la sérénité de son faciès, Nora semblait broyer du noir. Avec le temps, les femmes du clan avaient appris à déchiffrer le casse-tête mental qu’était la demoiselle des sables. Instinctivement, elles savaient à présent quand la supposée fiancée du chef de la police déprimait un peu. Et dans le cas présent, il n’y avait même pas besoin d’un quelconque sixième sens pour le remarquer. Non seulement, il n’avait pas pris la peine de lui rendre visite pendant son court séjour à l’hôpital, mais en plus, ils n’avaient pu se trouver durant la fête de la lumière. Deux points essentiels la tracassant intérieurement et que la plupart des groupies Metaru avaient furtivement descellé. Et le meilleur remède aux déprimants blues étaient le dégourdissement de papattes à l'extérieur.
En ces temps de festivités, les occupations à l’extérieur ne manquaient pas. Par exemple, la fête de la Lumière était l’un des fameux divertissements annuels proposés aux villageois. Néanmoins, entre ces évènements programmés, une autre attraction plus symbolique, était également censée enjouer leurs cœurs dubitatifs : L’élection du Nidaime Raikage. A leur retour des terres de feu, le Shodaime avait été immédiatement démis de ses fonctions sans explication authentique. Les rumeurs allaient bon train quant aux raisons officielles de son éviction. D’une oreille attentive, l’ex-vagabonde avait intercepté quelques accusations sans y prêter réellement attention. La direction politique entreprise par Kumo ne l’intéressait guère. Elle n’avait même pas voté lors des premières élections, preuve d'un désintérêt flagrant envers le futur de ce pays...

Si cela ne tenait qu’à elle, Nora serait sûrement resté dans les quartiers de son pseudo-fiancé à l’entretenir. Au pire, elle aurait rendu visite à son supérieur ecclésiastique, bien qu’elle ait déjà eu à le supporter lors de son hospitalisation. Aujourd’hui et bien que leur véritable lien soit encore ambigu, elle était la promise d’un chef de clan puissant. Sa présence était donc obligatoire afin d’honorer ce clan l’ayant humblement accueilli. Etant donné l’importance de l’évènement, Shuu serait lui aussi là pour découvrir qui serait le deuxième dirigeant de la cité des nuages…
En attendant, elle ne l’avait toujours pas trouvé ! La place du village était grande. De nombreuses personnes s’y étaient déjà rassemblés. Des perplexes, des impatientes. Du nouveau-né au papier mâché. Ce genre d'annonces avait l'air d'être populaire et c'était tout à fait logique. Aujourd'hui enfin, les brebis connaîtraient enfin le visage de leur berger. Tout le monde voulait donc savoir qui allait enfiler le nom de « Deuxième du nom » ! Ce ne devait être plus qu’une question de minutes…

Dans le cœur de la douce moniale, tout ce qui manquait à présent, au-delà de savoir qui serait ce futur meneur de troupes, c’était cet homme… Shuu ! Ornée de l’emblème du clan de métal, elle s’était même vêtue d’une manière noble et traditionnelle… juste pour lui et pour son clan :

« Ou es-tu ? » murmura-t-elle dans une lamentation sereine.
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Lun 2 Oct 2017 - 7:20
Une nouvelle ère commençait. Trop tôt pensez vous ? Peut-être un peu trop tard selon Shojito qui à l'annonce de nouveau Raikage était très sincèrement soulagé. L'ancien, ce Nara Seijiro, incapable de défendre son peuple avait été puni, destitué, disgracié, roulé dans la boue. C'était peu être un peu fort selon le blond qui ne connaissait pas les raisons de sa destitution. Quoi qu'il en soit il était soulagé. Arpentant la foule tel un bourrin, c'était en première ligne que l'Ikezawa décidait de se rendre, quitte à être fidèle envers Kumo, autant voir de prêt l'élu du peuple, celui là même qui avait été en mesure de menée les troupes de Kumo à une défaite moins amère à Shîto. L'homme qui l'avait grandement amusé durant son combat très court mes intenses. Oui, ce n'était un secret pour personne aujourd'hui, le véritable élu du peuple ne pouvait être que lui, Metaru Shuuhei. L'illustre chef de la police de Kumo, chef du clan Metaru et fier guerrier de Kumo. Tant de qualité pour un seul homme, l'adulait-il un peu ? Juste un peu. Il n'était pas beaucoup plus vieux que lui après tout, et ce n'était pas comme s'il lui faisait des courbettes, il le tenait simplement en haute estime.

Cela n'allait plus tardé, quelques minutes encore et il ferait son entrée. Le blond lui regardait l'estrade avec attention, il s'imaginait plusieurs scénario. Mais l'un des scénario se dessinait, si Shuuhei n'était pas celui qui foulerait le pas de la scène ? Si il s'agissait d'un homme que personne ne connais ? Comment réagiraient la foule ? Comment les gens le prendrait-il ? D’ordinaire les Kumojins sont fidèle et intelligent mais avec les événement qui ont eut lui à Shîto, les esprits ce sont échauffer, peut-être un soulèvement pouvait avoir lieu. Toutes ces idées lui glaçait le sang car il se devrait de combattre pour dans une situation comme celle-ci... Oui... Mais qui combattre ?... Non, il ne pouvait penser une seconde de plus à cela. Le Metaru devait absolument être raikage, il le devait pour lui, mais aussi pour Kumo.

Mais alors qu'il venait de chasser des pensées noir d'autre faisait surface, une parano tout à fait naturel pour le blond car l'ennemi venait de frapper, et en bon stratège il savait à quel point que frapper un ennemi à terre était un moyen efficace pour ne pas qu'il se relève... Enfin, bon stratège ou non, tout le monde savait cela ! Contrairement à l'idée complotiste précédente, celle-ci ne quittait pas son esprit, dans cette foule de gens, pouvait-être dissimulé un bon nombre d'ennemis. Fronçant les sourcils le blond ne faisait déjà plus attention à l'estrade car il venait se poser dos à celle-ci, observant la foule son regard arpentait celle-ci. Sur scène, il était peu probable que quelqu'un tente quoi que ce soit, il avait reconnu pas mal de personne puissante, et puis qui risquerait de se frotter à Metaru Shuuhei au corps à corps ? Non, si l'ennemi venait de quelques part il serait loin de la cible pour pouvoir fuir. C'était la conclusion que faisait Shojito en regardant la foule et ses alentours.

Un grincement se faisait entendre, ça y était. Il arrivait, pas trop tôt. Il allait afin pouvoir découvrir si des fous oseraient tenter quoi que ce soit...

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Lun 2 Oct 2017 - 14:57
Shito, clairement, ça avait été une belle galère. Au final, je n’avais pas été promu au rang de Chunnin malgré mes efforts et en plus de ça la ville avait été attaqué. Et ce de manière brutal. Le mur qui tombe, le géant, les cris, les morts…Tout ça m’avait fait réalisé la dure réalité du monde. Comment dans une vie, une simple journée vire au cauchemar pour terminer de la pire manière, la mort. La simple et évidente fin de ton existence.

Mais aujourd’hui était un autre jour ! Aujourd’hui, nous allons assister a la succession du Shodaime Raikage. Je ne sais pas qui il sera. A vrai dire, je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà rencontré le précédent Raikage, j’ignore même pourquoi son poste est désormais vacant. Peut être à cause des précédents événements. Peut être qu’il n’avait pas su faire face à l’attaque sur Shito. En réalité je ne connais rien des enjeux politiques du pays, je suis un jeune qui vient de la campagne alors je ne sais pas vraiment si quelqu’un a pu destitué l’ancien Raikage alors qu’il s’agit du chef du village. Enfin bon, si ça doit se passer, allons au moins a la cérémonie !

L’assemblée est un bâtiment magnifique, un bijou d'architecture qui fait la fierté du village caché des nuages. Beaucoup de monde était réuni en ce lieu et quelques visages familiers. J’avais même cru apercevoir Nora. Gardons un peu nos distances, dans le doute.

Je fixais la porte où le Nidaime devait apparaître a la vue de tous. Je suis persuadé d’avoir des étoiles plein les yeux. Raikage. C’était un titre grandiose. Un symbole de confiance. La confiance que le peuple et les ninjas accordent aveuglement envers un seul et même homme. Et je fais parti de ces ninjas. J’espère pouvoir servir cet homme ou cette femme de quelque manière que ce soit. Il nous guidera vers un avenir plus certains et sans guerre. Et je ferais parti de cet avenir !
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Lun 2 Oct 2017 - 15:46
Au retour de Shîto, il y eut beaucoup d’enchainements d’événements. Il y avait eu la Fête de la Lumière, Daedra avait formé son équipe, le premier Kirijin à Kumo… mais surtout, l’annonce de la destitution du Shodaime Raikage. Cela causa le trouble au sein du clan Nara, mais aussi dans l’esprit du Chûnin. Au départ, il était devenu Genin pour servir le Nara qui avait été élu. Mais bien des choses avaient changées maintenant. Il n’était plus le même homme, avait mis un pied hors de l’ombre des Nara, avait finalement choisit ce pourquoi il se battrait, ce qu’il souhaitait protéger. Nara Seijiro, un membre du clan qu’il ne connaissait pas même un peu, ne correspondait pas vraiment à ce qu’il souhaitait protéger.

En ce jour, Daedra décida de survoler la foule qui s’était rassemblée devant l’Assemblée, attendant l’arrivée du Nidaime Raikage. En bas, le brouhaha était insurmontable pour la partie calme de l’esprit du Chôkoku, qui n’avait pu supporter de se voir la vue obstruée par tant de monde, et les voix se mélanger dans un concert de voix insurmontable. Daedra n’était pas trop du genre à aimer être dans la foule, alors il s’était créé un oiseau et s’était envolé, se tenant à une bonne hauteur au-dessus des premiers rangs.
S’il y avait bien une personne que Daedra aimerait voir apparaître là où devait apparaître le Nidaime, c’était bien son chef, qu’il voyait comme le shinobi de plus puissant de Kumo, Metaru Shuuhei. Mais plusieurs questions se posaient en ce cas. S’il devenait le Nidaime, serait-il toujours le chef de police ? Peu probable, malheureusement. Daedra allait certainement devoir apprendre à connaître son futur nouveau chef si cela se passait ainsi, le fameux Fukutaisho, Kizuato Daisuke. Mais tout ça n’était que des suppositions, et une toute autre personne pouvait tout aussi bien franchir le pas de la porte à laquelle tout le monde rivait les yeux. Assis en tailleur sur son oiseau, Daedra commença à trouver le temps long, et loin de l’excitation de la foule, l’artiste commençait à s’ennuyer. Pourtant, son cœur battait la chamade. Il était excité par la nouvelle, mais à la fois perdu dans ses pensées. Cette dernière année, il avait beaucoup trop délaissé le clan Nara, s’en était peut-être… trop détaché. Son manque de compassion pour Seijiro, dont il ignorait ce qui pouvait bien lui arriver, le prouvait bien.

Assister aux premiers pas du Nidaime en vol n’était pas une si mauvaise idée. Il pouvait faire son boulot de policier, surveiller la foule, surveiller les alentours, et écouter le Nidaime le moment venu…

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« Kneel to Kumo, Invité. »
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Lun 2 Oct 2017 - 21:35
Une nouvelle tête se soulevant pour tracer un nouveau chemin ; la foule était tournée vers l’estrade d’un nouveau lendemain. Un lendemain qui portait les espoirs de bon nombre des Kumojins présents ce jour-là. Leurs espoirs, mais aussi leurs doutes, parfois leur haine, et même leur peine. Au tout premier rang, juste devant l’estrade se tenait l’intégralité du clan Suzuri. Les choses avaient pris une tournure chaotique au sein du clan après la mort de leur chef – Suzuri Shinobi – à Shîto, c’est pourquoi l’annonce de la destitution de Nara Seijiro avait été si mal reçue chez eux ; tout l’ordre depuis peu établi s’était effondré avec Hi no Kuni.

Pourtant, comme ils avaient pu le démontrer lors de la Fête de la Lumière, la famille scientifique n’avait pas renoncé à son implication au sein du village. Leurs capes noires et leurs teints cadavéreux se distinguaient par leur silence de la foule agitée et dissipée. C’était comme ça depuis des jours. En deuil, ils n’avaient plus le droit de dire un mot en public ; leurs arrière-pensées, ils les garderaient pour eux – seuls les aînés étaient autorisés à se contenter de regards éloquents lancés aux Nara présents.

Kyoshi, lui aussi vêtu d’une cape noire ornée d’une simple broche à l’effigie de son clan, se tenait parmi les siens. De sa petite taille, il pourrait presque encore se cacher dans le vêtement de sa mère qui semblait encore plus anxieuse que lui. Ils avaient assisté silencieusement à l’arrivée du Daïmio de Kaminari no Kuni en lui montrant toutes les marques de respect qui lui sont dues. Le garçon se tenait droit face à l’estrade, ses yeux turquoise s’échappant parfois pour refléter le bleu du ciel. Entre ses mains, il tenait comme à son habitude un livre qu’il serrait contre lui. Le destin du village se jouait devant lui et il ne pouvait pas en dire un mot ; il y avait de quoi être frustré, surtout à son âge.

Les autres enfants qui se faisaient remarquer bruyamment ne lui avaient pas échappé du regard ; il les observait du coin de l’œil, un peu tristement, avec un peu d’envie. Puis, soudainement, le ciel s’assombrit. Nombreuses étaient les têtes à se lever à cet instant précis, dont celle de Kyoshi. Un grand oiseau d’argile s’était élevé dans les airs. Le visage du garçonnet changea d’expression. Il semblait captivé, sa bouche s’était même entrouverte – un jour, lui aussi serait capable d’en faire un si gros avec son encre. Cependant, il se hâta de remonter son foulard sur son visage pour cacher les effets de cet instant d’égarement qui ne plairait point à ses aînés. Ce à quoi il n’avait pas fait attention en revanche, c’est à son livre qui s’était maladroitement retrouvé par terre. Celui-ci s’était ouvert en tombant, et la faible brise de vent créée par les battements d’ailes de l’oiseau en faisait lentement défiler les pages ; mais il ne suffisait pas de tourner la page, il fallait la déchirer.
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Lun 2 Oct 2017 - 21:37
C'était un matin comme les autres au magasin. Sauf que...

"Bro, papa, j'y vais, je vous raconterais tout au magasin ou à la maison."

Gotohana sort du magasin de bonbon que tient le père et ses enfants biologiques. Elle est conviée à la nomination du nidaime Raikage. Habillée d'un uwagi noir aux bords rouges, d'un obi noir, d'un short vélo noir, et de sandales noires, ayant attaché ses cheveux en chignon et ayant enfilé son bandeau autour du front, elle se pointe au lieu du rendez-vous.

Elle se demande quel sera leur futur big boss, ce qu'il compte faire et s'il va tenir ses promesses. Sérieusement, qui voudrait d'un boss qui ne fait pas son taff? Les flemmards? Bon le shodaime devait être un flemmard comme la réputation de tout Nara qui se respecte. Elle se fiche de qui sera le nidaime, car elle n'a aucune préférence, à part son père. Mais il tient le magasin de bonbon, donc c'est impossible.

Par contre, la foule inerte ne l'enchante pas. La kunoichi préfère être solitaire. Malgré qu'elle aie fait l'effort de venir, elle n'a hâte que d'une chose, rentrer. Elle se moque éperdument de la nomination du boss, de toute façon ça change quoi? À part une nouvelle tête qui nous donne des missions, rien.
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Lun 2 Oct 2017 - 22:29
De la déception, c'est ainsi ce que je ressens aujourd'hui. Pourquoi Nara Seijiro a été destitué de son poste de Shodaime Raikage ? Je ne sais pas, il a été élu par le peuple kumojin, montrant une confiance précise dans ses fonctions. Je n'arrive donc pas à comprendre pourquoi il a été destitué. Aujourd'hui, c'est l'intronisation du second Raikage de Kumo. Qui est-il ? Je ne sais pas, il n'y pas eu de vote, c'est bel et bien le Damyo du Territoire de la Foude qui élit cette fois ci l'Ombre de Kumo. Est-ce un bon choix ? Qui va-t-il prendre ? Je ne connais pas très bien les hautes sphères, je ne sais pas qui peut être présenté.

J'espère surtout avoir des réponses quant à la destitution de Nara Seijiro. Le Nidaime va-t-il faire avancer les choses pour notre village ? Je n'ai pas envie d'en douter, je suis pressé de voir déjà qui sera nommé. Ainsi, je suis à l'Assemblée. Du moins, devant le bâtiment où il y a une foule noire de monde déjà présente. Tous veut savoir qui sera la nouvelle Ombre. J'en fais bien sur parti. Me positionnant dans un coin, je lève mes yeux en hauteur et attend de voir ce qu'il s'y passe.

Je n'ai croisé personne que je connais encore, mais j'espère rencontrer des connaissances et mêmes des amis.

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the death
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Invité

Mar 3 Oct 2017 - 17:49
Si les commérages d'Hi no Kuni circulaient de façon inimaginable d'autres rumeurs se mélangeaient progressivement aux médisances des villageois et shinobis : l'élévation d'une nouvelle personne au rang ultime d'Ombre de la Foudre. Si le titre de Raikage est généralement donné aux plus puissants patriotes, cette règle pouvait être facilement contournée. Ce jour-ci Washi était également présent à l'intérieur de la foule gargantuesque — bien que situé à l'arrière. Lui aussi, le regard rivé sur l'Assemblée, attendait patiemment l'arrivée du nouveau dirigeant.
« Qui dit promotion à un rang unique annonce destitution. L'ancienne tête a été tranchée... Mais par qui ? » L'adolescent n'était pas le seul à émettre des hypothèses : la totalité des citoyens jouaient aussi au jeu. « L'assemblée du village en affaire interne ? Les aspirants n'en savent rien ; tout comme les Chūnin à l'époque. » C'est avec un air dubitatif que le Yamanaka s'enferma dans une bulle. « Pourtant il a été élu au suffrage universel, par le peuple... » Le blond n'y comprenait plus rien. « Nara Seijirō a-t-il été victime d'un complot ? » À partir de ce moment Washi espérait quelques précisions concernant l'ancienne Ombre. Juste : « Pourquoi ? »

Et voilà qu'un oiseau blanchâtre survolait les premiers rangs de la foule. L'adolescent y porta un vif coup d'oeil puis replongea intérieurement. « Si le Metaru n'a pas été informé de cela plusieurs hypothèses s'ouvrent. Premièrement, j'ai misérablement loupé cette information dans ses souvenirs... » Certes improbable mais toujours possible. « Deuxièmement il — et/ou le clan Metaru — n'y est pour rien. » Probable mais sans plus. « Élire un Nara aurait été une tâche trop sombre et humiliante pour les clans prédominants du village ; attribuer des pouvoirs à un originaire d'Hi no Kuni était impensable ? » Washi sourit vu qu'il savait pertinemment que les étrangers étaient mal perçus. « Un coup d'un conseil interne — une fort noyau fermé à l'évolution — ou d'autres têtes de clans prédominants ? » Perplexe, voilà comment était l'adolescent à quelques minutes de l'arrivée du nouveau Raikage. Il souffla légèrement puis plissa son regard nerveux. Avait-il raison ou s'imaginait-il des scénarios insolites ? Même intérieurement le Yamanaka voulait avoir tort.

Et puis merde. Trop d'attente, trop de pression, trop d'enthousiasme... La tête blonde fit volte-face puis se fraya un passage afin de quitter de façon irrévocable cette foule. Il fourra ses paumes à l'intérieur de ses poches de son blouson mi-saison ; largement agacé. « Pourquoi m'intéresser à ça finalement ? » Il soupira en haussant les épaules. « Quoi qu'il arrive ma situation ne changera pas ; la position des étrangers n'évoluera pas. » Washi conclut sur cette finalité hâtive. « Tant que j'peux vivre paisiblement... C'est bénef. »
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Mer 4 Oct 2017 - 4:46
- « Putain ! Tu changeras jamais toi ! »

Je décochai un poing pas du tout violent sur le torse de Daisuke qui venait de faire le con. Il m’avait soulagé ne serait-ce qu’un peu. Il faut dire que ça foutait réellement le trac, ce genre d’évènement. Je n’étais plus un jonin ni même chef de clan, mais le dirigeant de tout un peuple. Si on m’avait dit que ça m’arriverait un jour, je ne l’aurai jamais cru ! Le « raikage-sama » de l’Aburame m’avait même arraché un sourire crispé. C’était plutôt compliqué de s’y faire, même si je m’y habituerais lentement mais surement. Derrière moi, l’ancien de notre clan tapota mon dos pour me donner plus de courage que d’habitude. Le daimyo quant à lui s’était mis à rire puis il me devança et se présenta le premier à la population kumojin. Les bains de foules, il connaissait bien vraisemblablement. Je n’étais pas forcément étranger à cela, mais le moment était assez solennel et différait de mes habituelles prises de paroles en public. En vérité, même si je jouissais d’une bonne côte de popularité, il n’était pas dit que mon élection ferait l’unanimité. Le tout était donc de faire bonne impression lors de ce premier grand rassemblement.

- « Allez, il est temps. Merci pour tous les gars ! »

C’est après m’être donné de petites claques de motivation que je portai mon couvre-chef de Raikage avant de sortir du hall de la grande assemblée. Ma présence suscita une vive réaction qui retomba aussitôt. Le chapeau que j’avais arboré camouflait entièrement mon visage. J’étais également vêtu d’un beau kimono jaune -couleur de notre nation- tenu à la taille par une ceinture blanche, le tour recouvert par un ample haori blanc posé sur mes épaules et floqué des kanjis signifiant « Deuxième Raikage ». Il eut un silence religieux pendant quelques secondes, puis des murmures se mirent à parcourir la foule. Bien que j’étais nerveux comme le serait n’importe quelle personne dans cette situation inhabituelle, j’eus un petit sourire. Leurs réactions m’amusaient un tout petit peu vu que j’étais méconnaissable. Mais le suspense ne durerait que quelques minutes, juste le temps pour moi d’aborder quelques sujets plus ou moins importants. A mes côtés, le seigneur continuait de sourire. Lui aussi voulait entendre le discours que j’allais prononcer. Un jonin vint me tendre un micro made in Metaru. Des enceintes étaient disposées de part et d’autre.

Une nouvelle fois, le silence fut lorsque j’approchai le micro de ma bouche.

- « Vous avez choisi d’être massivement présents pour connaitre l’identité de votre nouveau raikage. Alors, au nom de tout le conseil et du daimyo ici présent, je tiens à vous exprimer notre profonde gratitude. Un grand merci à tous. »

Il eut quelques sifflets et applaudissements sporadiques. L’intérêt pour les remerciements était moindre et je le comprenais.

- « Je tiens également à présenter toutes mes condoléances aux familles endeuillées par les incidents survenus à Shitô. Et puisque Kumo est une cité où règne la fraternité, où règle la solidarité, j’aimerais, si vous le voulez bien, que l’on puisse observer une minute de silence en hommage aux victimes de cet ignoble attentat et à ces braves hommes et femmes qui sont tombés au champ d’honneur après s’être vaillamment battus. »

Ma requête fut entendue et une minute de silence s’en suivit. Soixante secondes de paix. Soixante secondes de quiétude. Soixante seconde de communion. Et lorsque le temps fut écoulé, je repris une nouvelle fois la parole. C’était maintenant l’heure de vérité.

- « Au terme d’une enquête longue et minutieuse, il a été prouvé que Nara Seijiro a truqué les résultats des précédentes élections. Par conséquent, il a été destitué de son rang de Shodaime Raikage et condamné à 50 ans de prison pour corruption et fraude électorale. »

La nouvelle de ce verdict était tombée comme un couperet et suscita une multitude de réactions. Surprise, déception, incompréhension. Les réactions étaient nombreuses et variées. Plutôt que de continuer aussitôt, je laissai un moment à la population d’assimiler cette nouvelle. Si l’on mettait de côté le clan Nara qui était au plus mal mais qui avait également condamné son acte, Seijiro avait tout de même de nombreux partisans et amis. Certains d’entre eux me huèrent, là où d’autres me sifflèrent mais ces répliques ne m’affectèrent pas une seule seconde. Je m’y étais mentalement préparé. Le seigneur quant à lui se mit à caresser sa barbe. Un coup d’œil vers moi le rassura aussitôt. Il constata avec soulagement que je n’étais pas décontenancé. Pas le moins du monde. Intérieurement, j’aurai voulu accéder à ce poste dans d’autres circonstances. Le Shodaime avait été après tout l’un de mes meilleurs amis. Mais les faits étaient ce qu’ils étaient malheureusement et il était temps pour moi comme pour tous les kumojins de passer à autre chose. J’attendis patiemment qu’une partie de la foule se calme pour reprendre tranquillement la parole.

- « Pour palier à cette perte douloureuse et regrettable, un entretien entre les anciens, les chefs de clans, les jônins et le daimyo lui-même a été organisé. Et à l’issue de cette réunion, une solution a été trouvée : Organiser une nouvelle élection.

Cependant, les évènements qui marquent l’actualité de notre monde en ce moment et les risques d’un énième trucage nous ont conduits à restreindre ladite élection aux personnes présentes à la réunion. Un collège électoral de Kumo a donc été formé pour élire le nidaime raikage en bonne et due forme.

Que tout soit parfaitement clair : Notre seigneur ne m’a pas imposé comme étant votre nouveau chef. J’ai été élu à l’unanimité par les grands électeurs qui vous représentent tous et je puis vous assurez que ce choix a été mûrement réfléchi.

C’est donc un grand honneur pour moi d’être aujourd’hui devant vous, en tant que Nidaime Raikage. »


Nul besoin de préciser que j’avais été le seul candidat. Le peuple n’était pas tenu de tout savoir d’un coup, même si je ne comptais pas non plus mentir si l’on me venait à me poser la question. Là-dessus, je pris une grande inspiration et je poursuivis tout en rendant ma voix plus rauque pour ne pas qu’on la reconnaisse très vite, même s’il devait déjà y avoir beaucoup de doutes…

- « Mes chers concitoyens, c’est un nouveau chapitre de notre histoire qui commence aujourd’hui. Celui de l’espoir. Celui du rassemblement. Celui de la confiance.

J’aspire donc à gagner votre confiance ! A travailler pour vous et avec vous ! Je vais m’atteler à vous garantir une vie meilleure, à défendre vos intérêts partout ailleurs, à restaurer nos valeurs les plus profondes et à élever très haut le nom de notre cité ! J’agirais avec détermination, dans le respect de chacun et je peux vous assurer qu’aucun obstacle ne saurait barrer mon chemin !

Les fondations de Kumo sont ses connaissances et ses armes, mais il n’en demeure pas moins que la véritable richesse du village caché des nuages réside dans sa diversité, son capital humain.

Ma préoccupation première, c’est donc vous.

Mon programme s’axera donc sur deux grands points majeurs : La sécurité de notre pays et le développement de notre chère cité.

Avec la menace de Soshikidan et les infiltrations que nous avons déjà essuyées, je mettrais tout en œuvre pour renforcer notre sécurité et militariser nos forces comme il se doit. Kumojins, votre quiétude ne sera point ébranlée. Nos shinobis et notre police veilleront au grain !

Le développement de notre cadre de vie et de notre cité en général est également une priorité. De ce fait, des travaux sont prévus la semaine prochaine pour agrandir notre hôpital qui deviendra un grand complexe scientifique. Ce complexe aura pour but de faciliter les études de nos chercheurs et de cristalliser le caractère savant de notre chère cité. Nos enfants pourront même s’y rendre pour bénéficier de quelques cours spéciaux et expériences inédites. Notre savoir n’aura plus de limites et nos connaissances s’étendront vers de nouveaux horizons, je puis vous l’affirmer !

Kumojins ! L’unité dans la diversité, le progrès et le travail constitueront dès à présent notre devise ! »


Nouvelle pause. Il était plus que temps de conclure ce discours. Sur ce, je levai ma main de libre de sorte à saisir mon couvre-chef.

- « Je défendrai Kumo de toutes mes forces ! Bec et ongles ! Jusqu’à mon dernier souffle ! » Dis-je en retirant enfin mon chapeau, dévoilant ainsi mon visage au public.

- « Moi, Metaru Shuuhei, Nidaime Raikage, j’en prends l’engagement devant vous tous ! »

Et sur cette dernière phrase solennelle, sur ce regard déterminé, un tonnerre d’applaudissements et des cris de joie se firent entendre d’un côté de la foule :

Les Metaru et leurs proches furent les premiers à s’exprimer en faisant le maximum de bruits !
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Mer 4 Oct 2017 - 20:46
Franchement, le suspense était insoutenable. Le Nidaime nous faisait face, le visage caché par son couvre-chef. Chaque personne présente était tendue au point de foutre encore plus la pression aux autres. On s’impatientait tous de voir le visage de notre nouveau Raikage. Mais avant ça, il y avait d’abord une introduction, menant à une minute de silence pour nos regrettés compagnons et surtout, l’explication quant à la destitution du Shodaime. Et à l’annonce de la supercherie qu’il avait orchestrée, on était tous sur le cul.

- Enfoiré de Shodaime...


Profitant de la naïveté de tout un peuple, Nara Seijiro avait truqué les élections pour accéder au rôle de Raikage. Donc en plus de n’avoir rien fichu à ce poste, c’était un menteur et un tricheur. Cinquante ans de prison, ça peut paraître dur, mais on parle pas d’un concours de beauté trafiqué. On parlait du rôle le plus important, le plus impactant et surtout, le plus emblématique d’un pays entier. En tant qu’homme qui espère un jour restaurer un véritable justice, je ne pouvais qu’être d’accord avec la sentence. Mais franchement, ce n’était plus ça le plus important.

Le reste du discours du Nidaime était vraiment bien foutu. Il parlait en tant qu’unité, et non en tant que grand chef absolu du village. Son ton était mesuré – bien que sa voix un peu forcée, sans doute pour garder le suspense quant à son identité -, sa posture droite et ses objectifs clairs. Il n’était pas là pour jouer à un jeu. Il ne voulait pas faire semblant de diriger ce pays. Il allait le faire. On le sentait qu’il ne prenait pas son rôle à la légère. Il avait parfaitement conscience de la difficulté et de la complexité de son poste. Peut-être est-ce personnel, mais j’aimais cet aspect simple mais efficace. On sait ses priorités, on sait dans quelle direction va partir Kumo et le Pays de la Foudre et on sait pourquoi on le fait. Pour moi, c’est le principal. J’ai pas envie de me perdre dans des détails ne servant qu’à gonfler le discours.

Mais borde, c’était qui du coup ? On attendait tous ça. Le suspense à son comble, il éleva sa main et agrippa la pointe de son chapeau puis dévoila son visage. Même moi, qui n’était à Kumo que depuis peu de temps, savait qui c’était. Celui qui dirigea une partie majeure des événements de Shito avait pris position au siège qui lui revenait de droit : celui de Raikage.

Mes dents se serrèrent sur mon Kiseru et j’élevais mes bras avant de bruyamment applaudir. Je ne criais pas, ce n’était pas trop dans mon habitude, mais là, fallait reconnaître que c’était classe. J’avais peur avec l’arrivée de Daimyo, mais avec sa réputation, Metaru Shuuhei allait se révéler être un brillant dirigeant. Et c’est ce qu’on espérait dans un pays aussi ambitieux que celui de la Foudre.

- Gloire au nouveau Raikage.



Dernière édition par Akahoshi Hisao le Ven 6 Oct 2017 - 22:19, édité 1 fois
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Jeu 5 Oct 2017 - 23:19
C'est le grand moment. Le Nidaime se présente officiellement au peuple de Kumogakure no Satô. Quant à moi, je profite d'une bonne vue aux côtés de Kizuato Daisuke. Nous sommes beaucoup plus en retrait, mais arrivons tout de même à voir une bonne partie des villageois ainsi que la nouvelle Ombre de la Foudre. Pour l'occasion, Metaru Shuuhei souhaite mettre un peu de suspens dans son intronisation. Il profite de sa tenue, mais surtout de son chapeau qui lui permet d'être reconnu en tant que dirigeant des Nuages. Jouer sur le suspens peut être une très bonne idée. En effet, le peuple fera tout simplement face à un dirigeant ainsi que ses projets. Il ne pourra pas lui coller une étiquette à cause de la réputation qu'il le précède. Ce qui permet de se focaliser davantage sur ce que veut faire l'homme pour le village, plutôt que l'homme en lui-même. Cette stratégie me plait bien. Voyons comment les villageois vont réagir à autant de suspens. Voilà la partie la plus intéressante : le discours.

Ça commence. Tout d'abord, il décide de soumettre le peuple à une minute de silence pour nos pertes suites à l'incident de Shitô. De nouveau, une bonne idée. Le peuple avait besoin de partager un moment comme celui-ci, ensemble. Je présume que le Raikage s'occupera d'organiser les funérailles un peu plus tard. Celle-ci s'achève, il décide d'attaquer avec le sujet le plus croustillant du moment : le cas Nara Seijiro. Je ne pensais pas qu'il l'annoncerait directement. Mais il a raison, autant le faire maintenant. Il faut déchirer cette triste page. Forcément, suite à cette nouvelle qui implique enquête, destitution et condamnation, la foule s'agite. Bien que le pire dans cette histoire n'est pas le Nara, mais bien le village pour ne pas avoir remarqué la mascarade plus tôt. Viens l'explication de sa nomination, bla-bla. Le plus intéressant reste sur quoi il compte se focaliser durant ses premières semaines en poste. Le premier point : la sécurité. Ce que Seijiro voulait aussi faire et ce qui a été fait avec la création de deux unités spéciales. Le Nidaime lui, souhaite pousser encore plus loin. Et c'est normal. Le recueil secret de Kumo doit faire des envieux. Le deuxième point : le développement du village. Et cela passe par une rénovation de l'hôpital pour en faire un complexe scientifique. Dans la globalité : de bonnes nouvelles. Votre ami s'en est bien sorti. Maintenant, il va falloir qu'il apporte du concret après des promesses pareilles. Le discours touchant à sa fin est marqué par un tonnerre d'applaudissements, que je ne manque pas.
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Ven 6 Oct 2017 - 1:00
Le voilà. Le nouveau Raikage. La figure du peuple Kumojin. Habillé de circonstance, l'homme qui se tient face à l'assemblée conséquente porte un ensemble blanc et jaune, rappelant les couleurs du village sur lequel il règne. Caché sous son chapeau, l homme entame son discours. Après de classiques remerciements, il entame les condoléances. En souvenir des victimes des attaques de Shito, il demande alors une minute de silence. J'ignore d'où vient cette tradition, mais je l'aime bien. Ça permet aussi aux non croyants d'exprimer un hommage envers les disparus. J'aime aussi ce moment, parce que le silence est pesant. Personne ne parle, personne ne rompt ce calme qui règne, prouvant ainsi le respect que chacun éprouve pour ceux tombés lors de l'attaque.

Personnellement, je ne connaissais pas les tenants et les aboutissants du changement de leader. Quelques secondes suffit au nouveau chef pour l'expliquer. Apparement, les gens feraient n'importe quoi pour obtenir le pouvoir. Depuis tout ce temps, nous étions dirigés par un homme qui avait triché, qui avait menti pour obtenir sa place.

Traitre…

Je respectais beaucoup trop ce poste pour me laisser entendre qu'un homme, qu'un tout petit homme convoitait tellement ce rôle qu'il avait osé usurpé son rang. Espèce d'enfoiré. Je n'avais pas pour habitude d'être grossier, mais je vouais un véritable culte envers le statut de Raikage. J'espérais seulement que ces élections là n'avait pas été trafiqué. De toute façon, même si ce n'est pas le peuple qui a voté pour son dirigeant, c'est un conseil restreint qui a fait le choix. Et c'est peut être même mieux. L'homme qui se tient en face de nous sera peut être le meilleur pour ça.

La suite de son discours se concentre sur son programme, ses idées et ses envies pour le village de Kumo. Au fur et àmesure, son allocution gagne en intensité. Mine de rien, cet homme dont on ignore toujours l'identité est un excellent orateur. Il donne la foi et la conviction aux autres présents et moi-même. Il prit son chapeau et l'enleva d'un coup, laissant exposer aux yeux de tous son visage, donnant en même temps son nom. Un membre du clan Metaru. Un clan dont j'ignorais tout. Mais je leur fais confiance. Ils sont dans le village depuis longtemps et font partis des membres fondateurs. J'applaudis des deux mains, suivant la foule. A toi, Raikage, ouvre nous la voie vers un avenir radieux. Je, non. Nous te faisons confiance.

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Sam 7 Oct 2017 - 0:36
Aux portes de l’assemblée, l’homme tant attendu arriva. Pour autant, son identité était toujours inconnu, portant le chaperon des raikages, il n’était pas identifiable. C’est ainsi qu’il commença son discours, sans doute enfin de capter toute l’attention, en gardant le suspens. Ses premiers mots, touchants, allaient à l’encontre des familles endeuillées par les événements de Shîto. La minute de silence qu’il requerra fut solennelle. Une si grande foule, qui étouffe progressivement ses murmures de vie, pour laisser place au silence le plus complet, est un moment fort en émotion, quoi qu’on en dise. Toute cette masse de gens, la ville entière quasiment même, qui retient son souffle, laissant juste la nature combler ce vide, c’est incroyablement puissant.

Lorsque la minute fut passée, le nidaime repris la parole afin d’expliquer les raisons qui le poussaient à être ici, en tant que Raikage. Le coup de couperet tomba. Les larmes d’émotion que contenait Shikarin de la minute de silence, perlèrent sur ses joues, il avait les poings et les dents serrés… Comme je le comprenais… Nara Seijiro, vainqueur des élections avec une large majorité s’avérer n’être qu’un fraudeur. L’opprobre allait encore plus s’abattre sur le clan par sa faute. Comment avait-il osé ? Nul-doute que la décision du clan à son égard allait être terrible. Peut-être était-elle déjà prise. L’embarra des membres du conseil des Nara étaient plus que compréhensible à présent…

Dans la suite de son discours, le nidaime expliqua les raisons de son élection, n’hésitant pas une seule seconde, à tout mettre carte sur table. Après cela, c’est son discours de politique général, qu’il développa. Il était bon, très bon. Mon petit frère l’écoutait attentivement en hochant la tête inconsciemment. Il fallait reconnaitre que son discours sonnait juste. Plus que ça, il sonnait totalement vrai, nous devions bien le reconnaitre, le discours de Seijiro pour le même évènement, avait lui était plutôt creux.
Dans son message de conclusion, le Nidaime retira son chapeau, c’était bien sûr Metaru Shuuhei qui avait été choisi. Si c’était belle et bien lui que je pressentais à ce poste, et dont j’avais reconnu la voix, c’était la même chose pour mon frère, pensais-je en consultant le bout de papier que nous avions échangé. On échangea un sourire d’abord un peu gêné par la nouvelle que l’on venait d’apprendre, puis après un clin d’œil, nous prenions totalement part aux acclamations qui venait de commencer.
Il ne faisait pas de doute que ce Raikage ferait le travail, et que ce soir, la fête de son élection se poursuivra longtemps, comme pour effacer le reste….

Spoiler:
 
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Dim 8 Oct 2017 - 0:35
Comme tout le monde, les Suzuri du premier rang avaient retenu leur souffle à l’arrivée du Nidaime Raikage. Une bouffée d’effervescence fébrile au soupçon d’impatience qui ne durera pas bien longtemps ; en effet, le fin homme décida de faire durer le suspense en restant caché sous son chapeau conique de Kage. Le Daïmio qui se tenait à côté de lui souriait. On aurait pu croire que celui-ci puisse vouloir prendre la parole le premier, mais ce ne fut pas le cas. Remerciant d’abord tous les villageois de répondre présent en forçant sur sa voix pour ne pas qu’on le reconnaisse, le nouveau Raikage enchaîna en présentant ses condoléances aux familles des victimes de Shîto. Celui-ci demanda à chacun de prendre un instant pour se recueillir en hommage aux disparus de cet ignoble jour. La scène était saisissante ; en quelques secondes, tout le monde avait rejoint les Suzuri et les autres familles endeuillées dans leur silence. C’était un moment de profonde unité que partageait le peuple de Kumo tout entier cet instant-là.

Vint ensuite l’explication de la nomination d’un nouveau Raikage ; le moins que l’on puisse dire, c’est que ce discours était structuré. L’homme avait fait court, concis ; Nara Seijiro avait faussé les résultats de l’élection en sa faveur. Stupeur, déception, colère ; tels étaient les sentiments que suscitait cette nouvelle inattendue – il faut dire que personne ne l’avait vraiment vue venir. Chez les Suzuri, on gardait toujours le silence, même si celui-ci brûlait la langue. Kyoshi, la bouche entrouverte, se tourna vers sa mère. Ce n’est pas tellement le choc de l’annonce publique de la traitrise du Shodaime, mais plus une sorte d’effroi qui le motiva ainsi à quitter la scène des yeux. Ces derniers grand ouverts, pas un battement de cils n’interrompait l’échange de regards anxieux de la mère à l’enfant. Un enfant n’aurait sûrement pas fait le rapprochement aussi vite qu’un adulte, mais Kyoshi n’était pas tout à fait un enfant comme les autres. Il l’avait tout de suite compris : son père avait été envoyé en mission par un escroc.

Pour les Suzuri, c’était sans fondement un poids de plus à porter dans leur cœur. Certains regardaient la mère et l’enfant en pensant déjà à la veuve et à l’orphelin – des mois maintenant qu’ils n’avaient aucune trace de lui, eux qui l’avaient laissé partir en toute confiance tombaient des nues : le doute s’installait. Le Nidaime Raikage, aussi rassurant puisse-t-il bien vouloir paraître dans la suite de son discours, venait sans le savoir de teinter celui-ci d’un sombre présage pour une insignifiante partie de ses auditeurs. Les évènements de Shîto même pas encore essuyés, et ce malgré sa volonté de faire régner la quiétude à Kumo, il venait de semer des graines d’inquiétude dans les ventres de la famille.

C’est la boule au ventre qu’ils l’avaient écouté parler de choses qui devraient normalement les rassurer. L’annonce de la reconstruction de l’hôpital en complexe scientifique aurait particulièrement dû réjouir la mère qui aurait maintenant à disposition un environnement dédié à son travail. C’est avec la main sur son cœur battant avec affolement qu’Hanae avait assisté à la suite du discours, jusqu’à ce qu’elle attrape la main de son fils. Kyoshi s’était égaré au beau milieu de ses songes – et si le Shodaime était un mauvais homme, se pourrait-il qu’il soit arrivé quelque chose à son père, sans qu’il n’en sache rien ? La main chaude de sa mère le sortit de sa propre torture. De toute sa vie, il n’avait eu que de rares contacts physiques avec ses parents. En tant que scientifiques, des êtres plutôt solitaires, ceux-ci n’avaient jamais été vraiment doués avec le contact humain. Ils avaient constamment l’air froids et distants – et pour preuve, ce n’était même pas eux qui avaient fait l’éducation de leur fils. Mais pour cette fois, trahissant l’absence d’expression du reste de la famille Suzuri, Hanae souriait à son fils ; un sourire rassurant qui, bien que fatigué, faisait toujours autant d’effet à Kyoshi tant il le voyait rarement.

    « Ne t’en fais pas Kyoshi, tout ira bien. Écoutes ce que dis maître Raikage, il défendra le village jusqu’à son dernier souffle ! Gloire au Nidaime Rai… ! »

Commençant à lever le bras de son fils avec le sien en l’air, elle s’était arrêtée net. L’inquiétude qui semblait avoir disparu des yeux bleutés du garçonnet refit surface alors qu’il les reporta sur l’estrade au dévoilement du visage et du nom du Nidaime Raikage. Les yeux de la mère ainsi que ceux d’autres membres du clan semblaient sur le point de sortir de leurs orbites. Metaru Shuuhei : ce nom ne leur était visiblement pas inconnu. Le choc, la surprise, ou alors la désillusion ; Kyoshi ne savait pas ce qui se passait dans la tête des siens à ce moment-là. Tout ce qu’on lui avait dit de faire, c’était d’applaudir respectueusement en se taisant. Les acclamations des Suzuri n’étaient vraisemblablement pas les plus passionnées dans la foule survoltée.
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Dim 8 Oct 2017 - 21:31
Enfoiré de Shuuhei… Comme je l’imaginais, la raison de son absence ne pouvait être que liée à cela. Je ne dis que j’avais anticipé le fait qu’il soit élu Raikage, mais au moins qu’il fasse parti du jury pour l’élection de ce dernier. Finalement, c’est lui, celui qui sera chargé de nous diriger et, par la même occasion, de nous protéger. Il demande ensuite une minute de silence en hommage aux soldats morts durant cette sombre bataille. Son annonce concernant l’élection truquée du Shodaime ne m’étonne que très peu. À vrai dire, absolument rien ne peut m’étonner quand il s’agit de politiques. Ces connards finis sont absolument capable de tout pour parvenir à leurs fins.

J’observe Shikabù, habituellement fier de son nom, qui semble assez honteux de ce fâcheux évènement. Les Nara sont de bonnes personnes, mais à cause d’un seul connard, voici leur image ternie pour un bon bout de temps. Shikabù reste mon pote quoiqu’il arrive, un regard de travers, une parole pouvant le blesser, je casserais la gueule de leurs auteurs. Je m’approche gentiment de lui en tapotant son épaule. Il relève la tête, ému par l’annonce du Raikage, puis baisse nouveau celle-ci en voyant que ce n’est que moi.

« - Oï. Pas la peine de te mettre dans ces états. C’est un con, et des cons, t’en trouves absolument partout. Tiens, regarde le type qui parle à tout le peuple, le nouveau Raikage, c’en est un énorme lui aussi.
- Kinzoku, dit-il en séchant les gouttelettes sur son visage, comment parles-tu de ton cousin, qui plus est le nouveau Raikage ?
- Tu sais, je n’ai que faire de l’aspect politique. Raikage ou pas, il reste Metaru Shuuhei à mes yeux, ni plus ni moins que le plus brillant des Metaru. Du moins, en ce qui concerne les combats, pour le reste c’est une autre histoire… »


Notre clan s’est installé il y a peu, une guerre, puis voici que nous sommes au coeur des attentions. Un Metaru au sommet de la hiérarchie, en plus de notre expansion dans le domaine de l’armement et de la forge. Hùhù. L’affaire est trop belle, le chiffre d’affaire va augmenter, je vais pouvoir me payer encore plus de verres, et avec la popularité du clan en hausse, je ne vous parle même pas du succès que j’aurais auprès de la gente féminine. En réfléchissant de plus près, je suis presque certain que Shuuhei s’est présenté au poste pour et uniquement pour cela.

Et le tout discours qui suit n’avait qu’un effet soporifique sur moi. Non pas que ce soit inintéressant, au contraire, mais ce n’est franchement pas ma tasse de thé. À la limite, ça me fait sourire de voir mon cousin aussi sérieux alors que c’est un véritable débile au quotidien. Il déconne tout le temps. C’est le premier à faire des conneries, je parais parfois plus mature que lui. La question de la protection civile et du développement de nos sciences semblent être ses priorités. Ça me rassure en quelque sorte.

Et puis, blablabla… C’est exactement avec ce type de bobard qu’il chope des gonzesses. Je ne suis pas une gonzesse, ça ne prend pas avec moi. Mais le peuple semble très satisfait du discours leur nouveau chef, hurlant en autre « gloire au nouveau Raikage ! ». Quel engouement. Objectivement, je préfère un mec comme Shuuhei, trop sauvage pour penser magouille et véritable protecteur, plutôt qu’un salopard à l’instar du Shodaime… Mais tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir, une nouvelle page s’ouvre comme il l’a déjà dit. J’attends de voir ce qu’il en sera avant de donner mon jugement.
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Invité

Mer 11 Oct 2017 - 9:26
Notre jeune héros était dans une colère noire depuis quelques jours. Tu te demandes pourquoi ? Cela me parait pourtant évident… C’est ton époque, pas la mienne. Ne te rappelles-tu pas ce que je t’ai raconté l’autre jour ? Oh… et puis, peu importe après tout. Je fais suffisamment radoter mes enfants moi aussi. Depuis quelque temps, le village de Kumo est en proie au trouble. Le Raikage, qui est censé être le chef du village, et celui qui lui permet d’avancer, de le guider… Est tout bonnement invisible. Son inactivité est encore plus intense depuis quelques jours. Jusqu’à ce que la nouvelle tombe enfin.

Lorsque Tobirama l’a apprise, il était en furie. Le Raikage avait été destitué de ses fonctions. L’adolescent ne savait qu’en penser. C’est vrai, sans plus d’élément, il était dur de se faire un avis. Mais c’était horrible pour lui de voir que le village n’avait du coup, plus personne à sa tête. Déjà que pour la première élection, il avait été très déçu que Metaru Shuuhei, le ninja qu’il adulait ne se présente pas… Il espérait que cette fois serait la bonne. Quand enfin le seigneur arriva au village, le blond fut un peu perdu. Il repensait à ses parents, fonctionnaires du Daimyô, qui l’avaient totalement abandonné. Même s’il était très content avec le vieux Butsuma, et Sora, et que c’était de l’histoire ancienne, il ne pouvait s’empêcher d’y penser.

Aujourd’hui, c’était la présentation du nouvelle Raikage. Tobirama n’aurait pu manquer cela pour rien au monde. Il fut émerveillé lorsque rien que le Raikage se présenta à la foule. Quand il entendit sa voix… Il frissonna, il espérait de tout son cœur qu’il n’était pas en train de rêver, et que c’était bien la voix du Metaru qu’il entendait. Après l’hommage aux victimes du Shîto, le Raikage évoqua les choses qui fâchent. Son visage était toujours dissimulé. Il expliqua de cas du Nara, qui le précédait. Tobirama bouillonnait de rage. Comment ce chien avait-il faire cela à Kumo…

— Espèce de traitre… souffla-t-il en essayant de se contenir.

Heureusement, le discours de politique du Nidaime Raikage récupéra son attention. Il l’approuvait en tout point. Et lorsque la fin du discours arriva… Et que la nouvelle ombre de la foudre dévoila son identité, explosa littéralement de joie. Si bien que le gens autour de lui fut pris de sursaut. Mais peu lui importait. Désormais, il en était convaincu, le village était entre de bonne main, à son sens même, les meilleurs qui soient. Celles dans lesquelles il aurait dû être dès le début. Depuis lors, chaque soir, le genin adresse une prière avant de se coucher, devant la petite statuette en fer, que jadis, le Metaru lui avait créé grâce au Kinton, à Teitetsu…
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Mer 11 Oct 2017 - 19:49
Exactement comme escompté, les politiciens se révélaient toujours avoir des cadavres dans leurs armoires… D’un embobineur à l’autre, la seule chose qui changeait véritablement était la taille de ladite armoire et le nombre de corps qui y décrépissaient ; ironiquement, le nombre d’homicides était finalement proportionnel à la place à laquelle ils siégeaient dans cette société…
Ayant cessé les recherches de mon ex lorsque se présenta le nouveau Raikage, suscitant autant d’euphorie que de stupeur l’homme avait su jouer avec son nouveau peuple. Oui l’homme, moi non plus ; parce que comme tout un chacun dans cette assemblée, je me demandais quel visage se cachait derrière ce chapeau d’ombre des nuages ; il n’en fit toutefois rien reprenant et appuyant son discours sur l’unité sous laquelle il comptait mener ses brebis égarées.

Entendre la peine plus que lourde que devait verser le fraudeur ne me fit en réalité ni chaud ni froid. M’étant toujours tenue éloignée de ce domaine, j’avais je n’en avais que faire, sinon la satisfaction que justice avait été faite pour une des rares fois que son vindicatif marteau s’abattait. Au son environnant il était facile de le comprendre la foule s‘enflamma littérale face à cette révélation, nombreux exprimaient leur colère, d’autre de désarrois était restés silencieux ; c’était toute fois sans parler des quelques un qui osaient s’interloquer, car ils étaient derrière le précédent entourloupeur.
Pourquoi oser ? La raison était évidente, il y avait nettement plus de plaignant s’épouvantant devant la réalité d’avoir été dirigés par un voleur, que de défendeurs de celui-ci ; l’on pouvait donc sans aucun doute affirmer que ceux qui levaient la voix étaient plus qu’aptes à se défendre, ou à intimider le reste qui s’insurgerait…
Honnêtement, je pense que cette question restant entière vis-à-vis de son remplaçant était l’une des principales raisons pour laquelle résidait ce statut co.

Concernant notre chef de clan, bien que j’ai arrêté de le chercher, la curiosité ayant eu raison de mes quelques inquiétudes à ce sujet ; seulement… il n’était pas le seul à être aux abonnés absents ; la deuxième personnalité du clan aussi manquait à l’appel ; notre doyen.
J’avais jeté un coup d’œil interrogatif à père et mère, mais l’un comme l’autre semblait être aussi perdu que moi ; tout du moins comme l’ensemble du clan, à la seule différence des anciens qui un peu plus éloignés restaient de marbre. Ils étaient loin d’être séniles ou malvoyant pour ne point juger de l’absence de celui qui les représentait, c’est d’ailleurs devant leur sérénité que j’adoptai à mon tour leur état d’esprit.

C’est finalement le Nidaime qui répondit à mes interrogations lorsqu’il expliqua comment avait été gérée sa nomination. Ce sont tous les grands du village qui l’avaient élu, et ce de manière unanime…. L’absence de Shuu et de l’ancien se justifiait donc ainsi, je voyais des Jonin dans l’assemblé, donc ceux devait certainement être au courent, mais cela voulait donc dire que les têtes pensantes du village s’étaient probablement réunies en un colloque quelque part… Mais il fallait le dire… cet homme était doué.
De ses lèvres s’échappaient de belles promesses, mais pour le coup elles me donnaient véritablement envie d’y croire. Du parcours qu’il nous promettait il était aisé de comprendre que le bien-être, la sécurité et la joie du peuple étaient ses principales motivations. De plus en plus intéressée j’écoutais, approuvais et lentement acceptais que cet individu se démarquait comme étant l’homme de la situation. J’avais réussi à arracher mon regard de celui-ci pour suivre les réactions de notre très cher Daimyo en qui j’avais une confiance absolue, ayant grandi non loin de celui-ci il était à mes yeux presque un oncle… et si celui-ci avait légitimé l’élévation de cet homme, peu importe son identité, je pouvais déjà croire en lui.

Son discours s’éternisa quelque peu, fichant des sourires sur les visages de tout un chacun. Après une nouvelle pause, je pus presque sentir l’air se figer autour de moi. Le stress arrivait à son paroxysme, les gens certains ne tenaient presque plus sur place, trop préoccupée par le visage se cachant derrière le couvre-chef de notre nouveau leader. J’en avais finalement moi-même le cœur serré ne le quittant pas du regard jusqu’à ce qu’il lève enfin la main vers la coiffe, cet enfoiré fit encore durer le suspense en jouant avec nous, une petite seconde de plus qui parut pour nombre d’entre nous une éternité, avant qu’il le se découvre…

- Hein... ! que…. Q… quoi ? … … …

Narrateur : Oui… même l’esprit d’Itagami se figea en apprenant la nouvelle, elle reconnut instantanément sa tête argentée ; combien de fois l’avait-elle cherchée durant les différents matsuris auxquels ils avaient participé à l’époque ? Où combien de fois l’avait-elle tenue entre ses mains pour des raisons que je tairais ici. Abasourdie, elle observait, avec un mélange de fierté et de stupeur, la jeune femme observait en silence le Metaru tandis que la foule explosait.
Elle avait du mal à y croire, mais ne s’en insurgeait pas pour autant. Petit à petit ça lui sembla presque normal, « Shuu » comme elle le surnommait elle-même était homme à tenir ses promesses, se sacrifier pour le plus grand nombre était aussi une de ses qualités… si c’était lui, le village était en de bonnes mains… /Fin Narrateur

- Tu as réussi Shuu… tu t’es hissé à ce sommet que tu ne désirais pas, mais qui t’appelait à lui… Fis-je avec une larme à l’œil. Un sourire accomplit sur les lèvres, j’étais aussi bien fière en tant qu’individu, que fière en tant que Metaru… le clan venait de définitivement marquer l’histoire de Kumo. Mite yo Kuu chan, anta no Otousan ga Kumo kashira ni nate ! Sore wa ōkina meiyodesu Kuu chan ! Fis-je en caressant sa petite tête blonde alors qu’elle s’accrochait à moi en sautillant presque surplace.
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Invité

Jeu 12 Oct 2017 - 21:19
Le jeune Yamanaka partageait indéniablement le même sentiment avec la totalité des personnes présentent dans la foule. Cependant il était le seul à ressentir cette impression de façon péjorative : il était l'unique personne au regard obsidien.
« Traître... traître... traître. Précédemment immobile — plus précisément dos à la Seconde Ombre de la Foudre — l'adolescent reprit sa marche : il chercha à ressortir de cette foule hypocrite en se posant de multiples questions. Était-ce les villageois qui suivaient les dires d'un shinobi sans pincettes ou bien lui-même qui ne voyait que le mal ainsi que le complot là ou il regardait ? Était-il la seule personne éclairée parmi tant d'aveugles ou plutôt le seul à être tombé dans la dérision ?

Comment est-ce qu'une figure favorable à l'élection, élue à cinquante-cinq pour cent, pouvait avoir truqué les votes — simple question idiote à première vue ? Si l'on reformule : Pourquoi la haute instance, les shinobis, les villageois, mais pire encore les surveillants des urnes, ont célébré cet événement comme il se doit sans avoir douter de la légitimité de l'élection une seule seconde malgré les menaces ?
Un faux mobile de crime ? La rage commença à investir l'intérieur de l'organisme du jeune adolescent ; son sang bouillonna peu à peu. Il se fraya même le chemin à coup d'épaules. De simples paroles ne me suffiront pas. S'exclame-t-il une fois hors de la foule.

« Moi, Metaru Shuuhei, Nidaime Raikage, j’en prends l’engagement devant vous tous ! » La voix à peine audible du malheureux personnage souffla aux tympans du Yamanaka. « Un coup d'état piètrement dissimulé en faux mobile de crime par le clan Metaru ? Tout s'éclaircit désormais. » C'était donc eux , touché au plus profond de leur ego par la nomination d'une Première Ombre étrangère ?
Pfff' Un simple soupire qui, en réalité, est bien plus complexe que cela. À partir de ce moment plusieurs thèses s'ouvrèrent au Yamanaka — hypothèses qu'il préféra dissimuler au plus profond de son esprit.

Malgré cette réaction juvénile Washi misait sur une piste précise : celle de la tromperie, de la méconnaissance ; il espérait se planter sur cette histoire tordue. Dans ce cas comment lui prouver qu'il a tort ? S'il ne réfléchissait pas à la question ce jour-ci, il était cependant prêt à imploser telle une cocotte-minute.
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Il ne faut pas toujours tourner la page ; parfois il faut la déchirer

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