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Contrepoints | Ft. Ueno


Ven 6 Oct 2017 - 17:59
Les jours passaient en se ressemblant, à l'hôpital de Kiri. Tout du moins pour quelqu’un du grade de Tsukiyomi, ce n'était pas un poste très excitant qu’elle occupait. Mais il est nécessaire, de même que l’argent pour survivre. Alors la jeune femme tentait d’en tirer parti malgré les souffrances dont elle pouvait être témoin chaque jour. Ce jour là, ne faisait pas exception et elle s’acquittait de son devoir avec application, quand bien même elle rêvait à un peu de temps libre hors du village. Rencontrer des gens, profiter comme elle le faisait dernièrement, pour la première fois depuis longtemps.

En ce début d'après-midi plus ensoleillé que de coutume, elle quittait ses fonctions avec le sentiment du travail bien fait, et songeait déjà à ce qu’elle allait bien pouvoir faire de son temps libre. S'entraîner, probablement, dans la soirée. La discipline Kaguya ne lui faisait jamais défaut, et elle y trouvait plus de plaisir dernièrement. Cela l'épuisait mais elle se couchait en se sentant accomplie dans son devoir et épanouie personnellement. Tout en se perdant dans ses projets, la lunaire souriait en rejoignant l'entrée de l'hôpital. Elle y croisait quelques têtes connues mais, fort heureusement, aucun de ses amis proches. Ce n'était jamais une bonne nouvelle que de croiser quelqu’un qu’on aime en un tel endroit. Cependant, si ce n'était pas une proche, Tsukiyomi remarqua une tête - ou plutôt une silhouette - connue, en la personne de Nakamura Ueno, une remarquable sabreuse qu’elle avait rencontrée officiellement quelques temps plus tôt. L’on aurait pu penser qu’il lui faudrait longtemps a la reconnaitre, mais la Kaguya avait une excellente mémoire des visages, des corps, elle reconnaissait facilement les gens. Physionomiste, en somme, quelque chose de bien utile.

Tsukiyomi était enjouée par la perspective de l'après-midi qui s'annonçait, mais elle voyait aussi là une opportunité d'approfondir le début de lien qu’elle avait avec la sabreuse. Il s’agissait tout au plus de politesse, mais si par son amabilité elle pouvait mettre son clan dans les bonnes grâce d’un autre, changer leur image, tout était bon à prendre. Elle était par ailleurs très intriguée par la jeune femme. C’est pourquoi elle s'approcha discrètement et l’aborda aussi poliment que possible.

“ Dame Ueno, je suis bien aise de vous revoir, cela fait longtemps que nous nous sommes vues. J'espère que les circonstances de votre présence ici ne sont pas accablantes.”

La lunaire se souvenait l’avoir vue il y a peu de temps, à l'Hôpital, lors d’une de ses gardes de soirée, mais elle n’avait eu le temps ou l’audace d’aller l’aborder. Ueno avait l’air occupée à cette occasion et, de son côté, Tsukiyomi avait également des responsabilités à gérer à l'hôpital. A l’aune de cette information, elle ajouta.

“ Il me semble vous avoir aperçue ici il y a peu. J'espère que tout va bien pour vous, et pour les vôtres ?” Ajouta-t-elle en souriant poliment, espérant sincèrement ne pas tomber mal. Toute politesse mise à part, elle n’aimait pas voir les gens dans la détresse face à l'éventualité de perdre un proche.
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Dim 8 Oct 2017 - 23:37

C'était seulement des semaines plus tard qu'ils me contactaient pour ça. Encore une lettre que j'avais machinalement laissé de côté, sans même me souvenir qu'elle était à revoir. C'était d'ailleurs sûrement l'objet du pourquoi ce matin j'avais reçu une nouvelle missive. Le secteur lié à la psychologie des shinobis me quémandait de venir passer un examen de routine suite aux durs événements passés à Shîto. C'était d'un ridicule. Je trouvais ce procédé tout bonnement inutile, nous étions des ninjas, et dans mon cas une kunoïchi. La mort était, semblerait-il, quotidienne lorsqu'il le fallait, et ce même si de nos jours le Nidaime Mizukage désirait l'éviter. Mais nous en étions pas moins des guerriers, prêts à tout pour notre village, pour notre pays, pour nos familles. Pour retourner auprès des nôtres. Et ce n'était assurément pas une défaite qui avait guerroyé et aurait raison des Kirijins.

Pourtant il me fallait bien me présenter à l'Hôpital Général. A l'instar du Grand Dojo, cet endroit devenait presque familier pour moi ces derniers jours. Je me souvenais encore que trop bien de ma dernière visite, singulière. Peut-être reverrai-je la matriarche du clan Kaguya que j'avais rencontrée, lui transmettre que sa requête avait belle et bien été transmise à l'ombre de la brume, qu'elle n'avait plus rien à craindre pour son clan. Sympathique petite vieille. Elle avait bien réussi à m'attendrir, ce qui n'était pas chose aisée lorsque l'on connaissait mon caractère du feu indomptable et dévastateur. Tant était dans le vrai lorsqu'il me voyait comme la sauvage flamme capable de s'amplifier de telle sorte à tout ronger de ses imprévisibles crocs.

J'étais calme ce jour là, alors que je patientais tranquillement dans le hall, plantée comme un balais, attendant mon tour pour aller saluer la secrétaire, ou même simplement lui adresser un regard pour qu'elle ne m'envoie encore dans les couloirs interminables qui érigeaient l'hospice. Un pas à peine passant l'arche de l'entrée et l'étrange impression, l'odeur nauséabonde et prenante, l'oppression au fond de la gorge, c'était désagréable. Je songeai aux révélations découvertes au deuxième sous-sol de cet édifice, et ce n'était pas pour me détendre. Le sang séché, la pourriture qui y vivait auparavant et la nouvelle qui germait dans les recoins de cette antre maléfique. Les documents aussi insoupçonnés qu'importants. Tout dans ce local m'avait fait frémir l'échine et cela recommençait. Alors, je fixai la porte menant aux escaliers, le patient devant moi étant entré, et sorti depuis bien longtemps déjà. J'étais immobile, une véritable statue de chair et d'os. Comment avaient-ils pu laisser tout ceci se passer, sans rien faire ou sans rien se douter. En aucun cas je les estimais responsables, que ce soit l'âgée Kaguya ou même le clan au complet, mais ne s'avérait-il pas une négligences de leur part que d'avoir laissé engendré tout ça, Shodaime ou pas, au sein de leur propre domaine. S'il n'était pas leur lieu de vie, le grand hôpital n'en demeurait pas moins leur symbole au cœur même du village caché de la brume.

Trop plongée dans les torrents de mes pensées, je ne sentis même pas la présence de la jeune femme, et lorsqu'elle m'interpella, je fis un bond pour me retourner, quelque peu surprise et les sourcils foncièrement sévère. Mais la surprise fut-elle que je les relâchai aussitôt pour un visage plus médusé. Cette femme, je la reconnus sans aucun mal. Kaguya Tsukiyomi. Le teint blafard, les yeux transperçant, ces maigres contours finement tracés, qu'ils en soient pour son visage ou pour son corps. Mes émeraudes firent un bref aller-retour sur elle, comme pour s'assurer qu'ils ne se trompaient pas, et me redressant, je la saluai d'un signe de la tête. « Kaguya Tsukiyomi. Ueno suffira, s'il te plaît, j'ai l'impression que tu me vieillis avec tant de manières. » Il fallait bien avouer que si le clan des manieurs d'os était très à cheval quant aux protocoles et marques de respect, ce n'était pas mon cas et il était hors de question de me cacher derrière une fausse et inutile image de noblesse. « Oui, je suis venue il y a quelques jours accomplir ma tâche de kunoïchi de Kiri, une routine sans grand intérêt. Mais non, rien de grave qui pourrait impliquer.. Hm.. Les miens. » Un petit mensonge qui serait sûrement pardonné, il n'était pas d'usage que je divulgue mes trouvailles tant que le chef de ce village ne m'en aurait pas donné l'ordre, pourtant il était indéniable que des questions me brûlaient les lèvres, et qui d'autre de mieux placée qu'une Kaguya pour me répondre. Après tout, elle tombait peut-être à pique. Réfléchissant un instant, prête à avouer la prime raison de ma présence ici, d'un sourire aimable, je changeai de plan. « J'allais m'en aller. » Déclarai-je simplement avant de reprendre presque sans lui laisser le temps de réagir. « Tu travailles ici, n'est-ce pas ? » Une interrogation visée bien que d'apparence anondine.

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Lun 9 Oct 2017 - 19:07
Lorsqu’elle se retourna, la jeune femme avait un air surpris, et même un peu contrit du point de vue de Tsukiyomi. Un instant elle se demanda si elle avait bien fait de se présenter de la sorte, alors même que la présence de l’autre kunoichi pouvait témoigner que le moment était mal choisi. Elle pouvait être ainsi maladroite parfois. Néanmoins, elle eut bien vite une réponse à ce doute qui planait dans son esprit, et en fut rassuree. Son expression se transforma et ses mots, polis et même plus chaleureux qu’elle l’aurait cru, la confortèrent dans l'idée que sa démarche était louable. Par ailleurs, ses premiers mots lui intimant de s’adresser à elle avec plus d’aisance et de familiarité la mirent tout de suite plus à l’aise. Elle n’y répondit par aucun son mais acquiesça poliment avec un sourire honnête. Cette discussion s’annoncait un peu plus égalitaire que la précédente, Tsukiyomi n’attendant a priori aucune faveur de la part de Ueno. Tout ce qu’elle souhaitait, au fond, c'était rattraper les méfaits de l’isolation dont elle avait été la victime de par les résolutions de son clan a son egard. En somme, sociabiliser, et garantir une image plus nette et positive de son clan et de sa position.

Les quelques mots qui suivirent terminèrent de rassurer la Kaguya sur la présence de Ueno en ces lieux. Il était toujours difficile de discuter de façon badine avec quelqu’un qui vient visiter un proche mourant ou reconnaître quelqu’un a la morgue, il fallait l’admettre.

“ J’en suis rassuree pour vous. “ Répondit-elle avec ce même sourire poli. Les risques étaient grands pour le peuple de Kiri, elle était bien placée pour savoir que tout pouvait mener à une visite impromptue à l'hôpital. Tsukiyomi voyait défiler toutes sortes de patients aux histoires parfois douteuses. La jeune femme ne se doutait évidemment de rien concernant les allées et venues de la sabreuse, et ne chercha pas à en savoir plus. Elle avait déjà bien assez à gérer avec son propre clan pour aller chercher à comprendre celui des autres. Pour autant, le sujet l’interessait grandement et elle était particulièrement intriguée par ses membres. Mais chaque chose en son temps, et celui ci n'était pas aux enquêtes ou aux questions déplacées.

La sabreuse évoque son éventuel depart mais ne laissa pas le temps a Tsukiyomi de la retenir qu’elle lui posa une question. La lunaire n’aurait su quoi dire pour la retenir, elle en fut donc soulagée d’une certaine façon. Elle aurait pu retourner à ses affaires, il était vrai, et aurait trouvé de quoi s’occuper les mains sans difficulté. Mais discuter avec une autre kunoichi du village, hors de son clan, était assez rare pour s’en réjouir. Peu importe le sujet de discussion, d’ailleurs.

“ Effectivement, je travaille ici depuis des années. C’est une de mes prérogatives en tant que Kaguya, et si je n’en fais pas ma spécialité, c’est pour moi un honneur d’apporter mon aide dans une structure aussi honorable que l'hôpital.” Dit-elle, enthousiaste. “ C’est très enrichissant, bien que difficile parfois. Mais c’est surtout nécessaire.”

Plus à l’aise, Tsukiyomi se montrait plus chaleureuse à présent. Elle qui avait l’habitude de frequenter les fils du clan Kaguya se réjouissait d’un échange un peu plus cordial et inspirant.

“ C’est surtout un devoir en tant que membre de mon clan. J’imagine que tu as aussi des obligations au Dojo. A chacun d’y trouver un épanouissement dans nos obligations.” Ajouta-t-elle comme pour encourager son interlocutrice à lui donner matiere a la decouvrir.

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Mer 11 Oct 2017 - 21:02

Si par son visage, les traits qui l'arboraient, elle m'avait semblé de prime abord solitaire et peu encline à la rencontre, aujourd'hui je devais me rendre à l'évidence qu'il ne fallait se fier aux apparences. Elle était chaleureuse, m'apparaissait même bienveillante, chose que je n'imaginais guère venant de membre Kaguya. Il y avait bien le Torrent qui aurait bien pu me prouver le contraire, mais c'était différent. Il n'en était pas vraiment un. A l'instar de ce que je voyais des Yuki, le clan des manieurs d'os était pour moi similaire. Imbus, dépourvus de compréhension, sanguin, et à cheval sur leur propre sang. Après tout, nous autres Sabreurs, avions pu être considérés comme des tares, des êtres sans aucune légitimité de porter le nom de clan. Aux yeux de bien des âmes nous n'étions que des étrangers avec une épée un peu spéciale, mais en aucun cas une famille. J'étais d'ailleurs peut-être la mieux placée pour démontrer le contraire de cette objection. Incapable de comprendre les liens du sang, je m'étais, après tout, retournée sur les liens du... Cœur ? Possiblement.

Mais cette Kaguya était différente. Elle était intéressée et compréhensive. Du moins c'était ce qu'elle m'avait semblé défendre autrefois et encore à ce jour. Autrement pourquoi se déplacer dans son travail pour venir faire causette avec une Sabreuse. Lorsqu'elle me vouvoya de nouveau, je soupirai, lui signifiant alors l'agacement faussé que cela provoquait. Je n'étais pas de sa noblesse. A mes yeux elle n'était qu'une kunoïchi d'à peu près mon âge. Une potentielle alliée. Une compagne d'arme. Une estimée guerrière avec qui il serait plausible d'en venir à combattre à ses côtés. Ni plus, ni moins, finalement que bien du monde dans les rues de Kirigakure no Sato. Alors je ne souhaitais pas qu'elle me traite avec égard supplémentaire pour X ou Y raison. Je n'étais pas son maître, je n'étais pas sa supérieure. Je n'étais que moi, Nakamura Ueno, à la lame légendaire et aiguisée, mais sans aucun prestige dans la nomination.

A défaut de lui avoir caché la vérité, elle ne sembla pas s'y intéresser davantage, et mon silence en disait long. Pour le bien de cette deuxième rencontre, et pour la prospérité de son clan, je ne voulais mettre à l'honneur mes récentes découvertes. Un peu de bonté de temps en temps ne faisait pas de mal. Pour ce coup-ci elle m'en inspirait, alors pourquoi la rejeter ? C'était si rare pour moi de vouloir simplement discuter, si ce n'était pas avec mes proches. Et contrairement à l'autre Kaguya qui avait bravé les portes du Grand Dojo pour me faire part de sa requête, cette Tsukiyomi instiguait un peu plus de sympathie.

Elle répondit à ma question sans que je n'ai besoin de batailler ou ruser. C'était bien là une large différence entre les deux femmes que nous étions. N'était-elle pas trop naïve cette jeune femme ? Mais si j'en comprenais bien, tous les Kaguya débouchaient à un poste au sein de l'Hôpital Général, chose intéressante. Son expression plus ouverte m'arracha un léger sourire maladroit. « Tu aurais voulu en faire ta spécialité ? Je veux parler du médical, sauver des vies. » Mais à l'affirmation qui avait suivi je lâchai un discret soupir tandis que j'eus une mine plus amusée et distraite, mes pupilles déviant au vers le bas, croisant alors mes bras qui se croisèrent. « Épanouissement dans nos obligations, c'est vrai. J'apprends à des apprentis le sens de la mort, de tuer ou d'être tué et tu... Tu évites cela. » J'eus un petit rire et un mouvement vif de la tête pour balayer cette idée. Plus franche, je revins observer les ambres de ses orbites en maintenant le rictus aux coins de mes lippes. « Enfin quelle importance. » En effet, quelle importance après tout, nous étions toutes deux des combattantes, destinées à mourir pour Kiri. Le principal n'était pas la destination mais bien le chemin parcouru malgré tout. « Tu es occupée ? J'aimerais te parler de quelque chose qui n'aurait pas lieu d'être ici. » Mes émeraudes insistèrent sur mon interlocutrice, je savais que les Kaguya était auparavant venus sans en informer leur famille, et malgré mes conditions, je ne tenais pas à ce que cette information fuite dans l'enceinte même de leur clan. Je ne voulais pas qu'elle ait des ennuis, autrement la manœuvre en perdrait toute légitimité.

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Jeu 12 Oct 2017 - 12:00
Extérieurement, la discussion des deux jeunes femmes pouvaient avoir l’air de badinage classique mais le sujet qu'abordait Ueno était bien plus important dans le développement personnel de Tsukiyomi qu’on aurait pu le croire. Car dans sa façon de dévier des traditions et mentalités Kaguya, la jeune femme avait aussi beaucoup questionne ses opportunités vis à vis de la médecine. Pendant un temps, elle y avait trouvé un moyen de ne pas se plier aux injonctions de chair à canon qui avaient coûté la vie de feu ses parents. Mais avec le temps, elle s'était rendu à l'évidence, cela ne lui correspondait pas non plus. C’aurait pu etre un echappatoire decent pourtant, mais elle etait definitivement le produit bâtard d’une double mentalité dont l’une n’avait aucune origine reconnue. Elle était faite pour le combat, plus que pour le soin. Elle était douée pour cela, elle se sentait entière dans ces situations, quand bien même son côté exigeant convenait à merveille à la pratique de la médecine. Le coeur y était, mais les habitudes ont la vie dure, tout simplement.

“ J’y ai songé mais, non. Ce n’est pas pour moi, et je me contente de connaissances médicinales classiques.” Énonça-t-elle simplement. Une réponse sobre pour une réflexion de plusieurs années. C’est que, ces dix dernières années, elle avait exploré nombre de stratégies pour faciliter son existence au sein du clan. Elle sourit a la remarque qui suivit. “J’ai bien peur d’avoir autant ma part de responsabilité que toi sur la question. ”
Tsukiyomi ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain enthousiasme dans cet échange. Loin d’elle l'idée de comparer son vécu à celui de la sabreuse mais elle appréciait simplement les points de rencontre de leurs existences. Dans une vie faite de faux semblants et de stratégie de survie, une authentique occasion de se comprendre avec une quasi-inconnue ressemblait presque à un partage a coeur ouvert. La lunaire sourit néanmoins à cette idée. La discussion était bien plus plaisante que la précédente qui les avait engagées quelques temps plus tôt, et la Kaguya s’en félicitait. Elle n’allait pas trop pousser non plus.

A la question de la sabreuse, Tsukiyomi répondit d’abord par un haussement de sourcils étonné. A la formulation, l’interrogation posait un ton totalement différent. La lunaire perdit toute la légèreté du badinage et son expression se fit plus sérieuse. Elles étaient des shinobis avant tout, leurs interet n’etaient pas a discuter de ragots et se limiter aux politesses. Son regard d’ambre se fit grave.

“ Je suis libre, tu veux sortir pour être plus tranquille ? Je te suis.” Répondit-elle, l’air grave. Par son regard planté dans celui de son interlocutrice, elle exprimait tout le sérieux dont elle était capable et la fiabilité qu’elle pourrait trouver en elle pour n’importe quel sujet d’importance. Le temps passait, mais ce qu’elle lui avait dit en partant du Dojo tenait toujours. Et Tsukiyomi tenait à honorer sa parole en ces périodes troubles. La lunaire observait le visage, le regard d’Ueno dans l’espoir d’y discerner une piste, quelque chose qui pourrait lui donner une idée même vague de ce dont il était question, Mais rien n’y faisait, si elle même était passée maîtresse dans le jeu des masques, celui de l'imperturbilité était de toute évidence une habitude chez la sabreuse. L'intensité de son regard d'émeraude ne trompait pas cependant. Le sujet était d’importance et le sort les avait bien réunies ce jour la. Restait à en faire quelque chose de bien.
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Mer 18 Oct 2017 - 19:48

Peut-être qu'autrui aurait pu s'inquiéter de ce face à face, ou peut-être aurait-il simplement été surpris que des sourires s'échappaient et que l'amabilité était de mise. L'adversité des clans, les dits fondateurs de Kirigakure no Satô, avait toujours été présente. Parfois mise à l'écart pour de plus louables projet, comme avaient pu l'être la grande Purge du pays de l'Eau, et dans le temps suivant la construction de la cité militaire. Des événements forts et lourds de sens, mais aussi en conséquences. Puisqu'à ce jour confinés entre nous, pouvant croiser nos amis et ennemis d'un jour, bien que tous pour le même honneur, nous n'avions jamais été aussi proches des conflits internes. N'était-ce d'ailleurs pas pour cela que le Kaguya aux durs traits et celle qui se trouvait devant moi étaient venus quémander audience auprès des miens ? Noble initiative mais à y réfléchir je me demandais si c'était une chose réellement faisable. La rébellion qui s'était déroulée sans le clan des manieurs d'os prouvait, dès la réunion secrète entre les participants, que la faille se trouvait en l'inexistante confiance entre les pairs.

J'espérais au fond de moi, quand je croisais les yeux de cette étrange jeune femme, et écoutais ses mots, que finalement il était encore possible de faire quelque chose. Du moins, elle en donnait l'idée, elle inspirait cette résolution. Cela ne faisait pas de moi une personne convaincue, loin de là, mais pour une fois, je m'interrogeais sur un échange positif et bénéfique venant tout aussi bien des Sabreurs que des Kaguya.

La remerciant d'un hochement de la tête quant à son acceptation de tête-à-tête, je me tournai et l'invitai dans le même temps d'une simple interprétation à me suivre. Je sortis de l'Hôpital Général. L'air était légèrement plus frais qu'auparavant, pourtant je ne vacillai pas. Aucun frisson, aucune marque ne signifiait un quelconque ressenti ou même appréhension physique de cette fraicheur. Seulement un long soupir, il ne fallait cette fois pas être trop brisante, ni trop conciliante, j'estimais que nous étions suffisamment apte à comprendre l'enjeu de cette discussion, à l'écart de l'officialité d'une réunion ou d'une demande comme elle avait pu le faire en suivant son confrère. « J'ai bien transmis aux Sabreurs la volonté que toi, et ton ami, aviez d'acter une trêve entre nos deux familles. » Je m'étais immobilisée dans la course à la discrétion dans un petit parc, sous un grand arbre dont les branches et les feuilles pleine de nuances verdoyantes retombaient juste au-dessus de nous. Un éclat qui se mélangeait à celui de mon regard, ce dernier toujours aussi franc et persant. Je repris en me retournant dans le but de lui faire face et de la regarder. « Je n'ai pas encore de réponse à te donner, malheureusement. Or je voulais savoir si tu avvais pu tenir ta parole. » Plus instigatrice cette fois, je cherchais des pupilles, un moyen de la cerner. Non pas qu'il y aurait une quelconque conséquence s'il s'avérait que sa réponse était négative, mais il était vrai que je refuserais toute abnégation si mon unique consigne n'avait pas été mise à l'ordre du jour. « Tu dois probablement savoir, comme tout Kiri, que suite au discours du Nidaime une réunion sera faite, avec comme assemblée nos deux clans, entre autre. Alors je voulais savoir s'il était possible que les rancoeurs de ta famille pourraient être une entrave au déroulement de celle-ci, ou si au contraire je peux avoir le coeur léger et qu'ils sont déjà au courant de cette même envie de paix que nous avons. » Je l'observais avec un peu plus de quiétude dans les prunelles. En effet, je ne voulais pas la menacer ou la mette au pied du mur, je voulais seulement m'assurer qu'en cas de sujet délicat, les buts communs seraient mis à l'honneur, plus que les vieilles rancunes. Nous devions avancer après tout. Pour nous, nos familles, et pour Kiri.

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Jeu 19 Oct 2017 - 13:25
Avec une certaine appréhension honnête mais beaucoup de sincérité dans la démarche, Tsukiyomi suivit Ueno hors de l'hôpital. Leur relation naissait après tout d’un sujet de la plus haute importance, et qui au grand dam de la lunaire de pouvait être traité au vu et au su de tous. Il fallait que quelqu’un s’en charge, et la jeune femme était reconnaissante à son tuteur d’avoir pris les choses en main, quand bien même ses méthodes n'étaient pas toujours les plus diplomates. Elle même aurait risqué sa vie à agir seule, au bout du compte. Si les tensions étaient palpables dans le village, y compris pour les Kaguya qui se complaisaient dans leur indifférence depuis quelques temps, Tsukiyomi voulait croire à ce changement et en être l’artisan. De toute évidence, elle avait trouvé une oreille attentive en la personne de la sabreuse et se félicitait d'être allée vers elle un peu plus tôt. Les badineries étaient une bonne chose, prouver sa valeur en tant que shinobi et membre de clan fondateur était encore mieux.

Il ne fallut pas bien longtemps pour trouver un endroit plus tranquille et propice à ce genre de discussion. Et a bien y regarder, le parc dans lequel Ueno l’emmena était bien plus apaisant que l'atmosphère parfois angoissante et morbide de l'Hôpital Général. En particulier pour qui y passe ses journées à sauver des vies, et accompagner des âmes en peine dans leur agonie. Si la Kaguya avait du recul - depuis le temps - vis à vis de ces choses là, elle s'était vue devenir spécialiste dans ce genre d’accompagnement, a son grand dam.

Lorsqu’elle commença par évoquer la transmission de leur demande, la lunaire se contenta d’acquiescer. Elle ne doutait pas qu’elle tiendrait parole, aussi n'était-elle pas surprise de l’apprendre. Cela lui faisait toutefois réfléchir au fonctionnement du clan des Sabreurs. Sa curiosite naturelle la poussait à se poser tout un tas de questions sur leurs méthodes. Ils étaient moins nombreux, aussi leur hiérarchie interne était sans doute bien différente de celle des Kaguya, ce qui l’interessait grandement. Mais l’heure n'était pas aux analyses de ce genre, car la question qui suivit la mit un peu mal à l’aise. Tsukiyomi n’avait pas vraiment de pouvoir au sein du clan, et elle n’avait aucune idée de ce que Nagu avait fait. Toutes les garanties qu’elle pouvait donner que le clan tiendrait sa parole tenait à sa connaissance de celui-ci, ses traditions, ses habitudes et, bien évidemment, la façon dont la jeune femme s’informait de tout ce qui s’y tramait à l’insu de ses dirigeants. Elle choisit néanmoins de jouer la carte de l'honnêteté, comme elle l’avait fait à leur première rencontre.

“ Comme tu t’en doutes depuis la dernière fois, je ne suis pas chef de clan, aussi ma garantie n’a peut être pas le même pouvoir que la tienne. En revanche je peux dire avec certitude que rien ne se trame chez les Kaguya.” Dit-elle d’un ton péremptoire. Les manigances n'étaient pas dans leurs méthodes et c'était bien ce qui lui coûtait, à elle. Les traditions avaient cela de bon qu’elles ne la faisaient pas mentir. Les propos qui suivirent établirent un fait qui affirmait ce qu’elle disait. Les Kaguya, dans ce contexte comme par le passé, ne viendraient pas chambouler les plans d'unité. Leur place ils l'affirmaient par des faits d’arme, pas par une rébellion symbolique. Ils ne déviaient pas.

“ Cette envie de paix au sein de Kiri, le clan la partage. Il n’irait pas mener une démarche comme celle de mon tuteur et moi-même, mais cela fait partie de nos prérogatives, ou il y a bien longtemps que les Kaguya auraient agi. On n’attend jamais longtemps pour savoir quand les Kaguya sont en désaccord.” Commença-t-elle avec un petit sourire en coin, ses yeux pétillants posés sur ceux, aux regard perçant, de la sabreuse. Son attachement au clan lui donnait toute latitude à avoir cet esprit de dérision envers lui. “ Je peux te garantir qu’il n’y a aucun soucis a se faire. Si d’aventure il me venait aux oreilles que quelque chose se tramait, je viendrai t’en faire part, sois en sûre.”

La jeune femme leva les yeux vers le feuillage verdoyant qui les surplombait. Elle n’aurait su dire pourquoi, mais elle s’y sentait bien et il lui donnait l’espoir peut être factice que les jours à venir ne seraient pas si sombres. Et qu’elle pouvait espérer une conciliation naturelle entre les acteurs du village. Le bon déroulement de cette réunion lui donnerait peut-être un peu plus d’optimisme quant à son propre cas.

“ Nous nous sommes tenus à l'écart et, moi même, pour diverses raisons, je ne sais que peu de choses sur les événements qui ont pu secouer Kiri ces derniers temps. Mais je sais que je ne suis pas la seule à vouloir un changement. J’en ai la certitude. Cette réunion …” Tsukiyomi baissa les yeux un instant, poussa un profond soupir. Elle se battait toujours contre son propre optimisme, de peur d'être déçue. “ J'espère tout autant que toi qu’elle annoncera un futur d'unité et de paix. Nous ne pouvons rien construire sans cela.”
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Lun 23 Oct 2017 - 23:36

C'était un lieu bien paisible pour avoir pareille discussion. Nulle animosité, nulle défiance. Seulement deux femmes seules qui profitaient de leur entrevue privilégiée dans le calme et le sérieux symboliques. Ce grand arbre culminant avait quelque chose d'un peu poétique qui semblait nous arracher au monde pour mieux être dans cette petite bulle que je souhaitais avoir avec cette Kaguya. Elle avait des choses à offrir, du moins j'osais y croire. Que cela ne soit par ses idéaux qui m'apparaissaient différents de l'idée de je me faisais de son clan, mais aussi par sa manière de le faire. Contrairement à son parent qui n'avait en rien l'air d'un manieur d'os, elle avait été plus pragmatique et ouverte. Quelque chose qui avait semblé me toucher suffisamment pour que je ne veuille pas simplement les refaire traverser la considérable porte de l'enfer.

En effet elle n'était pas chef de son clan, mais elle restait, à mes yeux résignés, un élément prometteur de celui-ci. Mais une question persistait : Me prenait-elle pour la guide de la Confrérie ? Drôle de pensée que voilà. J'avais beau être intimement liée aux Sabreurs, à l'heure actuelle j'étais davantage de l'ordre d'une suiveuse que d'une meneuse. D'ailleurs c'était pourquoi nous nous étions réorganisés. Entre l'arrivée du Torrent, et les nombreuses disparitions, que ce soit celles des individus ou de leurs sabres, nous ne nous comptions plus que sept. De grands changements qui allaient de paire avec la nouvelle ère qui sse profilait. J'en avais peur autant que j'en étais excitée. Alors c'était la bonne cette fois ? Kiri connaitrait-elle une potentielle atmosphère bienveillante et propice à la paix. Je n'y trouverais peut-être pas la place adéquate, cependant j'y croyais tout de même de tout coeur. Sûrement l'un des sentiments que je n'avais pas connu depuis un moment maintenant.

Je ne pus faire omission de la réaction visible de la jeune femme. Son honnêteté en était presque surprenante. Sur son visage fin et pâle, elle ressemblait même à quelque-chose de naturel. Ce fut pourquoi je ne montrai aucune hostilité à l'annonce négative. Du moins c'était ce qu'elle me faisait comprendre. Et malgré la déception doucement prononcée, je penchai légèrement la tête sur le côté lorsqu'elle continua. Je me mis à baisser un peu le regard et soupirai. Non je ne lui en voulais pas, il n'était certainement pas le bon moment. J'osais l'espérer. Tsukiyomi qui faisait démonstration de tant de bonne foi. Après tout c'était bien ça que j'avais évoqué lors de notre première rencontre, et c'était mon maître mot depuis le retour de Shîto.

Cependant la Kaguya assurait des choses qu'elle ne devait peut-être pas calculer de dangereux. Ses affirmations étaient risquées. Sans aucun impact et pouvoir sur cette famille, comment pourrait-elle simplement estimer pareille garantie ? Mais je l'écoutai avec attention, chacun des mots choisis. « Alors j'imagine que tout se déterminera là-bas, en effet. » Car la première réunion officielle des hauts placés du village se déroulerait dans quelques jours, et avant la célébration des morts au combat mais aussi Nagu le Héro. Un instant pour me demander ce que pouvait bien penser mon interlocutrice de cela, mais je préférai ne pas l'aborder et je repris, légèrement plus pensive, semblant ne même pas m'adresser à la grande brune. « Du moins j'espère que Sôsuke saura les accorder. » Watanabe Shiori ainsi que Hanzô seraient de cette petite partie privée, alors je ne me faisais aucun soucis concernant les Sabreurs. En revanche je songeai davantage aux Kaguya. Nous leur avions arraché la Shodaime -bien que pour une cause légitime- alors seraient-ils aussi cléments ? Si Nagu et Tsukiyomi, ni même cette matriarche à l'accueil de l'Hôpital, n'étaient pas apparus rancuniers envers la nouvelle ombre, cela ne renforçait pas cette qualifiation pour tout le clan. Après tout il serait sûrement difficile de tous nous rallier d'une traite.

« Quoiqu'il en soit je te remercie pour ta franchise, Kaguya Tsukiyomi. » Je lui adressai un faible hochement de la tête significatif. Je relevai le regard pour lui faire à nouveau front et esquissai un sourire sur mes légères lèvres claires. « Je n'ai pas peur. Je sais qu'ils réussiront à trouver l'entente. Je ne suis d'origine que peu optimiste mais cette fois je veux bien y mettre ma lame, je suis sûre que tout se passera bien. Après tout si toi tu y crois, pourquoi pas les autres membres de ta famille ? »

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Mar 24 Oct 2017 - 16:45
La conversation touchait à un point assez sensible de l'identité de Tsukiyomi, et son rapport au clan Kaguya. Son impuissance. Le rejet qu’elle subissait depuis des années la maintenait dans une bulle d'échec qui l'empêchait d’agir et d’avoir l’influence qu’elle estimait meriter. Ce n'était pas tant une question d'ancienneté, d'expérience et de services rendus ou même son statut d’enfant du clan qui lui faisaient dire ca, mais simplement sa façon singulière de prendre et accepter les initiatives telles que cette discussion. Son honnêteté vis à vis des autres et son goût de la diplomatie. Selon elle, les Kaguya manquaient cruellement de sens du partage et, si elle admettait volontiers que les traditions et secrets familiaux devaient rester au sein du clan, tout le reste ne méritait pas un tel traitement. L’exemple de cette discussion était une preuve évidente du soucis qui nécrosait à la fois le clan et le village tout entier. Comment construire quelque chose de sain et de solide si l’on se méfie de tout et de tout le monde ? La jeune femme voulait changer les choses, autrement que par la peur, la menace et la force physique.

A l'évocation du nom du nouveau Mizukage sans autre forme de protocole, Tsukiyomi se questionna sur le lien qu'Ueno entretenait avec lui. Manifestement, elle devait bien le connaître pour l'évoquer de cette façon, ou bien était-ce une coutume différente ? La lunaire faisait dans les ronds de jambe et autres politesses, mais peut-etre que c’etait elle, la minoritaire dans ce cas. Quelque part, elle voulait rattraper le manque de tact des Kaguya, certains trouveraient ca vain, inutile. Mais elle se faisait un point d’honneur à se démarquer en société de ses comparses. La Kaguya préféra laisser cette question de côté. A vrai dire, cela ne la regardait absolument pas, et n'influait en rien sur sa perception de la sabreuse, au demeurant plutôt positive.

Le remerciement de Ueno fut accueilli par un salut poli. Pour elle, cela semblait tout naturel dans ces circonstances, bien qu’elle sache jouer des mots et doser sa franchise en temps voulu. En l’occurrence, elle savait que cette relation nécessitait honnêteté et égalité. C’est pourquoi elle jouait franc jeu et attendait la même chose en face. C’est cette même franchise qui motiva le sourire de la lunaire et les paroles qui le suivirent.

“ Les clans sont comme des familles, il y a des désaccords, des consensus et surtout des électrons libres. En ce qui me concerne je suis de ceux la et ma condition et mon histoire me forcent à connaître le consensus des Kaguya. C’est en cela que je peux me porter garante de ce que j’avance. Si toutefois j’avais tort, on pourrait marquer ce jour d’une pierre blanche, comme celui où les Kaguya ont dévié de leurs plus anciennes traditions.” Dit-elle sans cacher une forme d’amusement. Elle préférait rire de sa condition que s’en plaindre encore et encore. C'était son principal point faible, elle se devait de le protéger à tout prix. “J’admire ta détermination à construire un Kiri de paix, et ton ouverture d’esprit. J’admets que je n’imaginais pas le moins du monde un accueil au moins ouvert lorsque je suis venue au Dojo. Les tiens sont-ils tous aussi éveillés ? ”

La question était probablement naïve, mais la curiosité sincère. La jeune femme se nourrissait des expériences des autres, faute d’avoir l'opportunité de voir le monde. Elle qui rêvait de changer les conceptions qui donnaient les imperfections du clan Kaguya ne pouvait passer outre la connaissance des autres. L’on pourrait dire que l’herbe est toujours plus verte ailleurs mais Tsukiyomi ne cherchait pas à envier les autres, simplement en savoir plus sur autrui et ce qu’elle avait pu manquer.
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Mer 25 Oct 2017 - 5:10

Une fois encore la Kaguya ne dérogea pas à cette image que je me faisais d'elle, à ce qu'elle avait su me démontrer. Une sympathie prononcée et une affabilité proche de l'irréprochable. Cela étant encore de l'ordre de l'incertain car il n'y avait eu que deux rencontres à une grande intervalle entre celles-ci. C'était autant agréable qu'étranger pour l'éternelle méfiante que j'étais. J'avais bien changé depuis ce temps d'ailleurs, j'avais pris confiance notamment en moi, mais aussi davantage dès lors où le blondin avait mis pieds au cœur de la cité de la brume. C'était insignifiant et peut-être invisible mais cela m'avait permis de me sentir en accord. Mais ce qui avait sans aucun doute marqué un changement radical demeurait en l'événement et la défaite connus dans la ville d'examen, Shîto. Cela semblait avoir eu l'effet d'un mal pour un bien en ce qui me concernait, malgré le fait que je n'étais disposée à oublier l'affront de ce général inconnu.

Et finalement tout tournait autour des mêmes choses, comme si jamais il ne serait possible de passer à autre chose. Nous nous efforcions de tous nous en éloigner, d'écarter nos esprit de ce chemin ombré par les prises de conscience de chacun. La réunion et les accords passés avec les Sabreurs quant au présent et à l'avenir de la Confrérie en disaient long, évidemment. Ils regroupaient bien là l'idée qu'il était bien plus difficile que de visuel de se séparer des vieilles habitudes, préférant alors se complaire dans une mascarade qui dissimulait les défauts de chacun.

C'était à ce moment là que la Kaguya semblait entrer en scène. Si je ne pouvais savoir ce qu'elle a vécu à ce moment précis de l'Histoire avec une grande lettre, et je ne permettrai pas de le lui demander, elle faisait la différence et ne se laissait rattraper par les vices humains. Elle croyait encore à tout ça. C'était bien sûr mon cas, quoique derrière mes mots plein d'enthousiasme se cachait aussi un brin d'obscurité, un soupçon qui, contrairement à elle, me remémorait les divergences des siens et des miens.

Elle avait à coup sûr raison, et quand bien même je la rejoignais sur le fond, je ne savais pas encore comment elle comptait réellement permettre cette symbiose. Elle assurait un clan Kaguya que je n'avais jamais osé imaginer, d'un esprit compromis par les affres du passé, ceux qui avaient empêché, par choix, les manieurs d'os de se rallier à la cause qui nous opposait à Benten. Comment leur en vouloir ? Peut-être que finalement dans la manœuvre il avait leur légitimité. A trop vouloir se rebeller, Yuki et Sabreurs, n'avaient en rien privilégié et mis en avant l'envie de stabilité. Je ne regrettais en aucun cas mes choix, pourtant à bien observer la lunaire je sentais les ressentis se temporiser plus encore pour cette fois m'inspirer une sincère sympathie.

Je ne pouvais qu'acquiescer ses mots, pourtant je n'en démontrai rien. Le regard perché les ambres de mon interlocutrices, une petite braise venteuse vint me faire frissonner l'échine. Elle me confortait plus encore dans la sensation d'avoir fait le bon choix en venant lui accorder une confiance. Loin d'être chimérique, je ne songeais qu'à la lui offrir, simplement, comme je le faisais bien trop rarement. Elle m'avait convaincue. « Je suis sûre que tu finiras par les convaincre autant que moi, Kaguya Tsukiyomi. » Une phrase en rien anodine qui, je l'espérais, ne tomberait pas dans l'oreille d'une sourde. Mais elle me fit rire avec la suite. Elle ne me connaissait décidément pas, ou alors avais-je plus judicieusement changé ma vision des choses. Il m'était encore difficile à croire à cette possibilité pourtant je lui adressai un simple sourire tandis que mes pas se redirigèrent vers le flanc principal de l'Hôpital menant à l'entrée -ou la sortie selon le sens-. « Ils le sont plus que moi encore. Je dois d'ailleurs être dans un bon jour pour que je me laisse bercer par tes idéaux. Après tout je ne désire qu'un rythme paisible pour ce village. » Les pas d'une croisière calme, je tournai seulement le visage sur le côté pour la regarder du coin des yeux. « Mais tu pourras plausiblement apprendre que nous sommes tous d'un même guide au sein de la Confrérie. A l'occasion peut-être que tu voudras venir découvrir qui d'autre chez les Sabreurs se pavane entre les murs du Dojo, je pense que tu pourras y trouver ton compte. » C'était bien une invitation, mais non pas pour un débat diplomatique, bien pour qu'elle vienne y découvrir ce qu'elle semblait espérer. Acquérir la curiosité de nouveaux éléments, ceux qui abritaient sous les toits du village caché de la Brume.

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Mer 25 Oct 2017 - 12:48
L’endroit se rafraichissait, faisant à peine frémir la manieuse d’os. La fin de son service avait pris une tournure inespérée, changeant radicalement son quotidien pour le meilleur. Ce n'étaient que deux femmes, discutant, dans ce petit coin de nature et loin des oreilles indiscrètes et pourtant. Tsukiyomi voulait y voir quelque chose de plus, une sorte de promesse, un gage d’optimisme pour l’avenir. Ce n'était pas que pur altruisme, bien au contraire, il y avait une grande part de personnel la dedans. Pour quelqu’un qui, comme elle, avait subi les brimades et la méfiance de toute une famille - ou du moins son substitut clanique - trouver une semblant de rapport de confiance ou au moins d'honnêteté pouvait prendre une signification toute autre. C’est sans doute en cela que la Kaguya pouvait être surprenante, son comportement tranchait avec celui de la plupart des membres de son clan, et ses mots avec son air sérieux et parfois sévère. C'était un mal pour un bien, et elle se félicitait de surprendre de la bonne manière. Il en allait souvent de même pour ses capacités de combattante. Frêle, elle n’en était pas moins résistante pour autant.

La sabreuse avait l’air sincère, et ses mots lourds de sens. Cela décrocha un sourire a la lunaire qui accueillit sa première déclaration avec un enthousiasme bien dissimulé. Elle y trouvait un moyen de se rassurer sur la légitimité, en quelques sortes. Savoir que de points de vues différents, elle semblait viable, crédible. Evidemment que son point de vue n’avait pas le même impact que s’il venait d’un Kaguya, mais au moins il etait honnete.

Les quelques informations qu’elle ajouta concernant son clan et ceux qui le constituaient termineront de la convaincre qu’elle avait un intérêt certain à les découvrir. Elle avait déjà une vague idée de la variété de ses membres, ayant à présent rencontré deux d’entre eux, assez différents, Ueno comprise. C'était cette variété, ces différences qui l’interessaient au bout du compte. En tant que marginale elle ne pouvait qu'apprécier ce genre de spécificités.

“ Il ne tiendra qu'à nous d’en faire plus que des idéaux j’imagine.” Répondit-elle en souriant doucement. “ Quoi qu’il en soit je te prends au mot, et je tâcherai d’en apprendre plus sur vous.”

Constatant le départ de la sabreuse, Tsukiyomi prit le parti de rester un peu plus, profiter de cet endroit qu’elle ne fréquentait jamais et dont elle découvrait presque les bienfaits. Tant de responsabilités et de réflexions tant sur le village que sur sa petite vie et son travail à l'hôpital lui faisaient oublier, parfois, qu’il faut prendre soin de soi et de son esprit. Ainsi, il devient plus affuté et sain. Quelques minutes de réflexion sous cet arbre lui ferait le plus grand bien avant de retourner dans ses quartiers. Il lui fallait par ailleurs évacuer les images parfois dérangeantes de ce qu’elle vivait et voyait dans l'hôpital. Poliment, elle s’inclina pour saluer Ueno qui repartait tranquillement.

“ Je te souhaite le meilleur pour les temps a venir. ” Lança-t-elle dans un sourire sincère. Puis, elle s’adossa à l’arbre, jetant un regard sur les alentours. L’atmosphere etait parfaite a cette heure-ci. Un temps de pause avant de rejoindre le Domaine Kaguya serait bénéfique.
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