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En bonne compagnie [Itagami]


Dim 15 Oct 2017 - 14:56
Une ascension fulgurante. C’est comme ça que je vois ma carrière à Kumo. J’avais déjà plus de vingt-cinq ans quand je suis arrivé ici, et maintenant à trente-trois ans, je suis Jônin et en plus Taicho. Qui aurait-pu penser qu’un orphelin d’Ame no Kuni, qui a dû endurer les souffrances en tant qu’esclave et la dangerosité d’une carrière de bandit pouvait un jour prétendre à cela ? Bonne question. En tout cas, j’en suis l’exemple vivant. Bon, je n’étais pas non plus l’homme le plus important et puissant de ce village, mais j’étais pas très loin derrière cet homme qui est d’ailleurs mon meilleur ami, Metaru Shuuhei. Ça me faisait encore bizarre de me dire qu’il était devenu le Raikage du village. Mais je devais pourtant bien m’y habituer. Je n’avais pas vraiment le choix. J’étais vraiment content pour lui, il le méritait plus que n’importe qui dans le village. Mais il y avait une chose qui me dérangeais avec sa nomination. C’était assez simple d’ailleurs. Je ne pouvais plus passer autant de temps avec lui qu’auparavant. Avant, on pouvait passer nos journées à picoler au bar, à parler de tout et n’importe quoi, à draguer à tout vas. Maintenant, c’est fini. Lui, il est fiancé, moi, je suis devenu père. Et tout ceci est arrivé en seulement six mois.

J’avais beaucoup plus de temps pour moi il faut dire. D’ailleurs, mon nouveau projet avance petit à petit. J’ai déjà un fil directeur de mon histoire. Certains diront que je fais dans la simplicité, mais pour moi, c’est bien plus que ça. Au lieu d’écrire un livre sur ma vie, j’avais décidé de raconter la vie de quelqu’un d’autre. En plus, ce personnage était bien réel, bien qu’il soit pour toujours, enfin je pense, dans un état végétatif. Je me sentais responsable du sort de ce gamin, Kahei, le petit frère de Shuuhei. Et donc, à son honneur, j’ai décidé d’écrire sur lui. Bien-sûr, dans mon livre, il ne sera pas destiné à vivre pour toujours dans une chambre d’hôpital. Non, la, il sera le plus grand ninja de tous les temps. Mais j’étais encore loin d’avoir accompli mon œuvre. Il va me falloir beaucoup de temps j’imagine, et je vais avoir besoin de beaucoup d’inspiration pour y arriver, enfin, je ne me fais pas trop de soucis là-dessus. Après avoir passé donc la journée à griffonner, il était temps de faire une pause. Je pouvais très bien aller me promener en ville, pour profiter du beau temps, ou bien aller boire un verre en terrasse, pour mater les jeunes filles en tenue légère. J’avais quand même pas mal de choix. Puis, je me suis souvenu d’un endroit qui me faisait vraiment envie à l’époque où je n’étais pas encore le Taicho de Kumo. C’était les bains privées, destinés à une petite partie du village, les plus riches ou les ceux de bonne naissance. Avec mon nouveau grade, je pense que je pouvais m’y rendre sans me voir refuser l’accès. En plus, c’était une idée parfaite. Je vais pouvoir me détendre dans les eaux chaudes, je dois dire que mes cicatrices à l’abdomen me picotent légèrement depuis quelques jours et l’eau chaude ne pourra faire que du bien.

Il me fallut quand même plus d’une bonne heure avant de me rendre à l’endroit prévu. L’établissement était à l’abris des regards, tout en étant dans un cadre idyllique. Il y avait une vue sur les montagnes de Kaminari qui était à couper le souffle. Quand je me suis retrouvé à l’accueil, j’ai pu sentir que la plupart des regards étaient dirigés sur moi. C’était assez troublant d’ailleurs, mais je peux le comprendre aussi. Un balèze de deux mètres de haut, avec une balafre sur le visage et une canne pour s’appuyer, c’est assez choquant. Je me suis donc ensuite approché de l’hôtesse, qui avait d’ailleurs les yeux grands ouvert.

« Bonjour, j’aimerai avoir un accès au bain mixte s’il vous plaît. Et non, je n’ai ni de réservation, ni d’argent pour vous payer. Par contre, mon grade et mon identité devrait suffire pour avoir le droit à toute les prestations possibles ici. Je suis le Taicho de Kumo, Kizuato Daisuke. »

J’aimais dire ça, que j’étais le Taicho du village. Je ressentais une fierté à chaque fois que je le disais. En même temps, c’est bien normal, je ne vais pas me priver de mes privilèges. Très rapidement, la dame me salua respectueusement, avant de m’accompagner vers un vestiaire pour homme. Elle me donna tout ce dont j’avais besoin, puis me laissa seul pour me changer, rajoutant avant de partir que si j’avais le moindre souci, d’aller la voir directement. Parfait, je vais pouvoir enfin me détendre. Après mettre dénuder et avoir mis ma serviette, j’ai donc commencé à me rendre au bain mixte. Mais, avec mon sens de l’orientation légendaire, je me suis vite perdu. En même temps, tous les couloirs se ressemble ici. J’ai l’impression de tourner en rond depuis tout à l’heure, et impossible de mettre la main sur la dame de l’accueil. C’est alors qu’une jeune femme blonde, portant elle aussi la serviette sur tout son corps, apparu dans le couloir. Parfait, je vais pouvoir enfin demander mon chemin.

« Excusez-moi madame ! C’est la première fois que je viens ici et je me suis perdu dans les couloirs. Je cherche le bain mixte, est-ce-que vous pouvez m’indiquer où il se trouve s’il vous plaît ? »


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Lun 23 Oct 2017 - 16:16
Modéliser des créations en métal n’était en général pas bien compliqué, la plupart du temps il s’agissait d’une activité de quelques minutes, le reste n’était que fioritures ; décorations, pré entretient et un certain travail d’affutage des lames, ou Shuriken lorsqu’il s’agissait de matériel de combat. Utiliser le chakra pour les créer ou autre n’était en soi devenu pour moi qu’une simple routine, ceci dit, un client avait quand même réussi à me rendre la tâche plus pénible qu’à l’accoutumée.
Celle-ci me venait d’un Samouraï du pays du fer, ladite commande n’était pas pour lui, mais pour en faire don à son seigneur, l’armure que ceux-ci se passaient de génération en génération avait fini par atteindre le point de non-retour en question d’ancienneté, le métal était oxydé en plusieurs points, le bois en partie pourrit par endroit et je ne parlais pas des quelques attaches qui étaient censées retenir les différentes plaques de l’objet. En résumé c’était une véritable loque dont la vue hérisserait le poil de n’importe quel connaisseur, ou forgeron. D’autant qu’en plus de tous ces défauts, l’objet était trop petit pour son actuel détenteur, un individu planchant dans les deux mètres quinze… la précédente étant définitivement perdue et obsolète, elle m’avait été envoyée pour maintenance certes, mais elle allait rejoindre sa consœur en tant qu’objet de collection pour la famille concernée. C’était plutôt la deuxième partie de la commande qui me posait problème, ladite consoeur. Faire une armure adaptée au nouveau chef, mais bien plus robuste que la précédente ; j’avais prévenu qu’à cela s’ajouterait un nombre non négligeable de contraintes, mais tel était son choix…

Voici donc que je planchais sur cette armure depuis un peu plus de quatre jours, ce qui me ralentissait tant ? Rendre cette création plus solide que toute armure lambda, le travail était doublé, voire triplé et la consommation de chakra aussi. J’utilisais deux à trois fois plus d’énergie pour réaliser des prouesses métallurgiques sur cette armure, à savoir créer des pièges de taille et d’apparence normale, mais avec une quantité de métal trois fois supérieur en compressant au maximum ledit objet. Ça faisait des pièces si lourdes et compactes que la moindre erreur à la conception pouvait parfois demander plusieurs heures de retouches et de forcing pour pouvoir les modifier comme je l’entendais.
Je m’étais donnée une semaine pour la faire, mais était heureuse de constater qu’il ne me restait que les plaques des jambières et les différents rivets qui allaient soutenir tout cette composition. Qui plus était pour aujourd’hui venait le moment de la pause ; fatiguée, les réserves de chakra basses et les muscles tremblant encore sous l’effort qu’ils avaient fourni aujourd’hui, j’étais exténuée, mais surtout en sueur.

Depuis que je travaillais sur ce projet, sous les conseils avisés d’une amie, j’avais développé une petite routine ; routine consistant en le fait de ne pas prendre un simple bain au domaine, mais profiter des capacités hautement dégénératives qu’offrait un Onsen. Comme celle-ci me l’avait assuré, ces sources géothermiques étaient le parfait mixe de minéraux qu’il me fallait, l’eau chaude e la vapeur forçant les pores à s’ouvrirent et à se nourrir de minerais quelle contient…
Un sourire niais sur le visage, l’air rêveur alors que je m’imaginais déjà me détendre dans ce bouillon de santé, je traversai d’un pas rapide la ville pour rejoindre les bains publics réservés à la haute : ils n’étaient finalement pas si publics que cela, mais c’était un détail.

En arrivant, je saluai la réceptionniste qui en quelques jours était devenue une amie puis m’installai dans la salle d’attente qui y avait été aménagée. Oui il s‘agissait d’un bain public, mais j’avais toujours du mal à accepter de devoir prendre un bain avec nombre d’inconnus j’attendais donc toujours une certaine heure que nombre de clients quittent le secteur. Ceci dit… ça n’empêchait pas mon imagination de divaguer en imaginant comment cela se passerait si je faisais irruption en petite tenue dans les vestiaires des hommes par exemple… … …
Quelque minute plus tard, après un rapide passage aux vestiaires… DES FEMMES BIEN SURE et pris la route pour le bain mixte. Oui, le Mixte, l’Onsen avait été aménagé dans un bassin assez large en extérieur, mais pour le bain mixte uniquement. Quelque part ça se tenait, ne voulant léser ni les hommes, ni les femmes, la propriétaire avait bâti son établissement de sorte que l’un comme l’autre puisse en profiter, mais pour cela il fallait définitivement respecter la règle de « non » à la pudeur et partager équitablement ce dont de la nature entre humain et non genre d’humains… et bien entendu j’avais toujours triché, puisque j’attendais toujours que cela se vide avant de m’y installer. Les yeux fermés fredonnant une des tontines que je chantais à Kuu chan, je progressais vers mon petit paradis personnel lorsqu’une voix rauque m’arrêta.

- Hein… Me figeai-je sur place en l’entendant, vérifiant immédiatement que ma serviette couvrait bien mon buste.

Il s’agissait d’un homme, un individu assez grand et bien… très bien bâtit qui ressemblait à tout, je dis bien tut sauf un noble. Une cicatrice semblait balafrer la totalité de son visage, alors qu’une autre elle parcourrait son abdomen, mon regard s’y arrêta d’ailleurs un instant, obsédé par une question que je n’arriverais probablement pas à décrocher… avait-il essayé de se hara-kiri ? Rien qu’elles me le disaient déjà, il s’agissait d’un vétéran. Mais… l’endroit me semblait DÉFINITIVEMENT mal choisi pour faire une rencontre et taper la cossette.
Quelque peu désappointée, je gardai le silence encore quelques secondes avant de me rendre compte du point auquel je lui manquais de respect à le dévisager de la sorte. J’aurais bien voulu essayer de lui faire faire demi-tour, mais si la propriétaire l’avait laissé rentrer… ce ne devait certainement pas être n’importe qui.

- vous êtes juste devant la porte. Fis-je en lui indiquant la porte devant laquelle il se trouvait, certes il fallait lever les yeux pour voir l’inscription, mais je me demandais surtout comment cet homme aux airs de parrain de la mafia avait réussi à s’égarer…

Bien, j’allais devoir attendre encore une demi-heure… telle fut ma pensée avant que celui-ci n’ouvre la porte et attende que j’ouvre la voie ; ravalant mes ressentiments, j’acceptai l’invitation et fini par le devancer dans la pièce dégageant un sentiment de nostalgie. Le lustre au plafond était couleur or avec des apparats de verre, les murs en planche de bois verni et le sol jalonné de galets de pierre correctement disposée jusqu’au bain. C’était quelque pas après le bain, que l’on pouvait distinguer l’onsen, en plein air, mais entouré par des formations rocheuses, et un nombre considérable de pièges contre les éventuels voyeurs.
Comme la coutume le voulait, je pris place à l’un des tabourets disposés pour nous permettre de nous laver avant de passer quelques minutes dans le bain puis l’Onsen. Une fois assise, je vérifiai une fois encore que je donnais dos à l’invité du jour avant de résigner à me débarrasser de ma serviette :

- J’y pense, je me nome Itagami, Metaru Itagami, excusez mon impolitesse, je ne me présente que maintenant. Fis-je en savonnant une éponge de fer que je m’étais créé à l’instant. Bien sûr que non ma peau n’est pas aussi dure que ça, le métal utilisé était mou et n’avais actuellement rien à envier à un gant de bain classique. Seriez-vous d’une des milices de Kumo ? Par milice j’entendais là le corps shinobi, policier ou traqueur instauré dans le village.
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Lun 30 Oct 2017 - 19:05
J’attendais. J’étais debout, avec ma serviette au tour de la taille, attendant que la demoiselle m’indique la direction à prendre pour rejoindre les bains mixtes. Le silence était pesant. Au début, la jeune femme me regarda de haut en bas, comme si elle n’avait jamais vu un homme musclé avec des cicatrices de sa vie. Je ne suis pas une bête de foire pour tant. Je ne suis qu’un simple bonhomme qui porte sur lui les stigmates d’une vie bien remplie. Il est vrai que ma musculature était impressionnante, ainsi que les cicatrices sur mon visage et mon abdomen, mais ce qui pouvait être plus impressionnant, c’était ma taille. Je suis un des géants du village, peu de personnes rivalise avec ma hauteur. Je fais plus de deux mètres de haut, et encore, c’est approximatif. Je ne sais même pas ma taille exacte. Mais en tout cas, je pouvais comprendre le regarde de la jeune blonde. Finalement, comme si elle venait de sortir d’un rêve, elle m’indiqua enfin le chemin. Enfaite, j’étais tout simplement devant la porte qui menait aux bains. Mais je n’avais pas fait attention à l’inscription juste au-dessus. Comme quoi… j’ai vraiment un sens de l’orientation médiocre. Je pourrais me prendre dans mon salon je suis certain. En tout cas, c’était bien aimable de la part de la jeune femme de me montrer le chemin.

L’intrigante petite blonde ouvrit la porte en première pour passer ensuite de l’autre côté. J’ai donc suivi, pour au final me retrouver dans une pièce bien atypique. Le décor était splendide c’est vrai, mais c’était vraiment trop ‘’cul-cul’’ pour moi. Je m’attendais à quelque chose de simple, mais c’était tout l’inverse. Il est vrai aussi que je ne me trouve pas dans n’importe quelle source thermale de Kumo. C’est la plus prestigieuse et il est donc normal de voir ce genre de décoration à l’intérieur, mais pour quelqu’un comme moi, c’est beaucoup trop. Comme un gamin, je suis resté la tête penchée vers le haut pour admirer le plafond, avant de comprendre que je devais peut-être arrêter ça et me rendre aux tabourets pour faire ma toilette. J’avais l’impression de faire tâche dans un endroit si raffiné. Je me suis donc installé dos à dos à la jeune blonde. Même si l’endroit était mixte, je ne pouvais pas faire n’importe quoi. Je devais respecter l’intimité de chacun et surtout chacune. Tout comme la jeune femme faisait, j’ai commencé à gratter mon corps à l’aide d’une éponge qui n’était pas de première jeunesse. Alors que j’étais déjà dans mes pensées, je pu entendre quelqu’un me parler. Vu que j’étais retourné, je ne pouvais voir le visage de mon interlocuteur, mais à la voix, j’ai pu reconnaitre la jeune blonde de tout à l’heure. Elle se présenta à moi, et me donna son identité. C’était une Metaru du nom d’Itagami. C’était la première fois que j’entendais se prénom alors que je connais la majorité du clan. Comme quoi, je ne peux pas connaître tout Kumo non plus. Ensuite, la Metaru me demanda si je faisais partis d’une des milices de Kumo. Elle avait l’air curieuse comme jeune femme, je vais pouvoir avoir une vraie conversation, ça va me changer de Misako…

« Je suis moi-même impoli, je ne me suis pas présenté. Je me nome Kizuato Daisuke. Et effectivement, je fais bien parti d’une des milices de Kumo. Je suis dans la Police plus précisément. »

Ça faisait du bien de parler avec quelqu’un qui ne connaissait ni mon nom ni mon grade. D’habitude, je sens un certain respect moqueur par rapport à mon statut dans le village quand quelqu’un me reconnait. Là, je peux me sentir libre, sans à me soucier de qui je suis. Après, peut-être que mon nom lui dira quelque chose, mais j’ai un doute. En général, on me reconnait surtout à ma balafre sur le visage. C’est un de mes surnoms, le balafré. Ça ne me dérangeait pas que l’on me nome ainsi. Mais alors que j’étais en train de gratter mon corps avec l’éponge, j’ai fait tomber celle-ci sans faire exprès. Elle s’est retrouvée juste derrière moi, et j’ai donc dû me retourner pour la récupéré. J’ai donc eu le droit de tomber nez à nez sur le magnifique dos d’Itagami, et je dois dire qu’elle a une très belle chute de rein. Mais ce qui me choqua le plus aux yeux, c’était le tatouage qu’elle avait dans le dos. Je n’avais jamais vu quelque chose de semblable auparavant. Un triangle pointé vers le bas lui-même dans un rond. Bizarre. Après avoir récupéré mon éponge, j’ai ensuite insisté une dernière fois sur le frottage avant de me lever à nouveau et de remettre ma serviette sur la taille, toujours dos à dos avec Itagami.

« Dites-moi, vous êtes forgeronne comme le veut la tradition ? Je ne vous ai jamais vu à la raffinerie, pourtant, dieu sait que je m’y rends souvent. »



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Dim 5 Nov 2017 - 12:18
Kizuato Daisuke, ainsi s’était présenté mon hôte de ce soir ; comme je l’avais deviné, ces cicatrices étaient bien des blessures de guerre, ou plutôt d’affrontement avec d’autres shinobis vu qu’il s’agissait d’un membre de la police de kumo et pas des moindres. Il me semblait bien avoir entendu parler d’un individu dont la taille défiait de nombreuses mesures était au moins aussi compétant qu’il était grand. Chose marrante avec le « balafré » était qu’il était après Shuuhei, l’un des visages d’autorité les plus respectés du village de nuages ; puisqu’il s’agissait du chef de la police. Tournant légèrement la tête, je m’arrêtai avant de ne serait-ce que percevoir son ombre ; combien de règles de bienséance annihilerai-je en poursuivant cette inquisition ?
La réputation du chef de la police l’avait précédé et bien des bruits de couloir courraient à son encontre ; fort heureusement la majorité était positifs, il s’agissait surtout d’exclamation sur ses compétences et la manière dont il surclassait ses opposants. Nombre de Metaru officiaient dans la police et nombre d’entre eux ne tarissaient point d’éloges à son sujet. Ainsi donc était l’homme qui comme bien d’autres avait offert son de son sang et de son être lors de l’assaut de Shito. Baissant la tête j’eus un sourire, combien de fois m’étais-je dit que mes frères et cousins exagéraient en évoquant cet individu.

*il est aussi grand et terrifiant qu’un ours… ! Il a créé une forêt pour abattre toute une organisation de bandits ! Daisuke sama à déjà créé un arbre si grand qu’on aurait dit qu’il atteindrait la lune…* heureusement ce dernier était bien exagéré, il faut dire que celui qui avait proféré cette aliénation avait beaucoup levé le coude le jour en question.
Mais oui, maintenant je pouvais enfin mettre un visage sur la légende qui naissait autour du chef de la police. Et sur le point auquel son sens de l’orientation était catastrophique, faire face à ce que l’on cherche sans s’en apercevoir, il fallait quand même le faire… * Il se perdrait sur une ligne droite ! * Hum… cette allégation avait peut-être des chances d’arriver après tout.

– Comme vous le dites vous-même, chez les Metaru c’est une véritable tradition. répondis-je à la question de mon interlocuteur. J’espère ne pas paraitre trop vantarde de m’estimer dans le top trois ou cinq des forgerons du pays, mais il est vrai que je n’aime pas travailler à la raffinerie. Précisai-je alors que je frottais encore un peu mon corps et ses éventuelles zones d’ombre pour être sûr de rien oublier. l’endroit y est bien souvent trop bruyant, les autres aiment discuter en travaillant, mais je trouve que cela apporte bien moins de sérieux à un travail qui en nécessite une bonne dose. Finis-je en me redressant, après m’être rincée, m’assurant de porter ma serviette dans le même temps. Du coup je me sers plus de la raffinerie pou stocker mes travaux, ou pour certaines finissions... Comme je devrais le faire pour cette armure de samourai... Il me semble que Shuu… heu, Nidaime sama avait l’habitude de travailler seul aussi, du moins avant que ses actuelles obligations administratives ne l’éloignent de son métier. Repris-je l’air pensive, me rappelant du cœur que ce grand dadais savait mettre à l’œuvre lorsqu’il le fallait.

Je me retournai brièvement pour constater que, l’homme ours s’était aussi redressé, près à profiter du bain. Poussant un soupir, j’avançai vers le bassin, puis le dépassai, me dirigeant vers ce qui semblait être un mur de font avant de tirer sur la porte coulissante que s’était en réalité, laissant découvrir la surprise de ce bain mixte, un Onsen en plein air, présentement totalement vide.


- Vous n’êtes pas sans savoir que nombre de Metaru font partie de la police de la brume. affirmai-je en descendant dans l’Onsen, hésitant encore à respecter la loi de ce dernier. Votre nom est plutôt connu Kizuato san… je progressai jusqu’à une roche décorative du bain et m’en servi comme pseudo couvert pour y poser ma serviette et m’y adosser, donnant de nouveau dos au Jônin mais laissant paraitre mon dos par-dessus la roche. J’espère que mes frères et cousins ne sont pas trop compliqués à diriger… je ne suis moi même que Genin dans le corps des ninjas et ai l’habitude de travailler en solo en tant que métallurgiste… je n’ai donc jamais vraiment eu à diriger un groupe… qu’est-ce que cela fait d’être à la tête de tout ce beau monde ? Fis-je le regard rivé sur l’eau un faible sourire aux lèvres me demandant si sa réponse me permettrait de mieux comprendre la pression qui pèse sur Shuuhei, à la fois Chef de clan et Raikage… qu’est-ce que cela fait d’être responsable de tant de vie, et surtout de la sécurité de Kumo gakure ? Il fallait aussi dire que c’était grâce au dur travail de la police qu’il y avait si peu de voleur au sein du village des Nuages... n’est-ce pas trop de stress à gérer ?

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Enceinte de 4 Mois 1/2

[ Merci pour le Kit <3 ]
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Lun 4 Déc 2017 - 22:23
En tant que bonne Metaru, elle était donc forgeronne. Et je n’avais pas devant moi une femme qui faisait ce métier par défaut, selon ses dires, elle avait les capacités pour être une des meilleures forgeronnes de tout Kaminari. Cependant, elle ne pourra jamais détrôner l’incroyable Shuuhei. Ce gaillard est vraiment incroyable pour forger. Jamais ne quelqu’un pourra le dépasser, enfin, de son vivant j’imagine. Elle n’aimait pas travailler dans la raffinerie… je comprends, c’est tellement bruyant, il y a de quoi finir sourd très rapidement.

« Shuuhei travailler seul ? Ah oui, je sais pourquoi, c’est parce qu’il avait trop b… euh, parce qu’il devait être souvent sollicité quand il avait du temps libre, alors, il avait sûrement besoin de s’isoler au travail. »

J’ai failli dire une connerie moi… La jeune femme se leva après avoir fait sa toilette, et se dirigea vers la porte menant aux bains. Je l’ai donc suivi, tout naturellement. Je pense qu’elle devait être assez intimidé par ma corpulence, ce que je peux comprendre. En tout cas, je faisais tout pour ne pas admirer sans cesse son corps bien foutu. Je n’ai pas envie de passer pour un pervers dès le début. Les bains étaient en extérieurs, et j’ai eu un coup de froid avant de décider de rejoindre Itagami dans l’eau, qui elle, avait fait le premier pas.

Elle me rappela par la suite que bon nombre de Metaru était présent dans la police. En effet, c’est en autre la décision de Shuuhei à la création de la police. Certains Metaru n’avaient pas forcément envie de devenir forgeron. Et étant donné que la plupart des membres de ce clan sont des bons combattants, ayant un sens de l’honneur remarquable, le poste de policier était donc tout trouvé pour eux. Itagami m’avoua ensuite que mon nom était assez connu dans le village… première nouvelle. Je savais que j’avais une certaine reconnaissance aux seins des élites du village, mais je ne savais pas que je pouvais être connu par une jeune femme qui pratique l’art de forger les métaux.

« Oh, vous savez, j’ai toujours eu un lien spécial avec les Metaru. En effet, je connais Shuuhei depuis plusieurs années, et j’ai noué des liens avec les membres de votre clan. C’est comme une grande famille pour moi, et je n’ai aucun mal à me faire respecter, malgré le caractère parfois exécrable des Metaru… »

C’est vrai. Pour moi, les Metaru étaient une seconde famille, ou plutôt, la famille que je n’ai jamais eue. Je suis tellement sorti avec Shuuhei quand nous n’étions que de simples ninja… j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois ses parents, je les connais bien, tout comme son petit frère Kahei. Je suis totalement familier à leurs présences dans le village.

« Je prends mon métier très à cœur. Je ne sens pas vraiment de pression sur mes épaules. C’est Shuuhei qui m’a nommé Taicho. Je respecte son choix, et je fais en sorte de lui rendre la confiance qu’il a fait envers moi. Kumo est mon village d’adoption, je ferais n’importe quoi pour protéger ses habitants. »

Bon je dois l’avouer, j’en ai peut-être un peu rajouté. Mais en gros, c’était ce que je pensais de mon rôle de Taicho et de mes envies. Après, il y a certaines choses que je garde pour moi. J’étais en pleine réflexion sur ce que je venais de dire, puis, je me suis retourné naturellement pour observer une nouvelle fois le dos d’Itagami. Le symbole qu’elle arborait… je le trouvais étrange. Ce n’était vraiment pas anodin de voir un tatouage du genre.

« Mais dites-moi Itagami… Sans vouloir vous offenser, qu’est-ce que vous avez dans le dos ? Enfin, qu’elle est la signification de ce tatouage ? Je n’ai jamais vu quelque chose du genre auparavant. »


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Ven 8 Déc 2017 - 8:47
Je faisais trempette depuis moins de cinq minutes que je sentais déjà mon corps se décontracter de lui-même. Bénies soient les personnes qui dans leurs recherches avaient mis la main sur ce coin de paradis, laissant l’eau empoter la tension, comme mes chairs elle-même semblait l’évacuer dans ce flux de minerais, je poussai un bref soupir et pris une position plus confortable pour profiter de la source. J’avais gardé les yeux mi-clos en tachant de rester concentrée pour écouter les réponses du chef des forces de l’ordre de Kumo.
J’eus un sourire amusé en l’entendant répondre de mon affirmation vis-à-vis de Shuu, entendant sa phrase et connaissant le personnage, j’en déduis qu’il n’avait jusque alors pas arrêté de lever le coude ; quel qu’était l’activité ou l’occasion, notre kage aux cheveux platine trouverait certainement matière à trinquer, et continuer de picoler jusqu’à ce que les bouteilles soient toutes vides… je dois avouer m’être à plusieurs reprises demandé comme il faisait pour éviter le coma éthylique…

Ceci dit, la connaissance de ce détail de la personnalité de mon ex me permettait de définir au moins une chose, Daisuke san et ce dernier devaient être particulièrement proches. Shuu savait sauvegarder les apparences tant que c’était pour un bien commun. Il s‘en était passé un temps avant que ma famille et moi ne rejoignions Kumo et depuis que nous nous étions séparés… ce devait probablement être l’une des connaissances qu’il s’était faites en arrivant ici.
Ses liens avec Shuuhei, lui avaient finalement facilité les choses pour connaitre les Metarus, à moins que ce ne soit l’inverse. Chose marrante il n’était pas impossible que celui-ci connaisse mon clan mieux que moi. Nous avions toujours vécu en marge de la société, les relations de père avec le Daiymio le poussaient à voir les choses… sous un tout autre angle, et par répercussions moi aussi, du moins en quelque sorte. M’approcher d’eux, apprendre à les connaitre, etc etc. tout ceci ne m’avait jamais véritablement paru nécessaire.

- Vous semblez être très proche de lui… finis-je par dire avec un timbre joyeux. je suis heureuse qu’il ait trouvé quelqu’un sur qui compter, en dehors du clan… Ajoutai-je par la suite avant de rentrer dans les détails.

Les gens ont facilement tendance à oublier que la personne leur venant en aide pouvait avoir elle aussi besoin de repos, d’attention, ou même d’aide de leur part. C’était cette partie du rôle de chef de clan que j’exécrais, mais à la fois comprenais ; Shuuhei devait se rendre disponible pour presque tout un chacun, résoudre leurs problèmes, conflits, mésententes… arbitrer certains de leurs débats et même les assigner à certaines tâches… rôle de Kage mis à part.
En même temps vu le lascar il y avait beaucoup de ses obligations principales les plus « chiantes » qu’il avait délégué çà et là à des membres de confiance ou à des anciens… Mais ne serait-ce qu’imaginer quitter sa chaise d’ombre de la foudre pour venir prendre place dans celle du chef de clan pour globalement la même chose devait être un véritable cauchemar…

- C’est pour ça que je suis heureuse qu’il vous ait rencontré. Repris-je en tournant légèrement la tête dans sa direction sans plus pour le moment. Je continue de prendre mes repères dans ce village, comme tout Metaru j’y suis fortement liée, et comme vous je pense pouvoir faire et sacrifier beaucoup pour les habitants des nuages… Fis-je le regard tourné vers le ciel, un faible sourire sur les lèvres, et un soupçon de nostalgie dansant dans ma poitrine…

- Après, je peux vous affirmer avec certitude qu’il a placé beaucoup d’espoirs en vous Daisuke san... Je le connais... et croyez-moi je suis sincère. Repris-je en baissant le regard, contemplant mon propre corps à travers l’eau. Il lui avais tout de même confié ses frères, ses sœurs et la protection interne du village… ce n’était clairement pas donné à tout le monde ce genre de privilèges… avais-je poursuivis en marmonnant un peu, me rendant compte de l’importance de cet individu et de ce qu’il pouvait représenter pour Shuu, il y avait même des chances qu’il soit son best man pour le jour de son mariage…

- Et pour mon Tatouage… Fis-je en faisant mine d’essayer de regarder mon dos. On va dire que ça ne m’étonne pas tant que ça… Jashin sama n’est pas vraiment le genre de dieu que l’on met sur le devant de la scène... Continuai-je avec un sourire coupable.

Marquant une petite pause, cherchant bien les mots à employer, je me lançai dans mes explications, lui apprenant qu’il s’agissait d’une religion, une religion techniquement assez sombre et par moment violente. Les plus fanatiques s’adonnaient à des sacrifices humains, d’autre préféraient la torture pure et simple jusqu’à ce que leur victime en perde la raison… Nous somme beaucoup plus soft que ça ne vous inquiétez pas…. M’empressai-je d’ajouter pour ma défense.
La plupart des Jashinistes ne suivent que la voie du carnage qu’à tracé celui-ci, mais Jashin était bien plus que carnage et destruction avant que les textes n’éludent une partie de son existence et n’en fasse un dieu malfaisant… lui avais-je résumé avant de marquer une courte pause à la recherche d’un exemple concret avant de me relancer. certain des combattants les plus aguerris aiment dire « tant que l’on sent la douleur, l’on est vivant » n’est-ce pas ? C’est utilisation banalisée d’une de nos maxime. Continuai-je en m’étirant.

Arrêtez-moi si j’ai tords... on nait en causant la souffrance de notre mère qui s’en réjouit juste après, on vit en faisant des erreurs et en souffrant de leurs conséquences l’on deviennent meilleurs, puis enfin nous mourrons. Soit en souffrant avant de connaitre le repos éternel, soit en partant dans le calme et la sérénité… ceci dit, dans les deux cas, les personnes laissées derrière nous souffriront… Finis-je en me retournant prenant bien soin de garder mon buste cachés derrière le rocher que j’occupais. Mère et moi ne percevons point la douleur comme un mal, mais plutôt comme la promesse de jours meilleurs… d’où, notre appartenance au Jashinisme…


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Dim 10 Déc 2017 - 17:31
« Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis proche de Shuuhei. Je le considère comme un frère, un compagnon d’arme de toujours. Et je dois avouer que c’est plutôt moi qui ai eu de la chance de tomber sur lui. Lui, il a son clan, sa famille. Moi, je n’avais rien en arrivant à Kumo. »

C’est rare que je parle de ce que je ressens à quelqu’un. Mais je dois avouer que cette jeune femme avait les mots justes pour parler de ma relation avec Shuuhei. D’habitude, quand on parle de nous deux, c’est juste pour dire qu’on est des potes qui aiment la picole, qui aime se battre et profiter des gonzesses. Alors que nous deux, c’est vraiment plus fort que ça. Je n’avais jamais rencontré avec lui quelqu’un sur qui vraiment compter. Je m’étais habitué à vagabonder de village en village, de pays en pays avant de faire sa connaissance. C’est grâce à lui que j’aime autant Kumo aujourd’hui.

« Quand j’étais jeune, je n’avais d’attache pour rien, mais Shuuhei m’a appris le sens du mot ‘’famille’’. Cela ne se résume au final pas seulement à ses proches, mais aussi les habitants de ce grand village, qui a tellement accueilli de gens qui étaient dans le même cas que moi. Je ferais tout pour conserver cette image de Kumo, celle d’un village de tolérance et de liberté. »

Le fait qu’il m’ait nommé Taicho représente beaucoup pour moi. Après tout, je n’étais pas un ninja très sérieux avant de rejoindre la police, je passais surtout mon temps à boire et courir après les filles. J’ai eu mon grade de Jônin car j’ai de la force, aussi bien physique que mentale, mais j’avoue qu’une fois le statut de ninja d’élite obtenu, j’ai eu un moment de vide dans ma vie. Je n’étais pas vraiment prêt à avoir des responsabilités, mais au final, on s’y fait à la fin.

« Vous avez l’air de bien connaître Shuuhei. Pourtant, il ne m’a jamais parlé de vous. Vous avez une relation spéciale avec lui ? »

J’étais assez curieux sur la question. En effet, la façon dont elle parlait de Shuuhei… je trouvais ça bizarre. On dirait qu’il y a quelque chose entre eux. Peut-être qu’ils étaient ensemble il y a longtemps, ou alors ils sont de très bons amis. Je ne connais pas tout de la vie de Shuuhei, il garde une part de secret. Tout comme moi au final, mais Shuuhei d’avantage. Après m’avoir parlé du Raikage, elle me répondit sur son fameux tatouage.

Cela représentait un signe religieux si j’ai bien compris. Je ne me doutais pas du tout qu’une créature comme elle pouvait croire en un dieu. Je la pensais plutôt terre à terre. Je ne savais même pas ce qu’était Jashinmachin. Elle devait donc faire partie d’un culte ou quelque chose du genre. En même temps, Kumo est une ville qui recueille plusieurs religions, alors c’est normal de voir des pratiquants.

« Hmm… à vrai dire, je n’en ai aucune idée, je n’ai jamais connu ma mère ni même mes parents, alors j’imagine que… oui ? C’est vrai que pour quelqu’un comme moi, j’ai beaucoup de mal avec de genre de dogme. Mais je suis d’accord quand vous dites que tant que l’on ressent la douleur il y a de la vie. Après, c’est ma vision des choses, en tant que shinobi et par mon passé. »

C’est vraiment quelque chose de spéciale cette vision des choses. J’ai l’impression que ça ressemble beaucoup à du masochisme, mais de façon religieuse. Finalement, j’ai beaucoup appris sur elle, je ne pensais pas qu’une si jolie fille pouvait être attirée par ce Jashin. Je devrais plus souvent aller faire un tour du côté des sources thermales, on peut faire de sacrer rencontre.

« Et donc, c’est votre mère qui vous a transmise cette façon de penser ? Ou alors c’est de votre part ? »


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Dim 17 Déc 2017 - 1:16

Effectivement, plus il m’en parlait plus ceci me paraissait claire, Shuu et lui étaient particulièrement proche l’un de l’autre. Je ne savais trop comment avait commencé leur amitié, peut-être devrai-je le lui demander ? Ceci dit, elle semblait être partie sur de bonnes bases et s’être singulièrement développée au fil du temps.
Un sourire sur les lèvres, je l’écoutais parler de leur lien qui semblait au moins aussi solide qu’une création Metaru. Le capitane des forces de l’ordre fit une petite ellipse sur sa jeunesse, ce qu’il était avant Kumo, une coquille vide, un corps sans âme ni but… un objectif, un dessein, une raison d’être. Si père et mon professeur de l’époque s’étaient bien entendu sur une chose s’était qu’un homme avait besoin d’une raison de quitter sa couche le matin, quelque chose qui guiderait sa vie et le mettrait sur un chemin sur lequel il se développerait et deviendrait un fier individu. C’était la nature de ceci qui définissait leur affiliation, bonne, comme mauvaise, mais si même les pires criminels avaient un objectif à atteindre, ceux qui sans but errait ça e là finissaient généralement par se perdre dans la recherche de ce qui pourrait être leur idéal…

Pour lui, c’était finalement Shuu qui l’avait repêché avant de le gratifier de cette fameuse « raison d’être »… l’enchaînant à celle-ci en en faisant le protecteur du village qui l’avait recueilli. Il n’était décidément plus le même, à bien des niveaux il avait changé… s’était donc d’autorité et de responsabilité dont il avait besoin pour évoluer de la sorte. Son mariage futur avec Nora serait certainement la clé de voute pour en faire une personne aussi respectable que remarquable…
Pour le coup, s’était bel et bien de l’admiration que je percevais dans sa voix lorsqu’il parlait de son fidèle ami, s’était toute une vie que celui-ci lui avait offert, une vie, une famille, une place dans la société et un monde nouveau… littéralement. Si à l’époque en question il n’avait absolument rien, aujourd’hui pour lui chaque Kumojin était maintenant un but et chaque qu’une d’entre eux un objectif à protéger envers et contre tout… quelque part s’était une belle histoire.

Ceci dit, lorsqu’il finit par me demander la nature de ma relation avec le Nidaime, je restai un instant silencieuse, un petit sourire sur les lèvres, me contentant de regarder le reflet de la lune sur l’eau de la source. Il ne lui avait jamais parlé de moi donc… finalement mon avis sur la question était bel et bien fondé à l’époque. Mais s’était quelque chose sur lequel j’avais finis par faire la passe. Fut une époque où j’aurais probablement fondu en larme en abordant de nouveau ce sujet, sujet qui m’avait littéralement brisé le cœur, assassinant par la même occasion la gamine naïve que j’étais.
Aujourd’hui, Kuu chan avait recollé les morceaux, me permettant d’aimer à nouveau. Gardant un petit sourire sur les lèvres, je repris ma position précédente, lui donnant une nouvelle fois dos avec une pensée pour mon petit ange.

- Je suis sure qu’elle aurait aimé voir ce que vous êtes aujourd’hui, le visage de la sécurité de tout un peuple. répondis-je enfin après avoir délibérément éludé la question concernant notre connaissance commune. mais laissez-moi vous affirmer une chose… pratiquement tous les soldats, ou tous les ninjas évoluent avec cette idée en tête… « tant qu’est présente la douleur, tant que sont absents le silence et le froid, je suis toujours vivant… » tous autant que vous êtes, vous progressez en suivant naturellement des maximes de moult et moult dieux, mais n’en avez aucunement conscience… c’est dommage, mais pas forcément un mal. Fis-je en observant mon propre reflet dans l’eau, lui donnant mon avis, ou plutôt une part de mes connaissances sur un sujet qui ne l’avait jamais véritablement effleuré ; ce passage relatif à ressentir la douleur pour mieux s’agripper à la vie se rapportant justement à Jashin sama…

- Et non, mère ne m’a en rien influencée, elle n’a fait que me proposer la voie qu’elle suivait répondis-je en redressant la tête avant de la diriger vers le ciel qui lentement se parait de ses premières étoiles. j’ai emprunté sa voie, l’ai suivi, l’ai comprise et l’ai enfin embrassée en adhérant aussi bien à sa logique qu’à ses réponses… Fis-je en me rappelant de ces longues heures passées à méditer une maxime, ou plutôt passée à essayer de contredire celles qui me paraissaient ambigües avant de les approuver. malheureusement, ce n’est pas le genre de sujet qu’il est aisé de développer en long et en large en quelques minutes. poursuivis-je en tournant la tête pour le voir au moins d’un œil, un sourire désolé sur la face.

- Pour ce qui est de ma relation avec Shuu… l’espace d’un instant j’hésitai à me corriger avant de simplement laisser le surnom que je lui avais donné tel quel. vous l’avez dit vous-même… Fis-je en repenchant mon regard sur mon propre reflet. si à vous qui êtes son plus proche ami et peut être confident il n’a rien dit, c’est probablement là tout ce que j’ai représenté pour lui, rien de plus qu’un trophée de ses escapades nocturnes… Fis-je d’une voix enjouée en lui adressant un nouveau sourire. Mais ne vous inquiétez pas Taisho, nous sommes restés en bons termes malgré cela, actuellement, nous sommes plus proche de ce que l’on peut appeler des amis que des ex. bien sûr s’était sans compter sur cette période que j’avais passée à essayer de me laisser mourir, en arrêtant de me nourrir, maudissant quiconque s’évertuait à ne serait-ce que me tendre la main…
Mais finalement, je lui pardonnais, non le remerciais, car c’est par son biais qu’est née ma petite Kuu chan, elle m’a redonné gout à la vie, m'a permis de mettre fin à ces enfantillages, mais aussi, et surtout m’a donné un but. Celui de Daisuke Taisho s’élevait à chaque membre du village des nuages et c’est ce qui le rendait remarquable, mais qu’importait le nombre, j’étais sure que s’était avec la même force, non, avec une détermination plus forte encore que j’œuvrais pour lui bâtir un futur.

- Laissez-moi deviner, vous serez son best man le jour de son mariage ? Demandais-je en lui faisant face de nouveau.


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Mar 2 Jan 2018 - 18:47
C’était donc de sa propre volonté qu’Itagami avait décidé de s’engager dans la religion et la croyance. Je pensais que chaque religieux était croyant à cause des parents, qui obligeaient les enfants à croire en ceci ou cela. Mais finalement, je me trompais, une fois de plus. Cela m’apprend beaucoup de discuter avec elle, ça me change de Shuuhei qui ne fait que parler de cul…

« J’ai toujours vécu seul, je me suis éduqué tout seul. Je ne connais pas l’attachement que peut avoir un fils et sa mère. Peut-être qu’elle serait fier de moi, je ne sais pas. »

L’amour d’une mère. C’est une chose qui me dépasse totalement. Je ne pourrais jamais comprendre ce genre de chose. J’imagine que j’aurais été quelqu’un d’autre si ma mère était présente dans ma vie. Mais ce n’est pas le cas, et je suis ce que je suis. Je n’ai pas vraiment à me plaindre. Je ne regrette pas une seconde ma situation, ma vie. Elle est comme elle devait être.

« Je ne crois en aucune divinité, en aucun souverain dans les cieux. Mais, il y a quelque chose dont je suis certain de l’existence, c’est bien le destin. La vie de chacun est définie à l’avance pour moi. Nous ne faisons qu’emprunter un chemin déjà tracé d’avance. C’est un point de vue qui peut-être largement débattu, mais je suis certain que c’est la vérité, ma vérité. »

C’est une façon de voir la vie qui est bien discutable comme je l’ai dit. Si ça se trouve, Shuuhei pourrait me contredire en entendant ce que je viens de dire à Itagami. Je n’ai d’ailleurs aucune idée si Shuuhei est croyant ou non. En tout cas, s’il l’était, il serait un piètre croyant, vivant dans le pêché, tout comme moi !

« Je ne penserais pas ça de Shuuhei. Il y a certaines choses dont il ne me parle pas, même si je suis extrêmement proche et complice avec lui. Cela lui arrivait, avant qu’il ne soit fiancé, de me parler de ses conquêtes féminines. Mais s’il ne m’a jamais parlé de vous, c’est sûrement parce qu’il a une grande opinion de vous. Même si Shuuhei est un sacré gars, il reste tout de même un homme qui ressent des émotions. Ce n’est pas le genre à montrer ce qu’il ressent aux gens, c’est vrai, mais je suis certain qu’il vous tien en estime. »

C’est bien vrai, il ne m’avait jamais parlé d’elle. Il avait sûrement ses raisons qui l’empêchait de m’en parler. Et ce n’est sûrement pas moi qui allait le blâmer pour ça. Même si ce gars est mon meilleur ami, je le laisse avoir des secrets.

« Oh vous savez, vous n’êtes pas obligé de m’appeler Taicho. C’est juste un grade. Je préfère que l’on m’appelle Daisuke, surtout quand je ne suis pas de service. Quant à savoir si je serais son témoin le jour de son mariage… j’imagine. Je ne suis pas certain, après tout, il y a son petit frère aussi… malgré son état, il sera prêt de lui pour ce jour. Et vous, dites-moi, serez-vous présente le jour de son mariage ? »


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Jeu 4 Jan 2018 - 18:20

Hum… c’était bien dommage en effet… ceci dit comme le disait l’expression : « l’on ne peut reconnaitre la valeur d’une chose, qu’une fois que l’on l’a perdue… ». S’il n’avait point connu ses parents, il était en cela incapable de jauger de la valeur de ceux-ci dans son existence. Les sourcils froncés, j’essayai de ne point imaginer ce qu’avait pu être son enfance sans éducation, sans un toit ni la promesse d’un soupé, sans la chaleur d’une mère, ou la distance bienveillance d’un père…
Pour le coup à ce sujet je partageais la même expérience que lui, à savoir aucune. Il m’était difficile de concevoir ce mode de vie, comme il m’était impossible de cautionner ce qu’il avait pu vivre ou ressentir. En tant que mère, imaginer Kuu vivre pareille désolation suffisait à m’arracher un pincement au cœur…

- C’est bien ce que je disais… les suivre sans pour autant les connaitre, ou même croire en eux n’était peut-être pas un mal… me répétai-je calmement suite à son intervention sur le sujet divin. C’était son point de vue, sa manière de voir les choses et à bien des égards j’étais particulièrement mal placée pour tenter de le contredire dans le sens ou s’était justement ce que s’était ; un avis.
- Ceci dit, nous nous complétons sur le sujet, vous croyez en l’existence du destin, mais pas en celle des dieux… Repris-je amusée. je crois en l’existence des dieux, mais pas en celle du destin… certain le voit comme une feuille de papier musique, parfaite calibrée, dessinée et pensée pour qu’arrive à un moment donné des évènements divers… Fis-je en donnant une des descriptions qui un jour m’étais parvenu. je suis de ceux qui croient que celui-ci peut être réécrit, qu’une tragédie peut-être évité si on y travaille suffisamment fort, que des maladies peuvent être guérie si on y applique le bon remède, que des morts peuvent être évité… si l’on emprunte le bon chemin. finis-je en relevant la tête vers le ciel étoilé.

Ce n’étais en rien un besoin de le contredire, ou même de montrer mon opposition à son mode de pensée, non… s’était un let motive pour moi-même, une idée que je me devais de chérir et nourrir si je souhaitais véritablement éviter ce qui avait été prévu… Depuis longtemps je travaillais pour ce moment, mais la date butoir approchant à grands pas… je ne me sentais toujours pas prête, je ne me sentais toujours pas assez forte, pour voler au secours de mon trésor peu importe le danger encouru…
Ledit danger pouvait frapper aujourd’hui, comme dans une semaine... demain, comme dans un mois. Et pourtant je n’avais toujours pas déniché la force nécessaire à me soustraire à mes propres entraves, pour espérer supprimer celles de mon trésor… si c’était ce destin qui avait tracé ce chemin si c’était ce destin, qui me promettait un futur durant lequel je la perdrai… il était absolument hors de question que je suive l’immonde partition de ce papier musique… je laissant aller à la colère et à ses aléas, j’étais heureuse de lui donner dos… qu’il ne voit pas l’expression de pure fureur qui pouvait présentement prôner sur mon visage. Une rage dirigée contre ma propre personne…

- Ha ha… je suis contente qu’il est réussi à se trouver un ami aussi fidèle. répondis-je en l’entendant prendre la défense du Métaru argenté, m’aidant à me calmer par la même occasion. Après tout j’étais d’être un coup d’un soir et en avait bien conscience, nous avions cheminé ensemble suffisamment longtemps pour que je sache avoir réellement compté dans sa vie… pourquoi n’en parlait-il point ? Ce passage, celui de notre séparation était-il aussi dur pour lui qu’il l’avait été pour moi ? C’était une possibilité après tout… assez macho je le savais capable de faire fit de ses sentiments en certaine situation pour ne pas ternir son image… si ceci pouvait véhiculer de lui un signe de faiblesse… il était normal qu’il n’en fasse point mention, surtout maintenant qu’il était Kage…
- humm… puisses-tu excuser mon impertinence Daisuke… je dois avouer m’être demandée jusqu’où pouvait aller ta dévotion vis-à-vis de Shuu. Fis-je en me retournant à nouveau, toujours calme, les yeux clos et la tête basse. vous pouvez dire que je vous ai testé à ma manière. Fis-je en redressant la tête tout sourire.


- Quant à son mariage, oui, j’y serais certainement, non pas en tant que dame d’honneur, mais en tant que simple invitée, par respect pour leur couple, naissant des cendres du notre, mais aussi par respect pour mon chef de clan et Kage. poursuivis-je avec sérénité. quant à Kahei…

Silencieuse je perdis mon regard dans le sien, cherchant plus mes mots qu’une éventuelle vision de ce que pourrait être ce moment ou au plus beau jour de sa vie…. Du moins sensé être Shuu avait sous les yeux un de ses plus cuisants échecs. honnêtement… aussi important que soit leur lien et d’aussi loin que je connaissais ces deux-là… je ne pense point qu’il serait bon pour l’un, comme pour l’autre que leur présence mutuelle les fasse souffrir un jour aussi important… avais-je repris sur un ton bien plus sérieux. il est largement préférable que vous assuriez… que tu assures ce rôle Daisuke… pour le bien de ton ami. Finis-je à moitié dans mes pensées, sachant pertinemment bien que Shuu voudrait bien l’y voir, mais sachant aussi que ça n’apporterait à celui-ci que des regrets…

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Jeu 4 Jan 2018 - 21:04
« C’est une belle image que celle d’une partition pour comparer ta vision des choses. Je n’y avais jamais pensé. Je ne pensais pas un jour rencontrer un Metaru avec un minimum de culture haha ! Bon, je ne vais pas dire que les Metaru sont des gens complètements inculte et sans savoir, mais ils ne sont pas réputés pour leurs intelligences et être de grand scientifique… Ne le prend pas mal bien-sûr ! »

C’était peut-être un peu déplacé que je vinsse de dire, mais même Shuuhei l’avouait. Pour les premières élections de Raikage, il n’avait pas voulu se présenter car il jugeait que les Metaru n’étaient pas destiné à faire de la politique. Pour lui, cette classe populaire devait faire ce qu’elle a toujours fais le mieux : forger.

« Pour ma part, tout est défini. Tout est déjà tracé, de la naissance à la mort. Le destin à déjà prévu la façon dont j’allais mourir, peut-être à la guerre, peut-être d’une maladie, peut-être après avoir abusé de la boisson. Je n’y peux rien, c’est ainsi. La seule chose que je peux faire, c’est profiter un maximum de la vie, profiter de chaque jour comme si c’était le dernier. »

Je ne parlais pas souvent de philosophie, je laissais ce domaine aux gens de culture comme les Nara ou même les Suzuri. Pour un gars comme moi, un ancien brigand, un vétéran de la vie, ce genre de discussion ne m’intéresse guère, mais je dois l’avouer, qu’avec le temps, j’ai eu le temps de réfléchir sur tout ça, sans le vouloir d’ailleurs.

« Hahaha, oui, on s’est bien trouvé avec Shuuhei. La probabilité de notre rencontre était très mince. Et pourtant, maintenant mon meilleur ami est Raikage et je suis son Taicho. Comme quoi, la vie réserve beaucoup de surprise. J’ai un profond respect pour Shuuhei et je le connais parfaitement, mais il y a quand même des limites, ce n’est pas moi qu’il va épouser ! »

Itagami allait donc venir également au mariage de Shuuhei. Cependant, il fallait déjà trouver une datte avant de parler d’assister au mariage. Il serait capable d’organiser ça pendant qu’une majorité de ninja se trouve en mission pour éviter d’avoir trop d’invité et de trop payé. C’est un Metaru, mais il sait compter son argent celui-là.

« D’ailleurs, est-ce que tu as déjà eu l’occasion de rencontrer sa future femme ? Pour ma part, je n’ai toujours pas fait sa connaissance, et d’un côté, je trouve ça pas si mal, car avec ce que je suis capable de balancer sur Shuuhei, elle pourrait vite demander le divorce haha ! J’attendrais le jour de son mariage pour voir sa femme pour la première fois. Puis, si tu le dis, alors je ferais sûrement un bon témoin. »


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Jeu 4 Jan 2018 - 22:43


- Ha ha… ha ha ha… pouffai-je dans un fou rire que je tentai en vain d’étouffer, me rendant compte avec une euphorie certaine du point auquel il avait raison. ne t’inquiète pas, je ne t’en tiendrais pas rigueur… haha

Entre Shuuhei qui ne jurait que par le sexe, Reiko que par la musculature et Nué qui était… disons le particulièrement lent, les premiers noms qui me venaient en tête étaient loin très loin de faire l’apologie de notre famille en ce qui concernait culture générale ou éventuelle forme de réflexion poussée dans des domaines éloigner du leur. Me hasardant à fouiller un peu plus loin dans ma mémoire en me remémorant la réunion que Shuu avait convoqué il y a peu, il y avait bien des noms qui ressortaient ; dont celui de Kinzou qui en l’occurrence semblait être aussi sociable qu’un vautour affamé… Finalement les seuls visiblement capables de démentir cette image bourrue et brutale de notre nom étaient ceux qui passaient maitres dans l’art de se faire discrets : à savoir Himeka et Hideaki…

- Effectivement… à bien y réfléchir je suis peut être l’un des canetons noirs du clan… fis-je en essuyant les larmes perlant aux coins de mes yeux. M’enfin, il y a des chances que ce soit dû au fait que l’une des personnes ayant participé à mon éducation était un Nara… en l’occurrence le professeur à domicile que j’avais. Il m’avait tant enseigné et inculqué que jamais je ne trouverais moyen d’assez le remercier. J’étais déjà curieuse à l’époque, mais côtoyer cette banque de données vivante me permit de développer un certain gout pour la culture générale et la littérature…
À bien y réfléchir, c’était ces connaissances qui m’avaient sauvé la vie lors de notre mission à Tokanaba. Si je ne connaissais pas le système de démagnétisation du métal et passant par la chauffe au point de Curie, je ne serais probablement point dans ce bain à l’heure qu’il était. cet homme à beaucoup… beaucoup fait pour moi… marmonai-je encore une fois perdue dans mon reflet, le contemplant avec une certaine Nostalgie alors que j’avais presque l’impression de revivre les cours que celui-ci s’évertuait à faire rentrer dans ma caboche.

- Pour ce qui est du destin, je pense que c’est un sujet qui malheureusement jamais ne trouvera de fin… dans le sens où nous n’avons et n’aurons probablement jamais d‘exemple concret de son existence ou son absence… il ne s’agira donc que de croyances et de suppositions. Fis-je en relevant vers lui un regard souriant. Finalement il n’était pas mal d’avoir de temps à autre ce genre de discussion avec autrui… ça changeait effectivement de la franchise journalière de plusieurs individus dont je tairais les noms…
- Ceci dit, je respecte ta position… finalement c’est comme les croyants, nous avons foie en quelque chose que nous ne pouvons quantifier, ni ne pouvons fondamentalement prouver l’existence… mais nous y croyons, purement et simplement… Etait-ce un besoin humain ? Ou seulement celui de ceux ayant déjà touché le fond ? Les sourcils légèrement froncés, méditant un peu sur cette idée, je l’écoutai sans un mot parler aussi bien de Shuu que de sa future épouse, épouse qu’il disait d’ailleurs ne pas encore avoir vu.

- Hum… non… non je ne pense pas que Nora s’en irait pour si peu. répondis-je après un instant de réflexion, du moins si je devais me marier avec Shuu s’était plus le genre de ragots qui me feraient éclater de rire plutôt que de m’inquiéter.
- À en croire ce que tu me disais out à l’heure, Shuuhei n’a pas tant changé que cela… et si Nora est la seule demoiselle qui après moi a réussi à susciter chez lui le besoin de partager sa vie ave elle… cette brave fille doit certainement le connaitre un minimum… et ce de sa propre bouche. à l’époque, lorsque nous commencions à penser à un éventuel futur ensemble et que nous évoquions même le sujet des descendances, je le connaissais déjà par cœur avant qu’il n’essaie de me faire part de ses défauts… histoire que je sois sure de vouloir de lui… mais à cette époque….


- Haaaa… désolé, c’est peut-être une partie de ton ami qu’il vaudrait mieux que je garde dans l’ombre en fait ! Fis-je en sortant de ma nostalgie m‘évertuant à essayer de cesser donner autant d’indices sur la personnalité de l’actuelle ombre de la foudre.

Sinon oui, j’ai vu Nora, elle est un peu plus jeune que nous, mais lui semble bel et bien dévouée… Fis-je la tête sur la main, le regard dirigé vers le ciel. après… si tu es aussi coureur de Jupons que lui je comprends qu’il ait préféré éviter de te la présenter… c’est un joli brin de femme après tout… surtout quand on pense que c’est une moniale... elle est presque un exemple de pureté incarnée… oui presque… maintenant que Shuu a mis la main dessus… je me demande en combien de temps elle va se débarrasser de cette innocence qu’on peut encore lire dans son regard. Finis-je amusée, me demandant si ce n’était pas déjà le cas en fait… en combien de temps m’avait-il transformée ?

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En bonne compagnie [Itagami]

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