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Destins enchevêtrés [Feat.Chôkoku Riliû]


Mar 10 Oct 2017 - 0:29
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Sur la ligne d'horizon, la lumière d'un crépuscule blême s'évaporait de la terre et montait vers le ciel où flottait un croissant de lune transparent. Jour, nuit, éternels antagonistes en lutte pour régner sans partage sur les cieux. Antagonistes, à l'image de ces cités belliqueuses toutes opposées les unes aux autres.

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Les crocs rocheux, si bien nommés, s'étaient comme érigés de la terre, tels des serres délimitant les frontières naturelles du Village Caché de la Roche. Enserrés, cela définissait bien la condition des iwajins au sein dudit village. Les richesses, les enjeux économico-politiques, la croissance démographique, tant de signes qui assuraient la pérennité de cette cité ou trompaient sur sa précarité.

Des bruits sourds interrompaient depuis quelques heures la quiétude des lieux. Isolé, dans un recoin insoupçonné, Enkeï s'entrainait avec acharnement. Face à lui, un énorme chaudron, rempli de charbons ardents, dans lequel ses poings furieux, un à un, plongeaient sans hésitation. Ces martèlements au rythme d'un roulement de tambour traduisaient énormément de férocité. À chaque coup de poing, le jaillissement des braises incandescentes illuminait momentanément le visage de l'acharné. D'ailleurs, de la sueur en ruisselait, s’immisçant dans chaque sillon, humectant ses yeux aiguisés, ses lèvres carminées.

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     200 ! »

Il se redressa, sa poitrine se soulevant, s'affaissant, le souffle rauque, les poings toujours scellés. Partant des phalanges jusqu'aux avant-bras, les chairs cramoisies, boursoufflées, crépitaient comme si les flammes du brasier les léchaient encore. Cette résistance mentale, en partie liée à son assimilation au Kâton, le fit se taire face à la douleur, celle-là même qui lui faisait oublier les stigmates de son enfance.

Le ciel s'était brusquement obscurci. Les premières gouttes de pluie mouchetèrent les plaques de pierre chaudes sur lesquelles ses pieds nus et fuselés se tenaient. Il semblait méditatif, face à d'étonnantes interrogations sur l'avenir, sombre semblait-il. Iwa, comment l'atteindre en plein cœur ? À quel moment la fuir, pour lui revenir fin prêt à en découdre ? Qui seront ses ennemis, ses alliés ? Qu'est-ce qu'un déserteur, véritablement ? Où trouver des êtres tels que lui ? Au sein de son esprit, vierge de toute frivolité, ces mêmes questions insolubles demeuraient en suspens.

Jusqu'à ce jour et dans cette quête grugeuse du pouvoir, tous plaisirs s'étaient mêlés d'amertume, toutes passions s'étaient faites destructrices. Il lui fallait être prompt à se sacrifier à chaque instant, pour être digne d'embrasser une telle destinée. La haine qu'il vouait à Iwa l'avait armé du Hukushuushin : l'Esprit de Revanche.

«  Je pensais être le seul à connaitre ces lieux .. »

Aucun geste brusque. Les bras le long du tronc, dos à celui qui vint de troubler la quiétude des lieux. À cet instant, les vents nouveaux se levèrent, soufflant sur la braise orangée, soulevant dans les airs les cendres rougeoyantes. L'avancée inexorable du destin.
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Mar 10 Oct 2017 - 16:07
-Et moi, je pensais qu'aucun humain, même shinobi, ne devait jouer avec le feu... Tu vois... Nos certitudes sont illusoires !

Immobile, je fixais, cet être, qui m'avait adressé la parole sans même se retourner. Me demandant comment mes pas m'avaient conduit jusqu'ici à l'orée de la nuit. Que voulez-vous, j'avais pris l'habitude de me balader dans le village, à la tombée de la nuit, car c'était à ce moment précis de la journée, favorisé par le déclin du soleil, que la température chutait et que les vents se levaient. Ce n'était pas que j'appréciais courir cheveux au vent, ni que j'apprécierais tout particulièrement la caresse de la brise, mais bien parce que c'était l'unique moment de la journée, où l'été ne rimait pas avec "suer". La fraîcheur du crépuscule était un plaisir personnel que j'aurais tôt fait de maudire dès l'automne arrivé.

Alors oui, j'errai dans le village pour m'aérer l'esprit, pour oublier mes remords, et penser à mes ambitions. Aujourd'hui, mes pas m'avaient menés vers un lieu que je fréquentais bien avant de devenir ninja, bien avant la mort de Nagisa. C'est ici que j'avais pris l'habitude de faire ce que je fais maintenant sur le plateau où se trouve la récente académie shinobi, à savoir de la sculpture.

Des idées folles ? J'en ai eu des centaines en ce lieu! Et voilà qu'aujourd'hui ce plateau m'offrait un drôle de spectacle. Ce lieu, devait avoir une énergie naturelle plutôt étrange. Après ma présence, il y a quelques semaines de ça, voici qu'il était témoin de l'entraînement étrange d'un homme qui avait décidé de combattre le feu à main nue. Quelle idée saugrenue! Et quel étrange entraînement.

-Je ne t'ai pas coupé au milieu d'un rituel j'espère... Je déteste couper les gens dans leur élan artistique. Si c'est l'expression de ton art vas-y continue...

J'aurais bien terminée ma phrase, mais j'en avais oublié le début lorsque m'apparu clairement l'ardeur de l'entraînement d'Enkei. Je voyais la beauté de sa lutte avec clairvoyance maintenant.

Éclairé uniquement par la lueur de la lune et les braises rougeoyantes, le genin qui me faisait face était surement à l'apogée de son charisme, une image qu'il voudrait sans doute que l'on garde de lui, et ce même après sa mort.

-Ne bouge plus ! Je vais immortaliser ta pose, que même le jour de ta mort chacun d'entre nous, se souvienne de toi, grâce à la statue que je vais ériger !

À vrai dire, je n'avais jamais autant sculpté que depuis que la sculpture n'était plus mon métier. Que voulez-vous on ne peut ni forcer notre talent, ni notre inspiration... Depuis que j'étais un shinobi j'avais fait beaucoup de rencontre, et je titillais le charisme et la gloire du bout de mes doigts, créant statue après statue, offrant une pérennité gravée dans la roche, à ce dont la gloire suintait par tous les pores.

-Au fait... Qui es tu ?

Demandais-je en me lancer frénétiquement dans la création, tentant de cerner mon modèle du jour, pour graver son caractère dans le marbre ou plutôt, dans l'argile.
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Mer 11 Oct 2017 - 0:25
«  En voilà une idée bien débile,
Est-ce là ce que tu fais de ton temps perdu, Kozo,
Immortaliser avec ton argile les inconnus que tu croises ? »

Le fameux lieu propice ne l'était désormais plus et peut-être depuis bien plus longtemps qu'en cet instant. Manifestement, des créneaux hasardeux avaient évités qu'ils se rencontrent plus tôt. Quoi qu'il en soit, cet individu, plutôt simple d'esprit, à parler à outrance d'art, d'élan artistique et d'immortalisation, était sans nul doute issu du Clan Chôkoku. Invraisemblable, se confier ainsi, se trahir de la sorte, était à la limite de l'inadmissible, comment pouvait-il s’exprimer avec autant de légèreté ? Aux abords du village, où un intrus potentiel aurait pu s'infiltrer et se tenir là. À vrai dire, peu importe, Enkeï n'était clairement pas sensible à l'art et encore moins d'humeur à supporter les pitreries de ce fanatique. Aussi, faisant volte-face et d'un habile jet de braises sur l'ébauche d'argile censée lui être consacré, ce dernier fit fondre l’œuvre, certes très inspirée, contraignant l'artiste à cesser immédiatement ses actes.

«  L'expression de mon Art, tss-
Débiter des inepties, vous aimez ça dans votre Clan, c'est vrai.
Relevant légèrement la tête,
Mon nom ?
Le toisant allègrement du regard-
Tu viens à peine de fouler la terre de ces lieux,
Que je sais déjà tellement de choses sur ton identité,
Ce qui est un comble pour un Ninja,
Héritier d'un Illustre Clan, de surcroit. 

..

As-tu seulement écarté l'idée que j'étais un ennemi ? »
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Lun 16 Oct 2017 - 1:21


-Un ennemi, hein ?

Je fixais un instant l'argile fondre, puis je relevais les yeux pour tomber sur le regard méprisant et inquisiteur d'Enkei. Cet homme n'était pas de ceux qui profitait de la vie. Il avait un visage morne, un ton sévère et une vision acerbe de l'art et du monde. Mais aussi insupportable et frustré était-il, ça n'en était pas pour autant un ennemi d'Iwa pas encore du moins ! Inclinant légèrement ma tête tout repliant mon bras droit vers mon épaule gauche comme pour entamer une révérence je repris la parole :

-Je n'ai jamais vu un ennemi attaquer le village seul... Mais après tout peut-être es-tu juste stupide... Ou inconscient. Tu sais, si je n'arrive pas à t'arrêter ici même, d'autres le feront !

Ce timbré voulait la bagarre ? Soit, je pourrais surement le contenter avec quelques explosions, ce n'était pas la peine de rameuter tout le village. De ma main gauche, je vins effleurer le symbole inscrit sur mon bras droit avant déplacer ce dit-membre pour effectuer ma révérence, déployant par ce mouvement une salve de mes petites bombes. Mes créations retombèrent à moins de deux mètres devant moi, bien loin de cet homme arrogant qui me toisait du regard. Le vacarme fit alors son œuvre, assourdissant, accompagné d'un épais nuage de poussière levé par les multiples déflagrations.

Me voilà soustrait au regard accusateur de mon interlocuteur. S'il voulait vraiment que je le considère comme mon ennemi, je le ferais mais il devra l'assumer. Plus aucun retour ne sera permis s'il décidait réellement de me combattre. Profitant de la poussière m'entourant, je déposais stratégiquement "mes cartes", pour faire abdiquer Enkei sans combattre :

-Bakuton Hasamimushi !

Je m'étais jeté, tel un rapace, sur l'argile précédemment utilisé pour confectionner la statue de mon ennemi. Certes, le matériau était encore un peu chaud, mais bien assez solide pour être utilisé comme pantin dans l'art martial ancestral de mon clan : le Bakuton, ou l'art des explosions ! Mais aujourd'hui pas de leçon sur l'art... Mis à part peut être sur l'art de la guerre. Ma création d'argile pris d'un soudain souffle de vie s'en alla alors vers le pic de la falaise nous surplombant tout les deux, s'engouffrant dans la pierre pour y insinuer un tunnel. Ce rempart naturel protégeant Iwa des envahisseurs était maintenant aussi vicié qu'une pomme dans laquelle un vers aurait élu domicile.

-Es-tu vraiment mon ennemi ?

Mon regard avait changé, il était plus ardent et noir, pourtant je lui laissais réellement le choix, me combattre ou emprunter une voix plus pacifiste. Rien n'était encore fait, rien n'était encore dit. Il ne restait que deux issues celle des mots ou celles des poings ! Les bras croisés je le fixais, attentif, le toisant à mon tour d'un regard aussi intriguant que le sien alors que la poussière retombait au sol me dévoilant à nouveau à lui.

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Mar 24 Oct 2017 - 21:16
Il en eut un sourcil arqué de toute cette vive excitation. En effet, son vis-à-vis connut deux états émotionnels complètement différents, radicalement opposés l’un à l’autre. L’un, certainement issu de sa nature profonde, suggérait un calme intérieur sans égal où son esprit laissait libre cours à une fertile imagination. L’autre, n’était vaguement que colère, précipitation et pourquoi ? Peut-être la précédente question avait-elle fait mouche ? Peut-être s’était-il lui-même rendu compte que, face à un inconnu, afficher de la méfiance vaudra toujours mieux qu’une innocente candeur ? Inutile de se poser d’avantage de question à son sujet, ce dernier, à la vue de son œuvre fondue, saccagée, n’était plus qu’un taureau irraisonné voyant du rouge de partout.

L’inconvénient dans tout cela c’était qu’après une demi-journée d’entrainement intensif, malaxer le chakra, source d’énergie vitale, lui serait fort difficile et que ses mains, jusqu’aux avant-bras, n’étaient plus que de la chairs boursoufflées, de surcroît. Ces brûlures, certes, superficielles l’éprouvaient tout de même d’une lancinante douleur. Mais, peu importe, ses yeux observaient scrupuleusement.

Fidèle à lui-même et héritier d’un atypique style de combat transmis de génération en génération au sein de son illustre clan, le Chôkoku eut usage de ses explosifs et cette fois-ci, à bon escient. En effet, ce dernier dressa entre lui et son adversaire des nuées de poussière, certainement pour se dissimuler ? Ou, l’attaquer par surprise ? Enkeï fléchit ses jambes, l’œil vif, sa posture laissant entendre qu’il était prêt à toute éventualité. Son adversaire, à ce qui semblait être du moins, lui avait donc momentanément privé de sa vue. Il fit appel à ses autres sens, dont l’ouïe, et entendit d’ailleurs des bruits de mastication très relatifs à ceux que produisaient les chôkokus à l’usage de leur technique héréditaire. Que préparait-il ?

À la vitesse du vent et dissipant ce nuage de poussière, quelque chose, certainement l’une de ses créations, alla se nicher dans le creux d’un bras rocheux suspendu au-dessus de leur tête. Astucieux. Ainsi, le dit-ennemi n’aurait aucune chance de franchir la frontière selon lui, certainement. Il pourrait à vrai dire détourner cet obstacle, aussi conséquent soit-il. Autrement, si Enkeï ne pouvait pas fuir, en théorie, le Chôkoku lui faisant face non plus ?

« Il n’y aucune raison que ce bras rocheux m’ensevelisse à moi, uniquement,
Tu serais forcément pris dans cet écroulement de pierre,
Mais, peut-être en as-tu conscience ?

Il n’y a aucun ennemi ici,
Il n’y a donc aucune raison que tu sacrifies bêtement ta vie, Kozo.

Ceci dit, je n’ai jamais affronté de Chôkoku,
Cela m’intéresserait,
Si, tu acceptes tout de même cette confrontation,
Nous pourrions remettre cela à plus tard ? »
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Ven 27 Oct 2017 - 0:36

Mon regard se faisait plus las à mesure que mon interlocuteur tergiversait. Son esprit, piqué à vif, avait mené Le genin face à moi, à m'opposer une bien farouche provocation. Quel genre de personne en provoquait une autre pour finalement se débiner ? Un lâche peut-être ? La peur au ventre, avait-il préféré calmer son jeu ?

-Tu abandonnes, alors ? Ne justifie pas ton acte, c'est bon, j'ai compris je ne te juges pas ! De toute façon, je préfère ceux qui acceptent la réalité à ceux qui s'obstinent à partir tête baissée à l'assaut de chimères ! Tu sembles quelqu'un de réfléchi, au final, même si ton intolérance face à l'art me débecte...

J'avais finalement reculé jusqu'à me retrouver dos à la parois rocheuse, m'adossant contre elle. Je toisais mon interlocuteur, ayant décidé d'en faire la proie de mon cynisme pendant quelques minutes encore. J'aurais pus être respectueux et quitter les lieux, c'est vraie mais il m'aurait fait chier à coup sûr ! Je le vois déjà me hurler, de sa position, que laisser un possible ennemi sans surveillance était un crime contre le village.

Un discours pour l'hémisphère gauche et son inverse pour le droit, c'est ce que m'avait servis l'homme aux cheveux argenté. La fatigue ? La démence ? Ou une maladie mentale ? Plein de choses pouvaient expliquer le retournement de veste de ce dernier, comme par exemple, ma petite démonstration.

Quittant son visage du regard pour le laisser vagabonder sur sa silhouette, je tombais bien vite sur ses mains dont la peau rouge et boursouflée n'augurait rien de bon. Une moue vint perturber mon visage.

-Une prochaine fois ? Oui peut être bien... Préviens-moi lorsque tu auras retrouvé un usage correcte de tes mains, je ne veux pas une victoire teintée par la facilité... Au fait, tu sais... Me sacrifier n'es pas dans mes cordes... N'oublie pas que des explosions je suis l'empereur !

Les bras croisé contre mon torse je continuais de fixer avec insistance les mains d'Enkei, laissant apparaître sur mon visage un sourire narquois avant de lancer une pique acerbe :

-À peine guéri je ferais en sorte que tes mains retrouve cet état, mais ça ne te gêne pas je suppose puisque tu sembles t'infliger ça quotidiennement...

Ma phrase terminée je me mis alors en mouvement comme pour signifier à mon interlocuteur mon intention de départ. Mais contre toute attente je me mis à faire les cents pas, tournant vaguement autour de l'homme aux cheveux d'argent pour l'observer sous toutes ses coutures et lui poser la question fatidique :

-Pourquoi t'infliges-tu un tel entraînement ? Pour rejeter la douleur ? Pour maîtriser le feu ? Raconte-moi...

J'avoue avoir un étrange intérêt pour ce type et son curieux entraînements, mais après tout qu'est-ce que j'y connaissais en entraînement ? Mes capacités étaient héréditaires, et la maîtrise de mon art, innée. J'avoue ne pas m'être vraiment entraînée jusqu'ici, après tout il y a peu, la voie des arts de l'ombre n'était qu'un voluptueux fantasme pour moi. L'acquis, l'innée deux opposés qui finiront un jour par raisonner de manière discordante dans mon esprit mais ça n'en était pas le cas aujourd'hui !

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Ven 27 Oct 2017 - 23:18
La nuée de poussière soulevée par les agissements du faiseur d’explosions « artistiques », selon ce dernier, se dissipait peu à peu, par une légère brise crépusculaire. La ligne d’horizon orangée, menacée par les ténèbres qui envahissaient les cieux, laissa aux protagonistes présents bénéficier quelques instants encore de cette tiède lumière tamisée. Enkeï vint de finir sa tirade, son analyse de la situation et évidemment, le jeune Genin, légèrement présomptueux de sa force, plaçant volontiers en celle-ci une confiance aveugle, ne cessait de le contredire. L’attitude, les mots choisis, le temps de parole, beaucoup de signes semblaient indiquer que ce dernier ne semblait plus se méfier de lui, bien au contraire d’ailleurs, peut-être, le mésestimait-il ?

Il était vrai que dans l’esprit de certains, cela serait considéré comme fuir un inévitable combat, bien que .. concrètement, qu’avait-il fait si ce n’était soulever un écran de poussière ? Était-ce un combat à proprement parlé, quand par la suite, ce dernier attendait que son adversaire se jette sur son piège pour l’activer ? C’était discutable comme bien des situations, mais selon le point de vue du demi-nagamasa, ce n’était qu’un piège grossier dans lequel tomber lui serait déshonorant. Et, si cela s’était produit, comment racheter son honneur avec ses mains meurtries ? Non. Il n’était pas idiot, ni colérique au point de se perdre ainsi dans de fâcheuses précipitations. Il était, malgré son tempérament, réfléchi, analysant avec lucidité les situations qui s’annonçaient à lui.

Ainsi, se sacrifier n’était pas dans ses cordes ? Peut-être, Enkeï aurait dû-t-il le contraindre à mettre ses menaces à exécution, juste pour voir par quel prodigue le Chôkoku aurait pu ensevelir son adversaire, tout en y échappant. Mais, peu importe, ils n’étaient pas ennemis, cette cocasse situation était simplement née de l’humeur enjoué du demi-nagamasa.

Le Chôkoku semblait ceci dit porter une attention particulière aux mains quasi-brulées de ce dernier. Il plaçait certainement l’honneur au centre de ses combats, puisqu’il ne souhaitait aucunement savourer une victoire arrachée à un adversaire désavantagé. Un trait de personnalité fortement apprécié par le samouraï taciturne. Effectivement, ce dernier ne manquera pas de l’en avertir aussitôt qu’il recouvrira ses forces et le plein usage de ses deux mains pour l’heure invalides en cas de combat.

La dernière question, étayée en plusieurs questions à vrai dire, lui fit arquer un sourcil, l’air très intrigué. Il semblait le questionner sur l’origine de cet entrainement et les raisons potentielles, selon lui, étaient multiples : rejet de la douleur, maîtrise du feu. Les bras le long du tronc, sans même daigner observer son « adversaire » lui tourner autours, le samouraï aux cheveux d’un blanc immaculé répondit.

« Un utilisateur du Kâton, de par la nature de son Chakra,
N’est pas insensible au Feu pour autant.
Il leva le main droite à hauteur de son visage,
Avant de la fermer en un poing furieux-
Combattre le Feu,
Augmente considérablement ma résistance mentale et physique,
Je te laisserai en juger par toi-même lors de notre prochain affrontement.

Nous avons tout intérêt à rapidement évoluer,
Une guerre semble s'annoncer .. »
Conclut-il avec un espiègle sourire.
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Destins enchevêtrés [Feat.Chôkoku Riliû]

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