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A l'épée brisée, deux choses coulent a flot, le sang et l'alcool [ft. Hanzo]


Ven 6 Oct 2017 - 17:05
L'ambiance était morose dans la taverne tandis que les souvenirs de la défaite de Shîto hantais la majorité des gens présents qui avaient, pour la plupart, toujours pensé Kiri invincible. Pourtant, la défaite n'avait pas été seulement celle de Kiri, mais plutôt celle des trois villages cachés réunis et, dans le cas de la jeune femme, c'était spécifiquement ce point qui l'empêchait de dormir depuis son retour, se réveillant en sueur après seulement quelques heures de sommeil, certaine qu'un assassin se tapissait dans l'obscurité l'entourant. C'était ce fait qui l'avait poussée à venir ce tapir au sein de cette taverne alors que la plupart des gens sensés dormaient à poing fermé et, au vu de l'ambiance morose, elle n'avait pas été la seule.
 
Elle avait espéré que la rencontre avec les sabreurs et les décisions qui avaient été prises au cours de celle-ci allait lui permettre un quelconque répit et pourtant, la jeune femme se trouvait là, toute seule assise dans une table de coin et buvant, seule, une pinte de bière âcre dont la seule qualité était son taux élevé en alcool le tout dans une taverne à l'ambiance si morose que des funérailles auraient, probablement, été plus joyeuse. Malgré tout, les instincts qu'elle avait développés en vivant la majeure partie de sa vie dans des milieux criminels ne l'avaient pas quitté et son regard ne quittait pas la salle et ceux qui s'y trouvaient, guettant le moindre signe de danger, prêts à faire jaillir sa lame à tout moment.
 
Pourtant, le danger semblait étrangement absent en cette nuit et malgré le fait qu'elle se trouvait dans l'une des tavernes les plus miteuses du village où elle s'était attendu à rencontrer quelques combats de rue et autres actions plus ou moins illicites qui lui auraient, l'espace d'un moment, changer les esprits et, peut-être, permis de dormir un peu plus que les quelques heures par nuit qu'elle arrivait à glaner depuis son retour. Toutefois, la jeune femme devait se rendre à l'évidence, ce genre d'attractions ne serait probablement pas au rendez-vous et, alors qu'elle allait se lever pour partir chercher de l'action quelques pars d'autres, celle-ci la trouva.
 
En effet, alors qu'elle avait esquissé un geste pour ce lever, une demi-douzaine d'homme à l'aspect peu recommandable en avait fait de même et c'était positionné de sorte de lui bloquer toutes issues possibles et, tandis qu'elle apercevait le danger, la jeune femme réprima son instinct qui lui criait de courir et se remis à se balancer tranquillement sur sa chaise, appuyant l'un de ses pieds sur le rebord de la table qui le faisait face et replaçant, avec une nonchalance exagérée, son chapeau de paille sur le dessus de sa tête, camouflant en partit son regard qui passait d'un homme à l'autre, analysant la situation sous tous ses angles possibles.
 
 
« On part déjà ma jolie? » Déclara un homme barbu dont l'haleine empestait le fond de baril tandis qu'il continuait à avancer vers sa proie. « Mais c'est que tu vois, mes gars et moi, on a besoin d'un peu de distraction » Sur ses mots l'homme sortit un court poignard de l'un des replis de son habit et fut rapidement imité par ses pairs. « Et, ma foi, je dois t'avouer que ... »
 
La jeune femme ne le laissa pas terminer et d'un coup sec de son pied, projeta la table contre celui qui semblait être le chef du petit groupe tout en profitant du mouvement pour se jeter sur sa droite et dégainer sa lame qui se mit, aussitôt, à émettre une brume opaque tandis qu'elle s'élançait déjà vers l'homme le plus près d'elle. Profitant de l'effet de surprise et de l'état, visiblement, avancé d'alcoolémie de ses assaillants, elle assomma celui-ci du plat de sa lame avant d'envoyer directement dans les bras de Morphée un second d'un coup de pied retourné à la tempe. Puis, alors que la stupeur s'estompait peu à peu, la jeune femme rengaina son sabre et, la main encore posée sur le pommeau de celui-ci, fit face aux quatre hommes restants qui, tandis que la brume s'évaporait, ne purent cacher un mouvement de recul à la vue de leurs deux compatriotes inconscients.
 
« Mais putain t'es qui toi? »
 
Dans un mouvement de rage, l'homme s'était élancé en direction de la jeune femme qui, au lieu du mouvement de recul qu'il avait espéré, c'était plutôt élancé dans sa direction avant de l'éviter d'un simple roulement des épaules avant de continuer sa direction vers les trois hommes restant qui semblaient, pour la majorité, prêt à déguerpir de ce qui ne leur semblaient, tout d'un coup, plus un coup facile. Profitant donc de cette indécision, Yuri agrippa du bout de son fourreau une pinte à moitié vide et l'envoya directement sur la tête de l'homme qui était le plus éloigné d'elle avant d'enfoncer la pointe de celui-ci dans le plexus du plus proche et d'écraser la trachée du dernier d'un coup sec de sa main libre et, tandis que les trois hommes s'écrasaient au sol soit manquant de souffle, soit inconscient, la jeune femme s'était retournée vers celui qui semblait avoir coordonné l'attaque et dont le regard de prédateur ne laissait plus transparaître que de la peur tandis qu'elle le fixait désormais dans les yeux.
 
« Je vous remercie pour ce petit échauffement, mais je crains d'être restée, quelque peu, sur mon appétit. » La jeune femme étira ses lèvres dans un sourire sadique tandis qu'elle continuait à avancer vers l'homme effrayé. « Alors, si tu veux bien prendre tes petites jambes mollusques à ton cou et aller me chercher un vrai défi, ce serait apprécié. »
 
Tout en prononçant ses mots, la jeune femme avait relevé la table qu'elle avait renversée d'un geste nonchalant avant de reprendre place sur celle-ci et d'un signe de la main, recommandée une autre pinte de l'alcool au goût immonde que le tavernier servait et, voyant que l'homme ne bougeait toujours pas, la jeune femme avait fait mine de se relever et celui-ci avait pris la poudre d'escampette et tandis qu'il s'enfuyait d'une démarche peu assuré, les deux hommes à qui elle avait coupé le souffle s'était relevée et avec l'énergie de la peur s'était dépêchés d'agripper leurs camarades inconscients avant de prendre, à leur tour, le chemin de la porte.
 
« Vous avez fait un putain de bordel ma ptite dame, mais jsuis heureux qu'ses bandits aient enfin frapper plus fort qu'eux ». Le tavernier avait prononcé ses mots tout en s'approchant de la table de la jeune femme et tandis qu'il y déposait une pinte pleine, il rejeta de la main les pièces que lui tendait Yuri. « Cadeau de la maison ma ptite et passe le mot, tant et aussi longtemps que jserai le maître de cet endroit, aucun sabreur ne déboursera pour boire ici. » Le regard de l'homme avait pris une lueur avide tandis qu'ils frottaient ses mains sur son tablier sale. « Yep car je compte bien sur le fait que l'épée brisée récupèrent son statut d'antan et faut ce le dire, vous les sabreurs vous avez ce don pour régler les ennuis et si vous traînez plus dans le coin, jcrois bien qu'les ennuis vont pas resté hey hey. »
 
Sur ces mots, l'homme avait repris la direction de son bar, laissant la jeune femme seule avec sa pinte qu'elle s'était empressé d'entamer tandis qu'elle observait l'homme qui venait de la lui apportait prendre un balai dont les beaux jours l'avaient quittés depuis longtemps et ramasser, de quelques gestes rapides, les éclats ensanglantés de la défunte pinte qui lui avait servi de projectile. Toutefois, une seule pensée restait à l'esprit de la jeune femme et c'était l'excitation du combat à venir car il ne lui faisait aucun doute que l'homme qu'elle avait laissé partir allait revenir avec des renforts bien avant le lever du jour et, tandis que cette certitude lui traversait l'esprit, un sourire sadique étira ses lèvres. Il ne lui restait, désormais, plus qu'à attendre.

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Sam 7 Oct 2017 - 21:11

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Ces dernières nuits plus que toutes autres, beaucoup de souvenirs qu’il aurait préféré oublier et de personnes dont les visages ne pouvaient s’effacer de son esprit venaient encombrer ses nuits. Chaque faciès attaché aux corps qu’il avait ôtés de leurs étincelles de vies était marqués dans son code génétique pour ses jours restants dans la Yuukan. Mais il vivait avec comme tout homme ayant connu la guerre. Ce qui était le plus difficile à encaisser, c’était ces amis, ces proches dont il ne savait pas le sort. Il aurait été plus facile d’apprendre leurs morts que de rester ainsi sans nouvelles, oscillant avec l’envie de partir à leur poursuite et de tirer un trait sur eux définitivement, passer à autre chose.

Se rendant bien compte qu’il n’arriverait pas à réunir d’autres heures enroulé dans son drap et que le repos lui était interdit, ce qui n’avait que peu l’air de le déranger, il se jeta sous l’eau froide de sa douche, rinça son corps et le couvrit d’une large tenue à la couleur identique, d’un noir de jais. Après avoir enfilé un haori blanc marqué d’un requin sur un lit aqueux tumultueux, son emblème jusqu’alors, il s’aventura dans les rues peu peuplées de son village sans vraiment avoir de but. Il savait après tout où il allait finir ; au comptoir d’un quelconque troquet à enchaîner les verres jusqu’à plus soif, à défaut de pouvoir se murger correctement ; chose dont il était incapable tant sa résistance aux divers alcools s’était développé au cours du temps. À y réfléchir, dans ces situations, cela devenait frustrant.

Alors qu’il marchait, une troupe de malfrats cabossés le bouscula, l’un d’eux s’éraflant même sur Samehada qui gronda, comme s’il l’avait dérangé pendant une tâche intéressante. Son chakra était dégoûtant et elle serait bien partie à sa poursuite pour le punir de l’affront si elle n’avait pas été attachée dans le dos du Torrent et consciente de sa réaction après tel acte. Hanzô se retourna pour les contempler détaler, se demandant bien d’où ils venaient ainsi. Au loin, une enseigne pourvue d’une épée brisée attira son œil hagard ; c’était un vieux bistrot qu’il avait côtoyé à la création du village et qui avait perdu de sa superbe, visiblement.

Bientôt il pénétra à l’intérieur de celui-ci, qui semblait avoir abrité un peu de remue-ménage. Le patron sembla content d’avoir quelqu’un d’autre à servir mais toute l’attention du Squale fut retenue par sa consœur récemment rencontrée, Kageya Yuri, qui se tenait là. Tandis qu’il passait le balai, Hanzô s’approcha avec tout le naturel du monde et tira une chaise sur laquelle il se posa à califourchon, ses coudes sur le dossier, curieux de savoir pourquoi elle arborait tel sourire anthropophage, bien que la raison lui semblait évidente.

« Konbanwa Yuri-chan. Content de te voir ici, faut croire que je ne suis pas le seul des Sept qui passe des nuits étranges. C’était ton œuvre, les faces tuméfiées qui couraient comme des dératés ? »

Il lui rendit ce même sourire étrangement malsain, levant le doigt vers l’homme pour commander une choppe lui aussi, espérant sa soif épanchée sans grandes illusions, curieux de la suite des évènements. Après tout, le Torrent avait toujours eu un intérêt tout particulier pour les femmes qui savaient se battre et elle ne faisait pas exception, en plus d’être dôtée comme lui d’une Légendaire aux dons spectaculaires.


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Dim 8 Oct 2017 - 5:49
L’excitation que lui provoquait l’action à venir occupait les pensées de la jeune femme lorsqu’elle aperçut un visage familier pénétrer au sein de la taverne. En effet, le dernier membre en règle des Sept venait de faire son entré et, de ce que pouvoir voir la jeune femme, ce dernier semblait victime du même fléau qu’elle-même. Malgré tout, lorsqu’il vint prendre place face à elle, Yuri ne put que remarquer les habitudes guerrières de ce dernier. Que ce soit dans la prestance qu’il dégageait ou bien encore dans les différentes postures qu’il arborait, tout chez celui-ci clamait haut et fort son passé de batailles et de bains de sang. Puis les lèvres d’Hanzo s’étirèrent dans un rictus légèrement cruel au sein duquel la jeune femme eut l’impression de lire une certaine excitation avant que celui-ci ne prenne la parole. Malgré le fait que ses mots laissaient penser à un questionnement, Yuri y perçut une certitude qui lui fit comprendre que l’homme ne faisait que citer un fait et le regard qu’il lui lança ensuite donna l’impression à la jeune femme qu’il approuvait ses gestes et ce même s’il n’en connaissait pas la raison première.
 
« Peut-être bien. » La jeune femme marqua une courte pause tout en plongeant son regard dans celui de son interlocuteur tout en esquissant un sourire entendu. « J’ai l’habitude de ce type de brigands, ils vont probablement revenir d’ici une ou deux heures avec des renforts pour ‘Me le faire payer’. » Elle fit un mouvement de la tête en direction du tavernier qui apportait une énorme pinte de bière. « Alors ça nous laisse pas mal de temps pour parler ou simplement boire de ce truc immonde avant d’aller casser quelques dents de plus. »
 
Le tavernier était enfin arrivé à la table et y déposait le breuvage du maître de Samehada tout en lui signalant d’un signe de main qu’il s’agissait d’un cadeau de la maison avant de reprendre la direction de son bar, attendant avec impatience un autre client tout en lavant machinalement ses pintes avec un vieux chiffon à l’apparence douteuse.
 
« Ah oui, j’ai oublié de dire que le gentilhomme que voici nous offre à nous, les Sabreur, à boire gratuitement ! » La jeune femme accompagna sa déclaration d’une bonne gorgée du liquide immonde tout en réprimant la grimace que lui procura cette action. « En même temps je ne pense pas vider ses réserves. » Redéposant sa pinte sur la table, la jeune femme repoussa son chapeau de paille afin de découvrir entièrement son visage et replongea du même coup son regard dans celui de son confrère. « Mais dis-moi, qu’est-ce qui t’amène en cet endroit des plus fréquentables et surtout, à cette heure du … matin? »

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Lun 9 Oct 2017 - 2:17

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Assis sur sa chaise avec la pose d’un homme qui n’avait que peu à faire du regard des autres, bien que lesdits autres n’étaient pas nombreux, il semblait farouche bien qu’exhalant d’un grand calme. Son large chapeau de paille lui donnait un air mystérieux bien qu’intangible, comme la brume qu’elle maniait. Elle avait une apparence presque aguicheuse et pourtant Hanzô ne la trouvait pas vulgaire ; elle était ce qu’elle était. Une sabreuse qui avait à apprendre, au large potentiel toutefois.

Son hypothétique réponse valait un oui, son acharnement à déboîter ces malfrats se transfigurant en bleus et autres coupures et hématomes. « Soit, qu’ils viennent. Ma soirée mérite d’être un peu plus animée et Samehada a soif, elle aussi. » Il suivit son regard jusqu’à arriver sur l’homme qui tenait l’endroit, bien moins joli à regarder au demeurant. C’était un petit bonhomme rondouillard qui paraissait presque le cliché du pilier de bar sauf qu’ici, il était réellement l’hôte et non le débiteur. Visiblement à sa tenue et son établissement, les affaires étaient peu florissantes. « Tant mieux, rien de tel qu’un peu d’alcool avant de dérouiller quelques idiots. En espérant qu’un ou deux sortent du lot et offrent un combat digne de ce nom. » Il aimait se battre, mais écraser des cloportes n’était pas vraiment compter comme affrontement à ses yeux. Peut-être qu’autre chose que du menu fretin se présenterait.

Le cadeau posé devant lui il s’empressa de le boire, en vidant un bon quart d’une traite. C’était peu ragoûtant mais c’était frais et gratuit et il avait expérimenté bien pire que cela. Le Torrent n’était pas homme à se plaindre et il garda les yeux braqués sur les petites vaguelettes crées par le récipient en le posant, avant de reprendre le contact visuel avec la brune ornée du couvre-chef large.

« Pas étonnant vu le goût, il devrait songer à changer ses fournisseurs plutôt qu’offrir ce genre de faveurs. Mais c’est toujours bon à prendre. » Il haussa les épaules, un demi-rictus ornant son pâle faciès tandis qu’il suivait la sabreuse dans l’exercice facile de la boisson, buvant plus encore que la dernière lampée, n’affichant aucun signe de la piètre qualité du breuvage.

Une fois son visage découvert, dont les traits fins et symétriques étaient tout à fait charmants, il la toisa jusqu’à la taille puis remonta pour fixer les miroirs de son âme, curieux et avisé de qui il avait en face de lui. « Je suis de nature insomniaque et il n’est pas rare de me voir déambuler dans les rues si tardivement. Et même dans ce genre de troquet. » Il évita de dire les raisons explicites qui ôtaient ses nuits de sommeil, laissant à son imagination le soin de remplir les trous laissés. « Je te retourne la question, Brumeuse. Ces fameux démons ? »


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Lun 9 Oct 2017 - 14:53
Ainsi le fameux possesseur de Samehada était insomniaque tout comme elle. Toutefois, la jeune femme avait ce pressentiment qu'il ne s'agissait pas des mêmes raisons qui les poussaient, tous deux, à rester éveillé tout au long de la nuit et le cours silence qui suivit avant qu'il ne lui retourne sa propre question lui confirma son intuition. Chacun possédait ses propres démons liés à son passé et l'homme avait bien vu juste, il s'agissait bel et bien de ses démons qui l'empêchaient de dormir et surtout, c'était bel et bien eux qui l'avaient poussé, quelques minutes auparavant, à laisser s'enfuir ses assaillants dans le simple but qu'ils reviennent avec quelques renforts qui lui offriraient un peu plus de défis que les précédents.
 
Puis le regard de la jeune femme se posa sur son sabre qui lui avait donné une place au sein des Sept et les promesses qu'elle avait le matin même aux autres membres de celle-ci lui revinrent en mémoire. Elle, ancienne tueuse professionnelle, avait rejoint une autre confrérie et ce malgré le fait que celle qui l'avait recueillie lors de son enfance tentait désormais de la tuer et l'empêchait, inévitablement, de dormir.
 
« Brumeuse ... Je ne m'habituerai jamais à ce surnom je crois bien ... » Les mots avaient été murmurés et tandis que ses yeux remontaient se replonger dans ceux de son interlocuteur, la jeune femme attrapa une nouvelle gorgée d'alcool. « Pour tout dire, depuis notre retour de Shîto, l'illusion de sécurité que me procurait le village et me permettait de fermer les yeux et de dormir un peu a voler en éclat. » Le visage de la jeune femme exprimait un certain désespoir qu'elle s'empressa de couvrir avec l'ingurgitation d'une bonne rasade d'alcool avant de poursuivre, s'efforçant de garder une expression plus ou moins neutre. « Trois villages shinobis devant être les puissances de ce monde furent vaincus par une seule organisation... Avant je me sentais intouchable au sein du village, j'étais persuadée que les assassins qui me poursuivent ne parviendraient jamais à m'atteindre au cœur même du village. Pourtant, depuis mon retour, je n'ai pas réussi à dormir plus de quelques heures consécutives avant que mon instinct me cri de me réveiller comme si l'un de mes démons se tenait directement au-dessus de moi, une lame appuyée sur ma gorge... » La jeune femme releva ses mains et les regarda un petit moment, détaillant les quelques rougeurs qui ornaient ses jointures et les multiples cicatrices qu'elles arboraient. « Et quand ce n'est pas cette sensation qui me réveille, c'est le visage de ceux qui sont mort sous ma lame qui me tient réveillée. »
 
Afin d'appuyer ses dires la jeune femme avait sorti l'un des poignards qu'elle avait longtemps affectionné et qui, désormais, ne lui servait plus que de rappels pour son passé de tueuse. Un rappel de ce qu'elle avait fui et des raisons qui l'avait poussée à rejoindre les rangs du village. Longue d'une vingtaine de centimètres, l'arme aux manches en bois de rosier n'avait pas de réels traits distinctifs outre le symbole de la confrérie qu'elle avait quitté qui ornait le manche de celle-ci.
 
« Cette lame et le tatouage qui orne ma nuque sont les seules marques de mon passé que je possède encore. Je n'ai toujours pas été capable de m'en débarrasser et pourtant elle ne me sert plus depuis que Misuto m'a choisi. » La jeune femme replongea le poignard dans le creux de ses vêtements avant d'accompagner le tout d'une ultime gorgé d'alcool qui vida son pichet et tandis qu'elle adressait un signe au tavernier pour un remplissage, ses yeux se tournèrent vers l'homme qui se tenait face à elle et dont, finalement, elle ne connaissait pas grand-chose. « Mais suffisamment parlé de mes démons et je ne forcerai jamais personne à parler des siens s'il ne le désire pas. Alors parlons de l'avenir, outre briser les mâchoires de quelques brigands, est-ce que le Squale possède d'autres plans à court et ... Long terme? »
 
Sur ces mots la jeune femme  balaya du regard son interlocuteur, analysant chaque parcelle de son corps, essayant de percevoir quelques détails que ce soit qui lui aurait échappé au préalable. Pourtant, elle ne voyait qu'un homme qui devait avoir tout juste la trentaine et dont le corps musculeux et la posture rappelait un passif guerrier et l'aura de mystère qui entourait celui-ci ne s'estompait pas et tandis que le regard de la jeune femme revenait se plonger dans celui plus sombre de l'homme, un désir naquit au fond de son être, découvrir quels mystères cet homme, sous ses airs de vétérans, cachaient.

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Lun 9 Oct 2017 - 16:52

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




À la faveur de l’heure tardive, les paroles fusaient autant que la bière qui s’écoulait plus ou moins lentement dans leurs gosiers avides. Les différences entre eux étaient nombreuses mais ici s’érigeait un point commun ; les deux Sabreurs avaient un penchant pour les spiritueux, aussi ils en profitaient dans ce lieu en leur honneur.

« Et pourtant, il sied parfaitement à la manieuse de Misuto. » Il jeta un rapide regard à la poignée du katana légendaire de la demoiselle, dénué pourtant d’envie. Il y avait eu dans l’histoire des épéistes avides de les avoir toutes, mais Hanzô n’avait d’yeux que pour l’Écailleuse et elle lui suffisait, même si les maîtriser toutes avait son attrait. Peut-être un jour ? Pour l’instant, se contenter de ce qu’il avait ne lui semblait pas une mauvaise idée.

« Je ne veux pas paraître condescendant mais dans l’époque où nous vivons, bien loin sont les sensations d’impunités. Tu devrais trouver un autre moyen de combler tes peurs pour trouver le sommeil car ça n’ira que de mal en pis, dans ce contexte. » Lui-même s’abreuva d’un quart de son récipient puis s’essuya les lèvres d’un bout de sa manche, avant de reprendre. « Cette organisation avait tout planifié, on ne peut vaincre les shinobis dans leur entièreté sans quelque chose de savamment orchestré. Nous avons perdu des hommes et des femmes mais nous avons gagné un savoir que nous n’aurions jamais dû oublier ; rien n’est acquis, le danger peut venir de partout. Trop occupés avec les problèmes internes, nous en avons oublié le Pays du Feu et ses guerres intestines.» Il utilisait un pronom qui l’englobait, mais son erreur à lui avait été de pérégriner pendant que Kirigakure avait besoin de lui, point qu’il avait soulevé à la réunion.

« Ces mains ont donnés la mort, mais elles sont aussi capable de rendre la justice et même de te défendre. Et si tu étais capable de tout toute seule, à quoi servirait notre groupuscule ? » Armé d’un sourire rassurant, il explicitait le fait qu’à ses côtés, aucun homme ne pourrait l’atteindre, que la sécurité, il l’incarnait dans ses facettes les plus sauvages. Qu’il était le Cerbère de son Enfer et que la Kageya bien que possiblement en danger, ne risquait pas le trépas tant qu’elle restait dans les parages.

Jaugeant le poignard orné d’un logo, l’océan calme de ses pupilles vint à scruter les détails avant de retourner observer son visage qui était agréable à contempler, bien que mut de sentiments qu’il n’aimait pas lire sur les traits de ses proches et confrères. Elle était après cette réunion sous sa protection, c’est comme cela qu’il avait jugé la situation.

« Il te n’a pas choisi par hasard, garde bien ça à l’esprit. Et après tout, les souvenirs ne sont pas néfastes, ton passé fait de toi qui tu es, même si tu as changé depuis. » Cela valait pour lui aussi, bête sanguinaire en cage pour le plaisir des spectateurs, possesseur délesté de Samehada pour au final, devenir ce Jônin charismatique et flegmatique.

Il tendit aussi son récipient vide pour un plein, captant ses yeux au passage. « Oh, tu n’as pas besoin de me forcer. Disons juste qu’il n’y a rien à savoir de très intéressant. Je suis un homme comme les autres, avec ses problèmes et ses erreurs. Faillible. Pour ce qui est de ce qui vient à nous et de mes projets, je pense qu’aider Sôsuke à unir Kirigakure est essentiel. Progresser pour être prêt à faire de notre nation la première de toutes aussi. Sur le long terme, c’est assez flou… » Il se perdit pas moins d’une trentaine de seconde dans ses pensées, ses mirettes dans celles de Yuri mais regardant un passé qui chatouillait ses convictions. Allait-il la revoir un jour ? Serait-il digne de la Cave du Dragon ? Il fut extirpé de sa torpeur à la venue de leur seconde commande et attaqua directement cette dernière, trempant ses lèvres dans le breuvage frais.


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Mar 10 Oct 2017 - 4:53
L’homme qui lui faisait face possédait cette aura que seule une poignée possède. Une aura qui la poussait à ressentir, pour la première fois depuis longtemps, un certain sentiment de sécurité et ce sentiment procurait à la jeune femme une certaine euphorie. Puis, alors qu’il terminait de répondre aux questions que Yuri lui avait posées, un long silence s’installa entre les deux protagonistes et, étrangement, celui-ci n’avait rien d’inconfortable. Au contraire, celui-ci avait quelques choses de réconfortant, d’apaisant et, lorsqu’enfin le tavernier vint porter une nouvelle tournée d’alcool, la jeune femme ne put s’empêcher de sursauter légèrement et s’empressa de prendre une gorgée afin de camoufler la rougeur qui empourprait désormais ses pommettes.
 
« Unir le village de la brume … » Le regard de la jeune femme se reporta doucement sur sa lame tandis que ses pensées vagabondaient vers les événements qui l’avaient poussée à se réfugier au sein du village. « J’ai longuement cherché un but à ma vie. Alors que je n’étais qu’une gamine abandonnée dans les rues de l’un des pires trous à rat du pays de l’eau, je continuais à penser que ma vie avait un autre but que de survivre. Pourtant, avec le recul, je remarque bien qu’encore aujourd’hui c’est cet unique but que je poursuis. Encore aujourd’hui mon instinct me crie de m’enfuir et pourtant, je suis encore ici. Pour la première fois depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, je n’écoute plus aveuglement mon instinct… »
 
La jeune femme reprit une gorgée d’alcool tout en se replongeant dans ses pensées. Venait-elle de se trouver un but, un objectif, voire même une raison de vivre? Cette perspective effrayait quelque peu la jeune femme et pourtant, elle n’arrivait pas à penser à autre chose qu’au fait qu’elle désirait aider dans cette entreprise que serait qu’unir le village de la brume. Que ce soit en agissant de jour ou bien, comme elle en avait plutôt l’habitude, en agissant dans l’ombre, offrant un soutien indéfectible à d’autres qui, contrairement à elle, possédait les compétences nécessaires pour être un visage public.
 
« Unir Kirigakure … Voilà un but que je pourrais chérir … » Ressentant désormais les effets de l’alcool, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’arborer un sourire idiot tandis qu’elle replongeait son regard dans celui de son interlocuteur. « Au vu des querelles intestines qui ont éclaté suite au passage de Benten au pouvoir, je n’ose qu’à peine imagine l’ampleur du travail que Sosuke devra accomplir et peut-être est-ce l’alcool qui inhibe mon jugement, mais je désire réellement l’aider à accomplir ce but. » S’enfilant une autre rasade du liquide aride, la jeune femme prit une courte pause avant de continuer, en profitant pour peser les prochains mots qu’elle allait prononcer. « Heureusement il est possible d’aider ce but sans faire de politique et, au vu du mouvement que je peux apercevoir à l’extérieur de la taverne, l’une de ses possibilités nous attend dès que nous sortirons de cette taverne. » Buvant une énième gorgée d’alcool, la jeune femme se fendit d'un sourire avant de replonger un regard qui se voulait jouer dans celui de son confrère. « Je sais ce genre de bandit plutôt tenace alors que dirais-tu de les faire patienter et t’enivrer encore un peu à mes côtés avant de s’en occuper? »

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Mar 10 Oct 2017 - 19:41

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Sa peau teintée de la sorte donnait à la sabreuse et son faciès un attrait encore plus prononcé et il ne put retenir un petit sourire camouflé derrière le bord de sa choppe qu’il vidait assez rapidement mais consciencieusement. Son regard lui, observait toujours la demoiselle au chapeau de paille qui ne manquait pas de le surprendre par sa prose réfléchie, et elle ne s’arrêta pas là.

Elle continua et la réponse qu’elle fournit fut tout à fait au goût d’un loup de mer comme Hanzô qui approuva d’un hochement de tête ses premiers propos. L’instinct, quelque chose, qu’encore une fois, ils partageaient. Le sien était féroce, lui commandait, contaminé par les volontés de Samehada, de déchirer et de détruire, là où celui de Yuri venait à différer pour lui intimer de se protéger elle-même des possibles problèmes et dangers.

« Une chose est de l’écouter, l’autre de lui obéir. Tu es là, alors au moment où ton vrai but, celui qui t’aidera à dormir, alimentera tes rêves et te permettra de vivre aussi normalement qu’il l’est possible pour les gens comme nous se révélera ; tu sauras qu’il est temps pour toi. » Temps pour quoi ? À elle de décider, si pousser Kirigakure no Satô était une finalité, alors soit, cela serait ça. Ou autre chose. Hanzô ne pouvait décider pour elle ; il avait beau être l’écoute et pédagogue, c’était son propre fardeau.

Elle avait l’air d’assimiler ses palabres avec brio et il n’en demandait pas plus, s’hydratant encore jusqu’à vider ou presque le pot offert par le tenancier, lui laissant tout loisir de mâcher l’os donné, d’en tirer ses conclusions. « C’est un but noble. Et je suis sûr que le Nidaime saura saisir toute main tendue, dont la tienne. » Il lui rendit son sourire le temps de quelques secondes, faisant glisser du revers de sa main sa chopine vers le bord de la table pour signifier qu’il en voulait encore. En espérant que celui qui leur avait offert le débit illimité avait des bonnes réserves avec un trou noir tel qu’Hanzô.

« Je ne suis pas féru de politique non plus. Effectivement savourons un verre, s’ils sont pressés ils n’auront qu’à rentrer. Je ne doute pas qu’ils seront bien reçus et je suis tout à fait disposé à profiter de ta compagnie encore un peu, Yuri-chan. » Son regard espiègle avait trouvé un partenaire de jeu tout à fait apte.

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« Inoffensif je fus, une offensive je tue ; une gencive de plus ♪ »
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Mar 10 Oct 2017 - 20:50
Les paroles du squale étaient bien plus sages que ce que son apparence de vieux guerrier aurait pu laisser présumé et si la jeune femme ne l'aurait pas vue agir au cours de la réunion des Sabreur le matin même, elle en aurait été impressionnée. Toutefois, celles-ci lui semblaient désormais tout à fait naturelles et étrangement, même si elle ne connaissait l'existence de cet homme que depuis cette même réunion, Yuri se prit à ressentir une certaine affection pour celui-ci. Tous deux possédaient leurs démons et, tandis que la jeune femme les fuyait, cet homme semblait les affronter de face, sa fidèle Samehada à la main.
 
Tandis que l'homme glissait du revers de la main sa chope vide afin de signaler au tavernier qu'il désirait de nouveau un remplissage, la jeune femme ne put s'empêcher de regarder le corps musculeux de celui-ci, cherchant à détailler les courbes que camouflait l'habit ample de son interlocuteur et, alors qu'il approuvait la proposition de la jeune femme d'attendre un peu avant d'aller briser quelques mâchoires, une espièglerie était perceptible au fond des pupilles bleutés de celui-ci et la jeune femme, poussée par l'alcool, ne put s'empêcher de sourire.
 
« Je dois t'avouer que j'éprouve une certaine hâte à voir ses muscles à l'œuvre, même s'il ne s'agit que de casser quelques mâchoires. » Ses pommettes déjà teintées de rouge par l'alcool s'empourprèrent un peu plus et la jeune femme s'empressa d'engloutir un peu plus d'alcool avant de se passer une main dans le visage avant d'aller perdre celle-ci dans sa chevelure. « Je doute toutefois que ce gentilhomme éprouve de la joie advenant le cas ou ... »
 
Avant que la jeune femme ne puisse terminer sa phrase, la porte de l'établissement vola en éclat et une douzaine d'hommes armés de matraque, de poignard ou bien encore de sabre envahir celui-ci et vint établir un demi-cercle autour des deux sabreurs tandis qu'un homme dont elle ne connaissait pas l'identité s'avançait, la jeune femme déposa sa main sur le pommeau de son arme, prête à dégainer cette dernière au moindre signe d'assaut tout en détaillant celui qui semblait être le chef de ceux qui l'avaient attaqué auparavant. Plutôt grand, celui-ci n'était habillé que d'un simple pantalon tenu par une vielle corde navale et d'une paire de sandales ayant déjà connu de meilleurs jours. Son torse maculé de cicatrice ainsi que ses jointures usées laissaient toutefois pensé qu'il avait l'habitude des combats de rue et qu'il préférait régler ses problèmes à coup de poing plutôt que par l'art subtil des mots.
 
« C'est elle chef, c'est elle qui nous a ... »
 
Un énorme rire vint couper la phrase de l'homme qui se cachait dans l'ombre de ses pairs et la jeune femme prit quelques instants avant de comprendre que celui-ci provenait de l'inconnu au torse nu.
 
« Vous vous êtes fait casser la gueule par une meuf ... » Éclatant d'un nouveau rire tonitruant, l'homme essuya quelques larmes qui s'étaient mise à couler avant de racler violemment sa gorge. « Jvais m'occuper de votre cas après qu'on ait laver l'affront que cette pute nous a ... » Avant que l'homme ne termine sa phrase, un pichet de bière à moitié pleins vint se fracasser contre son visage.
 
« Désolés d'interrompre votre magnifique monologue, mais nous avions une discussion intéressante ici alors si l'on pouvait abrégé que je puisse la reprendre le plus rapidement possible. »
 
Accompagnant le geste à la parole, la jeune femme c'était lever, une main posée sur le pommeau ouvragé de Misuto tandis que son regard fixait le visage de l'homme qui était maintenant rouge de colère en plus d'être couvert de multiples lacérations suite au projectile qu'il venait de recevoir. Essuyant le sang qui coulait dans son œil droit d'un geste amplis de rage, l'homme poussa un grognement de frustration avant d'avancer de quelques pas vers la jeune femme.
 
« Attrapez-moi cette petite pute les gars qu'on lui apprenne c'est quoi un vrai homme »

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Mer 11 Oct 2017 - 2:15

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Ses sens avaient été aiguisés pour le combat, mais ils l’étaient encore à une heure aussi tardive pour sentir le regard de Yuri le jauger et l’analyser. Il était vrai que par sa carrure immense, il y a avait de quoi regarder, chaque parcelle forgée par et pour la guerre, ne laissant que muscle et cicatrices. Il ne releva pas, bien que au courant et attrapa ce que lui tendait le grassouillet moustachu, s’empressant de porter la trouvaille à portée de bouche pour être dégustée. Dans le même temps, il écouta parler la sabreuse.

« En espérant que tu ne sois pas déçue alors. » Lui-même ne croyait pas en ses mots et se savait capable de prouesses martiales, surtout contre les pauvres chakras qui semblaient s’entasser dehors. Quand elle fut interrompue, si elle était attentive, les yeux du Kaguya étaient déjà braqués sur la porte.

Cette dernière explosa en morceaux de planches et échardes, et deux fois six hommes s’immiscèrent dans le repaire élu par les représentants de la Confrérie avec la ferme intention de nuire, la tension étant palpable. Le responsable des lieux s’étaient bien vite caché derrière son comptoir, comprenant qu’il avait à faire à une bataille et que les sommer de faire ça dehors ne mènerait à rien. Hanzô, lui, sirotait toujours sa pinte sans la détacher de ses lèvres, faisant voguer son regard de l’un à l’autre. Ils s’étaient positionnés, comme pour les empêcher de fuir, ce qui décrocha, toujours derrière son récipient, un sourire carnassier à la Bête Bâtarde.

Un abruti torse nu semblait tenir la capitainerie de cette bande de marsouins assoiffés de revanche et il lui adressa un regard du coin de l’œil, scrutant ensuite les flots impétueux de sa boisson qu’il se décida à finir d’une traite. Ils semblaient se moquer du fait qu’une femme ait pu mettre à mal plusieurs des hommes, le chef se montrant même vulgaire au point de recourir à des insultes dégradantes qui ne furent pas gratuites. Le conteneur de Yuri venait de se déverser et d’heurter le faciès déjà peu plaisant, faisant couler le premier sang. Le Torrent lui n’exhalait rien de dangereux et seul sa stature trahissait qui et ce qu’il pouvait faire.

La Kageya debout et le plus gros des pourceaux s’approchant d’eux, ils venaient pour elle mais déjà certains le regardait. Quand l’un d’eux se mit à charger la demoiselle, une chaise vint s’écraser contre ses membres inférieurs et éclata sous le choc. Le temps qu’ils mirent à lâcher le projectile des yeux, Hanzô était déjà debout, ayant pourtant laissé Samehada contre la table dans son étui. Elle était mécontente mais il n’en avait pas besoin. Du moins pas tout de suite.

D’un pas chassé, il esquiva une matraque et frappa une mâchoire de la paume, la faisant claquer dans une sonorité glauque, un bout de langue tombant de la bouche accompagné d’un filet de sang. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, sa main se changea en poing et il vint l’écraser contre le visage de l’un des plus petits d’entre eux, écrasant son nez en tire-bouchon dans son faciès. Il encaissa à ce moment-là un coup de poignard visant ses yeux et d’un mouvement, c’est le masque osseux qui couvrait son visage qui encaissa, la lame crissant sur l’os. Détournant instantanément son attention sur lui, la dernière chose que l’homme put voir fut le sourire sanguinaire du Kaguya sans Kekkei Genkai. Son index et son majeur s’enfoncèrent dans ses yeux et de sa main, il attrapa sa lame pour frapper quatre fois en une seconde son abdomen, le laissant entrailles à l’air.

L’un d’eux posa sa main sur son épaule et d’une rotation pour se défaire de lui, Hanzô se dégagea, laissant sa veste dans la main de l’agresseur. Profitant de sa main occupée, celui qui aurait pu les annihiler bien plus facilement avec Samehada ou le Ninjutsu s’amusait visiblement, malgré le coup de matraque qui venait d’heurter son pectoral droit. Il n’avait pas sourcillé, attrapant deux appuis sur le bras détenteur de l’arme pour le fracturer d’un coup de genou. Déjà, plusieurs reculaient mais ceux aux prises avec Yuri et le chef désigné semblait déterminé à faire payer la kunoïchi.

« Je n’ai pas vu de vrais hommes jusqu’à présent. Que des gorets discourtois qui craquent les uns après les autres comme le bois vermoulu. » Secrètement il espérait peut-être provoquer chez eux un plus d’animosité, histoire qu’il ait à encaisser et à révéler un peu plus de son art.

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Mer 11 Oct 2017 - 14:07
Alors que la jeune femme s'apprêtait à recevoir l'un de ses assaillants qui la chargeait, une chaise vint le cueillir au niveau des membres inférieurs et, du coin de l'oeil, Yuri aperçut le Squale débuté sa danse mortelle. Acte qu'elle aurait bien aimé avoir le luxe de regarder, mais la jeune femme avait, elle aussi, sa propre danse à exécuter et, tandis qu'un trio d'homme fonçait vers elle, Yuri se trouva rapidement assaillit sous les coups de ces derniers.
 
Bloquant et esquivant, la jeune femme fortement intoxiqué par l'alcool avait de la difficulté à trouver une ouverte au travers de cette tempête pourtant, elle ne désirait pas forcément les tuer. Toutefois, lorsque son regard tomba sur le Squale éviscérant d'une suite de mouvements rapides un homme, la jeune femme comprit qu'elle n'allait pas avoir le choix que de faire couler le sang, ne serait-ce qu'un peu. C'est donc avec cette réalité en tête que la jeune femme évita un énième coup de poignard et exécuta un roulé boulé, profitant du mouvement de rotation pour dénuder sa lame qui, ne semblant attendre que cela, ce mit à émettre une brume opaque qui recouvrit rapidement la zone entourant Yuri qui en profita pour frapper d'un coup sec à la gorge de son assaillant le plus près qui, après un craquement étrangement satisfaisant, s'écrasa au sol. Puis, ne prenant pas le temps de réfléchir à son prochain geste, la kunoïchi fit exécuter un mouvement circulaire à Misuto, teintant sa lame immaculée d'un liquide rougeâtre tandis qu'un deuxième assaillant s'effondrait, sa tête séparée de son corps.
 
Avant d'avoir le temps de reprendre son souffle, un coup de matraque atteignit la jeune femme dans le bas du dos, lui retirant un grognement sourd tandis qu'elle exécutait une rotation sur elle-même et envoyait Misuto vers l'avant dans une pointe qui trouva la gorge d'un assaillant et, tandis que l'artère sectionnée de celui-ci expulsait son liquide vital sur le corps de la jeune femme, recouvrant cette dernière de celui-ci, une seule pensée lui venait à l'esprit, elle avait surestimé sa capacité à tenir l'alcool et, alors qu'habituellement elle se serait contenté de casser quelques nez et autres membres; la jeune femme se retrouvait dans l'obligation de faire couler le sang et quoi que grisant sur le coup, elle savait qu'elle allait regretter ses gestes par la suite.
 
Ce fut donc poussée par une certaine rage que la jeune femme entama une danse mortelle au travers de sa brume, tranchant et bougeant dans des mouvements si longuement pratiqués que même la quantité astronomique d'alcool ingurgité par la jeune femme n'arrivait pas à en réduire l'efficacité. Puis, après ce qui lui paraît une éternité, il ne restait plus que trois combattants et la jeune femme laissa Misuto disperser la brume qui l'avait entourée jusqu'alors, révélant l'ampleur du massacre qui venait de se dérouler au sein de la taverne. De la douzaine d'assaillant il ne restait plus que leur chef qui regardait, bouche bée, ce qui avait été sa bande et qui désormais n'était qu'un amas d'os brisés ou bien un tas de chairs inerte. Un peu moins de la moitié d'entre eux avait visiblement été tuée par le sabre de la sabreuse tandis que les autres gisaient au sol, tués ou immobilisés par des blessures diverses allant de l'éventrement pur et  simple à la classique mâchoire brisée.
 
Les deux compatriotes se tenaient aux dessus des corps de ceux qui avaient cru bon s'en prendre aux membres des Sept, tous deux maculés du sang de leurs victimes faisaient désormais face au dernier d'entre eux dont les traits étaient déformés par la colère tandis que son regard balayait, encore une fois, l'ensemble de l'auberge. Profitant de l'immobilité de celui-ci, la jeune femme se pencha et agrippa un bout de vêtement dont elle se servit pour essuyer le sang qui maculait sa lame avant de rengainer celle-ci et de faire face à l'homme qui avait, visiblement, perpétré l'assaut. Puis, elle se tourna vers son compagnon et lui lança un sourire complice avant de faire un pas vers l'arrière, libérant l'espace séparant les deux hommes.
 
« A toi l'honneur, Squale. »

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Mer 11 Oct 2017 - 18:13

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Le barman et tenancier toujours caché, il n’en revenait sûrement pas. Son cadeau se révélait empoisonné et son établissement avait perdu du peu de superbe dont il disposait. Elle sembla s’en sortir correctement dans cette troublante altercation tandis que de son côté il était venu à bout sans grandes difficultés de sa propre petite troupe de singes armés. Elle eut la charmante attention de lui laisser le gros du repas, en la personne de l’homme un peu plus petit que lui qui appelait les coups de ses compatriotes plus tôt il avança face à lui sans rien dire, profitant de l’espace offert par la Brumeuse. Un pas en arrière pour deux en avant de Hanzô qui se trouvait à portée de la frappe sauvage du chef qui n’en fit rien. Sourire moqueur aux lèvres, il le jaugeait, analysait chaque parcelle de sa peau tatouée par endroit.

À sa ceinture il disposait d’un long poignard mais visiblement la fin de cette rixe se ferait aux poings, ce qui lui convenait. Dans le fond de la salle, Samehada semblait agitée par tout ce sang mais vu le maigre repas elle ne jugea pas bon de se mêler de l’affrontement, préférant ramper doucement vers un des quidams qui essayait de se relever, plantant ses épines dans son dos en se superposant sur lui. Doucement, comme un moustique, elle suçotait sa réserve de chakra sous ses râles, contente d’elle aussi avoir quelque chose à boire.

Toujours le silence entre les deux hommes. Il ne semblait pas effrayé. Courage, inconscience ? Il ne pouvait dire. Ce dernier le somma de dégager du milieu, que l’embrouille créée résultait des actes de sa collègue mais il ne bougea pas d’un cil, faisant même craquer ses doigts. L’homme n’y échapperait pas, il venait de le comprendre alors il se mit en position. Une position au passage risible, laissant beaucoup d’entrées dans sa garde.

D’une droite qui se voulait contenue, il heurta sa joue et reçut le même traitement sur celle qui n’arborait aucun ossement, forçant un sourire teinté d’un peu de vermillon. Repoussant la main muée en marteau d’un mouvement de tête, le Squale s’abaissa au niveau des pectoraux adverses et fit glisser sa jambe sur le sol, esquivée de peu d’un saut peu félin. La proie en l’air, il tourna sur lui-même et le frappa de ses deux paumes au niveau du plexus, le repoussant d’un mètre. De nouveau droit, Hanzô était décidé à finir cela vite. Mais il fut surpris par la prise de vélocité de l’adversaire qui venait de charger, ses doigts comme des serres arrachant sa chemise noire et sa chair par endroit. Torse nu comme l’adversaire, son sang dégoulinant sur les cicatrices appartenant au passé, il glissa ses avant-bras entre les siens verticalement et écarta les griffes lacérant sa peau au passage, se projetant dans les airs dans le même temps. Les mains derrière son crâne, il vint porter son genou contre sa dentition qui éclata sous l’impulsion, quelques morceaux plantés dans le genou du titan cyan.

Basculant en arrière, l’articulation osseuse vint finir et écrabouiller la boîte crânienne de l’opposant contre le sol dans un bruit qui aurait pu faire déglutir le plus aguerri des shinobis. Se relevant, ne suant point, il cracha sur le faciès déformé et vint regarder Yuri, conscient du décor autour de lui.

« Je pense que ça dissuadera ces hommes de s’en prendre aux Sept. Si tant est qu’il y ait des survivants. » Armé d’un ricanement, il attrapa le manche de l’Écailleuse qui avait fini son repas et gonflé un tantinet, ne la délestant pas de son habit blanchâtre, et vint la poser contre le dossier d’une chaise sur laquelle il reposa son derrière. « Tu peux sortir de ton trou et nous servir, chef ? »



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A l'épée brisée, deux choses coulent a flot, le sang et l'alcool [ft. Hanzo]

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