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Ôte, Yuki-sama ♦ PV Yuki Eiichiro


Mar 3 Oct 2017 - 12:36
Été 201


L’après-midi, l’été, un timide soleil réchauffait la brume en cette douce journée et Rakka, tout sourire, se ravissait de la clémence des éléments.

« Rakka ? appela une voix féminine dans la maison.

- Je suis là, maman !

La fillette sauta à bas de son perchoir et se dirigea vers la maîtresse de maison d’un pas guilleret. Cette dernière ne manqua pas de remarquer l’allure légère de son héritière.

- Que me vaut ce sourire béat, jeune fille ? demanda la dame de ces lieux en posant ses sacs de courses dans la cuisine.

La voix était amusée par la constante bonne humeur de l’enfant, mais Rakka était particulièrement en joie et Fumi connaissait parfaitement la raison d’un tel débordement. Elle secoua la tête, presque dépitée, puis, saluant son initiative dans l’aide que la fillette lui apporta immédiatement pour ranger ses paquets, il fallait malheureusement freiner sa fébrilité justifiée.

- Encore ton père, n’est-ce pas ? Je vais finir par croire que tu le préfères à moi, se moqua la rouge en saisissant subtilement les tomates au bord de l’éclatement entre les doigts crispés de leur transporteuse.

Un rire léger jaillit de la gorge de la genin qui sautillait presque d’excitation, dansant d’un pied sur l’autre tandis que son regard pétillait d’une impatience toute enfantine. Elle allait finir par faire tomber les précieuses denrées qu’elle tenait dans ses mains à s’agiter comme une puce, mais cela ne l’empêcha pas de continuer son œuvre.

- Je ne te vois pas si excitée quand je te donne tes leçons, déclara sa mère une fois la catastrophe évitée.

Rakka la fixa de ses grands yeux ambrés, partagée entre l’innocence et le cruel amusement d’avoir été prise en faute. Puis, elle baissa les yeux pour regarder ses pieds et jouer avec ses orteils nus.

- Espèce de chipie, finit par déclarer la mère en ébouriffant la crinière noire de sa fille qu’elle serra contre son cœur.

- Maman, tu m’étouffes !

- Vraiment ? interrogea Fumi en la serrant encore un peu plus avant de rire à son tour. Et comme cela, c’est mieux ?

S’ensuivit une bataille épique ou les cris s’associèrent aux rires pour alerter le manant de la terrible guerre de chatouilles qui se livrait dans cette humble cuisine. L’action avait été brève, mais intense et, essoufflée, ce fut sa petite taille qui permit à l’enfant de se dégager des bras maternels.

- Je peux y aller, maman ?

- Oui, mon ange, je me débrouillerais pour le reste, autorisa Fumi en souriant.

- Merci ! »

Rakka sauta au cou de sa mère pour claquer un baiser sur sa joue avant de filer dans sa chambre chercher le précieux tablier de son père. Aujourd’hui, il avait enfin du temps pour elle seule, sans aucun autre étudiant pour accaparer son attention ni impératif quelconque, il l’avait promis.

Le cœur léger, un pas vif la guidant jusqu’au parc où l’homme lui avait donné rendez vous, l’enfant ne pouvait se départir d’un sourire radieux. C’était sa nature et les sauts entre les pavés ou les numéros d’équilibriste sur les murets qu’elle rencontrait étaient bien connus de ses voisins et amis pour la plupart. D’ailleurs, son arrivée sur le terrain de destination fut joyeusement saluée par quelques têtes connues, mais Rakka refusa fièrement les invitations de ses camarades : aujourd’hui, c’était shogi et elle alla précautionneusement s’installer à l’angle rocheux bordant le chemin pour installer pièces et tablier.
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Ven 6 Oct 2017 - 19:22
Il n’avait pas encore repris entièrement toutes ses forces. Il serait même mentir qu’après tous les événements vécus, certains plus traumatisants que d’autres, il en soit entièrement rétabli. Son corps, autant que esprit, avaient encore besoin de ce temps nécessaire au bon rétablissement. Car s’il ne se sentait plus telle l’épave échouée qu’il avait pu être ces dernières semaines, revivant inlassablement cette solitude nocturne, le Yuki savait maintenant que, malgré les ténèbres, il n’était plus exactement seul. Il y avait d’abord son Clan pour qui il travaillait inlassablement. Il y avait aussi les Hoshino, dont il s’était lié d’une étrange amitié autour du thé. Même s’il ne pouvait encore réellement voir, s’il ne pouvait plus réellement ouvrir les yeux, l’aveugle avait retrouvé une part de son sommeil. Ainsi qu’une part de son esprit acéré. Car, perdu durant un temps dans les limbes de sa propre et obscure folie, il avait oublié son monde. Il avait oublié son entourage. Il avait repoussé chacun, ne désirant pas la pitié.

Alors que l’entretien se terminait avec un Yuki – homme dont il tairait le secret –, l’aveugle avait silencieusement terminé son thé, habitude qu’il prenait de plus en plus. Car, depuis sa cécité, il tentait de développer ses autres sens. Son odorat en faisait partie. Aussi, n’oubliant jamais sa coupe, il lui arrivait souvent de siroter en écoutant, ou d’hocher de la tête quand cela était nécessaire. S’il avait appris à cerner un peu du Chakra grâce à Watari, il devait encore développer ses autres sens, afin d’être capable d’anticiper chaque mouvement de ses opposants. Afin, même, de pouvoir cerner ce monde invisible et pourtant si réel. Car chaque obstacle devait une possibilité de se ridiculiser un peu plus encore. Il s’était finalement relevé, ayant attrapé sa canne au passage. Comme souvent, quand la brume matinale se levait et que le soleil se pointait réellement, il se dirigeait vers les prisons. Car l’homme n’était pas seulement le Chef d’un Clan mais aussi le Directeur des Geôles, dont les travaux, sur le sol tombé quelques mois plutôt suite à la rupture d’une canalisation, étaient maintenant terminés.

Habillé de sa tenue habituelle, l’aveugle se préparait à sa première sortie du jour. Aussi, depuis qu’il avait ré-emménagé au sein du Domaine, le chemin vers les prisons était légèrement différent. Il ne passait plus réellement par des rues plus louches les unes que les autres. Il passait par des quartiers plus tranquilles, où quelques enfants jouaient le matin. Sur le chemin, il pouvait sentir quelques pâtisseries fumantes. Parfois, à l’oreille attentive, un nid d’oiseau se trouvait dans un arbre. Et pour les plus avertis, il était possible de sentir la douce brise pleine de chaleur. Il souriait encore ce matin. S’il ne voyait toujours pas, il ne se sentait plus l’aveugle du passé. Pour autant, encore incapable de réellement se déplacer sans sa canne, ou d’appréhender la réalité et la matérialisation des objets, il gardait ses airs parfois hésitants, tâtonnant ici et là à la recherche d’un objet. Pour autant, être capable de sentir le mouvement était un premier pas prometteur pour l’homme qui avait vécu trop longtemps dans l’obscure souffrance.

Avançant lentement vers le Parc où de nombreux joueurs se réunissaient, il avançait dans l’allée principale, écoutant ici et là quelques conversations de badauds. Sans réellement prêter une grande attention, sa canne tapant ici et là, au gré de son envie, l’aveugle n’était guère pressé. Tranquillement, il marchait.
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Jeu 12 Oct 2017 - 2:19
Le temps s’était écoulé lentement, Rakka avait d’abord patienté après son père, mais ce dernier s’était fait désirer. Pendant son attente, son « jouet » avait attiré bien des curieux et la demoiselle avait fini par céder à leur curiosité, lasse d’espérer l’arrivée d’un homme trop occupé. Elle avait expliqué les règles, caressant les faces gravées et retournant les pièces promues pour dévoiler leurs reliefs, puis la première partie avait commencé.

Le shogi était un jeu auquel la fillette s’adonnait depuis des années. Son niveau était bien loin de celui d’un débutant. Les coups s’enchaînaient rapidement, écourtant drastiquement l’amusement de ses adversaires, vexant ses camarades qui lui parurent alors bien peu dignes d’intérêt. Un soupir échappa à l’enfant qui parachuta sa pièce sur le tablier de shogi, elle avait encore gagné.

« Ôte-zume, énonça-t-elle avec un ennui perceptible dans la voix.

Son adversaire grogna, elle l’entendit alors qu’elle fermait les yeux en faisant reposer sa joue sur son point fermé. Plus tard, le bruissement de l’herbe et des étoffes lui apprit qu’il s’en était allé. Tant mieux.

Depuis combien de temps se trouvait-elle là ? Une heure ? Deux heures peut-être ? Pourtant son père avait promis… Alors que la déception obscurcissait le soleil rayonnant dans son regard, un son familier raviva cette flamme inextinguible, une canne tapant le terrain sur le chemin. Rakka se rassembla et bondit au-devant de l’homme approchant de l’angle rocheux et laissa volontiers déborder sa joie.

- Papa ! s’exclama-t-elle avant de violemment s’arc-bouter pour éviter le choc avec un parfait inconnu.

Déséquilibrée, l’enfant battit des bras dans le vide avant de retrouver un semblant de stabilité. Cet homme n’était pas Atsuji et la confusion impulsa un sentiment de honte passagère qui gagna jusqu’aux joues encore rondes de la fillette. Gênée, elle l’était tant et si bien qu’elle n’osa pas tout de suite détailler l’étranger qu’elle avait perturbé dans sa marche, mais elle finit par relever ses yeux sur l’inconnu qui n’avait en commun avec son père que ce cruel handicap.

- Je vous prie de bien vouloir excuser mon apostrophe à votre encontre, monsieur, présenta la brune en s’inclinant bien bas. Je vous ai pris pour quelqu’un d’autre, précisa-t-elle toujours ainsi pliée.

Faire face à un aveugle n’empêchait pas d’être poli à son encontre. Voilà un fait auquel elle était habituée et, justement éduquée par un homme dans la même situation que son interlocuteur, l’enfant possédait des réflexes qui manquaient parfois à des adultes soi-disant plus expérimentés qu’elle. Rakka se releva alors, mais ses pieds demeurèrent à leur place.

- Je suis face à vous, à trois pas de distance, indiqua-t-elle sans bouger davantage.

Pour lui, la source de sa voix venait de changer sur un axe horizontal, mais le timbre enfantin trahissait que la petite ne monterait pas plus haut dans sa posture. Comment voyait-il, cet homme-là ? Percevait-il les masses l’entourant ? Les vibrations sous ses pieds et dans l’air ? Utilisait-il d’autres sens purement shinobi ? Il aurait été bien impoli de demander la chose aussi abruptement surtout après son entrée en matière dont Rakka ressentait toujours la gêne.

- Accepteriez-vous une partie de shogi pour me faire pardonner ? tenta la petite. »

Son père se faisait attendre et l’enfant espérait peut-être trouver en ce shinobi un compagnon de patience plus habile que les quelques gens de son âge trépignant à l’idée de tenter une nouvelle fois le sort pour se faire battre. Pour ainsi dire, élevée par une voyante et un aveugle, Rakka trouvait un certain réconfort en la présence de cette moitié de ses repères et ne ressentait pour le brun nulle curiosité malsaine, simplement l’envie de bien faire et de ne pas laisser une mauvaise impression à cette rencontre incongrue.
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Lun 23 Oct 2017 - 12:43
Un contact. Inattendu. Imprévu. Imprévisible, aussi. Alors que sa canne tapait une nouvelle fois, quelqu’un lui rentrait dedans. Subitement. Brutalement. Il avait entendu ce cri. Comme un appel. Une voix féminine qui appelait sûrement son père. Puis, ce fut le choc. Le percutant de plein fouet, sans réellement pouvoir s’arrêter à temps, elle l’avait touché. Il s’était arrêté, les sourcils froncés sous son bandeau. Incapable de voir, alors qu’elle lui avait marché dessus, il se demandait quel avorton était donc incapable de reconnaître son propre père ? Était-il aussi aveugle qu’il ne l’était ? Poussant un soupir, la mâchoire crispée d’être ainsi dérangé durant sa promenade, il baissa la tête en direction de ce qu’il imaginait être une petite fille dont la puberté n’avait pas encore commencé. Qui était-elle pour penser qu’un aveugle était son père ? Il détestait les enfants et avait toujours tout fait pour les fuir, même son propre frère.

Puis elle s’était étrangement excusée, d’une voix posée, timbrée. Elle marquait une certaine discipline, une grande organisation de l’esprit de la petite fille. Curieux, le Yuki se demandait soudainement quel âge elle pouvait bien avoir. Elle parlait bien, trop bien. Signe d’une éducation stricte. Excepté les Yuki, au sein de Kiri, il ne connaissait aucune noblesse de ce genre. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Et comment une enfant pouvait-elle donc confondre son propre père avec un aveugle ? La tête encore basse, pour tenter de plus ou moins situer la jeune fille, il fut encore plus surpris de son indication suivante. Elle détaillait son emplacement. Personne ne le faisait jamais. Elle savait. Elle comprenait la cécité de l’homme. Elle semblait même comme habituée à ce qu’un homme soit aveugle, à lui indiquer où elle se trouvait. Plus que jamais, il se demandait qui elle était. Comment vivait-elle ? Avec qui ? Tant de questions que l’aveugle ne se permettait pas.

« Tes parents sont aveugles, petite ? Tu sembles … Habituée à la cécité. »

La question était purement rhétorique. Il était évident qu’elle connaissait au moins une personne aveugle. Et au vu de ce qu’elle lui disait, nul doute qu’elle vivait avec lui. Un tel apprentissage ne peut se faire qu’ainsi. Autant dire qu’elle connaissait et savait ce qu’elle faisait. Hochant de la tête, il acceptait de modéliser trois pas devant lui. Autant dire qu’il ne lui manquait qu’à savoir quelle distance elle mettait en disant « pas ». Parlait-elle de ses petits pas à elle ? Ou les pas, plus grands, de l’aveugle ? S’il appréciait la belle intuition de la fillette, il devait reconnaître que les habitudes de cette dernière n’étaient pas les siennes. Sûrement avait-elle coutume de savoir ce que signifiaient ces pas. Il n’en avait pas le même ressenti. Aussi, ne bougeant pas, mais relevant légèrement la tête en sa direction, il souriait doucement.

Elle lui proposait une partie d’un jeu qu’il n’avait plus eu le temps de pratiquer depuis un moment. Sous l’ère Benten, il était devenu le Chef du Clan. Puis il avait perdu la vue avant de partir vers les terres hostiles de Shîto. Là-bas, loin de tout repos, il s’était battu pour l’ensemble du village. Aujourd’hui, alors que le soleil réchauffait ses bras aux manches repliées, il hocha de la tête, abandonnant l’idée de se rendre aux Geôles afin de, simplement, profiter un instant d’une partie d’un jeu trop longtemps délaissé. Tapotant de sa canne, il vint à s’asseoir à la table de cette dernière. Il était étrange de découvrir les signes gravés, et peints, si souvent vus. Pour la première fois, passant ses doigts sur ceux-ci, il devait lire les signes. Non pas avec ses yeux, mais avec son toucher. Désagréable sensation que de se sentir si vulnérable. Puis, toujours de ses doigts, il effleurait le jeu, les pièces. Puis, lentement, hésitant encore, il arrangeait ses pièces en silence.

« Je n’ai plus joué depuis longtemps, sais-tu. Quelques mois maintenant. »

Il sourit doucement, lui laissant la possibilité de prendre la main plutôt que de jouer en premier. Car, comme toujours, il préférait réagir qu’agir. Construire sa stratégie sur base du jeu de son adversaire. Toujours réagir, plus qu’agir. Une stratégie confortable qui le mettait bien plus à l’aise. Ne pas découvrir son jeu trop rapidement. Aussi, alors que le vent soufflait paisiblement, il sourit doucement.

« Je te laisse la main, petite. »
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Lun 4 Déc 2017 - 1:19
Rakka se fendit d'un sourire en entendant la réponse de celui qu'elle avait dérangé. Soulagée, elle l'était. Il ne semblait nullement lui tenir ombrage de sa sottise et cet état de fait ôtait un poids des épaules juvéniles.

" Mon père est aveugle, monsieur, affirma-t-elle avec une certaine fierté dans la voix. Il ne l'a pas toujours été, mais il ne voyait déjà plus quand je suis née, ajouta l'enfant sur le ton de la conversation.

Un instant, elle s'inquiéta, l'homme ne bougeait pas, mais il finit par sourire doucement. Même s'il ne pouvait le remarquer, ce détail égailla la fillette qui s'illumina discrètement. À bien y regarder, il ne manifestait pas la même assurance que son père. Aucune tranquillité dans ses traits, dans ses gestes. Il lui paraissait même maladroit lorsqu'il vint s'asseoir face à elle, découvrant le jeu et caressant trop précautionneusement les pièces pour dissimuler qu'il voyait encore il n'y avait pas si longtemps. Rakka ne dit rien, se contentant de faire ce que lui ne pouvait plus. Son père avait raison, les voyants avaient du mal à accepter la perte de leur sens principal et le bandeau intriguait quelque peut la fillette habituée aux globes ternis d'Atsuji.

- Pourquoi ne jouiez-vous plus ?

Sa question était à son image, relevant de la plus simple curiosité, mais elle continua son observation et tirait ce que ses parents appelaient des conclusions. Elle comprit que sa canne lui servait bel et bien à se diriger et non pas à avertir les autres de sa présence lorsqu'il avançait. Atsuji n'affrontait plus cette problématique et sa canne n'était là que pour sommer les passants de s'écarter sur son passage. L'homme tâtonnait de trop, il ne parvenait pas encore à percevoir les différents mouvements d'air entourant les masses qui composaient son environnement. L’œil par trop incisif, l'enfant finit par se rendre compte de son impolitesse et baissa un instant les yeux vers son jeu dont elle inversa deux pièces.

- Je prends le roi et vous mets en place le général de jade, informa la fillette qui commençait à réfléchir.

Contrairement à tout à l'heure, Rakka n'avait pas à expliquer les règles, à faire de démonstration pour que les autres comprennent comment se jouait la chose. C'était à la fois plus simple et plus compliqué, car l'enfant aimait ce jeu et aimait tout autant montrer qu'elle y avait sa place malgré son âge. Pensive, la fillette saisit sa tour et la déplaça latéralement.

- Tour en h7, annonça-t-elle. "

Observant les gestes à venir, la brune voyait avec un certain plaisir la situation s'éterniser.
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