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Retour de flamme | ft. Watari | Explicite

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Mar 14 Nov 2017 - 17:37
Vers où ces pérégrinations allaient les emmener ? Allaient-ils s’étouffer dans leurs larmes et leurs regrets ? L’heure n’était pourtant pas à ces émois de l’âme qui viendraient probablement les assaillir dès le lendemain, aux firmaments de l’épopée d’une nouvelle journée. Non, actuellement, ils en étaient aux brises de leurs soupirs, aux tremblements des capricieux vents, des souffles ardents, brûlants de désir, alors que leurs corps n’était plus que la quintessence de la voluptueuse passion de leurs sentiments.

Watari la serra contre lui, écrasant avec douceur le menue corps nue de sa meilleure amie, l’enlaçant dans cette arythmique étreinte où ils s’approchaient toujours plus l’un de l’autre. De temps à autre, elle se laissait aller à gémissement, morsure du désir, alors que, complètement dispersée dans sa béatitude, elle se laissait aller sous ses mains maladroites, aux répercussions sonores de son plaisir. Et chaque fois que leurs corps s’embrassaient un peu plus et que cette féminine voix se répercutait en ses oreilles, le jeune homme cédait un peu plus à ce sensuel appel qui le poussait encore et encore à répéter ce mouvement fou. Cette danse folle était celle de satin, d’une douceur à leur en faire perdre la notion du temps et du monde.

Fondant en elle encore et encore, le jeune homme ne pouvait plus penser à autre chose que ces yeux et cette peau si singulière qui faisait qu’on la surnommait la Lunaire. Ne devait-il pas se sentir honoré d’être ainsi l’amant d’une si belle métaphore ? N’aie crainte… Ce soir, nous sommes libres… S’était-il laissé expirer dans un souffle court. Fougueux étalon, il la soulève à nouveau dans une maladresse polluée de désir. Dans ce mouvement, ils s’en allèrent percuter la fenêtre. Heureusement que la nuit était bien avancée et que la fenêtre donnait sur l’arrière. Bien peu de gens risquaient de les voir ainsi, malgré que la jeune femme, hagarde dans son plaisir, pouvait belle et bien percevoir les mouvements à l’extérieur de cette pièce où ils s’étaient enfermés.
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Mar 14 Nov 2017 - 18:36
Dans ce torrent de sensations et d'émotions dans lequel Tsukiyomi se laissait perdre allègrement, elle percevait malgré tout les quelques hésitations de Watari. Elle n’en était pourtant pas déstabilisée pour autant. La Kaguya voulait tout voir, tout tenter dans cette nuit unique qui, elle le savait, ne se reproduirait jamais sous aucune forme ou variation pour le restant de ses jours. Elle était si singulière, cette nuit la ou, éclairée par sa soeur la Lune, elle se voyait devenir autre avec celui qui n’avait pas à rougir de cette lumière nouvelle.

La flamme qui consumait son amant le porta vers de nouvelles initiatives qu’elle n’aurait jamais soupçonnées de la part de celui qui lui avait semblé si pudique en bien des occasions par le passé. C'était pourtant avec des gestes qu’elle interprétait comme sûrs qu’il la souleva pour la plaquer contre la fenêtre, les révélant à l'extérieur dans leurs actes les plus primaires. Il ne lâchait pas prise, et ne brisa qu’un court instant ce contact si particulier qui faisait s’envoler si facilement ses pensées les plus pragmatique. Son souffle dans sa nuque, ses mains sur sa peau l'emmenaient dans une autre dimension lorsque sa voix vibrante la ramena brièvement dans le présent, juste un peu.

“ Des craintes … Tu n’en as aucune à ce que je vois.”

Pendant un instant, elle s’abandonna dans cette douce contrainte qui la positionnait dans un inconfort qui entretenait étrangement l'adrénaline qui l’envahissait. A chaque fois que son corps se pressait un peu plus contre la vitre elle oubliait les risques et prenait un plaisir étrange à se sentir lutter contre le froid de cette surface lisse qui la révélait à quiconque lèverait les yeux. A cette heure et de ce côté de l'hôpital le risque était presque inexistant mais elle ne pouvait s'empêcher de l'exagérer dans son esprit. Il entretenait une sorte d’excitation qu’elle n’aurait, encore une fois, jamais imaginé ressentir dans une telle situation. Mais toutes les bonnes choses doivent avoir une fin pour rester qualifiées de la sorte, et d’un geste vif, elle s'écarta et fit à nouveau face au samouraï.

“ C’est facile a ta place de prendre ce genre d’initiative.” Ajouta-t-elle en riant. Tout cela devenait un jeu aux notes étranges. Dans un mouvement qui ressemblait à une danse et qui n'était pas sans rappeler certaines de ses techniques de combat, elle s’accrocha au jeune homme en l’embrassant, l’entourant de ses jambes et le poussa à son tour contre la même fenêtre en s’aidant des rideaux auxquels elle s'agrippait pour le forcer à reculer. Puis, prenant les devants, elle se joignit à lui à nouveau, reprenant d’elle même le mouvement répété qui caractérisait leur échange. En se lovant contre lui, sa bouche effleurait son oreille par son souffle et son doux chant qui ne trompait plus sur son état. La jeune femme n'était pas prête de lâcher prise.
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Mar 14 Nov 2017 - 19:25
J'ai toujours vécu dans la crainte de décevoir. Finalement, je peux te rétorquer que se décevoir est bien plus cruel. Il soupira d'extase en se replongeant en elle. Or, ton corps est comme je l'imaginais, Tsukiyomi... Et il l'est loin d'être une déception pour ceux qui ont tes grâces pour l'en approcher. Oui, c'était somme toute une manière relativement polie de lui faire comprendre que ceux qui pouvaient ainsi la parcourir, tant de leurs attentions que de leurs regards, étaient d'une certaine manière porteur d'une bénédiction de plaisir qu'il se refusait de bouder. Si le narrateur voulait faire plus court, c'était une manière de dire que Tsukiyomi était délicieuse (et non pas bonne, comme il eut été si simple de le signifier en jouant sur un humour burlesque tranchant avec les envolées lyriques précédemment rédigées). Elle ne boudait d'ailleurs pas le plaisir qu'elle avait a ainsi se laisser parcourir, alors que la froide fenêtre semblait déclencher en elle des métonymies de sensations qu'elle n'allait pas tarder à lui partager, semblerait-il.

Qui prenait qui, dans cette histoire où celui qui croyait la prendre exclusivement contre cette fenêtre, se retrouvait lui-même pris à découvrir le froid quelque peu inhibé par le contact précédent que cette fenêtre avait eu avec les rondeurs féminines de la poitrine de la jeune femme. Sensation étrange que de se dire que deux lunes brillaient désormais dans le ciel de Kiri alors qu'elle usait de son entraînement physique pour se servir de lui comme d'un tremplin vers des notes aussi élevées que l'étaient les rideaux blancs qu'elles utilisaient pour composer cette mélodie a la rythmique de plus en plus élevé. Il faut dire que lui aussi, l'accompagnait dans ce concerts de gémissements qu'ils étouffaient a grand peine. Viendrait bientôt pulluler dans l'hôpital de Kiri qu'un fantôme particulièrement doué pour ainsi s'occuper des infirmières.

Allons allons, ces initiatives ne sont là que pour t'offrir un peu plus des avantages de ce dont tu t'étais préservé. Elle qui voulait s'aider des rideaux, le voilà prompt à l'aider a la faire grimper toujours plus haut grâce à ceux-ci. Il s'aida du rebord de la fenêtre et de sa constitution de samouraï pour l'amener plus proche du plafond. Et oui, chez les Hoshino, on a pas peur des cascades. A croire qu'un défi des dieux s'était ainsi invité pour rendre cette soirée encore plus inoubliables qu'elle ne le serait déjà pour les deux amants...
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Mar 14 Nov 2017 - 22:00
Le regard d’ambre de la Kaguya croisa celui du samouraï alors qu’elle déserrait son étreinte pour partager un nouveau baiser et un regard avec celui qui partageait avec elle ce qui ressemblait de plus en plus à une prouesse acrobatique. Elle se mordillait la lèvre en souriant, passant encore sa main dans les cheveux de son amant dans ce geste rassurant, rejetant sa tête en arrière en tirant doucement sur l’arrière de son crâne. Se redressant au dessus de lui, elle aimait se voir ainsi, offerte tout en ayant l’ascendant. Elle oubliait même la situation, le fait qu’on pouvait les entendre ou même les voir si on prêtait assez attention. Tsukiyomi lâchait un petit rire en réponse aux mots de Watari - nombreux par ailleurs, elle qui avait bien du mal à articuler une phrase correcte tant elle était en proie à de surprenantes sensations qui la déstabilisaient dans cet exercice.

“ Je te trouve très AAH ! ”


Elle n’eut pas l’opportunité de terminer sa phrase correctement que déjà, il prenait à son amant d’une nuit des envies d’escalade étranges, ce qui lui arracha un petit cri suraigu. La jeune femme en perdit même le fil de ce qu’elle voulait dire et s’aggripa instantanément à Watari, sans vraiment comprendre où il voulait en venir. Elle se savait novice de la chose hétérosexuelle mais cette initiative était au delà de tout ce qu’elle avait pu imaginer auparavant. Il avait de toute évidence pris au sérieux sa curiosité et était prêt à toutes les extravagances pour elle.

“ Qu’est-ce que tu …”

Une nouvelle fois, elle ne pout terminer son propos mais pour une toute autre raison. La surprise n’y changeait rien, les sensations étaient les mêmes et lorsqu’il la prit une nouvelle fois elle fut parcourue d’un frisson qui coupa court à sa surprise. Tsukiyomi pouvait toucher le plafond, dans la position dans laquelle était, et n’y manqua pas. La jeune femme y posa sa main, comme pour se stabiliser tout en restant bien accrochée au samouraï de l’autre main. Elle sentait une bouffée de chaleur monter tandis que son chant devenait plus difficile à contenir alors, brusquement, elle mordit doucement l’épaule de Watari, pour contenir un cri qui s’étouffa tout juste assez pour qu’elle se détende à nouveau.

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Mar 14 Nov 2017 - 22:37
Ne t'inquiète pas, nous allons faire le tour de toutes les possibilités, ce soir. J'en suis sûr... Soupira-t-il à la fois amusé et plein d'extase. Ces galipettes prenaient une tournure étrange, mais l'art des ninjas était quelque chose qui rendait l'incongru envisageable. Et dans cette effervescence surprenante qu'il contenait pourtant a grande mais plaisante peine, il l'attira avec lui au plafond, alors que la deuxième lune s'échappait définitivement du ciel de Kiri pour rejoindre les sommets solides de la pièce. Le monde venait donc de s'inverser, mais malgré les effets de la gravité, cela ne nuisait en rien a leur plaisir qui se faisait désormais avec la plus étrange des exotismes.

Dommage que je ne suis pas encore maître des techniques de clonage, cela m'aurait permis peut-être de te faire voir des horizons encore plus inexplorés. Tellement qu'ils étaient même inconnu au jeune homme. L'idée, totalement folle, voire perchée (vu leur position, cela étant tout à fait légitime comme description) venait de naître en son for intérieur alors qu'il cherchait d'autres moyens de contempler sa meilleure amie. C'était ironique de savoir à savoir quel point ces moments de plaisirs heureux et rieurs finiraient dans l'angoisse et le désespoir.

Ne gâchons pas leur plaisir : celui-ci était réellement intense, alors que sa lunaire amante criait un peu plus fort. Et soudainement, du bruit dans le couloir, sûrement attiré par leurs frasques gymnastes. Watari réagit très vite, se laissant tomber du plafond avec la jeune femme, avant se cacher dans une armoire qu'il ferma a toute vitesse. Chut... Bien évidemment, il ne s'était pas arrêter de profiter du confort que la jeune femme pouvait lui offrir. Mais il avait glissé une main sur sa bouche, pour s'assurer qu'elle ne les révélerait pas, alors qu'un infirmier rentrait et s'exclamait : Tiens, c'est bizarre, j'étais pourtant sûr d'avoir entendu du bruit... Sûrement mon imagination.

Son imagination, ouioui. Pendant que l'innocent s'interrogeait, en tout cas, il y en avait deux qui profitaient de leur proximité corporelle pour continuer à engranger le plus de plaisir que possible, le tout en restant discret...
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Mar 14 Nov 2017 - 23:05
“ Pour qui tu me pr…”

Cette soirée était de toute évidence placée sous le signe des phrases interrompues. Mais c’était un cas de force majeure et détromper son ami n’était pas la priorité, quand bien même elle aurait voulu laver son honneur. Seulement, son inconscience avait attiré un collègue dans la pièce et sans la réaction fort à propos du samouraï, ils auraient été surpris par l’infirmier.

Néanmoins, Tsukiyomi n’en était pas à le couvrir de remerciements car il savait se montrer très cruel en cet instant assez tendu. Il avait manifestement senti son appréhension qui nourrissait une forme d’excitation chez la jeune femme, et en profitait allègrement. Alors qu’ils étaient à l’abri mais toujours susceptible d’attirer l’attention du curieux qui venait les interrompre, il continuait à la couvrir des attentions qui les avaient mis dans cette situation en premier lieu. Il avait évidemment pensé à lui couvrir la bouche pour atténuer les éventuels sons qu’elle laisserait échapper mais il devait oublier que ce genre d’initiatives n’était qu’un moyen d’attiser le désir de la jeune femme qui, de toute évidence, avait un certain goût pour les situations scabreuses. Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle profitait bien plus de cette situation inconfortable dans l’armoire et y éprouvait bien plus de plaisir que dans les acrobaties auxquelles il avait essayé de la soumettre un peu plus tôt. Chacun de ses coups de reins faisait monter une nouvelle bouffée de plaisir mais elle devait fermer les yeux et se mordre la lèvre jusqu'au sang pour ne pas trop se laisser aller.

Assez rapidement, l’infirmier repartit - au grand dam comme au grand soulagement de la Kaguya, un drôle de sentiment d’ailleurs que de mêler ces deux perceptions. A peine ses pas dans le couloirs furent-ils assez éloignés qu’elle perdit l’équilibre et tomba sur le sol depuis l’armoire dont la porte claqua en s’ouvrant, entraînant du même coup son ami avec elle. Les revoilà sur le sol, sans doute surpris par tout cela, mais pas moins excités le moins du monde. Songeant à la douce torture qu’il venait de lui infliger, Tsukiyomi se positionna à nouveau au dessus de Watari, le maintenant au sol d’une main alors qu’il s’insérait encore en elle sur son initiative à elle, et lui murmura doucement.

“ Je te trouve bien fourbe, Watari. Ca me plait.”
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Mer 15 Nov 2017 - 2:08
Un étrange mélange de sensation et de plaisir qui s'éloignait a présent. Dans l'intimité de cette armoire où ils pouvaient difficilement voir celui qui menaçait de les découvrir dans cette étrange position, avait eu le don d'intensifier les plaisirs de la jeune femme. Après tout, les rumeurs disaient que certains appréciaient le risque d'être quasiment découvert. Il était heureux pour eux que leurs vêtements n'avaient pas spécialement attirés le regard de l'infirmier, car si celui-ci s'en eut emparé, ou pire, les avaient découverts, le plaisir aurait bien vite laisser place à des sentiments bien plus contraires.

Voilà d'ailleurs, que dans cette idée de la contrariété, qu'ils inversaient a nouveau les rôles. Une lutte perpétuelle pour savoir qui dominerait dans cet échange où l'un et l'autre communiait depuis un fort long moment. Mais ils avaient passé le stade où l'envie les pressaient et dégustaient à présent cet au-delà du plaisir où ils jouissaient de leurs sens fatigués, mais prompt à se fondre en l'autre. Fourbe peut-être, mais je ne te savais pas non plus si prompte à te faire si entreprenante non plus, Tsukiyomi... Pour mon plus grand plaisir. Lui avait-il répondu, taquin, entre deux vagues d'une plaisante sensation. Il ne mentait pas. Dans cette position, il trouvait lui aussi un certaine forme de confort, à pouvoir la voir, elle et sa poitrine ronde et menue, tressautant sous leurs mouvements. Cette belle et opaline silhouette, qui emplissait son regard. Alors il se laissait porter par ce qu'il ressentait, parce qu'il voyait.

Cette envie que le moment continue à durer, pour l'éternité. Cette envie de la coller contre elle, à nouveau. Mais après cet intermède moins sérieux, il lui laissait le champ libre. Elle pouvait se faire de lui son aise, autant que lui profitait de ses élans lascifs. Tu connais mon honneur. Je ne serais fourbe qu'avec quelqu'un qui le mérite. Après les fourberies du tapin, les fourberies de Tsukiyomi ? Non, elle n'était point dénuée de vertu. Elle était même splendide. Continuons à faire preuve de fourberie, alors. Pouvait-on appeler ça de la fourberie plus d'une coucherie ? Il y avait bien plus au fond qu'une simple partie de plaisir entre deux adultes qui s'étaient refusés l'un à l'autre depuis si longtemps. Il y aurait encore beaucoup de chose à se dire et à se confier, une fois qu'ils décideraient d'en finir avec cet infini plaisir...
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Mer 15 Nov 2017 - 12:20
Malgre leurs péripéties, la Lunaire ne se sentait pas moins inspirée par le contact brûlant du samouraï. Tantôt languissante tantôt plus guerrière, elle entretenait ce mouvement qui créait chez elle des engourdissement irréguliers et faisait chanter son âme. Elle passait ses mains sur le torse du jeune homme, doucement, puis remontait jusqu'à son visage dont elle dégagea une mèche de cheveux. En observant son expression, son regard et entendant presque au loin ses mots, elle sourit doucement, une attitude si douce qui ne lui ressemblait que peu, une porte ouverte vers sa faiblesse, sincère, qu’il était l’un des seuls a avoir aperçue. Son exploit fut d’ailleurs de l’avoir découverte non par la menace, mais plutôt par un savant mélange de douceur et de fougue.

“ Je ne suis ainsi que parce qu’il s’agit de toi, tu t’en doutes bien.” Souffla-t-elle dans son doux sourire. Sans cesse d’onduler des hanches, elle lâcha prise et se pencha vers lui, tenant sa tête des deux mains en caressant ses joues de ses doigts et l’embrassa longuement. Ils avaient beau être en plein milieu d’un acte bien plus intime que cela, chaque fois que ses lèvres entraient en contact avec celles du samouraï, elle ressentait la même chaleur, le même picotement imperceptible sur ses lèvres et au bout de ses doigts, comme si elle commettait cette erreur pour la première fois. Mais en était-ce vraiment une ? Son corps lui disait que non, et celui de Watari était éloquent aussi sur la question.

Lorsqu’elle se redressa, elle entraina le jeune homme avec elle en l'enlaçant, le retrouvant assis tout comme elle, sans briser le lien. Ce faisant, elle ralentit un peu la cadence, plongeant longuement son regard humide d’ambre dans celui de Watari, pour y percevoir absolument toutes les émotions qu’il laisserait transparaître. Un mélange de besoin de connexion émotionnelle et d’envie de bien faire, reagir a ses souffles et ses regards pour faire de lui un être suppliant, oubliant toute retenue, comme elle l’avait entrevu depuis le début de cet échange. Ce lien entre leurs regards la mit bien plus à nu que le samouraï un peu plus tôt, et Tsukiyomi se prit d’un besoin viscéral d’exprimer quelque chose qu’elle était incapable de formuler.

“ Watari. Je …”


Une imprévisible et profonde inspiration vint l’interrompre alors qu’elle tentait de retenir un gémissement. Par réflexe, elle l'enlaça de nouveau comme elle l’avait fait plus tôt près de la fenêtre, coupant court à ce besoin de s’ouvrir verbalement. Elle replia ses jambes autour de lui, enroulant ses bras autour de son dos et de sa tête pour se lover encore une fois contre son cou. Un geste tendre, bien suffisant pour exprimer son envie de faire durer cet instant au delà du raisonnable.
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Mer 15 Nov 2017 - 20:58
Une embrassade longue. Deux langues qui se rencontrent. Ils s'étaient plus embrassés en une soirée qu'ils ne s'étaient contemplés jours après jours. Elle qui se réservait aux femmes, ce soir, elle ne cessait de partir à la conquête du corps de son meilleur ami. Mais peut-être qu'au-delà du fait qu'il soit son amant, c'était bel et bien le fait qu'il fut - et qu'il était en ce moment-même - toujours son meilleur ami que les passions dévorantes de la jeune femme pouvaient ainsi s'embraser. Elle était pourtant douce, douce comme les plus heureux des hommes des brumes auraient voulu pouvoir la sentir auprès d'eux. Même s'il le paierait d'immenses douleurs, Watari était béni des félicités de la jeune femme. Il avait eu tout d'elle ce soir. Son corps, ses lèvres, sa douceur, sa poitrine, sa pudeur. Comme un conquérant, Watari ressortirait de cette rencontre grandie de l'honneur qu'elle lui avait fait.

Mais l'explication qu'elle lui offrait avait de quoi le surprendre : l'aimait-elle ? D'une certaine manière, il était probable que oui, elle l'aimait, pour ainsi s'offrir a lui. L'amitié n'était-elle pas d'ailleurs une certaine forme d'amour, d'affection ? Entre les hommes guerriers de son pays, ces amitiés menaient bien souvent des relations qui l’épouvantaient, mais si l'on pouvait admettre que la jeune femme était ainsi guerrière, alors peut-être pouvait-il mieux concevoir ses relations bien trop viriles pour lui. Chaque saccade de leurs deux corps rendait pourtant ce genre de questionnements futiles. En cet instant, ils étaient amants. Pour le meilleur et pour le pire, ils avaient franchies cette ligne qu'ils n'auraient jamais franchies, des années plutôt. Elle qui l'entourait de toute sa chaleur, grondait de plaisir en accédant aux plus raffinées sensations que leur humanité pouvait leur offrir.

Et dans cette escalade, elle le suppliait du regard. Il ne savait pas ce qu'elle attendait de lui. Mais son corps lui intimait depuis bien longtemps de relâcher ce désir qu'il avait pour elle. Chaque ondulation des cuisses finement dessinées et par les effets qui en découlaient rendait le corps du jeune guerrier d'autant plus fébrile. Malgré son droit de conquête, il ne faisait pas de cette belle jeune femme un trophée, non. Leurs regards se firent complice. Watari accéléra la cadence, empêchant la jeune femme de terminer sa phrase. Il n'avait pas besoin de mots. Accélérant brusquement la cadence alors qu'elle se contracta de tous ses muscles autour de lui, il se sentit quitter terre pendant quelques secondes.

Comme l'aurait fait un volcan en train d'imploser, leur deux corps se mélangèrent pour de bon et sans aucune limite, autre que celles des conséquences et des responsabilités qui en découleraient. Et malgré ce qui commençaient déjà à se répandre dans sa meilleure amie, les stigmates de leur plaisir, il ne la relâchait pas. Il n'avait qu'une chose à lui dire : Tsukiyomi, tu es une femme magnifique.

Tôt ou tard, l'étreinte serait brisée. Tôt ou tard, ils se revêtiraient et regretteraient peut-être cette passionnée nuit, elle et ses rocambolesques retournement de situations, ou retournements tout court. Mais elle resterait pour autant inoubliable.Le jeune homme s'allongea, la tenant toujours contre lui. Il avait besoin d'un peu de temps pour retrouver le fil de ses pensées. Il attendrait aussi qu'elle récupère elle aussi, son souffle. Que l'avenir revienne les tarauder. Puisqu'après tout, personne n'échappait facilement aux griffes de la brume...


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Jeu 16 Nov 2017 - 0:39
Le souffle coupé, un instant d’apnée automatique ne laissant échapper qu’un court gémissement suraigu, et une contraction soudaine de ses muscles. Une explosion comme elle en avait connu si peu dans sa vie, mais elle ne lâchait pas prise. Tout contre lui, Tsukiyomi sentait le souffle perturbé du samouraï et percevait l’aboutissement de son désir en elle. Au coin des yeux de la Kaguya perlaient des larmes, non pas de détresse ou de tristesse, mais probablement de joie ou de plaisir. Et sur ses lèvres, un sourire dont elle n’essayait même pas de se départir, le jeu était terminé, finie l’insolence. La jeune femme assumait pleinement ce qui venait de se passer, et la pudeur avec laquelle elle aurait pu s’en cacher ne se manifesta pas.

Pendant un moment, elle resta accrochée à lui ainsi, comme bercée dans les sensations qui parcouraient encore son corps bleuté, profitant de la chaleur de celui de son meilleur ami, oubliant jusqu’à ce qualificatif. Qu’était-il pour elle ? Elle avait bien failli pervertir leur perception mutuelle de cela un peu plus tôt et se félicitait de ne l’avoir pas fait. Au plus haut du plaisir il arrive de parler sans réfléchir et regretter ensuite. Les étiquettes n’avaient aucun cours les concernant car ce soir là ils avaient franchi un palier, celui qui rendait plus chaotique que jamais une relation qui n’avait jamais été claire pour chacun des concernés.

Le moment arriva enfin pour eux de prendre un peu de répit, ce qu’il fit en s’allongeant au sol. Tsukiyomi, dans un besoin de ne pas encore briser le contact, fit de même à ses côtés en posant malgré tout sa tête sur son épaule. Jusque dans ces instants de tendresse elle n’était pas sûre d’elle, car avec les secondes qui passaient viendrait le même où ils se demanderaient ce qui avait bien pu leur passer par la tête. Le simple compliment du samouraï un peu plus tôt la rassurait pourtant, il ne la lâcherait pas ainsi, elle en était convaincue. Il ne partirait pas aussitôt son plaisir trouvé. Caressant le buste de son amant de sa longue chevelure d’ébène, elle leva les yeux vers lui et posa sa main sur son torse en souriant.

“ Watari …”

Prononcer son nom était déjà quelque chose de particulier dans cette situation, car cela ne faisait que confirmer ce qui venait de se dérouler et le fait qu’elle était allongée, nue, contre lui, sur le sol de la chambre. Et que ce n’était ni un rêve ni une situation burlesque avec une explication parfaitement platonique. Non. Ils venaient tout simplement de faire l’amour. Et elle ne savait absolument pas quoi ajouter à cela. Comment lui exprimer son attachement envers lui sans être mielleuse ou totalement à côté de la plaque ? Comment le remercier de lui avoir permis de se sentir si bien, en communion avec lui et avec elle même, sans être complètement hors de propos ? Dans l’espoir d’éclairer son esprit sur ce qu’elle devait exprimer, elle plongea une nouvelle fois son regard dans le sien en souriant doucement.

“ J’ai beaucoup de chance de t’avoir.” Souffla-t-elle simplement avant de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres, un échange presque chaste en comparaison de tout ce qui venait de se dérouler dans cette pièce. Du bout des doigts, elle caressa la joue du jeune homme avant de s’allonger à nouveau contre lui, profitant de la chaleur de son corps qui la rassurait. Tout était étrange, ce soir là, mais une étrangeté délicieuse et apaisante.
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Jeu 16 Nov 2017 - 2:14
Le plaisir pantelant avait donc pris fin, aussi naturellement qu'il en était pour deux adultes qui pratiquaient ainsi ces rapprochements voluptueux. Watari, les cheveux chaotiques, réalisait à quel point ce moment partagé était intense, alors qu'il restait engourdi, bercé par la sensation durable de bien-être qu'il avait ressenti. Le temps des réalités allait bientôt revenir pour les deux amants. Elle avait bien failli révéler ce qu'elle avait sur le cœur, mais qu'elle l'eut fait ou non, qu'en était-il ? Qui allait mettre les pieds dans le plat pour savoir ce qu'ils étaient, au-delà de leurs passions endiablées ?

Restaient-ils meilleurs amis ? Ou étaient-ils amants ? Amis de couche, libérés des poids de la pudeur qui les avaient tant que ça retenus ? Ces interrogations allaient pouvoir serpenter dans leurs esprits, eux qui demeuraient près, l'un de l'autre, pourtant totalement encore dénudé. Il frémit alors qu'elle l'interpella par son prénom. Il ne pensait pas qu'elle l'appellerait, comme ça. Après tout, quelques instants plus tôt, elle l'avait utilisé pour probablement atteindre une conclusion qui risquait de compliquer les choses. Pourtant, le jeune samouraï savait que cette question serait très importante pour la suite des choses. Tsukiyomi ? Se risqua-t-il, interrogatif, en réponse à la voix de la jeune femme. Il ne craignait pas la suite, étrangement. Il l'ignorait, mais c'était même car il avait confiance en la jeune femme qu'elle le ferait ainsi souffrir avec tant de force à l'avenir. Elle caressa son torse et l'embrassa après lui avoir témoigné la chance qu'elle estimait avoir.

Elle se remit a ses côtés, alors il attrapa sa main, pour l'embrasser, avant de se mettre sur le côté et caressait son visage, puis sa poitrine. Je suis sûr que tu ne me trahiras pas, à l'avenir. Et même si tu devais le faire... Je ne t'abandonnerais pas, Tsuki'. Dans cette tendre sérénité, le jeune homme lui fit un sourire sincère, confiant et complice. Et puisqu'elle était belle et qu'il ne voulait pas l'abandonner, il l'attira vers lui une nouvelle fois pour l'embrasser, doucement, avant de se remettre à lui sourire, plein d'affection pour la personne avec qui il se trouvait, en cet instant.
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Jeu 16 Nov 2017 - 11:24
A la faveur de cette nuit si particulière ou Tsukiyomi reposait son esprit embrumé dans la chaleur des bras de son meilleur ami, elle restait encore et toujours dans l’instant, ne songeant plus une seconde aux répercussions de leurs actes. Etait-ce l’instant ou juste l’euphorie qui la rendait si inconsciente des réalités, ou bien sa méconnaissance des relations et de leurs mécanismes ? La lunaire n’avait de toute évidence aucune idée des répercussions aux accents tragiques de ses choix de cette nuit, et de la fragilité qui la caractérisait et qui semblait avoir disparu, pour une nuit. Ici, tout contre lui, elle se sentait forte et capable de tout affronter alors même qu’elle était la plus vulnérable. Mais qu’en serait-il des heures ou des jours qui suivraient ? Rien n'était moins sûr.

“ Je n’ai aucune envie de te trahir. Je t… Je te fais confiance.” Murmura-t-elle difficilement. Il était bien étrange d’aborder un tel sujet dans ces circonstances mais peut-être avait-il également l’esprit brumeux. Tsukiyomi n’avait aucune connaissance des mécanismes masculins en ces circonstances, après tout. Et peut-être que lui aussi, se sentait à la fois confiant et vulnérable au point d’exprimer ses craintes et sentiments, sans doute de façon plus adroite qu’elle. Elle n'était pas quelqu’un de volubile, en particulier dans les circonstances qui impliquaient une expression franche et directe de ce qui se tapissait au fond de son ame. Le sourire du samouraï témoignant de sa bienveillance - ou de la simple plénitude qu’il ressentait des suites de leur acte - elle se sentit assez à l’aise pour poursuivre. Ses craintes à son propre égard étaient nombreuse et Watari était probablement le seul vers qui elle pouvait se tourner, à la lumière des récents événements, pour les épancher.

“ Watari, mes doutes sont nombreux et je ne suis pas aussi irréprochable que toi mais …” Elle porta à nouveau sa main vers le visage du jeune homme, plongeant son regard d’ambre une nouvelle fois dans le sien. Le sourire de la Kaguya avait disparu et elle tremblait. “ Si d’aventure je venais à me tromper, à quitter le bon chemin, peux-tu me promettre de m’aider ? De me montrer la voie, même malgre moi, même s’il te faut me tuer pour préserver mon honneur ? ” C'était une bien étrange demande mais elle faisait sens dans son esprit. Chaque jour qui passait devenait plus complexe et sa relation avec son clan faisait pendre une épée de Damoclès au dessus de sa tête, épée qu’elle ne pourrait éviter seule indéfiniment. Un jour, peut-être dans un avenir proche, elle devrait probablement choisir entre sa liberté et sa morale, et sa famille et tout ce qu’elle lui devait. Depuis des années en cet instant, elle sentait ce moment se rapprocher et elle n’avait jamais su si un jour elle trouverait quelqu’un pour partager ce fardeau. Et si elle ne voulait pas lui imposer de devoir un jour faire face au clan Kaguya, elle espérait au moins qu’il accepterait d'être celui qui sanctionnerait ses égarements. Elle le savait attaché à l’honneur, et il n’aurait pas peur d’agir en conséquence. Des années de méfiance et de reproches a son égard avaient convaincu Tsukiyomi qu’elle n'était digne de rien, ni confiance ni honneur, aussi se devait-elle d’accepter la sentence de quelqu’un qui valait plus qu’elle.
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Aujourd'hui à 2:38
La voilà fortement désarçonnée par ses paroles. Watari la contempla, dubitatif. Lui qui venait avec sincérité qu'il avait confiance en elle, la voilà maintenant qui lui confiait quelque part l'absence qu'elle avait concernant sa propre confiance en elle-même. C'était perturbant, assez effrayant même pour le jeune homme qui, perdit son sourire et devint soudainement blanc et vierge comme un champ couvert par les neiges, son expression redevenant vide, mais acérée, cherchant à analyser les paroles et la jeune femme.

Et ses intuitions furent rapidement couronnées de succès, puisqu'elle confirma qu'elle nourrissait de nombreuses craintes à-propos d'elle-même, allant jusqu'à lui parler de son propre honneur. Tremblante, une main sur son visage, l'ambre rencontra le bleu nocturne de ses yeux et le jaune lunaire du contour de ses pupilles, qui la jaugeait, cherchant à comprendre qu'elle était l'origine de ce malaise soudain qui s'emparait de sa meilleure amie et, par ricochet, de lui-même. Elle lui demanda alors de lui faire une terrible promesse. Même s'il ne révélait rien de ses pensées, le jeune homme n'était pas dénué d'expérience lorsqu'il s'agissait de lire les hommes. Comptait-elle un jour se permettre le choix de le trahir ? Watari ne voulait se résoudre à croire pareille infamie, tant et si bien qu'il semblait dénier l'existence même de cette possibilité qu'il savait fortement concevable aux regards des mots qu'elle prononçait. Le silence s'était posé entre-eux et le jeune samouraï, pour une rare fois, n'osait répondre.

D'amante, elle passait d'une amie qui demandait à son frère d'arme de veiller sur son honneur. Pouvait-il lever son katana contre elle et mordre ses chairs jusqu'à lui faire pousser son dernier soupir ? Tsukiyomi imaginait-elle seulement le jeune homme au combat, sa lame meurtrissant ses adversaires? Il en doutait fort. Elle qui l'avait connue dans l'harmonie et sa philosophique spiritualité, elle ne devait pas probablement imaginer qu'elle lui demandait de l'affronter avec tout ce qu'il avait, si jamais un jour l'occasion devait se présenter. Avec une certaine forme d'hésitation, le jeune homme contempla ce corps bleuté qui lui apparaissait soudainement comme distant du sien, froid et quelque peu effrayant. Tes paroles me sont douloureuses, toi qui est ma plus précieuse amie en ce village. Néanmoins... Néanmoins, pouvait-il opposer quoi que ce soit à cette requête qui semblait être l'une des plus importantes choses qu'elle semblait lui demander ? Les samouraïs punissaient la perte de l'honneur et de la fierté par la mort, qu'ils conféraient à ceux qui perdaient les flammes nécessaires pour nourrir toute envie de rébellion. En soi, les suicides rituels étaient là pour condamner les crimes les plus graves et un samouraï ne devait se donner la mort que dans l'ultime recours où plus rien ne pouvait raisonnablement le sortir de la situation où il se trouvait. Acte parfois politique, le seppuku était avant tout là pour se prémunir des sévices d'un tyran victorieux sur un honneur piétiné par une défaite et une impossible reconquête de sa liberté...

Si jamais tes choix te conduisent sur une route scélérate... La voie du guerrier m'intime de corriger celle-ci, de faire preuve de tolérance et de pitié, mais aussi de justice et de force. Selon la gravité, cela pouvait signifier la mort ou la reddition ... Mais un samouraï n'abandonne jamais sa famille, ses alliés et ses frères d'armes. Il en a toujours été ainsi me concernant. Il en sera de même à l'avenir. Si jamais tu t'égares, je serais là pour te reconquérir aux opprobres dans lesquelles tu seras tombée. Conclut-il, sur un ton froidement affuté. Un ton de guerrier, implacable. Ce n'était pas une promesse. C'était une certitude...


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Aujourd'hui à 16:24
En quelques mots, voilà qu’elle semblait avoir brisé cette atmosphère si rassurante et se trouvait à nouveau dans cet état de malaise dans lequel elle était lorsqu’elle l’avait trouvé là, blessé. Cette fois, en revanche, c’était elle qui était à la merci de la bonne volonté de l’autre et elle détestait ce sentiment. Aussitôt après avoir constaté le changement dans le regard du samouraï, elle voulut retirer ce qu’elle venait de dire mais ce n’était pas ainsi qu’ils fonctionnaient. Pourquoi posait-elle seulement la question alors qu’elle le connaissait si bien ? Quelles insécurités la possédaient de la sorte, pour qu’elle vienne remettre en cause son attachement à son égard et son sens de l’honneur ? Tandis qu’il répondait avec un ton qui ne la rassurait pas vraiment, elle ferma les yeux doucement, comme pour se forcer à contrôler l’angoisse que l’idée de mal agir faisait naître en elle. Mais elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. En cet instant, elle aurait donné n’importe quoi pour revenir en arrière, à ce moment d’intense communion où elle s’était sentie à la fois puissante et protégée dans sa vulnérabilité.

“ Je suis désolée.” Commença-t-elle en songeant qu’elle avait beaucoup à dire, mais si peu à assumer. Tsukiyomi était définitivement quelqu’un qui n’avait pas le sens de l’expression de ses sentiments. Après tout, elle n’avait rien trouvé de mieux que de coucher avec son meilleur ami pour lui exprimer son attachement et les craintes qu’elle avait de le perdre un jour, pour ensuite aborder un sujet si douloureux et vexant qu’elle sentait déjà avoir perdu le privilège qu’elle pensait avoir d’être un être de valeur dans son esprit. Comme pour se raccrocher charnellement à l’espoir qu’elle avait encore de n’avoir pas encore tout gâché, comme de coutume, elle reposa sa tête sur le torse de son amant et se serra un peu plus contre lui. Pour partager encore un peu de chaleur, celle qui avait quitté sa voix.

“ Je n’aurais pas dû te demander tout ça, c’est que … Avec le temps et le vécu j’ai fini par cesser d’avoir confiance en ce que je crois, et ce que je sais. Tu es bien le seul à me faire sentir valable … la plupart du temps.”

Et quand bien même elle semblait s’exprimer avec un peu plus de cohérence, la jeune femme n’osait plus vraiment lever les yeux pour constater l’expression si changée de Watari. Elle s’en voulait d’être effrayée si vite après l’instant de confiance et de délices qu’ils avaient partagé, où elle avait accepté de se montrer sous un autre jour plus spontané et chaleureux.

“ Quoi qu’il arrive, tu ne quitteras jamais mes pensées, Watari. Tu fais partie de mon histoire.” Murmura-t-elle, presque inaudible, en se recroquevillant contre lui. Cette idée la réconfortait, celle qu’elle soit encore capable de laisser quelqu’un faire partie de sa vie d’une quelconque manière, peu importe son statut si flou soit-il. Au bout de quelques longues secondes, elle put enfin exposer son visage apaisé aux yeux du samouraï, un sourire léger éclairant sa physionomie toujours trop sombre, le rose aux joues. Si elle se conduisait si étrangement, peut-être était-ce tout simplement parce qu’elle était exceptionnellement sincèrement heureuse.
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Aujourd'hui à 19:11
La jeune femme semblait elle aussi sur un chemin très difficile et sinueux. Elle semblait pourtant très malheureux de ses maladresses qui avaient ravivés en Watari cette inflexible rigidité de celui qui suivait la voie du guerrier et qui maniait le sabre avec un tel talent que les pétales de cerisiers pouvaient être ainsi découpé en deux. Et au fond, en tant qu'inflexible guerrier qui apprenait à écouter ses parts les plus humaines, ce retour à la réalité qu'il dissimulait était quelque chose d'assez effrayant. C'était un peu comme si, désormais, elle lui avait fait la promesse de le décevoir. Et par loyauté pour elle, il se refusait d'imaginer que cela puisse être possible. Un déni, des plus complets, au nom de la rectitude de ses valeurs et de son honneur, qu'il allait payer probablement assez cher.

Pourtant, il y avait une beauté touchante dans les mots qu'elle allait employer. C'était probablement ceux-là même qui lui ferait comprendre que c'était l'insouciance et les espoirs de la jeunesse qui rendait celle-ci si belle. S'il était désormais sur le qui-vive, méfiant et dubitatif, il n'en était pas moins touché par les chastes doutes de la belle lunaire qui s'était réfugié dans ses bras, comme pour fuir l'univers et se fuir elle-même. Silencieux, l'air et l'expression grave qu'il se permettait d'afficher contenait une certaine forme de tristesse. Il était à la fois triste de voir ainsi une personne qu'il aimait tant et triste de devoir s'imaginer en train de combattre la jeune femme ou les vices de celle-ci. Déjà qu'il doutait lui-même de l'humanité de sa propre voie et qu'il en cherchait l'horizon lointain avec cette quête éternelle de la perfection de l'être, cette responsabilité qu'il acceptait lui semblait peut-être un peu trop lourde pour lui. Passant ses mains dans les cheveux de la jeune femme, il rassembla son courage.

J'ai confiance en toi. Tu as un clan qui attends que tu le réformes, que tu le soudes derrière toi. Et si jamais tu dois un jour égarer ton chemin... Je serais là pour te guider et te permettre de donner la meilleure conclusion à ta légende personnelle. Ses paroles étaient solennelles. Il avait accepté d'entendre et de porter un tel fardeau. Mais intérieurement, il espérait que jamais ne viendrait le jour où, guerrier à la parole donnée, il devrait tirer de son fourreau sa lame et se jeter sur elle pour l'affronter et la vaincre, et ainsi tenir parole. Abaissant son regard, il ferma les yeux et alla déposer ses lèvres sur le front de celle qu'il serrait désormais fort dans ses bras. Cette étreinte valait mieux que milles paroles. Il voulait protéger son amie et le bonheur, l'avenir de celle-ci...
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