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Deuxième réunion familiale ; Entre Metaru


Jeu 12 Oct 2017 - 0:43
- « Les plats sont prêts ? »

- « Oui, Shuuhei-sama. Où devrions nous les disposer ? »

- « Dans le grand jardin. C'est là-bas que se tiendra la réunion. »


Les jeunes Metaru auprès de moi furent étonnés, mais ne bronchèrent pas. L’un d’eux se hâta d’aller prévenir les cuisinières tandis que deux autres allèrent porter la nouvelle aux autres Metaru du lieu de la réunion. Si les cadres étaient généralement formels lors des regroupements du clan, j’avais décidé de prendre le contre-pied de nos habitudes en organisant quelque chose de plus ou moins convivial malgré les sujets importants que j’allais aborder. Cette réunion, toute première que j’organisais en tant que chef de clan, allait avoir des allures de pique-nique vu qu’elle allait se tenir dans le jardin avec bouffe à l’appui, plutôt que dans un temple avec l’atmosphère lourde qui allait avec. Je m’étais également entretenu avec le doyen qui m’avait avait approuvé mon initiative : Restreindre le conseil aux plus jeunes Metaru. Cette façon de faire présentait des avantages et inconvénients, mais je partais du principe que nous autres jeunes, représentions l’avenir du clan et de Kumo en général. Notre façon de penser et notre regard neuf devaient impérativement prévaloir sur tout le reste. Idée à laquelle avait adhéré le doyen. Sa confiance m’honorait.

C’est dans cet état d’esprit que j’avais troqué mes vêtements de Nidaime pour un ensemble sobre surmonté de mon traditionnel haori floqué du symbole de notre illustre clan. Contrairement aux anciens, je n’avais forcé aucun autre Metaru à revêtir ce vêtement pour la réunion. Chacun pouvait se pointer avec ses fantaisies et j’étais sûr que ça n’allait pas louper ! Pour autant, là n’était pas le plus important. L’essentiel était qu’ils soient présents. Suite à cette pensée, je quittai mes quartiers pour me rendre au lieu de rendez-vous. Tous les membres qui me croisaient durant mon trajet s’inclinaient poliment. Si c’était le cas depuis que j’avais été nommé dixième chef de clan de la famille, la chose avait été encore plus exagérée par mon intronisation en tant que nidaime raikage. Fait assez chiant quelque part. Les gens me respectaient tellement que j’avais parfois la nette impression de ne plus être abordable. J’étais maintenant nimbé d’une « aura sacrée ». Je n’avais plus le même statut. J’étais le chef. Le boss suprême. Le seul aux commandes qui prenait toutes les décisions quelles qu’elles soient. Et c’était plutôt stressant.

Ce n’est qu’après cinq minutes de marche (La demeure familiale des Metaru était immense, certainement la plus grande de toute la ville !) que j’arrivai enfin dans le jardin. Plateaux en bois et makuras avaient été posés à même l’herbe. Un grand chêne surplombait la scène et filtrait les rayons du soleil haut dans le ciel. Car effectivement, cette journée ne se déroulait non pas de nuit, mais de jour. Il devait être aux alentours de 13h et quelques. Il faisait d’ailleurs bon. La brise était légèrement fraiche et quelques oiseaux gazouillaient çà et là. Un cadre plus qu’idéal et propice pour une discussion plus ou moins longue en fonction de ce qu’allait dire tout un chacun. Je comptais faire un débat ouvert, récolter plusieurs idées tout en exposant les sujets que je voulais aborder, histoire de repartir sur de nouvelles bases. Je vis ensuite un bon nombre de femmes de la maison venir disposer les victuailles sur les plateaux en bois avant de se retirer silencieusement. Satisfait, je m’assis à la seule place isolée qui faisait face aux autres et qui était tout près du chêne. Tronc dudit chêne sur lequel je m’adossai tranquillement, fesses posées sur le makura.

Il n’y avait plus qu’à attendre les autres.

Spoiler:
 
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Jeu 12 Oct 2017 - 11:21
"Tu te rends compte que moins tu seras extravagante, plus tu seras unique dans une telle réunion? N'est-ce pas ?"
"Je... Comment ça ?"
"Les p'tit jeune, ça aime avoir un style bien à lui, alors crois-moi, si tu veux te fondre dans le tas, ne soit pas aussi... Formel ?"
" Je... Mais... Le Raikage... "
"Ma petite, c'est lui-même qui à assoupli le protocole, pourquoi se sentirait-il insulté ?"
" Parce... "
"Bon écoute, ça c'est très bien passé avec ce... Aami Shôran ?"
" Oui. "
"Ni plus, ni moins que ce que tu portais ce jour. Tu feras attention de ne pas le provoquer ni l'insulter. De toute manière s'il t'entendait, dans le brouhaha qu'il va y avoir, ça tiendrait du miracle surtout si tu te tiens à distance."

Ils savent... Enfin, ils savent la version que j'en ai donnée, ça aurait difficile de... Enfin soit, c'est du détail sans importance. Autant revenir sur le sujet , d'ailleurs père à raison... Aucune chance que ma voix porte jusqu'a lui, même si je le voulais. Une réunion, l'occasion rêvée pour voir ou revoir des personnes que je n'ai pas croisées pour la plupart depuis... Trop longtemps. En fait je les connais à peine et c'est ma faute, j'avais besoin de temps et de repos et maintenant je ne me porte que mieux. Pourtant le temps de l'isolement et terminée et c'est l'occasion idéale pour nouer ou renouer avec ma propre famille au sens le plus large du terme. Grand-frère étant aussi un jeune, il est venu. Sa tenue est si lisse et uniforme qu'on crierait presque qu'il souhaite se fondre dans les ombres... En fait seul le symbole du clan semble vouloir casser ce manque de couleur dans le tissu.

"Tu viens ?"

Finalement des heures de préparation, s'assurer aussi de ne pas être en retard. Le ciel est clément, comme pour accueillir avec sérénité cette réunion, j'imagine que les sujets abordés ne seront pas forcement aussi calme... Encore une fois je ressemble presque plus à une poupée qu'a un être humain. Mère aime exagéré, je n'ai pas le coeur à l'en empêcher et en plus comme promis, ni plus ni moins... En même temps plus ça serait ridicule en fait et elle le sait. Avec mon comportement et ma timidité, je jure totalement avec cet accoutrement. Enfin soit, nous partons à deux.

Une fois arrivée, mon aînée va immédiatement saluer le chef de clan... Je rate le coche et lui ne se rend compte qu'il est trop rapide que trop tard.

" Sora-san... "
"Désolé. Je viens avec toi si tu veux ?"
" C'était ma faute... Je vais juste le saluer, le remercier et me mettre loin... Je... Je suis une grande fille maintenant... Je crois. "

Je m'approche de lui, le souvenir de ce jour ravive des sensations qui n'ont lieu d'être, je n'ai pas besoin de ça pour être distraite en plus. Je le salue avec un grand respect dans le regard, un peu de crainte certe, mais elle n'est pas tournée vers lui... En fait c'est même plus de la nervosité, je ne le regarde pas plus dans les yeux que... Personne en fait. Enfin si il ya eu ce grand homme aux colliers de fer, mais c'était la toute première fois... Puis bon j'ai surtout regardais ses anciennes attaches comme un pervers regarderait une poitrine... C'était malsain et étrange. Bref ! Une révérence presque... Non trop marqué, comme à mon habitude ça ne change jamais.

" Merci pour votre... votre invitation Raikage-sama. "

Perdu dans le bruit produit par mes vêtements, un "désolé" à flotté au milieu du reste. Je m'éloigne, mon frère me met une main sur l'épaule pour me sortir la tête des nuages. Puis on va, enfin il va saluer des gens pendant que je le suis passivement, puis à un moment me contente de m'installer dans un des coins les plus isolés préparer pour les convives et attendre que ça se passe, sans créer de problème, enfin j'essaye.

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Jeu 12 Oct 2017 - 18:06
« Kinzokuuuuu ! Il faut te préparer à la grande réuuuuniiiiiiion, hurle ma chère tante. »

Elle est lourde à être aussi active de si bon matin. En tirant les rideaux, je suis attaqué par un cet énorme rayon lumineux qui me fait aussitôt reculer, lâchant les dits rideaux. À cet effet, je comprends qu’il n’est particulièrement tôt et que l’on se rapproche plutôt de l’heure du déjeuner. Disons que ça tombe à pique, j’ai justement une grande dalle qui ne cesse de s’accroître. En short mais torse-nu, je quitte ma chambre en direction de la salle à manger afin d’y trouver de bons plats préparés par la meilleure des cuisinières.

Déception, il n’y a absolument rien à ta table. Je scrute les alentours, cuisine, salon, toutes les pièces sont fouillées au peigne fin. Aucune odeur de nourriture, que dalle. À quoi est-ce qu’elle joue ? Pourquoi me réveiller si c’est pour ainsi me laisser affamé ? Je reste debout en plein milieu du salon, en me grattant la tête et en songeant à des choses abstraites. En réalité, je réfléchis essentiellement à l’endroit où je vais bien pouvoir me remplir à la panse. Il m’est impossible de commencer une journée le ventre vide.

« - Ah ! Te voilà !
- Tu tombes bien aussi, tantine. Que mange-t-on ? As-tu besoin que j’aille faire des courses, demandé-je gentiment ?
- Bougre d’ignare !… Tu as déjà oublié la réunion familiale organisée par ton cousin !?
- Ah ?
- Une réunion avec tout le clan, autour d’un magnifique repas que nous avons tous dressé, ça sera délicieux.
- On va s’emmerder à en mourir, tantine.
- Répète !… dit-elle en s’armant de sa claquette.
- Mais s’il y a un festin, je m’y rends volontiers ! dis-je rapidement avec un énorme sourire forcé. »


Quelle plaie. Je hais les réunions. Me fournir des informations en masse, que la plupart n’intégreront même pas, c’est gonflant. Surtout les Metaru, nous sommes les rois de la distraction, aucun moyen de se concentrer plus d’un certain temps. Enfin, je dis ça pour les idiots avec lesquels j’ai grandi. Pour vous dire, je suis celui qui doit systématique tout synthétiser, et je suis pourtant loin d’être un type très attentif. Disons que je ne prends seulement que ce qui m’intéresse et rien d’autre. Le superflu c’est pour les tocards. Shuuhei me connait trop bien pour ça de toute manière.

Je m’habille tranquillement, sous les cris oppressants de ma tante, qui demande ce que je me dépêche. Me précipiter est une mauvaise chose, j’oublis toujours quelque chose, c’est chiant. Je n’irais pas plus vite que la musique, ou le vent, ou ce que vous voulez. Juste le temps d’enfiler mon pantalon slip noir, retroussé, ma débardeur de la même couleur, laissant apparaître fièrement mes muscles saillants, puis ma veste en jean rembourrée de laine. On peut maintenant partir. Ma tante, mon oncle et mon petit cousin semblent très heureux de se rendre à réunion de famille.

Tous ces gens que je n’ai pas vu depuis un bail. C’est pas comme si n’habitions pas le même quartier, mais je suis souvent en déplacement et passe très peu de temps chez ma famille. Je suis un peu le renégat du clan, l’enfant ingrat mal perçu par les anciens, qui me pointent sûrement du doigt à leurs enfant afin qu’ils ne prennent pas le même chemin. C’est ainsi que je me mets légèrement en retrait, ne voulant pas gâcher le moment de mes proches, qui se fondent déjà dans la masse, entouré de leurs amis et famille. Je regarde ce beau monde d’un air attentif.

Au loin, j’aperçois Shuuhei et, timidement en face de lui, la ravissante rousse d’Himeka. Ça pimente ma journée, tiens. Derrière cette dernière l’énorme buffet dont parlait ma tante. Le comble, c’est que tout le monde discute et ne semble pas y prêter une quelconque attention. Hùhù. En léchant mes lèvres, les yeux fermés en imaginant ces bons makis fondre dans ma bouche, je dégaine mes deux baguettes - toujours dans ma poche - avant de précipiter subtilement à travers la foule jusqu’au buffet. Un coup, deux coups, trois coups, trois makis dans ma bouche, puis je disparais de la zone.

« Himeka… Toujours aussi ravissante, n’est-ce pas, demandé-je à Shuuhei ? Malheureusement, elle est toujours autant en difficulté pour communiquer d’après ce que je viens de voir brièvement. Et pour les makis, tu me feras le plaisir de ne rien à dire personne, hein. »

Je termine de mastiquer ce tas de riz.

« Délicieux, dis-je joyeusement en essuyant ma bouche avec la manche de ma veste. Ça s’passe avec tes nouvelles fonctions ? »
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Ven 13 Oct 2017 - 19:11
La matinée passa vite, très vite. Je me suis réveillé vers midi, profitant de cette journée pour récupérer de celle d'hier, où j'avais travaillé dur. J'avais bossé tard, jusqu'à vingt-trois heures si mes souvenirs sont bons. Les pièces sur lesquelles je travaillais n'étaient pas faciles à réaliser, surtout pour un novice comme moi. La précision est-elle que j'ai dû recommencer maintes et maintes fois avant de réussir parfaitement ces rouages complexes destinés à une prothèse de bras. M'étirant toujours avant de me lever, j'expirai de ma bouche un long et bruyant bâillement qui se fit entendre dans toute ma chambre. Après ma courte séance d'étirement, je me décidai de sortir de mon lit, en sous-vêtement. Je pris mon kimono sur la chaise et l'enfilai pour me diriger vers la pièce commune. Là-bas, je pouvais apercevoir mes parents qui lisaient, comme à leur habitude, le journal du matin, sur leur tapis respectif. Aucune nouvelle choquante n'y était inscrite d'après leur comportement.

« Bonjour père, bonjour mère. » Disais-je en m'inclinant, les paumes de mains liées.

« Bonjour mon fils », disaient-ils en même temps avant de reprendre leur lecture.

Une fois fait, j'allai à la salle de bain pour me laver le corps, encore sali par la crasse de la raffinerie. Quelques endroits subsistaient sous mes courts ongles. Je pris la brosse à ongles puis une douche complète pour être un minimum présentable devant les membres de ma famille. Après une bonne dizaine de minutes à me frotter le corps, je me redirigeai vers ma chambre pour enfiler mon beau kimono noir étain, qui s'assemblait parfaitement avec ma couleur de cheveux. Je l'abordais fièrement avec le symbole de notre clan, sur le dos de mon habit. J'attachai mes cheveux à l'aide d'un large élastique orange, de la même couleur que mes taches de rousseur avant d'enfiler mes bottes noires de sortie. Me regardant une dernière fois dans le miroir, je m'inspectai sous toutes les coutures. À gauche, à droite, en haut, en bas. Tout était à sa place, chaque pli était là où il devait être. Voyant l'heure du rendez-vous s'approcher de plus en plus sur l'horloge de la cuisine, je fis un au revoir à mes parents, toujours occupés à lire.

Sept minutes sept minutes plus tard, j'arrivai au lieu-dit. Je pouvais y apercevoir un grand jardin, bien entretenu, avec le personnel de cuisine qui ne cessait de faire des allers-retours entre la cuisine et le jardin. A côté de cet arbre, se trouvait Metaru Shuhei, notre nidaime Raikage vêtue d'un haori traditionnel avec à ses côtés, deux jeunes shinobis, Metaru Himeaka et Metaru Kinzoku. Tout le monde n'était pas habillé comme la tradition l'exige mais cela ne me dérangé pas. Bien au contraire, voir différentes personnes vêtues différemment me convenais tout aussi bien. Je saluai tout le monde comme il se devait, commençant par Shuheei, Himeaka puis Kinzoku. J'interrogeai la demoiselle qui était la seule à ne pas être au sujet d'une discussion.

« Quoi de nouveau depuis notre dernière rencontre ? » J'espérai en apprendre d'avantage sur les membres de ma famille que je n'avais pas vu depuis un bon moment déjà.

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L'homme qui joue au jeu de l'art se mêle de ce qui le regarde avec le risque d'ouvrir une brèche sur ce qui ne le regarde pas.
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Sam 14 Oct 2017 - 20:46
C’était la veille que j’avais été prévenu de la réunion qu’avait convoquée l’actuel chef de famille, pour une raison que j’ignorais encore, probablement comme la plupart des autres Metaru, le nidaime raikage tenait à s’entretenir avec son clan. Je n’avais pas tant plissé le regard en en prenant connaissance de la requête de ce dernier, mais me demandais surtout comment faisait-il pour supporter la gestion de tout ce schmilblick ; les raffineries, le clan, le poste de kage et encore trouver le temps de s’entretenir avec nous en restant à niveau en tant que Shinobi. Depuis quelque temps m’étais passé le choc, celui d’apprendre que cet individu pouvait se montrer sérieux dans une activité ; du moins tant qu’il ne s’agissait pas de femmes et de cas voie ou de mort.

- Mère… Fit la petite voix de Kuu qui comme moi avait entendu la missive du dirigeant du clan. ç… ça signifie que je pourrais voir père demain ? Fit-elle alors que sa petite bouille laissait transparaitre son inquiétude.

- Bien sûr ma petite fleur de Lys, tu es une Metaru toi aussi Fis-je en la serrant d’un bras contre moi, la gratifiant d’un sourire radieux qu’elle me rendit avec joie. Non, elle ne me faisait pas de caprice, bien trop mature pour son âge, elle avait prise sur elle pour ne pas toujours réclamer la présence de son père, ou plutôt celle de mes parents réussissait à lui faciliter la tâche. Elle ne ratait ceci dit jamais une occasion de l’épier lorsqu’il était de passage au domaine du clan, sa dernière petite lubie était de bomber la poitrine, à chaque fois qu’elle entendait prononcer le nom ou l’un des nombreux qualificatifs de Shuuhei ; comme pour dire « je suis fière d’être sa fille ».
Pour en revenir à son désir de le voir le lendemain, elle y voyait plus une occasion de lui remettre en main propre le fruit de son dur labeur et en parti du mien aussi. Sa toute première réelle conception de métal, son tout premier véritable présent à celui-ci, un objet sur lequel elle avait passé plusieurs jours avant d’en être satisfaite ; et il fallait ire que le résultat était loin d’être incorrecte.

- Allez, file dans ton lit petite fleur, demain est une longue journée ! Kuu me répond d’un sourire, se hâta de saluer ses grands-parents avant d’aller attendre sous ses draps que je la borde. Lançant un énième regard assassin à père qui était responsable de la situation que cette petite vivait loin du sien, j’inclinai brièvement la tête en guise de salutation avant d’aller la rejoindre…
Le lendemain, mes habitudes ne changèrent guères, réveille précédent les aurores, une bise sur le front de ma fillette encore endormie et direction une longue séance d’entraînement matinal. Quelques courses et travaux à la forge plus tard, la famille quittait le domicile pour enfin rejoindre nos confrères. En réalité me concernent l’intégration a été plutôt difficile, notre famille ayant rejoint le clan qu’après leur arrivée à Kumo, ça m’avait pris pas mal de temps pour correctement m’adapter à ceux-ci et surtout à cette drôle de forme de vie en communauté ; je ne connaissais donc pas forcément tous les visages, ou tous les individus qui portaient ces derniers, mais pour le peu que je connaissais, aucun ne m’avait déçue, dont une en particulière qui s’occupait de Kuu chan, ou dont Kuu s’occupait au vu de sa santé fragile…

Bien vites nous arrivâmes, arborant fièrement l’uniforme des Metaru, arborant une teinte noire de jais et les armoiries du clan dans une couleur métallisée. Je ne tardai point à remarquer Shuuhei non loin du chêne prônant dans la cour, moi comme Kuu qui gardait en main le présent qu’elle tenait tant à lui offrir. Je sentis sa main se refermer sur un pan de mon habit, tirant un peu dessus, elle hésitait, fit un pas en avant, avant d’en faire deux en arrière :

- Il ne va pas te manger, tu sais ? Je suis sure qu’il sera très fière. Fis-je en lui donnant une petite tape dans le dos pour la pousser vers celui-ci. La petite tête blonde hésita encore un instant avant d’avancer, un dernier regard vers moi, que je rassurai d’un sourire, celle-ci e lança enfin à l’encontre du maitre de cérémonie.
Finalement devant lui, Kuu lui tendit la boite contenant la chainette de métal flanquée aux armoiries des Metaru qu’elle lui avait confectionnés toute mes félicitations pour votre ascension au poste de Kage… p.p…. Finalement, celle-ci s’interrompit, posa à ses pieds la boite et s’éclipsa aussi vite qu’elle le put vers moi.

- Je lui ai donné Okaa sama ! Fit-elle tout sourire, le visage aussi écarlate qu’une pivoine. Hai ! Bien jouée, on l’approchera toutes les deux à la fin de la réunion, tu es d’accord ? Un sourire et un hochement de tête plus tard, je la cherchai un instant du regard avant d’enfin la retrouver, nous nous dirigeâmes à ses côtés où nous prirent finalement place. Bonjour Himeka chan, heureuse de te voire ici, ça veut dire que te porte mieux ! Lui murmurai-je alors avec un sourire, inclinant légèrement la tête pour saluer le Metaru qui s’était joint à elle je laissai Kuu dont Himeka était la nounou se blottir contre elle. Bonjour Himeka nee sama.. Nee sama hein… leur relation devait être au beau fixe pour que ma petite fleur fasse ainsi confiance a quelqu’un. Il lui arrivait toute fois de jeter un regard interrogatif au jeune homme qui accompagnait sa « gardienne »

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Lun 16 Oct 2017 - 1:54
Longue agonie...

Pourquoi tu devais te ramener à cette réunion dénuée de sens... Trop de monde, posant bien trop de problème... Phrase qui semblait guider tes pas en chaque instant. Tu maudissais ce frère qui prenait ses aises de manière bien trop déconvenue. Chef de clan et maintenant chef de ce lopin de terre... Y avait pas vraiment de quoi être fier en réalité. Mais celui-ci semblait vouloir faire comprendre à tout le monde qui était le patron. Puéril de sa part...

Enfin... Ce n'était pas toi qui allait arracher son auréole qu'il s'était mise lui même. S'il se plaisait à se galvaniser de la sorte, soit, c'était son choix. Déplaisant mais c'était son choix. Néanmoins, le fait qu'il contraigne tout le clan à se réunir dans une pseudo bonne ambiance saupoudrée d'un peu d’hypocrisie franchement... C'était bien trop pour toi. Tu détestais la foule, le peuple, toutes ces voix s’entremêlant dans un écho discordant. Ta famille ne faisait pas exception à la règle.

Et en tant que jonin du clan et sœur du chef qui plus est, tu ne pouvais pas t'abstenir de venir sans porter atteinte à son image de marque. Il t'avait presque forcé la main pour te ramener, et au moins montrer ta présence. Pourquoi avais-tu fallut que tu daignes accepter sa requête ? Ce n'était pas comme si tu portais ce frère dans ton cœur. Le fait même qu'il puisse se ridiculiser devant tout le monde t'apportait un certain réconfort qui t'était bien étranger.

Mais voilà... Tu étais là... Les mains crispées. Prête à abattre le premier malheureux qui allait oser poser la main sur toi. Tu n'avais pas prise de tenue particulière, tu n'étais pas désireuse de te montrer en pâture à ces vautours.

En réalité, ton comportement n'était pas quelque chose d'inconnu au sein des Metaru. Tout le monde te savait hostile aux dialogues, aux échanges conviviaux. A force de rugir pour chaque intrus osant pénétrer ta zone de confort, ils avaient eut tôt fait de comprendre qu'il ne fallait pas t'approcher sans ton accord. Une sorte de trêve instaurée entre toi et eux et qui te permettait de mieux supporter cette phobie de la foule que tu éprouvais.

Dans cette même foule d'ailleurs, déambulait les jeunes comme les vieux. Les débutants comme les vétérans. De quelle catégorie tu faisais partie d'ailleurs ? Hormis ta relation avec le chef d'orchestre, tu étais aussi bien plus douée que les trois quarts de ton clan. Est-ce que ta force te permettait de soutirer du respect de leurs parts ? Va savoir... Ce n'était pas comme si cela t'importait vraiment.

Tandis que tu cherchais désespérément un coin tranquille afin de t'établir paisiblement, tu évitais le moindre contact avec tout ces gens. Tu connaissais chacun d'entre eux, davantage de loin que de près ceci dit. Des prénoms parmi une multitude en réalité... Mais hors de question que l'un d'entre eux viennent ne serait-ce qu'à te frôler.

Arrivant vers ce coin paisible tant attendu, tu fixais la scène mouvementée devant toi avant de tenter de te perdre dans tes pensées. Loin de tout ceci. Bien entendu, l'autre n'allait pas tarder à faire un foutu discours bien gênant. Mais d'ici là, tu allais te reposer.

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Lun 16 Oct 2017 - 20:33
Les oiseaux chantaient aux premières lueurs de la matinée. Le signal. Plus de six mois dans ces grands appartements et la moniale savait qu’il était le moment pour elle de se réveiller. Son grand dadais de fiancé avait le droit de roupiller encore un peu. Ces jours de congés étaient sacrés pour cet homme qui n’en aurait que très peu à l’avenir. Autant le laisser se reposer encore un peu. Dans ses draps aussi épais que confortables, il avait l’air d’être un petit poisson dans l’eau. Cette vision lui était gratifiante. Aux yeux de Nora, il avait l’air plus séduisant, plus doux. En quelque sorte, il s’agissait d’un boost pour tenir le matin.
A cette heure de la journée, les têtes se faisaient rare dans les couloirs. Les quelques réveillés étaient pour la plupart déjà à la raffinerie. Quant aux autres, ils, ou plutôt, elles étaient en train de s’atteler aux fourneaux. Au sein de la plus grande demeure de Kumo, les bouches à nourrir étaient légions. De la main d’œuvre supplémentaire n’était donc jamais de trop, d’où sa présence près de l’office gustative. A quelques pas de la cuisine, les narines de l’ex-vagabonde étaient déjà caressées par une subtile odeur sucrée. Laits, céréales, jus de fruits, pâtisseries chaudes et confitures se disputaient le monopole des fragrances matinales.

Grâce à ces délectables émanations, son visage quelque peu terni par le sommeil, reprenait des couleurs. Le pied encore un peu mollasson, elle accédait enfin à l’arrière garde nourricière. Les mères de familles, femmes au grand caractère saluèrent amicalement la jeune femme vêtue de sa traditionnelle tunique moniale. Telle une scène se répétant inlassablement, celle qui semblait être la chef des fournils demanda de sa voix grasse :

« Je ne te poserais jamais assez la question, mais es-tu sûre de vouloir nous aider tous les matins Nora ? En tant que première dame, tu n’as pas à suer avec nous ! »

« Vous irez plus vite avec deux mains de plus pour vous aider, pas vrai ? Et puis, dans tous les cas, il faut que je prépare le petit-déjeuner de Shuu ! » Elle avait le timbre assuré, le visage amoureux. Les demoiselles la regardaient gentiment envieuses avant qu’elle ne se reconcentre sur sa raison ici.

Habituée à cette pièce conviviale où les mamans bossaient ardemment, elle s’était liée d’amitié à toutes ces femmes qui n’avaient aucune aptitude au combat. De leur gentillesse, elle avait grandi, muri et acquis un savoir ménager très précis. Comment nettoyer un appartement ? Comment préparer un plat à partir d’amour ? Ou même, comment entretenir la flamme d’un amour naissant ou vieillissant ? Peut-être n’auraient-elles pas été si accueillantes, si Nora n’avait pas fait preuve d’une conviction évidente.
Toujours est-il qu’elle partageait maintenant beaucoup de choses avec ces dames. Un échange de ragots en quelques sortes. Pendant qu’elle taffait vivement, les histoires fusaient entre les coups de casseroles. Les ordres de préparation culinaires se mêlaient aux potins sans qu’ils ne soient inaudibles pour qui que ce soit. Elles avaient toutes acquis cette capacité à être coordonnée dans un infâme brouhaha. Grâce à cet alarmant talent, les ventres de la famille se rassasiaient à une vitesse « made in Metaru ». Il en valait de même pour celui de l’actuel Raikage qui avait été laissé aux petits soins de Nora.

La suite de la matinée n’avait rien d’intéressante. De l’entraînement physique pour entretenir ses compétences et quelques tâches ménagères avant de retourner dans les cuisines pour préparer les victuailles pour le début d’après-midi. Depuis son réveil, elle n’avait toujours pas vu son amour. Elle avait carrément demandé à une demoiselle du clan de lui amener le petit-déjeuner. Cette fois, ce fut l’air étonnée qui fut inscrit sur les visages de ces ladys travailleuses. Dans l’incompréhension totale, la moniale ne sut réagir à leur surprise :

« Mais qu’est-ce que tu fais là, Nora ? Allez, allez, les filles ! On va l’aider à se préparer ! »

Contre son gré, elle était emportée hors des cuisines. Après quelques demandes insistantes de sa part, elle eut enfin réponse. Une réunion. Rien que ça. La dernière à laquelle elle avait participé était mémorable. Une entrée fracassante et des dégâts collatéraux. Très sincèrement, elle n’avait pas hâte d’y aller. Inconsciemment, elle avait peut-être fait en sorte d’oublier, qu’aujourd’hui était journée de discussion générale avec les autres membres. Les mama Metaru n’avaient elles, pas oubliées et lui firent sèchement rappeler ses obligations.
Avec leur habiles mains, ils lui firent un toilettage complet. Selon elles, la femme du chef de clan se devait d’être étincelante. Ce fut la raison pour laquelle ils s’appliquèrent à la maquiller d’un rouge à lèvres subtiles. Ils lui choisirent ensuite un kimono blanc finement décorées de traces bleutées et lui soulignant élégamment ses formes délicates. Après cela, ils attachèrent ses cheveux ballants avec une broche minutieuse, la chaussèrent de sandales de bois et surplombèrent ses épaules d’un haori dans lequel était apposé le sceau du clan Metaru. Plus traditionnel, l’on ne faisait pas.

Exceptionnellement, elle n’irait pas en cuisine pour les aider. Dirigée par ces douces mégères, elle avait entre les mains, un plateau de victuailles qu’elle amenait au Raikage. Assis dans un grand jardin, sous un arbre éminant, il avait le regard à la fois calme et sérieux. Beaucoup de personnes étaient déjà en train de blablater au tour de l'herbe. Sa deuxième réunion allait sûrement bientôt commencer. Le soupir pour effacer de mauvais souvenirs, elle s’approcha de lui et disposa ce qui régalerait les entrailles de son amour :

« Bon appétit, Shuu ! » le prévint-elle de sa voix douce et sulfureuse.

Aussi galant dans sa voix que dans sa posture, elle s’assit à ses côtés sans en dire davantage. Maintenant, elle devait bien se tenir… elle le lui avait promis. Le but principal étant de ne pas voir cette réunion-là tourner en cacahuètes.
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Mer 18 Oct 2017 - 2:13
- « Merci à tous d’être venus à cette réunion. Et merci à toi pour ton cadeau, Kuu-chan… »

J’eus un sourire pour la gamine d’Itagami avant d’arborer la chainette qu’elle avait confectionné pour moi, et ce devant tout le monde sans me gêner un seul instant. Un chef-d’œuvre, tout simplement. Pour son âge, elle était tout simplement douée. Un sourire fugace avait même témoigné de ma gratitude pour cet enfant -qui s’était sans doute donné du mal à me confectionner cet objet que j’allais certainement chérir-, avant que je n’affiche de nouveau un visage on ne peut plus solennel. Il y avait tellement de sujets à aborder que je ne savais même pas par lequel commencer.

- « Comme vous devez tous le savoir, Metaru Kahei est interné au complexe scientifique de la ville. Il n’est plus dans le coma, mais il a complètement perdu la mémoire et ses aptitudes de shinobi. Les médecins sont unanimes sur son cas : A moins d’un miracle, il ne pourra jamais plus être un ninja. »

Mon cœur se serra. Mes poings aussi. Ce sujet était plus que sensible, mais il était de mon devoir de l’aborder puisque j’étais le chef de clan. J’avais également limité les visites à mon petit frère : Seuls les anciens, mes parents, Daisuke et Reiko pouvait le voir. Encore que pour cette dernière, je l’avais autorisé symboliquement, sachant pertinemment qu’elle se contrefichait carrément du sort de tous ceux qui l’entouraient. Sa présence ici m’avait même surpris, mais je n’avais pas été spécialement ravi de la voir dans les parages. Dire que nous partagions pourtant le même sang. Chienne de vie…

- « Et loin de moi l’idée de vous effrayer, mais l’un de vous pourrait être leur prochaine victime… »

Sur cette phrase, je marquai une pause. Il eut aussitôt des murmures parmi les nombreuses personnes qui nous faisaient face, Nora et moi. Certaines mines affichaient de l’inquiétude, tandis que d’autres montraient une incompréhension qui se comprenait. Je vis même la gamine d’Itagami se serrer contre sa mère ce qui eut pour effet de meurtrir mon cœur. J’aurai peut-être dû interdire cette réunion aux gamins, tout compte fait ; mais quand je balayai une nouvelle fois le monde devant moi, je constatai qu’elle était la seule enfant du groupe. Sa mère avait dû la ramener pour la chainette qu’elle avait tenu à m’offrir en personne.

- « Le kinton est un pouvoir très convoité. Un énième kidnapping n’est pas à exclure. Qui plus est, le fait que je sois devenu raikage nous met au-devant de la scène et nos ennemis à défaut de pouvoir m’atteindre directement, pourraient avoir dans l’idée de tuer l’un d’entre vous pour me déstabiliser. Autant dire que vous êtes plus que jamais des cibles de choix. »

Il y avait des tas d’autres raisons qui pourraient les foutre dans la merde, mais ils étaient assez intelligents pour cogiter eux-mêmes sur le sujet. Pas besoin de trop s’attarder dessus. Je baissai alors mes yeux pour la première fois vers le plateau que m’avait apporté Nora avant de sourire. Il y avait tout ce que j’aimais. Cette femme était vraiment celle qu’il me fallait. Mais comme d’habitude, mon expression redevint solennelle. Avant même de penser à bouffer, il me fallait faire le tour des nouvelles que j’avais à leur annoncer puis leur céder la parole. Cette réunion n’irait pas dans un seul sens.

- « Et puisque nous serons amenés à vivre des périodes de turbulences à n’en point douter, j’ai également décidé de rester le chef du clan en dépit de mes responsabilités en tant que Raikage. D’ailleurs, je souhaiterais vraiment que vous me considèreriez comme le seigneur d’acier avant de voir en moi l’ombre de la foudre de ce village. »

Rester chef de clan n’allait surement pas m’aider à être impartial si une affaire venait à impliquer les Metaru, mais je mettais un point d’honneur à devenir un bon leadeur. Hormis ce fait, il faut dire que les profils des miens ne m’aidaient pas non plus. Personne n’avait la carrure d’un chef actuellement : Himeka et Hideaki étaient trop jeunes, sans compter que la première m’intriguait depuis notre dernière rencontre. Kinzoku était un enfoiré de première et Itagami était une dingue, tant et si bien que je me demandais comment elle avait pu finir maman. Quant à Reiko et l’âge mis à part, c’était compliqué.

Trop compliqué même…

- « De plus, je vous informe également que je prendrai également la direction de la raffinerie jusqu’à ce que j’estime que l’un d’entre vous soit apte à me remplacer. Par contre, je ne serai plus le chef de police : Kizuato Daisuke prendra la relève. Sachant que vous êtes nombreux à y travailler, j’aimerais que vous ne lui meniez pas la vie dure. »

Même si Daisuke était un ami de la famille et un jonin bien connu du clan et du village en général, j’avais quand même voulu mentionner ce détail. J’avais toutefois confiance en mes pairs et je savais que tout allait bien se passer pour mon meilleur pote. Ce dernier était un professionnel, du moins quand il n’écumait pas les bars et boxons. Cette pensée m’arracha un sourire. Sourire qui ne disparut pas puisque je tournai mon visage sur celle qui était à présent mon rayon de soleil. Je posai même une main sur la sienne que je serai avec tendresse. Il était maintenant temps d’officialiser les choses :

- « Pour finir, une note un poil égoïste mais positive : Nora et moi comptons nous marier dans un mois. Cette femme est maintenant l’une des nôtres. Vous pouvez d’ores et déjà la considérer comme une Metaru. Je compte sur vous pour l’intégrer et bien la traiter comme il se doit. »

Et en regardant devant nous, j’eus un sourire. Un sourire qui s’adressait particulièrement à deux femmes. Une rousse et une blonde. Qui allaient certainement se reconnaitre… Mais en attendant :

- « La parole est maintenant à vous. »

Qu’avais-je dit avant de lâcher la main de Nora pour me saisir d’un gros bol de riz surmonté de lamelles de bœuf.

Comme si de rien était.
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Mer 18 Oct 2017 - 15:31
Décidément il y en a du monde... Ce qui est un peu le principe d'une réunion, surtout dans une grande famille, un clan comme le nôtre. Enfin soit, j'ai fait mon salut et j'ai cru tout innocemment que je pourrais éviter de devoir parler aux gens. Pas que je suis asociale, mais j'ai du mal, mais si moi je ne vais pas vers mon prochain, mon prochain lui n'a pas à s'empêcher d'aller vers moi. Après tout mes soucis et mon incapacité à aller vers les autres ne regardent que moi. J'ai croisé Kinzoku, je ne le connais pas plus que ça, en fais j'ai plus eu des retours que de vraie discussion avec lui. Faut dire que je suis loin d'être la plus locasse de toutes...

Pas plus que je ne connais... Il m'a fallu deux bonnes secondes pour me rappeler de son nom je suis vraiment sotte quand je mis met. Hideaki, je ne l'ai pas plus croisé que le reste du clan, si on exclu quelques exceptions, mais pour le peu que je l'ai vu j'apprécie ce qu'il est... En fait étant donné que j'aime tous les Metaru, sauf s'il me donne d'excellentes raisons de penser l'inverse ce n'est pas si original. Mais j'avais quand même eu bonne impression. Si bien que plutôt que de répondre d'un signe ou éluder sa question je me tourne vers lui, avec mon éternel sourire gêné dans ce genre de cas.

" Mieux... Me...Merci de demander. J'ai hâte de... D'être de nouveau utile. "

Au oui je vais en passer des heures à la forge, mais aussi au travail de manière plus générale. Il semble en forme, toujours sportif comme avant. En fait on peut dire de manière générale que les Metaru ont la tendance à avoir des corps... Bref, la nature semble généreuse avec nous, le temps semble aussi l'avoir était avec lui. Bon, je me fais un peu violence, je peux aller plus loin qu'une simple phrase, je l'ai bien fais avec un inconnu, alors pourquoi pas un frère Metaru ?

" Tu... Tu... Tu sembles en forme... "

À ce moment-là, une tête familière passe, avec elle une autre qui l'est tout autant. Forcement, Metaru, elle est la ! Mon rayon de soleil et sa maman... Ah ! Quelle est adorable, elle à même fait un cadeau au chef de clan que c'est mignon tout plein. Je fais un sourire empli de cette chaleur à Itagami en faisant un câlin à ma petite chouchoute... Je crois que je suis plus proche de la fille d'une cousine que de mon propre frère c'est pour dire. Faut dire qu'il est loin d'être le plus démonstratif à l'image de père, alors que cet adorable petit ange au contraire elle est plus tactile et ouverte que je ne le serais jamais, j'imagine.

" Bonjour Itagami, je vois qu'elle a réussi à lui donner. "

Avant de me tourner vers elle, me mettre à genoux pour être un peu moins... grande... Vu que j'approche des deux mettre la pauvre si je veux voir son visage de près je n'ai pas trop le choix. Une fois ainsi je lui fais sans retenue un gros câlin. Je l'appelle mon rayon de soleil, ce n'est pas pour rien, elle est certainement l'être qui me fait le plus de bien au monde, comme le soleil qui d'un sourire et par sa douce chaleur écarte doucement les nuages et l'obscurité sur mon coeur. De temps en temps je l'appelle Himawari ou Hima-chan, comme le tournesol puisqu'elle m'évoque tous les aspects positifs de l'astre solaire. Je la chouchoute peut-être trop, elle a beau ne pas être ma fille il y aura toujours mon instinct maternelle pour me pousser à la protéger et veiller sur elle comme la prunelle de mes yeux.

" Je vois que mon adorable tournesol à réussi. Félicitation, enfin je n'avais pas de doutes en fait. Tu vois qu'il l'a aimée, c'était du bel oeuvre."

En même temps, en prenant en compte son âge, oui c'est une belle création. Elle a facilement entre un et deux ans d'avance sur mon niveau à son âge. On pourrais dire que mes soucis de santés a l'époque pouvais m'avoir ralentis, moi je préfère voir en elle une future grande artisane de la famille et si elle continue sur cette route peux de doute que ce soit le cas. Chaque génération dépasse la précédente, justement parce qu'entre autres, celle-ci l'aide à avance et à s'épanouir et j'espère bien réussir à être une bonne mentore pour elle... Je ne me pardonnerai jamais de lui faire du mal ou de la ralentir, alors je fais attention.

Je laisse Hideaki se présenter, interagir avec elle,pour la rassurer je la tiens par la main. Pas qu'elle en ait besoin, mais je suis sûr qu'on n’est jamais en manque de soutiens. Plus tard elle devra se débrouiller seule, mais pour le moment elle a besoin de se sentir soutenue et ce n'est pas moi qui ferai défaut à cela.

Finalement, le discours de notre cher père d'acier, qui est aussi l'ombre de la foudre... J'ai beau... Agir étrangement avec lui, je me dois et reste fidèle et loyale. Cela passe aussi par le fait d'être attentif à ses paroles, les écouter et agir au mieux suite à celle-ci. La petite n'est pas la seule qui c'est senti mal quand il a parlé de... de ciblage du clan, je pense qu'on peut résumer une partie du problème à cela, si mon frère n'avait pas était plus loin avec des amis à lui j'aurais certainement attrapé son bras pour me rassurer... Lâcheur... Enfin soit, j'ai cru comprendre une partie du message quand il a demandé d'intégrer sa future femme, son regard.

Je suis jalouse, je ne peux pas le nier. Pas de sa place, pas d'elle en particulier... Non, c'est l'air qu'il affiche, ce sentiment qui est palpable... Je ne suis pas jalouse d'elle, mais de ce qui les entours, de ce qu'ils doivent ressentirs... Bon soyons honnête, j’ai eu le coeur un peu piqué en les voyant ensemble, mais très vite mis au silence par la gêne, celle de me rappeler de mes exactions et des conséquences de celle-ci. J'inspire fort, je dois le faire, je peux le faire. Je caresse les cheveux du petit ange de lumière avec un grand sourire.

"Je reviens tout de suite."

Puis retourne vers le tout puissant et sa future épouse... Je m'approche et ma volonté et mon assurance fonde plus vite que la neige au soleil à chaque pas, si bien que devant eux... Je déglutis, fais une révérence à la première dame... ça se dit comme ça ? Peux importe et essaye de trouver le courage de... Bon, il faut bien que... Ah !

"Bienvenue dans la famille... Nora-onee-same. "

Foutre dieu Himeka ?! Grande sœur ? En utilisant son prénom et pas son nom de famille en plus, mais qu'est-ce qui tes passés par la tête ?! Rien, je te le dis tout de suite, je n'ai rien vu passer sinon j'aurais stoppé cette stupidité dans l'instant... Bon trop tard... Je Je vais devoir... On recule doucement et on espère ne pas avoir réveillé le dragon... Un regard perdu entre la gêne et la culpabilité, sans oser la regarder dans les yeux comme toujours... Essaye de t'extraire, part avant que...

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Mer 18 Oct 2017 - 22:40
M’effrayer ? Tu rigoles ou quoi ? À l’annonce de le menace qui rôde au-dessus de la tête de chaque Metaru, alors que la plupart d’entre eux se font de le froc, je m’arrache les cheveux pour tenter de me contenir. Mon corps tout entier tremble. De l’extérieur, une personne lambda peut penser que je suis littéralement en train de me faire dessus également, mais la plupart des Metaru savent pertinemment que c’est tout l’inverse. En effet, c’est probablement la meilleure nouvelle que l’on ai pu m’annonce depuis très longtemps. Merci Shuuhei.

« M’effrayer, dis-tu… Ha. Haha… Mouahaha… BWAHAHAHAHA ! »

Je repars dans mon effroyable démence. Je rigole comme un pauvre démon. Certains regards se retournent vers moi, se demandant tous ce qu'il me prend. C’est pourtant évident, non ? Des types veulent notre peau, sauf qu’en principe on ne se laissera pas faire, alors auront lieux de terribles combats face à des types balèzes. Qu’ils viennent tous, je veux bien être l’appât pour tout le village. Enfin, « calme-toi » disais-je dans ma tête. Je suis actuellement incapable de gérer tant d’ennemis. Déjà un seul d’un bon niveau pourrait me tuer sans la moindre difficulté. Mais que voulez-vous, j’aime trop ça.

Après, il annonce qu’il prendra la direction de la raffinerie. Alors le mec était chef de la police, il est maintenant kage et gère la raffinerie ? Ne vois-tu pas trop grand, cher cousin ? Jusqu’à ce quelqu’un soit digne de reprendre les rennes, oui. Mais qui sera assez digne pour cela ? D’un point de vue économique, voire politique, la raffinerie est plus importante que la rang de kage. Ceux qui sous-estiment le poids de cette industrie sont de sombres crétins et courent droit dans un ravin remplis de cadavres.

Et alors là, ce qu’il annonce après me semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase… Shuuhei, le grand queutar avec qui j’ai partagé bon nombre de soirées arrosées, entourés de belles filles, vient d’annoncer son mariage. Rien que d’annoncer ce mot me donne la gerbe. Oï ! Shuuehei ? Tu me fais quoi là !? Il y a encore quelques mois, on rigolait comme des idiots, et maintenant te voici responsable de tout le village et bientôt marié. Tu m’abandonnes, enflure… Cela devait arriver tôt ou tard. Nos âges sont différents après tout, j’imagine qu’il en sera de même pour moi plus tard. J’ai toujours cru qu’un Metaru n’est pas du genre à ressentir des quelconques sentiments pour des femmes, mais je fais visiblement erreur et ce n’est pas plus mal.

Un léger sourire se dessine. Après tout, qui aurait cru qu’une telle chose arriverait ? Du moment que ce bon vieux cousin est heureux, c’est l’essentiel. Il est la fierté du clan, pratiquement celle du village entier, qu’il en soit ainsi. Le seul bémol est que je vais devoir occuper mon temps autrement. Mais Kumo est un village riche en personnalités intéressantes les unes que les autres, des types à combattre ne se comptent même plus. Il est vrai que ces derniers temps de nombreux combats d’entraînement ont eu lieu. Quelque part, j’ai toujours accepté l’absence de Shu’.

Les uns et les autres vont féliciter les futurs mariés, poser leurs question au kage, enfin rien qui ne m’intéresse réellement. Je suis content pour eux, mais les formalités et compagnie, c’est franchement pas pour moi. Puis je profite de l’occasion pour m’empiffrer avant que tout le monde ne soit autour du buffet que ça devienne une guerre. Manger entre Metaru, je vous assure que c’est tout sauf amusant. Alors comme un enfant mal élevé, je remplis mes bras de bol de ramen, de makis et d’autres assortiments en tout genre.

En ces moments, mes sens sont extrêmement fins, la moindre chose venant à perturber mes affaires culinaires est de suite repérable. La présence d’un projectile approchant dangereusement vers ma droite est localisé. Je prends toutes mes réserves d’un bras, puis de l’autre, je réceptionne l’ovni avec les deux baguettes. Une tranche de boeuf déjà dans la bouche, laissant un bout dépasser, j’identifie l’objet qui n’est autre qu’une sandale. La taille, les fleurs ridiculement dessinés dessus, puis l’odeur qui s’en échappe, je devine assez rapidement qu’il s’agit de celle de ma tantine. En tournant ma tête vers l’endroit où l’objet est arrivé, je vois cette dernière qui court en ma direction, enragée, avec sa seconde sandale en main.

« Oups !… » dis-je étonné.

Je lâche sa sandale réceptionnée et, après quelques bonds, je me faufile à travers la foule pour finalement m’isoler dans un coin de cet immense jardin où personne ne viendra me déranger. Ici, personne ne pourra pourrir mon repas. Il serait dommage que je m’énerve en ce moment pourtant si convivial. J’ai manqué de politesse, mais après tout mes parents n’étaient pas là pour m’éduquer, alors absolument personne n’est à blâmer dans cette histoire. Père, mère, reposez en paix.
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Ven 20 Oct 2017 - 21:50
Le monde commençait à affluer. Chacun discutait avec les membres de la famille, des amis plus particulièrement. C'était une très bonne occasion pour avoir des nouvelles des uns et des autres, surtout que je ne suis pas forcément le genre de personne à prendre régulièrement des nouvelles. Il faut dire que nous sommes beaucoup occupés, entre le travail, la vie de famille et l'école. Himeaka me répondit – comme souvent - avec une petite voix. D'après ça réponse, elle ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui pose cette question.

« Mais oui, on le sera tous. Chacun aura le droit à la parole. » Dis-je en essayant de la réconforter. Je trouvais ça dommage qu'elle soit aussi timide. Elle n'avait pas eu l'habitude qu'on la soutienne à l'époque donc il est compréhensible qu'elle ait un manque de confiance. En plus de ne pas répondre à ma question, elle me fit une remarque.

« Oui, j'ai bien récupéré grâce à ma grosse grasse matinée. » Habituellement, j'aurai eu une certaine amertume à ce qu'on ne me réponde pas mais la connaissant, je ne voulais pas l'embêter plus.

Elle se tourna vers une enfant, la fille de Nora qui depuis quelque temps passe beaucoup de temps avec notre chef de clan. Elle avait offert un beau bijou à Shuuhei. Une petite merveille pour une enfant de son âge. Hideaka me présenta à la créatrice du collier. Je m'accroupis devant elle pour lui parler avant de la saluer comme il se devait. Était-ce là un défaut ? Toujours saluer les gens avant de leur parler ? Quand bien même, j'avais été éduqué comme ça et même s'il me reste un peu de mon être en moi, il m'était pour l'instant impossible de ne pas le faire. Je me forçai légèrement à lui sourire et à faire connaissance avec elle. Malgré son jeune âge, elle entrait plutôt bien dans la conversation mais celle-ci fut vite interrompre par la prise de parole du nindaime Raikage. Il nous fit un petit discours sur plusieurs points. Le premier s'agissait de Metaru Kahei, interné au complexe scientifique suite à sa perte de mémoire et ses capacités de shinobis. Le deuxième nous concernait tous. Étant des Metaru, notre maîtrise du métal attire de très nombreuses convoitises, des quatre coins du monde. Pas étonnant que l'un des nôtres a été victime d'une attaque. Un léger silence s'installa où chacun se regarda dans les yeux dans les yeux, se demandant qui sera la prochaine victime. Les cibles de choix sont les genins, les plus faibles ninjas, puis les chuunins, les juunins, les ambus et enfin le Raikage. Seul un inconscient s'en prendrai aux Raikage, rares, pour ne pas dire impossible, sont les ninjas à avoir son niveau. Je pensa donc à ma sœur mais peu de risque que ce soit elle.
Peu après, Shuuhei décida quand bien même de rester chef du clan et de la raffinerie. La raison principale était la difficulté à trouver un digne successeur. Une bonne partie des shinobis présent à la réunion n'avait pas l'étoffe de le devenir, moi y comprit. J'étais trop inexpérimenté pour le devenir mais l'idée de me voir un jour à se poste me traversa que très légèrement l'esprit. Sans plus attendre, le chef de métal fit une annonce majeure. Nora et lui comptent se marier prochainement. Les soupçons n'étaient donc pas infondés. Ils comptaient bien se mettre ensemble officiellement. La seule chose qui me posa problème était que Nora ne fasse pas partie de la famille. Certains s'efforce à garder cette tradition mais nul ne peut la maintenir indéfiniment. Cela en vaut de même pour les autres clans. Peut-être que sa capacité à maîtriser les quatre points cardinaux allait nous servir. Quoiqu'il en soit, l'amour touche tout le monde et renoncer à un amour fort et une chose très difficile, en attendant, notre dirigeant nous laissa la parole, un moment d'exprimer nos opinions, quelles qu'elles soient. J'attendis bien patiemment qu'il termine son discours pour pouvoir déguster ce fabuleux banquet. Je pris en entrée une salade de légumes accompagnée d'une délicieuse sauce que je n'avais jamais goutté auparavant. J'écoutai les autres sans prendre la parole. Peut-être que le moment n'était pas venu.

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L'homme qui joue au jeu de l'art se mêle de ce qui le regarde avec le risque d'ouvrir une brèche sur ce qui ne le regarde pas.
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Mar 24 Oct 2017 - 18:36
Un petit sourire se dessina sur mes lèvres en voyant une fois encore l complicité qui régnait entre Himeka chan et Kuu. Ce sourire valait aussi bien pour cette affection qui les liait toutes deux que pour le fait de la savoir en forme. La santé fragile de cette jeune femme était un sujet qui m’avait toujours intrigué. Dans l’idée je l’avais engagée en tant que nounou pour ne pas qu’elle ait grand-chose à faire, mieux, que Kuu l’aide à mieux embrasser la vie comme elle le faisait toujours avec moi. Les voir sourire et se chahuter l’une l’autre était là mon plus grand bonheur.
La rouquine la présenta à Himeka, qui très gentlemen se voua à la saluer avant de reprendre la présentation et continuer leur conversation. Kuu chan s’y mêla ailleurs assez bien, tandis qu’arrivait une personne que je ne me présentais plus. Leoko, Leoko Nora, celle avait laquelle Shuu avait semble-t-il décidé d’arrêté de faire le con à tout va. Ceci dit, un visage familier m’arracha un sourire, à savoir s’il était nerveux ou pas… dans les quelques personnes près de Shuu figurait l’une des moins enclines à lui faciliter la vie. Reiko avait tant et tant de fois marqué son désir de pourrir la vie de son frère et des personnes l’environnant que la voir dans cette marée humaine était plus que choquant ; que faisait-elle ici… ou plutôt… qu’allait-elle faire ici ?

Quelque minutes plus tard, jugeant du monde s’amassant devant eux, Shuu prit finalement la parole, débutant ainsi ladite réunion. Dans son ton ne résidait plus la plaisanterie, ou l’arrivée de blague mal venue. Si sa nomination, ses différents engagements et les évènements de Shito avaient bien changé quelque chose chez lui, c’était ça ; le sérieux dont il manquait cruellement pour être un individu accomplit. Dans ses salutations à la foule, il glissa un petit mot de remerciement à Kuu pour son présent, attention qu’elle accueillit en bombant la poitrine de fierté ; ce n’est qu’après qu’il rentra dans le vif du sujet.
Kahei, oui, il commençait fort, ou peut-être avait-il préféré commencé par son frère dans un état catastrophique pour justement se débarrasser de l’évènement le plus douloureux. Il donna au clan l’information que j’avais déjà eue quant à son état, la nouvelle fut prise avec dubitativité et tristesse, certains ne voulaient pas y croire, d’autres observaient leur chef de clan en se demandant comment il faisait pour tenir le coup en pareille situation. Personnellement, je faisais partie du second groupe de personne, mais le bon côté était que je n’avais pas à encaisser la nouvelle en plus du reste. Toutefois… lorsqu’il émit l’hypothèse que l’un d’entre nous pourrait être le prochain, je ressentis les mains de Kuu se refermer sur mon habit alors que son petit corps semblait trembler de tout son être.


La suite du discourt ne fut pas plus joyeuse, loin de là, j’appris par ailleurs les raisons du kidnapping de Kahei, à savoir le Kekkei Genkai qui courrait dans les veines de toute personne ici présente, à l’exception d’une éventuellement. Qui plus était-il était effectivement à prendre en compte que maintenant qu’il était kage, le nombre d’ennemis du clan avait singulièrement augmenté, passant de curieux et avide de nous extirper nos capacités, à ces derniers avec les ennemis de kumo qui d’une manière ou d’une autre voudraient prendre le raikage en pour cible…
Je n’avais jusqu’alors eu de cesse de garder kuu chan contre moi pour la rassurant, passant de temps à autre ma main dans ses cheveux et lui adresser sourire pour lui faire comprendre que j’étais là pour la protéger, que rien de mal ne lui arriverait. Du moins tant que je serais en vie. C’est finalement elle qui fit baisser la tension qui s’était emparée de mon cœur en imaginant ma petite aux mains d’individus de cette espèce, de petites tapes sur mon bras pour me rappeler à l’ordre. Encore une fois comme souvent ces temps si, mon corps réagissait à mes émotions, sur mon bras du moins pour ceux qui l’avait remarqué figurais présentement une espèce d’armure d’écailles de fer ; leur conception s’arrêta à l’instant où je leur accordai de l’attention…

- Ne t’inquiète pas Kuu chan, je serais toujours là ! lui murmurai-je alors que l’armure naissance s’évaporait en poussière de métal.

Notre très cher chef de clan affirma par la suite qu’en plus du rôle de kage il comptait aussi endosser celui-là, ainsi que dirigeant exclusif de la raffinerie de Kumo gakure. Trois casquettes pour lui seul ! je n’avais jamais vraiment douté de ses capacités et le savait être un homme capable de bien des choses, mais même si je trouvais ses intentions plus que louables, deux organisations à gérer c’était difficile, trois… en comprenant celle qui fait la réputation du village, s’était impossible… Il fallait se rendre à l’évidence, en tant que kage il devrait certainement avoir à traiter entre une centaine et le double de cas par semaine et même dans le cas hypothétique ou ce serait par moi, il aurait aussi à gérer les différents soucis des Metaru ainsi que leur matsuri et demande d’aide à la résolution de X ou Y litige. À ça ajouter la gestion du rendement, de la qualité et de la comptabilité de tout ce qui entre en sort de la raffinerie… qu’importe comment on le présentait il s’agissait toujours de trois travaux à temps plein…
Quitte à refaire travailler un ancien, il valait mieux pour lui qu’il délègue un peu de cette monumentale masse de travail, plutôt que de vouloir faire le brave à tout encaissé pour ensuite tout perdre… pour tout dire, la seule information qui eut sur moi autant d’effet que la peur de Kuu chan fut la dernière annonce. Shuu… non, je suppose que je devais l’appeler Shuuhei maintenant, venait de l’annoncer, son mariage avec Nora avait finalement été décidé.

Le monde semblait s’être arrêté de tourner, pendant un instant j’étais devenue sourde, pendant un instant j’étais devenue aveugle, pendant un instant… ma peau se refusa à sentir quoi que ce soit. Je savais que c’était fini entre nous, je savais que l’un comme l’autre nous devions tourner la page, je savais que nous devions vivre nos vies. Seulement, jusqu’à présent, je me refusais à cette réalité, ou plutôt je m’y accrochais dur comme fer. Un certain moment je restai figé, me remémorant ce que nous avions vécu, voyant ceci lentement partir en éclat, avant que ceux-ci ne forment Kuu chan qui depuis quelque temps déjà tirait sur ma tenue.
Elle devait être au moins aussi confuse que moi, son père en avait choisi une autre, connaissant le lardon ce n’était finalement pas si surprenant que cela. Son regard faisait part de son irritation, mais elle ne s’était pas mise à le crier sous tous les toits pour autant. Se contenant en se serrant contre moi, la petite tâchait de garder son calme alors que je leur adressais un regard souriant. J’étais heureuse pour eux, vraiment, mais, il me fallait du temps, juste un peu de temps pour admettre que je n’étais plus lié à lui part une quelconque raison morale. Je l’avais clairement senti, avec le choc de cette annonce, j’avais senti au plus profond de mon être la rupture de ce lien… cet homme n’était définitivement plus à moi et je n’étais définitivement plus à lui…

- Quel drôle de sentiment… me murmurai-je ai moi-même, un mélange de frustration et de soulagement, comme si un objet particulièrement lourd, mais auquel je tenais avait été retiré de mes épaules.

De la colère en vers Nora ? Non, pas la moindre once, à force de vivre avec Shuuhei, je m’étais habitué à le voir batifoler même lorsque nous étions ensemble. Qui plus n’était, cette moniale était véritablement une gentille fille, le genre de personne qui allait certainement arriver à le sonder et le garder sur le droit chemin.
Sortant de ma poche un objet que nous nous étions conçu à une certaine époque, je gardai quelque instant les yeux rivés dessus avant d’y refermer mes doigts. Il s’agissait d’un cœur de métal plein, en l’ouvrant j’aurais pu y voir nos initiales, mais ce n’était clairement ni le lieu ni le moment de s’amuser à le faire. Prise de nostalgie, je m’enfouis une nouvelle foi dans cette époque avant de poser sur l’objet ma deuxième main. * Hum… je devais bien te le rendre, d’une manière ou d’une autre…*

Pensai-je en ouvrant les mains, découvrant deux colliers, forgés du métal qui constituait le précédent objet. Deux cœurs s’entrecroisant, portant sur chacun les initiales de Metaru Shuuhei et de Leoko Nora

- Reste ici minutes veux-tu ? Je ne serais pas longue Fis-je en adressant un sourire rassurant à Kuu qui n’avait eu de cesse de m’observer.

Je passai devant Himeka qui reculait après leur avoir transmis ses veux, elle semblait au moins deux à trois fois plus troublée que d’habitude ; la connaissant elle devait certainement s’imaginer des trucs. Quelque peu amusée par celle-ci je n’en étais que plus calme et arrivai finalement devant les futurs mariés :

- Nora san, Shuuhei sama, toutes mes félicitations pour ce grand pas que vous entreprenez. Fis-je avec un sourire rayonnant. J’espère que la vie vous couvrira de succès où que vous alliez, quoi que vous entrepreniez… Fis-je en leur délivrant mes présents : Désolé je n’ai pas été en mesure de les emballer, mais ils représentent bien ce que j’espère pour vous, un amour durable et inconditionnel. Finis-je avec un dernier sourire avant de m’incliner légèrement et les quitter pour rejoindre mon sucre d’orge.

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Jeu 26 Oct 2017 - 18:50
Pitoyable...

Il fallait qu'il le fasse son grand discours, qu'il montre qu'il était le grand patron, le grand sauveur que tout le monde attendait. Tu détestais cette complaisance qu'il avait chez lui, alors qu'il ne méritait rien de tout cela. Sa voie était pavée d'échec et de chance. Rien lui était dû et pourtant tout lui était donné. Alors apparemment il allait gérer tant de chose à la fois ? Soit. Qu'il mène le clan à sa perte n'était pas franchement ton problème. Il arrivait déjà pas à gérer sa petite vie sentimentale, alors autant de chose ?

Il manquait pas de culot mine de rien. Il allait se fiancer, comme si cela représentait vraiment quelque chose lorsque l'un des deux concernés était ton frère. Il aurait tôt fait d'engrosser une autre fille ou de tromper sa femme d'apparat en cachette avec une autre. Tu le connaissais assez pour savoir qu'il était aussi fidèle en amour que raisonnable dans la vie de tout les jours. Tu n'avais d'ailleurs aucune pitié pour l'autre greluche qui trimbalait sa poitrine à tout ceux voulant la voir. Elle l'avait décidé après tout. Elle était très certainement aussi idiote que le mari qu'elle avait choisit.

Mais avant son annonce ridicule, il y avait son discours sur le danger imminent qui planait sur vous. Pitoyable, ils tremblaient tous à l'exception de quelques fêlés. Combien d'entre eux iraient rejoindre Kahei dans le cas d'une attaque ? Trois quarts ? Plus ? Certainement. Ils se cachaient tous devant le grand héro pathétique qu'était ton frère. Ils ne savaient pas se défendre, qu'ils crèvent tous ces misérables qui n'hésitaient pas à te mépriser... Moins de Metaru, moins de problème, un adage qui pouvait que porter ses fruits.

Tandis que la plupart commençait à se réunir autour du banquet, il avait suffit d'un repas pour calmer toutes les inquiétudes ? Vraiment ? Tss... Trop de niaiserie ici, bien trop... Tu t’apprêtais alors quelques minutes plus tard à partir, tu n'avais pas vraiment envie d'assister à davantage de chose. Tu avais eu ton quota pour cette fois-ci. Commençant alors te diriger vers la sortie, tu fus aborder par un vieux du clan, très certainement outré par ton attitude comme toujours.

- Tu pars déjà ? Tu pourrais donner plus de respect envers ton frère !


Tss... Il avait bien trop gueulé. Le soucis des Metaru c'est qu'il gueulait tous bien plus fort qu'il ne frappait. Mais sa voix avait été suffisante pour attirer l'attention de la plupart des gens. Tu détestais ça, depuis le départ tu avais fait des efforts considérables pour ne pas foutre davantage la merde comme tu savais si bien le faire. D'un ton alors agressif teinté de méprise, tu l'envoya bouler :

- C'est pas en se goinfrant ou en se cachant derrière Shuuhei qu'on survivra. Vous êtes pitoyables.


Tu ne t'étais pas retenue non plus. Tes mots avaient bien entendu provoquer l’indignation de pas mal de monde. Tu t'en foutais. Shuuhei avait mieux à fouetter que venir te charger de la sorte. Il allait surement t'ignorer, comme à chaque fois. Et cela te satisfaisait largement. Quittant alors les lieux, cette réunion n'avait fait que renforcer ton avis sur ton propre clan. Qu'ils s'amusent... Toi il fallait que tu t’entraînes pour préparer les désastres en approche.

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Ven 27 Oct 2017 - 13:06
Une ombre court dans la rue, bouscule les passants, ne s'excuse que trop tard et continue sa route à travers les ruelles sinueuses de Kumo. Un grand bonhomme lui barre la route, conscient que le choc est inévitable, et sans aucune volonté pour l'esquiver. Dommage pour lui, la tornade l'emporte sur son passage et ne se retourne même pas. La main sur un Kunaï, il s'apprête à le poursuivre quand son ami pose la main sur son épaule dans un geste réconfortant, rassurant et apaisant.

- Laisse, c'est encore un Métaru ça
. fit-il plein de philosophie.

Cette ombre, c'est notre gamin, dix sept ans, prénommé Nué. Le problème d'avoir un père associable et taciturne, c'est qu'on est souvent la victime de déconvenues. Du genre, devoir être à l'heure à une réunion importante alors qu'on habite à quelques pâtés de maison de la résidence clanique. Ou encore, être le seul de sa famille à se pointer à ce genre de meeting. Pourtant, il aurait bien aimé, lui aussi, se réfugier dans sa forge et fabriquer un millier d'outils plutôt qu'être présent. Même s'il aime son clan, ses compétences et ses membres. Il se sent toujours mal à l'aise quand il y'a plus de trois interlocuteurs en face de lui, comme si, ne pouvant pas se concentrer pleinement sur chacun d'entre eux, il préfèrait ne parler à personne. Pourtant, étant le seul capable de sociabilité dans sa famille, c'est à lui qu'incombait le devoir de représenter les siens parmi les Métaru. Ses frères auraient crée un esclandre, et son père ne voulait même pas en entendre parler. Après les événements qui avaient secoué le clan, il n'avait plus qu'une idée en tête : Laisser parler sa forge et son sang.

A présent qu'il court dans les rues, voyant le mur d'enceinte de la résidence pointer à l'horizon, il se demande si cette idée est franchement la bonne. Déjà qu'il va arriver en retard.... Pas le temps de réfléchir plus, il s'élance contre la paroi de pierre blanche, malaxant du chakra au niveau de ses pieds, sans jamais s'arrêter ni réduire l'allure. Il monte, il monte, tel une pointe de flèche lancée à pleine vitesse. Passe le mur d'enceinte en sautant. Et se réceptionne dans un fracas de tout les diables, un nuage de poussière salissant l'habit choisi par la matriarche, qui l'aurait sans doute assommé pour un outrage pareil. Un kimono noir aux reflets bleutés, orné de fils d'acier et d'argent, contrepoint parfait de ses cheveux blancs au dégradé si particulier. N'ayant pas quitté son fidèle bandana, qui s'orne cette fois-ci du symbole des Métaru, il passe la mains dans ses cheveux d'un geste marquant sa gêne.

*Oops ... Pour la discretion on repassera ... *

- Heu ... Bonjour ? Fit-il d'une voix pénaude, conscient de son entrée ... non usuelle ? Un grand sourire chaleureux se dessinant sur ce personnage solaire, capable de beaucoup de charisme dans la défaite comme la gêne.

Pas le temps de niaiser, que la réunion commence comme si de rien était. Rassurant pour une part le jeune homme. Il écoute avec attention son cousin et seigneur résumer la situation, et les décisions qui en découle, guettant les réactions de tout à chacun, un peu en retrait, du côté de la sortie. Après son entrée, il préfère se faire discret. Et il a toujours été meilleur observateur de toute façon.
Vient l'annonce d'un mariage entre Shuuhei et Nora, et les réactions de tout à chacun. Il n'a pas le temps de présenter ses hommages que Reiko fait déjà des siennes. Il la connait un peu, et reconnaît en elle certains trait de son caractère, bien qu'il ignore les raisons cachées derrière ce masque qu'elle porte constamment. Il est persuadé qu'elle a un bon fond, qu'elle dissimule. Pas comme Kinzoku, qu'il a toujours pris pour un psychopathe en puissance. On ne choisit pas sa famille, tu me diras.

Alors, malgré qu'il déteste faire la conversation, il prend sa décision et souffle un peu pour se donner du courage, prêt à affronter un ouragan. Pas de chance pour Reiko, entre elle et la sortie se tient Nué, un petit sourire tranquille sur le visage, les mains sur les hanches et les yeux mi-clos.

- Dis donc, Reiko-chan, tu ne trouves pas que tu es un peu dure la ? commence-t-il d'un ton léger et badin. Allier l'utile et l'agréable n'est pas une mauvaise chose, je t'en prie. Il se rapproche comme si la suite est un secret, et parle sur le même ton. Je pense que dans notre situation, un peu de solidarité ne ferait pas de mal, ne nous abandonne pas s'il te plait.

Il espère qu'elle sait qu'il a raison. De toute façon, il ne peut lutter contre les sentiments qui l'habite, et le sens de la famille qui le possède. Il essayera toujours de les rassembler, de faire en sorte que chacun compte, et qu'aucun ne termine comme Kahei. Alors, discrètement, mais sans aucune hésitation, il se tient entre elle et la sortie. Dans son regard pointe une foule de sentiment, de l’inquiétude, de la peine, et une once de regret aussi...

Une scène normale de la vie de famille chez les Métaru.

Spoiler:
 


Dernière édition par Metaru Nué le Mar 21 Nov 2017 - 21:56, édité 1 fois
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Dim 29 Oct 2017 - 22:12
Pas de regards tendres. Pas d’affectueuses réponses. Sans qu’il ne daigne surenchérir quoi que ce soit, ses gouteuses victuailles avaient été déposées devant lui. Femme attentionnée, sa furtive observation lui avait permis de comprendre qu’il ne fallait pas trop le déranger maintenant. En effet, Shuu semblait comme qui dirait concentré sur les différentes manières qu’ils pourraient utiliser pour amorcer le début de cette réunion. Tel un combattant se préparant à partir en guerre, il avait certainement besoin de faire le vide en lui et de chasser toute crainte susceptible de le paralyser. Aujourd’hui, les sujets qu’ils aborderaient seraient des plus sérieux…
Alors que les invités s’agitaient gentiment, un soupir lancina le cœur de la pauvre moniale. Etait-ce une bonne idée pour elle de participer une nouvelle fois, à leur réunion clanique ? Sa première participation à l’assemblée des représentants du fer avait été littéralement désastreuse. Tout d’abord, une entrée tonitruante jonchée d’incompréhension totale. A cela, parsemer l’évènement d’un abasourdissant engouement… et enfin d’une dose non négligeable de dégâts collatéraux. Des portes littéralement brisées, des tatamis pauvrement broyés. Tout ça dans une pièce totalement mortifiée ! Oui ! Que de souvenirs exaspérant sévèrement la demoiselle.

En fait, si quelqu’un ici avait beaucoup d’appréhension ici, c’était bien elle.

Quand l’heure fut venue pour Shuu de se prononcer, Nora n’avait toujours pas réussi à chasser l’effroi grignotant son calme intérieur. Extérieurement, elle parut quand même être la personne que beaucoup de Metaru connaissaient ici : Une femme à la sainte quiétude et dont les yeux violacés brillaient d’une force imparable. De par ses lèvres doucement affectives, elle transposait toute l’affection qu’elle avait pour ces gens ici. Respectueusement assise, elle se comportait comme une femme de dirigeant à la pureté inégalée.
Quelque que fusse les sujets discutés sous cette arbre fleurissant, Nora ne se laissa pas un instant, ébranlée par la peur. Là où les enfants présents autour de cette table avaient légitimement le droit de s’apeurer, l’ex-vagabonde se dût de paraître solide sous tous ses appuis. Non seulement pour soutenir chaque phrase prononcée par le chef du clan, mais également pour que les autres membres puissent retrouver en elle, les choix qu’il s’était décidé à empoigner. La moniale n’était pas là pour les terroriser, mais pour les appeler (grâce à son serein faciès) à garder leur calme et ainsi faire confiance à cet homme dont elle était follement amoureuse.

Dans ses premières déclarations, l’actuel Raikage n’y alla pas de main morte, mais il n’avait pas vraiment le choix. Le but premier de cette réunion était de sensibiliser les siens aux risques extérieurs. Car oui, dans leurs veines coulaient des techniques héréditaires très convoitées et il était tout à fait logique que des êtres malintentionnés les convoitent. Metaru Kahei avait été une première victime et rien ne promettait qu’il serait le dernier des kidnappés. Nora était en quelque sorte dans le même cas qu’eux et ses techniques du Point Cardinal utilisées notamment lors de l’examen des chuunin avaient potentiellement intrigués quelques spectateurs…
Ce froid était donc nécessaire et Shuu eut raison d’en parler dès le début. Toujours commencer par les cas les plus épineux avant de profiter des cas plus festoyeurs. De cette manière, la réunion put se profiler sous de meilleurs auspices. Dès que le plus délicat fut donc traité, les annonces s’enchaînant parurent moins violentes et les plats devant eux parurent beaucoup plus savoureux à avaler.

Et enfin… l’annonce symbolique ! Et que dire de cette annonce ? Qu’elle avait été extrêmement attendue ! Pas par tout le monde, forcément, mais ils étaient nombreux à espérer ce dénouement fort romantique. La main de Shuu posée sur la sienne, elle fermait joyeusement les yeux et rougissait faiblement. Autrefois, ce genre de petites attentions n’existait guère, mais depuis peu, elles semblaient s’immiscer petit à petit dans leur vie commune. Ce qui jadis n’était que factice était aujourd’hui réelle et sincère. L’amour ! Nora était complètement comblée par le tournant qu’avait pris sa vie. Partie de rien, elle allait quand même devenir la première dame d’un grand village. Malgré tout, ce détail ne l’intéressait que maigrement. Elle avait trouvé l’amour en la personne de Metaru Shuuhei et pour elle, c’était tout ce qui comptait.
Ses lèvres s’illuminèrent lorsqu’il annonça publiquement les jours restant avant leur magnifique union. Elle serait liée à cet homme pour la vie et n’y voyait absolument aucun mal. En continuant à se fréquenter ainsi, liée par les liens sacrés du mariage, il n’y aurait que du bon. Elle en était convaincue. Ce qui au départ n’était qu’une comédie s’était transformée en véritable amour l’un pour l’autre. Le plus bizarre était derrière eux. Place maintenant aux véritables bienfaits de l’amour, à savoir des félicitations de la part de quelques membres Metaru.

Tour à tour, ils vinrent devant eux leur adresser leurs meilleurs vœux. Certains donnèrent même des petits cadeaux. Ce n’était même pas encore le jour du mariage. Pourtant, le nouveau couple de Kumo était déjà garni de tendres présents. Une ravissante demoiselle aux cheveux blonds leur avait par exemple offert deux colliers symbolisant leurs cœurs s’entrelaçant lascivement. Il y avait même leurs initiales dessus, rendant les deux objets encore plus solennels qu’ils ne l’étaient de base. Emerveillée par la finesse d’une telle création, la moniale vouta légèrement son dos et humblement gratifia l’offreuse d’une promesse qu’elle jurait de tenir :

« Merci beaucoup ! Je le porterais tous les jours » s’afficha-t-elle sincèrement.

Avant que la jolie blonde ne retourne à sa place, elle se hâta de le porter autour de son cou afin de lui montrer ô combien, il lui allait bien. Aucune envie de frimer ou d’exposer son amour. Nora était juste animée par l’envie d’honorer à sa juste valeur chaque cadeau qu’on lui faisait. D’ailleurs, elle sauta sans gêne sur le dos de Shuu afin de lui accrocher son collier. Lui n’allait sûrement pas se pavaner tous les jours avec une fanfreluche pareille. Pour aujourd’hui, la première dame avait, semble-t-il été suffisamment insistante pour que ce dernier daigne porter un pendentif représentant leur amour.
Pendant qu’elle le lui avait attaché autour du cou, elle avait malheureusement pu entendre des railleries, des susurrements vipérins. Peut-être que leur amour était une joyeuse bulle à admirer, il ne faisait pas l’unanimité non plus. Un mariage intrafamilial aurait sûrement été préférable pour eux et pour la longévité de leur hérédité. Face à ces quelques mécontents, elle ne faiblissait pas et se permit même de prendre arbitrairement la parole :

« En tant que future femme de Metaru Shuuhei, je promets de faire honneur à votre famille et à votre hospitalité ! »
à la fois douce, à la fois révérencieuse, l’ex-vagabonde tint à rassurer quiconque pensant encore qu’elle avait séduit cet homme mangeant sans vergogne.


Quelques sourires parcouraient les visages de l’assemblée. Pour les autres, ils semblèrent s’offusquer des paroles sorties soudainement par un membre farouche de leur clan. Une autre blonde au corps décemment séduisant… ça y’est ! La flamme qui pourrait faire exploser cette réunion venait d’apparaître. Nora en était certaine ! Instinctivement, elle s’était souvenue de l’entrée en scène de Kira et de tout le pataquès qui avait suivi son affront. Encore ce dernier avait-il été distingué dans ses reproches… là où cette demoiselle peu commode n’y était au contraire pas allée par quatre chemins. Peut-être le plus gros des Metaru.
Si elle pouvait être franche avec eux, elle dirait sans gêne qu’ils devraient trouver un moyen de canaliser leur sang un peu trop bouillant… et aussi prendre le temps de réfléchir calmement au lieu de foncer tête baissée. Il fallait éviter de demander la Lune. En quelque sorte, Nora reconnut que cette espèce d’agressivité faisait d’une certaine façon le charme de cette famille. Sans ce piment alimentant leur sang, elle n’aurait probablement pas rencontré Shuu et n’aurait pas non plus couché dans le même lit. Néanmoins, elle souhaitait par-dessus tout qu’aucun problème ne vienne troubler sa deuxième réunion. D’une voix tranquille, elle tenta d’apaiser quelques tensions naissantes :

« La peur et les doutes s’accroissent lorsque les ventres crient famine ! Je vous suggère de manger avant de vous adonner à des pensées fatalistes ! Vous aurez tout le temps pour vous inquiéter lorsqu'il n'y aura plus rien dans votre bol ! » affirma-t-elle pacifiste.

Espérons que les tensions s’amenuisent un peu avec ça. Dès qu’elle eut fini sa parole rassurante, elle attrapa à son tour, son plat et le donna diligemment à son homme. Avant de penser à sa panse, la moniale se devait à l’estomac sans fin de son homme d’où cette gracieuse donation. Quelques dangos après la réunion lui suffiraient amplement…
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Lun 30 Oct 2017 - 18:29
« Oï. Tiens, ça ne serait pas Nué ? Laisse passer cette folle, elle serait capable de te tuer en rien de temps, et ce devant l’oeil averti de son frère, qui n’est autre que le nouveau Kage du village. »

Qu’est-ce que je fous ici ? Je comprends tellement Reiko, puisque moi-même je me dirigeais en direction de la sortie, accompagné des restes que je continue de manger. Et Nué, aussi prometteur soit-il, n’a actuellement pas la moindre chance face à cette malade. Moi non plus d’ailleurs, c’est peut-être qui m’excite le plus. Une force incroyable, l’une des plus fortes des Metaru, j’aime. Ce n’est pas ma cousine pour rien, même si contrairement à Shuuhei, je n’ai encore jamais passé aucun moment avec cette dernière. Même lors de ces foutus repas obligatoires, elle trouvait le moyen de s’éclipser. Je passe devant Nué, Reiko et le vieux, quittant tranquillement cette mascarade.

« - Kinzoku !… Espèce de petit effronté… POUR QUI TE PRENDS-TU !?

Là, le vieux est vraiment furax. Il a prit des pincettes avec Reiko, mais semble définitivement prendre la confiance avec moi. D’ailleurs, c’est qui celui-là ? Je n’arrive pas à me rappeler cet enfoiré.

- C’est qu’il a du coffre pour son âge. Ménage-toi, vieillard.
- Vous êtes la honte de la famille ! Kinzoku, penses-tu à tes parents parfois !? Crois-tu qu’ils seraient fiers de toi ? Et ta tante, qui se démène pour t’éduquer !
- Oï, le vieux, un mot de plus et je t’arrache la langue, dis-je cette d’un ton assassin.

Je m’étais arrêté suite aux propos du vieillard. À mon dos, je pivote ma tête de manière ce qu’il voit une partie de mon visage, notamment mon oeil reptilien qui le fixe avec une intention meurtrière. En voyant cela, le vieil homme recule de quelques pas, son instinct lui indiquant un danger imminent.

- Personne ici ne dictera mes mouvements. Mes parents sont morts parce qu’ils étaient faibles, c’est la destinée des demeurés qui visent plus hauts que ce dont ils sont capables. C’est également ce qu’il t’arrivera si un mot de travers sort une nouvelle de ta bouche. Tes jours sont comptés de toute de manière, va donc profiter de tes petits-enfants.

C’est alors que le fils de tantine, Sun’, sort de l’arbre derrière lequel il était caché, le visage gonflé, les larmes dégoulinantes.

- Tu… Tu… Tu ne pensais pas un traitre mot de ce que tu viens de dire, Kinzo’ !?
- Rejoins le coeur de cette réunion, Sun’, tantine va te chercher partout, sinon.
- J’suis justement là parce qu’elle te cherche partout, crétin !
- Tu ne m’as jamais trouvé, dis-je en bouffant mon dernier sushi. Et sèche-moi ces larmes, merde ! Tu as atteint l’âge de raison maintenant, il est temps pour toi de devenir un homme.

Mais le vieux reprend de plus belle.

- Traiter ton petit cousin de la sorte qui, lui, te chérit du plus profond de sa chaire, à l’instar d’un véritable frère.
- Ne t’avais-je pas donné une consigne, vieillard ? Ce n’était pourtant pas compliqué.
- Je ne pensais pas qu’il existait un homme n’éprouvant aucune compassion chez nous, les Metaru, dont les sentiments sont l’essence même de notre force. »

Je me retourne en direction du vieux sénile avec la ferme attention de le massacrer. C’est là, que le temps d’un instant, mes yeux se sont écarquillés. Sun’, se place face à ma cible, les bras levés, me faisant signe d’arrêter. Il est hors de question que je fasse du mal à ce gosse qui, dès son plus jeune, a développé cet instinct protecteur. Je peux affirmer dès maintenant qu’il sera un grand shinobi de Kumo. Étrangement, et parce que c’est lui, je retrousse mes pas vers la sortie, le sourire aux lèvres. Mon cher cousin, finalement, tu as bien grandi.
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Ven 3 Nov 2017 - 21:45
Mon entrée de légumes était succulente. Les aliments dorés par une sauce nommée aigre-douce rajoutait du goût et un peu de gras à cette assiette sec. Toutes les six bouchées environ, je prenais un peu d'alcool pour faire descendre le tout. Il s'agissait là du saké, un alcool très connu et très consommé dans nos contrées. La descente du liquide me réchauffait la gorge qui immédiatement réclamait les légumes pour avoir une impression du chaud et de froid à la fois. C'est quelque chose d'agréable. Aussi bien à la vue qu'au goût. Les couleurs se mariaient parfaitement. Le vert clair, le rose crevette et le mauve foncé donnaient un éclat de couleur que mes yeux appréciaient. Focalisé sur la nourriture, j'en oubliais presque la raison de ma venue à cette réunion. Je terminai mon assiette avant de me concentrer à nouveau sur les discussions de chacun. Comme à mon habitude, je ne prenais pas la parole pour l'instant. Je préférai observer les autres, savoir ce qu'ils avaient à se raconter. J'esquissais parfois un léger sourire qui m'amusait. La diversité des personnalités des Metaru est quelque chose d'assez amusant. Comme partout ailleurs, certains démarrent au quart de tour tandis que d'autre sont deux de tensions. Je me situe entre les deux, ni trop expressif, ni trop peu. Pendant ce festin, un autre Metaru se joint à la réunion, il s'agissait de Nué, un jeune shinobi d'à peine dix-sept ans qui arrivait peut avant la prise de parole de la femme du Raikage. Elle fit allégeance à notre famille ainsi qu'à notre hospitalité. Encore heureux me disais-je dans ma tête. Quel que soit l'étranger, ce dernier, ce doit de respecter la famille qu'il veut intégrer, sinon à quoi bon ? Après nous avoir invité à manger, mes deux parents vinrent me rejoindre de part et d'autre de la table tout en saluant chaque membre. Leur tenue était celle qu'ils mettaient lors de grande occasion, à savoir un long et ample kimono noir orné du symbole de notre clan avec des chaussures ouvertes.

« Excuses nous pour ce retard, nous étions occupez. »

« Ce n'est pas grave, la réunion vient de commencer. Notre Raikage a fait un discours sur sa nomination en tant que dirigeant du village ainsi que sur l'actualité mais vous devez sûrement le savoir. » En effet, père et mère sont au courant de pas mal de chose étant donné leur haut rang de ninja mais la politesse voulait que je les informe au cas-où, ils ne seraient pas au courant. 

« Qui est donc cette jeune fille à côté de Shuuhei ? »

« C'est sa fiancée, il vient de l'annoncer. La date de leur mariage n'est pas encore fixé mais elle ne serait tarder. »

« Oh, quelle nouvelle, la famille va donc accueillir une étrangère. »

Ils sont comme moi, un peu hostile à ce qu'une personne autre qu'une Metaru viennent se greffer à la famille. Ça casse un peu la tradition mais la diversité est quelque chose de courant maintenant. Les mariages entre les membres d'une même famille de ne sont pas aussi nombreux qu'il y a dix ans. Ceci dit, il fallait qu'elle fasse ses preuves pour qu'ils puissent l'apprécier, tout comme moi. Après ce court échange de paroles, mes parents me suivirent à table, et chacun d'eux dialoguer avec les adultes qu'ils n'avaient pas vus depuis un moment. Me retrouvant seul dans mon repas, je tendais l'oreille pour récupérer le fil de la discussion qui avait bien avancé. Aucun échange ne valait la peine que j'interromps mon repas pour y participer, hormis une pensée qui me trottait dans la tête. Cette demoiselle blonde, prénommé Reiko me rappelait un peu ma sœur, dans sa façon d'agir. Froide et franche. Mon esprit fut un peu plus accaparé de ce côté là mais je ne pris toujours pas la parole. Peut-être fallait-il attendre encore un peu. 

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L'homme qui joue au jeu de l'art se mêle de ce qui le regarde avec le risque d'ouvrir une brèche sur ce qui ne le regarde pas.
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Sam 18 Nov 2017 - 11:31
Si je pouvais être certaine d’une chose, c’était que Nora semblait véritablement apprécier son cadeau. À peine lui avais-je tendu ce collier que ses yeux s’étaient illuminés tels ceux de Kuu au réveillon de noël, bondissant presque dessus et observant la parure sous tous ses angles, ne serait-ce que pour cette expression de plénitude sur son visage et la joie de vivre qu’elle irradiait en ce moment précis, j’étais heureuse d’avoir passé ma jeunesse à faire des bijoux et engranger de l’expérience en la matière ; assez d’expérience pour générer pareille joie.
Je qui adressai un nouveau sourire, heureuse de voir que la femme qui allait être aux côtés de Shuu maintenant et pour toujours était un tel concentrée de bonheur. Adressant un nouveau regard à mon Ex, j’inclinai légèrement la tête pour lui faire comprendre non pas mon approbation à leur relation, mais plutôt celle du personnage en elle-même. C’était une bonne femme…

- Je suis véritablement ravis qu’il te plaise Nora… Ajoutai-je avec le visage rayonnant d’une artisane fière de son travail avant de baisser une dernière fois la tête : Bien… je vais maintenant prendre congé si vous le voulez bien leur adressai-je avant de retourner auprès de ma petite Kuu.

- Viens Kuu et si nous mangions quelque chose ? Fis-je en arrivant à son niveau, passant la main dans ses cheveux alors qu’elle tirait une petite mine.

- Mais maman il… elle se tue lorsque je mis mon index devant ses lèvres, son expression me faisait par de toute sa contrariété ; toute fois elle fit un effort pour retenir.

- Quoi tu veux dire que je ne te suffis plus ? Fis-je en la soulevant et la faisant assoir contre moi sur mon avant-bras. Maman est triste, Kuu chan ne veut plus d’elle… snif snif…. fis-je en simulant de fausses larmes avant de sentir mon trésor me faire un câlin.


- Mais non... pleure pas maman tu seras toujours là meilleure !

- Tu sais Kuu chan, dans la vie tout ne se passe pas toujours comme prévus. Fis-je en la gardant contre moi, sentant son petit cœur battre contre le mien. Des fois, il arrive des situations que nous devons accepter, peu importe qu’elles nous plaisent ou non… c’est aussi ça être une adulte… Fis-je en lui posant une bise sur le front.

La petite resta silencieuse un instant, observant son père auprès de sa nouvelle femme, puis se resserra contre moi. Hum… ! Kuu chan, gambarimasu….

- C’est bien… Fis-je en blottissant un peu ma tête contre elle, jusqu’à ce que son estomac me crie famine. Un petit sourire sur les lèvres, je l’observai un instant devenir aussi rouge qu’une pivoine avant de la reposer au sol : Et si nous allions manger un morceau ? Hum ? Avec tout ce qu’ils ont préparé, ce serait dommage de ne pas en profiter.

En silence, toujours un peu rosie par l’embarras, elle hocha la tête avec approbation tandis que nous nous dirigions vers les buffets. Mais bien entendu nous étions entre Metaru, dans la petite foule que nous formions, les différentes disputes et discordes ne tardèrent pas à éclater. Kinzoku comme à son habitude nous faisait part de son esprit un peu trop volage, s’en prenant à tout un chacun le dérangeant alors qu’il transgressait une bonne centaine des principes même de la bienséance et… une Metaru en particulier avait démontré le point auquel cette réunion lui paraissait futile.
Reiko… elle quittait le lieu de réunion, toujours avec cet air renfrogné sur le visage. Sa réponse laissa son interlocuteur précédent sans voix tant elle avait été brusque ; mais en réalité, je partageais son avis.

Tournant la tête vers l’assemblée, balayant tout ce beau monde du regard, je constatais surtout que la plupart d’entre eux ne semblaient finalement pas plus intéressés que ça par les premières nouvelles.

Shuuhei allait se marier, oui, cette information pouvait nous emplir le cœur de joie, je n’en disconvenais point, mais les gens semblaient avoir évincé par cette information, la première mise en garde don le Raikage nous avait fait part. Le Monde Shinobi commençait à nous reconnaitre comme des éléments de valeur, la vie des Metaru allait bientôt être monnayée sur le marché noir et dans les rangs des esclavagistes les moins scrupuleux.
Certains viseront certainement les femmes pour les forcer à donner naissance à de la main d’œuvre pour eux, d’autres viseront les forgerons les plus efficaces pour tirer de leur potentiel autant de matériel et d’argents qu’ils le souhaitaient… Nous étions littéralement de véritables filons de fer sur patte et maintenant que le monde portait le regard sur nous, nos vies étaient potentiellement toutes en danger. Mais ça… nombre de mes frères et cousin ne semblaient le comprendre, ou ne semblaient vouloir voir la réalité en face ; percevant certainement Shuuhei comme le sauveur qui les protègeraient de tous dangers…

* Reiko à raison… l’heure est au Bonheur pour certain, mais il n’est vraiment pas le moment de nous reposer sur nos lauriers… surtout pas moi… * Pensai-je en observant ma petite Kuu qui rayonnait en mangeant ce qui lui avait été servi.

Je perçus du coin de l’œil le petit suicidaire qui tenta d’arrêter Reiko alors que les anciens n’avaient pas insisté plus que cela, mais prenais surtout conscience, qu’en tant que Ninja et en tant que mère, je devais redoubler d’effort. Il me fallait être suffisamment forte pour toujours rentrer de mes futures missions, suffisamment forte pour pouvoir résister à n’importe quelles attaques et revenir la serrer dans mes bras ma raison d’être.
Honnêtement, n’eut été la complainte de l’estomac de mon petit ange, il était fort probable que ce soit moi que l’on ait arrêté à la sortie ; mais ce qui me troublait probablement le plus c’était que je pour le coup la sœur asociale de Shuu et moi étions sur la même longueur d‘onde…

Rappel:
 
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Dim 19 Nov 2017 - 13:51
Brutale...

Une sorte de violence incarnée... Il avait posé la main sur ton épaule dans tout son innocence, et tu t'étais l'espace de son sourire pour le frapper violemment dans celui-ci. Ton pieds était parvenu naturellement percuter sa mâchoire avec une force si poussée que tu pouvais déjà entendre ses os craquer un à un de là où tu étais. Ce fut un réflexe pour toi, un réflexe de frustration, incontrôlé et incontrôlable.

Tout le monde savait ici. Tu avais une intimité, dont tu refusais l'accès à n'importe qui d'autre qui n'était pas toi. Il avait osé y pénétrer, il avait alors reçu son châtiment en conséquence. Et tandis qu'il bouffait le sol, tu le regardais avec tout le mépris qu'un être humain pouvait en donner à un autre. Plus jamais il ne te toucherait, cela était certains. Devant le regard médusé des autres Metaru, tu leurs fit finalement volt face et parti de l'assemblée aussi tôt.

Tout ceci n'était qu'un ramassis de connerie. Il se cachait derrière ton vaurien de frère, se voilait la face et te méprisait. Tôt ou tard, il allait certainement clamser de leurs bêtises tandis que toi, tu allais être encore vivante pour contempler leurs déclins. Ils pouvaient te juger ces microbes tu t'en foutais bien, tu savais bien que la raison te revenait.

Tu ne daignas même pas porter un regard sur l'autre déluré aux cheveux roses. Tu ne daignas même pas observer une dernière fois les autres...

Sortant de là, tu constatais que c'était une très mauvaise idée d'être venue. Tu avais perdu ton temps et ta patience. C'était tout ce que ce foutoir t'avait apporté.

Spoiler:
 

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Dim 19 Nov 2017 - 20:43
Une précision démoniaque, un pied dur comme du plomb percutèrent sa mâchoire comme dans un rêve. Il avait juste eu le temps de voir l'ombre de sa jambe se détendre comme un rameau d'olivier, puis la sensation d'être percuté par une charrette qui roule à tombeau ouvert, la douleur n'irradia pas tout de suite, et sa tête effectua une figure pas très réglementaire, si ce n'est orthodoxe. Une défaite complète, un K.O dont il se souviendrait surement ... pas. Et qui voudrait souvenir de sa mâchoire qui croustille comme du riz soufflé au petit déjeuner ?

*SMAK*


Et la réunion changea de ton instanèment. Nué tomba dans les vapes, la fracture de la mâchoire ayant brisé sa volonté, mais aussi l'un de ses méridiens. Pendant que des femmes du clan en kimono simple criait au secours, et que certains se retournaient de manière outragée vers la source du vacarme, Nué, lui, roulait par terre avec des yeux blancs semblable à ceux d'un fameux clan du pays de la roche.

- Vous avez vu ...
- Quelle violence, c'est incroyable de voir ça ici ...
- De toute façon, il l'a bien cherché, avec quelqu'un comme Reiko-sama ...
- J'aurais pas tenté ...
- J'espère qu'il a la tête dur, pas toi ?


Et ainsi de suite s’élevèrent parmi certains rangs du célèbre clan de Kumo, tandis que d'autre continuaient de vaquer à leur occupations comme si de rien était. Ainsi va la vie des Metaru, un clan fier et parfois vindicatif, bien que garant de la paix du village. Nué avait voulut suivre une idéologie bien particulière, et il se rendrait compte que l'on ne pouvait pas toujours rassembler tout le monde, car ce mon n'était pas forcément d'accords. Une main s’éleva de l'amas de chair qu'il formait ainsi tassé par terre, et on entendit des gargouillis visqueux, semblable à qui sait entendre aux bruit d'une sangsue tentant d'aspirer l'hémoglobine. "Ghhhhh rhhhh vshhhht" un filet de sang s'écoulait sur son menton démantibulé.

Y'a-t-il un Eisen dans la salle ? Non, il faut peut être pas rêver à une réunion pareille, mais ça aurait été prendre des précautions. Personne ne doutait d'ailleurs plus que Shuuhei ferait le nécessaire la prochaine fois qu'une réunion impliquerait ses deux là. Demander à un forgeron de ne pas créer de lien, c'était comme demander à un saumon d'arrêter de remonter à la source pour se reproduire. En tout cas, pour ceux du genre de Nué.

Dans un dernier élan de conscience, il se dit qu'il aurait peut-être dû écouter Kinzoku ... Quelle ironie. Le brancard le souleva doucement du sol, tandis que la douleur le faisait délirer, et que des formes et des couleurs insoupçonnés de sa personne jusqu'à l'or lui firent tourner de l’œil définitivement.
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Dim 19 Nov 2017 - 22:29
- « Forcement… »

J’eus un soupir las. Je n’avais malheureusement pas eu le temps de réagir qu’elle lui avait défoncé la tronche. Comme d’habitude. C’était d’ailleurs la seule personne à qui je n’avais pas présenté ma nouvelle femme. A quoi bon ? Elle s’en fichait de toute manière. J’aurai vraiment dû ne pas la convier à cette réunion, sérieusement. Le pauvre Nué n’avait pas non plus été très futé. A moins qu’il n’ait jamais entendu tous les racontars sur ma petite sœur ? Enfin… Il l’avait appris à ses dépens et saurait se tenir éloignée d’elle à l’avenir. Même Kinzoku le plus fou de cette famille savait pertinemment que Reiko n’était pas quelqu’un de convenable à approcher. Tout de même, je compatissais pour le pauvre qui été finalement tombé dans les pommes et qui était transporté illico vers l’hôpital de la ville. Il m’arrivait parfois d’avoir honte d’être son grand-frère. Elle était clairement le vilain petit canard de tout le clan. Heureusement d’ailleurs que j’étais là pour la « contenir » sans quoi le clan était voué à sa perte vu toute la haine qu’elle pouvait porter à tous les types dans le coin. Je me demandais vraiment parfois si mes parents n’avaient pas fait une connerie par le passé. Enfanter d’une telle calamité, c’était plus une malédiction qu’autre chose…

- « Oublions ce petit incident et profitez du repas s’il vous plait ! Nué est un homme fort. Il reviendra pas plus tard que ce soir, j’en suis persuadé ! »

Avec des points de suture, peut-être, mais peu importe. Ce poing n’allait pas le tuer. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Dans l’assistance, il y avait des mines frustrées. Si certains avaient peur de Reiko et de ses réactions venues de nulle part, d’autres voulaient la passer à tabac. Franchement, j’serai pas contre. Mais ma position ne me permettait pas vraiment d’autoriser cela d’autant plus que cela ferait tâche vis-à-vis de ma mère qui m’en voudrait énormément malgré le dédain de sa fille. C’était bien la seule à l’aimer sincèrement. Le fruit de neuf mois de dur labeur. Pas étonnant, hé. J’eus un soupir, puis je recommençai à calmer les nerfs tout en rassurant les autres personnes qui étaient effrayées par la blonde, puis le repas reprit un cours normal. Il eut encore une masse de personnes qui vinrent nous féliciter, ce qui eut pour effet de me ravir. Nora semblait également très épanouie et fière de son rôle et de la place qu’elle occupait à mes côtés ; et rien ne pouvait me faire plus plaisir. D’ailleurs, ce n’est que deux heures plus tard que notre couple prit congés du reste des Metaru. Ces derniers finirent également par se disperser peu à près.

Mis à part ce malheureusement incident, cette réunion aura été un franc succès.

Une bonne chose de faite aussi.

L’avenir promettait.

Spoiler:
 
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Deuxième réunion familiale ; Entre Metaru

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