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Hanzõ ► Besoin d'une mise au point ?


Dim 15 Oct 2017 - 19:50
La réunion organisée par le Mizukage me laissait un goût amer en bouche. Et ce malgré la journée qui s'était déjà écoulée depuis. Il faut dire que ma discussion avec le Yuki dénommé Shinichi n'avait rien aidé à cela. Ils étaient partit. Vraiment ? J'avais encore du mal à le croire. Si pour Eiichiro, cela me faisait plaisir, pour son jeune frère, Akimitsu, cela m'ennuie bien plus. Mais est-ce qu'ils sont réellement partit ? J'ose espéré que non... Que c'est juste une très mauvaise blague qu'ils nous font, parce que déserter comme ça... Il est vrai que je me doutais bien que l'aveugle ne resterait pas réagir, à force de le tenir à l'oeil, je commençais à le connaître un peu malgré moi. Je m'attendais à une rebellion, comme la première fois contre Benten, mais là... Il partit juste la queue entre les jambes, fuyant ses contrées natales en emportant avec lui sa famille. C'était ça l'idée? Réellement ?

Je soupire, réellement agacée par cela. Continuant d'espéré que mon ancien élève n'a pas suivi, qu'il est juste partit se balader au mauvais moment, pour réfléchir, qu'il n'a pas juste suivi son fou de frangin. Après tout, il n'est pas si influençable que cela. Du moins, dans l'idée que je me suis faite de lui. Mais dans le domaine familiale, cela change peut-être. La famille peut avoir une sale influence sur nous... Dans un sens, je peux facilement en témoigner, parce qu'il y a de ça des années, quand j'ai rencontré Kira, que j'ai émis la possibilité de chercher à faire comme lui, pour pouvoir le revoir, mon père s'était fermement opposé à cela. Mais une fois mort, il n'était plus là pour s'opposer à moi et n'ayant plus rien, j'ai sauté en quelque sauté sur l'occasion pour suive cette voie. Bien que bon, c'était plus une obligation pour ne pas rester seule et suivre ainsi l'ancienne manipulateur de Dokuyaku. Ainsi, peut-être qu'il n'a pas eu son mot à dire, qu'il ne pouvait pas choisir sa voie. Après tout, je ne serais même pas étonnée qu'Eiichiro l'ai menacé par exemple. Oui, mon ancien tortionnaire est capable des pires choses, alors pourquoi pas de s'en prendre à son petit frère pour le forcer à le suivre. Cette pensée m'énerve. Vraiment !

Frappant avec un peu trop de force le mannequin en face de moi, j'éclate mon sabre de bois. M'arrachant un grognement alors que je laisse tomber le reste de celui-ci au sol pour continuer à frapper avec mes mains, cherchant une nouvelle fois à évacuer tout mon agacement, mon énervement. Ignorant les regards qui peuvent être posés sur moi. Après tout, est-ce que je ne suis pas entrain de manquer de respect au matériel. Briser un sabre comme cela... Enfin, je vais trouver l'excuse qu'il devait déjà être fatigué, fragilisé par tout les précédents coups qu'il avait déjà donné, que ça soit sous ma main ou celle d'une autre personne.


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Dim 15 Oct 2017 - 20:19

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Ressassant comme sa compère la réunion et ce qui s’en était suivi sur le toit, Hanzô siégeait sur son trône de Sixième, seul assis dans la grande salle de réunion, ses compagnons sûrement affairées à diverses tâches. Le Jônin était perdu dans ses pensées, sa large lame posée en évidence sur la table, inerte. Beaucoup de choses étaient floues et pendant un moment il en vint à sortir son masque de Kyoî et à le contempler. Était-ce vraiment pour cela qu’il avait fondé Kirigakure no Satô à l’aide des autres présents à l’époque ? Pour devenir le Bras-Droit d’une Ombre, le chien masqué se déchaînant sur les ennemis de la Nation sous-couvert d’anonymat ? Un des Sept Sabreurs à la solde du Gouvernement, lui-même dirigé par un Daimiyô dont il ne savait rien. Il était dans un de ses moments de doute et plutôt que de foncer tête baissé le Torrent décortiquait chaque événement, chaque sourire, chaque réaction l’ayant emmené à cette situation.

Puis il en eut assez et se leva, dans la pénombre du lieu qu’il n’avait pas allumé. Après quelques pas, il rejoignit le long couloir cloisonné orné de fresques sur lesquelles ses yeux vagabondèrent ; était-ce un si grand honneur d’être mentionné sur elles ? Valaient-elles qu’il se batte corps et âme dans cet unique but ?

Bientôt, il arriva près d’une large salle d’entraînement où les bruits si singuliers des katas d’un autre épéiste retentissaient. Et pas n’importe lequel, ou plutôt laquelle. Watanabe Shiori, la représentante coinjointe à lui lors de la réunion venait d’écraser son bout de bois contre un plus gros avec assez de force pour le sectionner en deux si elle avait eu une vraie lame entre les mains. Sans un bruit, comme une panthère s’apprêtant à fondre sur sa proie, le Torrent mué en douce rivière vint à son coté, pas dans le but de l’effrayer plus que pour la surprendre. Il voulait seulement la laisser être. Une fois assez proche pour être perçu, il se contenta de s’adosser à un autre mannequin.

« J’espère qu’il l’avait mérité. »




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Dim 15 Oct 2017 - 21:06
Concentrée, j'ignore les personnes qui m'entoure et même celle qui s'approche de moi comme un prédateur à cet instant précis. J'en ai rien à faire. Je me contente simplement de déverser ma rage sur ce mannequin, frappant maintenant de mes poings le bois, au risque de me blesser et de saigner à un moment où un autre. Pourtant malgré que je cherche à oublier ce qui m'entoure, je ne manque pas de voir, du coin de l'oeil le cyan prendre place contre le mannequin et prendre rapidement la parole pour me questionner quand à l'état du sabre en bois. Du moins, c'est ce que je suppose. Tournant la tête vers lui alors que je me recule un peu du mannequin, je lui adresse malgré moi un regard plus agressif qu'autre chose. "Moins que certaines personnes." Soufflais-je alors avant de recommencer à porter des coups sur le mannequin en bois. Comment dire que par cette façon d'agir, j'espérais qu'il comprendrait que je n'étais aucunement désireuse de lui parler surtout après ce qu'il s'est passé hier soir pendant la réunion. Et Oui, en je le visais également en disant qu'il y avait des personnes qui mériterait d'être à la place de ce mannequin, à essuyer comme ça mes coups. Mais bon, il n'y a pas que lui que je vise. Je pense aussi à ce Nagu de malheur, mais aussi à Eiichiro. Un peu comme si j'avais du mal avec tout ceux qui représente une certaine autorité dans le village. Bien que pour le cas de Sôsuke, cela soit bien différent. Je n'arrive finalement pas à avoir d'avis sur lui et ce malgré toutes les pensées négatives que j'ai eu contre lui hier. Je suppose qu'il pensait bien faire en faisant cette démarche, sauf qu'il a jeter de l'huile sur le feu sans s'en rendre compte. Il est juste stupide. Du moins, c'est l'idée que j'en ai pour le moment. On verra sur le long terme. Mais là, le Torrent, j'ai réellement eu du mal avec son attitude, quand il s'est sentit obligé de me reprendre de voler en nous ridiculisant devant toutes l'assemblée des hauts-gradés. "Tu veux quoi cette fois ?" Finis-je quand même par dire, sans aucune sympathie à son égard, encore une fois. Après tout, ne va-t-il pas encore me regarder comme hier ? Me faire comprendre de la fermer, qu'il estime être mieux que moi pour s'adresser à tous. N'a-t-il pas en même temps sous-entendu que je n'étais bonne à rien en faisant cela ? Je serre les dents et frappe cette fois-ci de toute mes force dans le mannequin à main nue. De léger éclats de bois perforant alors la chair tendre de ma main, faisant perler un peu de sang sur mon poings toujours fermé et figé contre le bois maltraité.


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Mar 17 Oct 2017 - 19:23

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Elle sembla peu affectée par la présence d’un autre shinobi ce qui était autant une erreur pouvant s’avérer mortelle qu’un indicateur sur sa façon de penser actuelle, ses mains nues contre le sparring-partner sans répondant ne confirmant que de plus belle sa théorie. Le doré de ses pupilles vint à le jauger ; le juger. La Septième semblait affectée par des mœurs peu difficiles à appréhender ; la réunion l’avait braquée dans un sens néfaste pour la petite communauté ayant élu domicile ici. Il n’y était évidemment pas pour rien, ce qui justifia son refus de partir par sa simple présence une fois qu’elle eut prononcé ses mots. Et ses poings reprirent de plus belle.

Bien qu’elle semblait l’inviter à prendre la tangente il n’en fit rien, toujours le dos contre le bois taillé à forme humaine, sans la juger ni ouvrir plus amplement les lèvres. Il aurait lui aussi très bien pu éclater quelques-uns de ces personnages fictifs d’un coup bien placé au niveau de leurs tempes mais n’en fit rien, exhalant calme et sérénité, ce qui détonnait avec sa nouvelle alliée.

Toujours à frapper, elle continua sur sa lancée sur un ton qui se voulait inquisiteur, comme pour lui faire payer ses dires d’avant. ‘cette fois’, comme si ses derniers mots n’avaient pas quittés l’esprit de la manieuse de Dokuyaku. Comme si il était impardonnable de faire partager son avis à l’assemblée. Compréhensible, certes, même pardonnable. Il ne lui en voulait pas de réagir ainsi.

« Je ne veux rien en particulier, Shiori. » Il semblait sincère, toujours dans son espace vital. Ensemble ils avaient affrontés le Conservateur, la réunion et bien d’autres épreuves allaient requérir leurs participations communes, surtout depuis sa nomination au poste de bras-droit. Et il comptait sur elle pour assurer la solidité de la passerelle qu’il allait incarner entre le Kage et les Hommes d’Épée.

Sa dernière frappe fit éclater complètement le corps de bois après le sabre. Les échardes vinrent pénétrer la chair de sa dextre, tandis qu’un s’incrusta dans la chair de son pectoraux sans provoquer une quelconque réaction chez le Torrent, le regard dirigé vers sa main abîmée. Non pas inquiet car il la savait encore assez résistante pour n’être que peu affecté, mais assez pour faire un pas vers elle. Un pas symbolique.

D’un geste de derrière sa tête il arracha un bout de la bandelette enserrant Samehada et vint à s’approcher de la blonde, lui tendant ce rameau d’olivier. Il était loin de ressembler à une colombe mais l’idée était là. Un drapeau blanc de fortune sur lequel elle cracherait sûrement. Sa propre main vint se poser sur les phalanges supérieures, un regard presque fraternel et bienveillant adjoint.

« Ne penses-tu pas qu’il ne mène à rien de raviver l’animosité ? Il serait plus sage de l’étouffer. Et je n’ai peut-être pas su choisir les mots lors de la réunion de Sôsuke, mais ceux de celle des Sabreurs, je les pense encore aujourd’hui. »





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Mer 18 Oct 2017 - 17:02
"Alors que fais-tu encore là ?" S'il ne me voulait réellement rien, pourquoi rester en ma compagnie alors que je lui témoigne une certaine animosité ? Est-il du genre à ce régaler de la haine des gens ? A profiter du spectacle de voir des visages se tordre sous la colère et autre sentiments obscurs ? Malsain, peut-être qu'il l'est. Et dans un sens, cela expliquerait pourquoi, dans les geôles, il semblait si à l'aise. Oui, pendant un instant, je l'imagine avec tellement de facilité prendre la place d'Eiichiro en tant que tortionnaire sadique et perfide. Cela pourrait coller à son faciès en quelque sorte, mais peut-être pas tellement à son esprit, parce que de ce que j'ai pu en voir, il n'est pas ainsi. Mais en même temps, j'ignore comment il est réellement, cela fait trop peu de temps qu'il est de retour à Kiri, trop peu de temps que l'on évolue dans le même monde, la même sphère.

Continuant de malmener le mannequin devant moi, il fini par succomber à mes coups, comme le sabre avant lui et de finir en éclat. Reculant un peu ma main, je la fixe silencieuse, espérant et attendant toujours que l'homme parte et me laisse seule. Pourtant, au lieu de cela, il s'approche davantage, me forçant à relever le regard sur lui et le fixer. Regard sombre, légèrement méprisant. Je n'ai pas envie qu'il se tienne là à mes côtés, pourtant, il le fait, sans se gêner, comme si pour lui c'était tout simplement normal d'être là. Pire encore, il se permet de chercher à bander un peu ma plaie. Baissant le regard sur ma main en sang, je la recule, pour ne pas qu'il puisse la toucher, attrapant la bandelette appartenant normalement à son épée pour la poser sur mes plaies et éviter de mettre des gouttelette de sang partout.

Il prend alors la parole et je l'écoute. Il m'ennuie. Réellement. "Tu ne les pensais peut-être pas, mais tu aurais mieux fait de la fermer. Maintenant, les Kaguya se foutent de nous encore plus qu'avant. Nous avions déjà difficilement de la crédibilité, maintenant, ça sera encore pire étant donné qu'on a une nouvelle fois montrer de la dissidence dans nos rangs." Relevant alors le regard vers lui, je plante mes pupilles dans les siennes. "Et ne me dit pas que mon comportement était insensée, car en tant que bras droit de Sôsuke, tu dois déjà être au courant." Pestais-je alors. Parce que j'avais été voir le Mizukage après ma rencontre avec Shinichi, plus tôt dans la journée. Depuis l'information devait avoir fait le tour du village. Mais je n'étais pas désireuse de me laisser aller à écouter les blablas, bien trop agacée par cette histoire. J'étais passée pour une folle en disant qu'il se pourrait qu'Eiichiro réagisse mal, pensant à une rébellion comme sous la Shodaime... Ainsi, si je m'étais trompé sur un détail, j'avais vu juste en quelque sorte... Malheureusement. Je continue d'ailleurs à soutenir son regard, l'interdisant de laisser entendre que j'avais agit comme une forcenée la veille ou je ne sais trop quoi.


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Ven 20 Oct 2017 - 0:21

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Il aurait pu répondre qu’il était autant en droit qu’elle de peupler l’endroit et autres vérités générales qui justifiaient sa présence. Hanzô n’en fit rien et prit sur lui sans pour autant baisser les yeux ou afficher quelconque signe de faiblesse. Il était une créature de fierté et d’égo bien qu’il essayait ici de mettre ces derniers derrière une lourde porte et d’agir en adulte ; en Sabreur inquiet du Tout plutôt que de son simple nombril.

Elle sembla théoriser sur le vrai Hanzô et elle n’avait pas totalement tort, tenait quelques pièces du puzzle entre ses doigts métaphoriques. Effectivement, en période de troubles, il était bien pire que le désormais aveugle ; mais lui ne mordrait jamais une personne qui ne le méritait pas par pur plaisir sadique. Voilà où se situait la différence entre le monstre et la Bête.

Shiori refusa son contact mais accepta son cadeau, c’était déjà une certaine avancée. Autour de ses doigts fins, voilà que le linceul de Samehada se teintait de sang, ce qui n’était pas la première fois. Cependant c’était dans le but d’aider et non de blesser, là se trouvait la chose rare. Elle le méprisait il n’avait pas besoin de lire dans ses pensées pour le comprendre.

« Tu penses avoir fait un sans fautes de ton côté ? Je n’en ai littéralement rien à faire, des rires des Kaguya. Tout autant que du regard extérieur ; tant que nous restons entre nous bien conscients de la situation et que nous agissons en fonction. Soit, mais tu déduis mes intentions et mes pensées d’un seul regard, là où la forme et non le fond m’a dérangée. Tu avais peut-être raison, quoi que ce soit sujet à discussion dans les nuances ; reste que l’autorité naissante de l’Ombre n’a pas à être bafouée. Autant par l’éborgné que l’éborgneuse. » Elle comprendrait, il le fallait. Hanzô ne voulait pas envenimer la situation et si elle continuait il se contenterait de s’éclipser et de lui rendre sa si précieuse solitude, pour retrouver la sienne et ses devoirs.

Au moins il aurait essayé. Comme s’il se laissait tomber, il revint le dos contre le bois, sans lâcher le mordoré de ses pupilles. Que voulait-elle ? Des excuses, peut-être ? Une caresse et un baiser ? Il n’était pas ce genre d’homme de piètre calibre à se contredire lui-même. Si elle pouvait arrêter d’être si obtue, elle comprendrait bien ce qui le motivait, sinon ; la sécession. Encore et toujours, malgré leur réunion. Malgré les douleurs du passé. Malgré les prix déjà payés.



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Ven 20 Oct 2017 - 1:12
Mes iris plantées dans les siennes, je le fixe, non, que dis-je, je le dévisage clairement. Agacée de sa présence et de sa prestance. Il est arrivé il y a peu et il agit réellement comme si tout lui était dû et notre Mizukage récemment nommé, ne cesse d'aller dans son sens. Cela m'agace. Vraiment. Parce que je sais que d'une part, il a raison, mais en aucun cas, je ne le reconnaîtrais devant lui. Je refuse de lui donner satisfaction. Ego mal placée, je le sais bien. Mais j'en ai marre de passer pour la cinglée de service et de devoir tout le temps courbée l'échine dès que je peux possiblement faire un pas de travers. Chacun a le droit de faire des erreurs sans être mit au porte-à-faux. Mesurant alors pendant un instant les mots que je pourrais bien lui dire, je baisse le regard sur ma main pour bien la bander, ignorant complètement la légère douleur que je peux ressentir.

"Alors pourquoi appeler cela une réunion, si on ne peut donner en partie son opinion. Autant dire qu'il s'agit d'une annonce privée." Soufflais-je en terminant de bander ma main avant de relever le regard vers moi. "Que je sache, il n'aspire pas à une dictature, alors prouver que l'on peut marquer une opposition pendant une réunion est un atout." L'informais-je doucement, non pas juste par plaisir de le contre-dire ou me défendre. Mais bel et bien lui montrer un tout autre point de vue que le sien.

"N'a-t-il pas dit qu'il voulait être l'ombre de l'écoute ? S'il n'est même pas capable d'écouter ce qu'on peut lui dire en réunion, à quoi cela serre ?" Le questionnais-je alors tout en haussant un peu les épaules, marquant ainsi un certain ennui de cela, une certaine résignation aussi, avant de rajouter doucement. "Mais peut-être que je me suis trompée et que j'ai mal interprété les propos du Nidaime ?" Relevant la regard sur lui un instant, juste pour formuler une nouvelle question. "Qu'en penses-tu ?" Soufflais-je doucement, pour avoir réellement son avis. Nulle propos moqueur ni même de provocation, juste l'envie d'avoir une autre approche que la mienne. Une pseudo acceptation de tout ça, de sa présence à mes côtés là. Une ouverture à la discussion, à une paix temporaire ou durable. A voir si nos avis peuvent réellement converger.


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Ven 20 Oct 2017 - 3:43

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Si elle semblait exagérément réagir à sa présence Hanzô du Torrent lui n’exhalait pas la moindre inimitié, pas le moindre sentiment de rage ou d’appréhension ; parangon d’une vertu toute relative. Samehada ne comprenait pas ce genre de dialogues entre humains et pour elle tout cela était une perte de temps comme l’acceptation de ce titre de bras-droit. Comme l’affront de se délester d’elle au moins un temps contre Sôsuke. Peau-de-Requin ne pouvait comprendre ce qu’un esprit belligérant ne pouvait appréhender, ne s’entichant que de sentiments primaires, bien que plus développés envers son seul et unique maître. Et cet amour qu’elle lui portait, il le possédait en son sein pour chacun de ses camarades.
Il la laissa s’exprimer muré dans un silence de plomb, écoutant ce qu’elle avait à dire. Ses premières phrases n’étaient que pure rhétorique, et Hanzô ne la coupa donc pas, un de ses bras allant poser sa main droite sur ses propres cotes tandis que ses yeux examinaient la bande bientôt appliquée avec soin autour de la plaie, nervurée de sang.

Enfin elle vint à s’adresser à lui et elle laissa un temps de côté cette rage aveugle, pour devenir la Shiori qu’il avait toujours perçu, celle-là même qui l’avait poussé à entamer une discussion d’égal à égal, ce qu’ils étaient pour lui au moins sur le plan de l’humain. La puissance n’avait rien à faire dans une telle discussion, du moins pas sur ce plan-là.

Voulait-elle réellement son avis ou cherchait-elle à le descendre en déstructurant ses propos ? Il prit le risque d’exposer son avis en tant que tel, de découvrir devant ses yeux une thèse qu’il avait réfléchi pendant les quelques heures disponibles. « Certes. Réunion qui n’avait selon moi pour but que de mettre en exergue la dissidence, ce qui est chose faite. Et là où tu as vu notre incapacité à agir de concert, j’y ai vu des avis qui se rejoignaient en finalité, bien qu’exprimés différemment. Là est notre force n’en déplaise aux détracteurs ; à nous sept, nos visions sont supérieures à celle d’un simple chef de clan. Je ne pense pas qu’il t’ait ignorée. Mais tout ceci n’est qu’un acte dans une pièce qui n’est point finie. Ce que j’pense ? Sôsuke savait à quoi s’attendre en présentant son papier, et je ne serai pas étonné que dans les jours à venir, d’autres surprises viennent s’y adjoindre dans la continuité… Le sacrifice de quelques brebis égarés, est-ce vraiment la solution? Nous sommes à bord d'un navire qui a manqué de chavirer. Le nouveau capitaine navigue dangereusement mais je crois en lui. Tu es moins convaincue que moi, je le sens, hein? »




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Ven 20 Oct 2017 - 11:33
Attendant, appréhendant la palabre que l'homme pourra bien me servir en réponse, je reste silencieuse. Le regard irrémédiablement poser sur lui. Signe de respect, d'une certaine façon ; preuve que j'attends ses mots ; que je ne me contre-fou pas de ce qu'il pourra bien me dire, mielleux ou non. J’ai quéri son avis, son point de vue et ce n’est aucunement pour faire demi-tour maintenant. Même si le redoute l’opinion du cyan. Après tout, un peu rancunière, je n’ai guère oublié ce regard qu’il m’a jeté au sein de la réunion. Ce ta gueule silencieux et possiblement bien mérité. Sauf que je ne tolère pas ça, pas cette attitude alors que j’exprimais, certes maladroitement, un avis. Est-il capable lui, de tolérer une opinion différente de la sienne ? Ou bien est-ce que je dois avancer à tatillon ? Comme si je marchais sur des œufs ? Je me questionne. Le torrent semble pourtant quelqu’un de sensé. Il l’est. Probablement au moins un peu. Mais peut-être qu’il ne peut juste pas tolérer qu’on ne marche pas dans son sens. Cela serait ennuyeux. Enfin, je tire probablement des conclusions hâtives basée sur ma névrose. Le monde n’est pas contre moi. Je le sais bien. L’homme qui me fait face à déjà été un soutient une fois, pourquoi ne pourrait-il pas l’être à nouveau ?

Et enfin, la voix du possesseur de Samehada retentit. Douce et grave. Exprimant comme je m’y attendais une réponse développée et probablement mûrement réfléchit. Une sorte d’adage. Depuis quand avait-il dans l’idée de venir me parler ? De me faire part de ses remarques et réflexions sur la veille ? Ou bien, est-ce simplement l’effet que tout le monde a eu suite à cet entretien groupé avec le Nidaime ? Une remise en question ? Une critique personnelle ? Néanmoins, il n’empêche que la palabre du guerrier, ne cesse de me faire me questionner davantage. Et au risque de passer pour une représentante du kunaï émoussée, je me permets de chercher à le faire développer ses dires, pour les interpréter correctement et surtout, ne plus risquer une certaine incompréhension entre nous. Il serait dommage, alors qu’il semble mordre sur son égo démesuré que je ne profite pas de cela pour réellement chercher à un peu moins l’appréhender. Le cerner, comprendre les schémas de sa verve et de ses desseins.

Cependant, avant de partir dans ma tirade de questions, je le laisse poursuivre. Attendant le moment de la retombée, la chute qu’il donnera à son élocution. Bien plus longue que je ne l’aurais imaginé. Il me surprend alors, par sa question, bien que celle-ci fut bien placée. Fronçant un peu les sourcils, je reste circonspecte quelque seconde. Baissant le regard vers le sol, marquant ainsi le questionnement inopiné qu’il vient de provoquer. Il n’est plus question d’interrogation à son égard, mais bel et bien sur moi. Introspection surprise.

De ce fait, c’est après l’écoulement de longues secondes que je redresse la tête pour me prononcer sur tout cela. Laissant ma voix exprimer dans des mots, bien moins mesuré et réfléchit répondre à sa demande.

« Si… Je suis convaincue. Du moins, je pense. » Murmurais-je encore un peu hésitante. « C’est juste que j’estime qu’il y a d’autres façon d’agir. Des méthodes bien moins drastique. Qu’aurais-tu fait, si j’avais refusé de signer ce papier et que tu n’aurais pas été présent à ma place pour le signer par exemple ? Serais-tu ravi, que par mon unique décision, tu te retrouves à devenir un réprouvé ? La faute d’un seul homme n’a pas à imputé sur tout un clan qui n’est fautif de rien d’autre que d’avoir cet homme pour leader. » Je tourne alors un peu la tête pour lui montrer le dojo. « Pire encore, il n’y a pas qu’eux qui subissent cela. Car nous, que devons-nous faire maintenant si un Yuki se présente à nos portes ? Devons-nous le laisser entrer ou bien lui interdire l’accès à ses locaux spécialement conçu pour l’entrainement des belliqueux de Kiri dont ils ne font plus partis ? » Je reste alors silencieuse un instant, reportant mon attention sur lui. Un regard ennuie, mais calme. Je ne montre réellement plus aucune animosité, aucune haine ou autre sentiments classifiable d’obscur. « Là, ou tous, vous avez vu un clan mit au bagne, j’ai vu une retombée globale sur la peuplade. Je conçois qu’il voulait bien faire, qu’il voulait faire un exemple et marquer le coup de son autorité. Mais ne pouvait-il pas, simplement ne pas humilier et disgracier, d’une certaine façon, l’un des clans fondateurs de Kiri ? » Pesant un instant les mots qui vont suivre, je baisse un peu le regard sur le torse de l’homme, point à la hauteur de mes yeux. Il est bien trop grand, ou bien c’est peut-être moi qui ne mesure pas une taille adéquate. Une conversation assise aurait été un peu plus appréciable pour ma nuque, parce qu’au moins, nous aurons été plus ou moins à la même hauteur alors que là… Sauf s’il plie assez bien les genoux ou que je monte sur un petit tabouret, je ne serais jamais réellement à la hauteur de ses yeux. Il doit bien y avoir une bonne dizaine, voir une vingtaine de centimètre de différence entre lui et moi. Enfin, je ne vais pas m’égarer en pensées frivoles.

« Je ne remets nullement en cause son autorité, comme tu as pu le percevoir. Juste… Que va-t-on dire de lui ? L’opinion public ignore ce qu’il s’est passé en règle générale. Ils ignorent tout de la torture, de l’origine de l’aveuglement d’Eiichiro. Tous ce qu’ils vont voir, c’est un nouveau dictateur, qui pour un simple refus, un clan se retrouve destitué. Parce que comme tu le dis, il navigue en eaux troubles à cause de sa devancière. Mais créer davantage de remue n’était pas la chose à faire. Il y a des méthodes bien plus fines pour arriver à ses fins. » Je relève un peu le regard sur lui. « N’entends-tu pas déjà les rumeurs qui peuvent courir ? Eiichiro était apprécié de de beaucoup même si nous sabreurs ne pouvons nullement le voir en peinture, il n’en est nullement de même pour d’autres. Là où nous voyons un homme à abattre, d’autre voix un leader, un sauveur ou que sais-je d’autre. Car si tu n’as pas encore comprit le fonctionnement de cet homme, il est un manipulateur. Il joue avec les gens comme avec les mots pour arriver à ses fins. Si Sosuke prévoit, de son côté Eiichiro fait tout de même. Sa désertion ne peut pas juste être vue comme un refus, comme un abandon. » L’informais-je alors, car le déserteur est bien plus fourbe que cela, bien plus calculateur et méprise. C'est ce que j'ai pu comprendre de la période où je ne cessais de l'épier dans mon désir de vengeance. « C’est un appel à la révolte, à la rébellion contre Sôsuke. S’il a réellement agi contre Benten, ici, sans notre soutien, il se doit de jouer plus finement et je ne serais nullement surprise de le voir être le précurseur de nouveaux maux infligé à notre village. » Fermant un instant les yeux, je prends maintenant une longue respiration avant de les rouvrir et de river mes pupilles dans les siennes. « Il est l’homme à abattre avant tout. Il faut détruire son image, quitte à révéler à tous ces crimes, montrer qu’il n’est pas innocent, que le suivre revient à réellement suivre un traître et pas une idéologie de je ne sais trop quoi. J’ignore encore le message que son acte de trahison veut faire passer réellement, mais il faut tuer le poussin dans l’œuf. » Lançais-je à l’homme face à moi, dévoilant enfin, toute l’animosité réelle que j’ai pour le belliqueux déserteur. Et au final, je n’ai nullement posée les questions que j’avais au préalable pour lui, m’étant perdu dans le cheminement de mes pensées provoquée par son unique question.


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Ven 20 Oct 2017 - 16:45

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Un certain respect de l’autre tirait son épingle du jeu dans cette conversation. Chacun laissait parler l’autre, ne le coupait pas de phrases inutiles. Leurs points de vue s’opposaient dans une lutte tacite qui poussait à croire qu’un accord, ou au moins une compréhension était possible. Du moins, c’est ce que présageait et pensait Hanzô de son côté. Certes sa camarade avait le passif pour justifier bien des frasques mais il ne la voyait ni comme folle, ni comme plus bête que quiconque dans ce village. C’est pourquoi il écouta avec attention ses dires à venir, la jaugeant avec parcimonie, l’averse inondant ses pupilles jouant tantôt sur son visage fin et tantôt sur sa main bandée pour enfin l’observer dans son ensemble, son port de tête plus élevé que le sien.

Patiemment il la laissa s’étendre. Elle parlait beaucoup. Était-ce un trait prépondérant comme Kaguya Nagu, ou juste une situation qui la poussait à se dévoiler ? Dans tous les cas il en fut presque gratifié et attendit, rendant à chacun de ses mouvements une réponse corporelle, parfois courte et indiscernable, parfois bien concrète. Il se laissa glisser de quelques centimètres contre le poteau de fortune derrière lui, fléchit sur ses appuis, Samehada raclant le bois. Il serait ainsi plus facile pour elle de croiser son si singulier regard. Inspirant de ses naseaux, il se mit alors à répondre. C’était un dialogue de personnes dotés d’ouïe, laissant aux sourds le plaisir de se complaire dans les monologues.

« Je comprends tes craintes et tes hypothèses Shiori. Pour la simple et bonne raison que je mentirais si je disais ne pas y avoir pensé moi aussi. Ce que j’aurais fait ? La question, c’est ce que tu aurais fait. Et j’ai la naïveté que tu n’aurais pas manqué, même aveugle, de respecte au Kage de telle sorte que tu le snobes et l’ignore devant les mêmes hommes qu’il doit convaincre. » Une confiance naissante, une main théorique sur son épaule qui jugeait, non néfastement la porteuse de Dokuyaku. « Je sais ce qu’est être mis au banc, tu t’en doutes. Mais j’aurais eu confiance en nous Six pour trouver une solution des suites de ton refus. Comme je fais confiance aux Yuki pour faire en sorte d’élire un nouveau chef capable de penser correctement ; de se liguer en un corps puissant pour se délester de cette sanction qui n’a jamais eu pour vocation d’être définitive. Au pire, un coup de bâton au milieu des chiens pour enrager les gênants dans la meute ; faire fuir les plus couards. » Elle pouvait lire son dégoût pour l’aveugle et sa stratégie de repli digne d’un Genin d’une douzaine d’années. « Libre à nous de les entraîner. Sôsuke a parlé d’une décision temporaire. Et d'une privation du pouvoir décisionnaire, ainsi qu’au niveau des missions. Rien ne nous empêche de les préparer à ce qui arrive. » Peut-être s’avançait-il trop mais avec ce qui venait pour eux, ils seraient prêts. « Skur » Son regard se voulut apaisant, confiant pour la suite. Il ne jouait pas. Il croyait en les siens. Aux Yukis restants, ceux solides comme leur Hyôton. Après tout, de tous ils étaient les plus patriotes. « Le seul humilié ici fut Eiichiro, vile carcasse incapable de s’animer et de faire mouvoir ses lèvres. Pour ce qui est des qu’en-dira-t-on et de l’opinion de la plèbe, à nous de les faire mentir. Nous Kirijins, nous gradés. Je suis sûr qu’il y a matière à se défendre, le défendre. Souviens-toi, derrière l’Ombre… » Il pensa au journaliste du Kunaï Emoussé présent ce jour-là. C’était donc pour ça. Sôsuke…

« La hâte motive le chef comme les troupes. Nous ne pouvons-nous épancher en discours plus longtemps. Agir. Ceux qui appréciaient l’aveugle verront bientôt son vrai visage, j’en suis persuadé. Il a jeté le discrédit sur lui-même en choisissant la facilité de la fuite. Et si révolte il y a, encore une fois nombre de moyens s’offrent à nous pour la contrer. Nous ne sommes pas Benten. Et pour répondre à tes derniers mots, tu peux compter sur moi et Peau-de-Requin. Ce n’est pas son image mais son être, que je vais détruire. Pour toi, Tetsuko et Kirigakure no Satô. » Soufflant après sa tirade finale, il fit signe d’un mouvement de tête à Shiori de le suivre dans la salle de réunion.



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Lun 23 Oct 2017 - 0:21
Je sais qu'il a raison... Jamais ô grand jamais, je n'aurais eu la même attitude que le Yuki aveugle. Parce que mon père m'a inculqué des valeurs, tel que le respect de la hiérarchie, et ce même si on n'en avait pas réellement une. Il m'a toujours apprit à respecter les personnes avec une meilleure condition de vie que nous par exemple et ici, dans le milieu des Ninja, c'est pareil. Même si les noms ne sont plus identique. Là où on parle de seigneur, de noble, de paysans et de pouilleux, ici, on parle de Kage, de Jônin, de Chûnin et de Genin. Le respect, c'est pas pour les chiens comme ont dit. Alors oui, mes valeurs et mon éducation m'empêchent réellement d'agir comme cet homme peu le faire... Alors, oui, je suis forcée de le reconnaître et j'hoche doucement la tête pour lui faire comprendre qu'effectivement, je n'aurais pas nié notre Mizukage. J'aurais manifesté mon mécontentement comme je l'ai si bien fait d'ailleurs, même si nous n'étions pas les principales concernées par la sanction.

Quand il prend encore la parole, m'expliquant qu'il s'est c'est quoi être mis au banc, je fronce un peu les sourcils et lui montre que non, j'ignore. Un signe de la tête, de gauche à droite, un non silencieux. J'ignore tout ce qu'il a pu vivre, tout ce qui est arrivée avant qu'il ne récupère Samehada. Possiblement qu'il parle du fait d'avoir perdu son épée, mais je ne peux en être certaine, alors dans un sens, j'espère qu'il va me donner de plus amples informations à ce sujet, qu'il va continuer de parler pour se livrer en quelque sorte, un peu plus à moi et que je puisse arrêter de le juger trop rapidement sans le connaître. Par contre, j'avoue ne pas trop aimer sa métaphore, mais je ne préfère ne rien dire et le laisser poursuivre tout simplement.

Et je continue d'ailleurs à ne plus être d'accord avec ses dires, car non, Eiichiro n'a pas été le seul humilier ce soir là... Peut-être lui ne l'a-t-il pas vu de la sorte, mais le Yuki ne fut pas seul... Réfléchissant cependant un instant, je me remémore les personnes présentes la veille pendant la réunion pour chercher à savoir de qui il parle exactement. Mais nous n'avons pas la même vision des choses, surtout en vue des responsables de ce que j'ai envie d'appeler un torchon. Il fini alors son monologue pour m'inviter dans la salle de réunion, là où on avait tout déballer il y a de ça quelque temps, là où on avait également décidé d'agir en union... Pourtant la veille, notre concerto avait déjà été brisé.

Marchant pour aller prendre place non pas sur ma chaise mais derrière celle-ci. N'ayant aucune envie de m'asseoir pour l'instant, je dépose mon sabre sur la table devant moi. Une habitude de faire cela, pour montrer que j'étais là pour discuter, pas pour me battre et qu'en aucune cas je ne menacerais la personne qui me fait face. Puis, c'est aussi une question de facilité quand on s'assied, même si là, je reste debout, les mains légèrement crispés sur le dossier de ma chaise.

"J'ignore en grosse partie ce que tu as pu vivre et même ce qui t'a conduit ici. Mais là, ce qui me choque dans tes propos, c'est ton manque de vision sur la situation en quelque sorte. Tu estimes qu'il n'y a que Eiichiro qui a subit les rires ? Dois-je te rappeler la réaction des Kaguya quand tu m'as repris de volée ? N'ai-je pas moi aussi été moquée parce que tu es revenu sur mes paroles ? Je n'avais peut-être pas à intervenir de la sorte, mais ton intervention était-elle réellement utile et bien placée ?" Un reproche, mais une envie de comprendre et surtout de savoir s'il éprouvait quelque remord de m'avoir mit dans une position de faiblesse face au Kaguya. Parce que même si de base on a rien contre le clan des osseux dont il fait partit de par sa naissance, il se pourrait que l'avenir pourrait être moins appréciable. "Je n'attends en rien des excuses de ta part ou quoi que ce soit, je sais parfaitement que mon comportement est digne d'une parano, mais je veux juste que tu saches que la prochaine fois que tu me fais ça, tu te feras une joie de t'occuper seul des réunions et de transmettre les informations aux sabreurs." L'informais-je alors, parce que oui, hier, j'avais réellement pensée à quitter la pièce et planté la réunion, mais je ne l'avais pas fait, pour ne pas m'attirer les foudres de notre Mizukage, mais il est clair que si, lors de la prochaine réunion, il revient sur mes paroles comme il a pu le faire hier, je ne me pointerais plus au prochaine.

Prenant alors une longue respiration, je relève le regard sur lui. "Là où tu parles de hâte et de motivation, je vois de la précipitation et la possibilité de tomber dans un piège. Je te l'ai dit, Eiichiro est un manipulateur et calculateur. S'il a déserté, il y a forcément anguille sous roche et se précipiter risquerait de nous créer plus de problèmes. Il faut prendre le temps de réfléchir et analyse la situation, voir toute les possibilités. Car imagine que l'on parte en mission pour le retrouver et que derrière, il y a les Yuki resté au village qui se soulèvent ? Qui défendre le Nidaime ? Qui défendra Kiri ?" Je vois peut-être un peu trop le mal partout, mais c'est maintenant en quelque sorte devenu une force pour moi, car j'analyse réellement et je ne me contente pas de la réalité telle qu'elle est, je cherche les possibilités, aussi farfelues puisse-t-elle être. La peur peut être en réalité une véritable force quand on sait l'exploiter visiblement... Il ne faut juste pas se laisser aller à elle, comme j'ai pu le faire hier. Ainsi, dans une discussion privée, où chaque mot est pesé, il est plus facile de rester calme que dans le vif de l'action ou chaque seconde peut compter.

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Mer 25 Oct 2017 - 20:20

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




« Shiori. Je ne cherche en aucun cas à m’accaparer la direction de quoi que ce soit. La prochaine fois, j’essaierai d’établir un dialogue avant de me prononcer, fais en de même et tout ira bien. » Il plissa les yeux pour exprimer un certain contentement à l’idée d’arriver à un accord commun, ce que ses mots étaient censés acter. En effet, il suffisait seulement que chacun dise à l’autre sa pensée quitte à interrompre une éventuelle réunion la prochaine fois et le Torrent en savait sa coéquipière capable. Cela éviterait des tensions inutiles dans un groupuscule qui n’avait guère besoin de dissociations futures.

« Tu as raison sur ce point, nous ne pouvons être que chiens de chasse. Mais je pense que même si quelques-uns d’entre nous partions, il restera toujours des fidèles assez puissants pour défendre le Nidaime et notre patrie. Ne sous-estimons pas Kirigakure no Satô, après tout. S’il y a bien un des villages qui peut se targuer d’une puissante force de frappe, même les Yuki sur le banc, c’est bien nous, non ? »

De ce qu’il avait vu et surtout entendu pendant ses voyages, les effectifs globaux des autres puissances cachées restaient inférieurs à celle de l’Eau, pays militaire par excellence qui avait établi le système que tous avaient ensuite copiés. Rien qui pouvait laisser à penser que la Brume se voyait inférieur au Nuage ou à la Roche, si tant était que les pays neutres ne vinrent s’adjoindre à l’un d’eux ou qu’ils s’allient carrément entre eux, ce qui était une possibilité vu les événements de Shito. Surtout avec cette histoire de lettre anonyme les blâmant pour de sombres histoires et ce Soshikidan qui rôdait dans les parages. Peut-être même qu’il avait infiltré le village selon les dires du Mizukage. Posant Samehada sur la table près de sa collègue Dokuyaku que l’écailleuse semblait renifler, la trouvant visiblement appétissante, le Torrent lui se laissa tomber sur son siège et planta l’océan pâle de ses yeux dans l’or de ceux de Shiori encore une fois. Avait-elle la moindre idée des problèmes qui s’apprêtaient à s’écraser contre la digue qu’était leur village ? Se doutait-elle que la désertion des quelques quidams malveillants n’étaient qu’un galet sur la flopée de roches énormes ? La Purge du pays à la fondation avait été difficile. Ce qui venait maintenant serait encore bien plus ardu ; impossible pour des Hommes travaillant seuls. Mais rien n’était impossible si la main qu’était Kirigakure se muait en un poing grâce à chacun de ses soldats. Et ladite main manquerait de phalanges si les Yuki ne s’y joignait pas.


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Lun 30 Oct 2017 - 16:09
Il en avait des belles lui. Vraiment. Parce que je ne suis pas du tout certaine que Sosuke apprécierait réellement de nous voir débattre l’un et l’autre pour prendre position tout en l’empêchant de poursuivre sa réunion. Si en effet, je suis capable de le faire, après tout, je suis bel et bien celle qui c’est opposée à lui pendant la précédente réunion… Alors l’interrompre n’est pas quelque chose de bien plus compliqué, mais de là, à me taper la discussion avec Hanzõ comme ça… M’enfin soit. Je ne dis pas un mot, laissant le bleu penser ce qu’il veut comme il veut. Au final, je n’en ai rien à faire des évènements futurs là. Enfin, si un peu, parce que je ne suis pas désireuse de me retrouver encore dans une position aussi délicate, mais en même temps, Eiichiro n’étant plus là, je ne vois pas pourquoi ça partirait encore en vrille. Il était le dissident, celui qui pose problème à Kiri, alors maintenant qu’il a fui comme le rat qu’il est, on ne peut que se porter au mieux. Maintenant, la brume va réellement pouvoir avancer réellement.

Ecoutant alors la nouvelle palabre du torrent, j’hausse les épaules. « Se reposer sur ses acquis et sur les rumeurs en prétextant que les autres ne peuvent pas se développer serait une bien belle erreur Hanzõ. Suffit de prendre en exemple les évènements de Shito. Je n’y étais pas présente, mais de ce que je peux en conclure, c’est que Kumo, Iwa et Kiri se sont fait battre par des inconnus et ce, malgré la puissance de chaque village. Crois-tu réellement que notre réputation n’a pas été ternie par cela également ? Beaucoup ont dû se dire que Kiri n’est pas si fort que ça, on a quand même courbé l’échine comme les deux autres nations. Mais soit, si tu veux que l’on se repose sur nos lauriers parce que l’on a de bonnes bases, fait le. Mais méfie-toi de l’eau qui dort. » Je relève alors le regard pour river mes yeux dans le sien. « Car le torrent n’est pas forcément la chose la plus menaçante dans une rivière. L’eau calme peut cacher un bien plus gros monstre. » Murmurais-je alors avant de m’écarter de lui. « Je pense qu’on en a fini de cette discussion non ? » Parce que continuer à débattre inutilement sur ça ne servira à rien et ainsi, je peux lui laisser prendre en compte ma petite mise en garde. Peut-être qu’il pensera un peu plus à réfléchir. Ou pas. A voir.



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Jeu 2 Nov 2017 - 21:23

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




La blonde avait du répondant. Peut-être un peu trop? Elle aimait à aller chercher les torts, les afficher. Rendre Hanzô peu sûr ou conscient de ses erreurs. Essayer, au moins? Lui se voulait à l’écoute, comprenait. Toujours dans la même position, dépourvu du monstre écailleux, il laissait le flot continu s’écraser sur les récifs de ses convictions, et lui plus que tout autre, le Maître de l’Eau, savait à quel point ces mêmes flots pouvaient se montrer ardents et justes.

« Tu as bien raison, depuis Shito, notre réputation a été terni. Nous qui étions censés être le village le plus puissant militairement, ridiculisé par une organisation extérieure, qui n’est pas une des Trois Puissances? Je saisis ton raisonnement. Je t’entends. Alors certes, notre réputation a été entachée. Et sache que le Torrent n’est pas toujours agité. Parfois, il se veut calme. Et parfois, il perd son calme. Fais-moi confiance pour porter une partie du fardeau qui sera nôtre quand les problèmes arriveront. Ou quand j’irais à eux… » D’un mouvement il attrapa Peau-de-Requin et vint l’attacher à son socle, entre ses omoplates. Il avait l’air d’un va-t’en-guerre, n’en était-il pas un? Soit, il marcha vers la sortie et s’interrompit près d’elle, histoire d’être entendu, même en chuchotant, son épaule côtoyant presque la sienne dans un élan vite arrêté. « Tu as raison, je pense que nous nous sommes compris, Shiori. Il n’est plus là le temps de bavarder, toi comme moi, nous avons à faire. j’essaierai d’être un meilleur subordonné leadeuse » lâcha le shinobi avec un sourire. Etait-il moqueur? Ou au contraire fier d’être sous les ordres -bien que le terme était plus ou moins relatif- dans une confrérie telle que la leur de la manieuse de Dokuyaku? Rien n’était moins sûr mais déjà il s’était mis en branle pour quitter le domaine des Sabreurs.

Où allait-il maintenant? Le Palais Brumeux? La frontière de l’Eau et d’un autre continent? Nul ne le savait, même pas lui, et malgré les nombreuses possibilités, il n’avait pas encore lâché prise et laissé le sabre commander, car c’était la la preuve d’une grande faiblesse dont il était exempt. Kaguya Hanzô, l’homme au masque osseux, déciderait de ses actes et malgré son coup de nerf quand il avait appris en détail la nouvelle et la nuit qui avait suivi, il se contiendrait. Pour Sôsuke, pour les Sept, pour la jeune génération qui avait besoin de calme. Pour ces bourgeons qui exigeaient d’être abreuvé de sagesse; point d’une guerre déclenchée par un affamé.


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