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Chaîne d’événement [PV : Akahoshi Hisao]


Jeu 5 Oct 2017 - 12:37
Assise sur ce muret j'observe le ciel, tenant fermement dans mes mains ce morceau de papier, cette lettre qui l'instant d'avant m'avais apporté une fois encore du baume au cœur. Un précieux papier, non par sa composition, mais par ce qu'il contient. De doux mots alignés, pleins d'espoir et d'amitié, de mots adressés à une jeune fille si invisible à l'époque et qui l'est encore un peu pour la réconforter. Ah ! Yume ! Elle a même embrassée la lettre, laissant une trace de rouge à lèvres exprès pour me taquiner. Un sourire léger aux lèvres, je tiens cette chose à la fois si fragile et importante, faisant même plus attention au reste alors que le vent se lève...

"Himeka !"

Un instant d'hésitation, de distraction et de surprise surtout. Suffisent pour que ce que je tenais s'échappe et commence à danser en l'air, avant de s'écraser plus loin. Mère me demande quelque chose, je lui réponds rapidement et me concentre de nouveau sur ce qui m'importe dans l'instant. Je marche vers elle, me baisse et comme un animal joueur, pile au moment où j'étais sur le point de l'agripper, s'échappe...

Cela fait plus d'une demi-heure, le vent comme la traque va en crescendo bien que sur la fin l'accélération est de plus en plus vive et agressive. Sans qu'il y en ait un a décorné un taureau, il est suffisamment fort pour faire valser mon précieux dans le vent, m'évitant encore et encore, allant sur les toits, dans les cours et d'autres endroits improbables alors qu'on m'observe, certains en haussant les épaules, d'autres avec un petit rire.

Évidemment tout le monde est trop occupé pour m'aider, pour ceux qui ont compris pourquoi je vais dans tous les sens comme une folle.

Il faut dire que ce qui me ralentit beaucoup, c'est le fait que je n'ai pas forcément une tenue adaptée à ce genre d'idiotie. Un kimono aux couleurs chatoyantes qui limite mes déplacements et me force à le remettre bien régulièrement avec une paire de souliers que je porte à la main sinon je les aurais perdu en court de route... Ce n'est pas le plus pratique, mais je n'ai pas le temps d'aller me changer sinon je pourrais perdre de vu le précieux document.

Elle court, elle court... En fait non elle plane, mais c'est un autre sujet. Bref, je commence à légèrement perdre patience, vais de plus en plus vite si bien qu'au moment où un obstacle imprévu stoppe ma proie, je n'ai pas les réflexes suffisamment aiguisés... En fait non, c'est surtout que je suis trop concentré pour me rendre compte de ce qui m'entoure. L'instant d'avant, je courrais et maintenant tout est un peu sombre, je suis un peu ailleurs. Est-ce que j'ai percuté cet homme que j'ai cru entrevoir un quart de seconde ou ce qu'il y avait directement derrière lui ? En tout cas, je suis déboussolée.

"Dé... dé... dé... désolé..."

Rencontrer un étranger en lui rentrant dedans, c'est tellement surfait... Ouais bon je suis rentré dans je ne sais pas quoi à une vitesse de charge aussi ce n'est pas forcement aussi courant... Avec une tenue fragile qui menace de se déchirer pour se venger du manque de manière et de soin de sa porteuse aussi. Si ça arrive, mère sera furieuse. Ma pudeur ? Aucun risque, je porte en dessous une brassière et un short de sport, un peu trop moulant a mon goût, mais qui ne marque pas justement... En fait si j'avais réfléchi j'aurais pu simplement retirer le Kimono pour ne pas l'abimer... Bon avec le risque d'attraper un vilain rhume, mais la course n'aurait pas duré aussi longtemps dans ce cas. Enfin ce qui est fait est fait.

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Ven 6 Oct 2017 - 21:29
« C’est décidé, j’arrête. »

Me disais-je tout en inspirant une large bouffée de mon Kiseru. J’avais vraiment une volonté de merde quand il s’agissait de me convaincre d’arrêter de fumer. Et puis, est-ce que je devrais vraiment faire autant d’efforts ? En plus de ne jamais réussir à faire une pause de ne serait-ce qu’un jour, c’est une sorte d’emblème. Un symbole correspondant à ma capacité de manipuler la vapeur. Ce serait presque bête d’arrêter… Enfin, c’est ce que j’essayais de me dire pour arrêter de culpabiliser concernant mon flagrant manque de courage en ce qui concernant mon ‘’envie’’ d’arrêter de fumer.

Bah. Alors que je recrachais par à-coups des petites nuages blancs, je me rendais en direction de la grande bibliothèque dans l’espoir d’en apprendre davantage sur ma propre île. C’est bien beau de vouloir rattraper son retard sur le monde, mais j’aimerais bien savoir plus en détail ce qu’il s’est passé chez moi pendant mon ‘’absence’’. Et puis, bien que j’aies beaucoup changé durant ces sept ans, je pense avoir toujours le pied marin, quelque part. Peut-être que je veux toujours aspirer à un avenir au bord d’un navire. Peut-être pas. C’est assez difficile, car j’ai envie d’évoluer selon le futur de Kaminari. J’ai des objectifs précis en tête, et je crains que devenir marin à nouveau ne corresponde pas au but que je me suis fixé.

Quelque peu perdu dans mes pensées, je bousculais les passants tout en me faisant bousculer. Je profitais heureusement d’une carrure qui me permettait d’endurer ce genre de choc agaçant. Ainsi, je n’étais pas spécialement dérangé dans ma marche ou dans mes réflexions. Cependant, quelque chose attira mon regard. C’était peut-être un réflexe sensoriel, mais un petit éclat se détachait du reste du décor, m’alertant et me faisant sortir de mes pensées. Trois pas sur le côté suffirent à réceptionner ce qui semblait être un papier. Ou une lettre peut-être. Mais je n’ai pas eu le temps de bien regarder l’objet, étant donné que quelque chose me percuta bien plus violemment que les quelques coups maladroits des passants. Une jeune femme s’était heurtée à moi, mais pas à moitié. Dans un premier temps, je n’eus pas le réflexe de réagir, j’avais subi un contrecoup mais était resté assez fixe sur mes jambes. Elle, elle semblait un peu plus secouée. Les mauvaises habitudes de mon passé disparurent néanmoins rapidement.

- Oi… Oi. Pas trop mal ?


C’est avec étonnement que je réalisais qu’elle n’était pas totalement sonnée. Elle eut la force de s’excuser comme si de rien n’était. Ce n’est pas spécialement ma carrure ou sa vitesse le problème, c’est que je porte un énorme machin métallique autour du cou. Elle aurait pu vraiment se péter les clavicules.

- Te prends pas la tête avec les excuses, si t’es pas blessée, alors c'est bon de mon côté. Ca aurait pu être pire au vu de ce truc-là.
dis-je en pointant le collier de forçat que je portais.

D’un geste calme, j’amenais à ma bouche mon Kiseru et y inspirais une bouffée que j’extirpais lentement par le nez. C’était une femme bien vêtue et avec des cheveux flamboyants. Une belle couleur à mon sens. Mon analyse physique s’arrêtait cependant là. Je n’avais pas les yeux baladeurs. Ce que je remarquais par contre, c’est que malgré ma grande taille, l’écart n’était pas si grand que ça.

- Je crois que ce morceau de papier t’appartient. Et vu le rouge à lèvre qui est dessus et le kimono que tu portes, ce serait con de ne pas pouvoir le donner au mec concerné.



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Ven 6 Oct 2017 - 23:14
Je suis donc une imbécile, qui à vouloir aller trop vite même sans mauvaise intention a réussi à percuter de plein fouet un homme. Dans un sens heureusement que c'était lui et pas un enfant ou une vieille personne ! J'aurais pu faire très mal, blesser même un innocent. Himeka tu es tellement stupide quand tu ty met ! Idiote ! Sotte ! Crédtine ! Imagine pleins de noms d'oiseau décrivant ton manque de raisonnement et essaye de sortir autre chose que c'est minable excuse ! Tu aurais très bien pu lui faire du grand mal, deux trois désolé perdu dans ta barbe... Enfin façon de parler n’y changerons rien ! Je suis bête oui, est-ce qu'il va bien, mon premier réflexe après la suite de petit désolé et de regarde s'il semble avoir un gros bleu ou pire ?

Il me demande a moi si je vais bien ? Hum... Monsieur, toi tu es assurément un ninja pour encaisser une personne au pas de charge, littéralement, aussi simplement qu'une enfant qui te percute simplement au coin de la rue. Mais une bonne personne aussi, qui dans cette situation se préoccupe plus de son prochain que de toi-même. Assurément le genre de personne que j'apprécie, dont Kumo a besoin dans ses rangs d'ailleurs.

"Et vous ? Pardon... "

Bon, j'ai pris le temps de respirer et m'assurer que je n'allais pas cracher mes poumons avant de reparler. En tout cas c'est ma faute, j'en suis consciente et j'aurais accepté des reproches. Pourtant cela ne semble pas être sa préoccupation première. D'ailleurs heureusement que je suis aussi grande sinon... J'aurais pu littéralement m'enfoncer le crâne dans sa décoration au cou... C'est une idée ou c'est un collier de bagnard ? Mais sans chaine... En même temps j'ai vu tellement de style vestimentaire complètement déluré et étrange à l'académie que je ne suis pas sûr de la réaction à devoir avoir face à ça. En fait, peu importe, je n'ai pas le droit d'être surprise pour ça, surtout dans les circonstances présente.

Ne pas m'excuser, tout va bien je... Il a certainement raison.

"Très... Très bien... D'accords"

Mais surtout, alors qu'il me rend ma lettre, j'ai failli oublier celle-ci un instant. Je suis happé, non pas par l'odeur du tabac que... Que j'apprécie, car elle me rappelle que de bonnes personnes dans mon entourage. Non plus par son visage... Ce collier, ce métal. Il me parle d'un homme, je mets poliment ma main devant la bouche avant de rire. Un petit rire tendre et amusé.

"Perdu... Elle m'est destinée... C'est d'une amie pour... Pour... Pour m'aider à supporter ma période de soin."

Une amie avec des goûts et un humour très spécial d'ailleurs j'en conviens.

"Cela la rend... Plus précieuse."

D'ailleurs je la récupère et... N'ayant pas de sac à main et pas de poche et bien... N'est nul choix que de la placer au chaud dans mon décolleté entre le kimono et ma poitrine pour m'assurer qu'elle ne joue pas encore les filles de l'air.

"Merci."

Tiens, je n'ai pas bégayé sur le coup... L'effet de l'essoufflement est parti, mais surtout je suis tellement occupée par deux pensées que je n’ai même pas eu le temps d'être timide... QUOI ?! Comment ça je n'ai pas eu le temps ? Ce n’est pas comme s’il y avait un bouton pour arrêter ce défaut... Mais puisque c'est purement psychologique forcement, j'imagine que c'est réparable, ou de l'atténuer dans certaines circonstances. D'ailleurs, je me sens poussé des ailles, ouais, j'ose même venir poser délicatement mes doigts sur son... collier ? Ce métal, je sens du vécu, il a une histoire n'est-ce pas ? Je ressens quelque chose de fort, pas forcement que positif dans celui-ci.

Un instant après, je me rends compte de mon geste familier et impoli et retire ma main, après avoir profité de ce touché si familier à ma famille, cette douce froideur et cette texture si unique.

"Pardon... C'est que... Il m'intrigue... Je... Je suis metaru et... J'ai l'impression qu'il est... il est lié à des choses si forte...Pardon... Je... C'était... C'est impoli... "

J'ai beau m'excuser, j'ai les yeux rivés sur cet objet, comme une pie observerait un objet brillant sans pouvoir décrocher de celui-ci. Je suis attiré par lui, par son histoire, par son essence, si bien que comme un papillon qui ne peut s'empêcher d'approche de la flamme de la bougie, ma main fait de nouveau lentement de même avec ce collier... Himeka tu es grave quand tu ty met.

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Sam 7 Oct 2017 - 14:20
Comme j’avais pu le constater, elle se sentait bien malgré le choc. Ses idées étaient claires et elle ne semblait pas ressentir une quelconque douleur à un endroit en particulier. En revanche, on voyait qu’elle était encore un peu sonnée car elle bégayait de temps en temps. Bien sûr, c’était assez difficile à estimer si c’était de la timidité ou si c’était dû à notre collision, mais je vais mettre une pièce sur le second choix pour le moment… quoique, en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer qu’elle parlait vraiment doucement. Je devais presque rapprocher mon visage tout en orientant mon oreille vers elle pour parvenir à discerner chaque mot qu’elle prononçait. Heureusement, à part lorsqu’un idiot criait à côté, je n’avais pas trop de mal à entendre.

Elle me fit ensuite comprendre que le papier lui était en réalité destinée. Un cadeau de la part d’une amie qui semblait chère. Et puis, ce n’était pas qu’un simple mot, vu qu’il servait de soutien à la rousse qui suivait apparemment une période de soin.

- Supporter ta période de soin, hein ? Je n’ai que peu d’attache matériel. Ces machins que je porte à longueur de journée sont plus des symboles que des souvenirs. Mais je peux comprendre que ça puisse être important. Mais si tu es malade, il vaudrait mieux éviter de bousculer tout Kumo en pourchassant un papier flottant, tu ne crois pas ?

Elevant à nouveau mon Kiseru, j’arquais le sourcil en voyant qu’elle avait rangée le papier dans le décolleté de son kimono. Bah, chacun son truc pour entreposer des objets. Après tout, sa tenue, bien que très jolie, doit pas être pratique pour ranger des objets. Je ne sais pas ce que je ferais si je n’avais pas toutes ces poches qui composent mon manteau.

Si j’arquais le sourcil pour le geste d’avant, je n’y prêtais pas réellement attention. Ce sont des choses qui me passent au-dessus de la tête. En revanche, lorsqu’elle approcha sa main du collier métallique que je portais et qu’elle l’effleurait du bout des doigts, j’étais pas mal confus. Les deux sourcils levés, je la fixais quelques instants. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien vouloir à cette horreur ? C’est du métal, quoi.

- Oi. dis-je une première fois, avant de remarquer qu’elle n’y prêta pas attention. J'peux t'aider ?

Mon ton était toujours calme – presque froid pour certains – donc je lui fis sortir de ses pensées sans être agressif. Cependant, elle tente tout de même de s’expliquer. Et bordel, c’est pas facile à suivre.

- Pardon...

- T’emmerde pas avec ça. Ca fait rien.

-C'est que... Il m'intrigue...

- Hein ? dis-je en rapprochant un peu ma tête.

- Je... Je suis metaru et..

- Une ? Metaru ? Hm, je com-…

- J'ai l'impression qu'il est... il est lié à des choses si forte..

- Oi, oi, oi, ressaisis-toi.

- Pardon... Je... C'était... C'est impoli...


Je levais alors la main, faisant frissonner le bracelet de forçat que je portais. Puis, d’un geste lent, alors que je m’orientais vers sa tête, tapotais son épaule. Elle est trop grande, c’est pas naturel pour moi d’élever ma main si haut.

- Bon, point numéro un : Je t’ai dit que t’as pas à t’emmerder avec les formalités. Et pas besoin d’être gênée. Dis ce que t’as à dire, c’est tout.


Je retire ce que j’ai dit, elle semblait bel et bien timide. C’était assez impressionnant comme elle avait baissé le volume de sa voix tout en cherchant difficilement ses mots. En la voyant se démener pour s’excuser, je lâchais un soupire, inspirais une large bouffée de mon Kiseru et laissais échapper un long nuage de fumée.

- Point numéro deux : Je m’appelle Akahoshi Hisao. Je viens d’Humy. Si tu veux tout savoir, ces trucs métalliques proviennent de la prison dans laquelle j’étais enfermé.

A nouveau, je soupirais tout en enfonçant une main dans la poche pendant que l’autre tenait le Kiseru. Mes yeux vagabondaient un peu partout, parce que l’air de rien, j’ai beau être calme, raisonné et mature, on ne se débarrasse pas d’un aussi mauvais souvenir en quelques années seulement.

- J’ai passé sept ans dans une prison vraiment rude, pour un crime que j’avais pas commis… tu te souviens quand je t’ai dit que je portais ces machins comme un symbole ? Bah c’est lié à cette affreuse expérience. Lors de ma libération, j’étais incapable de tourner le dos à tout ça. Donc… je les ai gardés... pour plusieurs raison.



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Dim 8 Oct 2017 - 12:49
Ainsi donc, deux choses ressors de ce premier contact, même si la base elle fut des plus... Percutante ? La première qu'il souhaite que je ne m'épande pas en excuse, même si les secondes n'étaient pas pour la même raison que la première série. La seconde c'est que malgré le fait que j'ai fait rien de moins qu'une violente invasion de son espace vital, il ne semble pas me repousser. Dans certains cas, j'aurais dit que c'est grâce ou à cause de mes formes, mais vu qu'il ne les observe pas, même discrètement c'est bien sa volonté propre. Je dois avouer que c'est rafraichissant de ne pas tomber tout le temps sur des pervers, même si indirectement c'est légèrement vexant qu'il ne s'y intéresse pas un tout petit peu.

Enfin, il doit avoir quelqu'un, ou alors il est trop omnibulé par un autre objectif pour s'accorder ce genre de futilité. Enfin mince quand même...

Il me dit que si je suis malade, j'aurais mieux fait de rester à l'intérieur.

"Je... Je... Je viens de passer... Des années plus ou moins isolé... Donc... Non, je préfère... Enfin... Rester dehors."

Oui bon il ne peut pas deviner que je parlais de temps dans une chambre pour me soigner passé et non en cours, le contexte et mon manque de précision n'aide pas d'ailleurs à comprendre la bonne tournure de mes propos, mais ce n'est pas si grave. Alors qu'il fait voleter sa main et un autre bracelet, je l'observe aussi intensément qu'un chien observerait sa baballe... Si j'avais une queue elle serait en train de frétiller et si je n'ai pas la bave aux lèvres, le regard dit long sur la concentration de mon esprit sur ces symboles.

Il m'explique alors en deux points, même si étrangement je m'attendais à ce qu'il y en ait trois... Enfin soit, ce qu'il pense de tout cela. Avant de m'expliquer la valeur de ses choses. Je l'avais senti, c'est bien au-delà du métal dont ils sont constitués, ces vibrations. Un certain nombre de personnes pense que les objets s'imprègnent d'énergie à force d'être vu comme particulier, j'imagine que je ressens ou pense ressentir cela quand je les observe. Ce n'est pas comme si je m'attendais vraiment à ce qu'ils se mettent à parler ou vibre magiquement hein... Quoi qu'avec le chakra est-ce que ça serait réellement impossible a imaginé ? Pour des gens crachant des boules de feu, contrôlant l'acier et faisant apparaitre des monstres géants, est-ce que l'esprit d'objet porté longtemps serait si inenvisageable ?

Je l'écoute, mais même avec toute la bonne volonté possible, je suis encore fixe, le regard posé sur son collier. Cela doit être déroutant, un peu comme quand un garçon ne me regarde pas dans les yeux, mais juste en dessous... Sauf que j'ai des raisons un peu moins naturelles, un peu plus bizarres de le faire.

"Enchantée Hisao-san."

Tiens, je n'ai pas bégayé... Suis-je trop concentré sur autre chose pour être timide ? À moins que je l'apprécie suffisamment pour me sentir moins gênée, allez savoir ? Il est bien plus simple d'apprécier ma voix quand elle ne cafouille pas et ne se perd pas dans la brise.

"Je suis... Je suis Metaru Himeka..."

Bon, c'est quand même mieux qu'habituellement, même si les petits travers ont la vie dure.

"Je peux... Vous offrir un thé ? Une boisson chaude ? Juste... Continuer à discuter ? Marcher ou statique ?"

Un petit quelques chose se passe dans ma tête, la raison est toute simple, mais ça serait dur a expliquer, enfin non juste long.

"Je pourrais dire que c'est pour... pour... vous remercier, mais... ça serait un vilain mensonge je... J'ai juste envie d'apprendre à vous connaitre. Vous semblez être quelqu'un de bien, en tout cas que... J'apprécierai. "

C'est certainement une des phrases les plus longues que j'ai presque réussi à aligner sans soucis ou presque. Me laissant avoir presque une diction correcte et une voix douce de jeune femme. Je lui ai même tiré un petit instant la langue d'un air léger avant de passer d'un petit sourire timide à un plus franc, plus grand. À tort ou à raison, je l'aime bien, je crois... Il semble, je ne saurais dire, mais j'apprécie sa présence et qui ne tente rien... Je ne vais pas me faire des connaissances sans... Un peu de... Motivation ?

"Enfin... si vous n'avait... pas... Pas mieux à faire... "

Le soufflet en retomberait presque... Mais le sourire est toujours présent. Là pour le coup, c'est vraiment de la gêne de m'imposer et non de la timidité pure. Il est un élément actif du village, il a mieux à faire que de discuter avec une jeune sotte.

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Dim 8 Oct 2017 - 21:49
Merde. Sans le savoir, elle venait de toucher une corde très sensible. En parlant d’isolement, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon propre vécu et de le retranscrire sur elle. Du coup, implacablement, je ne pouvais que comprendre ce qu’elle a dû ressentir. Et d’ailleurs, c’était certain qu’une micro-réaction de ma part avait dû être visible. Enfin, encore faudrait-il qu’elle me regarde dans les yeux, ce qui ne semble pas être tout à fait le cas. Mais quoi qu’il en soit, après avoir lâché un petit soupir, je me devais de faire un commentaire sur cette période où elle était malade.

- Ah, je vois. Dans ce cas, pas besoin de te justifier, tu sais. Ce n’est pas moi qui vais contredire ce besoin de liberté. Tu serais devenue folle à force d’être enfermée entre quatre murs. Tu fais bien de sortir. Bon, même si c’est pour poursuivre un papier flottant.

La tête non pas baissée mais, au contraire, légèrement élevée en raison de sa taille, je fixais non sans amusement son regard toujours rivé sur ce collier métallique. En temps normal, les gens ont du mal à comprendre pourquoi je m’emmerde à trimballer un truc aussi encombrant. Certains ont même peur que je sois un criminel en cavale, et bien sûr, c’est compréhensible. Mais elle ne semblait pas réellement ressentir la même chose. Au mieux, c’était de la fascination. Enfin, en tout cas, il y avait une forme de curiosité, c’était certain. Elle se présenta finalement et j’appris que je faisais face à une Metaru. Inclinant légèrement la tête pour souligner le fait que j’étais enchanté, je tendais l’oreille pour écouter plus distinctement sa proposition d’aller boire quelque chose. Ou plutôt, elle me proposa plusieurs options impliquant un prolongement de la conversation… pourquoi pas, après tout. Alors qu’elle s’enfonçait dans ses marmonnements, je lâchais un rapide soupir et, contrairement à mes habitudes, adressa un très fin sourire en coin. Bon, pas sûr qu’elle ait remarqué, mais ça m’a en tout cas étonné moi.

- Pourquoi pas. disais-je avant de l'entendre continuer sur une phrase que j’eus un peu de mal à comprendre au départ. Je n’ai rien d’urgent à faire, alors faisons ça, oui. Il y a bar, là-bas. Si ça ne te dérange pas, on peut y aller.

Bon, fidèle à moi-même, je n’attendais pas réellement sa réponse et me mit en marche. Je comptais sur elle pour me dire si elle avait un autre endroit en tête. Après tout, je ne suis à Kumo que depuis peu de temps, donc je ne connais pas bien les environs.

- Hm… par contre, Himeka, est-ce que tu penses que tu arriveras à détacher un peu ton regard de cet horrible truc métallique ? Non pas que ça me gêne, tu peux continuer, mais c’est un peu déstabilisant.

Je lâchais un petit souffle amusé tout en la regardant. Pendant que nous marchions, je remarquais qu’elle avait vraiment de longs cheveux, très élégants et bien coiffés. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, je ne savais pas réellement pourquoi elle est aussi bien vêtue. Il faudra que je lui demande, mais commandons d’abord nos verres.

- Oi. Nous aim-… les yeux plissés, je regardais le serveur qui fixait étrangement la jeune Metaru. Puis, arquant le sourcil, je plaquais ma main contre le comptoir lorsqu’il commença à rougir. Tu veux de l’aide pour servir nos verres ou tu vas continuer ton stage d’observation ?

Oui, je pouvais concevoir que la Metaru n’était pas dénué d’atouts esthétiques. Mais quand même. Devoir s’imposer pour prendre commande c’était assez ridicule. Mais bon. Nous prenions ensuite place à une table à l’extérieur afin que je puisse fumer mon Kiseru. Inspirant une bouffée comme si c’était une délivrance, je l’extirpais par le coin de la bouche tout en ayant le regard qui vagabondait entre la rue, le bar et Himeka.

- Désolé pour ce type. J’avais jamais vu ça. Mais j’imagine que pour des filles comme toi ce ne doit pas être très étonnant.


De manière totalement décomplexée – peut-être à cause de mes années en prison ou par une certaine forme d’innocence – mes yeux firent un rapide tour de Himeka, observant ses cheveux, son visage, ses courbes et ses vêtements avant qu'ils se reportent logiquement en direction de ses yeux.

- C’est sûr que ça doit aider – ou ne pas aider, ça dépend ta personnalité je suppose – d’avoir une telle apparence. Mais, bon. Passons, je ne vais pas t’embêter avec ça. Merci de m’avoir proposé ça, en tout cas. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pu m’asseoir calmement avec quelqu’un. Les gens ne sont pas spécialement rassurés avec une personne comme que moi, même si je leur raconte la vérité sur ces trucs métalliques.
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Lun 9 Oct 2017 - 11:35
Félicitation Himeka, tu es officiellement stupide. En même temps après ce qu'il s'est passé dans le bureau du chef de clan c'était déjà connu. Tu arrives à parler parmi tous les sujets possibles de celui qui est évidement le plus à même de faire du mal à la personne qui est en face de toi. Même avant qu'il ne révèle l'histoire derrière ses chaînes, c'était évident que cela avait un rapport avec la détention tout de même. Enfin bon, bien qu'il ait raison, ce n'est pas un simple papier flottant, c'est ce qu'il symbolise qui est important.

" Les gens comme moi... aiment... aiment se raccrocher... à... à... à des choses."

Qu'est-ce que je veux dire par comme moi ? Heu... Je n'y ai pas réfléchi en fait j'ai juste parlé. Mais bon, je n'ai pas le loisir d'y penser, et cela n'est pas forcement important en fait. Finalement notre rencontre va bon train et il accepte même de partager un peu de son temps, il est le plus à même de s’avoir la valeur du temps et je suis heureuse de pouvoir partager un peu du sien. Une conversation calme, posée, sans... Bref. Un bar ? Pourquoi pas, ce n'est pas la pire des idées, on pourra boire un coup et discuter sans pour autant que ça paraisse suspect... Oui les gens ont tendance à avoir des idées étranges très vites malheureusement. D'ailleurs, il n'attend pas vraiment de réponse et je ne compterais pas vraiment en donner, juste le suivre comme je le fais à présent.

Il me demande d'arrêter de regarder son cou... Je pense que je suis assez bien placé pour comprendre comme ça peut être gênant. Ce serait vraiment ironique que je refuse une aussi simple demande, alors que j'aimerai bien que ce soit appliquer par d'autres, ainsi pour des raisons plus terre à terre.

" Oui..."

J'ai évité au dernier moment de m'excuser, il m'a demandé de ne pas me confondre en excuses. Si je veux que ça se passe bien, faire attention à ce que son interlocuteur souhaite, au moins un minimum. Enfin soit, un oui tout simple, suivit d'un sourire gêné, c'est alors qu'il tente de commander et que oh surprise. Au début ça avait était un peu réconfortant, confortant pour mon égo de voir ma proportion à attirer les regards... Puis c'est devenu gênant, avant que finalement je me fasse à l'idée que je ne pourrais rien contre ça et simplement laisser faire. S'ils veulent regarder, qu'ils regardent, ils finiront bien par se lasser. Tant qu'ils ne touchent qu'avec les yeux, je suppose que ça ira.

Mais il le remet à sa place, décidément je me laisse peut-être trop aller, je me fie trop aux autres pour faire ce qui doit être fait.

"Non pas étonnant... Routinier même..."

Je soupire, avant de le regarder... Dans les yeux. J'imagine que j'ai appris ma leçon avec... Lui. Il est temps que je passe ce mur que je m'impose. Je lui souris, c'est encore un peu gêné, mais c'est sincère.

" Heureusement il... Il y a des personnes pour relever... relever le niveau. J'imagine qu'il... Qu'il vaut mieux se concentrer que les personnes agréables, plutôt que sur les inconnus qui... Qui parfois nous juge par méconnaissances."

Je peux facilement ignorer le fond de la scène, c'est lui qui est important et lui semble mériter mon regard. Bon, je m'efforce de ne pas observer cet agréable et plein d'histoire plaque de métal d'un certain âge... Je me demande s'ils ont ce genre de pensées étranges et impossibles a arrêter quand ils regardent mes... Attributs ? Est-ce qu'au fond je peux vraiment leur reprocher ce que je fais moi-même ? Oui et non, ce n'est pas parce qu’ils le font que je dois me le permettre, la masse n'a pas forcément raison.

"J'imagine que je suis mal placé pour les critiquer... Je fais... La même chose indirectement. Enfin, j'essaye de me corriger."

Je mets ma main devant la bouche pour rire un petit instant. Agréable, c'est le mot. Il est mature, amical, je pense que je l'apprécie. Qui sait si un jour on ne sera pas en mission ensemble, autant avoir de bon rapports. Bon en même temps je ne pense pas que je pourrais faire la même chose avec tous les shinobi, surtout en comptant sur la chance et les aléas des rencontres.

En tout cas, maintenant qu'il me dit le font de sa pensée... Je comprends son désarroi.

" Les gens ont le jugement facile... Surtout avec ce qu'il ne comprend pas. Je ne suis pas sûre que je n'aurais pas eu de telle pensée... Au moins un peu. Il y aura toujours des gens pour comprendre de travers... Nous faire mal... Nous juger... Alors, autant se concentrer sur... Sur les personnes que l'on apprécie. J'imagine qu'il est impossible de plaire à tous et toutes... C'est plus simple de se lier à ceux qui font l'effort de faire un premier pas... Peut-être ?"

Je ne suis pas sûre de la où je voulais en venir... Je me gratte la tête l'air un peu perdu.

"[size=10] Je parle si vite que... Je le fais plus vite que je n'arrive à réfléchir... C'est étrange."

Je suis tellement habitué à bégayer et à devoir me concentrer sur chaque syllabe, que je n'arrive même plus à réfléchir avant de parler... C'est étrange, un peu drôle aussi. Trop spontanée, un peu inquiétant même. Bon réorganiser mon propos, réfléchir, j'ai un air sérieux un petit instant le temps de réfléchir puis finalement.

" Je ne pourrais jamais accorder autant d'attention à tous ceux que je croise, alors je préfère me concentrer sur ceux que je connais, surtout si je les aime bien. Ça sonnait mieux... dans... dans ma tête..."

C'est vrai que la c'est étrange, pas forcement faux, mais ça sonne un peu bizarrement. J'ai améliorée beaucoup de choses pendant ma période de soin, mais pas mes talents sociaux en tout cas. Mais puisqu’on en est à être, non pas intime, mais proche, pas dans le sens de distance... Je ne sais pas trop comment le dire, je me pose une question.

" Je me demande... C'est agréable de fumer ? C'est par... Médication ? Parce que... D'un côté beaucoup le font, mais... De l'autre apparemment ce n’est pas foncièrement conseillé. "

En même temps, puisque l'odeur ne me gêne pas, c'est une raison de moins de m'éloigner de cette chose, de l'autre ça me paraît si peu naturel de respirer du brulé ? Ah ça faisait longtemps, j'ai encore le nez bouché. Je sors d'une manche un mouchoir en tissus et l'utilise, le nez tout rouge, bon c'est quoi cette fois-ci ? Bof, je n'ai pas envie d'y penser.

" La liberté est agréable... Mais le dehors à parfois... Quelques légers défauts."

Dire ça à un homme qui est resté sept ans derrière les barreaux est ridicule quand même, mais je n'ai pas réfléchi. Encore un petit coup dans le mouchoir, avant de commander une boisson fraiche non alcoolisée... Pourquoi frais ? Par envie tout simplement.

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Mar 10 Oct 2017 - 19:38
Malgré quelques variations de volume, la Metaru semblait être un peu plus à l’aise. Ce n’est pas comme si elle ne l’était pas auparavant, mais elle hésitait davantage dans ses phrases et parlait plus doucement, parfois même au point d’être inaudible. Mais ce n’était plus le cas. Au contraire, elle alignait plusieurs phrases, plutôt rapidement et spontanément. Bien sûr, j’étais capable de voir qu’au fond, elle avait un aspect timide qui était dominant sur le reste. Cela dit, ce n’est pas comme si elle était fermée aux gens, bien au contraire. C’était plutôt intéressant, voire agréable. J’ai déjà rencontré des gens qui bégayaient et qui étaient hésitants, mais souvent, c’est plutôt pour des raisons plus… apparentes : Ils n’ont rien à dire, ou ils ont trop peur de dire des conneries, ou ils sont fermés à toute forme de contact. C’est malheureux, mais ça en devient inintéressant de discuter avec ces gens-là. Elle, c’est vraiment l’inverse. C’est rafraîchissant de discuter avec elle.

- Des personnes pour relever le niveau, je n’sais pas. J’en ai rencontré, du monde. Tu serais étonnée de voir le nombre de personnes qui ont un caractère totalement différent du nôtre et qui l’assument totalement. Je ne dis pas que c’est mauvais, je dis juste qu’il y a plus de différences parmi les gens qu’on ne pourrait le croire. Mais, tu as raison, hein : Faut pas s’emmerder avec le premier venu. Il y en a assez autour de toi pour remplacer une poignée de débiles.


En finissant ma phrase, je lui adressais également un sourire puis aspirais une petite bouffée issue de mon Kiseru. Pendant que je jouais avec la fumée, je regardais Himeka enchaîner sur les gens et les jugements faciles. J’abaissais mon regard sur ses lèvres, ricanant du fait qu’elle accélère autant son débit de parole. Ce n’est pas comme si elle criait et commençait à gesticuler, mais c’était drôle à voir. Mais, plissant les yeux et remettant un peu de tabac dans mon Kiseru, je repris le sujet avec un peu plus de sérieux.

- Tout le monde émet des jugements… regrettables. Je n’arrive pas à me souvenir d’un exemple en particulier, mais je suis certain que même moi ça m’arrive d’avoir un avis complétement faux sur quelqu’un, et ce, pour aucune raison. Franchement, faut pas t’en faire. Je préfère profiter des moments où les gens osent faire un pas vers ces trucs de métal plutôt que le contraire. Finalement, je suis là à discuter avec une ‘’inconnue’’ et j’en suis très content.

Assis sur ma chaise, les coudes surélevés au niveau des accoudoirs, je haussais les épaules pour ponctuer la fin de ma phrase. Mais le temps de rallumer le tabac fraîchement sorti de ma besace, je continuais où je m’étais arrêté, tout en répondant à ce qu’il disait précédemment.

- De toute manière, est-ce que tu as vraiment envie d’accorder ton attention à tout le monde ? Je ne crois pas. Et puis, je ne suis pas le meilleur pour évaluer ce genre de choses, mais ça rend la personne plus appréciable. Ou comme tu le disais avant, plus précieuse. C’est peut-être mes années d’isolement qui ont causé ça, mais je préfère être proche d’une personne qui… comment dire… sélectionne ses amis au lieu de les collectionner. Enfin.. je me comprends.


Je remis d'un geste calme et "maîtrisé" mon Kiseru en bouche. Une grosse quantité de fumée avalée, je la recrachais par le nez en écoutant sa remarque sur mes raisons de fumer. On m’avait demandé encore récemment. Peut-être n’est-ce pas très courant à Kumo ?

- Ce serait mentir que de dire que c’est désagréable. A part ceux qu’ils veulent faire leurs intéressants, on fume pour le plaisir. Après, comme tu le dis, on le fait parfois par médication. J’avoue que ça me calme beaucoup, et m’évite de me resasser, pendant un moment trop calme, mes souvenirs en prison. Ce n’est pas bon pour la santé, c’est vrai. Mais je crois que j’en ai besoin mentalement.

Cette fois, c’est moi qui baissait le regard sur le collier métallique. Entre sa remarque sur la liberté et mes remarques sur la prison, j’étais obligé d’accorder une petite pensée à ces souvenirs de merde. Mais en secouant la tête, je plongeais mes yeux dans les siens avant d’arquer le sourcil alors que je la voyais tousser depuis tout à l’heure.

- Oi, si c’est la fumée qui te gêne, faut pas te retenir de me le dire. Je le prendrais pas mal, tu sais. Mais j’avoue ne pas avoir penser au fait que tu étais encore malade récemment. Désolé !


Sans même attendre qu’elle me réponde, ou même dans l’éventualité où elle me dise que tout va bien, j’abaisse mon bras pour éloigner au maximum le Kiseru en attendant que le tabac arrive au bout, puis je le pose sur la table après avoir retiré la cendre qui jonchait le bas de la pipe.

- « Le dehors a parfois quelques défauts ». Bon, déjà, pas mal de dire ça devant un ancien détenu... dis-je en affichant un sourire en coin, totalement dans une optique d’humour. Je pense que c’est son caractère qui me mettait plus à l’aise que j’ai l’habitude de l’être. Ensuite… tu pensais à quelque chose en particulier ? T’as vécu de mauvais moments ?
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Mer 18 Oct 2017 - 14:28
Une discussion qui se poursuit, des paroles qui appellent à d'autres paroles, finalement la discussion tourne en échanges, en longue tirade. Décidément il avait besoin de parler, moi aussi, mais peut-être un peu moins quand même. Cela n'est pas forcement désagréable, mais si j'avais un quota hebdomadaire de mot échanger avec un étranger je pense que je pourrais facilement le bruler en quelques heures avec lui. Enfin soit, je dois aussi suivre tout ce discours et pour cela je ne dois pas laisser mon esprit s'envoler trop loin. Il est différent de moi, il y a autant de types de personne qu'il ya de personnes tout cours, mais bon il pourra dire ce qu'il veut en mon sens, mon avis qui n'engage que moi je préfère sa présence à celle d'autres personnes... À tort ou à raison d'ailleurs.

On passe au jugement, au point de vue, il me dit qu'il a aussi eu des passages de jugement mauvais ou qu'il pourrait trouver ainsi à froids. C'est le lot de tous, tant que l'homme est l'homme cela ne changera pas beaucoup. L'homme est un loup pour l'homme et un con pour le loup... Quelque chose comme ça, j'ai entendu ça quelques parts, mais je ne saurais dire où par contre et je vais éviter de parler de ça à voix haute, c'est un peu idiot. On en vient par une pirouette plus ou moins particulière au sujet de la qualité plutôt que la quantité. Cela me fait sourire un peu plus fort un instant, enfin il se comprend, mais je crois que je le comprends aussi, enfin je pense le comprendre en tout cas.

"Je pense avoir compris aussi."

Pourquoi fumer ? Question interessante non ? Je ne sais pas pourquoi, mais je vois des personnes surtout les plus anciennes fumer régulièrement, certain moins vieux aussi de temps à autre. Peut-être même qu'il ya encore autant de raison à cela que de personne ou presque. Mais là c'est son avis que je demande et écoute. Ce n'est pas désagréable alors ? Peut-être que la fumée absorbée n'est pas aussi forte que le résidu dans l'air, la fumée recrachée ? Cela me parait bizarre, mais c'est plausible, enfin peut-être. Enfin soit, ses raisons me semblent bonnes, mais qui suis-je pour juger ? Même si je vais dans son sens est-ce que j'ai le droit de mettre un jugement de valeur sur ses loisirs ?

"Merci."

Mais la nature reprenant ses droits, j'ai de nouveau le droit à une attaque de... Je ne sais plus trop, a forcé je ne fais plus attention et me contente de subir, alors qu'il s'excuse pour la fumée.

"Ce n'est pas la fumée, c'est ce qui nous entoure."

D'ailleurs ce début de réponse rejoint la phrase que j'ai lancée malencontreusement par la suite. Dire à un ex-détenu que l'extérieur est parfois un peu... Bref, c'est maladroit et il me le fait remarquer. Je mem ouche une nouvelle fois avant de répondre gênée.

"Je pense juste à mes allergies... Il serait plus juste de dire que je m'adapte mal à l'extérieur..."

Je me ratrappe à peine. Mais oui c'est vrai que ce n'est pas à l'air de s'adapter à ma présence, plutôt l'inverse même si je ne le fais évidement pas exprès. Comme pour me justifier... Je rajoute.

"Raison pour laquelle je suis restée plusieurs années cloitrée... Même si contrairement à ton cas, moi... C'était volontaire."

Enfin volontaire oui et non, c'était surtout nécessaire si je voulais avoir une vie de Shinobi accomplie et productive. Cela ne m'a pas interdit d'avoir des activités et une certaine marge de manoeuvre, mais contrairement à lui c'était plus un nid fermé qu'une cage à oiseau. On peut dire des choses, mais... J'ai eu de la chance en quelques sortes, celle d'avoir un clan et une famille derrière moi. Maintenant que j'ai le nez, certes rouge, mais qui semble d'un coup aller un peu mieux, je recommence à respirer mieux. Certainement un passage passager... Waow que je pense étrangement parfois. Bref, certainement une personne avec un parfum que je n'ai pas supporté ou un truc du genre, même si je ne suis pas à l'abri d'une autre crise.

Puisqu'il est ce qu'il est, puisque je pense qu'il est ce que je pense qu'il est... Alors peut-être que... Même la plus timide des idiotes peut avoir des élans étranges et des pensées qui le sont tout autant.

"Je suis désolé... Mais je vais... Envahir ton espace vital. Désolé... "

Je ne lui laisse pas trop le temps de réagir, enfin si quand même je ne suis pas si rapide et en plus il faut que j'aille jusqu'a lui. D'ailleurs une fois à sa hauteur et s'il ne fait rien contre, je viens juste contre lui sans mouvement brusque pour l'étreindre. C'est rien de plus ou de moins qu'une accolade amicale, sans le moindre sous-entendu, je me contente de... Bah de lui faire un câlin.

"Si tu me demandes pourquoi... Je te répondrais parce que... Parfois on fait juste des choses sans réfléchir... "

S'il ne me repousse pas, je profite alors du moment, un simple instant de partage, sans trop de raison ni de finalité... J'ai eu envie, j'ai fait, c'est un peu comme un caprice on va dire. Puis j'ai commençais à comprendre, au fond de moi quand je l'ai entendu parler de nouveau de prison... Des murs froids, des barreaux et le tout... Si froids... Je veux juste lui donner un peu de chaleur, suis-je suis la mieux placée pour ça ? Pas vraiment, mais cela ne m'empêchera pas de le faire.

"Bienvenue dans le dehors... Même si c'est assez mal dit en fait."

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Jeu 19 Oct 2017 - 22:01
C’était difficile, mais je décidais de ne pas fumer de nouveau pour l’instant. Ca me fera une petite pause, ce n’est pas si mal vu que je ‘’tente’’ d’arrêter. Mais quoi qu’il en soit, elle me dit souffrir d’allergies, sans doute en conséquence des nombreuses années de faiblesse où elle a dû rester cloîtrer entre quatre murs. Sans affronter ce qu’il y a dehors, elle est forcément plus vulnérable. Mon cas étant légèrement différent étant donné que je pouvais sortir à certains horaires. Et puis, j’avais d’innombrables blessures qui ont renforcé mon système immunitaire malgré les quelques soucis de santé qui me sont arrivés à la gueule pendant et après ces sept ans.

- Pas besoin de prononcer tes allergies avec la fumée de mon Kiseru malgré tout. Même si ce Kazumi a une bonne odeur. Mais c’est peut-être parce que c’est le tabac que je fume.


Elle me dit avoir été enfermée volontairement, contrairement à mon cas. Pas réellement convaincu, pour dire franchement ce que j’en pense. Je ne suis pas le genre d’individu qui s’apitoie sur son sort. En tout cas, pas en public ; pas à la vue de tous. Il est clair que c’est une période de merde, et le mot est faible pour le décrire. Mais elle a autre chose à foutre que d’écouter ça, comme tous les autres, d’ailleurs. Enfin. Tout ça pour dire que ça a pas été la joie de son côté non plus je pense. Elle avait au moins la chance d’être bien traitée, notamment grâce à son appartenance aux Metaru. Ce clan était le plus puissant du pays, en plus d’avoir excellente réputation, je ne serais pas étonné d’entendre qu’elle a été soignée avec sérieux.

Jetant un rapide coup d’œil à mon Kiseru, je décidais finalement d’ajouter un commentaire concernant ce passage dans sa vie, sauf que je la vis se lever après avoir prévenu qu’elle allait envahir mon espace vital. D’un soupir amusé, je relevais le menton et dévoilais à nouveau mon collier métallique. Mais… c’était pas ça qu’elle cherchait en s’approchant. D’un mouvement élégant, elle enroule ses bras autour de moi pour m’étreindre. Confus, je levais ma main pour lui tapoter le dos avant de me raviser. Je souhaitais dire quelque chose mais… je savais pas comment réagir, pour être honnête. J’étais bien traité durant mon enfance, mais la prison m’a fait oublier ce genre de choses. Du coup, je restais là, avec flegme et impassibilité, du moins, en apparence.

- Euh… merci, je crois. Je sais pas trop quoi dire. J’ai… plus l’habitude de ce genre de situations, mais... Merci.


Et c’était tout à fait franc, bien qu’un peu maladroit. Au mieux, j’avais croisé des gens qui me respectaient pour ce que j’avais enduré et pour ce que j’étais devenu. Mais un élan de gentillesse, ou plutôt de tendresse comme celui-ci ? Jamais j’y aurais pensé, expliquant ainsi que je suis un peu pris au dépourvu. Je finis malgré tout par imposer mon avant-bras sur son dos tout en agitant un coup ma main pour faire tomber le bracelet de forçat qui aurait pu la gêner.

- Je sens, au fond de moi, que tu ne te forces pas à faire ça. Et pourtant, j’ai quand même du mal à comprendre… je marquais une pause, fixant ses cheveux flamboyants avant d’ajouter après un long soupir. Tu l’as fait sans réfléchir, mais j’imagine que c’est en rapport à mes années de prison.

Ce que je m’apprêtais à faire, c’était quelque chose qui avait disparu depuis vraiment longtemps. Je me redressais et, le dos droit, je resserrais l’étreinte de cette accolade le temps d’intensifier le rapport. Cela dura quelques secondes avant que je ne recule finalement le dos pour m’appuyer à nouveau contre le dossier de la chaise. Cet instant doux contrastait avec ce que j’avais vécu dernièrement

- Même si c’est un peu différent… bienvenue ‘’dans le dehors’’ à toi aussi... Ah, c'est vrai que c'est assez mal dit.

A nouveau, j’inspirais un coup pour soupirer derrière. Je pense que c’était un subtil mélange de confusion, de stress et d’apaisement. Je ricanais légèrement avant d’adresser à nouveau la parole à la rousse.

- Ta présence m’est… agréable. Merci pour ta gentillesse, même si je ne méritais pas tant. Mais voilà une preuve que je suis finalement loin de tout ça… D'ailleurs, vu ta timidité, je ne te pensais pas capable de ça. Mais de ce que je vois, les Metaru sont tous des gens bons. Tu ne fais pas exception à la règle, on dirait.


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Mer 25 Oct 2017 - 10:25
Des années en intérieur et en sécurité pour me renforcer, ce qui a fonctionné. Mais aussi à lutter contre des problèmes de santé ce qui ne m'a pas empêché d'en contracter d'autre par manque de contacts avec l'extérieur justement. Paradoxale en effet, mais au final cela avait eu bien plus de points positifs que négatif, ce n'est pas comme si c'était grave ou réellement handicapant en fait et c'est tant mieux. J'ai était chouchouté, j'avais le droit aux meilleurs soins possible, et ce alors que je suis loin d'être noble et encore moins indispensable. Mais c'est ça d'appartenir à un puissant clan... Les apparences ? Pas seulement, c'est aussi une politique de conservation de la puissance, plus il ya d'individu capable, plus il ya de choix et en prenant en compte la tendance des clans à tenter de se mélanger qu'entre lui pour conserver au maximum la puissance de ses capacités, ou en lien avec des ninjas puissants pour améliorer celles-ci... Sans parler du fait qu'avec mon physique actuel, un mariage politique n'est pas à exclure, en plus avec ma psychologie je suis certainement bonne à marier.

Pour passer sur une note plus joyeuse, cela m'a fait un bien fou. Je ne sais pas si la prison, ce qui'l a vécu en es la cause... En fait honnêtement je pense que la vraie raison est celle que j'ai évoquée en première... Pourquoi ? Parce que tout simplement. J'avais juste envie de le faire et je ne m'en suis pas privée, pourquoi ? C'est agréable et puis oui, il le mérite bien aussi ce qui n'enlève rien à mon geste.

Sa réaction... Rien que pour ça, j'ai tout de suite la sensation que c'était la bonne chose à faire que j'ai bien fais de suivre mon instinct ? J'imagine qu'à ce niveau c'est bien ce que j'ai suivi, ou alors ça a un autre terme et cela ne change rien au final aux faits. Il me dit que ça a certainement un rapport avec ses années de prison... Oui peut-être, mais certainement que non en fait. Contrairement à la nature, il n'y a pas toujours une cause à un effet... Enfin peut-être que c'est le cas, mais je n'ai pas eu la bonne formation pour pouvoir l'affirmer. J'imagine qu'au fond on est juste content l'un et l'autre, mais aussi l'un pour l'autre de ne plus être cloitrés là où on l'était ?

Dans tous les cas, ce fut un moment agréable, un échange qui le fut tout autant d'ailleurs. Sérieusement... "même si je ne méritais pas tant." J'ai eu un sourire amusé à ce moment-là, parce qu'au fond...

"Je ne le mérite pas forcément plus... J'en avais juste envie en fait."

C'est comme avoir envie d'une sucrerie ou d'un fruit, parfois on le fait sans réfléchir. Bon, certains diraient que généralement ce genre de chose répond à un besoin inconscient, mais si a chaque fois on ce met à décortiquer ce genre de chose ça casserait la magie et rendrais le tout assez ennuyeux au final.

"Tu réfléchis trop... Ou moi pas assez... À nous deux on réfléchit donc moyennement..."

Waow, même moi je ne l'ai pas vu venir celle-là, certes, trop, plus et pas assez, moins, mathématiquement ça s'annule. Mais mettre ce genre d'image sur ce genre de chose est d'un niveau d'incohérence et de haut perché que je n'avais jamais atteint jusque-là. Effectivement, je pense pouvoir affirmer que je ne réfléchis pas assez. En fait, comme je l'ai déjà pensé, ce n’est plus un manque d'habitude eux interactions sociale, du coup comme je parle trop vite par rapport à l'habitude, je n'ai pas le temps de réfléchir à mes paroles... Je suis trop bloquée sur d'autres détails. Puis bon ce n'est pas comme si c'était une bouille intelligible de mots sans queue ni tête, ce n’est déjà pas si mal !

"Je préfère m'arrêter au fait que j'ai aimé ça et que ça se reproduira certainement à intervalle régulier, mais modéré."

Cela ressemble presque plus à une menace qu'une promesse... Rho non c'est bien un fait établi, je vais certainement réenvahir de temps en temps son espace vital... Décidément que de pensée pour un simple câlin quand même. Mais maintenant que c'est fait...

"Il ya des choses que tu as envie de faire... Pas forcement tout de suite, à long terme ? Un voyage, un but... Une chose du même genre."

Posé ce genre de question alors qu'on se connaît depuis même pas une heure, oui je ne réfléchis pas assez c'est bien confirmé.

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Dim 29 Oct 2017 - 13:22
Ces dernières minutes étaient particulièrement inhabituelles pour moi. J’ai retrouvé un sentiment de confort et de libération comme je n’en avais plus connu depuis longtemps, et c’est peut-être pourquoi quelque chose me dérangeait. Si je ne l’affichais d’aucune manière, une certaine forme d’inconfort était en train de se développer tandis que je toisais toujours ses cheveux orangés. Quelque part, ça m’emmerdait de ressentir une gêne, mais je ne pouvais pas réellement y faire quoi que ce soit. D’ailleurs, je ne pouvais pas me permettre de lui faire remarquer ce ‘’détail’’ après la bienveillance dont elle avait fait preuve envers moi. Bien sûr, elle ne s’était jamais forcé et avait répondu à son instinct plutôt qu’à des actes réfléchis et prémédités, mais ça restait de la bonté que je n’avais pas le droit de refuser explicitement.

Lâchant un léger ricanement après sa réflexion mathématique, qui, si elle était quelque peu ridicule, avait le bon goût d’être amusante, je me redressais très légèrement. Ce rire me fit lâcher un rapide « mais qu’est-ce que tu racontes. » qui était tout sauf un jugement, comme ma voix et mon attitude semblait le démontrer, mais me permit également de proposer la chose suivante.

- Dis-moi, si tu as encore un peu de temps, on pourrait peut-être aller marcher quelques minutes. Je devais en plus aller racheter du Kazumi, donc si tu veux continuer à parler, je ‘’t’invite’’ volontiers.


Lui laissant quelques instants pour réfléchir sans lui laisser pour autant l’opportunité de répondre, je me levais calmement et gentiment afin de quitter ma chaise et reprendre mon Kiseru en main, qui était redevenu froid entretemps. Mon caractère me fait prendre rapidement des décisions, étant donné que j’avais un gros défaut de patience. Mais dans ce cas précis, c’était surtout pour éviter toute réflexion et reprendre sur une base plus… naturelle pour moi. Et puis, si elle voulait m’interrompre, elle en avait amplement le temps.

Je repris une phrase qu’elle prononça juste avant qu’on quitte la table. Je n’y avais pas répondu tout de suite, préférant aller payer nos boissons avant toute chose. Mais je n’allais pas esquiver sa question. Une fois revenu vers elle et après lui avoir proposé de sortir, je remis mon Kiseru éteint en bouche et lui affichais un sourire en coin.

- Ca se reproduira à intervalle régulier ? Je pense que je vais réussir à faire avec.


Pour le coup, malgré ma gêne, c’était plutôt sincère. Même si je comptais sur la fin de sa phrase, à savoir le « mais modéré ». Je ne ressentais pas ce besoin, ou je ne le ressentais plus, en tout cas. Que je ne l’aie pas repoussée plus tôt est déjà assez étonnant comme ça.

Quoi qu’il en soit, alors que je faisais quelques pas en dehors du bar, elle se questionnait sur mes objectifs et motivations. Lui adressant un regard détendu, je tapotais quelquefois mon index sur mon Kiseru.

- C’est à très long terme, en fait. J’espère intégrer la justice pour la détruire. dis-je, les yeux plissés mais pourtant le regard intense. Cette pause était très théâtrale sur le papier, mais elle allait me permettre d’être clair sur la façon dont je voyais les choses. Ne t’en fais pas, je n’ai jamais été un criminel et ça ne risque pas de changer. Mais je veux la remodeler, la rendre plus efficace pour éviter… je fis une discrète grimace alors que je cherchais mes mots… des événements comme ceux que j’ai vécus, en gros.

De manière totalement inconsciente, je tournais mes deux poignets pour sentir le contact du fer contre mes poignets. Comme je lui avais précédemment confié, ce sont des symboles importants de ce que je veux faire plus tard.

- Kaminari ne souffre pas d’une justice odieuse, mais ça reste très imparfait. J’aimerais bien tenter de redresser ça du mieux que je peux. Mais… voilà. C’est à très long terme. Pour le moment, je dois trouver quelqu’un avant tout. Et toi, tu projettes quelque chose malgré tes quelques allergies gênantes ?
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Ven 3 Nov 2017 - 10:56
Puisque je suis invité à rallonger un peu plus cette expérience intéressante et agréable, pourquoi diable refuserai-je ?! Par contre... J'ai du mal comprendre ou alors encore une fois je ne réfléchis pas assez. J'ai un doute ?

"Du Kazumi ? Pour moi c'est plus un prénom..."

A moins que ce ne soit un type de tabac ou de la nourriture ? Enfin ça, j'aurais pu y réfléchir plus tôt. Trop tard ? Enfin, je ne suis pas à la première bêtise lâché trop tôt par manque de temps pour mon esprit pour censurer une phrase qui n'a que trop peu de sens d'un point de vue commun. Enfin si, c'est intelligible, mais une grande portion de la population aurait immédiatement compris de quoi il parle, enfin je crois ?

Un instant de blanc, il a pris sa décision j'étais plus occupé à comprendre de quoi il parle sans réellement avoir de réponse au final. Il va donc faire avec mes enlacements spontanés, tant mieux, cela ne veux pas dire que je vais le faire toute les cinq minutes non plus en fait. C'était peut-être aussi une manière indirecte de demander autre chose, mais tellement subtile que n'importe qui n'irait pas compris. Même moi en fait, je m'en rends compte qu'en repensant au terme régulier. Mais l'esprit est record, surtout celui d'une jeune fille.

"Toutes les bonnes choses ont une fin... Mais... Cela n'empêche pas de recommencer..."

Traduction : Est-ce qu'on pourra se revoir plus tard ? Ce n'est ni mauvais ni difficile à dire, pourtant je n'y arrive pas pour autant. Bon lui, s'il veut me retrouver ça ne sera pas dur vu qu'il a mon nom il suffirait qu'il me fasse demander auprès du clan. Pourquoi ils trouveraient ça étrange, je suis aussi une artisane, qu'on me demande pour une commande ne serait ni bizarre, ni même nouveaux c'est déjà arrivé depuis que j'ai repris du service on va dire.

Mais alors et sans crier gare, comme un vilain de roman qui révèle son plan... Il le fait... Mais ce n'est ni un vilain ni un roman, mais il y a bien un plan à très long terme. Mais la manière théâtrale de le dire me... Me fait rire. D'abord j'ai essayé de me retenir, puis je pouffe avant de rire avec un son plus ou moins doux et quelques sifflements puisque j'essaye en vain de me retenir ce qui produit un effet animal même si j'ai évité d'en arriver au porcin...

"Pardon, ce n'est pas drôle, mais... J'ai était prise par surprise c'est si... Sérieux et théâtrale d'un coup."

On aurait pus sortir sa phrase d'un théâtre Kabuki, il ne manque plus qu'un peu ede mise en scène et quelques artifices. Quoique je ne suis pas sûr qu'il ait besoin d'un maquillage guerrier pour avoir l'air impressionnant, il l'est déjà bien assez au naturel. Je reprends mon souffle, un exercice de respiration plus tard je réponds finalement à sa question, après un petit passage par un mouchoir en tissus aussi et pas seulement à cause de ce qui flotte dans l'air.

"Pas plus, mais certainement pas moins que n'importe quel shinobi de mon clan."

Servir le village, servir le Raikage, servir mon chef de clan... Et ceux peu importe les missions et les ordres c'est mon devoir et je mis conformerai jusqu'au dernier souffle. En espérant que celui-ci ne soit pas entrecoupé d'éternuements... J'aimerais éviter de mourir bêtement en éternuant au milieu d'une infiltration ou quelque chose du genre. Même si je n'ai pas beaucoup d'amour propre, ça serait tellement ridicule que je pourrais bien avoir honte jusque dans le fin fond des enfers.

"Travailler à la forge, peut-être même en mission si mes supérieurs m'en sentent... Capable ?"

J'allais dire digne, mais je suis à peu près certaine de ce qu'il pourrait répondre et je n'ai pas envie de me lancer sur cette discussion... Oh ! J'ai réussi à réfléchir un minimum avant de parler, je m'adapte ! Bon il serait temps quand même, pour une Kunoishi ce n'est pas très folichon de mettre autant de temps, en temps temps il n'y a pas vraiment d'urgences non plus.

Je le suivais, au début à distance, puis finalement à mi-distance proche et vers la fin, même tentée de lui prendre le bras et finalement alors que j'allais le faire, une apparition. Rien de méchant ou spectaculaire, simplement un Metaru qui ne fait rien de particulièrement belliqueux.

"Vous avez l'art d'inquiéter vos parents, rentrons Himeka-san."

J'imagine que toutes les bonnes choses ont une fin...

"Où est-ce que je pourrais vous joindre ? J'aimerais vous revoir."

Libre à lui de répondre ou non, le shinobi lui remarque immédiatement que je ne bégaye pas et parle à voix presque normale ce qui est rare... Mais bon tout change, même moi. Il me répond ou non, puis je le laisse, j'ai du travail et surtout une mère à qui je vais devoir expliquer qu'est-ce que je faisais avec un inconnu à papillonner avec un large sourire.

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Dim 5 Nov 2017 - 14:28
Entendant son petit éclat de rire après ma pause théâtrale, je redirigeais lentement ma tête vers elle, où le coin de ma lèvre était plus large que d’habitude. Je répondis en effet avec humour à sa réaction en lui adressant un rapide sourire. D’un simple mouvement, à la fois lent et prompt, je remis mon Kiseru en bouche de manière instinctive, sans pour autant en tirer immédiatement de la fumée. Un ricanement se fit entendre alors que je lâchais un soupir amusé.

- Oi, qu’est-ce qui te fait rire ? demandais-je de manière rhétorique tout en poursuivant droit derrière. T’en fais pas, je ne dirais pas que c’était fait exprès, mais dans l’idée, c’était un peu ça.

Il était naturel que j’avais grossi les choses. Je les avais rendues plus grotesques qu’elles ne l’étaient. En même temps, dans un contexte tel que celui-ci, où la discussion est légère malgré les sujets abordés, je n’avais aucunement envie d’étaler mes objectifs qui sont plus brutaux qu’ils ne laissent le présager. Avec la jeune Metaru, je n’avais pas envie d’aborder ce genre de choses. Peut-être est-ce pourquoi j’ai légèrement agrémenté ce côté théâtrale.

Quoi qu’il en soit, elle me fit part, de son côté, de ses ambitions. C’était des choses que je partageais, que je défendais… mais que je ne comprenais pas réellement. Peut-on seulement avancer avec pour seule objectif d’être comme « n’importe quel shinobi du clan » ? Je n’en étais sincèrement pas sûr. Mais je parle en tant qu’individu qui ne voulait pas devenir ninja. En tant que personne qui s’est toujours trouvé une raison bien précise pour grandir… ou qui a été grandement forcé par le destin. Mais bref, je ne pouvais pas non plus la juger. Elle précisa en plus s’orienter possiblement vers la forge si ses supérieurs l’en sentait ‘’capable’’. Qu’est-ce qu’il fallait pas entendre.

- C’est toi qui sait si tu es capable. On a chacun nos talents, à toi de définir le tien. Les autres on s’en fout.


Toujours avec flegme, je balançais ça comme une évidence. Peut-être l’était-ce, peut-être pas. En tout cas, c’était de la pure logique pour moi. On ne peut pas se forcer à être bon à quelque chose. Mais ma réflexion fut coupée par l’arrivée – comme un cheveux sur la soupe, ne nous mentons pas – d’un proche d’Himeka, sans doute.

Je lâchais un nuage de fumée devant moi alors qu’elle lui faisait une petite morale tout en ‘’l’obligeant’’ à rentrer. Les bras croisés, j’attendais patiemment alors qu’Himeka se retourna finalement en ma direction pour me demander où il était possible de me revoir.

- Difficile à dire, je suis obligé d’être souvent en mouvement. Mais essaye de te rendre durant l’après-midi au terrain d’entraînement. Je m’y trouverais peut-être.

Sans en rajouter plus, je jetais un regard à la personne fraîchement arrivée puis inclinais la tête en direction de la Metaru rousse. Toujours le Kiseru en bouche, la fumée qui en émanait fit une élégante rotation tandis que je me tournais dos à mon interlocutrice tout en me mettant en marche.

- C’était un plaisir.
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