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L'héritage derrière ces plumes


Dim 8 Oct 2017 - 1:13
« Le souvenir est l'art de se rappeler le passé comme s’il avait toujours été rose en oubliant les blessures, le temps du bonheur. »

Tel un bourdonnement, cette citation résonnait sans arrêt dans ma tête. J’ignore aujourd’hui qui m’a susurré un jour ces mots, mais ils n’ont plus jamais quitté mes pensées. Lorsque l’on regarde la fin de mon adolescence, lorsque je fus emprisonné dans l’infâme prison d’Humy, on ne peut que contester cette expression. Je ne parvenais pas à voir le passé sous ses bonnes facettes, car sept longues années dans des geôles gelées et insalubres ont rayé de ma mémoire les doux souvenirs que j’avais autrefois avec ma famille et mes amis. Pourtant, cette phrase avait, sous un unique et discret aspect, un sens important à mes yeux, notamment grâce à un élément en particulier : la mention du rose.

Il va sans dire que le sens de cette citation est parfaitement claire. Pourtant, j’ai envie de couper la fin de la phrase pour que mes souvenirs ne se concentrent que sur le rose. Pourquoi ? Tout simplement car ce fut la première et la dernière vision à la fois lucide et floue que j’avais de mes années en prisons. Ce rose avait une symbolique forte pour moi, car le jour où je fus condamné, mon visage et mes yeux furent noyés par mes larmes. Je faisais face à mon échec concernant le sauvetage… je faisais face à la peur de me retrouver enfermer et déconnecter à jamais du monde extérieur. Mais surtout, et le plus difficile : je faisais face au regard confus et déçus de mes parents. J’en garde à ce jour une marque indélébile, mais quelque chose d’autre se grava profondément en moi. Il y a dix ans, une silhouette me fixait au milieu de la foule. Ce n’était ni humain, ni humanoïde, d’ailleurs. C’était l’ombre d’un oiseau. Je ne comprenais pas bien, mais son unique et perçant œil de rapace m’observait alors que je me faisais emmener. Dès lors que je franchissais les portes, il prit son envol et une de ses plumes vint lentement se déposer dans la cour. Le lendemain, lorsque je fus autorisé – ou plutôt forcé – à sortir, la plume y était toujours. Autant par confusion que par fascination, j’y ai vu un signe, là où il n’y en avait peut-être pas, mais qui m’a inconsciemment soutenu pendant quelques années.

Lors des rares jours où la solitude était encore ce qu’il y avait de plus doux, lorsque je n’avais ni chaînes autour de mes chevilles meurtries, ni blessures à cause des autres prisonniers ni légères maltraitances policières, j’observais la plume qui, d’une certaine façon, me rattachait au monde extérieur. Pendant les premières années d’enfermement, j’ai eu beaucoup de réflexions concernant ce rapace. Je revoyais sans cesse sa silhouette ou encore l’intensité de l’œil qui perçait à travers la foule. Réflexions après réflexions, j’étais toujours un peu plus perdu. Le pire, c’est que j’ai commencé à espérer un sauvetage de la part de cet oiseau. Mais ce n’est jamais arrivé. Mais ce n’est pas non l’unique fois où je l’ai vu.

Quand mon corps de jeune homme était encore faible par rapport à celui des autres prisonniers, je souffrais chaque jour de leur autorité. A croire que les gars n’en avaient rien à faire de la santé de leurs prisonniers… Le corps couvert de bleus causés par les autres détenus et les chevilles ainsi que les poignets brûlés par le frottement des chaînes, j’étais au bord du gouffre. Psychologiquement, je ne tenais plus. Comme un conte qu’on raconterait à nos enfants, l’oiseau rose est revenu un jour. Toujours cet unique œil émeraude qui traversait les ombres de la prison. Je m’en souviens très bien. La deuxième fois où il est apparu, il est resté environ cinq minutes. J’étais dans mon ‘’lit’’, pleurnichant et m’apitoyant sur mon sort. Que faire de plus, après tout, lorsqu’on se savait innocent…

Mais cette deuxième rencontre fut plus… intense. En plus de ce regard qui pénétrait mon âme, il communiqua un rapide son avec moi. Un sifflement élégant, caractéristique des oiseaux. Assez calme et maîtrisé pour qu’il sonne telle une berceuse, mais assez puissant pour que je me ressaisisse. Mes larmes cessèrent soudainement, et il me quitta une fois encore, lâchant derrière lui une deuxième plume. Cette fois, c’était plus qu’une coïncidence, il y avait quelque chose de profond dans la présence de ce cacatoès rose. J’avais pu distinguer une crète blanche lors de son départ. Cette deuxième rencontre me permit de me forger avec un esprit solidifié. J’avais pu évoluer dans cette prison qui était aussi exigeante qu’un champ de bataille.

Les années passèrent plus facilement qu’au début. Si je souffrais toujours autant de ma présence et du traitement que l’on m’infligeait, j’étais devenu mentalement fort… et physiquement aussi, d’ailleurs. La nourriture était mauvaise, affreuse, même. Mais au moins, on mangeait à notre faim. Les exercices et les conflits entre prisonniers m’ont alors forcés à endurcir mon corps. Mais ça, ce n’est pas important dans ce récit. Car la troisième plume allait bientôt apparaître. C’était en effet le jour de ma libération. J’étais passé par plusieurs phases émotionnelles, tels que la peur, le doute, la confusion, l’angoisse, la joie ou encore, la délivrance. Une fois dehors, je me savais dans mon village, celui où j’avais grandi toute ma vie précédant mon enfermement. Et pourtant, je ne m’y sentais plus comme chez moi. Peut-être était-ce les nouveaux bâtiments, ou le style vestimentaire voire même mes années en prison. Mais j’étais perdu. Je tournais sur moi-même. Je n’avais ni le courage de rentrer chez moi, ni le courage d’aller m’abriter dans un hôtel. De toute manière, je n’avais pas d’argent. Après quelques heures d’errance, je m’approchais de la mer, où je m’y sentais encore bien. J’étais toujours un marin, au fond de moi, et je pense que j’avais besoin d’observer le mouvement des flots, l’élégance des vagues et le bruit de leur fracture contre le sable. Ce que j’ai vu, cependant, était le fameux oiseau rose, perché sur un pilier de bois. Cette fois, pas d’incompréhension. Cette fois, pas de tristesse. Je m’approchais avec volonté vers ce visiteur. J’avais besoin de réponses. J’allais m’adresser à un oiseau, mais les animaux intelligents n’étaient pas invraisemblables dans ce monde.

- Toi…
les battements de mon coeur étaient rapides. C’était plus difficile que prévu de m’adresser à lui, surtout après toutes ces expériences… tous ces événements. Qu’est-ce que tu es, bordel ? Pourquoi es-tu apparu avant, pendant et, maintenant, après mon emprisonnement ? Je n’ose pas croire que tu n’as fait que m’épier comme un oiseau perverti et moqueur. Ces plumes… dis-je, la voix peu rassurée, voire presque brisée alors que je prenais en main les deux plumes roses et blanches lâchées par l'étrange volatile tu ne les as pas simplement laissées traîner, au sol, par hasard, hein ? Dis-moi ce que tu veux, tu…

- Kukuku… eh bien, quel analyste tu fais, Akahoshi-Zo. Je suis sincèrement navré de toutes ces cachoteries, ça n’a pas dû être facile. Je suis un oiseau errant, à la recherche de beaucoup de choses, mais je sais rarement ce que c’est vraiment, au début. m’annonçait-il tout en tournant vivement la tête sur le côté. Je pus voir qu’il n’avait pas qu’un œil perçant. Il avait également un cache-œil sur l’autre. L’heure des explications n’a pas encore sonné. Tu es ce que nous appelons un Aspirant-Zo. Que la première épreuve commence !

Son envol n’avait alors rien d’ordinaire. Il lâcha une bourrasque qui me projeta littéralement quelques mètres en arrière. Le coude servant d’appui, je levais la tête et vit l’étrange oiseau quitter Humy pour se rendre en direction de Kaminari. La troisième plume tomba à mes pieds.

Au vu de sa direction, peut-être se rendait-il près de Shitaderu. Le regard au sol, de très longues minutes passèrent alors que je me vouais à une réflexion intense. Au bout de quelques instants, je ne pouvais que me dire la chose suivante :

- … et puis merde, j’ai rien à perdre. Au contraire.


Je me levais puis fixais les remous provoqués par les vagues. J’aimais la mer, mais peut-être était-ce temps d’apprendre à voler. Découvrir des horizons non pas sur les flots, mais sur terre, ou dans les airs, je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, mes attaches brisées, je n’avais plus rien à faire à Humy. Quelque part, j’aimais toujours ce village. Mais je pense qu’après ces sept ans en prison, je devais… passer à autre chose. En route, Hisao. En route pour Shitaderu.

***

Debout sur l’un des pics de Shitaderu – qui était d’ailleurs devenu Kumo entretemps – j’observais avec attention le ciel. Aspirant une large bouffée issue de mon Kiseru, je levais le menton et rejetais le nuage de fumée qui disparut petit à petit par-dessus mon épaule, poussé et dissipé par le vent. Le panorama avait quelque chose de très spécial, au Pays de la Foudre. Il était magnifique et mystérieux. On voyait le monde entier tout en étant incapables de discerner les détails qui tapissaient ce large tableau. Sur ces hauteurs, je cherchais presque désespérément cet oiseau. Bien sûr, je reconstruisais petit à petit ma vie également. Ce n’était pas facile, mais Kumo avait eu l’amabilité d’aider l’homme que je suis à démarrer une nouvelle vie sur de bonnes bases. Cela me permettait ainsi de me concentrer sur d’autres objectifs que la recherche de cet oiseau rose, bien que cela restait ma priorité pour le moment. J’avais réellement ce besoin de mettre un fin mot à cette histoire. C’était comme arriver à la dernière page d’un livre et constater qu’elle était arrachée. Je me devais de le revoir, mais les déceptions furent nombreuses. Pas un jour passait sans que je monte scruter ce ciel à la recherche de l’inconnu à plumes. Malgré la présence des nuages, je savais que je pourrais compter sur le rose pour alerter mon regard s’il venait à passer dans mon champ de vision. Et si l’attente me parut interminable, je finis par le voir.

- Oi !

Me pliant puis me dépliant, je crachais mes poumons en essayant de me faire remarquer. Son œil émeraude perça à travers les nuages et je savais qu’il m’avait entendu ! Mais ce n’était pas terminé, car il piqua en direction du sol. Je ne devais pas le perdre ! Faisant bouillir mon chakra, je me propulsais en avant du mieux que je pouvais, alliant sûreté et vitesse. Il allait bien plus vite que moi, surtout en raison de l’absence d’obstacles, mais ma motivation me donnait également des ailes. D’après ce que je savais de la géographie de la région, il chargeait en direction de la forêt qui bordait les pics montagneux de Kaminari no Kuni. Il prenait de l’avance, mais c’était sans doute pour me tester. Je me blessais finalement à force de vouloir aller plus vite, mais tant pis, c’était pas l’heure de réfléchir.

Je dévalais les crêtes, puis les montagnes, puis les collines pour finalement atteindre la forêt luxuriante en contrebas. Son plumage rose s’évapora un peu plus à l’Est, me laissant ainsi chercher pendant quelques temps. De très longues minutes, voire peut-être une heure, s’écoulèrent. Il y avait quelques saloperies en chemin, mais je chargeais comme un buffle, arrachant au passage de multiples branches et racines. Finalement, j’approchais une large zone où une épaisse brume me fit ralentir. Mon regard vagabondait à la recherche d’un signe, mais il n’y avait rien. Je ne sentais que le courant d’air froid qui parcourait mon dos. Le pas lent, le soupir lourd, je croyais l’avoir perdu. Si près du but, bordel… Je continuais à le chercher du regard, et je ne tardais pas à finalement trouver quelque chose.

- Ressenpū !


Pris de court, une bourrasque m’emporta avant de me causer plusieurs coupures, que je pus éviter pour la majorité en m’extirpant grâce à coup de pression généré par mon Futton. Mais pas le temps de penser à autre chose que la poursuite de l’oiseau. Je chargeais en avant et vis finalement l’oiseau.

- Foutu oiseau rose ! Reviens !

Alors que j’allais le rattraper, il fusa en ma direction et passa par-dessus mon épaule. Le temps de me retourner, il profita de sa capacité Fûton pour se retourner plus rapidement et m’infliger une attaque à l’aide de ses serres. Mais peu importe la douleur, ma vitesse eut finalement raison de lui et je lui agrippai les pattes.

- C’est bon, Akahoshi-Zo, temps mooort !


Je le lâchais, relâchant le cumul de vapeur dans le corps. J’étais complétement épuisé. Le combat fut expéditif, bien sûr, mais tout le trajet avait été aussi exténuant qu’un violent combat. C’était vraiment difficile de reprendre mon souffle. Pour l’oiseau, néanmoins, ce n’était pas un problème. Il avait besoin de parler.

- Fééélicitations, tu m’as finalement retrouvé. Je commençais à m’impatienter ! Kukuku. disait-il en s’approchant d’une branche pour s’y accrocher. Bien. Tu as assez attendu pour que je t'épargne le coup du suspense. Je suis le Cacatoès Suzaku. Nous recherchons depuis longtemps quelqu'un qui serait digne de notre espèce. Assez digne pour qu'on lui transmette notre héritage mais assez fort pour le porter.

Les sourcils froncés, je fixais l’oiseau rose tout en reprenant calmement mon souffle. J’avais la sale impression qu’après toutes ces années, je n’avais fait que suivre un piaf qui voulait m’utiliser pour atteindre ses objectifs. J’allumais mon Kiseru et marquais alors une pause. Fixant ensuite son regard, j’ouvris la bouche.

- Alors quoi ? Tu m’as fait parcourir tout ce chemin, après toutes ces années de merde en prison, pour que je m’emmerde avec un héritage qui n’a rien à voir avec moi ? Désolé, Suzaku, mais la vie ne marche pas comme ça.


- Je me suis mal exprimé, Aka-

- Je me nomme Hisao et si je suis venu, c’est parce que tu n’es pas qu’un simple piaf. Tu as représenté longtemps un symbole de résistance alors que je crevais à petit feu derrière ces barreaux. Alors oui, j’espère que tu t’es mal exprimé. Je n’ai aucun mal à aider les autres, mais je ne peux pas accepter d’abandonner mes objectifs pour réaliser ceux d’un autre ! Pas de n’importe qui, en tout cas.

Il… souriait ? C’était étrange, je crois que son bec s’éleva légèrement. Il déploya ensuite ses ailes pour redescendre à mon niveau. Suspendu par le battement de celles-ci, il était au niveau de mon visage et reprit son petit discours.

- Mes plumes. Pourquoi les as-tu gardées ?

J’avais en effet les plumes roses et blanches de Suzaku dans l’une des poches de mon manteau. Après avoir défait le bouton qui les empêchaient de s’en extirper, je les agrippais et les pris dans la paume de ma main, perplexe.

- En fait… je ne sais pas trop. J’en avais besoin, en quelque sorte.

- Kukuku. Je n’ai rien pu faire pour t’éviter ces sept ans là-bas, crois-moi. Mais mon instinct m’a laissé penser que tu étais peut-être celui que je cherchais depuis déjà un petit moment. Mon espèce, comme de nombreuses autres, se lient souvent avec des ninjas, et j’ai besoin d’un partenaire, tout comme tu aurais bien besoin de moi.

Je laissais échapper un ricanement tout en secouant la tête. « Alors, pas d’énigme, de combat ou de quelque chose de ce genre-là ? Je croyais qu’on devait gagner le respect d’un animal pour faire un pacte avec lui. » Mon regard était toujours porté sur l’oiseau. Quelque part, je trouvais toute cette histoire un peu bizarre. Ca me semblait étrangement expéditif. Enfin… même si je l’ai rencontré il y a bientôt huit ans de ça. Bien sûr, je sentais qu’il y avait potentiellement un petit quelque chose entre lui et moi, mais ça restait… rapide.

- Oh ! Mais on ne va pas conclure immédiatement un pacte ! Tu vas devoir traîner quelques temps avec moi, apprendre à me connaître, savoir comment je fonctionne… et je vais devoir faire la même chose avec toi, kukuku ! Mais si tu veux une énigme, on peut aller là-dedans !

- Eeh ? Merde, j’aurais préféré le chemin rapide vers le pacte. Mais laisse tomber l’énigme, alo-

Il m’interrompit soudainement. Son œil se plissait et je sentais que son regard ne présageait plus de blague et de bonne humeur. Est-ce que j’avais fait quelque chose de mal ?

- Hisao-Zo. Plus sérieusement. Je n’ai pas attendu toutes ces années pour t’imposer d’autres contraintes. Les cacatoès et moi Nous avons mutuellement beaucoup de choses à nous apprendre. Et chacun pourra aider l’autre à accomplir ses objectifs.


D’un mouvement bref, il invoqua un parchemin et le jeta en ma direction. Il me regardait avec insistance. C’est vrai qu’il m’a attendu longtemps. Il aurait pu trouver quelqu’un d’autre, mais il a jugé que j’étais celui qu’il cherchait. Et… je n’ai pas gardé ces plumes juste par curiosité. Il m’a aidé sans le vouloir. Il m’a intrigué sans le savoir. Je pense qu’il est temps de lui rendre l’appareil. Je ne le lui dirais pas, mais il me fascine, quelque part.

- Moi, Akahoshi Hisao, accepte de conclure le pacte du Cacatoès. Suzaku, après toutes ces années, je te remercie de ta confiance et te demande humblement de devenir mon compagnon de route ainsi que mon compagnon de combat.


Après de rapides explications de la part de Suzaku – je ne savais en effet pas comment conclure le pacte – il pinça la peau de mon pouce, déclenchant un petit saignement. Je collais alors chacun de mes doigts à mon pouce légèrement ensanglanté et imposa les cinq doigts de ma main droite sur le parchemin qu’il avait préalablement invoqué.

- Hisao-Zo. Tu seras désormais l’ami de la noble et belle espèce des Cacatoès. Nous comptons désormais sur toi pour nous soutenir, nous faire honneur et nous respecter, en n'abusant jamais de ce pacte et en ne t'écartant jamais de la route que tu t'es tracé après toutes ces années. N'oublie jamais qui tu es et ce que tu as enduré. Dans cette forêt, tu ne viendras jamais accompagné et tu tairas l'existence de notre repaire. Va au gré du vent et accomplis ce que tu souhaites, car désormais, nous avons une épaule sur laquelle nous poser.


Il marqua une pause.

- Bon par contre, pour avoir l’honneur de m’invoquer, va falloir devenir plus fort ! Alors tu vas passer un petit moment ici, si tu le veux bien. Kukuku... Et qui sait, tu auras peut-être un jour l'honneur de rencontrer mon seigneur !

L’enflure. Mais… c’était un long chapitre qui se terminait. Du moins, le tome 1. Car je sentais que mon compagnon Suzaku avait beaucoup de choses à m’apporter. Et je crois qu’il avait besoin de moi également. Je ne savais pas pourquoi, mais son œil trahissait une certaine détresse. J'avancerais pendant longtemps dans l'ignorance, mais en temps voulu, je finirais par apprendre pourquoi ce pacte fut si facilement conclu. Je ne cessais d'y penser, mais malgré l'attente, je m'attendais à davantage. Et si c'était maintenant que la véritable épreuve commençait pour moi ? Je l'ignorais, mais pour clore ce chapitre, j'accrochais les trois plumes récupérées par le passé à mes cheveux.


L'héritage derrière ces plumes - Fin du premier tome

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