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[Arc n°2] L'encre de la Guerre


Ven 6 Oct 2017 - 19:57
Mesdames, messieurs,

Quelques temps avant l’Examen international qui eut lieu au Pays du Feu, dans le village de Shîto, le village caché de la Roche s’est porté garant de la protection d’Aranada Toshiro, jeune ninja médecin parmi les plus talentueux du Grand Continent. Ce dernier souhaitait porter assistance au petit fils de l’ancien Daimyô du Pays du Feu, gravement malade. Mais au lieu de ça, le groupe Iwajin a été lâchement attaqué et le médecin, capturé.

Aujourd’hui, le petit fils Araho est mort. Tout comme le valeureux Aranada Toshiro.
Mais ceux qui sont à l’origine de toute cette horreur, et qui les ont tués, ne sont pas des inconnus.

Ce sont des Kirijins.

La dépouille d’Aranada Toshiro est actuellement au Village caché de la Brume, qui s’est pour l’instant bien caché de le faire savoir. Mais la vérité devait éclater.

Il est désormais difficile, voire impossible, de ne pas remettre en question tous les agissements et passifs de Kirigakure no Satô. Ne sont-ils pas ceux qui ont empoisonné le petit fils du Seigneur Araho ? Ne sont-ils pas de ceux qui auraient lancé le raid sur Iwa l’hiver dernier ? Ne sont-ils pas ceux qui ont aidé plus de cinq cents criminels à déferler sur le village du Shîto ? Ne sont-ils pas ceux qui auraient finalement tué le Seigneur Naragasa, dont il est désormais de notoriété publique là-bas qu’il souhaitait ramener l’ordre à un village bien fautif ?

Iwagakure no Satô a déjà subi une attaque en son sol, puis à Shîto. Pourtant, le village a toujours su se redresser et tendre la main à autrui. Une question mérite aujourd’hui d’être posée : cette fois, est-ce la main qu’il faut tendre à Kiri, ou bien la guerre ?


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Sam 7 Oct 2017 - 4:39


Cœur Commerçant
Iwagakure
Matin du jour fatidique



Aurores, prémices d'une nouvelle journée, venaient de naître sur le Cœur Commerçant du Village Caché de la Roche. Kanon se rendait à son bureau, situé dans l'échoppe qui lui servait de couverture pour diverses missions. Traversant les sinueuses ruelles, quelle ne fut pas sa surprise de voir des gens attroupés devant les murs pourtant d'habitude ignorés. Semblant animés de vives discussions. Le Jonin intrigué, ne put s’empêcher de s’enquérir vers cette étrange agitation, pour faire lumière sur les raisons de celle-ci. Les habitants affichaient une mine horrifiée, palabrant que l'heure était grave, que la situation était inadmissible, que cela couvait un scandale... Qu'une guerre était inévitable.

« C'est une honte ! » -s’esclaffa une grognasse, toute hagarde-

« Que peste soit sur ces maudits Kirijins ! » -criait un vieillard, en levant le bras en signe de protestation-

« Qu'on leur coupe la tête !!! » -hurlait une fillette, à peine âgée d'une douzaine d'années, tout au plus-

Et moult autres soliloquies s'élevaient à l'unisson. Ça tonnait fort. Que pouvait expliquer un tel comportement, se demandait-il. S'approchant, il remarqua sur les murs des dizaines d'affiches. Une propagande sauvage, non réglementaire. Qui avait osé pareil crime ? Arrachant un des papiers, il le survola à la hâte.

Cela commençait comme une information des plus exacte, mais à la suite de quelques phrases introductives, la surprise redoubla d'ampleur. Écarquillant les yeux et affichant un air des plus désabusé tout d'abord, un froncement de sourcil vint s'ancrer sur son visage d'habitude impassible. C'est d'un pas des plus énervé et vif qu'il reprit sa marche en direction des Gouttes du Dragon. N'étant plus qu'à une dizaine de mètres, il entra rapidement dans le bâtiment, ne prêtant guère crédit à l'accueil de Saya. Montant directement dans se bureau et prenant place sur son fauteuil avec nonchalance. Relisant le papier, l'air des plus énervé et plus attentivement que précédemment.

Surprise, la secrétaire rejoignit son patron, un peu hésitante à lui parler, mais s'y risquant tout de même. Elle avait eu loisir d'être au courant peu avant, passant  devant ces dizaines de feuilles de papier semant l'ombre d'une guerre dans le cœur de tous ceux qui les voyaient.

« Kanon-sama ? Je vois que... Enfin vous pensez que cela va être la guerre ? » -demandant d'une voix semblant fébrile-

« La belle affaire. Il est évident que tôt ou tard une guerre éclaterait. »

Semblant assez craintive à cette idée, Saya semblait choquée. La guerre n'était-elle pas une crainte pour tout civil ? Même les Shinobis étaient en principe assez à l'encontre de ce genre d'évenements. Mieux valait agir dans les ombres. Un assassinat par-ci, un coup de Trafalgar par-là, ces pratiques étaient préférables et évitaient des pertes inutiles.

Relisant une troisième fois avec intérêt les mots inscrits et leur signification, il analysait les moindres tournures de phrases.

Il était inscris d'encre les mots suivants ;

Quelques temps avant l’Examen international qui eut lieu au Pays du Feu, dans le village de Shîto, le village caché de la Roche s’est porté garant de la protection d’Aranada Toshiro, jeune ninja médecin parmi les plus talentueux du Grand Continent. Ce dernier souhaitait porter assistance au petit fils de l’ancien Daimyô du Pays du Feu, gravement malade. Mais au lieu de ça, le groupe Iwajin a été lâchement attaqué et le médecin, capturé. 

Cette satanée mission qui avait été compromise revenait hanter l'Iwajin. Il avait promis au médecin qu'ils arriveraient à Hi no Kuni sans encombre. Pourtant, il avait faillit des les premiers instants et n'avait pas tenu sa parole. De plus, s'il y avait bien une chose à laquelle il tenait, c'était de toujours tenir ses engagements et de réussir à tout prix les missions qu'on lui confiait. Cela l'énervait profondément. Le pire, c'était que tout cela était devenu publique. Outre l'attaque des mercenaires, la perte du célèbre médecin, pourtant sous l'escorte de vaillants et aguerris Shinobis d'Iwa, venait noircir le tableau d'autant plus. Qu'allaient penser les Iwajins de cette bévue ? Ainsi que le reste du monde ?  L'information avait fuité. Le mal était malheureusement et irrémédiablement fait. Cela en était trop. En outre, comment les anonymes commendataires de ces affiches étaient au courant ? Comment ces zigotos avaient-ils perpétré cet acte de vandalisme et de propagande au grand jour ? Des hérétiques s'étaient-ils infiltrés malgré la sécurité renforcée suite aux précédentes attaques? Que faisaient les Shinobis chargés de la sécurité intérieure ? Y avait-il encore des traites gangrenant le Village ?

Aujourd’hui, le petit fils Araho est mort. Tout comme le valeureux Aranada Toshiro. 
Mais ceux qui sont à l’origine de toute cette horreur, et qui les ont tués, ne sont pas des inconnus.

Le porteur de l'anneau avait trouvé le trépas selon les dires de ce texte cinglant. Alors que Kanon lui avait dit qu'il veillerait à sa sécurité. L'amertume était présente. Et apparemment, on lui promettait l'identité des vils assassins. Qui vêtus de ténèbres pouvaient être n'importe qui.

Ce sont des Kirijins.

La dépouille d’Aranada Toshiro est actuellement au Village caché de la Brume, qui s’est pour l’instant bien caché de le faire savoir. Mais la vérité devait éclater.

Des Kirijins ? Cela était plausible. Du peu qu'il en savait, leur réputation de sauvages et leurs mœurs des plus outrageantes dressaient un portrait de ces énergumènes des plus affreux. Cependant, les faits évoqués sur l'utilisateur de Doton mettait à mal cette hypothèse. Suite à la rencontre et la discussion avec les Nagamasa, une certaine personne était mise en évidence. Le début de la lettre était d'une certaine véracité. Pourquoi cette partie serait donc fausse ? Le doute était soulevé. Mais tout cela ne relevait que de palabres sans once de preuve à l'appui. Garder la tête froide était une nécessité.

Il est désormais difficile, voire impossible, de ne pas remettre en question tous les agissements et passifs de Kirigakure no Satô. Ne sont-ils pas ceux qui ont empoisonné le petit fils du Seigneur Araho ? Ne sont-ils pas de ceux qui auraient lancé le raid sur Iwa l’hiver dernier ? Ne sont-ils pas ceux qui ont aidé plus de cinq cents criminels à déferler sur le village du Shîto ? Ne sont-ils pas ceux qui auraient finalement tué le Seigneur Naragasa, dont il est désormais de notoriété publique là-bas qu’il souhaitait ramener l’ordre à un village bien fautif ?

Les cinq cents bandits ? Encore quelque chose qui contrariait profondément l'Iwajin. Pourtant... Ces deux Shinobis avec qui il s'était battu contre ces derniers, n'étaient-ils pas Kirijins ? Il n'en était pas sûr, mais dès lors cela donnait une impression des plus étranges dans l'esprit du lecteur ayant vécu une partie des faits. Quelqu'un utilisant la glace ? Cette particularité venait de Kiri. Certains genins lors de l'examen usaient de cet élément caractéristique d'un clan de ces contrées barbares. Kanon avait été spectateur de l'examen. C'était donc une information publique et connue de tous.

Iwagakure no Satô a déjà subi une attaque en son sol, puis à Shîto. Pourtant, le village a toujours su se redresser et tendre la main à autrui. Une question mérite aujourd’hui d’être posée : cette fois, est-ce la main qu’il faut tendre à Kiri, ou bien la guerre ?

Il était vrai qu'Iwajuku était LE Village le plus bienveillant et altruiste. Tous devaient ployer l'échine devant tant de bonté et de sagesse. Mais des hérétiques venaient pourtant chercher querelle. HÉRÉSIE !

Terminant d'analyser ce flot d'informations pas piquées des hannetons, Kanon posa la feuille de papier sur son bureau, avant de regarder en l'air.

« Vous savez, Saya-san, je suis un homme des plus pragmatique. Ce genre d'accusations ne me laisse que présager le pire... Un grand homme à dit quelque chose des plus vrai. Diviser pour mieux régner. »

La secrétaire pencha la tête sur le coté, ne comprenant certainement pas où le Jonin voulait en venir.

« De mystérieuses affiches, comportant des informations censées être tenues dans le plus grand des secrets. Voulant clairement une guerre entre Kirigakure et Iwagakure. Qui à intérêt à ce que cela se produise ? » -affichant un regard noir-

« Peut être que Kirigakure est réellement responsable des attaques, peut être pas. Lors de l'attaque sur Shîto, ce groupuscule, le Shoshikidan, connaissait de nombreuses informations selon ses dires. L'attaque des mercenaires sur Iwagakure, Kumogakure qui posséderait un recueil secret sur les grandes familles du monde entier et Kirigakure qui aurait proclamé un Kage du nom de  O’Dui S. Benten, se complaisant dans son seul intérêt et conduisant des expériences des plus viciées et perfides. C'est sûrement eux qui sont à l'origine de cette missive. Qui d'autre ? »

Soupirant, Kanon semblait un peu perdu et dans son monde, bien que se concentrant du mieux qu'il pouvait. En tant normal, cela ne l'aurait pas touché, mais là, avec les événements dont il avait été témoin et acteur, couplé avec la disparition du médecin, cela l'affectait dans son honneur de Shinobi. Son moral n'était pas indemne non plus, au contraire. Cependant, il le cachait bien.

« Ce genre de discours prônant la Justice, accompagné de jugements sur les agissements des autres... J'ai comme un air de déjà vu. Le Shoshikidan à clairement une dent contre les trois villages et veux les détruire, comme il l'a fait avec Shîto. Essayer de déclencher une guerre entre ses ennemi est une ruse assez finaude, je dois l'avouer. De plus, l'importance de l'opinion publique va jouer un rôle conséquent dans tout ça. »

« Quels monstres abjectes... » -dit-elle, d'une voix assez tremblante-

« Cela dit, Kirigakure, tout comme Kumogakure, même sans le Shoshikidan venant mettre son grain de sel, ils restent avant tout des ennemis. Nous ne pouvons compter que sûr les Iwajins. Mais n'oubliez jamais, même parmi nos rangs, la félonie n'est jamais loin. Se fourvoyer est facile et pernicieux. Ne compter que sur soi-même est l'unique réponse. »

« Je n'aime pas vous entendre dire ça... Vous pourrez toujours compter sur moi... » -dit-elle, timidement-

« Je n'en doute pas, ma chère Saya-san. Que ferais-je sans vous ? »  -esquissant un sourire assez forcé aux vues de la situation-
« J'ai hâte de voir quel va être l'avis, mais surtout la réponse de notre Tsuchikage. »

Kanon était déjà bien occupé par plusieurs affaires, entre ses taches visant à améliorer le commerce toujours à son paroxysme et la mystérieuse affaire de marché noir de trafic d'organes humains qui était toujours en cours, cela venait lui ajouter des pensées de plus à l'esprit sur lesquelles méditer. Regardant sa secrétaire un bref instant dans les yeux, avant de lui demander un service.

« Lancez le protocole soixante-six dès maintenant. » -dit-il, en plaçant sa main sur son visage, prenant une pose bizarroïde-

« Argh... » -tressaillant à cette évocation-
« Vous êtes sûr ? » -semblant contre cette idée-

« Par mesure de précaution. »

« Bien. » -s’exécutant-

Quittant le bureau et laissant le Jonin seul devant les innombrables taches lui incombant, elle alla accomplir sa requête.

Kanon lança un dernier regard vers le bout de papier, affichant toujours une expression qui en disait long sur les conséquences futures et difficilement prévisibles qu'il incarnait. Pour l'instant, il avait d'autres tâches qui l'attendaient et les conséquences qui s'animeraient de cette nouvelle péripétie reposaient en d'autres mains.



Dernière édition par Sōryū Kanon le Sam 14 Oct 2017 - 10:06, édité 2 fois
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Sam 7 Oct 2017 - 19:26
La fatigue. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est, mais je me retrouve de très bon matin à vagabonder dans les rues d'Iwagakure no Satô pour faire quelques achats. Ouais, je suis en train d'être exploité par mon frère aîné pour effectuer quelques tâches. En soit, le fait de devoir aller acheter différents aliments pour les semaines à venir ne me dérange pas. Loin de là, car j'adore manger. Surtout que Kurai est un excellent cuisinier, alors je ne vais pas lui cracher dessus. Simplement, être dérangé à cette heure-ci ne m'enchante pas du tout. Je préfère être dans mon lit, au chaud, en train de rêver. Un rêve où je vois mon grand-frère se faire écraser comme un minable par le plus grand marionnettiste de ce monde qui est ... moi. De l'imagination, j'en ai. Surtout quand c'est pour mettre Kurai dans une situation dérangeante. Bref. Fort heureusement pour moi, celui-ci m'a donné une petite liste qui contient ce qu'il veut acquérir ainsi qu'une bourse pour payer les différentes commandes. Rien de bien méchant, je devrais en avoir pour une dizaine de minutes. Seulement, je n'ai pas encore pris toutes mes marques ici. Donc la fameuse dizaine de minutes s'est transformée en une heure de recherche. La belle galère. J'ai tout de même réussi ma mission et suit prêt à rentrer au bercail avec les courses. J'espère seulement qu'il ne va pas se plaindre pour mon retard. Enfin, il a intérêt à ne pas le faire.

En prenant la route du retour, je remarque un petit groupe qui s'agite. Rien de bien méchant, selon moi. Sauf lorsque je passe près de celui-ci. Quelques paroles attisent ma curiosité et me pousse à rester quelques minutes pour en apprendre plus sur cette histoire. D'après ce que j'entends, les Kirijins sont accusés d'avoir assassiné un médecin de Tsuchi qui fut escorté, mais capturé lors d'une mission. Une information comme celle-ci n'est pas à prendre à la légère. J'aperçois un vieil homme qui est tranquillement installé sur une chaise, ne faisant rien hormis observer l'agitation.
Bonjour 'sieur. C'est vrai ce qu'ils disent ?
Tu n'as qu'à lire le message toi-même, jeune homme. Mais même après l'avoir fait, ce qui compte est ton opinion sur le sujet.
C'est lequel le votre ?
... Un seul regard, sans me donner de réponse. Ma présence le dérange peut-être.
Vous ne savez pas ? Je me demande bien quel est l’intérêt d'afficher publiquement une information aussi sensible. Quoi qu'il en soit, nous aurons prochainement des réponses à ce sujet. Enfin, normalement.

Oui, d'après-moi, c'est très stupide. Déjà, ce sont de graves accusations sans qu'il y ait de preuves derrière. Ensuite, à part révolter le peuple pour mettre la pression à la haute sphère, je ne comprends pas la démarche. Je devrais vite rentrer pour apprendre la nouvelle à Kurai afin d'avoir son avis. Bien que le plus important soit d'apprendre la réaction de la direction du village. Va-t-elle se fier aveuglement à ce message ? Si ce message dit vrai et qu'elle obtient une preuve sur l'implication de Kiri, quel sera son choix ? Une solution qui profiterait aux deux camps ou le chaos ?
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Sam 7 Oct 2017 - 19:42


L'ENCRE DE LA GUERRE
— Arc n°2


Le soleil se lève et avec lui le désarroi l'accompagne pour venir couvrir Iwagakure de son mauvais parfum. Comme si, ce village, n'avait pas déjà assez souffert ces derniers temps, voilà qu'une nouvelle tragédie vient encore toucher les habitants de la roche.

Un bruit de pas se déplaçant rapidement sur le parquet du domaine Nagamasa. Beaucoup de hâte, pour venir annoncer à son maître la nouvelle qu'il ne doit pas encore avoir vue. Genkishi, homme de main du Shodaime, fut son choix dans l'unité spéciale pour obéir à ses ordres directs. Un homme loyal qui le sert sans poser de questions. Arrivant dans le jardin à l'arrière de la résidence, il arriva brusquement pour se mettre dans le dos du Nagamasa. Dans un signe de politesse, mais aussi d'excuse, il venait de se mettre à genoux la tête baissée en avant. « Sumimasen, Shodaime-sama. Je manque de politesse. »

C'est un léger nuage de fumée qui venait d'apparaître par-dessus l'épaule du samouraï, provenant de sa pipe. Il avait déjà l'air songeur, mais calme à la fois. « Dōzo, Genkishi-kun. Pourquoi tant de hâte ? » lui dit-il sur un ton sur, toujours en lui tournant le dos. Le serviteur lui, ne s'était toujours pas relevé, toujours dans la même position. « Je vous apporte un message, enfin... une nouvelle, que l'on peut retrouver partout dans le village depuis ce matin... » La voix de Genkishi était légèrement tremblante, manque de confiance flagrant. « C'est de... un geste de la main pour mettre un papier au-dessus de son épaule. Cette lettre dont tu veux me parler ? »

Le Shodaime venait de se retourner pour se montrer en face de son serviteur qui lui venait de se relever. « Je suis au courant depuis une heure environ. Celle-ci était acrroché contre un des murs de la résidence. C'est un garde qui est venu me l'apporter. » Une erreur, une grave erreur. Il ne l'avait vraiment pas vu venir celle-ci. Pour autant, il avait réussi à discuter avec les bonnes personnes à Kumo pour entamer de bonnes relations, mais il n'avait pas eu la chance de discuter vraiment avec les gens Kiri. Il était, en cet instant, dans une très mauvaise posture. « Tu veux que je te dise, le plus gros problème dans cette histoire, c'est qu'à l'heure où je te parle, la moitié du village est déjà au courant. »

Il n'avait vraiment pas besoin de ça. Sa prise de pouvoir était encore toute récente et il ne voulait pas que la panique commence déjà à s'instaurer dans les rues alors qu'il vient d'arriver. Ce n'était pas bon pour son image et ses paroles. Une crise qu'il devait gérer en vitesse et ne surtout pas faire traîner. « Nous allons devoir réagir, quelqu'un va devoir répondre par rapport à ces accusations. J'irai moi-même les chercher, les réponses, s'il le faut. »

Mais le plus important était surtout de décider quoi faire et comment agir. Et pour ça, il ne pouvait pas prendre la décision seul. Il était temps de dévoiler aux yeux des gens le conseil du village. « Genkishi-kun, je veux que tu trouves chaque membre du conseil en disant que je les demande devant le chantier de la tour du Kage. Le plus vite possible. Nous devons d'urgence parler de cette nouvelle crise qui nous touche. » C'est alors qu'il commença sa route pour entrer dans la demeure du Shodaime, mais en s'arrêtant juste un instant à la porte et tourna la tête vers le serviteur. « Ah et... Au passage, fait moi préparer un oiseau pour délivrer un message. J'ai une lettre à écrire... » Il venait alors de disparaître dans l'ombre de la pièce et prêt à être en face de ses conseillers pour la première réunion officielle.


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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Dim 8 Oct 2017 - 0:14
L'encre de la guerre


Avec l’élévation de Chôgen-dono au rang de Shodaime Tsuchikage, la vie à Iwa reprenait finalement son cours normal pour Akimoto. La tension maintenant redescendue d’un cran, le Borukan pouvait apprécier ses nouvelles fonctions pleinement. Si le Yamagenzō possédait déjà une structure qui lui était propre, il voulait en revoir tous les rouages pour en faire une force policière sans faille, à l’image de son clan. Comme il l’avait espéré, le jeu politique auquel il s’était prêté avec le jeune samouraï n’avait pas trop fait écho auprès des membres du clan. Si quelques réformistes s’étaient présentés à son bureau en demandant sa démission, cela était loin de ce à quoi il s’attendait. Plutôt, on avait fait son éloge, le félicitant pour avoir assuré une place aussi importante au clan dans la hiérarchie du village. Maintenant, il devait s’assurer que la police du Yamagenzō corresponde aux nombreuses attentes des siens. Akimoto avait une vision pour ce projet, quelque chose à l’image du village et du Pays de la terre.

Installé dans son bureau, le grand rouquin épluchait une pile de dossiers de candidature pour l’unité spéciale. D’une main, il feuilletait les pages d’un dossier et de l’autre il buvait un café pour se maintenir éveiller. Il n’en pouvait plus, deux heures en ligne maintenant qu’il lisait, et la pile de dossiers n’avait même pas diminué de moitié encore.

En poussant un long soupire, Akimoto quitta son siège pour rejoindre la fenêtre, une pause s’imposait ou il allait devenir fou. Dehors, le soleil brillait de mille feux dans le ciel d’été, mais ce n’est pas ce qui attira l’attention du roux. Dans la cour du domaine, il y avait commotion, un petit attroupement de Borukan s’était rassemblé et le ton de leur conversation indiquait que les choses étaient sur le point de s’envenimer. Le nouveau Gunjiteki quitta son bureau à la hâte pour rejoindre la cour. « Qu’est-ce que tout ce vacarme !? » hurla-t-il une fois dehors.

Tout le monde se tue dans l’attroupement lorsque la voix de leur chef s’éleva au-dessus de la leur. « Akimoto-dono! C’est une vraie honte, avez-vous lu la lettre? » Le chef de clan haussa les sourcils, visiblement dans l’incompréhension la plus totale. « Une lettre? De quoi parles-tu Atsuhito ? » L’homme se précipita à sa rencontre et lui tendit un parchemin. « Il y en a des comme ça placardé dans toute la ville! » Akimoto lui arracha le parchemin des mains et en fit une lecture hâtive. Il était question de l’échec de la mission d’escorte du médecin Toshiro, puis de la mort du petit-fils du défunt Seigneur du Feu. La lettre pointait du doigt les Kirijin, qui seraient aujourd’hui en possession du corps de défunt médecin. D’abord bouillonnant de colère à la lecture de ces propos – soutenu par son dégout viscéral des kirijins – il sera le poing. « Est-il l’heure pour nous de faire la guerre Gunjiteki? » demanda Atsuhito. « Nous devrions envoyer une missive au reste du clan, rassembler nos hommes! » surenchérie un deuxième.

Akimoto chiffonna la lettre entre ses mains avant de reporter son attention sur les hommes qui l’entouraient. « Êtes-vous donc idiot? Vous voir agir comme des singes devant une telle nouvelle ne font que renforcer les préjugés de brute envers notre clan. » La foule se tue de nouveau à l’écoute des sages paroles de leur chef. « Voulez-vous vraiment partir en guerre contre une nation à l’autre bout du Yuukan, basé sur les simples présomptions d’un être anonyme? Sur des faussetés qui plus ait ? » Akimoto avait fait partie des hommes envoyés à la frontière enquêté sur l’attaque contre le village le printemps dernier…Il savait que les hommes qui avaient attaqué étaient originaires du Pays de la Terre et qu’ils avaient été guidé par le Soshikidan. Le chef de cette organisation en avait lui-même parlé dans son éloquent discours lors de l’attentat de Shîto. Bientôt, cette histoire deviendrait incontrôlable et la panique s’installerait de nouveau au village.

Derrière le grand rouquin, un nouveau venu fit son apparition dans l’enceinte du domaine Borukan. Il s’agissait de Genkishi, l’assistant personnel de Chôgen-dono. « Akimoto-dono? Pardonnez-moi de vous déranger, le Shodaime m’envoie vous prévenir, il a convoqué les membres du conseil devant le chantier de la Tour. » Comme toujours, Chôgen-dono se montrait à l’affut de la situation, toujours un coup d’avance. Akimoto acquiesça d’un signe de tête et se mit en route immédiatement. « Atsuhito, plutôt que de participer à ses idioties, rassemble une équipe du Yamagenzō et tâche de récupérer le plus de ces lettres possibles. Nous devons éviter la propagation de ses mensonges de toute urgence. Et préviens les patrouilleurs, il risque d’y avoir du grabuge. » Sur ses ordres, le jeune Borukan salua son chef et quitta derrière lui le domaine en compagnie de quelques hommes. Akimoto extirpa de son haori une flasque de saké pour en prendre une longue gorgée. Il en avait bien de besoin...Il quitta à son tour le domaine Borukan pour prendre la direction du chantier.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »
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Dim 8 Oct 2017 - 14:54


Cœur Commerçant
Iwagakure
Milieu de matinée du jour fatidique


Le bruissement des roues sur le pavés du sol marquait le déambulant déplacement du fauteuil roulant  à travers les ruelles du Cœur commerçant. Emmitouflée par un ample pardessus, malgré le début d'une saison des plus chaudes, capuche masquant son visage abaissée, l'infirme présumée se rendait aux échoppes voir les dernières nouveautés proposés. Aspirant à trouver un nouveau compagnon pelucheux venant compléter sa collection. Au moins, cette apparence lui permettait d'accomplir l'une de ses passions des plus étranges sans once de regret et au grand jour.

Traversant une rue assez peuplée, elle aperçu un attroupement d'Iwajins furieux et colériques appartenant à la plèbe, semblant chercher querelle aux forces de l'ordre de la ville. Que se passait-il donc ?

Les Shinobis semblaient rassembler des papiers. Pour certains décollant des mur des affiches les recouvrants et n'étant pas là la veille. D'autres ramassaient des dizaines de tracs éparpillés aux quatre coin du décor. Les derniers semblaient essayer de disperser une foule qui tonnait fortement.

Décidément, Iwagakure ne manquait jamais d'animation, même au petit matin. L'infirme se rapprocha donc pour voir ce qu'il se passait au final.

Certains civils hurlaient à l'encontre des représentants des forces de l'ordre, qui étaient submergés et semblaient désemparés par la situation. Ça tonnait fort !

« LA GUERRE !!! » -hurlait un manant-

« On en a gros !!! » -enchéri une morue qui exerçait certainement le plus vieux métier du monde-

« Vérité !!! On veux la vérité !!! » -déclara un des commerçant vêtue d'un tablier, apparemment dans la restauration-

« Justice pour Aranada Toshiro !!! » -demandait un homme assez âgé-

La situation s'envenimait et le peuple demandait des réponses à des Shinobis qui en étaient dépourvus et tentaient tant bien que mal d'étouffer au mieux ce qui semblait être un scandale d'ampleur.

Finissant par tomber sur l'une des affiches encore épargnées, Runaka en fit donc lecture prestement. Apparemment, cela tenait d'un stratagème des plus grossiers, visant à faire pression en utilisant la foule crédule pour déclencher une guerre. Aucun intérêt pour la demoiselle. Si une guerre venait à se produire, cela lui offrirait sans doute quelques sujets d'expériences et de nouveaux membres tout frais pour parfaire sa collection pelucheuse. Cependant, ce scénario signifiait aussi des risques à prendre aussi en considération. En tout cas, pour elle, il y avait autant d'avantages que d'inconvénients. Enfin, presque.

Les manants continuaient de s'agiter. Apparemment, une partie de la population semblait assez bête pour croire tout et n'importe quoi. Et les forces de l'ordre tentaient de mettre un peu d'ordre, n'ayant pas anticipé cette déconvenue qui soulevait de plus une pléthore de mystéres. La situation était des plus électrique et il n'était plus qu'une question de temps avant qu'une rixe n'éclate.

Runaka n'avait pas le temps de niaiser. Les réponses à ce genre de mascarade ne l'intéressaient pas le moins du monde. Elle reprit donc sa quête en direction de son échoppe favorite.


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Lights Emerging
Laughts Converging
Blissful Silence
Endless Violence




Dernière édition par Amano Runaka le Sam 14 Oct 2017 - 9:55, édité 1 fois
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Mar 10 Oct 2017 - 19:25
Kurai... Kurai ? Une voix bien trop ferme et hésitante à la fois envahissait le piètre domicile. La porte se referma dans un léger claquement, le jeune frère était vraisemblablement pressé.
Je suis là. La silhouette de l'adolescent de dix-sept ans se démêla des pénombres de l'atelier. Dès lors, le benjamin dressa immédiatement une feuille de papier à l'allure broyée et désuet. Qu'est-ce ?
Tu devrais la lire. Annonça-t-il désespérément.
Eh bien... L'aîné porta son regard sur cette fameuse missive. Il n'avait aucune idée de ce que c'était — hormis d'être une simple feuille déchirée aux quatre coins. Ce sont des Kirijins. Il cita quelques passages. Il est désormais difficile, voire impossible, de ne pas remettre en question tous les agissements et passifs de Kirigakure no Satō. Kurai arrêta sa lecture le temps d'observer son jeune frère. Je ne sais pas où tu as déniché cela mais... Un malheureux mot lui força le regard ; il le répéta inconsciemment. La main... ou bien la... guerre ? Le regard de l'aîné se plissa avant de dévisager le faciès du jeune marionnettiste tout aussi étonné que lui. À ce moment, les deux jeunes têtes se dévisagèrent mutuellement. Ils venaient de lire le même message et s'apprêtaient à en tirer les mêmes conclusions.
C'est un coup des hautes-instances ? Parce que...
... diffuser ce genre d'information sensible n'a aucun intérêt. Les paroles généralement bienveillantes de l'aîné terminèrent la question hésitante du benjamin. Une trahison interne ? Un simple fou ? Nous n'en savons rien. Kurai adressa un sourire à Gekkō afin de le rassurer. À peine ils venaient d'arriver à Iwa que plusieurs événements étranges se produisaient. Rien ne nous arrivera... Il ne croyait pas ce qu'il disait. Rien.
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Dim 15 Oct 2017 - 15:14





戦争のイ - Sensō no inku



« Curieuses rumeurs. »

Calme matin d’été, promesse de fraîcheur, complainte des mésanges chantant dans le silence. Pâles lueurs de l’aube, éclairant la verdure et les monts majestueux d’Iwagakure no Satô. L’astre solaire, Amaterasu no Õ, consolait la nature les jours mourants, pareil à un flambeau nocturne s’élevant dans les cieux.

Étendant autour de lui, les douteuses clartés d’un jour s’annonçant des plus mystérieux. Perché sur l’une des branches d’un Kuromatsu séculaire, le futur monarque du clan d’autochtones se situait comme à son habitude, face à un large étang, habillé de sa tunique atypique, observant cette flaque scintillante de mille feux, les rayons solaires miroitant à travers sa surface limpide.

Le Chûnin apparaissait totalement plongé dans ses pensées, plusieurs questions défilant dans son esprit hermétique suite aux événements tragiques sur Shîto no Kuni. Il fut brusquement, tiré de ses rêvasseries chimériques par le biais de l’un de ses homologues masqué, lui indiquant que le groupuscule chargé des défenses internes du village, l’avait convoqué, résultat d’une nouvelle chamboulant les ruelles marchandes de la ville rocailleuse. Un court échange avait eu lieu entre le Yaoguaï et le messager, avant qu’il ne disparaisse un écran de fumée blanchâtre.

~~

Descendant de son perchoir, le Tenjõ décida de se rendre là où le patriarche de Yamagenzõ l’avait missionné. Entre autre, Borukan Akimoto le lion à la crinière rougeoyante, qui avait ordonné à ses sous-fifres de récupérer le plus de lettres au contenu nuisible, pouvant aisément apeuré les civils, déjà fortement inquiet.

« Je vois… » Susurrait-il après avoir lu la lettre.

Ce qu’il était inscrit parmi les lignes de ses affiches pouvait engendrer la zizanie, qui apparaissait désormais à ses prémices. Les habitants les plus éloquents ayant eu vent de cette nouvelle ne tardèrent point à émettre leurs propres ragots, de même que certains attiraient facilement la foule.

« Je vous conseil pour votre bien, de changer de discours. Ce qui est écrit dans ces lettres est infondé. Laissez-nous nous en occuper. » Annonçait-il d'un ton des plus intimidants.

Les paroles de l’Ostrogoth firent frissonnées les marchands imprudents et instigateurs de folies civiles alentours, qui changèrent de discours pour quelques paroles plus positives. Les habitants s’étant provisoirement calmés, le balafré s’attela à sa tâche première, retirant et déchirant les affiches. Son opinion sur le sujet demeurant mystérieusement neutre, il se concentra essentiellement à la mission qui lui avait été donné, afin d’éviter de possibles débordements.


© GS'

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急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »
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Dim 15 Oct 2017 - 22:54
Depuis sa chambre à coucher, au-delà des murs, les voix issus de la plèbe, dès l'aube, n'étaient ce jour-là qu'un immense brouhaha, alors que des murmures discrets étaient plus de coutume. Les pas, quant à eux, précipitaient des groupes entiers d'individus vers de multiples directions. Les rues grouillaient littéralement de monde, mais que pouvait-il bien se tramer ici-bas ? Surtout, qui puisse justifier une telle cohue ? Décidément, le bas-peuple ne changera jamais, toujours prompt à fourmiller à la moindre irrégularité dans son quotidien. Il décida lui-même de se lever, écourtant une nuit des plus difficiles, se débarrassant de cette torpeur qui lui engourdissait les membres grâce à quelques exercices matinaux. Après une essentielle toilette, réalisée en bonne et due forme, Enkeï se vêtis d'un habituel et traditionnel yukata noir de tous les jours.

Sans se presser, sans se mêler à l'effervescence qui régnait au dehors, ce dernier descendit un à un chaque escalier, avant de sortir enfin voir de ses propres yeux. Effectivement, ses sens ne l'avaient pas trahis, quelque chose, ne serait-ce qu'un simple élément déclencheur, avait altéré le comportement des villageois iwajiens. Au seuil de la porte d'entrée de son bâtiment et d'un habile geste de la main, Enkeï se saisit du bras d'un des passants, un jeune adolescent, aspirant ninja manifestement.

« Kozo, que se passe-t-il, pourquoi tant d'agitation ? »
??? : « Arf-t'as pas lu l'annonce ?! Il y en marre de ces kirijins, ils doivent payer, pu**** !! »
Vociféra-t-il, se libérant de l'étreinte d'un geste sec de l'épaule, avant de repartir.

Quelle sorte d'annonce pouvait-elle autant enflammer l’opinion ? Cette question ne demeura en suspens qu'un instant, la réponse étant affichée sur le mur de son bâtiment. Il en prit connaissance, fronçant les sourcils sur les zones les plus sensibles du message. Les villageois, révoltés, soulevaient à chaque passage des nuées de poussières et des cris d'indignation. Enkeï rentra, le regard obscur, l'humeur incertaine, avant de fermer la porte derrière lui. Dans le noir absolu du hall d'entrée, en privée, tout commença par de légers ricanements, avec autant de retenu que possible, mais l'immense joie -malsaine- qui semblait l'envahir à cet instant lui fit éclater littéralement de rire. Il rit, bruyamment, à gorge déployée, les yeux striés de sang. Il rit, du sort des iwajins, de celui des kirijins, du caractère pitoyable du contexte. Il rit, de cette facilité qu'eut cette stupide annonce à libérer le courroux de tout un village.
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Ven 27 Oct 2017 - 15:49

« quand le samouraï n'est pas là, les futurs nukenins dansent »




Ses mains d’adolescents froissaient le papier qu’il avait arraché sans vergogne d’un des murs à la teinte si commune aux pierres parsemant Tsuchi no Kuni, et par extension son village caché dont beaucoup de constructions avaient été faites grâce à elles. Des gens essayaient de lire mais il leur coupa l’herbe sous le pied pour avoir tout loisir de s’approprier le pamphlet comme s’il lui était adressé, curieux. “ Eh on lisait aussi p’tit con. ” Son visage resta, comme le roc sur lequel était précédemment suspendu le message, impassible, immuable. “ Ferme un peu ta gueule, le gueux. Tu vois pas que je suis occupé ? ” Puis il entama sa marche vers l’intérieur d’une ruelle ou il aurait accès à plus de quiétude sans attendre une quelconque réponse du civil qui dû croire qu’il prenait la fuite après ses propos déplacés.

Les faits relatés étaient intéressants mais surtout annonciateurs. Tout semblait lui sourire, et il rendit au destin ce sourire. Bientôt son plan prémédité depuis bien des cycles lunaires serait prêt. Les documents récupérés, l’agitation de la nomination et les opposants politiques et extérieurs en ligne de mire, il défausserait le village caché par les Roches de sa personne. De celle de Ni. De San. De Yon. Tous, ils fuiraient. Non pas parce qu’Iwagakure était une dictature, que son chef n’était pas digne ou apte.

Non ils partiraient car ils n’avaient en premier lieu aucune raison d’être ici. Aucuns points communs avec ceux qui arboraient leurs bandeaux ninjas avec fierté et patriotisme. Ils étaient les enfants d’un fléau centenaire, le fruit d’expériences qui auraient ôté le goût de vivre à chacun ici. Mais eux l’avaient tous, sans exception retrouvé. Et ils avaient assez été patients, Rei Ichi avait assez fait attendre leur groupuscule. Le rendez-vous approchait. À pas de loup. La nouvelle, Kirigakure supposément responsable de tous les maux ? Tsss. Si tu savais ce que j’en ai à branler, ô Nagamasa-sama. Bonne chance à toi et ta bande d’incapables.







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« ...some men aren't looking for anything logical, like money. they can't be bought, bullied, reasoned, or negotiated with. some men just want to watch the world burn »
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[Arc n°2] L'encre de la Guerre

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