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Il y a longtemps | PV Enkeï


Ven 13 Oct 2017 - 13:05


Légion de silhouettes virevoltantes au sein du labyrinthe qui se formait à travers les ruelles emplies d'échoppes plus ou moins variées. La populace se mouvait, vaquant à ces occupations diverses et variées. Le temps filait de sa course effrénée, sans once de variation, si ce n'est les saisons. Marquant quelques variations sur ce papier à musique réglé à la quasi-perfection. Kanon traversait la foule, en quête d'une légère collation. Après le dur labeur dès tâches l'incombant, profiter d'un bref répit mérité, il ne saurait en occulter le diapason. Mais le temps n'était pas à se perdre plus que de raison. Marchant d'un pas léger et alerte, il traversait les rues, peuplées comme toujours de bien d'âmes en perdition. Frayant son passage entre les corps s'érigeant entre lui et sa destination, disposer de quelques agiles mouvements prônant un sens de l'équilibre hors pair était dès plus utile pour ne pas entrer en collision avec les déambulant et imprévisibles acteurs de cette scène toujours aussi vivante. Appréhender les mouvements parfois subtils et des plus inattendu, permettait de gagner bien du temps et d'éviter pléthores de déconvenues. Apercevant au loin l'échoppe salvatrice, ses pas redoublèrent de hâte. Un bon Okonomiyaki, cela donnait tout de suite des ailes à tout bipède ayant désir de se repaître. L'odeur planant dans l'atmosphère, suffisait à attiser les glandes salivaires.

Deux pas, quatre pas, six pas, nous voila déjà devant la place tant convoitée. Juste un client devant patientant d'être servit. Parfait, l'attente serait brève et dès plus écourtée. Tiens, cette stature, cette chevelure à la couleur particulière, ne sont elles pas familières? Oh grand ciel! Aucun doute!  Une vieille connaissance se présentait juste devant le shinobi en quête d'un met à se mettre sous la dent. Le monde était petit, disait-on. Apparemment, cela était une vérité des plus commune et véridique.

Pour s'assurer de cette véracité, il fallait l'examiner. Sonnant la retrouvaille, d'une bien singulière connaissance de jadis, en lui tenant ce langage.

" Cela faisait longtemps. " -interpellant l'individu devant lui-

L'Okonomiyaki Yoka était un lieu où bien d'anciennes connaissances s'étant perdues de vue depuis la nuit des temps, se retrouvaient de manières assez mystérieuses. Tenant même à ce qu'on disait, de la main malicieuse du destin, venant se jouer des mortels.


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Sam 14 Oct 2017 - 15:41
Corps et esprit réclamaient à l'unisson leur dû, et ce à juste titre : un repos conséquent. Enkeï devait se ménager, sous peine de céder à l'écrasante fatigue accumulée jusqu'à lors. Les derniers jours furent particulièrement éreintants, allongés par des tâches liées à sa fonction shinobi. C'était, à vrai dire, ces mêmes-tâches que les hauts gradés estimaient être indigne de leur grandeur. Les nuits, quant à elles, n'eurent de cesse d'être raccourci par d'accablantes réflexions, celles-là mêmes qui n'étaient, au réveil brumeux, que des bribes fugaces et désordonnées.

Il s'était plié aux exigences du bon-sens, en chemin ce matin-même pour se restaurer dans un établissement qui mêlait à la fois rusticité et convivialité. Et, où, surtout, le plaisir des papilles prônait sur tout.
L'Okonomiyaki Yoka.

La foule, ce jour-là, bourdonnait, s’épaississait, avec tant d'engouement, que Enkeï dût, parfois, se frayer des issues à la force des bras. Bien des mètres avaient ainsi été parcourus, la plèbe, alors étouffante, commençait à s'éclaircir jusqu'à atteindre un flux agréable.

L'établissement se tenait à une poignée de mètres devant lui. Les odeurs diverses de mets exquis exhalaient de toutes parts, la rue en était littéralement inondée. Le voilà fin prêt à commander, avec l'intention d'assouvir un appétit vorace.

Pure coïncidence ou fruit d'un destin goguenard, cette voix qui l’interpelait dans son dos lui était familière. Du coin de l’œil, juste au dessus de l'épaule, Enkeï reconnut l'individu, avant de revenir vers le serveur qui patientait derrière le comptoir.

« Haï, hisashiburi dana .. »
-Oui, cela fait longtemps-
Répliqua-t-il, arborant son coutumier sourire espiègle.

Sōryū Kanon. Intriguant personnage, aux multiples mystères, à l'humeur facétieuse, parfois. Toujours d'une agréable compagnie, quoi qu'il en soit. Enkeï lui laissa place, après avoir passé commande -inutile d'en faire l'étalage, elle était conséquente-. Il prit l’initiative de s'installer à une table pour deux, isolée de tous. Cette vieille connaissance prit à son tour commande et vint le rejoindre sous l'invitation d'une main levée. Tous deux attablés, Enkeï le jaugea, silencieux, avant d'initier le dialogue.

« Tu me parais être aussi épanoui, que lors de notre dernière rencontre,
Un petit tour du côté des sources thermales, peut-être ? »

Inutile d'être d'avantage explicite, son homologue saura lire à travers cette bonne vieille raillerie.
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Sam 14 Oct 2017 - 18:49



Le miroitement du futur contentement résidant en un festin appétissant, venait d'être précédé d'une rencontre des plus inattendues. La vie était faite d'imprévues, c'est ce qui venait l'épicée après tout. Acquiesçant que le temps était passé des plus prestement, l'ancienne connaissance adouba sans réticence cette évidente causalité immuable. Une fois sa commande passée, il laissa place à celle du Shinobi affamé. Qui bien que ce dernier gardait sa superbe et son visage inanimé, devait bien avouer que la gourmandise dans son esprit régnait. Une Okonomiyaki à la main, contre monnaie sonnante et trébuchante, il fut interpellé. Le compère avait prit place et était déjà attablé.

Le rejoignant, il prit place. Un peu de compagnie, tout en se restaurant, n'était jamais de refus. C'était là l'occasion de discuter un peu. Commençant sur une référence, des plus mystérieuses pour autrui.

« Ah ! J'avais oublié cette épopée. » -se rappelant-

Il mordit dans son met à pleine dents. Calmer ce tiraillant appétit était une délivrance. Délice était toujours au rendez-vous, lorsqu'on venait chercher son bonheur dans cette échoppe. Les meilleurs Okonomiyaki de tout le pays pour sûr. Peut être même du monde. Mais le pragmatique individu ne saurait prôner pareille hypothèse, avant d'avoir enquêter avec liesse, pour s'assurer de la véracité de cette thèse.  Pour l'instant, répondre à son interlocuteur était la seule question à laquelle il pouvait répondre avec aise.

« Malheureusement mon épanouissement, si cela est l'impression émanant de moi, n'est que façade involontaire. Avec les événements ne faisant que jouer de malchance et autres coups du sorts, ce n'est pas facile tous les jours. »

Faisant une légère pause, pour croquer une nouvelle bouchée, le conteur poursuivit la fable qu'il contait.

« Vous avez sans doute entendu parler des événements de Shîto. Certainement aussi de l'affiche concernant les agissements de Kirigakure. »

Jamais deux, sans trois, le Shinobi mordit une troisième fois. Résister à pareille tentation était une déraison.

« D'ailleurs, qu'elle est votre opinion à ce sujet ? Pour ma part, cela me semble une bien évidente mascarade visant à toucher l'opinion publique. »

Tendant l'oreille pour écouter l'avis de son comparse. Toute opinion était bonne à prendre.


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Dim 15 Oct 2017 - 1:58
La commande fut si conséquente, qu'il était nécessaire pour le serveur aguerri d'exploiter toute la surface de la table. Enkeï avait momentanément plaqué son dos sur le dossier de sa chaise, observant un à un chaque plat se faire déposer avec habilité par le professionnel. À peine ce dernier retiré, qu'il découpa un quart de la crêpe salée japonaise -généreusement garnie et grillée- et le souleva à hauteur de bouche, avant de le dévorer. Il ne ressentit aucune gêne vis-à-vis de cette bonne vieille connaissance, ce dernier connaissant ses appétits d'ogre et sa façon de les assouvir. Tout allait si vite, d'ailleurs, à peine quelques mastications étaient exécutées, qu'il suivait avec une boisson, comme pour faciliter l'ingurgitation -un bon coup de poing dans le sternum savait se rendre utile aussi parfois-. À un moment, un énorme steak bien saignant sut attirer son attention. Ses deux mains, chacune armée d'un couvert de table, découpèrent de gros morceaux qu'il cumula autant que possible dans sa fourchette, avant de faire à nouveau saillir ses canines d'un grand 'aahhh' et dévorer cette viande.

Le sujet abordé était des plus sérieux, peut-être même l'un des plus préoccupants pour le peuple iwajin. Des morts et surtout, celle d'un illustre personnage, le daïmio du Pays du Feu, sans compter, des faux-semblants, une paix précaire menacée peut-être même par un processus de guerre. Il en réfréna d'ailleurs ses élans carnassiers, le temps d'une réflexion, où son regard, de la table à son homologue, ne fit qu'un bond.

« Nous ne sommes bons qu'à cela,
Intoxiquer l'opinion avec nos avis sur des sujets qui nous dépassent,
Mais, où est la vérité ? La détenons-nous ?

Je suis sans opinion,
Car, toi et moi, que sommes-nous d'autres que des soldats,
Au service des puissants de ce Monde ? 
Il fit parler ses émotions d'un violent coup d’ustensile dans son assiette,
Manquant de la briser-
Il est évident que des choses se trament, au sein de la classe politique mondiale,
Et, il est d'autant plus évident que tu finiras enrôlé, de gré ou de force,
Pour dénouer les nœuds que ces con**** auront exécutés ..
Il lui fit un sourire désenchanté,
Travaillant sur lui-même pour discipliner ses émotions-
La vérité éclate avec la même efficacité qu'un coup-de-tonnerre médiatique,
Cette fameuse annonce, censée pousser à la réflexion, n'est qu'un appel à la guerre.
Le sourire muta, désormais sarcastique-
Il y a-t-il autre chose à ajouter ? »
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Dim 15 Oct 2017 - 12:42



La pensée soulevée par cette question si épineuse, faisant tonner fort les âmes des habitants de la roche, n'était peut être pas un sujet de conversation des plus calme pour converser autour d'une table. Actualité brûlante d'un triste monde tragique. Revers de la civilisation dressant ses piliers sur des fondements archaïques. Unique loi universelle dans cette ère si mélancolique. Les forts mangeait les faibles sous couvert d'une nature mortifère.

L'homme expliqua sa vision, sur l'inutilité de tergiversations à propos des pensées personnelles quand à la situation.

La vérité était une illusion qui se jouait de parures envoûtantes, mais trouver cette merveille proclamée ne se révélait que joute contre les moulins et désillusions amères. Mascarade elle même, on la clamait chose du bien, chose éternelle à chercher sans fin sans jamais la rencontrer. La vérité, quel bien triste conte de fée. Mot incarnant bien des promesses n'étant point une finalité. Elle était toujours dictée, par les marionnettistes proches de divinités. Se jouant de fils et autres stratagèmes, pour manipuler le monde dans les coulisses de la réalité.

Tonnant fort, le désarroi de son interlocuteur frappa du poing tel le tonnerre pourfendant les cieux d'un courroux de fer. Agrémentant son discours d'un ton des plus énervé, mais gardant un sang froid exemplaire pour se maîtriser.

Un appel à guerroyer. Certes, cela était la trame qu'apportait le bien funeste messager. Sous ombres malicieuses, viciées, les renards s'en délectaient.

Reprenant une bouchée tout en écoutant la tirade cinglante de sa vielle connaissance, Kanon remarquait qu'il était assez révolté. Gardant son air sérieux de toujours, il répondit à son interrogation.

« Certes. Que pourrais je ajouter ? » -posant sa main sur sa tempe, pensif-

Le discours que tenait son comparse était lourd de sens. Beaucoup partageaient sans doute cette opinion.

« Un appel à la guerre évident. Mais amorcé d'une tierce partie, voulant profiter que les deux Villages Cachés se déchirent entre eux. Vous me direz que c'est une des facettes du jeu politique depuis la nuit des temps, j'en ai bien conscience. »

Terminant prestement son Okonomiyaki, Kanon continua le fil de sa pensée, sans l’effilocher.

« Le Shoshikidan, ce groupe tient des discours prônant la vérité. Alors qu'il n’hésite pas à tuer et à violer des innocents, ainsi qu'à piller jusqu'à ce qu'il ne reste que ruines. La vérité en tout  temps a toujours était écrite par les conquérants et leurs descendants. Qu'importe la manière pour y arriver, l'histoire ne leur en porte point rigueur. » -dit-il, l'air un peu froid- « Enfin, je m'égare. » -revenant à la conversation de manière moins mélodramatique-

Laissant la parole à son comparse, ce dernier avait peut être un sujet plus avisé pour poursuivre la conversation.


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Ven 20 Oct 2017 - 20:34
Le Shoshikidan prônerait la vérité ? Peut-être, ne prônait-elle, à l’instar de ces cités belliqueuses, que sa vérité ? Il y aurait là nuance. Peut-être, fera-t-elle, elle aussi, usage d’une guerre dévastatrice pour prêcher sa véridique parole ? Tous ces villages, aujourd’hui, critiqués pour divers problèmes sociétaux, avaient bien été, au temps de leurs origines, des groupuscules à l’image de ces organisations de déserteurs ? Ce qui les distinguait : leurs enjeux économico-politiques. Ce qui les liait : la conviction de détenir cette fameuse vérité. Enkeï voulut en rire, mais cela serait se compromettre vis-à-vis de son homologue, un simple sourire esquissé exprimera sobrement le fond de sa pensée. Il plongea d’instinct le regard au cœur de son assiette, là où ses ustensiles de table avaient fini de déchiqueter cette épaisse pièce de viande saignante. Il y vit alors, dans le prolongement de sa réflexion, l’état des corps mis en charpie sur les champs de bataille. De cette vision d’horreur, son sourire ne put que se réfréner.

« Le Monde n’est véritablement qu’un gouffre béant dans lequel nous finirons tous,
Car, nous appartenons à cette misérable classe sociale ..

Nos propres dirigeants sont peut-être impliqués dans ce processus de guerre,
Indifférents, si c’est le cas, du sort de leur armée et des vies qui la compose.
Il y avait l’éclat d’une lueur de désir dans ses yeux,
Manifestant une insatiable soif d’ambition-
Rien, si ce n’est le Pouvoir, ne pourra nous sauver, Camarade Kanon,
Car, aujourd’hui, nous ne sommes que les rouages d’une machine machiavélique,
Et, je ne peux me résoudre à subir éternellement le jeu des politiciens-
Freinant son propre élan-
Mais, peut-être, qu’en tant que conseiller commercial,
Tu perçois les choses différemment,
Le Commerce sait tirer des bénéfices de toutes les circonstances, n’est-ce pas ? »
Il porta à ses lèvres une coupole de saké qu’il embrassa, puis consomma cul-sec.

Il y avait dans ces graves paroles bien des sous-entendus, notamment, à ce qui semblait être, deux désirs obsessionnels : obtenir assez de pouvoir pour s’affranchir de sa condition actuelle et celle de se soulever contre ses asservisseurs. Ceci dit, un élément faisait à chaque fois entrave entre ces dits-désirs et lui-même. L’éducation bushi reçu au sein du Clan Nagamasa, dont il était partiellement issu. Il se ressaisît, faisant taire ce tumulte émotionnel prompt à jaillir sans crier gare. L’instant n’était pas propice à de telles réflexions.
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Sam 21 Oct 2017 - 17:20



La candeur des passants se mouvant alentour, étant bien loin des affres des l’affaire liées aux atrocité de ce monde. Contrastant avec la gravité de la conversation qui s'instaurait entre les deux hommes maniant les arts des ombres liées au monde obscur. La palabre qui avait débuté le plus simplement possible comme simple discussion autour d'une table, s'était dangereusement rapprochée d'une boutade verbale exposant idées soulevant de dangereuses pensées. Monstration d’idéaux dans la manducation n'était peut être pas des plus avisé. Au moins, cela changeait des discussions ordinaires que tous s'aimaient à instaurer comme pierre angulaire autour de leur petite routine quotidienne. Rah ! Kanon ne le laissait paraître, mais les politesses et autre phrases codifiée l'énervait de tout son être. Pourtant, pour ne point paraître asocial, il était bien obligé d'user de ces adages. Le sempiternel « Bonjour, comment allez vous en cette belle journée ? » rencontrant l'habituel « Ça va bien, je vous remercie. Et vous ? », avait le don de lui hérisser le pelage -heureusement lui faisant défaut-, mais ce code s'ancrer dans le marbre, depuis l'origine de la civilisation. Répondre une vérité aurait été se stigmatiser à jamais. Comment tout le monde pouvait aller bien ? La mascarade était évidente sur la langue de tous. Bien conscient de la souffrance et de la dissonance cognitive de chacun. L’aliénation de tous, dans ce siphon happant leur essence primordiale en de simples réponses préparée à l'avance et monopolisant les babillages. Même conter fleurette à une demoiselle revenait à presser son cœur afin d'en extraire une liqueur ne pouvant être que placebo qui semblait bien loin de la véritable ambroisie de la réelle quintessence éprouvée.

Kanon, légèrement pensif, se mithridatisait de ces fantasmagories  du commun des mortels. Mais n'utilisait-il pas ces facéties viciées lui aussi ? S'abreuvant du péché. Le clan à la nitescence azurée, dont il était l’héritier, était dans ses fondements bien indifférents aux farces se présentant dans ces mondes hérétique. Une seule chose comptait pour ces dragons, n’éprouvant aucune once de pitié pour la faiblesse éparpillée aux quatre coins des contrées. Mais due à l'exode de quelques uns des siens, le voilà maintenant sous des lauriers patriotiques. Devant se plier aux ordres incombant à son titre. Triste monde tragique d'une facette empirique. L'objectif escomptait demeurait aux lointain, comme mirage inatteignable des plus cavaleur et diabolique. Un jour, pourtant, l'impériale regalia serait entre ses griffes pour toujours et à jamais.

Écoutant les paroles de l'Iwajin, sans sourciller à ces idées diabolique, revêtant l'esquisse d'un Makimono machiavélique, Il termina le mets qu'il dévorait en restant élégant. Ne sourcillant point un instant, de ces mots formant une ombre anarchique planant au dessus du conteur narcissique.

« Les dirigeants ne sont jamais étrangers aux situations où guerroyer résulte. » -dit-il, l'air évasif- « Le pouvoir amène à vouloir toujours plus de pouvoir. Ce cycle est dans la nature humaine depuis la nuit des temps. » -affichant un léger sourire malhabile- « Le commerce sait effectivement tirer partie des guerre. Je ne peux pas objecter cet axiome » -avouant sans objecter cet état de fait-

Kanon prit le thé, encore fumant, qu'il avait déposé  sur la table invraisemblablement à sa gauche, sans y toucher aucunement jusqu'à maintenant. Portant le verre jusqu'à ses lèvres, il prit une gorgée, avant de le reposer.

« Ce colloque fut intéressant. Malheureusement, j'ai du travail qui m'attends. Mais vous savez tout comme moi, qu'il suffit qu'un seul rouage ne suive plus la partition réglée comme du papier à musique, pour faire s’effondrer l'harmonie de toute machine symphonique. En bien ou en mal, les deux sont possibles. Mais le fil du temps tiens malheureusement à jouer de sa force pour revenir comme jadis. » -concluant sur une vision bizarroïde des choses-

Terminant la conversation sur une note assez imagée. Quand bien même, le personnage se tenant devant lui semblait aussi renard que sombre était la nuit, il apprécia sa compagnie et cette éphémère mais palpitante argutie.

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Dim 22 Oct 2017 - 13:22
L'appétit vorace des débuts de cet entretien riche en palabres était en train de s'assouvir. Mais, qu'est-ce qu'un bon repas, sans un bon dessert ? Les deux allaient de pair, pour une satisfaction totale. D'ailleurs, à ce propos, Enkeï retira ses bras de la table tout en échangeant un regard complice au serveur qui s’attelait à servir et débarrasser les multiples tables. Un travail des plus éprouvants aux heures où le flux du passage était le plus fort. Ce regard complice lui indiquait donc qu'il avait terminé et qu'il pouvait voir arrivé la dernière étape de son repas. Il lui fallut attendre quelques instants, au cours desquelles la discussion se faisait entre lui et son homologue, avant que son dessert tant attendu ne lui ait été servi. Ils avaient refaits le monde tout deux ou plutôt une partie, celle qui du moins les concernaient tous deux. Discuter des derniers faits récents, des enjeux économico-politiques, de ce groupe déserteur, n'était pas sans risque mais ils avaient su se faire discret et dissimuler leurs mots, certes dangereux, dans le brouhaha ambiant du restaurant.

Enkeï eut un léger sourire, lorsque son interlocuteur s'était prononcé, donnant son avis, sa position, son regard vis-à-vis d'une éventuelle quête de puissance. Une quête grugeuse, qui mènerait tout individu à sa perte. C'était certainement vrai, peut-être même vrai tout court, mais qui aurait recours à de tels moyens sans justificatifs ? À moins d'être aveuglément avide et le demi-nagamasa ne se sentait pas être purement et simplement vil à ce point. Le pouvoir, dans ce monde shinobis, était une nécessité, mais Kanon, avait tout de même raison quant à sa dangerosité. Au cours des siècles derniers bien d'illustres noms, frappés par la fatalité, durent eux aussi, avoir recours à cette voie destructrice. Certains assumèrent, d'autres le regrettèrent amèrement. Pourtant, malgré une transmission de cette sagesse, issue de nombreuses erreurs, de ces siècles passés, les mêmes drames se reproduisent encore et encore dans les générations futures. Peut-être, était-ce tout simplement une tendance naturel chez l'être humain et qu'il fallait tout simplement l'accepter, au même titre que ces autres traits, bons ou mauvais, qui le caractérisait.

Le temps filait à une allure folle, Kanon en semblait préoccupé, le travail semblant l'appeler. Ils finirent après quelques salutations chaleureuses par se quitter, peut-être se retrouveront-ils à nous ici, dans ce restaurant qu'ils apprécient au fond tous deux ? C'était la fin d'après-midi, le ciel prit cette teinte orangée à l'approche du crépuscule. Il marcha à nouveau au milieu d'une foule ravis par cette délicate journée, l'humeur générale semblant être à la joie. Quelques pas au sein de cette masse humaine, avant de disparaitre, comme de coutume.
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