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Cœur de Givre et Âme de Cendre - ft. Sōsaku-ō Enkeï


Dim 15 Oct 2017 - 14:59

Comme à ton habitude, tu étais réveillé aux aurores. Tu appréciés particulièrement observer le levé du soleil, le début d'une nouvelle journée signifiait pour toi un avancement jusqu'à ton but. Un jour de moins à survivre. Tu ne prenais que rarement le temps de te nourrir le matin, préférant profiter de tes quelques minutes seul pour t'entraîner. Chaque jour, tu mettais ton corps à l'épreuve, pour devenir plus fort, plus agile, plus souple. Tu n'avais pas la prétention de pouvoir suivre l'entraînement de la Soke, alors il te fallait parvenir à suivre le rythme seul de ton côté.

Déposant alors sur tes yeux un habituel bandage, dans le simple but de masquer tes yeux à la vue des autres, tu te dirigeais à travers le vent frais et les premiers cris matinaux du village caché de la Roche. Les commerçants venant tout juste d'ouvrir leurs boutiques commençaient déjà à s'époumoner pour attirer la clientèle. Comme à ton habitude, tu adressais un léger de signe de main à ces derniers, un salut matinal envers ceux que tu croises chaque matin, à la même heure. Ces derniers semblent d'ailleurs toujours particulièrement étonnés de te croiser... Un homme aux yeux bandés traversant la ville, sans manifester la moindre difficulté.

Ta route t'amena alors jusqu'aux Hauts-plateaux d'Iwa no Kuni. Un lieu sculpté dans les montagnes servant de terrains d'entraînement. Un endroit sacré pour vous autres, Shinobi. Tu aimé cet endroit, tant pour son paysage que pour son ambiance. Un lieu où les plus puissants pouvaient se réunir pour améliorer sans relâche leurs techniques. Il était assez rare d'y croiser un Hyûga, ces derniers préférant vivre reclus dans leur dojo pour s'entraîner et éviter de trop en dévoiler sur leurs talents.

Alors que tu t'apprêtais à t'échauffer, ôtant au passage de tes yeux ce qui t'obstruer la vue de manière artificielle, quelque chose vint attiser ton regard. Ou plutôt quelqu'un. Un homme aux cheveux blancs. Que faisait-il ici ? Apparemment, il n'était pas là pour s'entraîner au vu de son attitude... Il semblait presque fantomatique dans sa gestuelle. Peut-être était-il simplement endormis ? Tu pris alors la décision de te rapprocher de lui, de l'interpeller.

"Beau temps... N'est-ce pas ?" Disais-tu, affichant un regard froid et interrogateur.

Tu te fichais pas mal du beau temps. Une phrase sortit sans réelle intention de communiquer autour de la météo. Tu souhaitais avant tout connaître celui qui se tenait désormais non loin de toi, bien que tu conservais une distance de sécurité, au cas où la beauté du temps donne des envies meurtrières à ton interlocuteur.

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~Bang Bang~


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Lun 16 Oct 2017 - 0:08
Au dessus de tout. Au dessus des hommes, là-haut, en quasi-contact avec l'azur des cieux, Enkeï se tenait, droit, silencieux. Il clôt ses paupières, désireux de les rouvrir ailleurs qu'ici, vers d'autres horizons inexplorés. Mais, ce dernier ne put que suivre les méandres de son esprit, prisonnier, comme à chaque fois. Appel du destin ou produit d'une imagination fertile, un dédale de cavités souterraines se présenta à lui, débouchant sur une mare de mélasse noire et malodorante. Il marcha à tâtons, apprivoisant cet enfer, à la manière d'un Dante Alighieri. Soudain, le sol se déroba sous ses pieds, le précipitant dans l'épais liquide, tête la première. Le malheureux y vit, au cours de cette noyade, ses propres promesses de destruction faite à ce bas-monde. Hurler, dans le creux de la houle, ne fit que nourrir cette détresse déjà accablante. Le visage couvert de cette noire gelée, à l'agonie, ce dernier sut enfin, dans un éclair de lucidité. Il se noyait dans sa propre haine. Aussitôt, ses hurlements plaintifs mutèrent, devant rauques, gutturaux, traduisant de la férocité, énormément de rage. Cette haine. Les poings serrés, levés haut, l'éprouvé la vit lui pénétrer la poitrine avec la force d'un torrent furieux. Il l’absorbait, les yeux striés de sang, la salive éclatant hors de sa bouche à chaque râle sourd. Renouveler ses propres promesses faîtes à ses ennemis l'encourageait, tandis que les flots noirâtres convergeaient vers lui, en une tempête inouïe. Et puis, le doute, furtif, s’immisça. Cette énergie trop obscure échappa alors à sa maîtrise, tandis que ses genoux cognèrent brutalement le sol. Tête renversée en arrière, cette même mélasse s'engouffra en masse dans chaque orifice de son visage, manquant de lui démantibuler la mâchoire, d’éclater ses narines. Il allait succomber à ses maux .. que ce soit par asphyxie, ou par folie. Peut-être, était-ce la fin de cette morne réali-

??? : « Beau temps... N'est-ce pas ? »

Il ouvrit des yeux horrifiés, cette interpellation salvatrice l'extirpant de bien noirs visions. Pas de blessures, cette fois-ci. Juste le constat que ces absences étaient de plus en plus fréquentes, et ces visions, de moins en moins, troubles. Il y vit, l'état de grâce, qu'il n'atteindra probablement jamais. Sans se détourner de l'horizon iwajien, ce dernier répondit à son interlocuteur, d'une voix affectée.

« Le temps n'est pas vraiment au cœur de mes préoccupations,
Je suis ici pour le havre de paix qu'offre ces lieux isolés,
Loin du tumulte de cette satanée cité ..

Enfin, satanée,

Peut-être pas pour tout le monde ? »

Était-ce l'une de ces questions pièges sciemment posées ? Testait-il la loyauté, le patriotisme, de l'interlocuteur ? Il plongea volontiers ses yeux cramoisis dans les siens, agrémentant son pâle visage d'un espiègle sourire. À qui avait-il à faire ? La question visait à partiellement le déterminer.
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Mar 31 Oct 2017 - 11:51

Au moment où tu prononças tes mots, tu pu apercevoir les paupières closes de ton interlocuteur s'ouvrir. Comme un sursaut, tu semblais avoir extirpé l'homme de son sommeil... Ou de son coma. Sans même daigner te jeter un regard, l'homme se mit à parler. Tu t'en étais déjà douté, le temps n'était pas au cours de ses préoccupations, mais une chose parmi ses mots avait retenu ton attention. Alors qu'il se mit à parler d'Iwa, tu pu ressentir un pincement dans sa voix. Ce même pincement que lorsque tu entends parler de ton précieux clan... Tu pus comprendre rapidement que tout comme toi, quelque chose lié à Iwa venait affecter ton nouveau compagnon.

"Eh bien, nous venons tous les deux ici pour la même raison... Ou presque."

Ce n'était pas tant pour la paix que tu te tenais en ces lieux. Mais tu appréciés le calme qui y régnait de bon matin, une ambiance particulièrement agréable pour jouer des poings et des pieds. Saisissant alors des bandages sortit de ta poche, tu en profitas pour bander tes poignets, appliquant avec minutie la bande autour de tes doigts, pour éviter de te blesser lors de ton entraînement. Tu repris alors la conversation, sur un ton cette fois-ci plus sérieux, détournant ton regard de l'homme pour prêter attention a tes gestes.

"Satanée cité hein... Je me fiche pas mal de cette cité comme tu l'appelles, si c'est ce que tu essayes de me demander. Qu'elle brûle ou qu'elle vive, ça m'importe peu, j'ai suffisamment de choses qui me préoccupe pour prêter attention à ce village." Disais-tu, sur un ton acerbe.

Il est vrai que tu espérais changer les idéaux de ton clan, que tu souhaitais te venger... Mais si cela devait se faire avec ou contre Iwa, tu n'y avais jamais réfléchis. Après tout, le destin du village n'était pas dans tes plans, tu le défendrais par obligation et non par choix, parce qu'après tout, rien ni personne ne fera quelque chose pour toi. Après tout, le destin du village n'était pas dans tes plans, tu le défendrais par obligation et non par choix, parce qu'après tout, rien ni personne ne fera quelque chose pour toi. Le bandage autour de ton bras commençait à couper la circulation de ton sang... La rage venait lentement de s'immiscer dans ton corps, t'amenant à serrer bien trop fort la bande contre ta peau. Reprenant alors ton souffle, tu repris ton geste après quelques secondes de silence et d'inaction.

"Au fait, je m'appelle Shinku. Je viens souvent ici faire quelques entraînements matinaux. C'est la première fois que je te croise, difficile d'échapper à mon regard. J'espère que je ne t'ai pas dérangé ?"

Il était rare de te voir aussi sympathique. Tu n'avais pas réellement vocation à faire preuve de politesse, mais l'étrangeté de ton interlocuteur ne te donnais guère envie de jouer les rabats-joie, du moins tant que tu n'en savais pas plus de sa personne.

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~Bang Bang~


Dernière édition par Hyûga Shinku le Ven 3 Nov 2017 - 17:39, édité 1 fois
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Mer 1 Nov 2017 - 20:38
Bienheureux ceux qui souffraient de blessures mortelles, parfois même d'invalidité permanente, lors d'incessantes guerres pour la justice, pour la juste cause. Justice, qui n'était en fait que la loi définie d'un état. État, qui plaçaient ses intérêts au centre de toutes ses décisions, pour sa rapprocher à chaque fois un peu plus de la suprématie, qu'elle soit économique, militaire ou politique. La société shinobi, qu'importait ses rites et coutumes, ses origines, n'étaient foncièrement qu'un immense gouffre béant, dans lequel chaque contribuable finirait par être englouti. Il payera le prix le plus cher : celui de sa propre vie. Et ce, en échange d'une stabilité précaire, d'un sentiment partagé d'appartenance à un même pays, la patrie, aveuglant sentiment qui renforçait l'unité d'un groupe sur la base de valeurs communes. Inégale proportion, où le bénéfice n'équivaudra jamais le dur labeur, le sacrifice d'une précieuse vie entière. Et, ceux ou celles qui en faisaient le cruel constat à un moment de leur vie, souffraient de désillusion.

Il y avait un segment de la population bien à part, ceux qui ne savaient prendre parti, ceux qui servaient les intérêts et les causes, justes ou viles, des asservisseurs de ce bas-monde, dans l'attente du dénouement. Ceux-là même qui gémissaient au cours des nuits écourtées, harcelés par des visions cauchemardesques, la plupart souffrant de stigmates indélébiles depuis l'enfance. Ils étaient en proie à la haine, en proie au doute, incompris pour ce qu'ils étaient, pour ce qu'ils faisaient. Aveugle ici-bas, clairvoyant dans leurs songes, chacun d'entre-eux attendaient impatiemment d’épouser un glorieux destin. Enkeï en étaient et sans être certain que son interlocuteur l'était tout autant, il vit néanmoins que les propos tenus par ce dernier firent écho aux siennes, ce qui ne le laissa pas totalement indifférent.

Ainsi, ce dénommé Shinku avait pour habitude de faire ses entrainements matinaux ici-même. Le lieu y était propice, en effet. Il le vit d'ailleurs se préparer à ses exercices, car, manifestement, cette matinée ne ferait pas exception à la règle, entrainement il y aura. Ce dernier semblait à un moment songeur, égaré dans les méandres de son esprit, avant que la gêne causée par des bandages, un peu trop serrés, ne le ramènent à la réalité. Quelques fâcheuses préoccupations, peut-être.

Tout à coup, le bas-visage du Bushi se fendit en un espiègle sourire, une idée saugrenue semblant germer dans son esprit. Il se mit sérieusement à s'étirer, procédant d'abord par les bras, à travers les épaules, les coudes, et ce, dans les règles de l'art. Mais, que faisait-il donc ? Puis, dans le même élan, il plaça chacune de ses mains derrière chacun de ses genoux, encadrant avec souplesse son visage entre eux, avant de relâcher le tout quelques secondes plus tard. Ces hauts-plateaux rocheux constituaient une plate-forme aussi spacieuse que régulière, parfaite pour ce que Enkeï semblait envisager. Ce dernier, sans défaire son sourire, entrecroisa les doigts et effectua des mouvements de cercle avec les poignets, les échauffant, tout en entamant une marche sûre au centre de la dite-plate-forme.

« Mon nom est Enkeï,
Lança-t-il, tout en s'échauffant également la nuque-
Et, je serais, si tu le veux bien, ton partenaire d’entrainement,
Ton adversaire, dans un combat amical ~ »

Avec déférence, le bushi déposa au sol son daïshô -katana/wakizashi-, puis se redressa sans précipitation pour réajuster sa ceinture noire autour de sa taille. Il retira également ses sandales, laissant ses pieds nus et fuselés s’imprégner du sol, de cette roche polie par le temps et le climat. Enfin, son regard, dont la lueur de défi y scintillait avec vigueur, se leva vers son adversaire. Il fit délibérément le choix d'une posture qui ne laissa transparaitre aucun style de combat particulier, semblant être prêt à toute éventualité. Les vents nouveaux se mirent à mugir sur les lieux de l'affrontement, seule sa chevelure d'un blanc immaculé se mouvaient dans l'air, sa concentration, s’élevant peu à peu.
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Ven 3 Nov 2017 - 18:42

Alors que tu commençais tes étirements, jouant de tes bras et de tes jambes afin de préparer ton corps à un intensif effort, tu pu apercevoir se dessiner un sourire sur le visage de ton nouvel interlocuteur. Quelque chose venait de frapper son esprit ou simplement était-il fou... Tu n'allais pas tarder à avoir ta réponse, lorsque ce dernier après s'être présenté sous le nom d'Enkeï, te proposa de participer à ton entraînement matinal sous la forme d'un combat amical. Voilà de quoi attiser ta curiosité et laisser apparaître un sourire tout aussi espiègle que celui de ton adversaire sur ton visage.

Tu n'avais que rarement combattu contre des personnes extérieures au clan. Tu connaissais plutôt bien le style de combat d'un Hyûga et ses rares faiblesses, mais tu avais devant toi un homme bien différent de tes standards. Tu compris rapidement que l'entraînement allait devenir intéressant lorsque le katana de ce dernier heurta le sol. Un samouraï ? Ou bien un ninja usant d'un katana ? Il était important de faire la différence... L'un était un maître du maniement du sabre, l'autre était un ninja polyvalent usant du katana avec moins de justesses, mais plus de polyvalence.

Quoi qu'il en soit, tu étais comme un enfant devant un nouveau jouet. Ta curiosité n'avait pas d'égal en cet instant, mais tu refusais cependant de perdre ta concentration. C'était une occasion unique d'apprendre, une chose qui ne t'était que rarement accordé. Échauffant alors un à un chacun de tes membres, tu te préparas à la fois physiquement et mentalement à cet échange houleux qui allait venir. Ôtant alors le haut de ta tenue afin de t'offrir des mouvements totalement libres, tu te mis à fixer de tes yeux pâles ton adversaire. La paume droite tendue vers l'avant, parfaitement ancré sur tes appuis, tu t'apprêtais à bondir tel un tigre sur ta proie.

"Alors ne perdons pas de temps, Enkeï."

Tu n'avais pas vraiment l'envie de continuer à discuter. La fureur du combat t'appelait et ton corps semblait te démanger, comme un drogué d'adrénaline en manque de sensation. Fléchissant alors légèrement les genoux, tu profitas de ta corpulence athlétique et de ton faible poids pour te propulser vers ton adversaire, exécutant une charge frontal sur ce dernier. Positionnant alors ta garde de sorte à encaisser une potentielle contre-attaque, tu utilisas ta vitesse dans le but de faire basculer ton opposant à l'aide de ta jambe gauche, glissant à même le sol pour faucher les appuis de ce dernier.

Tu ne savais pas encore si le dénommer Enkeï allait faire usage de son arme ou de tout ses potentiels talents. Tu n'avais pas l'intention de la forcer à quoi que ce soit, bien au contraire, tu préférais laisser planer le doute, dans l'espoir que ce dernier te prenne au sérieux le moment venu. Tu n'avais pas non plus l'intention de faire usage des arts de ton clan, du moins pour l'instant. Il était important de prendre la température avant de se dévoiler entièrement. Après tout, un ninja cache toujours un atout dans sa manche.

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Ven 3 Nov 2017 - 23:22
Le jūjutsu, art martial japonais, réunissait des techniques de combat qui furent développées par les samouraïs durant une époque aujourd'hui révolue. Elles enseignaient aux samouraïs et aux bushis à se défendre lorsque ceux-ci étaient désarmés lors d'un duel ou sur le champ de bataille. Enkeï s'était sciemment désarmé, instruit par ses nobles enseignants pour le combat au corps-à-corps. Ce dernier jaugea son adversaire, puis fronça les sourcils à la lecture de sa posture qui requérait la paume d'une main tendue vers l'avant. Étonnant, cela lui rappelait vaguement le style d'un clan en particulier, bien que ce ne soit pour l'heure qu'une hypothèse, la suite des évènements en dira plus à ce sujet.

Le dénommé Shinkû lui fit l'honneur de prendre l’initiative en chargeant dans sa direction à vive allure. Le buste du bushi se souleva, puis s'affaissa, ses mains levées s'ouvrant face à l'assaillant, prêtes à toute éventualité, telle qu'une contre-attaque ou une parade, toujours à l'écoute de ses instincts. Qu'allait-il donc choisir de faire ?

Ce dernier manqua de se soustraire à la vue d'Enkeï, lorsqu'il fit le choix de l'attaquer au niveau des jambes, dans un habile tacle-glissé. Cet assaut, qui fut le premier, avait certainement pour effet d'ouvrir l'affrontement, en déstabilisant l'adversaire. Effet réussi. Enkeï fut contraint d’exécuter une roulade à l'avant, par dessus l'assaillant, avant de se relever promptement et prendre de la distance vis-à-vis de ce dernier, derrière lui désormais. Sans même freiner cet élan, ses jambes vigoureuses ne cessèrent de le propulser toujours plus vite dans une course véloce. Celle-ci dessinait une dangereuse courbe, qui convergeait vers l'adversaire. Ce sera un assaut de front et à en juger le tranchant de son regard rougeoyant, ce sera d'entrée de jeu brutal.

Il l'engagea de force dans un vif échange de coups pieds/poings, agrémenté d'esquives, de parades, de contre-attaques contrecarrées. Il en eut le bas-visage fendu d'un large sourire carnassier, cet adversaire le comblait déjà de quelques satisfactions. Il l'observait férocement, à l'affut d'une baisse de lucidité, d'un instant aussi court soit-il propice à une attaque plus sophistiquée. Avec le haut niveau de concentration nécessaire, Enkeï fit habilement pivoter son bassin, tourna légèrement son pied avant puis ramena son genou arrière près de son flanc, emmagasinant l'énergie synergique du mouvement. Il s'était comme enroulé sur lui-même, avant de donner un coup à l'horizontale au niveau des côtes de l'adversaire, le talon nu fusant telle la balle d'une arme-à-feu. Tout guerrier instruit en budô y verrait un yoko eri kekomi : coup de pied latéral pénétrant. Et celui-ci, fut lancé avec l'intention déterminée de gravement blesser.

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Sam 4 Nov 2017 - 9:38

Ton habile jeu de jambes ne manqua pas de surprendre ton adversaire. Alors que ta jambe s'apprêta à frapper de plein fouet les mollets d'Enkeï, ce dernier opta pour une esquive pour le moins surprenante. Une roulade avant, à la fois astucieuse et dangereuse. Tu ne l'avais pas réellement envisagé, ce qui te fit rater une opportunité d'asséner un coup important à ton camarade. Son ombre survola alors ton échine, passant derrière ton dos avant de reprendre ses appuis et de s'éloigner. Entraîné dans ta course, tu utilisas tes mains en appuis sur le sol pour te freiner et te retourner avec agilité en direction du ninja à la crinière argenté.

Le combat ne faisait que commencer, mais tu savourais déjà chaque seconde. Si ton assaut avait atteint sa cible, tu aurais pu prendre un avantage critique sur ton adversaire. Bien heureusement, ce dernier s'avérait bien plus habile qu'il ne le paraissait. Cependant, tu n'aurais pas le temps d'analyser plus que cela son style de combat. En une poignée de secondes, la joute repris de plus bel. Enchaînant tour à tour, coup de poing, coup de pied, esquive, parade... Le tous dans un rythme endiablé digne d'une danse de haute-voltige. Cet échange bien que rapide, s'avéra fort intéressant stratégiquement parlant. Tes gestes s'avéraient plus propres que ceux de ton adversaire, démontrant que tu avais face à toi un homme ne misant pas tout ses talents martiaux sur le combat à mains nues au contraire de toi. Tu n'étais cependant pas en avantage, un statu quo semblait régner dans l'arène en cet instant précis.

Malheureusement, ta jeunesse d'esprit te fit défaut un court instant. Comme un jeune tigre bien trop pressé d'attraper sa première proie, tu te précipitas dans tes mouvements pour prendre un avantage qui n'en était pas un. Alors que tu te retrouvas entraîné dans ton élan, ton adversaire adopta une posture que tu connaissais bien. Tu comprenais désormais que son prochain coup pourrait t'être fatal. Son pied s'élança à grande vitesse en direction de ta cage thoracique, profitant d'une ouverture de ta garde pour t'asséner ce coup dévastateur. Tu savais qu'esquiver serait bien trop compliqué au vu de la situation, tu n'aurais pas le temps de réagir. Alors tu décalas légèrement tes appuis, pivotant sur toi-même et réduisant la distance entre toi et ton adversaire pour encaisser l'assaut de flan. En te rapprochant ainsi, tu faisais perdre de la puissance et de l'élan au coup de pied, diminuant ainsi les dégâts subis sur ton corps.

Alors qu'un rictus de douleur se dessina sur ton visage, tu agrippas la jambe élevée dans les airs de ton adversaire, bloquant cette dernière contre ton coude gauche et ton torse. Ta main droite libre, tu profitas de cette prise pour frapper de plein fouet le genou d'Enkeï avant d'enchaîner par une frappe de la paume gauche en direction du visage de ce dernier. Sans même prendre le temps d'analyser la situation, tu effectuas un repli stratégique, t'éloignant de plusieurs mètres de ton adversaire pour reprendre ton souffle et te préparer à la suite des évènements. Un léger crachat s'extirpa de ta bouche sèche, avant de faire redescendre tant bien que mal ton rythme cardiaque et de faire le plein d'oxygène.

L'adrénaline t'empêchait cependant de ressentir la totalité des effets du coup du pied, dont tu avais dilué les dégâts, mais qui avait tout de même eu le don de te surprendre et de t'affaiblir. Un léger rire s'échappa de ta gorge entre deux bouffés d'airs bien mérités. Ton regard était animé de la passion du combat, lançant un défi à ton adversaire que tu appréciés de plus en plus au fil des enchaînements.

"Tu n'es pas si mauvais que tu en as l'air... T'es encore loin de pouvoir m'impressionner l'ami, mais je dois avouer que pour un entraînement, tu fais l'affaire... À moins que tu ne sois déjà épuisé ?"

Tu aimes jouer de la provocation, tel un enfant essayant de faire perdre sa lucidité à ses parents pour les pousser à bout et ainsi saisir une chance de prendre l'avantage. Bien que le sang-froid d'Enkeï semblait imperturbable, tu espérais tout de même que ta pique fasse son petit effet. Tu repris alors ta posture de combat, mimant de ta main droite un léger mouvement de tes cinq doigts pour faire signe à ton partenaire de venir te chercher.

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Lun 13 Nov 2017 - 0:18
_- :Hyûga Shinku:-_
« Tu n'es pas si mauvais que tu en as l'air... T'es encore loin de pouvoir m'impressionner l'ami, mais je dois avouer que pour un entraînement, tu fais l'affaire... À moins que tu ne sois déjà épui- »

Désormais engagé corps et âme dans cet affrontement, Enkeï, taciturne alors, interrompit son adversaire, d’un sprint à l’accélération explosive en sa direction. Il n’était pas une machine de combat insensible à la fatigue, à l’essoufflement, certainement l’était-il lui aussi, à l’instar de son adversaire qui cherchait d’ailleurs, à travers cette vaine provocation, à récupérer son précieux souffle. Cela se vit sur le visage du samouraï, les premières gouttes de sueur roulant sur son front, ses joues, telles des larmes brûlantes. Il ne perdait néanmoins sa concentration, ses pieds nus claquant la roche lisse dans un rythme soutenu. Il avait l’habitude d’éprouver corps et esprit en répétant des exercices physiques, avec acharnement. C’était un bourreau de travail, ce qui était nécessaire, à l’appel d’aussi grandes ambitions que les siennes.

Les vents nouveaux mugirent subitement avec force dans ces contrées grisâtres, désormais chaque mouvement futur exécuté par les deux protagonistes devra prendre en compte ce facteur climatique. Ce combat n’était pour l’heure pas celui des justus, des accessoires tels que les fumigènes, les grenades –qu’importaient leurs usages-, les armes de jet, ect. Ce ne le sera, du moins, pas de la main du samouraï, qui voyait dans cet affrontement improvisé, un excellent moyen de s’exercer au corps-à-corps. Mais, peut-être pas son adversaire ? Lui, avait toute la légitimité de s’exercer dans le domaine qu’il souhaitait. Le samouraï était prêt à toute éventualité.

Il l'engagea une seconde fois dans un échange pieds/poings. Ce style de combat, cet art de parer les coups, de viser les points vitaux, tout cela semblait indiquer une appartenance à un illustre clan ninja en particulier, serait-il descendant de celui-ci ? Il était trop tôt pour l'affirmer, ceci dit, une chose était sûre, ce dit-style de combat ne cessait de s'affutait. Le sien, également. Il était temps de prendre des risques, de se déterminer, aussi, d'un pas-avant vif, le demi-nagamasa pénétra la garde de son adversaire, moyennant un coup .. au visage, au buste ? Il fit abstraction de la douleur, stoïque, pour exécuter le mouvement qu'il avait en tête, pour 'casser' le rythme du combat. Il lui saisit brutalement les vêtements, au col et à la manche, dans le but de projeter et fracasser son adversaire au sol, en utilisant la force de tout son corps. Tsuri-Komi-Goshi.

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Aujourd'hui à 17:38

Au fil de l'enchaînement de vos coups, le vent commença à s'engouffrer au cœur des majestueuses montagnes du village caché de la roche. Frappant contre les parois et effritant le sol sur lequel vos jambes dansaient et s'entrechoquaient, ne manquant pas de jouer sur votre équilibre, tant à toi qu'à ton compagnon samouraï. Était-ce lié à la détermination tumultueuse animant vos âmes respectives ? Le frisson du combat envahit ton cœur, l'adrénaline parcourant ton échine, tu te sentais prêt à affronter toutes situations, poussé par la volonté de surpasser ceux que tu haïssais tant. Et pour cette même raison, tu te refusais à utiliser les enseignements propres à tes ascendants, pour prouver que tu étais capable de te battre par tes propres moyens.

À chaque nouvelle frappe, tes muscles se fatiguaient, usant de plus en plus d'énergie pour accroître ta force. Petit à petit, tu perdis la notion de l'entraînement, ton sang-froid commença à te faire défaut. Il n'était plus question d'apprendre, mais plutôt de vaincre. À chaque coup, tu jaugeais ton adversaire. La patience n'était peut-être plus au cœur de tes pensées, mais tu ne manquais cependant pas de discernement, analysant les gestes de ton opposant à chaque seconde pour protéger ton intégrité physique. Cependant, comme à ton habitude, tu laissas la rage submerger ton esprit. Affaiblissant petit à petit ta garde, dans l'espoir de t'offrir de meilleur opportunité de riposte, dans l'espoir de placer le coup fatal à ton adversaire. Usant de souplesse et de jeu de jambes, tu fis alors pris à ton propre jeu.

L'homme aux cheveux d'argent s'immisça au sein de ta garde, freinant tes gestes et l'impact de tes coups. Alors que tu t'apprêtas à reprendre tes distances, ce dernier s'agrippa sur tes vêtements et usant d'une technique de projection pour prendre un avantage certain. Tu n'eus malheureusement pas le temps de le contrer, laissant ton dos se fracasser sur le sol rocheux, sculpté au cœur de la montagne. Tu t'étais peut-être laissé surprendre par quelque chose d'inconnue, mais tu n'allais pas en rester là. La même technique ne marche pas deux fois sur un shinobi. Dès lors au sol, tu étais clairement en désavantage. Une situation bien inconfortable, difficile à contre-balancer. Repliant alors avec vigueur tes jambes, tu propulsas ces dernières en arrière, pieds joints, pour venir frapper directement le menton du samouraï. Prenant appui sur tes bras et te retrouvant alors durant quelques secondes dans la position du poirier, tu fis balancer tes jambes sur un plan horizontal, tournant sur tes bras et ta tête à même le sol, à la fois pour impacter et repousser ton opposant. Suite à quoi, tu profitas de l'élan que tu t'étais procuré par ta riposte rappelant la capoeira pour te redresser sur tes jambes et te retrouver de nouveau dans une position favorable.

Inspirant alors un maximum d'oxygène pour alimenter ton corps, appréciant le vent froid venant glisser contre ta peau brûlante, tu pris une nouvelle impulsion pour approcher d'Enkeï. Le soleil continuait tranquillement sa course à travers les nuages, tu avais perdu toute notion du temps, de lucidité, tu faisais face à un effet tunnel, ne concentrant ton regard et ton énergie que sur une seule chose, celui que tu affrontais. Il était temps pour toi aussi de le mettre dans une mauvaise posture, tu avais bien trop subis cet affrontement jusque-là. Il n'était cependant pas question de faire appel aux techniques de tes ancêtres, mais plutôt de t'en inspirer.

Difficile pour toi de viser les Tenketsu sans user du Byakugan. Tu avais pourtant appris une chose en tant que Hyûga, il était possible de viser certains points critiques de l'organisme sans pour autant faire appel au Juken. Arrivant à hauteur de ton adversaire, les paumes ouvertes pour frapper du bout de tes doigts, tel une lance lancé à pleine vitesse, tu enchaînas diverses attaques avec comme objectif principal d'atteindre la trachée, le plexus solaire puis l'aine, enchaînant avec un coup de pied rotatif sur le genou droit de ce dernier avant de reprendre ta garde oubliée volontairement, dans le but d'atteindre ta cible sans te concentrer sur ta défensive.

Spoiler:
 

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Cœur de Givre et Âme de Cendre - ft. Sōsaku-ō Enkeï

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