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Éphémère éternel | PV Riliû


Mer 11 Oct 2017 - 13:07


Aurore d'une nouvelle journée naissante suite au crépuscule de la nuit des temps. Implacable tout comme son opposée. Ne cessant de se jouter depuis les temps immémoriaux. La chaleur d'une lumière prenant place, lentement et doucement. La vie et le tumulte des ruelles l'accompagnant. Un crescendo commençait à s'extirper du silence s'achevant une nouvelle fois.

Déambulant à travers le Cœur Commerçant, l'infirme présumée de cette nouvelle épopée, se dirigeait en quête de trouver ces réputés artisans aux créations esquissant les merveilles de ce monde. Artistes bien connus et reconnus pour leur art éphémère, qui prenait son apogée l'espace d'un bref instant. Explosive et tumultueuse, leur nature était certainement dès plus à l'image de leurs chef-d’œuvres. La chaise roulante traversait les ruelles, semblant s'animée toute seule, sans once d'un moindre effort. Passant devant moult échoppes, qui commençaient à ouvrir leurs portes aux pigeons se présentant d'eux-même. Visage à demi caché par son ample capuche ténébreuse. Point d’intérêt pour ces facéties pernicieuses. Motivée uniquement en cet instant, par celle escomptée.

Chôkoku, un clan fondateur du beau Village Caché de la Roche. Un des trois piliers qui avait mené Iwagakure où elle se trouvait aujourd'hui. C'est à dire, pour résumer, à la position incontestable de numéro un dans le commerce, l'art et bien d'autres domaines. Arrivant devant l'un des commerces appartenant apparemment à ce fameux clan, l'handicapée s'avança en sa direction. Remarquant une demoiselle semblant tenir l'échoppe.

« Ohayô gozaimasu. » -saluant l'ingénue avec la correction la caractérisant comme à son habitude- « Moushiwake gozaimasen. » -inclinant la tête légèrement, afin de marquer qu'elle souhaitait lui poser une question lui brûlant les lèvres- « Pourrais je vous poser une question ? » -fixant de son regard absent et occulté la jeune femme aux attraits plus que saillants-

Patientant d'entendre sa réponse, la cliente examina rapidement les objets de la boutique pour se faire une idée précise de la qualité de ce qui était proposé. Outre une bien ravissante commerçante, à l'âme très certainement exquise, tout comme les courbes de son anatomie, l'artistique création imaginaire avait une place d'importance des plus vindicative.


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Dernière édition par Amano Runaka le Dim 15 Oct 2017 - 14:55, édité 2 fois
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Mer 11 Oct 2017 - 23:50

Il existe une dichotomie liant plus que de raison l'art et le clan Chôkoku : l'opposition entre l'immuable et l'éphémère. Ceux qui connaissent réellement l'art vous le dirons pourtant... Rien ne sert de cerner le temps, car il est tel un serpent qui se mord la queue, un cycle inaltérable que personne ne peut briser et qui ne cesse de se répéter. Laissez place à la réflexion et vous finirez vous aussi par saisir que l'éphémère et l'éternelle sont des concepts vains, dénués d'un quelconque sens logique.

L'art, le vrai, est celui qui marque les esprits, quelque soit les époques ou la forme qu'il prend. Mais de nos jours, les gens cherchent à accaparer leurs esprits et leur temps par le biais de créations inaltérables. L'éphémère n'a aucune chance dans ce monde matérialiste car pour en profiter à nouveau il faudrait... User de son esprit, de sa mémoire. Qu'ils sont bête de cracher si lâchement sur les créations les plus fugaces, elles ont pourtant un avantage certain que seul les shinobi semblent apprécier : elles sont si peu encombrantes ! À peine née... Paf ! Elles redeviennent poussière, comme l'homme ! Oui, c'est ça, ces créations sont aussi futiles et éphémères que la vie elle-même... Voici l'essence même de l'art, l'essence de l'être humain.

Ce matin, c'était une journée spéciale. En effet j'avais décidé d'aller rendre une petite visite surprise à ma sœur qui venait d'ouvrir une petite échoppe d'art au sein du quartier commercial. Je ne savais pas ce qu'elle y vendait, ni même si elle l'avait ouverte de son plein grès, ou sous l'égide de notre père. Soit, quoi qu'il en soit, c'était un moment important pour elle, et en tant qu'ainée je devais être présent pour elle, pour sa première semaine en tant qu'entrepreneuse indépendante ! Jusque-là, je n'avais pas été un grand frère des plus exemplaire et encore, mes secrets, terrant dans le silence de sombres vérités, me rendait plus louable que je ne l'étais réellement. Mais je n'étais pas un monstre, je le jure ! Sans cesse plongé entre mes remords et mes regrets, je me revoyais ce jour-là... Le jour où j'ai tué ma haine.


De la haine, je n'en avais plus et en plus j'avais obtenue la vie que je voulais. Ou plutôt je l'avais subtilisé... À une personne qui manquait énormément à ma fratrie et plus particulièrement à ma sœur. Aujourd'hui, j'étais là pour remplacer cette personne disparue, j'étais là pour être le grand frère attentionné et protecteur que Nagisa a toujours était pour elle.

Passant le pas de la porte avec un grand sourire, je fus arrêté, par le son cristallin des différents tubes de métal s'entrechoquant avec légèreté. Le carillon avait annoncé, que je le veuille ou non, ma présence. Pas de surprise et tant mieux ! Son son cristallin, un peu agaçant signifiait pas de vol, ou pas de tentative que la commerçante ne saurait voir venir. M'avançant un peu plus, j'entendais le son du carillon décroître et la voix de ma sœur s'élever alors que, me présentant vers la caisse je captais son regard. Non, pas celui de ma sœur, mais celui de cette femme étrange. C'est un regard bien étrange que je perçus le court instant durant lequel nos yeux se captèrent. On disait mon regard intriguant et pesant, eh bien je crois que je ressentais enfin ce que les autres vivaient quotidiennement.

En une fraction de seconde mon cœur s'était arrêter. C'est ça qu'on appelait un coup de foudre ? La voix de ma sœur, qui captiva l'attention de la femme, me permis de remettre doucement les pieds sur terre.

-Oui. Je vous écoute madame, vous cherchez une sculpture précise ? Oh !

En levant les yeux vers l'infirme, elle me vit, posté au fond, à l'entrée du magasin. Son comportement changea alors légèrement. Elle semblait avoir les joues rouges de gêne et ses mouvements se faisaient plus penaud. Pour ne pas la gêner je me faufilais donc en douce derrière une étagère, en profitant pour jeter un œil aux statues exposées là où je m'étais fourré.

Les créations de ma sœur étaient diverses et variées, représentant tantôt des animaux, parfois de la végétation et quelques fois des bustes, tous retranscris avec un réalisme hors paires. Elle avait toujours eu des doigts de fée, ce qui l'avait naturellement poussée dans la sculpture artistique plus que dans l'architecture. Son seul défaut était à mes yeux, que ces créations étaient, pour le coup, trop parfaites et symétriques. Or le premier défaut de la nature c'est qu'elle ne produit jamais deux fois là même chose, donc l'asymétrie est ce qu'il y a de plus naturelle et réaliste. Néanmoins il fallait avouer que ses créations devaient impressionner ceux qui se prétendaient les mécènes de l'art en possédant une statue d'une rigidité et d'une symétrie ennuyante. Observant les statues j'en avais oublié les deux femmes discutant au niveau de la caisse.

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Jeu 12 Oct 2017 - 19:00


Remarquant l'étrange serpent se faufilant dans les méandres des recoins ténébreux tapit à l’abri de la lumière, elle croisa un instant son regard. L'étrange énergumène semblait apparenté à la demoiselle tenant les lieux. Il avaient comme un  léger air de famille. Leurs traits trahissant leur apparenté, pour qui savait regarder et examiner. Stupeur de la demoiselle, remarquant le loup engouffré, se targuant d'essayer de se dissimuler.

« Vos œuvres sont très réalistes. Le soucis du détail est savamment retranscrits. » -regardant les marchandises ornant les étagères-

Rentrant dans le vif de ce pourquoi elle était venue, elle esquissa sa demande d'une voix gracile et menue.

« Est-il possible de passer une commande assez spéciale ? » -tendant ce qui semblait être des esquisses de ce qu'elle souhaitait- « Est-ce vous qui avait fait ces merveilles ? » -supposant à l'évidence que la commerçante était l'artiste se cachant derrière ces chefs-d’œuvre-

La commerçante put en regardant de plus prêt voir de quoi il s'agissait. Les esquisses d'un être des plus pelucheux et incroyablement moe. Un fier polatouche, tout ce qu'il y avait de plus sublime en ce monde d'horreurs et d'atrocités. N'ayant pu attraper celui escompté dans la forêt de Shîto, la demoiselle au regard azuré comptait tout de même ajouter un placebo à sa collection inavouée. Le dessin était annoté de moult notes concernant l'échelle et donnait scrupuleusement une bonne idée de ce à quoi s'attendait la cliente mystérieuse.

« Taille réelle si possible. » -souriant d'une malicieuse esquisse de ses lèvres-

Cela ne devait pas être une tâche des plus ardues vu le talent présent en ces mûrs.

« J'ai aussi deux autres commandes. Vous ne semblez pas faire dans l'architecture, peut être connaîtriez vous quelqu'un dans ce domaine ? » -ajoutant une nouvelle requête- 

Profitant de ses demandes assez spéciales, elle pouvait apprécier de voir si les artisans appartenant à ce fameux clan méritaient ou pas leur réputation. Et si d'avenir, elle referait appel à eux pour certains des projets qu'elle comptait mettre en place dans un avenir proche.


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Dim 15 Oct 2017 - 0:07

Ma sœur pris le dessin, l'observant attentivement. Des annotations parsemaient la feuille. L'handicapé lui faisant face avait déplacé la barre du louche d'encore un cran. Son apparence globale, et maintenant cette obsession étrange pour les polatouches révélait une chose : soit c'était une passionnée ce qui la rendait un peu marginale et excentrique aux yeux des gens lambda, soit c'était une folle ayant un attrait morbide pour cette bestiole aux poils longs et soyeux. Relevant un peu les yeux alors que la femme reprit la parole, elle l'observa furtivement, un peu gênée par le fait de se faire distraire par son propre jugement mental qu'elle ne pouvait taire.

Néanmoins, elle l'avait écouté. C'était une vendeuse avant tout et si elle voulait que sa boutique marche elle devait contenter son client. Mais en effet elle ne faisait pas dans l'architecture mais sa famille, oui :

-Je peux en effet vous conseiller...

-Moi ! Son grand-frère !

Sortant de l'ombre et de mon mutisme par la même occasion, je m'étais dirigé expressément derrière le comptoir, enlaçant la gérante du magasin de mon bras, affichant un grand sourire sur mon visage, puis je rajoutais :

-Vous pouvez me faire confiance je suis architecte de formation... Même si j'ai un peu raccroché avec ma nouvelle carrière de shinobi !

C'est vraie, j'épiais leur conversation depuis le début, je ne pouvais le nier. Alors lorsque la femme en fauteuil roulant avoua chercher un architecte je savais vers qui ma cadette allait la rediriger, mais aujourd'hui, j'étais d'humeur ardente. C'est vrai, j'aurais pus laisser l'entreprise de mon père s'en occuper, mais j'avais l'étrange envie de travailler aujourd'hui.

-Je vais vous l'avouer ces derniers temps j'étais plus dans une période de sculpture... Peut-être verrez-vous un jour la sculpture que j'ai fais en l'honneur du Shodaime... Mais n'ayez craintes, en art l'inspiration ne se trouve pas dans une unique source, sinon elle serait taris depuis un bail déjà ! Si vos projets m'inspirent, je serais un choix rêvé pour vous !

Voyant le papier dans la main de ma sœur, je lui pris, délicatement :

-Tu permets ?

M'écartant d'elle pour la laisser respirer un peu, alors que je commençais à prendre bien trop de place dans cette conversation, je fixais alors la cliente avec un petit sourire en coin, symbole d'une confiance inébranlable :

-[color=red]Ça aussi je peux le faire ! Au pire il sera toujours possible de vous en faire faire un autre par le biais de ma sœur. Que vous passiez par elle ou moi pour le paiement c'est pareil. On va dire que pour vous je suis son employé ! Vous avez de la chance d'avoir pour vous de si beaux yeux, et la chance inouïe, d'être passé ici à cet instant. Repassant du côté client du comptoir je lançais un regard à ma sœur, tout en mettant mes mains sur les poignées du fauteuil roulant.

-[color=red]Passe une bonne journée ! Je repasserais peut-être un autre jour ! Bon courage ![color]

Commençant à pousser le fauteuil roulant je m'adressais alors à Runaka :

-Je vous laisse me guider jusqu'au berceau de vos projets ! On y va !

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Dim 15 Oct 2017 - 14:43



Aux yeux emplies d'interrogations à la vue de la demande, quelle était cette lueur dès plus équivoque, dans ces yeux pensant à l’opprobre ? Folle ? Non ! C'est un peu court en somme. Certes, la commande surprenait de part son originalité. Un fier Polatouche, étais ce trop demander ?

Esquissant un sourire de malice, léger et fluet comme le mouvement d'un cil, la cliente afficha le sérieux de ses esquisses. A la seconde demande, jumelée mais encore plus exquise, le renard s’enquerra de sortir de l'ombre des coulisses. Prenant alors la place salvatrice, faisant ombre sur sa sœur comme un artiste animé de folie créatrice et entrant en piste.

Prônant savante expertise, dans ce domaine des plus artistiques, d'architecte bâtisseur de monuments et autres édifices.

La nymphe de ces bois se tût, semblant n'être plus qu'une ombre dans sa propre flore. Captive d'un loup aux dents des plus longues. Ce sourire carnassier signifiait bien des faits. La pauvre était elle martyrisée par ce lien de parenté ?

Prônant le fait qu'il avait adopté la voie des Arts Secrets. S'il avait sculpté une effigie d'argile du Shodaime Tsuchikage, peut être était-il homme à la hauteur de réussir la tache escomptée. Mais pragmatisme se faisait, que croire sans voir était mal avisé. Il était facile de sombrer dans les affres d'une vision se fourvoyant au détriment de ce qui à la base s'incarnait dans le marbre d'une attente.

Runaka regardait cet étrange Shinobi, un peu trop sûr de lui. Cela cachait-il de perfides intentions ? Volant même le polatouche de sa sœur, comme un vil garnement.

« Bien. » -souriant légèrement, fixant de son regard azuré la fratrie- « Cependant je tiens à ce que ce soit votre sœur qui me confectionne la sculpture. » -intransigeante sur le polatouche- « Vous aurez suffisamment à faire, je pense, concernant mon autre requête. »

Le malandrin osa toucher la chaise roulante. Chose dès plus inconcevable. Monsieur pointu grognait d'une hargne des plus courroucée de cet acte impardonnable. Crever les yeux de ce grossier individu osant manquer de correction aurait été satisfaction. Néanmoins, peut être que si ce dernier effectuait la commande, salvation serait offerte à ce criminel inconscient de ses malversations.

« Vous faites erreur. Ce n'est point construction prenant place en ces terres dont il est question. »

Soudain contre toute attente, le fauteuil esquissa un virevoltant soubresaut, roulant de son disque sur les orteils du Chôkaku qui sûrement n'attendait pareille surprise.

« Il s'agit plutôt de modèle réduit en fait. » -donnant un avant goût- « Et d'autre chose. » -laissant planer un mystère pesant-

Hochant légèrement son visage à l'intention de la sœur, elle lui fit ses hommages. Elle reviendrait chercher son Polatouche bientôt, une fois que le temps eut fait son oeuvre.

S'animant de manière possédée, la chaise se mit alors à rouler sans once de logique éhontée. Invitant l'architecte à venir suivre cette course effrénée.

« Vous êtes Shinobi donc ? Je le suis également. » -avouant leur occupation commune-

Allait-il s'étonner d'entendre une Kunoichi semblant des plus handicapée ? Croirait-il à ce fait?

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Lun 16 Oct 2017 - 22:51

L'intransigeance se lisait dans le regard de la femme, et l'exigence était perceptible au timbre de sa voix. Elle savait ce qu'elle voulait et qui devait s'y atteler. Arquant un sourcil, alors que je venais de poser les mains sur son fauteuil roulant. Je ne pouvais aller à l'encontre de tant de détermination, ce polatouche ne serait donc pas ma guerre mais celle de ma sœur !

Un soubresaut de mes épaules marqua le dernier signe de ma surprise, qui céda bien vite, à raison, pour l'abandon. Posant d'une main, le papier portant toutes les indications sur le petit rongeur, sur le comptoir, je finis par saluer ma sœur avant de pousser légèrement le fauteuil prêt à mener où bon lui semblait la jeune handicapée. Sur un ton enjoué je lui proposais de me guider vers le chantier. Le mystère s'épaissit alors en une phrase des plus étranges prononcé par mon interlocutrice.

Cependant je j'eus ni le temps de répondre, ni même de réfléchir à une quelconque théorie que le fauteuil s'anima, semblant comme possédé. D'une virevolte, la cliente était dorénavant face à moi et au comptoir. Mais cette prouesse ne se fit pas sans mal... Les yeux écarquillés et la mâchoire serrée par la douleur, je baissais le regard vers celle qui adressait des salutations muettes à ma sœur, retenant mes larmes et un cri déchirant pour préserver ma dignité d'un affront aussi grand que ce que venait de subir mes pieds.

Les yeux clos, j'imaginais maintenant l'état de mes orteils, alors que leurs ressentis actuels me paraissait irréels et incommensurables. Elle pouvait bien parler de modèle réduit ou d'autre choses, la vérité c'est que je ne l'écoutais pas ! La chaise fut une fois de plus animée d'un étrange mouvement qui me fit reculer en titubant. Puis voyant l'estropié continuer son chemin plus en avant vers l'entrée du magasin, je me mis à la suivre, à bonne distance. Ma démarche était loin d'être assurée, c'était bien l'inverse. J'avais l'impression de marcher comme un canard boiteux. Mais une promesse était une promesse. Puis j'étais sûr qu'elle n'avait pas fait exprès de m'écraser les pieds, c'est son fauteuil qui semblait étrange, déréglé, tel un pantin outrageusement animé par un esprit fou.

La question me vint alors à l'esprit lorsque la kunoichi me fit sa première confidence. Penchant la tête sur le côté pour l'observer alors que je la rattrapais en titubant pour discuter avec elle. Un air dubitatif gravé sur le visage, je la questionnais alors :

Hawwww ! C'est donc ça ! Vous contrôlez votre fauteuil par la pensée ? Hum cela relève de puissants pouvoirs... Télékinésie ? Contrôle du magnétisme peut-être ? Ou plus puissant peut être... Contrôle de la gravité ? Vous m'intriguez de plus en plus madame !

Mon regard était interrogateur et intéressée. Quelles que soient ces capacités, être considéré comme une kunoichi dans son état actuel relevait soit de l'oubli soit d'un génie insondable. Il restait l'option du mensonge aussi... Peut-être que, telle la veuve noire, elle tentait de me mener dans ses filets pour mieux me détruire ? Mais pourquoi détruire un simple genin sans importance ? Non c'était une femme honnête venu monnayer les talents hors norme du clan Chôkoku, et rien d'autre !

Je ne pouvais néanmoins lutter contre le doute persistant qui s'insinuait dans mon esprit. Son statut, ces pouvoirs, tout restait trop flou pour être sain et sans danger. Mais le risque ne me ferait pas fuir, au contraire ça m'excitait, et réveillait en moi de nombreux sentiments que je n'avais plus ressentis depuis des mois... Rien n'était moins sûr maintenant... L'avenir, le temps, ne semblait que supercherie et poudre aux yeux !

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Mar 17 Oct 2017 - 12:33



Fraction d'une seconde d'inattention, voilà que tout pouvait basculer en une perdition. Complètement possédé par un esprit frappé, le fauteuil avait œuvré. Faisant son office vindicatif, en lui écrasant un soulier avec satiété. Ce démon ravageur, commençait à s'éloigner. Roulant de plus belle, suivit par l'artiste quelque peu déboussolé.

Traversant les ruelles en direction de l'inconnue, l'épopée pouvait lever l'ancre vers la destiné d'une journée emplie de mystères et d'étrangetés. Un objet semblant se mouvoir seul corrélé à une infirme se disant des forces de la justice Iwajin. Comment ne pas se poser des questions ?

S’enquérant d'essayer de comprendre ces secrets, le Chôkoku se permit de poser quelques hypothèses semblant tout justifier. Faisant une moue légère, la concernée semblait quelque peu hésitante à lui avouer son terrible secret lié à ces enfers. Qui l'aurait cru après tout, sans prendre stupeur et s'enfuir fou de peur ?

« Quelque chose de la sorte. Il y a bien des façons pour expliquer la chose. Ne vous en intriguez point. » -dit-elle, d'une voix fluette-

Continuant d'avancer dans les entrailles du village, elle s’arrêta soudain et fit volte-face. Fixant le Chôkoku qui devait s'interroger de plus en plus sur cette inconnue et dans quoi il s'était embarqué.

« Les subterfuges et le théâtral en imposent aux non initiés. Mais nous avons été initiés, n'est ce pas ? » -affichant un regard azuré et prenant une voix d'outre tombe-

Autant le doute sur l'identité de la jeune femme se posait, il en été tout autant réciproque. Faire confiance à quelqu'un était une hérésie. Tôt ou tard, la félonie frappait, sans prévenir. S’abattant violemment tel l'éclair sur un arbre centenaire. Que sommes nous pauvres mortels, face à la main funeste du destin ?

« Votre sœur est une bien ravissante personne. » -esquissant un sourire espiègle-  
 « J'ai oublié de me présenter. Amano Runaka, Chûnin d'Iwagakure. Hajimemashite.» -se présentant, en attendant que l'étrange sculpteur face de même-


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Sam 21 Oct 2017 - 0:33
Intrigante, mon interlocutrice l'était. Non, c'était bien plus que ça en fait ! Une personnalité si froide, avare en parole et hors des codes... La jeune femme semblait être le mystère personnifié. Elle n'inspirait que questionnements et multitudes d'interrogations et pourtant elle se terrait dans un mutisme malsain, lâchant simplement de vaines et futiles paroles qui étaient bien loin de répondre à quoi que ce soit. Sans réponses, avec toujours plus de questions en bouche , mieux valait se taire.

Après tout, plus je lui parlais plus il devenait insupportable de contrôler ma curiosité croissante. La reine du mystère se doutait-elle dans quel genre d'état interne elle mettait ses interlocuteurs ou était ce une seconde nature pour elle ? Haussant les épaules, et gardant les paupières closes durant quelques secondes, je restais muet, lui offrant cette réaction pour toutes réponses à son refus de m'éclairer sur la capacité qui semblait agir sur son fauteuil roulant.

Si elle voulait se la jouer mystérieuse pourquoi ne pas en faire de même ? J'ai la réponse nette et précise ... Car je suis bien trop curieux ! Sans crier gare, la kunoichi se retourna vers moi, stoppant notre avancée. Je me plongeais alors sans regret dans l'immensité et la profondeur de son regard azuré, mais sa voix finit par me sauver de la noyade. Tiens encore une devinette ! Manifestement c'était une artiste, un poète surement.

-C'est certain, madame ! Et c'est pour ça que je vais vous demander d'aller droit au but ! Je ne suis pas un amateur qui me laisserais amadouer par de simples diversions. Vous ne pourrez pas me promener éternellement, sachez le madame ... ?

Runaka se présenta finalement, me permettant de terminer de poser mes exigences. Chunnin ou pas, il allait falloir qu'elle me donne des réponses, car je ne cavalerais pas bien longtemps derrière elle comme son vulgaire toutou. Ça va bien deux minutes de traîner avec elle pour ses beaux yeux et l'appât du gain qu'elle me faisait miroiter.

-Enchanté ! Je suis Chôkoku Riliû, simple genin, pour le moment, et ancien architecte et bâtisseur !

Les présentations faites je me remis en marche, signalant par cette reprise mon impatience, fait que j'appuyais bien vite par le biais de la parole :

Alors dites-moi, quel genre de travail vous comptez me faire faire ? Je vais tout de même pas construire une maison de poupée pour le polatouche d'argile que ma sœur va créer ? Mais non suis-je bête ? Une telle requête vous l'auriez émise à l'attention de ma sœur, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ? Je n'arrive pas à deviner pourquoi vous avez besoin de moi...

En parlant de la gérante du magasin qu'on venait de quitter, je vous le dis, la kunoichi lui portait un bien étrange intérêt que je passais sous silence pour éviter rallonger les longs silences déjà bien gênant. Tant pis pour la teneur de ces paroles ou son regard plus qu'intriguant. Tout passerait sous silence pour le moment.


-Alors... Vous ne voulez toujours pas me dire quel genre de travail m'attend ? Et où je vais devoir l'effectuer ?

Mon regard cyan était habité de l'ardente lueur de la curiosité, ça, même mon interlocutrice, me toisant du regard ne pourrait pas le louper. Mais me donnerait-elle pour une fois quelque chose à me mettre sous la dent ?
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Sam 21 Oct 2017 - 19:03



La patience des Chôkoku n'était que calme précédant explosive tempête. Se voulant mystérieuse, comme à son habitude, la jeune femme se nimbant dans les plus ésotériques mystères, pouvait de ses frasques énigmatique, provoquer les interrogations les plus cataclysmiques. Le Sphinx à roulette finit tout de même à donner quelques indices.

Répondant à la présentation de l'espiègle, le vif phénomène trépignant de connaître l'obscure travail dont il était question, fit montre de sermon. Osant calomnier le saint polatouche, hôte de bien des bois, se pavoisant d'être pelucheux et malinois. Opiniâtre dans sa cinglante tirade, le rustre cherchait querelle. La cacochyme princesse ne lui tenu point rigueur de mon manque de correction envers une simple cliente venu quérir services. Après tout, le chevelu personnage à la crinière rappelant l'été, avait avoué s'être réorienté vers la carrière des arts de l'ombre. 

Il voulait savoir, n'aimant point les surprises. Normal, cette tendance s'inscrivait dans chaque Shinobi devant s'attendre au pire. Laïusser n'était pas vraiment son apanage. Cependant, elle lui tint ce langage.

« Moushiwake gozaimasen. » -dit-elle, usant d'une correction des plus gracile- « Il s'agit de construire une sculpture représentant un village. Vous savez, l'art peut servir à ancrer l'histoire à jamais. Votre clan est réputé pour son goût trouvant la quintessence de cette essence lors des explosions. A contrario, certaines personnes s'anime à apprécier l'éternité d'un moment figé dans une œuvre, pour toujours et à jamais. »

La nitescence du regard azuré fixait l'interlocuteur dans les yeux, de manière liminale. Oralisant la suite des réponses, sans réelle hypotypose, que le malinois désirait apparemment ardemment.

« Je comptais revenir plus tard vous apporter les plans à votre atelier, mais vous sembliez si motivé que je n'ai pu objecter à votre souhait. Nous nous rendons au Hall des Ventes. Je comptait faire une surprise à la mécène qui y sied. »

Se retournant et reprenant la direction l'antre des Dragons Azurés, elle invita ce dernier à suivre cette épopée. Du moins, s'il le souhaitait.

« Ce n'est plus très loin. » -montrant du regard, le gargantuesque édifice s'érigeant au lointain en se démarquant des alentours.

Il s'agissait d'un important Hotel des Ventes, se situant dans le Cœur Commerçant du Village Caché de la Roche. Etablissement prenant son essor tentaculaire depuis plusieurs années déjà, en ces vallées marchandes. Outre cette activité, d'importantes ventes aux enchères y prenaient place, dans une luxueuse salle dédiée à cet effet. L'architecture était grandiloquente et démesurée, mais aussi raffinée qu'une oeuvre d'art. D'ailleurs l'art semblait tenir une place primordiale en ce lieu. On n'y comptait même plus le nombre ahurissant de tableaux et autres sculptures de maître y trônant. Cela sous bonne garde bien sûr. La sécurité était assurée d'une main de fer. C'était ici que les artistes et autres artisans venaient vendre aux plus offrants leurs chefs-d’œuvres exquis. Les plus aisés venaient quand à eux chercher le rare et l’introuvable, tout en profitant pour exhiber leurs richesses sans vergogne. Le lieu était un pilier indéniable du commerce Iwajin. Point de rendez-vous de nombreux commerçants, venant même de lointains horizons allant bien au-delà des roches. 


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Lun 23 Oct 2017 - 0:41
L'intrigant se dérobait finalement pour laisser place à l'excitation. Pour beaucoup de personnes faire une maquette d'un village quel qu'il soit ne représentait rien de très palpitant, c'était même l'inverse en vérité. Mais pour un initié aux arts de l'ombre, posséder le plan d'un village ennemi ou même le sien, c'était entrer dans une confidence divine. Et au-delà de ça, c'était avoir à porter de main un outil d'infiltration rare.

Pensant accéder aux "clefs" d'une citée défendu, touchant à peine ce Graal vaporeux du bout des doigts, ma raison me ramena à la réalité rappelant à mon imaginaire qu'il n'existait pas en ce monde uniquement des villages shinobi. Rien qu'à Tsuchi no kuni, il existait pléthore de villages plus ou moins éloigné de l'influente et commerçante cité shinobi d'Iwa. Mon palpitant qui battait à une vitesse toujours plus croissante à mesure que la succube à roulette tentait de m'amadouer par de douces et subtiles paroles, se stoppa brusquement lorsque la réalité géographique et culturelle me rattrapa.

Un puissant ascenceur émotionnel avait secoué mon cœur et mon esprit à m'en donner presque des nausées. J'écoutais néanmoins mon interlocutrice d'une oreille. Recouvrant mon visage de ma main gauche, espérant que la fraîcheur de mes doigts régule les battements de mon cœur, je continuais à laisser mon esprit vagabonder dans le flou. Le visage dissimulé et la bouche masquée par ma main je tentais une nouvelle approche pour retrouver mon rythme et mon esprit, en reprenant le contrôle sur ma respiration.

Tentant de surmonter l'étrange "panique" qui c'était emparé de moi, j'écartais quelques doigts pour laisser apparaître mes pupilles, laissant la femme plonger son regard dans le mien en continuant de parler. Reprenant le contrôle de mon corps par la respiration, l'esprit enfin clarifié je me retrouvais face à la Chunnin en fauteuil, qui me parlais du hall des ventes. Et moi j'étais posé devant elle, maintenant ma position, comme si c'était une pose Kabuki qu'un caprice incompréhensible m'aurais fait adopter. L'art de la rue n'a pas de limite ni de structure, ma famille étant très lié à l'art je pouvais... Ouai, non pour moi ou un autre c'était con et en plus c'était gênant... Mais tant pis !

Ne se formalisant pas de mon intrigante prestation, la jeune femme repris la route, avançant sans le moindre effort ! D'un regard suivit d'une parole elle m'indiqua la position de notre destination : le Hall des ventes ! Par chance je connaissais bien ce lieu, pour être honnête j'y avais même effectué quelques travaux pour le compte de l'entreprise de mon père. Et puis même sans ça il en va de soit que c'est un lieu incontournable pour les artistes, les commerçants et les Chôkoku, alors quand on était les trois à la fois. Je vous laisse imaginer le nombre d'heures que j'ai bien pus passer dans l'enceinte de l'hôtel des ventes. Non, n'imaginez rien, ça vous tracasserez l'esprit inutilement.

Aujourd'hui, mes flâneries ne furent pas vaines ! Les rencontres se succédaient avec délices et même s'il on ne m'offrait pas sur un plateau d'argent les plans d'une cité, inaugurant par une folle inadvertance mon règne impérial, je ferais certainement en ce lieu beaucoup plus de profit qu'on me laissait l'entendre. Les mécènes sont rares, j'attendais donc avec impatience de voir celui qui s'intéressait tant à ce que l'on grave dans l'éternité une cité entière... En format réduit.

Sortant de mon mutisme déroutant, rendant les derniers mètres plus courts encore que ceux que l'on avait déjà parcouru, je palabrais :

-C'est vrai... Certain des shinobis issus de mon clan ont trouvé dans l'explosion et l'éphémère l'expression d'une nouvelle forme d'art se jouissant de la création et la destruction, essence même la vie et la mort, s'inspirant de ce cycle infini pour faire valoir et prospérer leur art. Mais je pense légèrement différemment d'eux... Vous savez lorsqu'on se place du point de vue de l'infini, tout est éphémère... Nos vies, celles de nos enfants et même celle de nos créations que l'on pense indestructible !

Alors éphémère ou infini... N'est-ce pas finalement la même chose ? Tout chois, tout tombe dans l'oubli, et tout recommence, une fois de plus... Le temps n'est qu'un cycle éphémère qui se répète inlassablement, et nous sommes ces pantins jouant éternellement le même rôle espérant toujours avoir mieux alors que l'on reçoit ce qui nous as toujours été dû !


Je me tus un instant alors que l'on faisait face à l'immense bâtiment. Un silence pesant s'était installé entre nous deux, tel un mur infranchissable, un peu gêner je finis par décréter :

-Euh... Ohh... Je n'aurais pas dû vous imposer ma philosophie... Désolé vous m'avez tendu une perche que je n'aurais pas dût prendre ! Mais ne vous formalisez pas... Si j'ai dis tout ça c'est simplement pour vous dire que j'apprécie aussi et avant tout les œuvres vouées à perdurer. Les explosions, c'est bien pour la guerre ou faire des métaphores mais l'art véritable se trouve dans la pérennité, en effet !

Je décochais un sourire, pour le coup sincère, à la jeune femme, la sentant attentive, puis, je lui ouvrais le chemin écartant tout obstacle qui pourrait entraver sa route jusqu'à ce qu'on soit enfin au sein de l'hôtel des ventes. Je me tournais alors vers elle, attendant qu'elle me guide avec assurance vers notre destin commun !

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Mer 25 Oct 2017 - 14:54



Les dires concernant l’ouvrage d'une représentation à petite échelle de l'essence d'une civilisation, semblèrent jouer d'un attrait envoûtant. Déclenchant une hardiesse rare de la part du modeleur d'argile. Semblant comme cathartique dans la gestuelle de sa réaction, à la surprise de son interlocutrice qui pencha la tête sur le coté en se demandant bien ce que le bougre manigançait pour être ainsi. Arborant une pose étrange, voir même inquiétante, dans sa nervation pentatonique s'incarnant de pléthores de phalanges. Il cachait sa face comme s'il était entré dans une catharsis des plus vivaces. Laissant apparaître son œil cyclopéen, comme une sphère roulant entre les doigts de sa main. Faisant montre d'un jeu esquissant la légende urbaine de l'Hitori Kakurenbo des temps anciens. Ou bien étais-ce ombre d'une pose, arborant les antiques rouages du théâtre Kabuki. L'ingénue plissa son regard nébuleux aux teintes rappelant l'azur. Que faisait-il ? Cela lui prenait-il souvent ? Les pupilles s'entrechoquaient durant un instant. Moment semblable à un ralentissement soudain du fil du temps. Les plus grands artistes avaient souvent un grain. L'Amano était bien placée pour le savoir. Elle même stigmatisée par ses penchants pelucheux, ainsi que bien d'autres plus malicieux. Un Chôkoku étrange prenant une pose bizarre et incongrue ? Aucune raison de ne pas lui faire confiance ! Si seulement cela était vrai et non paralogique. Mais Habituée aux plus sombres noirceurs de ce triste monde, en étant même l'une de ses impératrices les plus sombres, elle savait que quelque chose clochait. Cependant, elle n'en fit montre. Le priorité étant le plan, qui seul importait.

Poursuivant l'Odyssée, sans relever l'étrange comportement vicié, l'infirme continuait à le mener vers l'endroit escompté. Le bruit envoûtant de ces roues s'animant contre toute logique, donnait le la d'un chant monosyllabique.

Qui ne connaissait point le lieu formant la pierre angulaire de tout ce qu'incarnaient le commerce et l'artisanat ? Berceau de bien des arts. Aucun Iwajin ayant attrait à ces merveilles, ne pouvait fermer les yeux sur cet édifice et les activités s'y associant avec harmonie. Autant il servait de point d'échange entre offres et demandes, via l’Hôtel des ventes pour les transactions assez routinières, autant de lieu où les plus aisés venaient dépenser leurs fortunes pour pavaner devant leurs comparses, en achetant les chef-d'œuvres de maîtres artisans et autres marchandises rarissimes et uniques. Le propriétaire de ce faste sanctuaire s'ancrant déjà depuis longtemps dans la Roche, cela bien avant la transformation de Rokkusu en Village Caché nommé Iwagakure, se tapissait dans l'ombre d'un anonymat certain. Homme ou femme ? Personne ne le savait. Ce riche mécène se targuait d'un voile des plus mystérieux. 

Exposant ses idées sur un éphémère teinté d'éternel, l'homme expliqua sa vision des choses. Faisant montre d'une certaine philosophie. Sans s’arrêter, bien que outrée, l'ingénue lui tint à peu près ce langage, sans se retourner aucunement pour laisser choir ses faciales  expressions ;

« Vraiment ? » -répondit-elle, plissant légèrement les yeux et faisant une moue pas piquée des hannetons-

Les dires de l'Iwajin étaient en total désaccord avec sa vision personnelle concernant ces allégories. Il l'aurait compris si seulement il avait pu capter les afféteries s'esquissant éphémèrement sur son visage.

Soudain, la fameuse place se dressait devant eux. Une titanesque entrée, sous bonne garde, donnait sur une immense enceinte peuplée de bâtiments plus majestueux les uns que les autres. Les murs démarquant ce domaine s'érigeaient en hauteur incongrûment impressionnante, mais moins que les monuments s'en profilant. Cela en était même inquiétant. Toutes les mines d'or ou de diamants auraient elles suffit à construire tel palais proche du nirvana ? Une certaine sécurité semblait faire les cent pas alentour. Ces étranges gardes avait une stature de colosse pour la plupart, du fait qu'ils arboraient des tenues composées de pièces d'armures stylisées et autres armements tout aussi impressionnants. Cette milice personnelle n'était sans doute pas aussi dangereuse qu'un Shinobi expérimenté, mais imposait respect. Et qui sait ? Peut être étaient-ils plus dangereux que l'on pouvait imaginer. L'unique présence de ces protecteurs dissuadait rapidement les malandrins de toute entourloupe viciée.  

Les deux voyageurs étaient finalement arrivé à la fin du voyage. Terminus marquant le début d'une autre épopée.

« Certes, ils y a diverses manières de voir les choses. Bien sûr, toute oeuvre peut naître et disparaître d'un battement d'ailes de Dragon. Cependant, si l'artiste y a insufflé suffisamment de son âme, cela ne laisserait-il pas une trace éternelle de son existence ? Un mémento ? Un héritage se transmettant de génération en génération. » -terminant l'exposition légèrement enjolivée pour ne pas révéler le moindre de ses secrets, la malicieuse repris la route-

Toisant les gardes de sa nonchalance, elle continua en direction de l'enceinte. Passant sous les volutes s'ancrant dans le ciel bleu caractérisant l'arrivée des beaux jours.

La cour intérieure était peuplée de moult passants. Oscillant entre commerçants, artisans, acheteurs et vendeurs, s'animant hardiesse et de liesse.

L'Iwajin à la chevelure sablée prit la peine d'ouvrir la route, devant l'impériale infirme se contentant d'afficher un regard d’équanimité mélangeant mélancolie et atrabilaire. La politesse du Chôkoku envers l'handicapée la dérangeait. Elle n'avait besoin de personne pour lui ouvrir la route. Tous devaient s'incliner d'eux même sur le passage de Kurohime. Du moins, s'ils avaient un minimum de bon sens et ne voulaient pas connaître une existence éphémère découlant sur des souffrances éternelles. Enfin, comme on dit, heureux sont les sots.

Finissant par devoir indiquer à l’épouvantail la direction à emprunter, elle lui montra d'un regard.

« A droite. »

Annonçant un chemin que personne n'empruntait d'habitude, parsemé d'orées d'arches, semblant mener à un grand bâtiment interdit au public. Le passage était tenue sous bonne garde.

S'avancant, les deux hurluberlus arrivèrent devant les gargouilles surveillant les lieux.

« Amano-sama. » -saluant l'habituée avec une marque évidente de respect, courbant l'échine- « Est ce une de vos connaissances ? » -désignant le manipulateur d'argile, lui lançant un regard noir-

« Nullement, simplement un artisan qui s'est proposé pour un un travail. » -corrigeant l'erreur-

« Bien. » -concluant d'une voix grave- « Passez. » -ne se souciant pas de politesses superflues envers l'inconnu-

La muse continua la route et entra dans le bâtiment, qui débouchait sur une sorte d'atelier où moult ouvres semblaient être en train de prendre peu à peu vie. Il s’agissait principalement de toiles et d'esquisses de croquis plus étranges et mystérieux les uns que les autres. La pièce baignait dans une pénombre certaine. Pourtant, au fond de celle-ci, une personne de dos semblait œuvrer aux dernières finitions d'un grand tableau arborant un abstrait sans bornes.

« Je n'aime pas être dérangée, encore moins que quelqu'un aperçoive mes œuvres, alors qu'elles ne sont qu'à leurs prémisses. » -posant ostensiblement l’instrument perlant de pigments liquéfiés- « A qui ais-je l'honneur ? » - lança sa voix paraissant irréelle, avant de faire volte-face-

Deux yeux, aussi profonds que les abysses du néant nébulaire où baignaient les étoiles, émergèrent des ténèbres et se posèrent sur l'inconnu. Un visage de jeune femme, mais un charisme millénaire, émanait de cette personne, dont les traits tenaient plus de la fantasmagorie, que de la réalité. 

Se permettant d'introduire l’oiseau avant qu'il ne commette l'irréparable.

« Un artisan. Celui-là même qui a érigé la statue du Tsuchikage présente à l’académie. Enfin, selon ses dires. » -introduit-elle-

« Très bien. Quelle était cette surprise ? » -s’avançant vers le centre de la grande salle, où une imposante table trônait en son centre-

Elle y prit son Kiseru, qui était déposé sur son socle, puis le porta à ses lèvres, inspirant sans plus porter d'attention au Shinobi lui faisant face. Runaka alla chercher un grand tube déposé dans une sorte de gargantuesque étagère semblant sans fin et recouvrant un pan de mur entier. Elle revint en direction du Chôkoku et lui tendit l'écrin.

« Lors de mon séjour à  feu Shîto, j'ai pris la peine de profiter pour faire ces croquis représentant le Village. Pourriez vous en faire une sculpture? »

La demande pouvait sembler impromptue, voir loufoque. Néanmoins, elle était des plus sérieuses. Quel intérêt à représenter un endroit ayant été rasé de la carte ? Nul doute que l'artiste avait vu ses espoirs brisés.

Les feuilles représentaient le Village perdu, avec un talent rare. Un tel don était chose rare. Le trait était expert et n'avais rien à envier aux plus célèbres artistes ou même architectes. Le fourmillement de détails imperceptibles à première vue pouvait impressionner. Tant de facettes retranscrites en quelques traits résumant la quintessence de la représentation d'un simple lieu.

« Bien sûr, vous serez rémunéré en conséquence et il est possible que nous requerrions votre aide, ainsi que celle de votre délicieuse sœur, pour d'autres œuvres. » -énonçant l'évidence-

Ré-évoquant la sœur, une fois de plus, contre toute attente. Apparemment, Runaka avait un certain intérêt plutôt louche pour cette dernière. Allez savoir la raison...

La mystérieuse mécène fixait le Chôkoku en restant impassible. Expirant des volutes de fumées s’évaporant dans l'obscurité ambiante.


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Dim 29 Oct 2017 - 23:47


L'ambiance était sombre, pesante, cathartique, presque onirique, il fallait l'avouer. La situation semblait si irréelle, profondément obscure et concrète à la fois. Tout comme dans nos songes nimbés de mystère où l'on était capable d'admettre tout et n'importe quoi, crachant littéralement à la gueule des règles de bienséance, et ignorant tout bonnement la morale que le carcan de la société s'évertuait à nous imposer.

Cette ambiance vaporeuse, si malsaine et ténébreuse autant par son ambiance que par ces personnages insinua en mon esprit un indescriptible et insupportable doute. Une interrogation m'obstinais, marquant au fer rouge mon esprit perdu dans un volute de fumée : rêve ou réalité ?

Mais si j'avais conscience de mon rêve n'en était-il pas devenu la réalité ? Plus aucun son ne se faisait entendre à part les expirations de l'étrange mécène qui laissait son Kiseru occuper son corps et son esprit. Oppressants ! Ces deux regards convergeant vers moi semblaient plus dérangeant qu'à l'accoutumée. Moi qui aimais tant lire au fond du regard des autres, cherchant à mettre à nu leurs pensées, je me voyais là bien dérouté une fois plongé dans le regard de ces deux complices.

Alors c'est à ça que ressemblait mon regard vicié par mon ambition démesurée ? Mon âme était elle aussi sombre et corrompue que celles de ces deux là ? Immobile, je m'évertuais à contrôler le flux de mes pensées, giclant abondamment soutenue par mon inépuisable imagination. Les scénarios créés par mon esprit arrivaient de toutes part comme une myriade d'étoiles aspirées par la force gravitationnelle d'un trou noir. J'étais le centre névralgique, celui vers lequel toutes les pensées, tous les regards convergeaient. C'était trop... Trop pour un seul homme, trop pour être réel.

L'illusion pourtant parfaite n'avait plus d'emprise sur moi, seul mon esprit dément et irascible avait le contrôle de mon corps ! Songe ou non, je ferais ce qui incombe. Si, manifestement en ce lieu, ni la morale, ni l'hypocrisie de la politesse n'avait de place, je pouvais bien montrer mon vrai visage, je pouvais casser les code et pisser sur les lois. Réveiller mes ambitions, et crier mes pensées... Tout est admis... Rien n'est vrai... Tout le monde s'écrase, enseveli sous la pyramide de Maslow, tentant de gravir chacun des échelons pour goûter au fruit divin qu'est le stade ultime de tout homme : l'ataraxie !

C'est libérée de ses chaines que l'âme brisée et conditionnée par la société et les hommes, trouve la vraie quiétude, se complaisant dans une tranquille impassibilité devenant maîtresse d'elle-même au prix du masque de l'hypocrisie. Le monde extérieure n'avait plus d'importance dans ce royaume ténébreux. Les deux impératrices du mal, exacerbant les vices les plus sombres de mon être par l'unique force de leurs regards allaient certainement ressentir, aujourd'hui, le trouble de mon accession à leur monde d'obscurité.

Relevant mon regard des dessins effectués par l'illustre artiste à roulette, je n'avais plus qu'un objectif, comprendre leurs sombre dessein, et entrer dans la ronde ! Jetant nonchalamment le tube sur l'imposante table après avoir fourré les dessins en son sein, je fixais la mécène m'observant toujours à travers les volutes de fumée l'entourant. Fixant son regard dément d'un regard révélateur j'ouvrais enfin la bouche pour tenter de passer les portes de l'enfer derrière lesquelles les deux femmes avaient décidés de se terrer.

-Memento... Memento... Memento ! Alors c'est ça votre plan Amano-chan ? Vous voulez laisser une marque indélébile sur le monde ? Vous voulez construire... Reconstruire ? Être adulé ? Ahaha ! Je ne pensais pas que vous me ressembliez autant... Oublions l'argent ! Passons à l'étape supérieure... Racontez-moi en détails vos desseins ! Je ne vous jugerez pas j'ai surement les même ambitions folles ! Allez racontez-moi ! Je veux faire parti du plan ! Il est maintenant trop tard pour reculer... Et puis vous savez où me trouver pour m'assassiner le cas échéant ? Je me trompe ? Qu'est-ce que vous risquez à me révéler vos noirs desseins ?

Un regard fou, de grands gestes de mains, le bassin prit de petites convulsions qui faisaient tressaillir mon torse et mes épaules, je jactais, me mouvant et parlant tel un possédé. Je l'étais en fait, posséder par ma conscience la plus profonde, celle qui était sous l'emprise de mes pulsions et mes ambitions les plus noirs et les plus viciés. J'avais l'âme d'un conquérant, celle de un homme qui voulait dominer sur tousles autres. Pourtant je n'avais pas plus de raison que ça de vouloir dominer les autres, mis à part, peut être prouver à mon père qu'il m'avait sous estimé, que j'étais le plus valeureux et le plus grand guerrier du clan. Oui je voulais conquérir le monde pour voir de la fierté dans ses yeux... Rien qu'une fois !

Ne lâchant pas la mécène des yeux tandis que je m'adressais à l'Amano, je finis mon discours en posant nonchalamment mon postérieur sur la table, dans l'attente d'une réponse claire et précise. Si c'était un songe tout se déroulerait selon mon bon vouloir, et si cet étrange entrevu était de l'ordre du réel, eh bien j'aurais dit à ces femmes mystérieuses que j'avais à dire dénué de mon masque d'hypocrisie. La vérité rien que la vérité aussi. Fixant toujours aussi intensément, la femme, voilé par les volutes de fumée, je m'adressais à elle avec un sourire espiègle :

-Et vous... Miss... Pourquoi voulez-vous tant voir s'ériger ne nouvelle Shito, hum ? Votre intérêt m'intrigue... Allez mesdames je suis un shinobi... Je suis une ombre, mon silence est d'or et ma parole est d'argent... À quoi bon m'avoir mené jusqu'ici si c'était pour me garder hors de vos secrets ?

J'avais maintenant le même regard dément qu'elles. J'adorais ce rêve, il prenait une direction si intrigante et imprévisible ! J'étais certain maintenant d'être dans un songe... Jamais je n'aurais pus en tente normal faire preuve d'autant de théâtralité dans mes discours et dans mes mouvements. Tout semblait faste. Trop sombre, trop rapide, trop angoissant, trop incertain, trop incongru, trop fou ! Cet excès permanent, ce faste n'était aucunement possible dans la réalité.

J'avais fait un choix celui de croire en mon rêve et de me laisser porter par mon songe. Un sourire espiègle figé aux commissures des lèvres, je patientais. Plus d'angoisse plus d'inquiétude... La paix s'était emparé de mon esprit alors que je laissais mon vrai visage éclater dans la pale lumière de ce lieu. J'étais maintenant le maitre, le maitre de mes chaine et de mon esprit et rien ne me soumettrais plus tant que je montrerais mon vrai visage.

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Mar 31 Oct 2017 - 13:27



Il n'aurait manqué qu'une atmosphère plus glacée, pour pouvoir s'inquiéter aisément que la présence d'âmes damnées à jamais. Ces dernières s'animant et prenant forme se mettant à planer au milieu de cette antre diurne où le soleil n'avait point sa place. Pesante et lourde, la situation revêtait des apparats dignes des plus malsaines féeries. Peut être étais ce cette ambiance sombre et morbide qui s’immisçait pernicieusement en l'esprit du Chôkoku. Commençant à se laisser lentement déraper vers le coté obscur. Commençant à être prit de convulsions cathartique, imaginant les esquisses les plus sombres que le monde avait à offrir. Les yeux révulsées comme un possédé un jour des morts. Son inimaginable pensée alla croire des choses qui devaient restaient dans les limbes du silence. On aurait dit qu'il n'était plus le même homme. Auparavant calme, il était maintenant déchaîné. Regardant les plans, posant des questions étranges, sous les regards perplexes des deux femmes qui le fixaient de leur regards si singuliers.

Apparemment, le mot Memento devait être un déclencheur émotionnel.Un tabou même, pouvant déclencher une folie des grandeurs des plus dantesques chez cet artiste de plus en plus étrange.

«  Le plan ? » -demanda-elle, perplexe-

Runaka essayait d'en placer une, mais c'était perdu d'avance. Il continuait à s'agiter, brassant des bras en l'air. Les yeux emplies d'une flamme  aux teintes rappelant la folie. Il était partit loin, trop loin, il semblait même avoir quitté la terre ferme.

Puis il se retourna vers l'étrange femme qui ne sourcillait même pas tout en regardant l'hurluberlu se livrer à cet étrange spectacle. Se contentant d'expirer une fumée à la teinte étrange. Le fixant de ses yeux si perçant et emplie d'un néant rappelant le cosmos.

Finalement, excédée, Runaka lui frappa sur le haut du crane avec le tube qui contenait préalablement les dessins, que le zigoto avait éparpillé aux quatre coin de la pièce.

« C'est pas bientôt fini ?! » -haussant le ton-

Cela avait peut être calmé ses hardeurs. Profitant de l’accalmie, les explications découlèrent comme l'eau d'une cascade s'écoulant.

« Vous vous emportez. Il s'agit juste d'une commande pour l’œuvre de charité organisée pour les survivants de Shîto. » -rétorquant-

En effet, dans sa grande générosité, la mécène organisait quelque chose pour aider les pauvres bougres ayant perdu leur patrie.

La personne en question, expira alors la brume, avant de parler au jeune inconscient, d'une voix paraissant irréelle.

« Vous pensez comme un jeune homme. Admirable, mais mal avisé. Cela ne sert à rien de vouloir reconstruire ce qui à lamentablement échoué. Il faut simplement voir plus loin. » -parlant par énigme- « Vous tenez donc tant à marquer votre empreinte en ce monde ? Pour cela, c'est assez simple. Si les gens vous voient comme un sauveur, ou encore un conquérant, ils s'inclineront d'eux même. Mais est ce les seules possibilités ? » -inspirant- « Pensez-y. » -concluant d'un sourire malsain-

Ayant terminé son monologue, la mystérieuse femme se retourna et alla continuer son œuvre.

Tout le monde au fond de son cœur souhaitait conquérir le monde. Ce n'était pas une chose étonnante en soi.

L'infirme fixa le Chôkoku complètement déboussolé, qui devait encore être en train de se remettre de ses émotions. Il venait d'enquiquiner sa bienfaitrice et elle était excédée. On ne parlait pas de ces choses là de manière aussi inopportune normalement. Conquérir le monde est un plan demandant plus de finesse et de subtilité après tout.

« Bon, vous le faites ce travail ou je dois allé trouver quelqu'un d'autre ? » -présentant le dilemme-


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Mer 1 Nov 2017 - 0:32
J'avais laissé mon esprit succomber au diable impie de l'ambition. Le masque de l'hypocrisie brisée, je laissais libre cours à mes plus sombres desseins, mais plus ténébreux désir... La conquête, la gloire... Mon esprit, aussi vaporeux que les volutes de fumées s'échappant du Kiseru de ma spectrale hôtesse, s'était laissé allé à quelques élucubrations qui eurent pour conséquence, un retour brutal à la réalité.

-Bam ! Boom !

Les cris et les feuilles volaient au-dessus de ma tête, alors que je revenais à la réalité, triste et froide, quittant les volutes de mes ambitions ancrées au plus profond de mon esprit, flirtant avec mon inconscient. Le silence s'instaura à nouveau s'immisçant une fois de plus dans mon esprit dans mon esprit. Mais bien vite la pluie s'abattit. Une pluie infernale de laquelle aucun abris n'aurais sut me protéger. Les mots s'écoulaient sur mes épaules, atteignant mes oreilles en une vérité révélatrice qui me fit passer pour un benêt :

-Ah... Euh... Pardon ? Une œuvre de charité ?

Les yeux exorbités je m'étais tourné vers mon interlocutrice qui me toisant avec un air réprobateur vissé sur le visage. Une moue, les sourcilles froncé intensifiant son regard noirci par un mélange de colère et de honte. Je compris en cet instant que je les avais mal jugé, gaffant une fois de plus. Pourtant tout était réuni, la pénombre, dès regard d'outre tombe et une ambiance spectrale... Tout concordais pour me faire croire à une réunion sombre entre deux impératrices des ténèbres. Mais non, de la charité.

J'allais hausser les épaules et m'excuser avec un sourire gêné, en continuant de masser l'arrière de mon crâne endolorie, néanmoins une nouvelle voix, plus intriguant encore que n'importe laquelle des voix qu'il m'avait été donné entendre, s'éleva. Faisant vibrer l'air d'un manière insoupçonnée la mécène parla pour la deuxième fois depuis le début de notre rencontre.

Une sagesse intemporelle se dégageais du pâle éclat de son visage, et de sa voix intrigante. Son discours lui l'était tout autant et pourtant il recelait de très nombreuses vérités, enseveli sous une épaisse couche brumeuse. Je ne pouvais la contredire il y avait en effet une multitude de moyens pour faire en sorte que les gens s'incline face à nous, la force brut et la guerre n'était qu'un outil partis tant d'autre, l'outil le plus dangereux et pernicieux qui soit pour celui qui s'en trouve l'instigateur. Je le savais bien !

La vraie solution se trouvait dans la persuasion, "l'amour et la générosité" en apparence tout du moins. Car si l'on est le sauveur, ou le protecteur, que l'on donne de l'importance aux pauvres âmes perdues, elles nous aimeront en retour d'une manière inconditionnelle, prêtes à soulever des pays pour nous. Conquérir par la paix, unifier pour la paix... C'était régner sans partage... Devenir absolu !

Cette femme avait de l'esprit et un talent rare c'était indéniable. L'observant vaquer à ses occupations, je tentais de comprendre sa dernière phrases. Il me fallait comprendre quels étaient ses autres solutions pour soumettre la volonté humaine à la sienne. Je devais contrôler les masses, c'était essentiel ! L'esprit en vrac, le regard dans le flou, j'étais toujours assis sur la table, laissant le temps s'écouler tel le cours d'une rivière.

La voix, l'Amano, maintenant excédé me secoua à nouveau me sortant une fois de plus de mes songes éveillé. L'étrange femme, ne semblait maintenant plus si douce et polie qu'elle le fut auparavant, surement outré par ma démesure et mes crises d'ambitions, et pourtant dans un dilemme outrancier, elle continuait de m'offrir le travail pour lequel elle m'avait mené jusqu'ici. J'étais très intrigué par ces deux femmes, et par le fait qu'elles aient réussi par leurs seules présences à exacerber mes plus profondes pensées, celles qui était ensevelis sous le tas futile de multitude d'autres plus quotidiennes. Je ne pouvais décemment pas refuser de travailler pour la mécène, cette intrigante femme qui m'apportait sûrement toujours plus de lumière dans ma pénombre solitaire.

D'un bond, je rejoignis le sol, passant à côté de l'Amano pour ramasser les dessins et les rangé dans leur écrin protecteur que je maintenais sous mon bras droit. Ma récolte terminée, j'adresse une dernière parole à mes interlocutrices :

-J'ai besoin de plus de lumière pour ériger vos désirs... Et comme je ne veux pas vous embêter... Je sais que la collaboration peut être difficile... Je vais emporter vos dessins chez moi... Si vous vouliez voir l'avancée de ma création, je vous pris de ne pas vous gêner, ma porte vous est ouverte !

Souriant, je confiais à la shinobi à roulette mes coordonnées, avant de faire volte face pour quitter les lieux avec les plans sous le bras. L'aventure était loin d'être terminé !

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Lun 13 Nov 2017 - 21:38



Il était complètement possédé, tel l’hôte d'un esprit malin se jouant de facéties cathartiques. Fort heureusement, le bougre semblait redescendre sur terre, se rendant lui même compte que le spectacle qu'il avait offert aux deux femmes était des plus insensé. Voir quelqu'un s'agitait en déblatérant moult paroles des plus viciés, restait après tout bien mal avisé.

Le malandrin comprenant ses torts, s'empressa alors de ramasser les feuillets qu'il avait tantôt fait voltiger un peu partout. Il semblait avoir honte de s'être montré sous son vrai jour. Il redoubla en hardiesse, voulant quitter au plus vite le théâtre où sa représentation n'avais pas vraiment fait l'unanimité. Profitant de l'excuse du manque de lumières pour travailler. Chose qui était vrai, mais aurait pourtant être pu vite réglée. Donnant ses coordonnée à la porteuse du regard azuré et courroucé, avant de s'enfuir au loin.

« Revenez !!! » -s'exclama-elle, mais trop tard- « J'aurais aimé aussi les coordonnées de votre sœur... » -avoua-elle, d'une voix teinté de regrets-

La mécène sourit, avant d'inspirer une fois de plus le poison qui l'animait. Elle semblait amusée du quiproquos et de la réaction découlant du visiteur qui prenait ses jambes à son cou.

« Voilà un bien singulier personnage. » -expirant une volute brumeuse-

« Excusez ce rustre Shina-sama. Je ne m'attendais pas à pareille situation. » -d'une voix légèrement outrée-

« Il apprendra avec le temps à se canaliser. Quand à toi, cesses tes enfantillages et laisse la sœur de ce pauvre jeune homme tranquille. » -souriant d'un air léger, mais stricte-

Runaka fit la moue, en penchant la tête sur le coté, légèrement agacée. Elle voulait s'amuser mais pourtant sa bienfaitrice l'en dissuadait.

« Tu n'en as pas marre de te déplacer ainsi ? » -se référant au fauteuil-

La jeune shinobi esquissa un rictus du coin des lèvres. Laissant brièvement apparaître l'ivoire immaculé, avant de rétorquer.

« C'est reposant. Mais le regard des gens est assez horripilant. » -semblant satisfaite-

« Incorrigible. » -conclut-elle-

Les deux femmes se mirent à rire dans un échos se perdant dans les ténèbres. S’entremêlant en un hymne lugubre dont l'angoisse pouvait naître sur les peintures se dressant en ces lieux. L'alchimie entre ces deux personne semblait dépeindre un rapport ancré profondément dans le temps et une compagnie mutuelle les rendant proches. Comme deux silhouettes ayant parcourues ensembles bien des tumultes.


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Lights Emerging
Laughts Converging
Blissful Silence
Endless Violence


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