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Le sommet de la montagne | ft. Conseil d'Iwa


Lun 9 Oct 2017 - 17:31


LE SOMMET DE LA MONTAGNE
— Conseil d'Iwa


Situation de trouble dans le village. Le Shodaime n'avait plus du tout le temps de se poser des questions. Les regards étaient braqués sur lui, le fixant tout en attendant une explication sur cette situation.

Mais dans une crise comme celle-ci, il ne peut réfléchir seul. C'est dans ce but qu'il a choisi, durant sa prise de pouvoirs, des gens du village pour l'aider et le conseiller dans ses choix et devoirs envers le village.

Des gens de confiance, humble et digne de leur rôle en regardant le passé de chacun d'entre eux. Ils ont toujours répondu présent pour leur foyer et c'était aussi un moyen de les remercier pour cela.

Dans ses désirs d'avancer, il avait demandé, lors du début du chantier de la tour du Tsuchikage, de faire poser une bâtisse temporaire, juste en face, qui aurait pu but d'accueillir le conseil durant la phase de construction du bâtiment administratif d'Iwa.

Se tenant devant l'entrée de ce bâtiment en question, l'ombre de la terre attendait que ses nouveaux conseillers arrivent pour entamer cette réunion. C'est dans la poussière, soulevé par la brise qui passait dans les montagnes en cette après-midi, qu'ils commençaient à apparaître un à un. Ceux qui représentent la hiérarchie du village de la roche.

Tous étaient présents pour ce moment, première réunion symbolique de ce conseil, nécessaire dans une situation comme celle-ci. Il avait décidé de prendre ces personnes pour l'aider et il était temps qu'elles commencent à faire leur travail. « Je suis heureux de vous voir tous ici. Venez, suivez moi. » dit-il en les invitant à suivre ses pas d'un geste de son bras.

Il ouvra alors les deux portes pour rentrer dans cette pièce, comportant une table en son centre, une chaise plus grande que les autres ainsi que des plus classiques autour d'elle. « Je vous en prie, prenez place. » Lui venait de s'installer dans ce siège plus grand, en déposant ses deux katanas contre le bord en bois de celui-ci.

C'est avec ses yeux qu'il venait de faire le tour de la salle et de regarder le visage de ces hommes et femme qui attendait de savoir la raison de cette convocation. « Vous devez maintenant être tous au courant, mais voici une lettre qu'on pouvait trouver partout dans le village ce matin. » Envoyant plusieurs copies vers ses conseillers pour qu'ils regardent au cas ou, c'est un ton très sérieux qu'il venait de prendre pour continuer la conversation. « Aujourd'hui, vous êtes ici, car cette première réunion est nécessaire, pour faire face à cette nouvelle vague qui vient nous frapper. Mais pas seulement que de ça. »

Son visage venait alors de se tourner vers Meian, qui était directement à sa gauche. Il voulait parler des lettres retrouver dans le village, mais aussi des actions de ces dernières semaines. « Meian, Akimoto, Kanon, Yoshitsune, je veux être au courant de toutes les informations que vous avez depuis les incidents de Shito à aujourd'hui. » venait-il de dire, son regard croisant celui de chaque membre en citant le prénom, terminant donc sur celui de son frère.



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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Lun 9 Oct 2017 - 20:06


L'heure était grave et ça tonnait fort là haut. Kanon était convoqué par le Miséricordieux Shodaime Mizukage. Les prémisses de la toute première réunion rassemblant l'ensemble des Conseillers, encore tout fraîchement nommés, se faisaient ressentir. La fameuse lettre viciée concernant les agissements de Kirigakure était sûrement à l’origine de cette manœuvre semblant un peu hative.

Rejoignant le point de rendez-vous, qui avait été décidé près du chantier de la future tour du Kage, encore en construction, Kanon avait eu loisir de repenser calmement à tout ça. Cherchant à trouver la signification de cette grossière mascarade. Quelques idées lui avaient traversé l'esprit. Encore et toujours des spéculations, sans preuves concrètes cependant. Une fois arrivé au lieu dit, la présence de certaines personnes qu'il connaissait soulignait l'évidence. Il s'agissait bien de ce qu'il pensait. Après les salutations d'usages, le Nagamasa portant les espoirs du village sur ses épaules invita ses Conseillers à entrer dans le bâtiment de fortune aménagé pour les situations de ce genre, en attendant que le lieu officiel soit achevé. 

Chacun prirent place autour de la table ornant le centre. Le Shodaime Tsuchikage put alors commencer à expliquer la raison de ce rassemblement assez soudain.

Aucune surprise, cela concernait en grande partit la fameuse missive de la discorde. Mais apparemment, ce n'était qu'une partie de la raison menant à cette réunion.

Sa demande était simple. Exposer les informations que tous avaient récoltés suivant les événements de Shîto jusqu'à maintenant. Logique, cette lettre était vraisemblablement un mauvais coup orchestré par les fauteurs de trouble qui avaient réduit ce Village à feu et à sang.

Lorsque vint sont tour, Kanon prit la parole. Exposant les maigres informations qu'il détenait. Qu'il avait d'ailleurs fait parvenir précédemment de manière plus détaillée dans son compte-rendu. Mais avec le changement de pouvoir encore récent, peut être que ces informations s'étaient égarées sur un bureau ou ralenties par le traitement administratif. Cela était fâcheux, mais ça arrivait de temps à autres. Reparler de ces informations avait l'avantage de mettre au courant les autres Conseillers.

« Lors des événements de shîto, pendant que le géant se déchaînait dans le village, une armée de brigands venant de la côte se dirigeait vers Shîto. Approximativement un demi-millier, si mes estimations sont exactes. Une personne à prévenu les forces du village du danger qui s'approchait. Alertant la garde d'envoyer des renforts. Je suis personnellement allé voir la situation, qui était tout à fait exacte. Une horde arrivait sous couvert du grabuge se déchaînant déjà. Sur les lieux, deux Shinobis, très certainement rattachés à Kirigakure, se présentèrent pour m'épauler dans la tâche de ralentir ces satanés mercenaires, venant envahir le village. Voir de les occire en totalité. La Kunoichi semblait être la même qui avait prévenu Shîto de l'attaque tantôt. La voix ressemblait tout du moins. Le Shinobi quand à lui usait de glace. Caractéristique liée au clan Yuki il me semble. La femme l'a appelé Sasuke... ou Sôsuke. L'homme appelait cette dernière Huen'O ou Ueno il me semble. Je n'ai pas bien entendu ou prêté attention, vu la situation gravissime, gardant de plus, une certaine distance entre ma personne et ces inconnus par précaution. Enfin, aucune importance, je préfère relater ce qui s'est passé et non d'inutiles spéculations personnelles. Mais ils semblaient des plus proches. Très certainement des amants, vu leur intimité et leur discours passionné. Bref, cela ne nous regarde pas. Deux Kirijins très certainement. Peut être dissidents, je n'ai aucune certitude les concernant. Mais ils étaient tout à fait prêt à donner leur vie dans la bataille contre ces brigands. Un Yuki usant de Hyôton et une Kunoichi se battant avec un sabre aux capacités assez obscures. Nous avons réussit à éliminer la moitié des opposants lors de la rixe. Comme vous le savez, l'autre moitié a malheureusement atteint le Village. Durant l'affrontement, à peine une cinquantaine d'hommes des forces de Shîto, membres de la milice, sont venus en renfort. Le commandant des troupes ennemis a habilement joué stratégiquement parlant. Si nous omettons le fait que la différence d'effectifs allait à son avantage. Nous leurrant avec un puissant ninjutsu ou genjutsu, se volatilisant sous nos yeux, alors qu'il était en plein champ de bataille. S'ensuit comme vous le savez tous ici présent, la chute du Village et sa destruction par le Shoshikidan. Sûrement mandataire des fripouilles venues des côtes. »

Terminant de conter ce qu'il avait traversé lors des événements étant survenus dans les Terres de Hi no Kuni, Kanon reprit son souffle un instant. Il n'avait pas d'autres informations pertinentes après cela. Cependant, il se permit de faire une parenthèse. Plus en rapport direct avec la mystérieuse lettre et les interrogations qu'elle soulevait.

« Ensuite, cela est peut être hors-sujet, mais concernant Aranada Toshiro. Ayant été présent dans l'escorte qui était chargée de le protéger, de nombreux points d'ombre restent encore à éclaircir. Mais si comme le dis cette missive, pourtant mascarade évidente et viciée, il a trouvé le trépas et que son corps est bel et bien à Kirigakure, faire une demande de rapatriement serait nécessaire si nous jouons la carte diplomatique. Une de mes connaissances pourrait obtenir de précieuses informations via son cadavre. Aranada Toshiro est devenu un martyr dans le cœur de bien des gens, suite à cette malencontreuse propagande de lettre plus ou moins anonyme. Lui offrir, si cela est réellement le cas, une sépulture décente est important. Cela apporterait un certain soulagement à la foule qui tonne fort. »

Le reste de ce qu'aurait pu évoquer le Sôryû était bien trop hors du contexte pour l'instant. Il termina donc sur ces mots. Gardant ses spéculations personnelles concernant la lettre si on le lui demandait. Mais son expertise concernant le commerce était certainement la moins à même de conseiller judicieusement cette sombre affaire. Écoutant toujours attentivement les autres Conseillers et les informations qu'ils possédaient.



Dernière édition par Sōryū Kanon le Sam 14 Oct 2017 - 10:05, édité 1 fois
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Lun 9 Oct 2017 - 22:24


☆ ☆ ☆     Réunion du conseil


Il n’y a rien d’autre que ça, les obligations et les missives que notre ami Yoshitsune abhorre. Il en a vision d’horreur, mais que serait la vie sans elles ? Nul ne le sait. A l’image d’un destin incertain, l'avenir a généralement le don d'arriver sans prévenir.
Yoshitsune qui aspirait à une vie sans le moindre conflit pour lui et son clan guerrier -doux euphémisme…
Lui qui décida de nouer avec les arts guerriers pour enfin arriver aux jours paisibles jamais connus jadis lors de son enfance… Il se retrouvait désormais mêlé au sein même d’une lutte contre la criminalité. Shito fut démise de sa sérénité, dévasté par la ruine et l’avarice de la guerre. Et malgré les efforts de la résistance pour évincer l’invasion ennemie, malgré la hargne et la puissance au combat employé, le bonheur fut outrageusement dérobé à tous.

Lorsqu’il songe à présent à cette guerre, un goût amer lui traverse la gorge, les poings qui se serrent sous l’humiliation. « Ma force est immense, perdre m’est impossible… mais alors comment ? » – N’ayant de cesse de se répéter ses mots, encore et encore, tandis que son regard tourmenté guette l’horizon ocre. Enfin soit. Dans le village de Iwagakure, la nuit régnait encore sur tout le village. Après tout, l'obscurité était tout de même importante et le soleil, n'allait voir le jour que bien plus tard. Cela n'empêchait pas le jeune membre du clan Nagamasa, de s'entraîner, de si bon matin. Depuis quelques temps, et de nombreuses heures maintenant, il poursuivait avec intensité son entraînement matinal.

Comme le plus souvent, il ne dormait que très peu, c'était un bon moyen de s'améliorer encore et encore. Depuis une semaine, il avait trouvé une motivation autre que la vengeance : Celle de devenir le meilleur. Cela faisait pratiquement un mois entier qu'il avait pris connaissance du décès de son cadet... Et pourtant, Yoshitsune, de sa sagesse magnanime refusait d’en parler comme pour éviter d’accepter une telle réalité. Sans vraiment le montrer plus que ça, sans même s’en rendre compte, il avait été heureux d’avoir rencontré des ninjas aussi talentueux que lui. Malheureusement, il n'était pas le temps au remords, car il se devait de perfectionner son art et de toujours se hisser au top quoi qu’il advienne. C’était une des rares choses que notre jeune protagoniste eut appris de son séjour à Shito. « La vie n’offre pas de cadeau aux faibles et encore moins aux membres du clan Nagamasa. »

▲▼▲

Un léger sourire vint alors orner son visage, alors qu'il poursuivait l'entraînement plein de sueurs. Soudain, un homme surgit quelques mètres devant lui. Arrêtant donc ce qu'il était en train de faire, il se mit à fixer l'homme dans les yeux. Cet individu, il le connaissait, c'était une sorte de messager du village. Cela permettait au dirigeant du village, de pouvoir remettre plusieurs lettres importantes, aux quatre coins de Iwa. Sans rien dire, il posa la lettre sur la table extérieure, avant de disparaître aussi vite qu'il était arrivé. Immédiatement, le regard du bushido se dirigea vers cette lettre, qui l'intriguait au plus haut point. Sans plus attendre, il prit possession de la lettre et se mit à lire son contenu. Dans le silence le plus total, il reposa la lettre, une fois sa lecture terminée.

« J'imagine que je n'ai pas l'ombre du choix... »

Une phrase prompte, au ton inflexible, envisagée sans la moindre once de frivolité. Calant donc son visage contre le creux de ses mains, voilà que notre jeune protagoniste s’évertuait à trouver ne serait-ce que la force de reprendre le combat. Force qui était en ce jour, venu frapper à sa porte. Mais cela, il s’efforçait de le redouter car il avait peur, peur que ses spectres ne reviennent le hanter dès lors qu’il se laissera séduire par la douce étreinte de l’inconscience. Cette simple pensée de décevoir Chogen fut néanmoins frémissante d’effroi, lorsqu'enfin son idéologie première vint reprendre le dessus. Cependant, au lieu de rester là se plaindre et d’écouler ses regrets pour rien, il préféra accepter. Chaque situation pour lui, était différente et cela pouvait lui apprendre différentes choses. Avec une maturité, qui lui faisait honneur, il s'éloigna peu à peu de son domaine.

Une fois arrivé, tous étaient entrés dans un bâtiment et plus particulièrement dans une minuscule salon à l’image d’une cellule capitonnée, bercée de lumière. Un fauteuil plus classieux se démarque des autres ; celui où Chôgen vint prendre place puis d’autres où les membres du conseil siègent.

Quand vient enfin le tour de Yoshitsune, celui-ci délaisse délibérément ces orbes qui le ainsi jugent sans vergogne. Toujours sur son visage ce même air endormi et désintéressé tant ils sont tous plongés dans une discussion dont il ne manque pas une miette. A vrai dire, rien de vraiment surprenant n'en ressort, mais il se voit écouter comme ils parlent ; observant les moindres réactions, prêtant attention aux allusions quelconques, écoutant les ironies et surtout le sous texte des mots que tous emploient. Se rendant rapidement compte que toute la conversation démontre la gravité de la situation. Sous les moeurs et les paroles anodines, chaque syllabe claque et cherche l’urgence. La fumée de l’opium distrait un instant ses yeux, la lassitude peut se lire sur son visage pourtant d'ordinaire si doux et candide.


« Ah c’est déjà mon tour ? Et bien comme l’expliquait déjà notre cher camarade Kanon-dono... Pendant les événements de Shîtogakure, à l’heure même où l’attaque du Gargantuesque Titan fit rage, ma personne et feu Triumvirat Bara avons eu le malheur de croiser la route d’un déserteur, sans doute membre du Shoshikidan. Un homme dans la quarantaine, le visage de marbre et tatoué ; sans doute marqué par les stigmates d’un passé tumultueux, de sang jonchant les cimes. De son nom Soyokaze aussi bien que je m’en souvienne, ce dernier semblait être maître dans l’art du l’escrime comme ont pu en témoigner mes nombreuses blessures. C’est donc assisté par une fine lame du village caché du Brouillard, nous fûmes acteurs d’une rixe spectaculaire. J’aurai aimé avoir à mes côtés d’aussi vigoureux guerriers que ceux qui furent les vôtres, Kanon-dôno. D’ailleurs à mon sens, j’ose imploré le ciel que les hommes du territoires des Eaux, ne soient pas tous aussi couards que celui qui fût mon allié. En effet, suite à la découverte des capacités de l’assaillant, le dénommé Kirijin s’est empressé de prendre la fuite. Il est très certain que sans l’arrivée de cette femme mystérieuse, moi comme Bara aurions connu une fin tragique à l’instar de Koga. Il est d’ailleurs impératif que nous nous rendions impérativement au Pays des Remparts, les remercier et cueillir des informations sur le danger qui vogue désormais sur le monde Ninja. » élevant la voix, celle-ci résonnant parmi les bourgeonnement des émotions


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Lun 9 Oct 2017 - 23:38
Le sommet de la montagne ❞ - Réunion du Conseil


Il ne fallut pas plus de quelques instants pour qu'Akimoto se mette en route après la réception de la convocation du Shodaime. Alors que les hommes de son unité spéciale se dispersaient dans tout Iwa pour tenter de limiter la propagation de cette odieuse lettre, il prenait la direction du chantier de construction de la Tour du Tsuchikage. C'était l'heure pour ce fameux conseil de se réunir pour la première fois. L'idée avait été amenée par le samouraï quelques jours plus tôt, lors de sa nomination. Si le Triumvirat avait été aboli et qu'il prenait le pouvoir en solitaire, Chôgen-dono désirait tout de même s'entourer de personnes en mesure de le conseiller sur toutes les sphères de la vie politique du village. C'est dans cette optique qu'Akimoto avait accepté le titre de Gunjiteki - de conseiller militaire.

Sur place, certains membres du conseil étaient déjà présents. Le colosse salua ses compères dignement et, une fois tout le monde arrivé, ils entrèrent dans la structure précaire pour investir une petite salle. Tout le monde prit place et la réunion put commencer sans attendre. Ils étaient cinq - Akimoto, Chôgen, Yoshitsune, Kanon et Meian - et à eux cinq ils représentaient le futur d'Iwa. Cette réunion du conseil portait bien entendu sur cette fameuse lettre qui circulait en ville depuis le début de la journée, mais pas uniquement. Beaucoup de choses s'étaient déroulées depuis Shîto et il était important de faire un portrait complet de la situation. Face à cette première crise, Chôgen devait se montrer apte à réagir...Il avait fait de l'inactivité et de l'inefficacité du Triumvirat son cheval de bataille pour justifier la transition de pouvoir. S'il ne se montrait pas à la hauteur, beaucoup le considèrerait alors comme un simple despote.

Akimoto attrapa la copie de la lettre que président de cet assemblé envoya sur la table. Une deuxième fois, alors que ses collègues la réceptionnaient également, il la lut une nouvelle fois. Encore plus qu'à la première lecture, cette lettre le mettait en colère. « Cette lettre...je n'ai jamais vu une telle fumisterie. Suis-je le seul à le voir? Il s'agit d'une machination évidente. À moins que les Kirijins ne soient les arriérés qu'on les prétend être? Ils auraient combattu à nos côtés à Shîto contre le Soshikidan, essuyé des pertes tout aussi lourdes que les nôtres...Pour au final se révéler être nos ennemis? Et puis, je ne peux pas être le seul à avoir entendu le discours de cet Alderan? Il a avoué être derrière les maux qui ont frappé notre village l'hiver dernier. Partir en guerre pour si peu? C'est une idée complètement ridicule. » Le rouquin s'arrêta un instant avant de poursuivre en portant son regard vers Chôgen. « À mon avis, il s'agit ni plus ni moins d'une tentative de cette organisation pour nous déstabiliser davantage. Comment comptez-vous réagir à cette lettre Shodaime-dono ?»

À tour de rôle, les membres du conseil s'exprimèrent à la demande du samouraï sur les évènements de Shîto. Son tour venu, le Gunjiteki tenta d'être le plus clair possible dans ses explications. Les évènements remontaient à plusieurs semaines déjà, mais ils étaient encore fraichement gravés dans sa mémoire. Comment oublier l'humiliation...Comment oublier la défaite...Et, surtout, comment oublier qu'elle lui avait filé entre les doigts une deuxième fois. « Pour ce qui est de Shîto...J'étais présent au coeur de l'arène lorsque les murs sont tombés et que les membres de l'organisation se sont dressés dans la foule. Signe qu'il ne s'agit pas que d'un groupuscule du Pays du Feu, mais bien d'un réseau touchant l'ensemble du Yuukan. Dans l'arène, j'ai confronté une certaine Ema, celle qui avait manipulé mon esprit lors de l'attaque sur le village à l'hiver. » Akimoto se replaça dans son siège et prit une courte pause en évoquant ce souvenir douloureux, avant de poursuivre. « Malheureusement, notre combat a été écourté par la chute du titan qui a littéralement fait s'écrouler la Grande Enceinte sur nos têtes. Le fils du défunt Seigneur, Araho Tomoya, qui combattait à mes côtés a malheureusement péri...Votre histoire m'intrigue Yoshitsune-sama, puisque j'ai également reçu l'aide d'une mystérieuse femme. Elle semblait connaître Ema, même avoir un passé avec elle, et elle m’a invité à lui rendre visite à l'Académie du Pays des Remparts pour nous donner plus d'information à son sujet. » La mystérieuse femme de l'Académie avait donc eu le temps de rencontrer plus d'un groupe...S'il connaissait vaguement le Pays des Remparts de nom, c'était la première fois que le rouquin entendait parler de cette fameuse Académie. Si des réponses à la défaite du Soshikidan pouvaient s'y trouver, les Iwajins devaient à tout prix s'y rendre.« Si nous comptons poursuivre ce Soshikidan, il nous faudra le maximum d'informations possibles à leur sujet...Nous devrions répondre à cette invitation et envoyer une équipe sur place. » ajouta-t-il finalement avant de laisser la parole au dernier membre du conseil, la jeune Meian.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »
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Mer 11 Oct 2017 - 11:41

LE SOMMET DE
LA MONTAGNE

CONSEIL D'IWA



    Le brouillon d’un nouvel arc, ses esquisses. La tour du Kage n’était qu’à son ébauche, mais elle projetait déjà de manière directe ses ambitions. Il voulait grand, voyait large. Surplomber, surveiller, consolider, arranger. Des définitions conjuguées au futur, l’opiniâtreté d’un homme et sa poigne de fer. Bien qu’elle soit incapable de vous accueillir au présent, cette future tour dominait déjà de ses dimensions préposées. Le temple secondaire, son remplaçant éphémère, n’avait que sa praticité en atout. La salle était bonne à la discrétion, son confort quelconque, sa luminosité tamisée forçant à l’intimité. Premiers regards, première ronde. Cette table se compose en une minute à peine. Une ponctualité imposée, par les faits comme par le fond : Cette réunion marquait une page à ne pas manquer, à ne pas salir non plus. Tu n’y croises qu’un regard familier, le berceau de ta renaissance : Chogen. Ses traits sont tirés, conscients de leur nouveau rôle et des charges qui y étaient assujetties. Le débat s’ouvre, sereinement mais meurtri. Les relents d’un combat non désiré, des échecs qui en découlent. On ouvre le sujet à vif, tranchant la moindre forme de recul ou de pudeur. Les présentations sont des viscères qu’on évide ; personne ne daigne se présenter, il n’y a pas un nom qui est introduit, bien que ceux-ci aient été marqués d’encre sur la missive qui vous rassemblait. Le reste, l’histoire et les connaissances, servaient alors de jeu de piste vers la nomination de visage reconnus au village.

    Les thèmes prennent de nouveaux noms. On parle des Kirijins, de la lettre qui les met en scène -car c’en était une-, du médecin nouvellement renommé, d’un certain Soyokaze, d’une Ema, de la mort du petit fils héritier au trône… Et d’Alderan. Des noms, des mots, des accusations, des excuses. Chacun témoigne de ce qu’il a pu juger, mélangeant les fonds et les formes, créant une image décousue de l’historique du village caché. Et c’était une triste représentation, puisqu’elle était profondément véridique : Shito avait été bassin de sang, torrent de feu. L’attaque avait été explosive et diversifiée, tant visée sur le plan militaire que sur le plan moral. Une grimace te ronge, songeant à l’appel du groupuscule à rejoindre leurs forces, supputées pour le bien du pays. Haruko floute tes idées, les embrouille. Retour à cette joute dessinée : Les regards s’étaient penchés de ton côté, toi la muette au rang évasif, ni Genin ni Chunin, aux traits barbares et au cœur bipolaire. Tu décides d’ignorer les présentations comme ils l’ont fait. Ton regard bifurque vers le Borukan supposé, de son allure d’ours colossal, afin de rebondir sur son témoignage autour de la lettre.

    « Alderan n’est pas le seul à avoir revendiqué cette attaque. L’homme que nous appelions l’Annonciateur, la tête directrice de l’attaque sur Iwa, s’est révélé membre du « camp » des assaillants de Shito. Il s’est présenté comme étant Daiki, né au pays de la terre. Pourtant, à mes yeux, ses ambitions sont floues, il ne voulait ni se battre, ni tergiverser, comme s’il était pris de court par quelque chose, en parlant de ne pas voir le Shoshikidan « tomber aussi bas que nous ». Son mépris pour les villages cachés semble plus lié à un délaissement de ceux-ci vis-à-vis des guerres civiles qui ont rongé notre.. Le pays du feu depuis des années maintenant. »

    Premier haut le cœur. Tu t’assimiles devant un conseil entier à un pays qui leur est étranger. Tu te sens prisonnière, comme dans l’impossibilité de témoigner alors que tu aurais tant à dire. Une obscure partie de ton être comprend la naissance d’une puissance en réponse aux maux ravageurs d’Hi no Kuni. Nous avons été oubliés, délaissés. Tu penses à Iwa, aux Hyuga qui s’y cachent, tu penses aux tiens, décimés en silence, aux autres, expulsés de leur terre d’origine par le brasier des conquêtes.

    « Pour la suite, nous avons retrouvé Daiki nageant dans son propre sang, en face à face avec la dépouille d’Araho Masao, le seigneur du pays du feu» Et ma première réaction aura été de jalouser cet homme qui m’aurait devancé, qui avait pris une vie que je convoitais.

    Ton visage obscurci se réveille, une fois de plus, à l’égard des idées noires.

    « Quoi qu’il en soit, Daiki est toujours inconscient pour l’heure mais il me semble impératif de l’interroger à son réveil. Il aura forcément des informations liées au Shoshikidan à nous révéler »

    Ton souffle s’éteint, il a dit ce qui était primordial. Pourtant, il rêvait en secret d’une autre annonce, plus informelle, plus intimiste. Tes yeux s’abaissent et se lèvent en boucle, cercle vicieux qui précède une demande hasardeuse. Ton cœur volait vers ton pays natal, vers ses origines. Il y avait les autres, les Inuzuka oubliés, ceux que tu n’osais même pas rêver. Des survivants, esseulés, explosés dans des contrées étrangères. Ce partenariat en amont avec Kumo, discuté à la hâte avec un Jonin dorénavant Kage. L’occasion était trop belle pour se perdre, quitte à renaître en égoïste.

    « Aussi… Avant que l’attaque n’explose et divise nos forces, j’avais parlé à un certain Metaru Shuuhei quant au rapatriement d’Inuzuka à Iwa. Il s’était porté garant en ma faveur, mais les évènements ont empêché de finaliser notre partenariat. Si le conseil l’accepte, j’aimerai continuer cet arrangement en parallèle de nos projets d’alliance avec Kumo »

    La pierre était posée, le poids de ta vie jetée sur une table aux quatre regards. Ils seraient juges et maitres de décision, à ta grande détresse, car cette pierre qui roulait n’était nul autre que ton cœur jeté aux lions.

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Jeu 12 Oct 2017 - 6:18


LE SOMMET DE LA MONTAGNE
— Conseil d'Iwa


Il s'en souvient encore des évènements dans Shito. Il s'en souvient même très bien. Surement comme presque toute la population qui est morte ce jour-ci juste sur la bonne volonté d'un homme. Un homme qui en même temps avait ôté la vie de son frère, ce même jour. De ce côté la, oui, il faisait ressortir son émotion, car il lui en veut, énormément, à cet homme. Nara Alderan.

Le Shodaime qui, avait invité ses conseillers à s'installer autour de la table, venait de les écouter, un par un, laissant chaque avis, point vue et histoire sortir devant tout le monde. Pour que chacun d'entre eux soit au courant des agissements de ce qui pourrait, peut être, devenir le futur ennemi de la roche.

Plusieurs informations étaient sorties durant ce premier tour de table. Chacun d'entre eux avait une histoire différente, un moment différent durant cette journée de drame. De ce fait, chacune des informations qu'il peut récolter, sur cette organisation que le monde appel maintenant Shoshikidan, peut prendre beaucoup d'importance, même si cette information en question peu semblait minime au premier regard. « Les membres de cette organisation, avec à la tête cet homme qui, de ce que j'ai pu entendre, tua mon frère de part sa puissance, sons tous originaires de pays différents, mais viennent du pays du feu pour la plupart. Si vous voulez mon avis, je pense qu'il faut qu'on commence à faire une enquête dans ce pays, mais dans l'ombre, que personne ne remarque. Mais depuis le drame de Shito nous devons faire attention, car les yeux de tous les pays sont braqués sur ce pays, terre de feu. »

Puis il écoutait Yoshitsune ainsi qu'Akimoto parler d'une femme qui était venue les aider durant les combats qu'ils menaient dans l'enceinte même du lieu dramatique, emblème de l'échec de ce pays. Une femme qui, de ce que comprenait le samouraï, invita les deux hommes à se rendre dans ce pays pourtant quasi-inconnu, qu'est le pays du rempart. « Si nous pouvons avoir des informations sur cette organisation par l'aide de ces gens et de cette Académie, je ne vois aucune raison de ne pas aller les voir. Hormis des informations, c'est surtout des alliés que nous pourront également avoir dans le procédé. »

Il venait alors de jeter un regard aux deux hommes qui lui avait parler de cette demande, cette invitation, pour Iwa, à venir dans leur pays. « Je vais vous envoyer sur place pour être sûr que ce soit des personnes de confiance et respectable qui parle au nom de notre village, en mon nom. Akimoto, Yoshitsune, préparer vous à partir dans très peu de temps. »

Puis le sujet venait de revenir maintenant sur Kiri. Cette fameuse lettre découverte un peu plus tôt dans la journée, partout dans le village. Lui avait un avis sur le sujet qu'il devait maintenant dévoiler à ses compères. « En ce qui concerne ces attaques envers Kirigakure, je dois vous prévenir que j'ai envoyé une lettre à celui qu'ils appellent Mizukage, l'homme à la tête de leur village. J'attends donc une réponse de sa part, parce que cette situation est des plus étonnantes. Mais pour être franc, j'ai bien l'impression que c'est un coup monté. Après les évènements de Shito, le discours de cet homme qui parlait de faire tomber le monopole des ninjas sur le continent, je suis persuadé qu'il y a quelque chose de louche dans cette histoire. »

Mais d'un autre côté, l'unité spéciale Iwajin allait devoir encore fournir du travail en plus. Car, il faut aussi bien découvrir d'ou ces lettres peuvent arriver et comment est-ce possible que personne n'ai vu quelqu'un les accrocher. « Je veux également qu'une enquête interne soit lancée dans le village dans le but de découvrir d'éventuels traîtres. Chaque rapport, chaque information sur ce sujet doit m'être transmis immédiatement. Je ne veux pas qu'une crise interne vienne détruire notre foyer. »



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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »


Dernière édition par Nagamasa Chôgen le Ven 20 Oct 2017 - 17:01, édité 1 fois
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Sam 14 Oct 2017 - 17:07



Les contes de cette journée ayant marquée l'histoire d'une empreinte mortifère se poursuivirent. Chacun apportant une nouvelle scène, s'accompagnant de divers acteurs, à cette pièce de théâtre des plus dramatique et morbide. L'auditoire écoutait de manière solennelle, ces récits épousant le témoignage des faits passés.

Le frère du Shodaime Tsuchikage. Un Samouraï à l’éloquence remarquable et dont l’honorable nindo était certainement ce que sa lame était pour le Bushido. Évoquant sa rixe contre un membre du Shoshikidan. Accompagné de la Borukan anciennement membre du Triumvirat, ainsi que d'un vil et couard Kirijin, qui n'hésita pas à lâchement les abandonner pour préserver sa vie de freluquet. Le constat était fait. Si quelques Kirijins savaient apparemment braver les dangers, comme ceux ayant combattu vaillamment aux cotés du Soryu, la rumeur disait donc vrai. Ces cabotins étaient donc des plus lunatiques. Compter sur un Kirijin revenait à miser sur les méandres de l'inconnue. Planter un kunai dans le dos d'autrui semblait leur credo. Méfiance à leur égard devait être vivace. L'évocation du Pays du rempart vint attiser un regain de curiosité. Quels secrets pouvaient bien renfermer ces contrées éloignées ? Ces mystères devraient être élucidés. Une mystérieuse inconnue semblait être la messagère venue les quêter. Tournant ses espoirs vers les vaillants héros de ce triste monde tragique, la princesse saurait trouver en Iwagakure la réponse à ses espoirs esseulés. Quand au malandrin à la lame cabotine, tôt ou tard il connaîtrait le fil d'une lame assassine.

Le volcanique Borukan. Un fier et viril défenseur de la veuve et de l'orphelin. A l’apparence d'une solidité n'ayant rien à envier au basalte, sa carrure titanesque inspirait la personnification d'une force de la nature, rappelant un volcan synonyme d'un courroux magmatique. Parlant d'une dénommée Ema, vile sorcière aux techniques acerbes. Sinueuse telle la vipère semant le venin mortifère dans l'esprit de ses adversaires. Horreur, ce genre d'adversaire était certainement le plus dangereux de tous. Encore une fois la dame prônant les remparts fut mentionnée. Décidément, le destin semblait tenir à cette future épopée, se présentant avec insistance. Étais ce un signe des divinités ? Ou bien un coup du sort vicié par de moins auréolées entités ? Kanon se demandait si cette histoire de Remparts n'était pas encore un satané piège se dressant pour mettre une nouvelle fois à mal la prestance d'Iwagakure. Mais nul doute que Le Borukan et le Nagamasa savaient évaluer les situations pour évoquer l'idée. Apparemment, quelque chose de bénéfique pouvait en être tiré.

Une inconnue que Kanon ne connaissait pas. Avec le changement soudain dans la hiérarchie établie, cela n'était guère étonnant. L'unique touche féminine de ce Conseil évoqua un dénommé Daiki. Son implication et ses tenants. Ainsi que son présent. Une source d'information sur ce groupuscule sanguinaire et meurtrier était une piste des plus importante pour mener à bien l'opposition face à ces malandrins ayant rayer de la carte un village entier. S'abaissant même à assassiner de sang froid et à violenter de pauvres civils parfaitement innocents. Laissant les bandits piller et mettre à sac, pour ne laisser que ruines et désespoir. Son apparence un peu sauvage, bien que gracile et espiègle, s'harmonisait audacieusement à une langue des plus sages. Elle évoqua une rencontre avec un certain Kumojin et ses projets personnels concernant le rapatriement d'un clan en ces terres. Demandant au Conseil son approbation, sûrement par politesse, car cette autorisation résidait entre les mains de l’hôte de ce Conseil. Kanon n'avait point de réticence à cette idée. Vu son passé, s’outrer concernant ces idéaux aurait été dès plus vicié. Esquissant un sourire sincère, mais silencieux, pour simple réponse, à l'intention de l’intéressée.

Le tour de table était fait. Les directives du Miséricordieux pouvaient tonner. Prévoyant une expédition dans les contrées inexplorées, où une mystérieuse Académie les attendaient. Enquêter sur l'organisation criminelle était aussi une autre épine qui devait être extraite de l'épiderme rocheux. Sans oublier, trouver les sacripants ayant pu semer l’opprobre au sein même du Village Caché.

Le Nagamasa régnant sur Iwagakure avait déjà fait son office, contactant les Kirijins à travers une missive. Les accusations étaient clairement un coup monté, cela était une vérité à l'unanimité. 

Silencieux, le Kōeki garda toutes ces mélopées, dans un coin de sa pensée.

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Sam 14 Oct 2017 - 21:33
Le sommet de la montagne ❞ - Réunion du Conseil


Suite à sa brève allocution, Akimoto s'était tu pour garder le silence jusqu'à ce que tout le monde ait pris la parole. La jeune Meian raconta les circonstances de sa rencontre avec le fameux Annonciateur, l'homme derrière l'attaque sur Iwa, comment il semblait tout aussi dégouté par les évènements de Shito qu'eux, comment elle l'avait retrouvé gisant dans son propre sang aux côtés du corps sans vie du Daiymo du Feu. L'Inuzuka était jeune, probablement la plus jeune de cette tablée, mais quelque chose dans son regard reflétait une maturité certaine. Le Borukan ne se retint pas d'acquiescer lorsqu'elle mentionna l'urgence d'interroger cet homme dès qu'il reprendrait connaissance. « Je n'étais pas au courant de l'affiliation de membres de votre clan à d'autres villages shinobis Meian-san. » dit-il en portant son regard sur la jeune femme une fois qu'elle est terminée son allocution. « Je reconnais les vertus et les capacités de votre clan, mais je sais également qu'étant originaires d'Hi no Kuni à quel point vous avez souffert...Si Iwa peut devenir leur terre d'accueil, comme elle l'a été pour tant d'autres clans...Ce ne peut être qu'une bonne chose. » Il s'arrêta de nouveau, l'air perplexe avant de poursuivre son questionnement. « Je suis loin d'être l'expert dans le domaine, mais les rouages politiques derrière un tel rapatriement me semble complexe. Autant il sera "facile" qu'Iwa devienne le lieu de rassemblement des Inuzuka égarés aux quatre coins du Yuukan, autant organiser le rapatriement de ceux actuellement affiliés à un village shinobi rival me semble délicat. »

Une fois le tour de table terminé, ce fut à leur chef de prendre la parole. Une lettre avait déjà été envoyé en son nom à son homologue de la brume pour chercher réponse face à supercherie. Non pas surpris de l'initiative de son supérieur, le Borukan aurait tout de même apprécié être consulté avant que la dite lettre ne quitte le territoire de la terre. Des paroles trop douces pourraient conduire Kiri a nous croire en position de faiblesse. Des paroles trop brusques, au contraire, laisseraient croire à des accusations. « Que proposez-vous donc Shodaime-dono? » demanda Akimoto avec révérence. « Que nous envoyions les Tengus mener enquête au Pays du Feu ? » Il s'agissait là de leur but premier après tout...Mettre à mal les menaces qui planent au-dessus du village avant qu'elle ne puisse frapper - de nouveau dans le cas du Soshikidan. Il serait là une occasion parfaite de tester l'efficacité de cette nouvelle force de frappe de l'ombre. En tant que conseiller militaire, le rouquin ne pouvait qu'approuver une telle initiative s'il s'agissait bien là du plan de l'Ombre de la Terre. « Ne devrions-nous pas cependant attendre notre retour du Pays des Remparts pour lancer cette offensive sournoise? Les informations que nous y récolterons sur cette Ema et cet homme venteux pourraient nous être utiles pour mener à bien cette enquête en territoire ennemi. » De plus, comme le samouraï l'avait si bien mentionné, les deux hommes pourraient profiter de leur visite en ce pays mystérieux pour chercher un allié en cette fameuse Académie. Si la mystérieuse kunoichi s'était ainsi portée à leur aide, peut-être espérait-elle un nouvel allié pour lutter contre le Soshikidan? Une foule de questions, mais bien peu de réponses pour l'instant...seule une visite là-bas leur permettrait de trouver ce qu'ils cherchaient.

Pour conclure son allocution, le Shodaime mentionna la nécessité d'une quête interne. Il était vrai que tous les éléments disponibles à leur compréhension pour l'instant pointaient dans la direction d'une possible taupe au sein du village...« Vous pensez qu'un traire se trouve parmi nous? Cela pourrait expliquer la facilité avec laquelle les envahisseurs ont pénétré notre enceinte lors de l'attaque...Et comment cette lettre se serait répandue aussi rapidement dans tout Iwa. J'ai déjà ordonné aux unités policières du Yamagenzo de maintenir l'ordre afin d'éviter les débordements. Ils récupèrent également au moment où nous nous parlons le plus de copie possible de cette lettre. Peut-être pourrons-nous limiter les dégâts ainsi. Je vous ferai un rapport de la situation dès que possible. »

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »
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Mar 17 Oct 2017 - 0:29


☆ ☆ ☆     Réunion du conseil


Ambiance entièrement décadente tandis que Yoshitsune s'efforce d’écouter avec attention ses propos chimériques qui s’échangent, tendant doucement mais sûrement l'oreille. Oreille curieuse et attentive, interlocuteurs communicatifs à souhait là où ils avaient fini par lui révéler leurs intentions et leur soupçons, n'ayant pas même à les déceler pour son plus grand plaisir même si qui sait, le bushido aurait sûrement aimé les leur arracher avec subtilité. Subtilité qui n'en avait été qu'étonné de par leur spontanéité lorsqu'il s'agit de décliner leurs envies maquillées, étrangement dompté de par une patience auxquels les envies et la curiosité du Nagamasa devaient s'affronter. La confrontation c'est ainsi qu’il imaginait la missive qu’il eût reçu de Chogen.

Ce regard qu’affiche Yoshitsune revendiquait cet intérêt non dissimulé et indompté à l’idée d’aller à l’encontre de contrées inconnues ; soif de connaissance innée à l'individu pérégrin qu’il était, vivant aux façons aussi envoûtantes qu’embellies de par les normes et la morale handicapante de ce bas monde. Bas monde qui se complaisait d'ailleurs en ces murs de par les paroles sages et moult autres vertus qui s’énoncent.

Moment propice à la discussion alors qu’il ne voulait pas à imposer sa présence plus longtemps à ses confrères de réflexions, simple parole adressée sur ton des plus défaits mais non pas interloqué cependant de par les autres membres du conseil. Conscience ébranlée, délicieusement secouée concernant son escouade protégée. Protégée qui t'avait aussi pressée pour réaliser ce fameux groupuscule là où votre venimeux jugement était régle de roi.

Yoshitsune écouta les mots murmurés sur ses lippes masculines, consciente des avis et des sentiments presque unanimes, mais quand bien même il adorerait bavarder avec Akimoto, dont le respect et la véhémence inonde le cœur du damoiseau aux cheveux d’argent, acclamant sa joie et son esprit qui fait des détours. Le ton taquin s’échappe et laisse le tintement d’un sourire qui laisse un tracé, pour écorché et laisser le reste s’effacer, ce rayé. Il avait hoché de la tête, illustre guerrier aux reflets de bête. Il comprenait les sentiments et les divagations qui pourront acheminer, alors les mots restent légers.

« Mon frère, loin de moi l’idée d’écourter notre discussion… Mais le temps n’étant pas notre allié, permettez-moi de me hâter à cette tâche que vous m’avez confié. » Ses lèvres se plissèrent en un seul trait.

Rare fait qu'était celui de le voir bercé de par l'honnêteté. En effet, pour lui prohibé fut l'acte qu’il avait réalisé, mais il voulait à tout prix obtenir vengeance. Plutôt que de se satisfaire de cette situation insoutenable qui dansait en la citadelle d’Iwa tout entière.

Lui s’est senti traversé par ses paroles énoncées, changeant sa perception des événements. Il ne conçoit sans doute pas de la même manière, mais demeure fier, de ses propos et de ceux de ses compagnon. Ses pupilles d’olives s’illuminent d’un ton pressé, de ses convictions les plus profondes et de cette bienveillance que rien ne sonde.

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Jeu 19 Oct 2017 - 11:16

LE SOMMET DE
LA MONTAGNE

CONSEIL D'IWA


    Les prunelles diaphanes, vitreuses en mémoire du passé, opaques quand elles se tournent vers le futur. Les mots qu’on mélange deviennent à tour de rôle des pistes, des preuves, des questions. Instables pour certains, fluides pour d’autres. Les sujets qui s’entremêlent n’embrouillent pas pour autant la suite logique des choses : A ceux qui détiennent des informations, il en revient de devoir de les exploiter, d’aller au bout de leur fondement. Les missives se peignent en douceur, en pensée. Deux des membres de ce conseil semblaient déjà en réserve pour un voyage au pays des Remparts ; leurs vécus mariés à leurs rôles faisaient d’eux les élus parfaits pour ce genre de tache. L’un d’entre eux, le Borukan assurément, avait rebondi avec justesse sur ta demande -qu’on pouvait avouer désespérée –. Ta réponse se joignait à un regard de conscience :

    « Je l’ignorais… ou du moins je voulais l’ignorer aussi jusqu’aujourd’hui… Et je comprends votre inquiétude quant à l’idée d’une forme de rapatriement. J’ai pris des dispositions que je jugeai faisables de manière diplomatique, et même si nous n’en sommes qu’à l’ébauche, j’ai espoir en sa faisabilité. »

    Le visage du Metaru effleure tes pensées. Il avait été garant de ta personne, il le serait peut-être plus dans les jours à venir. Tes yeux se ravisent, désormais stoïques, impersonnels. Ton cœur n’était pas prioritaire, pas maintenant. Te voilà rangée en affaire de seconde main, ni présente ni absente. L’ordre du jour était bien plus global, plus poussé. Faire d’Iwa ce qu’on rêvait d’elle. La ville adulée, et non endeuillée. Faire taire les échos, les calmer. L’idée d’une forme de traitrise est enfin jetée comme l’évidence tabou qu’on n’osait aborder. Vos regards s’accordent sans surprise ; C’était une théorie traversée de tous, inavouée jusque lors. L’attaque ciblée sur le village, l’enlèvement du médecin, la propagande ultra réactive. Une cohérence de preuves qu’il fallait regarder en face : Le groupuscule ennemi en savait beaucoup plus sur vous que l’inverse, ce qui le plaçait en cavalier fou sur l’échiquier des avantages. Iwa, ville grandissante, terre d’accueil, centre des attentions et non pudique à celles-ci. Des informations faciles, des ralliements à la hâte. Chaque individu qui avait trouvé refuge entre ces murs était suspect et potentiellement traitre. Toi y compris.
    Un tour de table circulaire, une intimité confiante. Ces gens-là t’accueillaient sans réellement te connaître, et c’était peut-être la source du problème. Pour qu’une novice prenne place au conseil, bercée par ses propres démons, originaire d’un pays de révolte, ni femme ni enfant ni bête. L’hybride nébuleux qui donne un avis sur les actes prémâchés par ses ancêtres. Une idée affreuse te traverse l’esprit, toi qui demandait asile pour ton clan, te voilà poussée à penser que le bon accueil de la ville était maintenant son talon d’Achille.

    « L’enlèvement d’Aranada Toshiro en est la preuve concrète.. Des informations nous échappent et sont envoyées droit à l’ennemi sans que nous sachions par qui ou comment. Or un contrôle total de la presse, des messagers ou des envoyés me semble impossible en terre démocratique. »

    Si l’on voulait faire taire les fuites, il fallait couper les flux à la source, mais cela était synonyme d’une fermeture totale au monde (et à ses vertus). Liberté de parole, liberté de passage, liberté d’expression seraient effacées par la poussière d’une terre esseulée.

    « Je suis également d’avis d’attendre votre retour de Joheki no Kuni avant d’entamer une procédure d’enquête sur le terrain. Si nous divisons trop nos forces, et que cela se sait -grâce aux traitres notamment- nous pourrions être de nouveau la cible de leurs égos. Hi est un vaste pays, souillé par la guerre et maintenant par ce groupuscule, s’y rendre en aveugle est plus que dangereux. N’oublions pas que nous avons un de leur membre à disposition. Dès que Daiki sera réveillé, nous en saurons probablement plus, notamment sur les précautions à prendre si nous voulons infiltrer le pays »

    Souffle muet, la tirade de fin. Un avis médiateur et inquiet, préférant la délicatesse à l’empressement, contrairement à l’un des deux Nagamasa qui était déjà en marche pour le pays des Remparts dans ses pensées. Centraliser les forces d’Iwa, faire d’elle la cité empire qu’on attendait. Ce jeu qui poussait au vice, à la surréaction, avait besoin d’être calmé. Seuls et dispersés, vous iriez plus vite, mais ensemble, vous iriez plus loin.


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Le sommet de la montagne | ft. Conseil d'Iwa

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