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Retour de flamme | ft. Watari | Explicite

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Lun 2 Oct 2017 - 13:24
Sortir de l’isolation du clan avait fait le plus grand bien a Tsukiyomi. La jeune femme bénissait cette décision qui, étonnamment, n’avait pas eu plus de conséquences que cela. Peut être était-ce dû au chaos ambiant qui avait détourné le regard inquisiteur des anciens. Toujours est-il que cette liberté retrouvée avait donné bien des occasions a la lunaire pour ouvrir ses horizons. Entre ses nouveaux entraînements avec Watari et Ayuka et les rencontres qu’elle faisait dans le village en diverses occasions, la jeune femme s’en trouvait bien plus épanouies et réalisait tout à coup que l'état dans lequel elle se trouvait auparavant n’avait rien de naturel.

Son travail à l'hôpital s’en ressentait. La voilà qui prenait bien plus d’initiatives, et s'améliore de jour en jour. Elle était fière de pouvoir se présenter chaque jour et soigner des Kirijins qui par leur reconnaissance nourrissaient son amour propre meurtri depuis longtemps. Enfin elle se sentait de nouveau utile et apprenait. La jeune femme était loin d’avoir les connaissances et techniques d’un ninja medecin, mais elle pouvait se débrouiller en certaines occasions. Le tout premier entraînement avec Ayuka et Watari l’avait marquée et jamais plus elle n’accepterait de se retrouver dans une telle détresse, à craindre pour la vie d’un de ses proches.

Ce soir la, alors qu’elle prenait une garde nocturne, Tsukiyomi tachait de ne pas trop laisser son esprit vagabonder à ces idees la. Les nuits peuvent être longues à l'hôpital, parfois très calmes également, et propices aux introspections les plus douloureuses. Il lui fallait garder le moral au beau fixe pour ne pas perturber les patients auxquels elle serait confrontée. C’est alors que, une ou deux heures après le début de son service, elle entendit un novice du clan parler d’un nouvel admis. Il semblait se murmurer à lui même, comme pour faire le point sur la situation, mais n’etait pas tres discret. Au delà de tout, il avait surtout l’air très angoissé. Touchée par sa détresse, la lunaire l'approche, pleine de sollicitude.

“ Tu as besoin d’aide ? Qu’est-ce qui se passe ? ”

Le jeune homme - il devait avoir quatre ou cinq ans de moins qu’elle - balbutia avec une grande difficulté, fuyant le regard de la Kaguya.

“ Un patient vient d'être admis … Samouraï … Dojo … Ses mains, les os … Son arme … ”
“ Bon, calme toi. Ca ne peut pas être si grave, respire. Tu voudrais pas nous laisser un patient en plus sur les bras en tournant de l’oeil hein ? ” L’interrompit-elle avec un sourire amusé. Mais tout à coup, elle relia les bribes d’informations qu’il lui avait transmises difficilement, et une crainte naquit dans son esprit. Un samouraï, un dojo ? Les chances qu’il s’agisse de Watari n'étaient certes pas absolues mais elles étaient bien suffisantes pour que Tsukiyomi prenne à coeur la situation et en fasse une affaire personnelle. Le souvenir de son ami étendu dans les marais, inconscient, par sa faute, était bien trop frais dans sa mémoire pour qu’il en soit autrement.

“ Va t’allonger, bois quelque chose, un thé, je vais m’en occuper. Va ! ”
Lança-t-elle avec un ton qu’elle espérait moins brusque qu’il ne l'était. Tsukiyomi se précipita dans la salle ou le fameux patient était certainement installé. Fort heureusement pour son angoisse, ce n’etait pas tres loin. Lorsqu’elle entra dans la pièce, elle le reconnut immédiatement.

“Watari, je vais t’insulter.”


Dernière édition par Kaguya Tsukiyomi le Mar 24 Oct 2017 - 23:53, édité 1 fois
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Jeu 5 Oct 2017 - 0:53
Tu pourras m'insulter, tu sais très bien que ce sont les risques quand on développe une technique que personne d'autre n'a encore tenté de créer. Si elle pensait lui faire avoir des remords, c'était râpé. Pourtant, son visage déformé par des maux de crânes qui bourdonnaient à ses oreilles, ses mains qui tremblaient, son équilibre perturbé, tout était là pour lui faire regretter ses agissements. Sa nouvelle technique qu'il était sur le point de parvenir à maîtriser était un art qu'il était presque sûr et certain, tout à fait nouveau parmi les samouraï. C'était le pinacle de l'association entre sa maîtrise du vent et l'art de la tranche, du battōjutsu. Mais cette création de son cru lui avait un sacré contrecoup sur son corps. En fait, ce n'était pas tant la technique que chercher à la maîtriser qui pouvait être dangereux. Ses symptômes témoignaient des contrecoups qui étaient liés.

J'y suis presque parvenu. Je pense que la force de ma technique pourrait couper net un mur de glace et même plus. Si seulement j'arrivais... Un puissant bourdonnement lui vrilla le crâne et les tympans. Il se tint le crâne en serrant les dents, avant de manquer de chuter au sol. Ses avant-bras était douloureux, mais il serrait fort les dents. Il faut encore que je maîtrise le flux de chakra. C'est la première fois que j'essaie d'en compresser autant. Il était presque fier, malgré sa douleur. En fait, le témoignage le plus probant de sa technique était sur la table à côté de lui. Son sabre, dans son fourreau continuait de trembler en expulsant du vent. Un peu comme une marmite pleine de pression. Mais qui générait spontanément de la pression. C'était dire le flux de chakra qu'il avait dû chercher à faire passer à l'intérieur de sa lame. Et des vibrations qu'il devait générer. Je pense que pour le bruit et les migraines, je m'habituerais, mais je suis presque sûr que mes articulations ont besoin de tes compétences...

Il chercha à se relever, mais violemment frappé par un nouveau vertige, il manqua de tomber vers l'avant, se rattrapant à ses épaules, plaçant son visage dans les épaules de la jeune femme. Si je montre ça à ma famille, ils seront obligé d'admettre... Il ne termina pas sa phrase. Il ne savait pas lui-même pourquoi il voulait prouver quelque chose à sa famille. C'était juste... C'était la preuve qu'il était proche d'atteindre l'objectif qu'il s'était fixé. Alors, peu importe comment, peu importe le prix à payer. Il n'abandonnerait pas.
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Ven 6 Oct 2017 - 12:03
Si Tsukiyomi se montrait si péremptoire, c'était certainement par affection pour Watari. Elle connaissait ses raisons, ses motivations, et surtout, elle savait qu’il ne renoncerait jamais. Il était facile de percevoir que son obstination n'était pas toujours saine, a en voir son état c'était une évidence. Mais la jeune femme ne serait pas celle qui le convaincrait de se ménager, principalement parce qu’elle fonctionnait de la même manière que son ami. Elle se tut alors suite à sa première remarque et s’approcha pour l’examiner. Le contrecoup avait l’air de tenir plus du choc et de la perturbation des sens que de véritables lésions pour le moment, en ce qui concernait son aspect général. En revanche, c'était tout autre chose lorsqu’elle porta son attention sur les mains tremblantes du samouraï.

Alors qu’il reprenait ses explications, perdu dans ses mots, elle saisit une de ses mains du bout des doigts. Elle avait un pressentiment au vu de la position de ses doigts, comme s’il ne pouvait les bouger librement. L’air contrit, elle essayait d’analyser avec certitude l'état de ses articulations dont l’aspect n'augurait rien de bon. Tsukiyomi était à la fois en colere et extrêmement inquiète mais elle savait que si le premier point se raisonnait facilement, le second, tout sauf rationnel, nourrissait le premier. Elle devait serrer les dents pour ne rien dire.

“ Watari … ” Commença-t-elle avant d'être interrompue par sa chute. “Tu me fatigues” allait-elle dire dans une tentative maladroite de le secouer, mais lorsqu’il tomba sur son épaule, son agacement s'évanouit. Percevant son profond malaise et sa douleur, elle ne pouvait décemment pas jouer les donneuses de leçons, il les tirait probablement tout seul. Leur amitié commençait à dater, mais elle n'était pas habituée à le voir dans un tel état, c’est pourquoi elle le redressa avec inquiétude et gene. Tenant sa tête droite, ses mains de chaque côté couvrant ses oreilles, elle observa ses yeux. Son regard ne se fixait pas.

“ Regarde moi.” Ordonna-t-elle en plongeant son regard autoritaire dans celui, perturbé, du samouraï. Puis, lorsqu’il sembla retrouver un peu d'équilibre, elle reporta son attention sur la main qu’elle reprit dans les siennes avec grande attention. D’un geste doux et très lent, elle commença à en deplier un.

“ Dis moi si cela te fait mal. ” Dit-elle sans lever les yeux. Elle se faisait violence pour rester concentrée et professionnelle, mais il lui fallait de la volonté pour évacuer l’image de Watari, étendu dans les marais lors de leur entraînement, de son esprit.
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Ven 6 Oct 2017 - 18:29
Le jeune homme était toujours désarçonné. Par ce qui semblait être pour lui l'évidence semblait à présent agacer une des personnes qui comptait pour lui, il se demandait si ses efforts étaient si incompréhensibles que cela. Progresser. Être un jour à la hauteur. Il se fichait bien des risques. Nombreux étaient ceux qui lui avaient parlés de Kiri, de sa politique. Mais au final, le pouvoir sr les hommes ne l'avait jamais intéressé. Non, il n'y avait que deux choses : le peuple du village et progresser, devenir un meilleur combattant. Contrairement à d'autres ici, il n'avait pas de famille. Sa meilleure amie était-là, pendant que l'un de ses plus grand ami était encore à démêler les erreurs qu'il s'était infligé et les conséquences de celles-ci. Pour Eirin, il se devait d'être le modèle le plus parfait, le pinacle, l'apogée, l’épitomé, l'incarnation de l’œuvre de leur clan. Pour la jeune femme qui l'aimait, il devait continuer d'être cet homme qui savait lui réchauffer le cœur dans ce village glaçant de bourbe et de sang. Il aurait pu continuer ainsi. Il était à la fois bien peu et énormément pour beaucoup de gens. Même pour la jeune femme qui le soignait avec l'air inquiet, il se doutait être d'une certaine importance. Mais lui, face à cette route, ce long chemin sinueux traversant la fureur du monde, il avait toujours eu la sensation d'être le seul à pouvoir se guider.

Pourtant, rien de tout cela ne le gênait. Peut-être que c'était bien par la singularité de son propre voyage qu'il faisait naître ainsi en son amie de telles sentiments qui, par ricochet sur lui-même, dans sa confusion, le heurtait. Plus humain face à elle et pourtant, démontrant toute l'inhumanité de ses entraînements, il ne comprenait plus exactement s'il devait garder pour lui ce qui bouillonnait dans son esprit avec autant de force que le bourdonnement qui ravageait son ouïe. Elle capta et focalisa son attention, la voix autoritaire. Il eut presque envie d'en rire. Il ne connaissait qu'une autre personne a faire preuve d'autorité dans ce genre de situations et elle était assez lointaine. Il sourit doucement de ses fins traits. Il n'y avait pas que sur son visage d'éphèbe qu'il y avait de la finesse et de la douceur, puisque son amie, avec beaucoup de parcimonie. Pourtant, il laissa échapper un petit cri de douleur quand elle manipula les doigts de ses mains.

Un peu oui. Mais tu es douée. Tu me rappelles quelqu'un qui était particulièrement concentrée quand elle soignait les gens. Il lui fit un petit sourire avant de passer sa main dans les cheveux de la jeune femme. C'était une manière de lui signifier qu'il allait bien, malgré tout. Qu'il n'était pas en danger. En tout cas, même si elle ne le savait pas, son cœur était désormais en pleine forme... Depuis qu'il avait obtenu l'aide des tigres blancs.
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Sam 7 Oct 2017 - 18:20
Le cri de douleur de Watari figea Tsukiyomi qui était à présent certaine que ses doigts étaient bel et bien démis. Il eut un geste et des paroles assez étranges qu’elle associa au choc et ignora. Elle sourit néanmoins, se voulant rassurante, et lui expliqua ce qu’elle allait faire, qu’il ne soit pas surpris.

“ Tes doigts sont clairement démis. Je vais appliquer quelque chose sur tes mains et les remettre en place. Je suis désolée, c’est la seule chose que je puisse faire et je n’ai pas les compétences pour t’épargner la douleur. Mais ça ira bien mieux ensuite.”

Parfois, Tsukiyomi regrettait de ne pas être ninja médecin. Principalement parce qu’elle ne se savait pas si attachée au bien être de ses proches. Il fallait admettre que cette prise de conscience était récente, mais il suffisant une courte introspection pour réaliser qu’elle n’était pas faite pour cela de toute façon. La jeune femme pris la main de Watari et la reposa sur ses genoux, lentement.

“ Fais attention à tes gestes. Je reviens.”

La lunaire quitta la pièce d’un pas pressant pour se procurer de l’onguent anesthésiant qu’ils gardaient pour les soignants comme elle, dénués de techniques médicinales. Elle se retrouva de nouveau auprès de son ami quelques courts instants plus tard, une petite jarre opaque dans les mains, un tissu blanc sur l’avant bras. Très attentive à ses gestes, elle disposa le linge sur les jambes de son patient, reposa ses mains dessus, et ouvrit la jarre. Une odeur de girofle émanait du flacon, et commença a envahir la pièce, mêlé à un parfum frais de menthe poivrée. Tsukiyomi saisit alors un autre morceau de tissu, plus petit et plus doux, et le trempa dans le mélange d’huiles odorantes. Elle répartit ensuite la matière sur les mains de Watari d’un geste doux, mais sûr.

“ Tu devrais sentir un engourdissement. Si tu ressens autre chose, dis le moi.” Ajouta-t-elle, en évitant sciemment le regard de son ami. Elle n’aurait su dire exactement pourquoi mais, si elle ne voulait laisser à personne d’autre sa place pour soigner Watari, elle se sentait un peu mal à l’aise. Sans pouvoir mettre véritablement le doigt sur la raison de ce sentiment.

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Mar 10 Oct 2017 - 20:13
Ses phalanges étaient donc visiblement abîmées par son entraînement. Cela ne l'étonna qu'à moitié, s'il se voulait honnête. Comme il l'avait précédemment expliqué dans son jargon technique, les vibrations du vent provoquaient un contre-coup qui se répandaient dans celui qui était à l'origine. Et vu qu'il maîtrisait encore mal la réaction et le contrecoup, la folle énergie du vent qu'il combinait à son geste d'épéisme avait cet effet pervers que de faire repartir une partie du choc sur lui. Ne t'inquiète pas pour la douleur, j'ai sûrement connu pire. Les entraînements qu'il s'était infligé tout au long de sa vie, mais aussi les combats qu'il avait mené, s'ils ne lui avaient pas laissés de cicatrices visibles, elles avaient su le forger. C'est pourquoi il laissa ses doigts êtes la cibles des bons soins de son amie sans pour autant la lâcher du regard, alors qu'elle s'éloigna. Dommage pour lui qu'elle n'aimait pas les hommes, car les jeunes femmes de Kiri avaient les possibilités d'avoir les faveurs d'une jeune femme aux formes bien dessinées, ou tout du moins, callipyge.

Il soupira, en constatant que ses derniers voyages l'avaient bien changés. Il valait mieux tard que jamais, cela dit, car dans certains pays et probablement déjà de nombreux de ses amis au pays du fer, s'étaient entourés de jolis concubines, ou s'étaient mariés et avaient des enfants. Quant à lui... Eh bien, il avait fuit cette promiscuité, s'efforçant de ne pas voir la beau de certains spectacles qui pouvaient se mettre en mouvement autour de lui. Et alors qu'elle revint pour s'affairer en répandant dans l'air une agréable odeur des plantes, il reconnut les émanations mentholées qu'il discerna le girofle de celle-ci. Cet onguent était une préparation particulière, car il ne l'avait encore jamais vue. La douceur des gestes était telle qu'on pouvait parler de délicatesse.

Bien qu'elle ne le regardait pas, le jeune homme en profita pour détailler les traits élégants de celle qui était son médecin qui lui indiqua qu'il allait probablement sentir un engourdissement. A vrai dire, il était plus occupé à humer les médicinales effluves que de se concentrer sur les doigts. Je sens bien plus l'agréable odeur de tes bons soins mais j'y veillerais. Il eut était plus honnête d'avouer qu'il préférait la regarder que de faire face à ses rêves qui l'avaient ainsi amenés à se faire du tort, mais il ne se sentait pas l'âme d'avouer ce genre de pensées, de peur qu'elle n'agisse encore plus étrangement qu'elle le faisait actuellement, distante par une certaine manière.
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Mer 11 Oct 2017 - 17:46
Le comportement du samouraï étonnait la Kaguya depuis un bon moment. Depuis se retour, en vérité. Mais elle ne l’avait que peu fréquenté depuis tellement longtemps auparavant qu’elle en venait parfois à se demander si elle n’imaginait pas ce changement. Parfois, une séparation pose un brouillard sur les perceptions et il est difficile de discerner le vrai du faux. Tsukiyomi ne releva donc pas, dans un premier temps, le regard étrange qu’il posait sur elle. Il lui était déjà difficile d’oublier ses propres pérégrinations oniriques, peut-être ne faisait-elle que prêter à son ami des intentions qu’elle n’avait que rêvées. Il valait donc mieux pour elle qu’elle se concentre sur les soins qu’elle lui donnait.

Néanmoins, la nouvelle remarque de Watari la fit tiquer. Elle enveloppa ses doigts dans le tissu qu’elle utilisait pour répartir l’onguent - il fallait laisser reposer le tout quelques instants avant de passer aux choses sérieuses - et posa à nouveau ses mains sur les côtés de la tête du samouraï. Elle observa, encore une fois, ses yeux avec précaution, avant de conclure que non, il était lui-même, à priori.

“ Watari, je peux savoir ce qui t’arrive ? Je te trouve bien étrange et tactile ces derniers temps. Tu sais que ça ne me dérange pas mais il t’est arrivé quelque chose ?” Demanda-t-elle d’un ton direct. Elle n’avait pas envie de tourner autour du pot et s’il était d’humeur honnête comme il en avait l’air, ce serait une bonne occasion de mettre les choses à plat une bonne fois pour toutes. Un court instant, elle se demanda si ce n’était pas immoral de profiter de l’éventuel état psychologique instable de son ami pour obtenir des informations, mais elle chassa cette idée de son esprit.

Comme pour l’encourager à parler, puisqu’ils devaient attendre encore une minute ou deux que les huiles fassent leur effet, elle s’installa à ses côtés. Elle ne savait à quoi s’attendre mais si elle pouvait l’encourager à se confier c’était un plus. Tsukiyomi était certes en colère contre lui, pour son inconscience et l’absence d’instinct de conservation dont il faisait preuve parfois, mais rien de tout cela n’était de sa faute. Il lui incombait à elle, en tant que professionnelle et amie, de garder sa frustration pour elle et agir au mieux. C’est pourquoi elle sourit, se voulant rassurante et un peu plus chaleureuse. S’il y avait une voie vers la guérison, ce n’était certainement pas en le bousculant et le traitant froidement qu’elle pourrait la suivre.
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Ven 13 Oct 2017 - 17:31
Si ça ne te dérange pas... Avait-il dit d'un air amusé. Peut-être que je devrais en profiter alors. Son sourire se faisait narquois, malgré les douleurs. Son regard acéré ne laissait pas transparaître avec certitude s'il blaguait ou non. Mais ses mains blessées et imprégnées d'onguent rendait toute tentative d'approche particulièrement étrange. Alors, il se contenta de lui sourire. Laissant planer ce doute de savoir s'il ressentait ou non quoi que ce soit pour sa meilleure amie, en ce moment même. Il s'approcha d'elle, doucement. Son cœur battait à un rythme particulièrement étrange, en lui, actuellement. Qu'allait-il faire ? Lui-même ne savait plus vraiment. Dans ce mélange de sensations, de désirs, de sentiments qu'il avait longuement étouffé et qu'il acceptait désormais de vivre. Watari, qui avait longtemps était un fleuve tranquille, avait des yeux félins. Comme si, la page d'un blanc plat, l'acuité parfaite des valeurs, se mélangeaient de l'encre noir. Là où la neige avait tout étouffé, désormais, un tigre s'était réveillé d'un long sommeil. En son for intérieur, l'adolescence s'éteignait et la jeunesse du jeune homme se réveillait. La voie qu'il empruntait s'ouvrait désormais vers autre chose. Dépasser sa famille. Être lui-même. Être autre chose. Et dans cet instant d'incertitude où lui-même cherchait la suite de ce qu'il voulait être. Chaque battement dans sa poitrine raisonnait probablement avec celle de Tsukiyomi.

Ses lèvres s'approchèrent doucement de celles de la jeune femme. Et au dernier moment, il les déposa sur la joue de son amie. Comme si j'allais faire ça sans ton accord. Je sais bien que tu ne ressens rien pour moi. Enfin, je crois. Il sourit, toujours très près d'elle, un sourire franc et amical, quoique zébré de rougeur. Et quant à ce qu'il m'est arrivé... J'ai rencontré de nombreuses personnes qui m'ont fait comprendre pourquoi j'avais la sensation de stagner et d'être prisonnier de mon code, alors que je l'appliquais parfaitement à la lettre. Il fit une pause, avant de rajouter : Malgré tout, je n'étais pas épanoui. Je voulais dépasser ce qui était devenu l'horizon fixe de ma voie. Je m'interdisais de regarder les femmes, d'écouter ce que je pouvais ressentir pour toi, je sacrifiais ma propre liberté et je n'avais plus la sensation d'avancer.

Ignorer ses sentiments n'était pas la voie vers l'harmonie la plus totale. Cette tentation avait probablement l'apparence, mais était un cul-de-sac. Pour atteindre le véritable détachement des passions, il fallait tout d'abord les accepter, les connaître. Il en était désormais convaincu. C'est pourquoi j'imagine aussi que je me permets de te voir comme la belle femme que tu es, ce que jamais je n'aurais pu t'avouer avant, par peur de faillir à mes principes ou de tes réactions.
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Ven 13 Oct 2017 - 18:40
L'atmosphère qui se posait dans la pièce avait comme un air de déjà vu pour Tsukiyomi. Pour autant, il lui rappelait un rêve, plus qu’un souvenir. Force est de constater qu’il y avait quelque chose à évacuer, une tension, un malaise. Pour la jeune femme, de nombreuses choses se mêlaient, des questionnements, des impressions, de la peur autant que de la curiosité. Tout cela se mélangeait dans un flot ininterrompu d'émotions étranges qui, ces derniers temps, avaient floute les contours de sa relation avec son meilleur ami. Sous le choc ou parfaitement conscient de ses gestes, il entretenait ce flou. S’il jouait avec elle, c'était cruel, et elle ne pouvait s'empêcher de penser qu’il n'était pas comme ca. Dans un cas comme dans l’autre, elle ne s’empêcherait pas de lui rendre la monnaie de sa pièce. On ne jouait pas impunément avec une Kaguya et on ne la surprenait pas avec un baiser - même sur la joue.

La Kaguya leva les yeux au ciel et, d’un mouvement rapide et fluide, elle saisit la nuque de Watari, s’approcha tout en l'attirant doucement vers lui, et l’embrassa, quelques secondes. Partager un baiser avec son meilleur ami n’eut par ailleurs pas pas l’effet traumatisant qu’elle aurait imagine. Tsukiyomi n’aurait même pas vraiment su décrire ce qu’elle ressentait en cet instant. Un mélange de plein de chose, chaotique, indéfini. Une raison supplémentaire de ne pas y accorder d’importance. Leur vie a chacun était bien trop instable pour en faire autre chose qu’un jeu sans queue ni tête.

“ Satisfait ? ” Murmura-t-elle en reculant, se retenant de rire à l'idée de découvrir sa réaction. Profitant que son attention devait-être ailleurs, elle reporta son attention sur ses mains. L’onguent devait avoir agi à présent, et il était mieux de surprendre Watari en lui remettant les doigts immédiatement en place, plutôt que de le faire attendre et appréhender la douleur a venir.

“ Attention.”

Tsukiyomi avait déjà fait cela des dizaines de fois. Elle devait agir vite également pour éviter l’engourdissement de ses propres mains. L’un après l’autre, elle remit en place les doigts démis, concentrée, indéboulonnable, jusqu'à ce que tout soit parfait. Et sans un regard de plus à l’attention de son meilleur ami, elle se hâta vers un grand bol de bois qui contenait de l’eau fraîche et un linge humide. Elle s’y nettoya les mains et apporta le contenant à son patient à côté duquel elle le déposa. Par des gestes bien plus doux, elle essuya les mains de Watari aux moyens du linge qu’elle plongeait de temps en temps dans le bol. Sa tâche presque terminée, elle leva vers lui un regard espiègle, un sourire narquois ornant son visage. Le samouraï n’en avait pas le monopole.

“ Ca va aller ?”
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Sam 21 Oct 2017 - 21:53
Où et comment, en quel point de l'univers, il en était arrivé là ? Même lui ne savait plus vraiment. Elle s'était fait douce. Leur baiser aussi. L'hôpital lui semblait désert. Sa poitrine s'était tordu au contact des lèvres douces de sa meilleure amie. Cela faisait un moment que tout déraillait. Que rien n'allait plus dans le sens que le jeune homme avait toujours su imposer. Maintenant qu'il s'autorisait à laisser aller les soubresauts de sa conscience et de son cœur, de nombreux retours de flammes exaltaient les passions qui le faisait ainsi se rendre si proche de la jeune femme. C'était comme une sorte de continuité naturelle. Elle l'avait embrassé. Soigné. Ce serait dommage de s'arrêter là ? Quand il semblerait qu'il avait un docteur, ou à tout le moins, une infirmière rien que pour lui ? Allait-il réellement se satisfaire de si peu alors qu'ils pouvaient s'offrir bien plus ? Est-ce là, que lui, qui avait séjourné sur un chemin calme et vierge de toutes formes de passions, s'y enfonçait ?

La réponse à la jeune femme ne fut qu'un nouveau baiser, qu'il venait rendre à celle qui avait provoqué cette escalade dans ce jeu dangereux qu'ils jouaient. Les doigts du samouraï caressèrent à leur tour la nuque de la jeune femme pour descendre sur ses clavicules et enfin, sa haute féminité. Les formes de celles-ci étaient menues, presque délicates, tant et si bien que nombreux seraient les hommes de son pays d'origine à la moquer d'avoir des bras si fins, semblables à des brindilles. Mais bien sûr, lui, n'était pas de ce genre-là et savait reconnaître les charmes de la jeune femme du clan des Kaguya, alors que dans ce langoureux échange, il la plaça dos à la porte, ses mains autours de ses hanches. Dans une respiration, il lui murmura alors : Cela ira beaucoup mieux si nous faisons attention, oui...

Sa voix haletante laissait clairement présager de ses émotions débridées, de la culmination physique de ce qui l'attirait désormais à elle comme un aimant. Derrière ses mots, en réponse à ses questions, il l'invitait à les enfermer, de telle sorte que personne ne vienne interrompre ou surprendre ce qui était un étrange moment de partage sensuel entre deux amis qui semblaient avoir oubliés les lignes qui les séparaient de qu'ils s'apprêtaient à faire, à savoir se faire l'amant de l'autre. Si jamais ils auraient pu faire marche arrière, l'aurait-il fait ? Le passage de la main de Watari sur les rondeurs musclées et les cuisses de la jeune femme semblait mettre à mal toute hésitation de la part de celui qui comptait faire de Tsukiyomi, la femme que personne d'autre n'avait fait jusqu'à lors à Kiri.
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Sam 21 Oct 2017 - 23:04
Voilà qui n’était vraiment pas professionnel. Assaillie par de nombreux doute à l’arrivée de Watari à l’hôpital, voilà qu’elle s’étonnait de n’en voir surgir que peu dans cette situation qui n’avait rien d’habituel. Elle qui n’avait pour ainsi dire jamais manifesté la moindre inclination envers la gent masculine, qui n’avait jamais envisagé quoi que ce soit de la sorte avec son meilleur amis depuis plusieurs années d’amitié, elle se retrouvait au coeur de ce jeu dangereux pour la première fois. Tsukiyomi n’était pas inexpérimentée le moins du monde, mais ces circonstances si particulières étaient inédites. En temps normal, il aurait été inenvisageable pour la jeune femme d’en arriver là, mais plusieurs éléments entraient en ligne de compte. Tout d’abord, ce rêve qui la perturbait. Elle ne l’aurait jamais admis à voix haute le moins du monde et aussi ridicule qu’il puisse sembler dans les formes, elle était troublée en la présence de son meilleur ami depuis lors, même si elle jouait d’humour pour alléger l’atmosphère. Ensuite, l’attachement envers lui qu’elle parvenait enfin à comprendre depuis leur premier entraînement. Tout cela se mêlait à sa curiosité et son côté joueur et la voilà qui partageait un baiser, puis un autre, avec son ami, ignorant jusqu’aux répercussions d’un tel acte.

Elle n’avait pas eu peur du développement qui suivrait cette provocation, et pour cause, elle semblait presque l’attendre. Comme un message inconscient, auquel il répondait sans aucune gêne.

La gêne, chez elle, existait malgré tout bel et bien. Ce n’était pas ce sentiment de malaise que l’on éprouve quand on ose pas dire non ou repousser les avances de quelqu’un qui nous est cher. Plutôt la confusion d’une première fois, cette envie de bien faire et de pudeur mêlés à la curiosité. Tant par le contexte que par les acteurs de cette scène intimidante, la jeune femme était assaillie par cette émotion intense qui guidait ses gestes, ignorant sa raison. Son regard était fuyant et ses gestes hésitants, presque tremblants, mais son corps ne mentait pas et sa peau était brûlante.

“ Je ferai très attention, si c’est ce que tu souhaites …” Souffla-t-elle arborant un sourire hasardeux. Elle percevait dans le ton de Watari la même retenue que la sienne, cachant les émotions bouillonnantes qui l’habitaient. Ce n’était pas dans sa nature d’être en situation d’infériorité, mais à circonstances particulières, comportements particuliers. Elle se laissait guider, plongeant enfin son regard ambré dans celui du samouraï. Comme si elle cherchait à y lire ce qu’il attendait d’elle. Tsukiyomi était pourtant coutumière du rôle directeur en ces circonstances, mais elle l’abandonnait volontiers aux mains de celui en qui elle avait le plus confiance au monde.
Quittant rapidement la proximité de celui avec qui elle semblait accepter de dépasser le stade d’amitié courtoise, la lunaire ferma la porte d’une main tremblante, scellant ainsi sa décision. De retour à ses côtés, elle en fut convaincue, elle ne reviendrait pas sur sa décision. Le laissant parcourir son corps de ses mains, elle découvrait la pudeur qu’elle n’avait jamais eue à ses côté, comprenant enfin le sens de tout ceci, et que le désir était réel. Pour la première fois depuis qu’elle le connaissait, elle avait peur de se tromper. De ne pas savoir comment agir, comment toucher, comment sentir. Tout cela semblait si fragile que l’éventualité d’un faux pas l’effrayait. Et si elle se montrait trop brutale ? Tsukiyomi porta sa main au visage du samouraï et l’embrassa une nouvelle fois, plus décidée, plus passionnée, comme pour lui faire comprendre qu’elle était à lui, pour cette nuit.
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Lun 23 Oct 2017 - 14:00
Clac. La porte se referme et avec elle, le choix de se refuser à l'autre s'éteint, dans toute l'absence d'une fuite. Désormais, le monde semblait s'effacer aux yeux du jeune homme. Ceux-ci luisait encore avec une forme de malice et d'envie tentatrice. Son désir brûlait avec force et sans aucune forme d'hésitation. En cet instant, il voulait graver en elle la connaissance de ce qu'elle faisait naître en lui, de sorte à ce qu'artisan aux gestes minutieux, il révèle à la jeune femme toute la force noble, la beauté fine, la grandeur majestueuse de la kunoichi. Elle était revenue l'embrasser avec fougue, caressant son visage. Watari la souleva contre lui, collant son torse à celui de la jeune femme, avant de la plaquer contre le mur, la couvrant d'un florilège de ce qu'il essayait de faire les plus belles caresses qu'un poète pouvait laisser échapper quand il récitait ses poèmes. Les lettrines qu'il semblait vouloir lui conter étaient là, sur ses clavicules, sur ses épaules, sur ses joues, alors qu'il se mit à doucement à révéler à ses yeux la peau aux reflets si particuliers de son amie.

Qui pourrait le dire ? Peu nombreux étaient les gens à pouvoir dire que les femmes du clan maniant les os avaient des épaules charnues. Mais lui, chanceux qu'il était, s'enorgueillissait de plus de désir à la vue de cette soie nacrée. Ses souffles brûlant seraient-il à même de réchauffer cette peau qui s'offrait à lui ? Là, doucement, des clavicules jusqu'à descendre aux côtes, pour remonter doucement jusqu'à retirer les bandages qui lui interdisait l'accès aux seins de celle qui portait le nom d'une déesse. Il se retira pour la contempler avant de lâcher : Ce soir, j'ai donc la chance de rencontrer l'un des plus bels avatar de la lune, Tsuki'...Un ton sensuel, langoureux, palpitant d'attachement et de désir. Avec ses caresses, avec sa fougue, il espérait rassurer la jeune femme et l'entraîner dans la cheminée de ses passions qu'il nourrissait pour elle, en cet instant.

Là, au creux de l'épaule. Une nouvelle emprunte d'agréable chaleur. Elle cascade, elle coule, se répand, à travers la scapula de la jeune femme, jusqu'au creux de ses reins, jusqu'à ses lombaires, comme l'aurait fait la descente d'un fleuve jusqu'à l'océan. Coulissant doucement comme de la lave, jusqu'aux rondeurs de la jeune femme, ses doigts s'infiltre jusqu'à ce qui est l'une des parties les plus intimes de la jeune femme. Mais ses caresses se font timides ? Ou plutôt taquine ? Il fait le contour de la cuisse bardée de cuir de la jeune femme pour lentement, s'approcher de cette zone qu'il était probablement le premier à approcher avec mains d'homme. Il ne souhaitait pas brûler les étapes, dans cette torture passionnée, il espérait qu'elle et lui prendraient un long plaisir à s'offrir à l'eau dans ces bûchers extatiques qu'ils s'accordaient, "enfin" diraient peut-être certains. Laisses-moi t'emmener jusqu'aux cieux, de tel sorte que je te fasse éclairer de tout ton éclat, cette nuit où je suis tiens...


Dernière édition par Hoshino Watari le Ven 27 Oct 2017 - 17:38, édité 1 fois
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Lun 23 Oct 2017 - 16:44
Étonnée mais enchantée, Tsukiyomi constatait chez son ami des manières et des gestes qu’elle n’aurait jamais cru lui prêter. Probablement était-ce parce qu’elle ne l’avait jamais imaginé porter de telles attentions a son egard, ou bien parce que l'éducation du samouraï dessinait dans l’esprit de la Kaguya une image plus lisse et polie, bien moins rugueuse. Ce mélange détonnant éveilla chez la jeune femme un intérêt tout particulier. Elle qui s'était toujours efforcée d'être en position d’offrir, de dominer, se surprenait à apprécier la fougue et l’attitude presque dirigiste de son ami. Ainsi, lorsqu’il la plaqua contre le mur, elle laissa échapper un soupir tant de surprise que d'appréciation. Ses goûts et lubies vestimentaires le trahissaient probablement, en particulier aux yeux de celui qui pouvait constater ce que les draperies cachaient, mais elle éprouvait un certain plaisir dans l’entrave.

Gênée d’une façon qui ne faisait pas partie de ses goûts par sa coiffure, elle la défit, laissant tomber en cascade sa longue chevelure d'ébène le long de ses courbes, pendant que Watari commentait la découverte de son corps avec une poésie qui la fit brièvement rougir. C'était la première fois que les attentions poétiques d’un homme éveillaient la moindre émotion chez elle, et il lui rappela qu’il était toujours Watari, et pas seulement ce corps fiévreux dont le souffle brûlant parcourait sa peau. Cela lui arracha un sourire en même temps qu’un soupir, mélange d’amusement et de soulagement. De constater qu’il n'était pas si différent mais tout de même en symbiose avec elle, quand bien même elle les voyait si divergents dans leurs goûts et leurs personnalités. Comme s’il s'efforçait de se mettre au diapason de ses désirs et démontrait sa connaissance de la Kaguya, sous tous ses aspects, alors qu’il la découvrait tout juste.

La lunaire ne voulait pas être en reste. Elle qui appréciait de dominer se donnait volontiers dans un sacrifice salutaire sous les caresse de cet homme mais elle refusait de perdre un semblant de contrôle. Soutenant le regard de Watari de ses yeux d’or, souriant d’un air provocateur, elle voulait s’essayer à cet exercice. Le défier de perturber ce regard et cette expression, de lui faire perdre sa contenance s’il en était capable. De ses doigts agiles, elle entreprit de retirer chaque pièce de son attirail qui n’avait pas déjà été retiré à l’occasion de son arrivée à l'Hôpital un peu plus tôt. A chaque geste, pour chaque élément qu’elle enlevait, une caresse furtive, brûlante, feignant la maladresse en maintenant un regard insolent dans les yeux du samouraï. S’il se montrait taquin, elle lui montrerait qu'à ce jeu elle avait de l'expérience. Lorsqu’il fut presque entièrement dévêtu, elle l’attira vers elle, se mordant la lèvre dans une expression qui trahissait son impatience. Ses doigts se faufilèrent sur la nuque du jeune homme puis se frayèrent un chemin dans sa chevelure qu’elle aggripa doucement, rejetant légèrement sa tête en arrière, un geste rugueux témoignant de sa certitude. S'élevant sur la pointe des pieds pour approcher ses lèvres de l’oreille du samouraï, elle profita de cette étreinte pour lui sussurer une réponse sans équivoque.

“ Alors emmène moi si tu l’oses … “

Puis, de son autre main, elle parcourut le dos du jeune homme, provoquant de ses ongles sa peau brûlante. Tout n'était que paradoxe et compromis, entre insolence et obéissance, poésie et fougue.
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Mar 24 Oct 2017 - 21:16
Un soupir d'extase. Un soupir qui faisait naître en lui un frémissement, celui qui s'échappe dans un tremblement passionné de fougue. Ce n'était pas tant l'entrave que le plaisir qui en résultait pour la jeune femme qui se répandait en lui comme une caisse de résonance. De nouveau, cette fois-ci hors du monde des rêves, ils reprenaient le concert qu'ils avaient débutés de leurs rêves. Mais sous la pression des caresses, des griffures, de la passion et des pressions, il n'y avait plus rien qui permettait le doute. Dans cette pression qu'il exerçait sur elle, dans ce brasier où chacun était combustible de la chaleur de l'autre, chaque contact était l'occasion d'allumer les étincelles des plaisirs dans lesquels ils souhaitaient tout deux se consumer.

Libérant le torrent de ses longs cheveux noirs de soie, la jeune femme se fit encore plus désirable qu'elle ne l'était. Watari passa doucement ses mains dans le fleuve sombre, soufflant doucement dessus avec ses lèvres, pour venir doucement embrasser la frontière entre le début de la chevelure et la peau albâtre du cou de la manieuse d'os. Il avait de quoi être fier, cependant, il avait réussi à faire rosir ce teint si diaphane en temps normal. De nouveaux soupirs. Une sorte de tressautement apaisant qu'elle exhalait, dans sa chaleur alors que leur complicité dé bordait des cases qu'ils avaient cherchés à occuper. Mais plus ce soir, alors qu'elle le dévêtissait , répondant à l'appel charnel du désir qui brûlait en elle pour lui. Lovée dans leur étreinte, ses doigts exploraient à son tour le corps du samouraï, alors qu'elle s'agrippa à ses cheveux pour lui murmurer tremblante, son désir de s'unir à lui.

Dans un gémissement mûr, il la posa contre une table vide, celle-là même qui servait en temps normal à observer les patients. Elle qui l'avait soigné, celui qui se faisait le docteur de la jeune femme se retrouvait au-dessus d'elle, prêt à la conquérir de tout son corps brûlant qui était désormais à moitié nu. Ce n'était pas le ciel, ni peut-être l'univers, mais un horizon de la fine musculature s'offrait à la Kaguya, alors que Watari plaqua une des mains de la jeune femme au-dessus d'elle, usant de sa force guerrière pour s'assurer qu'elle devrait lui faire confiance. De son autre main experte, il alla cultiver le jardin de féminité de Tsukiyomi, parcourant tantôt le pistil du champ fleuri, tantôt labourant avec douceur l'endroit où il voulait se joindre à elle, ce fourneau où il voulait forger leur plaisir...
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Mar 24 Oct 2017 - 23:53
Tout n’était que surprises et étranges réalisations en cette soirée d’été. Ils se découvraient et pourtant, c’était comme s’ils s’étaient toujours connus de cette façon. Watari, à sa façon, dévoilait sa connaissance surprenante de la Kaguya par ses gestes maîtrisés alors que, fébrile, elle se laissait guider, victime consentante d’une torture délicieuse qu’elle n’aurait jamais cru initier. Sans pudeur aucune, elle se laissait observer, explorer, découvrir alors que, studieuse, elle parcourait avec élégance chaque repli de chair à sa portée. Les battements de son coeur à l’unisson avec ceux du samouraï étaient si forts qu’elle semblait les ressentir dans tous ses membres, parfaitement synchronisée avec les soupirs de son amant d’une nuit.

Refusant toute séparation prématurée, elle profita du mouvement qu’il initiait et de sa force pour resserrer le lien, nouant ses jambes autour de sa taille pour l’accompagner jusqu’à leur future couche. Elle profita même, joueuse et provocatrice, pour titiller de ses dents cette zone sensible de la nuque qui semblait le faire réagir. Tsukiyomi aimait récompenser les initiatives fougueuses de son ami, mais corser les choses étaient aussi dans ses prérogatives.

Mais il semblait bien décidé à faire de même, et ne pas attendre d’instructions de la lunaire, ce qui eut le don de la ravir, de même que l’immobilisation de l’un de ses membres sous la poigne du jeune homme. Paradoxe peut être étrange, mais elle se sentit instantanément comprise, en confiance et prête à admettre qu’il savait spécifiquement comment s’y prendre avec elle. Son regard insolent refit surface : ce n’était qu’un début, et elle voulait éveiller chez lui cette envie de lutter, passionnément, pour sa récompense. Qu’est-ce qu’un instant de plus après des années d’amitié ? La jeune femme ne doutait pas qu’il y avait songé auparavant tant ses initiatives semblaient toucher juste.

S’il avait si précisément immobilisé son bras au dessus de sa tête, il n’en était pas de même pour ses jambes. Ses caresses et attentions pour sa personne eurent assez d’effet pour arracher un gémissement étouffé à la demoiselle qui dut se faire violence pour reprendre ce regard effronté qu’elle tentait de garder. D’une caresse subtile du genou, elle remonta lentement le long de la cuisse du samouraï, entre ses jambes, froissant le tissu restant. Ses insolentes pupilles ambrées se plongèrent dans celles de Watari tandis qu’elle secoua lentement la tête et murmura d’une voit brûlante.

“ Tss tss … Voyons, ce n’est pas très équitable.”

Se libérant sans grande difficulté de la prise qui la maintenait sur la table, elle entreprit de retirer ce qui restait d’étoffe entre eux. La Kaguya dut masquer son souffle court pour ne pas briser les apparences, mais elle parvint sans grande difficulté découvrir ce qu’elle avait autant redouté auparavant qu’elle désirait à présent. D’un geste furtif et doux, elle y apposa une caresse avant de reprendre sa position initiale et de murmurer une nouvelle fois, d’une voix provocante.

“ Voilà qui est beaucoup mieux.”
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Jeu 26 Oct 2017 - 20:54
Si la jeune femme semblait être surprise, Watari l'était beaucoup moins. Ascète pendant de nombreuses années, il n'en était pas pour autant vierge d'innocence en ce qui concerne les choses de l'amour, notamment quand celles-ci étaient plus physiques, plus bestiales. En revanche, pour une personne surprise, elle n'en demeurait pas moins assurément tactile, parcourant de milles et un gestes ses douces chairs, celle qu'il gardait si loin des mains les plus avides. Et a l'insu du jeune samouraï, il avait su pourtant attiser, tisonner même, les désirs de certaines. Mais Tsukiyomi n'en était pas moins désirable, elle aussi, dans ces tressautements, ces tremblements de plaisirs dont la voix chevrotante décuplait l'appel charnel que ressentait le jeune homme.

Dans leurs caresses, il ne cessait de décrire le corps finement dessiné de la jeune femme. Elle était un appel au désir en elle-même, avec cette poitrine ronde, ferme, mais légèrement menue, qui contrastait avec une vertigineuse chute de rein, une musculature suavement charnue soutenue par des cuisses et des jambes interminables. A la voir ainsi, il fallait admettre qu'il n'était pas fâché de pouvoir profiter d'un tel spectacle auquel il répondait de tout son triomphe, qu'elle ne tarderait pas à révéler à son regard. C es yeux même d'ailleurs qui brulaient avec passions en fixant les siens, alors qu'elle recevait en elle ses premières approches, auquel elle répondait avec un insolent plaisir, une provocante envie, un appel à plus d'extase. Dans un gémissement étouffé, une caresse du genou, elle le révèle à son corps, l'effervescence masculine qu'elle cherche maintenant avec une retenue prudente, mais coupable de vouloir s'offrir un peu plus à lui.

La voix de la jeune femme était à la température de son corps. Elle semblait mourir d'une brûlante fièvre, un bouillonnement qu'il était le premier à faire naître en elle. Malgré son appréhension, elle apposa ses doigts sur le cœur du volcan, semblant se satisfaire de l'accès à celui-ci. Dans un grondement, il apprécia la flatterie, il espérait d'elle qu'elle poursuivrait le jeu un peu plus loin, qu'elle n'aurait pas peur de tâter de la sève enflammée du mont ardent... Content si tu aimes ce que tu vois... Une murmure de famine, une famine qu'il voulait étancher d'elle et de son gracieux corps Il l'invita alors à plus de proximité contre lui, l'attrapant doucement par les cheveux pour mieux la serrer, laissant leurs deux bouillonnement se rencontrer maladroitement, sans pour autant chercher à se joindre à elle ; pas encore, non, il souhaitait juste faire durer ce qui s'annonçait comme être une ode au plaisir et à la volupté se faire attendre dans ces caresses qui s'infiltraient pré toute sa féminité, tandis qu'il dévorât son cou de brûlants baisers...

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Jeu 26 Oct 2017 - 23:33
Paradoxe aux sensations aigre-douces, celle qui pour la première fois se présentait si vulnérable à la gent masculine semblait lutter en tout instant entre ses deux entités. Celle, désireuse de découvrir ce que le samouraï avait à offrir et l’autre, inquiète justement pour les mêmes raisons. Ses gestes étaient tantôt hésitants tantôt fougueux, son expression insolente puis enivrée de ces sensations qui parcouraient son corps. Dans le fond de son âme, elle avait envie de s’offrir sans hésitation mais sa fierté lui dictait tout autre chose. Si elle en était là, c’était par choix, hors de question de n’être qu’un substitut, un réceptacle pour les désirs du jeune homme. Quitte à admettre que c’était bel et bien sa première fois avec quelqu’un de l’autre sexe, elle voulait découvrir, vraiment, essayer, faire confiance et offrir.

Satisfaite d’être enfin à égalité, elle prit un instant pour détailler son amant. Elle songea qu’elle était chanceuse, car jamais elle n’avait vraiment souhaité faire face à tel spectacle auparavant vis à vis de ses homologues. Tsukiyomi sourit. Aussi étonnant que cela puisse lui paraître à elle qui se retrouvait dans cette étrange situation, elle le trouvait beau ainsi. Bien sûr, la lunaire avait toujours estimé qu’il avait une élégance singulière qu’elle ne trouvait pas chez la majorité des hommes qu’elle connaissait, qui étaient pour la plupart des Kaguya d’ailleurs. Mais elle songeait depuis toujours que c’était ses manières et l’attachement qu’elle ressentait envers lui qui parlaient. Mais là, devant lui, elle réalisait que la situation était toute autre. Son regard le caressait de la même façon que ses mains, ensuite, lorsqu’ils se lovèrent l’un contre l’autre une nouvelle fois.

Alors qu’il couvrait son cou de baisers brûlants, elle se mit à chercher ses lèvres, tremblante. Quand bien même ils avaient dépassé ce stade depuis un moment, elle ressentait toujours une certaine félicité à partager un baiser, puis un autre. Elle se sentait comme rassurée, en sécurité, comprise dans ces instants là et surtout, connectée à lui. Un moyen de ressentir son état et de se mettre au diapason de son compagnon d’une nuit. Tandis qu’elle s’amusait de ses lèvres, mordillant à l’occasion l’inférieure du samouraï en riant doucement, sa main, elle, s’aventurait plus bas, là où la curiosité la portait. Là où elle ne connaissait que peu de choses, tout juste ce que la médecine lui avait appris, mais où, instinctivement, elle portait son intérêt. Sans rompre le lien de ses lèvres, elle se mit à découvrir cet inconnu, par les caresses, par des gestes plus maîtrisés qu’elle n’aurait cru. Comme si elle avait toujours su, au fond, ce qu’il fallait faire. Tsukiyomi cessa de l’embrasser et se mit sur la pointe des pieds, lentement, pour atteindre son oreille dont elle mordilla le lobe. Elle voulait l’entendre, sentir son souffle court, toutes ses réactions alors qu’elle continuait son initiation, sa seconde main aggripant encore ses cheveux, un tic particulier qu’elle ne reniait pas.

Après quelques secondes, elle sourit, narquoise. Elle échangea un regard entendu avec le samouraï, pressé de le surprendre. Une idée venait de germer dans son esprit. Sa seconde main parcourant le torse du jeune homme, elle entreprit de s’accroupir, lentement. D’un geste doux, espiègle, elle mit à goûter à ce qui l’intriguait, tantôt par un baiser furtif, tantôt par une caresse de la langue. C’était nouveau, curieux, et elle se voulait aventurière d’une nuit.
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Ven 27 Oct 2017 - 18:48
La jeune femme se différenciait du jeune homme par ses hésitations, qui en lui, n'étaient plus. C'était avec le claquement précédent de la porte que le jeune homme avait vu se refermer les hésitations dont il aurait pu être le porteur. Quant à savoir si elle n'était qu'un exutoire, c'était insultant de le penser au regard de leur longue amitié qui à l'avenir, serait salie de l'hésitation de la jeune femme. Non, Watari n'hésitait en rien et même s'il prendrait la mesure des conséquences de cette union précaire, le jeune samouraï continuerait malgré tout de chérir la jeun femme et cet étrange amour issu d'une frontière qui n'aurait pas dû être traversée entre deux amis.

Il lisait en son regard tout ce qu'il pouvait être à ses yeux. C'était flatteur, agréable même. Lui qu'on voyait comme une lame, peu de regards hormis ceux d'Ayuka et de Sanadare ne s'étaient attardés sur les traits et les éclats de celui qui la maniait. Mais pour autant, le moins que l'on pouvait dire était encore qu'une fois révélé à ses yeux, le corps de l'éphèbe savait faire naître en elle les passions tremblantes des baisers d'une passion insoupçonnée, voire au moins, immature, au plus fébrile. Dans l'ardeur de la jeune femme à trouver ses lèvres pour que leur curiosité mutuelle se rencontre et s'embrase dans une conflagration où leurs bouches s'écoulaient de passion en l'autre, elle se révélait de plus en plus suave et sensuellement consumée par les délices des effets qui en résultaient.

Rieuse de l'extase, mordante de l'audition confuse du jeune homme, elle portait son attention, son attrait vers ce qu'elle avait su attiser chez lui, cette chaleur embrasée qui s'élevait aux firmaments des plus glorieuses féminités, des désirs les plus inavoués aux plus assouvis, de ceux qui s'étendaient au-delà et par-delà la morale, de ceux qui, acceptés, prenaient le plaisir à se raviver, encore et encore, multipliant l'activité du magma de la vie, le rejetant à loisir et jusqu'à plus soif. Et comme un papillon nocturne, la belle au prénom de divinité lunaire se fit attirée, les lèvres avides, celle qui enjôlait l'activité de la brûlante passion en lui, alors qu'il se cambra sous les attentions de la jeune femme, qu'il invitât à boire toujours plus avec ferveur ces sentiments de désir qu'il lui offrait, cette partie si particulière des brûlants mélanges secret des hommes, celui qui n'était offerte qu'à celle qui savait mériter les plus grandes secousses, et provoquer les pyroclastes de l'orgasme.

Et il comptait bien retenir et faire durer l'augmentation de la pression dans la cheminée sans tréfonds de leurs attentions. Dans cette position où il était celui qui recevait le plus d'attention, il se rebella, sans pour autant lui priver de son oasis, mais se rendant jusqu'à celui de la jeune femme, pour qu'il puisse, de par leurs attentions, atteindre une certaine forme d'égalité dans le plaisir, pour que lui aussi, puisse enflammer la chambre de la belle.
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Ven 27 Oct 2017 - 21:37
Avec le temps et l’assurance, l’indécision laissait place à la passion et Tsukiyomi n’était plus hésitante. Découvrant une certaine forme de délice, elle se réalisait gourmande, mais consciencieuse. Elle entendait les soupirs et les réactions du samouraï et s’en délectait, c’était avant tout de cela qu’elle se nourrissait, de son désir et de sa retenue. De la façon dont il se laissait aller et lui cédait les rênes, elle avait le dessus et l’impertinence se lisait encore dans son regard. Somme toute assez fière d’elle, la jeune femme ne s’attendait pas au retournement de situation qui suivit.

D’un geste doux mais sûr, il la guida en la rejoignant au sol, pour s’inclure dans cet échange et la ravir à son tour. Si la méthode lui était évidemment loin d’être inconnue, elle ne s’attendait vraiment pas à le voir prendre les devants si vite alors qu’un peu plus tôt il se laissait aller, offert à ses attentions, le souffle court. Perdue dans ce flot de sensations, elle ne réalisa pas tout de suite ce qu’il se passait jusqu’à ressentir ce saisissement si caractéristique. S’il avait pu voir son visage, il aurait constaté sa surprise, mais elle se garda bien en cet instant de la communiquer d’autre façon. Seulement après un petit moment, elle ne parvenait plus à rester concentrée et laissa échapper un gémissement témoignant de l’effet que le cadeau de son amant avait sur elle. Et si ce n’était pas assez clair, la crispation de ses doigt griffant légèrement les cuisses du jeune homme put tout aussi bien rendre compte de la bouffée de chaleur qui parcourait tout son corps en cet instant. A bout de souffle, elle s’écarta un instant pour se ressaisir, et envisager la situation l’esprit plus clair.

Constatant l’objet de son désir allongé sur le sol, elle ne lui laissa pas le temps de se relever avant de se placer sur lui, joignant presque leurs intimités sans jamais vraiment dépasser ce cap. Droite, ses mains parcourant tantôt son buste, tantôt son visage et ses cheveux, la Lunaire se laissait aller à un instant de répit et de tendresse, alors que son corps, lui, restait brûlant. Son souffle en témoignait encore, et son regard aussi, quand bien même elle voulait garder cette touche d’impertinence qui semblait embraser le samouraï à son tour. Un sourire, léger, mélange de cette tendresse et d’une forme de reconnaissance car elle se sentait si bien.

Lentement, ses hanches se mirent en mouvement. Comme un balancement très léger, furtif, suffisant pour attiser les ardeurs de son amant, mais sans jamais passer à l’acte. Elle trouvait aussi son plaisir dans cette sensualité plus légère titillant leur désir en suspens, doucement, cette attente du moment qui les ferait enfin basculer. La Kaguya ferma les yeux, sereine, et se laissa aller un peu en avant, dans un gémissement qui avait tout du ronronnement félin qu’ils lui connaissaient dans ses escapades oniriques, ses cheveux de soie parcourant en cascade le corps de son soupirant. La Lunaire savait se montrer patiente, en témoignait sa manoeuvre dans l’attente du point de rupture où il prendrait encore les devants comme elle savait si bien l’apprécier.
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Mar 31 Oct 2017 - 13:40
Déconcertant concerto des flammes du désir, plaisirs flamboyants et soupirs brûlants, voilà qui était l'entonnement lent, mais crescendo de leurs ébats lancinant d'un désir grandissant. Peu importerait bientôt qui se ferait le chef de l'orchestre, le monde se faisait de plus en plus lointain, laissant place à un autre, un état de conscience où les lumières, les décors, tout disparaissaient. Ne restait plus que l'éclat luisant, la brillance de la peau suave, perlant sous les effets du feu la parcourant, que l'excitante douceur de satin de chaque contact, que l'abandon de la raison à la tentation, une asymptote où la seule règle qui valait n'était pas celle de la physique, mais celle de l'attrait physique des cœurs. Dans ce nouveau monde, un nouveau dogme s'érigeait entre deux démiurges. Celui de la complicité exaltante, du partage créateur, de la douceur des pulsions, des caresses aux tintement de nova.

Ceux-ci s'entendaient dans les frémissements sonores de la jeune femme, qui, sous la décharge des émois de la félicité charnelle, en appelait par ses halètement à plus encore. Elle s'écartait, mais le samouraï ne comptait pas laisser cette ode sensuelle s'arrêter là pour lui ou pour elle. Cette dernière non-plus, ne comptait pas terminer ainsi ce qui s'annonçait comme être la preuve d'un talent qui se faisait bien rare à Kiri. Répondant à cet appel indicible, suave, elle se mit à flirter avec la limite, celle où ils s'engageaient tout deux à grimper toujours plus haut dans cet échange qui était le leur. Celui qui provoquerait sûrement l'incendie mémorable, des sensations qu'ils ne retrouveraient probablement jamais ailleurs de la même manière.

Watari exultait à l'unisson avec elle. Qui d'entre-eux résisterait encore à l'appel du corps de l'autre ? A se joindre dans l'explosion des sens ? La violence du désir qui palpitait en lui était tel qu'il aurait pu se sentir la force de faire s'effondrer l'hôpital dans ce qui commençait à déborder d'eux avec tant de de force. Ce premier soubresaut, cette déflagration, se manifesta par un retour contre ce mur. Mais dans un mouvement qui dû surprendre la jeune femme. Il n'hésita pas, elle qui avait su le tendre vers elle, c'était comme si au moment où il s'était joint à elle, la plaquant à nouveau contre ce mur, avait détruit le temps et les secondes eux-mêmes. Joint à elle, il se sentait fondre définitivement à chaque mouvement qu'il prit le soin de ralentir au maximum, se servant de chaque mouvement comme l'aurait fait un joueur de violon en caressant lentement son instrument de son archet.

Il n'avait pas honte de gémir à cette douce torture qu'il prenait le soin d'infliger à son amante. Je compte te laisser pantelante, Tsukiyomi... Ce n'est que le début, ma belle aux ténébreuses cascades. Avait-il murmuré à son oreille, alors qu'il profitait de ce mur pour la restreindre dans sa valse sensuelle.
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Mer 1 Nov 2017 - 13:49
L’horizon enflammé qui se profilait depuis ce premier baiser était presque au bout des doigts des deux amants. Ils s’effleuraient, pleins de certitudes, attendant le moment ou ils basculeraient totalement et ce fut le samouraï qui en décida, comme la lunaire l'espérait. Il la comprenait jusque dans ses aspects les plus intimes de sa personnalité et ses desirs les plus enfouis et improbables. Nul doute qu’elle ne s’attendait pas à un tel délice en sa compagnie et surtout, ne se reconnaîtrait pas dans cette expérience a la fois dans et hors des corps, ce mélange subtil de sens qui les portait dans un autre plan.

Valeur sûre, il prit les devants et la plaqua à nouveau contre le mur avec une impétuosité maîtrisée. Elle le percuta dans un soupir, un sourire, un ravissement qui lui arracha même un rire. Au delà de s’abandonner elle s’amusait. C'était tout le sujet de cet égarement, la curiosité, la découverte, le défi. Et ce défi en particulier l’amusait. Néanmoins, il n'était pas prêt à lui donner simplement la réponse à ses questionnements, il voulait la torturer, doucement. Lorsqu’il se joint à elle, ce fut avec une lenteur délicieuse, précaution louable dans sa situation mais aussi douloureuse retenue. Cette sensation était nouvelle, un peu intimidante aussi. Fermant les yeux pour en apprécier toutes les subtilités, elle prenait garde de maintenir la pression de ses griffes sur le dos du jeune homme. Qu’est-ce que le plaisir sans un peu de douleur ? Retenant son souffle, elle parcourait encore la chevelure d'ébène de l’instrumentiste qui jouait en elle un accord de demi-cadence. Tout autant qu’elle, il n’avait aucune intention de s'arrêter la.

“ Je n’ai pas l’intention d'être la seule à en subir les conséquences, Watari. ” Répondit-elle de ce même ton insolent qu’elle gardait à grand peine malgré les vagues presque étouffantes de sensations qui allaient jusqu'à affaiblir sa posture. Comme pour le déstabiliser, elle mordit son cou, profitant de ce changement de cap pour le repousser lentement jusqu'à la table ou elle accompagna le mouvement en se plaçant sur lui, nouant à nouveau le contact qui les unissait plus tôt, sans réprimer un seul instant le plaisir et le soulagement que cela lui procurait. Cette fois, elle voulait le torturer, lui, qu’il soit à sa merci a son tour. Pour autant, elle plaça les mains du samouraï sur ses hanches en mouvement. Tsukiyomi menait la danse des sens, mais il pouvait toujours essayer d’en être le chorégraphe. Face a la douce mélodie de ses soupirs, elle était pile dans le temps, et se voulait compositrice et interprète.
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Sam 4 Nov 2017 - 15:51
Chaque parcelle de son être s'insinuait doucement dans celui de la jeune femme. Et chaque seconde où il maîtrisait le mouvement qu'il provoquait démontrait sa maîtrise avec un sabre entre ses mains. Seul quelqu'un qui avait pratiqué l'art de faire sortir une lame de son fourreau pouvait ainsi maîtriser ce mouvement coulissant, de l'extérieur jusqu'aux plaisirs les plus raffinés dans cette antichambre suave et sensuel qu'était désormais la belle aux reflets de lunes. Comme le flot d'une rivière dont le courant était retenu, maîtrisé, il perpétuait ainsi ce cycle autant que lui permettait sa conscience qui s'étiolait dans ce manteau de soie qu'était ce bien-être qu'il ressentait toujours un peu plus en se faisant l'amant de son amie. Son excitation fébrile émulsionnait de son corps tout autant que les effets de l'ardeur qu'ils partageaient dans cette torride atmosphère.

Rieuse et soupirante, leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, alors que dans une gestuelle parfois un peu imprécise, ils partaient à la découverte de l'autre, cartographiaient chaque centimètre de peau, se nourrissaient de toujours plus des sensations que procuraient ainsi cette union qui au mieux, provoquerait l'incompréhension, au pire, les jalousies de ceux qui distillaient leur poison, à défaut de savoir se faire digne de partager ce genre d'instants avec des femmes. Celle qui subissait en venait même à fermer les yeux dans ses soupirs et gémissements haletants auquel le jeune homme répondait parfois en appelant cette belle kunoichi par le prénom qui était celui de sa meilleure amie... Et était-ce là la mort de cette amitié ? Dans les feux brûlants de la passion ? Qui pourrait le dire ? pour le moment, la jeune femme avait bien d'autres projets. J'apprécie celles-ci, Tsukiyomi...

Ainsi, il fut rapidement la victime de ceux-ci. Et quelle heureuse victime ne serait pas un homme à sa place ? La morsure et ce ton insolent qui révélait presque cette envie de fondre sur lui à bien des sens, était à bien des égards, de nature à raviver l'envie du samouraï à continuer et imprimer en elle cet instant. Peut-être qu'il n'avait aucun talent particulier, mais il espérait au moins prouver à cette jeune femme que contrairement aux commères, lui, savait prendre soin des femmes et de leur laisser d'inoubliables sensations. Les mains sur les hanches de Tsukiyomi, Watari se joint à elle tout autant qu'en elle, continuant à prendre du plaisir à chaque fois que dans ce mouvement concerté, il cherchait à être toujours plus proche d'elle, quitte à ainsi la prendre à son propre piège. Le jeune homme se demandait s'ils étaient suffisamment bruyant pour qu'on les remarquât ? Je ne pensais pas que tu serais aussi douce et féroce en même temps, Tsuki... Bien étrange occupation, auquel il ne pouvait céder trop de pensées. Non, ce qui lui importait, actuellement, c'était de faire durer cette union, de la faire fructifier... C'était aussi ça, être un guerrier. Savoir vivre des moments de passion intense qui pourrait animer le brasier de leur maturité.

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Dim 5 Nov 2017 - 18:23
Chaque seconde qui s’écoulait, elle passait d’un état d’esprit au suivant, se demandant si cela lui était déjà arrivé auparavant, d’être emportée dans un tel mélange d’idées, de sensations et d’émotions. D’abord fébrile elle était devenue ensuite curieuse, offerte puis dominante, elle constatait à présent pour la première fois la situation dans laquelle elle s’était mise et son regard perdu détaillait son amant. C’était à chaque fois qu’il parlait qu’elle se rendait compte qu’elle était avec lui, un homme, son meilleur ami. La Kaguya ferma les yeux, ralentissant le mouvement, posant ses mains sur celle de Watari comme pour se joindre au geste par lequel il la conduisait. Ses inspirations se firent plus lentes, plus profondes, elle prenait le recul nécessaire pour réaliser. Elle souriait, sincèrement, en réponse à ses mots, mais n’aurait su que dire. Il lui rappelait que ce qu’ils faisaient n’avait rien de prévisible compte tenu du lien qui les unissait, et pourtant, cela semblait étrangement naturel. Choisissant d’admettre la remarque comme un compliment, elle tâcha d’oublier les éventuelles répercussions de cette nuit. Elle voulait être à ce qu’elle faisait.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux elle le vit, son visage à l’expression si douce qui témoignait du plaisir qu’il prenait dans cette union et elle oublia toutes ces pensées qui parasitaient son esprit. Tsukiyomi trouvait autant de plaisir à voir l’effet que ses actions faisaient et de le voir à sa merci que dans son propre ressenti, c’était un drôle de sentiment. Elle accéléra un peu la cadence par des mouvements plus ample, dans l’espoir de lire encore dans son visage quelque chose de nouveau, curieuse exploratrice qu’elle était. Et au bout de quelques instants elle n’en pouvait plus de cette distance, et se pencha sur lui, ses cascades brunes caressant le côté de son visage. Effleurant l’autre de sa main, elle l’embrassa de nouveau, appréciant tant le contact de leurs lèvres que celui de leur peau brûlante. Au delà du désir il y avait aussi la tendresse, quelque chose qu’elle ne connaissait que peu et qu’elle ignorait désirer.

“ Je peux en dire autant de toi Watari.”
Chuchota-t-elle en passant ses lèvres près de son oreille, avant de déposer quelques baisers dans son cou. Tsukiyomi était surprise, il fallait bien l’admettre. Mais au delà de ça, elle était persuadée qu’elle n’était pas au bout de ses surprises.
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Mer 8 Nov 2017 - 1:26
Et ainsi, cet épopée des gémissements de plaisirs sans fins continuait dans une lancinante et une suave régularité, le samouraï s'exhortait à faire tressaillir son amante dans celle qui se faisait la valkyrie de cette soirée, fière et belle jeune femme qui chevauchait ainsi dans cette élancée et sensuelle course au plaisir. Les mains jointes dans cette confiance, réminiscence signe d'une amitié qui se consumait dans cette consommation de l'autre, ils étaient alors joueurs de ce jeu dangereux auquel il s'exposait l'un a l'autre. Ils se fichaient tout deux bien de gagner ou de perdre. Au diable les qu'en-dira-t-on. Au diable ceux qui ne savent pas ce que peut-être ces sensations, ces réjouissances. C'était peut-être bien même cette amitié qui rendait cette union précaire et maîtrisée si plaisante. Cette interdit brisé, ils pouvaient l'apprécier dans ces lenteurs qu'ils s'accordaient. Ce roulement des cuisses sertissant ainsi ce plaisir qui la faisait soupirer et inspirer avec une lenteur attirante, c'était l'inspiration du paradis qui entourait de son étreinte enivrante la jointure de ces amants qui ne voyaient plus qu'eux, plus que ce brasier où ils se jetaient mutuellement avec complicité... Et quel brasier ! Fallait-il en faire pléthore d'épithètes pour en décrire ces émanations, romans-fleuve de l'érotisme, des corps qui se mélangent ?

Dans cette immixtion de leurs êtres, le jeune homme au champ d'étoile rencontrait celle qui avait de la lune les plus beaux atours. Peut-être était-ce finalement là, la plus simple explication. Celui qui traversait un champ d'étoile finissait par rencontrer sur sa route, l'amour et les attentions de la lune. Celles-ci, s'étaient faites plus amples, comme le passage d'un cycle lunaire. Mais la lune n'était pas encore prête à se remplir ; le ciel ne serait pas encore tâché de sa pleine lueur, pas encore, non. Dans cette passion dévorante, elle vint lui chercher de la tendresse. Le jeune homme, alors qu'il l'aidait a grimper toujours plus haut dans cette conquête nocturne, passa ses mains sur son visages, la contemplant de cette beauté que nombres d'idiots n'avaient su se révéler, préférant se mentir dans la sécurité de l'ignorance ou de la fuite. Il n'était pas de ces êtres nocturnes, chasseurs qui fuyaient a la première occasion. Il l'embrassait, tant de son corps, de ses lèvres, que de cette attention qu'elle cherchait en lui, en son regard qui la révélait comme la splendide kunoichi qu'elle était. Laisse-moi t'en donner plus, alors... Lui murmura-t-il entre quelques échanges de leurs fougueuses embrassades. Il pivota en soulevant la jeune femme qu'il éloigna, la mettant sous lui, pour mieux replonger en elle en la dominant de toute sa fière stature. Elle avait eu assez les rênes, elle qui était sa reine : elle recevrait alors cette fougue qu'elle attisait toujours plus en lui.

Dans ces mouvements lents, il pouvait examiner de près ces délicates rondeurs pâles et musclées, cette sculpture ferme de cette musculature sensuelle qu'il aimait explorer tant de ses caresses que de son désir pour elle, qui ne cessait de croître, contenant avec difficulté les effluves de leur amour. Dire que ceux-ci se mélangeaient dans un océan tumultueux, qu'ils inondaient ainsi des effets qui en résultaient, était clairement un euphémisme, alors qu'il la souleva par les bras, la levant tout entière pour qu'elle ne puisse plus que subir et recevoir la percussion passionnée du contact de leurs deux corps, concerts accompagnées des cordes de leur amoureuse complainte...
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Mer 8 Nov 2017 - 15:39
Prise dans ces rêveries nocturnes, mélange d'émotions et de sensations, Tsukiyomi fermait les yeux doucement. Comme si elle partait lentement vers une autre réalité, alternative, qui justifierait son état. Elle était apaisée, mais son rythme cardiaque contredisait cet état. Sa respiration de plus en plus profonde parsemée ça et la de douces mélodies du plaisir faisait d’elle une cantatrice timide, perdue dans la nébuleuse se ses sens. En passant doucement ses mains sur son buste elle percevait les battements de son coeur qui se joignaient aux siens à la perfection et elle le sentait. Qu’il n’y avait plus de dominance, plus de chant et contre-chant, seulement un parfait unisson. Cette idée la réjouit et elle aurait voulu qu’il en soit toujours ainsi. Tout dans cet instant jusqu'à sa situation, ses propres gestes, allait à l’encontre de ses appréhensions et elle se sentait bien, en confiance et comprise, comme s’il savait s’adapter au tempo qui était le sien sans avoir a y penser. Etait-ce le privilège d’une si longue amitié ? Ou bien la preuve de la nature atypique de leur relation d’un genre nouveau, a mi-chemin entre leur sage rapport platonique et celui que l’on aurait coutume d’associer à ceux qui partagent leur couche, jour après jour ? Qu’en serait-il de l'équilibre de ce lien une fois cette délicate parenthèse refermée ?

Une bouffée de chaleur irradiant le corps de la kunoichi chassa ce début de réflexion de son esprit et la rappela dans l’instant. Elle allait rouvrir les yeux lorsque le samouraï la saisit et la fit bouger, d’un geste à la fois sûr et délicat, trompant presque son monde sur sa méconnaissance supposée du corps de la lunaire. Pour autant, la lenteur avec laquelle il continua de se mouvoir dans un premier temps fut bienvenue pour elle. Car sans le savoir il mettait le doigt sur une de ses craintes, une image qui la perturbait et l’une des raisons pour laquelle elle se tenait éloignée de la gent masculine, à l’exception de lui, cette nuit. Tsukiyomi n’aurait su l'expliciter par les mots mais il y avait dans la symbolique de cette position voyant Watari au dessus d’elle et elle, sur le dos, comme prisonnière de ses assauts, quelque chose qui la perturbait. Reminiscences de visions chaotiques, mauvais souvenirs ou mauvais modèles masculins dans l’enfance, elle n’aurait su dire, peut-être était-ce un mélange de tout cela qui attisait la particularité de ses préférences envers les femmes. Tout cela avait de paradoxal que ses pratiques et réactions vis à vis de l’entrave entraient en contradiction avec cette crainte. C’est en cela sans doute qu’elle pouvait se sentir perdue dans une autre réalité en cet instant. Alors elle soutint le regard du jeune homme qui la rassurait. Il y avait une douceur en plus du désir, qui témoignaient de son caractère si singulier, et qui justifiaient de la confiance qu’elle plaçait en lui. Et qui la convainquaient qu’elle irait jusqu’au bout, avec lui, et seulement lui.

Tsukiyomi se laissait faire et l’accompagnait même dans cette danse, elle se laissait porter, attraper, relâcher, elle saisissait à son tour sa main puis caressait son dos de ses doigts puis de ses ongles a chaque nouveau voyage qu’il entreprenait en elle. La pulsation de leurs coeurs unis battait jusque dans ses extrémités et elle resserrait son étreinte, alors même que ses forces s’engourdissaient au profit de ses ressentis. Un baiser fougueux puis une morsure légère, elle allait même jusqu'à porter sa main a la bouche pour s’astreindre au silence nécessaire à leur tranquillité. C'était sans compter sur les gestes surs de son amant qui, semblait-il, prenait plaisir à la pousser dans ses derniers retranchements.
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