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Le miracle de la vie [feat Ryûjii Ashitaka]


Mar 17 Oct 2017 - 17:21



Les crocs rocheux étaient bien plus que les monts protégeant le village d'iwa de leur imposantes et rocailleuses parois. C'était la limite naturelle de la cité shinobi mais avant tout un lieu de perdition et de mort pour les non-initiés. À vrai dire seuls les gardes, quelques shinobis et quelques impétueux explorateurs y sont revenu vivant. Les autres : femmes, vieillards, enfants... Qu'ils soient commerçants, chasseurs, explorateurs ou même alpinistes ont tous agonisé, enserré dans la gueule abyssale du monstre immobile qu'étaient ces monts. Perdu dans ces affres rocailleux, leur seule et la plus douce des délivrances était d'accorder leur âme au jugement d'Enma.

Fixant les monts escarpés se dessinant face à moi je réfléchissais. C'est vrai, oui, j'étais comme les autres pris au piège par ses pics, enfermer en ses terres dans une prison naturelle. Iwa toute entière était une cage, nous empêchant nous, le bétail de nous enfuir quand bon nous semble. Un chemin se dessinait devant moi, celui de la liberté ?... De la rédemption peut être ? Ou de la mort ? Je n'en savais rien ! Comme je ne savais pas ce qui se profilait par delà les monts. J'avoue, je n'avais pas beaucoup voyagé, ma lignée m'offrant bien assez de plaisirs pour réussir à endormir ma curiosité... Jusqu'ici.

Aujourd'hui j'étais las. Las d'attendre le moment propice pour sortir de mon trou. Si je voulais retrouver mon cousin, et briller un peu plus aux yeux de mon père il fallait que je passe un jour ou l'autre ces monts pour me diriger vers la cité des nuages ! Qu'est ce qui m'empêchait d'aller à la recherche de Daedra ? Quel frein m'empêchait de marcher vers Kumo ? De la trahison ? Non, ce n'était pas une désertion, Chôgen le savait ... C'était juste une simple histoire de famille. Je devais le ramener ici au plus vite... Et sa méthode me paraissait bien lente à prendre place.

Voilà bientôt une heure que je fixais ce chemin, assis en tailleur sur le sol lisse. Le seul son qui perturbait mon esprit concentré était le vent qui soufflait par moment soulevant ma crinière dorée pour la faire retomber machinalement. Mon regard était fixe mais vide et perdu.

-Huuuuum ! Pfff !

Quelque chose dans mes yeux venait de se réveiller alors que ma décision fut prise. Sans même utiliser mes mains, je me redressais, avant d'entamer le pas, me stoppant au début du chemin. Me faisant craquer la nuque par le biais de petits mouvements de tête je me mis à parler pour moi-même :

-Je suis déjà fatigué rien qu'en pensant à toute cette marche ! Je ferais mieux d'avancer avant de changer d'avis !

Et sur ces bonnes paroles, je posais mon pied droit sur ce chemin mystifié par mon esprit en proie à une imagination bien trop grande.


Cela faisait déjà plusieurs heures que je suivais ce sinueux chemin, usant de mon pouvoir pour me sortir des situations les plus extrêmes. Cependant les situations les plus compliqués restait à venir. De ma position je voyais à peine le soleil, entamant sa courbe descendante, dissimulé derrière un pic des plus impressionnant. Même si je ne savais pas précisément où en était la course du soleil je savais pertinemment que je finirais piégé en ces lieux par le voile ténébreux de la nuit qui finirait rapidement par prendre place dans le ciel. Retourner en arrière ou avancer était la même option, je finirais avalé par la nuit, perdu dans ce terrain escarpé.

Soufflant à l'idée de devoir camper sur un terrain aussi accidenté, je me reprochais maintenant mes hésitations passées qui avaient retardé ma prise de décision et me mettait actuellement dans un embarras grandissant. J'étais immobile, faisant le point pour retrouver une hypocrite neutralité sur mon visage lorsque ma concentration fut brisé par une sorte de balbutiements. Un étrange bruit m'étais parvenu me tirant de mes pensées. Les yeux écarquillés je bougeais la tête en tout sens cherchant l'animal qui pouvait bien être à l'origine de ce son.

En parlant de ça d'ailleurs, quel genre d'animal vivait ici ? Surement des bouquetins et des chamois, non ? En d'autre terme j'étais le prédateur de la chaine alimentaire ! Mais étais ce certain ? Et si...

Le cris repris de plus belle, porté par l'écho de montagnes. Une plainte éthérée et mystique qui ne semblait pas vouloir s'arrêter. Les plus superstitieux auraient surement fuit devant ces pleurs. Mais cette obstination dans la plainte, l'irrégularité des pleurs, et ses reniflements cela ressemblait tellement à...

-Un... Un enfant ?

Mon regard était posé sur cette fillette aux cheveux rose, pleurant toutes les larmes de son corps. Je la regardais légèrement emphatique. Que pouvait-elle faire d'autre que pleurer ? Moi même si j'étais à sa place, terrer au fond de ce trou, affamé blessé et brisé psychologiquement pourrais-je faire autre chose que pleurer. Oui, j'avais un léger pincement au cœur en voyant la plainte de cette petite, car elle versait des larmes à raison et pas pour un caprice futile comme le fond les autres gamins au village, comme je l'ai surement déjà fait moi-même.

Sans m'en rendre compte j'étais déjà accroupi au-dessus de la crevasse jaugeant la distance qui me séparait de la gamine. Oubliant totalement la nuit qui allait tomber j'observais la malheureuse miraculée terrée au sein même des profondeurs de la terre. Avait-elle, en ces lieux escarpés, atteint son enfer ? Son sort me préoccupait, je ne saurais le dire pourquoi mais cette gamine apeurée et perdue atteignais mon cœur terne. Mais que pouvais-je bien faire pour l'aider ? La sauver serais réellement un miracle !
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Mar 17 Oct 2017 - 23:09

Le temps d’un instant tout semblait s’être figé. Ses prunelles vagabondaient sur le paysage qui s’offrait à elle. Un environnement rocheux qui s’étendait par-delà son champ visuel. Ses yeux se posaient ci et là, s’imprégnant de la beauté du paysage. La magnificence des monts suscitait en elle de la sérénité. Un endroit qui lui semblait parfait pour se retirer quelques temps. Se recueillir et se laisser aller à ses pensées. Soudainement, la splendeur figée sembla lui revenir à la vie, avec lenteur. Ses yeux battirent des cils, elle semblait quitter ses pensées et revenir à la réalité. Cette scène comportait des airs de déjà-vu. Elle glissa une main baladeuse dans sa chevelure écarlate, relevant les quelques mèches rebelles qui venaient perturber sa vue avant de s’avancer vers les falaises qui s’étendaient. Tel un errant, elle marchait lentement, s’aventurant dans les gorges d’une terre labourée par une faux arbitraire.

Elle se souvint des paroles qu’un être cher qui lui avait dit : « Un homme ne naît pas homme, il le devient. » Chaque être se voit obliger de grandir, mais qu’en est-il de l’évolution ? Aux yeux d’Ashitaka, évoluer, était un choix qu’elle avait fait depuis que ce désir ardent avait pris possession d’elle. Ce même désir qui l’avait poussé à se tenir droite et aller à l’encontre de ce que ses géniteurs lui avaient dictés. Les choix qu’elle avait fait, par le passé, détermine ce qu’elle est. Des ambitions nobles, dépassant les limites du raisonnable, soulignées par une détermination sans faille… C’était ce qui la représentait. Il y avait en ses ambitions, un sentiment étranger au réel, qui de temps à autres réduisait sa motivation. Réussite, c’était le mot qui apparaissait tel un héros dans ses moments de doutes. Réussir, une petite voix semblait lui murmurer ce mot à la connotation si douce. Ce mot qui lui octroyait une grande force psychologique.

Alors qu’elle s’enfonçait entre les parois rocheuses, principales caractéristiques de cet endroit, elle crut entendre un bruit étranger. Un bruit qui lui paraissait similaire à celui de pas inconnus. Instinctivement, elle cessa tout mouvement, tendant attentivement l’oreille. La présence d’un étranger suscitait sa curiosité, et elle se devait d’être assouvie. Elle accéléra le pas, marchant avec discrétion telle une féline. Une multitude de questions se bousculait dans sa tête, l’identité de l’inconnu la titillait particulièrement. Lorsque ses yeux se posèrent sur une silhouette imposante, elle plissa les yeux, comme pour tenter d’y voir plus clair. L’inconnu continuait d’avancer d’un pas assuré. La pénombre qui s’abattait sur le village lui rappela la dangerosité de son acte. Bien qu’Iwa était calme ces derniers temps et qu’aucun danger apparent ne planait sur le village, d’éventuels risques étaient à prévoir. Plus l’étranger s’aventurait dans cet endroit et plus l’envie d’en savoir davantage s’accentuait. Quelques minutes plus tard, ils furent rendus à un paysage moins bosselé et plus lisse, quelques bosquets s’élevaient ci et là. Soudainement, les bruits de pas cessèrent et instinctivement, Ashitaka trouva refuge dans un coin. La discrétion était l’essence même d’un ninja. Elle fronça les sourcils, espérant ne pas avoir été repérée par cet homme. Les secondes défilèrent avec lenteur, elle se demandait ce que pouvait bien faire cette personne ici. A cette heure-ci et seule pour couronner le tout. Ne pouvant se résoudre à jeter un coup d’œil, elle tendit l’oreille, espérant avoir un résultat concluant. Deux voix paradoxales lui parvinrent aux oreilles. La première semblait être celle du jeune homme tandis que l’autre était fluette, comme si c’était celle d’un…

- Un... Un enfant ?

Ses doutes ne tardèrent pas à s’évanouir en certitude. Que ferait un enfant ici ? Elle était plongée dans l’incompréhension et tout en s’armant de courage, elle s’avança vers lui. Ses prunelles se plissèrent tandis qu’elle tentait de s’approcher sans se faire repérer. Elle s’arrêta à quelques mètres de lui, gardant une distance convenable entre eux. Sa main se glissa dans son étui et elle ne la retira pas. Méfiance était le maître-mot qui semblait gérer la situation. Elle le toisait du regard tandis qu’il vint s’accroupir au sol.

- Que faites-vous ici ? Et qui est cet enfant ?

Elle fronça ses sourcils tout en s’avançant doucement, avant de s’arrêter une seconde fois. Elle regarda par-dessus l’épaule du jeune homme et aperçut vaguement la silhouette fluette de l’enfant. L’individu ne lui semblait pas particulièrement dangereux. Il lui inspirait confiance, et ce constat l’a déstabilisa quelques secondes. Pendant quelques secondes, elle se demandait si tout cela était un piège, mais rapidement, elle retira cette pensée de sa réflexion. Improbable était le mot. Elle poussa un soupir inaudible avant de reprendre contenance. Ne jamais baisser sa garder au risque d’en payer le prix.


Dernière édition par Ryūji Ashitaka le Jeu 19 Oct 2017 - 22:50, édité 5 fois
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Jeu 19 Oct 2017 - 0:13

Une voix des plus féminines me sortit de mon étrange torpeur. J'écarquillais les yeux tout en quittant la fillette du regard. Étonnement, le ton de cette douce voix ne sonnait pas comme les voix féminines que j'avais l'habitude d'entendre. Non, aujourd'hui par de propositions alléchantes susurrée d'une voix sexy, pas de séduction prononcée avec un ton lascif... Juste la virulence d'un interrogatoire balancé en plaine face. C'était la nouvelle méthode de la police d'Iwa ? Envoyer des kunoichi pour délier la langue des hors-la loi ? Ils devraient peut-être leurs apprendre le tact avant de les envoyer sur le terrain, vois ne trouvez pas ?

Je tournais alors lentement la tête en arrière pour répondre à la jeune femme dans le blanc des yeux. Cynique comme j'étais, j'entamais ma réponse en levant les mains :

-Je peux tout vous expliquer, madame l'agent, à part...

Et là c'est le drame ! Mon regard accrocha celui d'Ashitaka, avant de se balader de bas en haut, prenant la mesure de s'arrêter sur chaque "détails importants" de l'anatomie de mon interlocutrice. Je vous le dis honnêtement, si la police d'Iwa était composée de femmes aussi belles et charismatiques que la kunoichi qui me faisait face, d'une part j'étais prêt à signer pour représenter l'ordre et la justice et d'autre part, la résistance à l'arrestation serait quasi inexistante ! La voilà la vraie solution pour instaurer la paix et l'ordre dans le village ! Un tel projet finira par être déposé sur le bureau de Chôgen, ne vous en étonnez pas et soyez sûr que j'en serais l'auteur et le signataire principal.

Je la fixais, restant silencieux quelques secondes avant de reprendre, déplaçant ma mèche d'un mouvement de main nonchalant :

-À dire vrai, je ne pense pas que vous vous posiez les bonnes questions... Moi, vous... Je peux te tutoyer ? Donc, je disais, moi je me pose plus la question de savoir comment ça se fait que cette fillette soit au fond de ce ravin ?... Comment a-t-elle fait pour y accéder sans mourir ? Et comment on pourrait la secourir ? Mais je peux répondre à une de tes questions !

Pour prouver ma bonne volonté et pour gagner la confiance de mon interlocutrice je commençais à ôter mes armes pour les balancer à ses pieds. Même mon sac d'argile, oui mon précieux argile, fut déposé devant la rousse, avant d'êtres recouvert par ma veste frappée en son dos des armoiries de la famille Chôkoku. Le symbole bien en évidence, je me tournais complètement vers elle, me tenant droit comme un poteau :

-Je ne suis pas votre ennemi mademoiselle... Je m'appelle Riliû, membre du clan Chôkoku !

Dis-je, maintenant en manche courte. J'avais fini ma démonstration en tendant ma main droite vers la jeune femme pour lui montrer l'attribut héréditaire implanté dans ma main droite. Avec ça, il n'y aurait plus de doute dans l'esprit d'Ashitaka. D'ailleurs maintenant que j'y pensais, elle était sorti bien rapidement de derrière moi ... M'avait-elle pris en filature ? Que ce soit le cas ou non pour le coup ça rencontre fut une bénédiction, et son renfort certain sera sans nul doute la lumière dans le futur de cette gamine enterrer six pieds sous terre !

-Du coup, tu préfères l'aider ou m'arrêter ? Si tu veux bien m'aider j'ai peut-être un plan pour la sauver !

Je m'en remettais à sa décision. Sauver la gamine ou l'abandonner... Coopérer ou ... Combattre !
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Jeu 19 Oct 2017 - 23:23

Le regard sérieux, elle attendait patiemment sa réponse tandis que son encéphale émettait de nombreuses hypothèses concernant cet inconnu. Ashitaka se demandait bien comment un étranger pouvait connaître aussi bien les lieux. Quelques minutes auparavant, il s’était engouffré dans cet espace rocheux et sinueux sans hésitation. Elle semblait se perdre dans sa profonde réflexion tout en le jaugeant du regard. Il n’était étranger à Iwa, c’était une certitude, mais impossible pour la rousse de dire s’il est un déserteur d’Iwa ou un shinobi fidèle au village. La désertion était un sujet auquel la jeune kunoichi pensait souvent, se demandant bien quelle motivation pouvait pousser les shinobi à trahir leur village et le quitter. La trahison était un acte qu’Ashitaka condamnait, mais elle pouvait nier le courage qui était de mise. Partir était un choix qui donnait un nouveau tournant à la vie. Une tournure palpitante mais dangereuse. De ses réflexions intensives à ce sujet, elle n’avait tirée qu’une seule raison qui lui paraissait concluante jusque-là. À ses yeux, la quête de la liberté était la principale motivation de ses Nukenins. La liberté était un concept convoité par chaque être humain, l’un des plus beaux rêves humains. Qui ne rêverait pas de parcourir un territoire sans la moindre contrainte ? Ne dépendre que de soi et être son propre chef. La liberté n’était qu’une utopie, un concept idéalisé. Même dans un monde de paix, elle ne sera jamais totale.

- Je peux tout vous expliquer, Madame l'Agent, à part...

Sa voix lui parvint comme un doux murmure, elle fronça davantage les sourcils sur ses gardes. Le blond se retourna et leurs prunelles se croisèrent. Un jeune homme qui semblait bien portant, il dégageait un certain charisme, la jeune femme ne pouvait le nier. Elle plissa légèrement les yeux, ne quittant pas les siens. Pendant quelques secondes, ils s’étaient plongés dans un silence palpitant. « Agent », c’était ainsi qu’il venait de l’appeler, elle voulait le reprendre, mais il n’en fit rien. Pour le moment, moins il n’en savait sur elle, mieux elle se porterait. Ils restèrent ainsi avant qu’il ne reprit la parole.

- À dire vrai, je ne pense pas que vous vous posiez les bonnes questions... Moi, vous... Je peux te tutoyer ? Donc, je disais, moi je me pose plus la question de savoir comment ça se fait que cette fillette soit au fond de ce ravin ?... Comment a-t-elle fait pour y accéder sans mourir ? Et comment on pourrait la secourir ? Mais je peux répondre à une de tes questions !


Elle but ses paroles, attentive à chaque mot qu’il employait. Cet homme ne manque pas de culot, pensa-t-elle. Ashitaka ouvrit les lèvres, s’apprêtant à lui répondre, mais elle fut freinée par les gestes du blondinet. Il venait de balancer ses armes au sol, qui furent suivies par un sac bien étrange ainsi que sa veste. Imprudent. Ce ninja était imprudent. Comment pouvait-il avoir confiance en la jeune femme sans la connaître ? Elle se posait sérieusement la question. Elle soupira intérieurement, ne laissant rien paraître à son interlocuteur. Ses yeux se posèrent sur la veste et un détail attira son attention. Plus précisément, le symbole qui était dessiné sur le vêtement. Il lui semblait l’avoir déjà vu.

Il ne tarda pas à confirmer ses doutes. Ainsi, cet homme se prénommait Riliû et était un membre du clan Chôkoku. Intéressant. Lorsqu’il se rapprocha, elle hésita à reculer, mais n’en fit rien. Elle ne devait montrer aucune faiblesse. Alors qu’elle s’attendait à un geste brusque, il tendit simplement sa main vers elle. Elle l’étudia rapidement et tous ses doutes s’évaporèrent en certitude. Un ninja d’Iwagakure No Sato. Une nouvelle fois, il laissa échapper quelques mots, elle reporta son attention sur lui. Ses propositions lui semblaient toutes alléchantes. Et alors qu’elle réfléchissait à l’issue de cette conversation, elle entendit de nouveau les pleurs. Le cœur meurtri, l’enfant semblait noyer tout son désespoir dans les larmes qui ruisselaient sur ses joues rougies. Sans répondre à Riliu, elle se précipita vers la jeune fille, le bousculant au passage. Elle vint s’accroupir près du trou, toisant la petite fille du regard. Cette vue lui arracha un pincement au cœur, mais elle n’en montra rien. Elle attira l’attention de la fillette et avec maladresse, Ashitaka tenta de la rassurer.

- Hm… N’aie pas peur, tout va bien passer. On va te sortir de là, d’accord ?


Détachée, elle se releva, en se tournant vers le jeune membre du clan Chôkuko. Elle n’était aucunement douée avec les enfants, mais elle allait faire de son mieux. Elle poussa un soupir, il était évident qu’ils ne laisseront pas l’enfant dans ce trou à rat. Elle plongea ses yeux dans les siens.

- Que propose Môsieur le Blondinet ?
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Dim 22 Oct 2017 - 17:29

Levant les yeux vers la voute céleste légèrement assombrit, je soupirais à mon tour. Mon exaspération n'était pas dût au fait que la kunoichi ait gardé sous silence son identité ou bien même qu'elle est balayé ma crédibilité en me donnant un petit sobriquet prenant essence dans mon épaisse fourrure dorée, non ce qui m'avait fait geindre c'était ce qu'elle avait dit à la fillette.

Replongeant mon regard dans le sien, le magnétisme opéra à nouveau. Pupille contre pupille, âme contre âme. Mon interlocutrice, aussi ardente et dangereuse que les flammes dont ses cheveux c'étaient fait porte-étendard, attendait une réponse de ma part. Mon regard cyan plongé dans le sien, la toisant avec intensité, je finis par soupirer avant de reprendre la parole :

-Pfff ! On a plus le droit à l'erreur grâce à toi, Amaterasu-chan... La prochaine fois, ne fait pas de promesse quand tu n'es pas certaine de pouvoir la tenir !

Comme la déesse du soleil son aura interne scintillait de mille feu. Un charisme étincelant, une chevelure qui, en mouvement, était telle les flammes dansant au grès du vent, sans oublier ce caractère brûlant et sauvage, bien plus que le mien en tout cas. Vous comprenez que ce divin surnom m'apparus comme une évidence bien rapidement. Il me fallait quelque chose pour la désigner puisqu'elle n'avait pas voulu me donner son prénom, et puis elle ne c'était pas gêné pour m'affubler d'un surnom, elle.

Lui tournant le dos pour récupérer mes affaires je repris ce qui ressemblait à un petit sermon :

-Je déteste faillir à ma parole... Mais après tout, je n'ai rien promis ! Il est encore temps pour moi de partir et d'oublier ce que j'ai vu ici...

Dis-je en observant les quelques étoiles scintillantes dans le ciel. Le voile ténébreux de la nuit emprisonnait petit à petit le monde, amplifiant l'éclat des astres à chaque instant, mais moi, simple mortel je ne pouvais voir ces inspirations divines... Je devais me concentrer sur la dureté du présent, la pression des paroles et la tension des regards que je sentais posés sur moi.

Toujours dos à la shinobi que j'avais surnommé "Amaterasu", finissant tout juste de rééquiper mes affaires, j'avais finalement décidé de tourner la tête, sans bouger le reste de mon corps. Lui offrant mon profil, je jetais une dernière fois, un coup d'oeil vers elle pour capter son regard incandescent.

-Puisque tu as engagé ton honneur dans ce sauvetage... Je te laisse t'en occuper, Amaterasu-chan ! Sois prudente, j'aimerais bien te revoir sans avoir à passer dans l'autre-monde !

Je ponctuais ma phrase d'un sourire oscillant entre le désir et la moquerie, accompagnant mon "départ" d'un simple mouvement de main en guise de salutation. Puis, m'éloignant pas à pas du ravin et donc de la fillette et Ashitaka, j'ouvrais finalement, du bout de mes doigts ma sacoche d'argile, y plongeant ma main avec délicatesses. Ressortant mon bras du sac après de longues minutes, la bouche de ma main droite mis à peine quelques secondes à rejeter une création d'argile.

Ce qui finit par choir au sol ressemblait à un serpent ! La tête était déjà au sol, vide de vie, attendant peut-être d'être détachée de son créateur pour s'animer. Mais son corps lui s'allongeait, s'allongeait sans jamais se détacher de Riliû qui continuait à avancer, se soustrayant presque à la vue de la kunoichi. Quelle était donc cette étrange manœuvre ?
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Mar 24 Oct 2017 - 1:07

Deux silhouettes se tenaient droites, l’une face à l’autre. Les rayons de lune les éclairaient. Ce soir-là, la lune était haute, laissant son empreinte sur le sol terrestre. Le ciel était dégagé, sans le moindre nuage, particulièrement étoilé. Ashitaka aimait cette vision, dans d’autres circonstances elle en aurait profité pour faire une introspection et être spectatrice de ce bienfait. Se détendre tandis que ses prunelles profiteraient de la beauté des étoiles. Mais voilà, qu’elle se retrouvait dans un environnement rocheux et sinueux, avec un inconnu qui désormais n’en était plus un. Et pour couronner le tout, la situation était simplement abracadabrantesque à ses yeux. L’envie de hausser les épaules, et de s’en aller la titillait, mais elle n’en fit rien. Elle ne pouvait se permettre d’abandonner l’enfant dans sa détresse. Elle se devait de l’aider. Après tout, n’était-ce pas là l’une de ses ambitions ? Protéger les autres, peu importe la situation ou les conséquences. Sous ses airs de misanthrope, Ashitaka avait un cœur. Certes, il fallait gratter pour le trouver, mais tout de même ! Et ses principes la poussaient à tendre une main à ce petit être innocent. Droite et impatiente, elle attendait sa réponse. Plus les secondes défilaient et plus il lui était difficile de patienter. Efficacité et rapidité, c’était ce qu’elle voulait. Aider l’enfant rapidement, la ramener au village, qu’elle se fasse soigner et choyée et ensuite, rentrer chez elle. Et pour se faire, elle avait besoin de l’aide de ce blondinet. Elle ne pouvait le nier, secourir la fillette s’avérerait plus difficile, seule.

-Pfff ! On a plus le droit à l'erreur grâce à toi, Amaterasu-chan... La prochaine fois, ne fais pas de promesse quand tu n'es pas certaine de pouvoir la tenir !


La rousse le regardait dans les yeux, buvant ses paroles. Elle le défiait, littéralement, hors de question de détourner les yeux. Le surnom qu’il venait de lui donner la fit sourire intérieurement. Amaterasu. Il avait de l’imagination, pensait-elle. Si l’appellation lui fit esquisser un léger sourire, le reste lui suffit pour reprendre contenance et froncer les sourcils. L’Iwajin jurait entre ses délicieuses lèvres rosies, elle voulait lui en balancer une. Après tout, c’était entièrement de sa faute si elle se retrouvait embarquée dans cette situation. D'un geste délicat, elle tapotait son étui, les kunais tintant contre ses tekkos. Ce délicieux petit bruit suffisait à l'informer qu'elle avait en sa possession tout ce qu'il lui faudrait.

Le voilà qu’il ramassait ses affaires, laissant échapper quelques paroles à la volée. Partir ? C’était certes la nuit, mais les rêves, c’est dans le lit ! Trop naïf. Néanmoins, la belle Iwajin ne cilla pas. Elle le regardait de haut en bas, l’analysant sans aucune gêne. Ainsi, il comptait abandonner l’enfant. Et l’abandonner, elle. Ashitaka allait devoir se débrouiller seule, et l’aider. Du moins, c’était ce qu’il lui avait fait comprendre. Elle rit. Non pas un rire de bon cœur, mais un rire où elle avait mis toute sa frustration et toute la haine qu’elle ressentait face à cet homme.

« Je tiens toujours mes promesses. Tu n’as peut-être aucune force, tu doutes de tes capacités. Mais ce n’est pas mon cas. Lorsque je fais une promesse, je la tiens. Je ne suis pas faible contrairement à toi. Après tout… Fuir n’est-ce pas la caractéristique des personnes faibles et égoïstes ? Parce que c’est tout ce que tu es. Faible.»


Elle fit une pause, avant de prendre un ton dur.

« Abandonner une enfant à son triste sort… Quelle bravoure. Tu ne mérites pas d’être un ninja d’Iwa. »


Ashitaka le laissait partir. Elle ferait sans son aide. Doucement, elle retira son équipement, qu’elle posa près du trou où se trouvait la petite fille. Ses yeux se posèrent sur la belle chevelure de l’innocente. Réfléchir et vite. Elle étudiait la profondeur de l’ergastule. Tendre la main ne suffisait pas. Avec calme, elle essayait d’établir des issues, mais aucune n’était assez concluante. Elle n’avait pas le choix. Il fallait qu’elle rejoigne la fillette dans le trou. Le risque était gros, elle en était consciente, mais elle espérait seulement trouver un appui contre les parois pour remontrer.
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Mer 25 Oct 2017 - 0:42


-Hannn ! La force...

Soupirais-je en m'affairant bruyamment près d'un arbre. Ma voix se voulait claire et distincte mais pour une fois aucun cynisme n'en débordais mes paroles se suffisant à elles-mêmes. Faisant plusieurs tours autour d'un puissant et épais tronc d'arbre, je préparais le sauvetage en essayant d'inculquer quelque manières et principes à la farouche princesse des flammes.

-Manifestement la force ne fait pas tout... Sinon tu n'aurais pas besoin de moi... Pourquoi une femme aussi forte, sauvage et vindicative que toi Amaterasu-chan, aurait besoin d'une aide extérieure si la force était la délivrance de toute chose ? Hum ?

Finissant de serrer le noeud liant ma création d'argile à l'arbre, je me détachais de mon œuvre, et la regardait s'animer avec un petit sourire fier gravé au coin des lèvres. Je repris alors :

-C'est bien d'être fort, c'est indéniable, mais la puissance de frappe ne la sauvera pas, au contraire elle pourrait éradiquer sans sommation la petite... C'est ce que tu veux ? Tu sais, tu peux penser ce que tu veux de moi ça ne changera rien... Elle sera toujours au fond du ravin si tu te focalises uniquement sur "la force" brute. Sois plus observatrice, plus inventive... Et surtout plus perspicace !

À ce moment-là, mon serpent d'argile, arrivant sur la kunoichi, s'enroula autour de la jambe de ma coéquipière jour. Si cette dernière, surprise, voudrait d'aventure me jeter un regard oscillant entre la haine et l'incompréhension elle me verrait assis sur un rocher, arborant un sourire confiant et moqueur. Désignant d'un geste de la main ma création, sans quitter du regard mon envoûtante interlocutrice, je lui présentais finalement mon plan.

-Surprise ? Tu pensais réellement que je pouvais fuir avec la petite dans le ravin et l'obscurité qui nous entoure ? Qu'on le veuille ou non on va devoir se supporter pour cet nuit et se soutenir... Comme une vraie famille ! Alors fait moi confiance !

La famille... Gros sujet pour moi, heureusement que la jeune femme ne connaissait rien de ma famille sinon elle trouverait plus terrorisant qu'autre chose le fait que j'ai employé ce terme. Peut-être qu'un jour elle l'apprendrait... Et serait encore plus révulsé de me faire face.

-J'vais pas te mentir je ne suis pas un acrobate... Et puis si c'est moi qui fais tout tu ne seras qu'une simple observatrice... Rien de plus ! Montre-moi ta force... Celle que tu me jettes au visage depuis tout à l'heure ! Vas y Amaterasu-chan ! Ma création ne te lâchera pas soit en certaine mon argile est solide comme du roc ! Épate-moi !

Je lançais mes phrase sur le ton du défi, espérant que ça calme l'adepte du hachimon, et que ça l'a pousse à se jeter dans le vide. C'était ma manière détourné de l'encourager, sachant bien que vu son caractère elle se braquerait si je ne prenais pas la situation sur l'aspect du défi. Elle avait un sale caractère quand même, ça devait pas être facile tous les jours pour ses équipiers ou ses proches de la supporter. Mais en mon fort intérieur je ne pouvais le nier son côté espiègle, sauvage et farouche commençait à me titiller les hormones.

Je la toisais, attendant une réaction quel qu'elle soit. Son saut sonnerait le début de la coopération tandis qu'une bonne mandale me remettrais les idées bien en place. Vous voyez, que des options bénéfiques. Comme quoi le hasard fait bien les choses... Bah oui j'aurais aussi bien pus passer la nuit avec un ours qui sait... Ça aurait était bien différent , quoique... La kunoichi grogne avec autant de véhémence que la bête... J'ai rien dis finalement !
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Mer 25 Oct 2017 - 20:20

Une brise d’air frais vint secouer les cheveux écarlates de la jeune Ryuji. Faisant valser sa belle crinière. La fraîcheur de la nuit lui arracha un frisson discret. Ses prunelles étaient toujours rivées sur l’enfant. Réfléchir. Trouver une solution. Vite. La voix du blondinet se heurta à ses oreilles, mais Ashitaka ne pouvait saisir ce que ce dernier lui disait. Ses paroles s’évanouissaient. Elle ne percevait plus les bruits autour. Son cerveau était beaucoup trop affairé à trouver une solution. Doucement, elle passa sa main dans ses cheveux en soupirant, avant de se lever. Amaterasu-chan récupéra ses gants qui se trouvaient dans sa sacoche et les enfila rapidement. Elle revenait à la réalité. Et au même moment, elle entendit le membre du clan Chokoku qui terminait sa phrase. Elle rit. Non pas un rire satisfaisant, mais mauvais. Un rire moqueur. Lui donner une leçon, c’était la seule chose qui occupait ses pensées actuellement. Lui prouver le contraire de ce qu’il disait. Pour la belle, la force était la source de tous les enjeux, de toutes les ambitions, de toutes les grandes choses. Sans la force, les shinobis n’étaient rien. Si ce n’est des fardeaux que les forts se doivent de se coltiner et de sauver !

Mais l’Iwajin ne parlait pas. Elle ne comptait pas exprimer le fond de ses pensées. À quoi bon ? Riliu semblait être typiquement le genre de personnes qu’elle n’appréciait pas. Ceux qui voyaient roses. Beau. Mais pas grand. Pathétique. Elle le trouvait pathétique. Alors qu’elle jugeait intérieurement, elle sentit une substance étrange lui caressait la jambe. Les yeux plissés, elle observait la matière qui s’enroulait lentement autour de sa jambe avant de se solidifier. De l’argile. Cette information retentissait comme une révélation à Ashitaka. Ainsi, c’était ce qu’il maîtrisait. Intéressant, pensait-elle. Alors qu’elle émettait différentes hypothèses sur les intentions de son interlocuteur, il se mit à parler. Attirant, ainsi, toute son attention. Il n’avait pas tort, c’était indéniable. Bien qu’elle pouvait se débrouiller seule, mais avec son aide, le sauvetage serait plus facile. Se supporter. C’était le mot. Sauf qu’Ashitaka ne savait pas supporter les autres. Elle n’avait pas ce don-là. Elle poussa un soupir en tentant de bouger sa jambe droite qui était sous l’emprise du Bakuton. Elle était libre de ses mouvements, une bonne nouvelle qui la rassura.

- J'vais pas te mentir, je ne suis pas un acrobate... Et puis si c'est moi qui fais tout tu ne seras qu'une simple observatrice... Rien de plus ! Montre-moi ta force... Celle que tu me jettes au visage depuis tout à l'heure ! Vas y Amaterasu-chan ! Ma création ne te lâchera pas soit en certaine mon argile est solide comme du roc ! Épate-moi !

Un sourire s’esquissa sur ses délicieuses lèvres tandis qu’elle s’attachait les cheveux en une queue-de-cheval haute. Ainsi, il la défiait. Ou plutôt l’encourager. Un peu des deux. Ashitaka était intrépide, elle n’avait pas peur de la faucheuse. Elle n’avait pas peur de se faire mal, si c’était pour la bonne cause. Une « misanthrope » serviable et courageuse. Un paradoxe étonnant, mais pas pour la combattante. Au sol, elle récupéra son étui et sa sacoche qu’elle replaça correctement. Ne sait-on jamais. Elle vint ensuite s’avancer vers le trou et se mettre au bord. Elle lui tournait le dos, le visage tourné sur le côté. Elle esquissa un sourire provocateur, qui voulait tout dire. Elle l’invitait à l’observer passer à l’acte.

Dans un sens, elle lui faisait confiance. C’était bien la première fois. Elle comptait sur quelqu’un. Elle n’aimait pas cette idée, mais ce n’était pas l’heure adéquate pour se mettre dans ce genre d’états d’âme. Sans perdre davantage de temps, elle s’élança contre la paroi du fossé, le longeant avec rapidité. Lorsqu’elle se retrouva sur ses jambes, une petite sensation désagréable se fit ressentir. Elle s’avança vers l’enfant qui était recroquevillé contre l’une des parois. Doucement, elle effleura sa joue, essayant de la rassurer. La fillette était tout simplement gelée, avec quelques égratignures par-ci par-là. Elle retira sa veste et la mit sur les épaules frêles de la concernée. Elle vint se blottir contre Ashitaka. La rousse était déstabilisée. Elle ne savait pas comment réagir face à cet élan. Elle glissa un bras au niveau de ses genoux et l’autre dans ses cheveux pour la porter. Elle lui caressait les cheveux, se voulant rassurante. Elle n’était pas douée pour ces choses-là, mais elle tentait tant bien que mal d’être rassurante pour l’enfant.

Ashitaka hésitait à tenter de remonter la paroi, mais avec ce petit bout de femme dans les bras, ça s’annonçait difficile. Plus qu’à attendre l’intervention du blondinet.
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Sam 28 Oct 2017 - 1:03

Le temps, défilant, avait fait son œuvre, laissant le voile ténébreux de la nuit obstruer totalement la voute céleste. Toute chose, en ce bas monde, avait perdu son éclat diurne, hormis les étoiles et Amaterasu-chan qui semblaient se complaire dans les ténèbres pour éclairer le monde de leurs pales lumières. La nuit apporta avec elle non pas mort et destruction mais une baisse de température considérable. Si les journées étaient parfois difficilement supportables à cause de l'excès de chaleur, les nuits l'étaient tout autant à cause de leur surprenante fraîcheur. L'été était bien complexe à Iwa, comme dans tous les coins montagneux de la planète en somme.

Mais assez parlé de météo ! Ce n'est pas uniquement le temps qui me fit frémir lorsque je perçus ce sourire fatidique sur le visage de la kunoichi. Mêlant pelle-mêle excitation et fraîcheur, je sentis tout mon corps se mouvoir en une convulsion incontrôlable partant du creux de mon bassin et remontant progressivement le long de mon dos jusqu'à ma nuque.

Ce regard... Je compris en un instant que la femme relevait mon défi. Son sourire en disait long sur son état d'esprit. L'intrépide, s'équipa alors rapidement avant d'attacher ses cheveux en une queue-de-cheval des plus sensuelles. Ses préparatifs effectués elle se tourna une fois de plus vers moi, qui l'observais étonnement plus intéressé par sa bravoure et son héroïsme que par son cul, fait plutôt rare pour être mentionné. Son sourire était un signal, celui qui signifiait qu'elle était prête à m'en mettre plein la vue, car outre le sauvetage de la gamine, son action avait aussi pour but de m'impressionner, sinon pourquoi tant d'étoiles scintillaient au fond de ses prunelles ? Et pourquoi me destinerait-elle ce sourire moqueur ?

Curieux, je me déplaçais lorsque je la vis se mettre en mouvement, me mouvant jusqu'au bord pour l'observer se mouvoir sur le flanc de la parois rocheuses. Elle était agile, indéniablement souple et rapide dans ses mouvements. Et pourtant elle semblait avoir assez de poigne pour tenir fermement chaque abcès de roche du flanc montagneux qu'elle descendait en rappel. Un véritable petit singe. Assis en tailleur sur le bord de la falaise, je regardais l'acrobate défier le vide, la regardant se mouvoir de droite à gauche dans d'ample mouvements sveltes et aérien. On aurait dit que la jeune femme exécutait une valse avec la mort elle-même !

Elle arriva finalement en bas, saine et sauve. La tête posée dans le creux de ma main, plissant les yeux, je l'observais prendre contact avec la fillette. Je n'y voyais pas grand-chose, la profondeur du ravin étant plus que conséquente. De plus il ne fallait pas oublier l'obscurité environnante qui n'arrangeait malheureusement rien. La température avait encore chuté, en conséquence et si moi, perché sur la falaise je commençais déjà à greloter, les filles en bas devaient être glacées ! Par galanterie, et surtout pour marquer des points, je jetais ma veste dans le vide prenant sur moi d'attraper froid pour les beaux yeux de ces dames. J'attendis ainsi quelques minutes pensant que la kunoichi remonterait sans mon aide, portant la gamine par un moyen ou un autre. Mais après quelques minutes à les fixer, les voyant immobiles pendant un moment qui me paru durer une éternité, resigné par la morsure du froid qui commençait à me faire grincer des dents, j'entrepris de les aider.

Il était tout de même très satisfaisant que la personnification de la force, la grande la puissante Amaterasu-chan ait besoin de mon aide une fois de plus ! Hilarant ! Je l'aurais bien laissé au fond de ce trou si elle avait été un homme, haïssant son côté dédaigneux et suffisant, mais ces charmes féminins jouaient en sa faveur dans la balance de la vie. Je ne pouvais sacrifier deux précieux joyaux, néanmoins je pouvais bien lui faire une petite blague, même si j'étais transit de froid, non ?

Soudainement, ma création lâcha son emprise sur la jambe de ma compagne du jour, pour rebrousser chemin à toute allure, la laissant seul, avec ces petits poings et la fillette face à un immense rempart rocheux lui faisant face. Triste sort n'est-ce pas ? Ma mascarade ne dura pas plus d'une minute. Pour l'avoir cerné un peu, ma farce devait déjà être bien trop longue à son goût. Je lui offris donc la solution pour remonter... La création par la destruction !

-Bakuton ! Hasamimushi !

Je m'étais énormément éloigné du bord laissant mes perces-oreilles d'argile vicier la falaise en s’introduisant profondément dans la roche. Un jutsu de plus effectué, et la jeune femme pus à nouveau me voir apparaître sur le bord de la falaise. Lui faisant de grands signes pour lui signifier de s’ecarter du bord, dès lors, le second clone vint rejoindre le premier sur le bord de la falaise, rendant la scène des plus intriguante pour un humain lambda mais certainement pas pour Ashitaka. Deux secousses se firent ressentir, faisant trembler la falaise comme si elle fut prise par un faible séisme, puis vinrent les explosions sourdes de mes clones. Une explosion gargantuesque, retentissante. Le son, la poussière, les secousses, tout se troubla un instant avant que le calme s'instaure à nouveau tandis que le nuage de poussière retombait lentement au sol, accompagné par le bruit sourd de la roche se fracassant lourdement au sol.
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Dim 29 Oct 2017 - 17:54

Le froid caressait les épaules dénudées de l’artiste martiale. Un frisson lui parcourut l’échine. Elle soupira intérieurement, tentant de faire abstraction de cette température basse et désagréable. Ses yeux se posèrent sur la fillette qui se tenait contre elle, elle semblait au chaud sous la veste de la kunoichi. Tant mieux, c’était le principal, pensa-t-elle. Les secondes s’écoulaient avec une lenteur absolue. Les secondes paraissaient des minutes et les minutes des heures. Se trouver dans ce trou sombre ne rassurait pas la jeune femme. Elle attendait impatiemment que le blondinet intervienne. Elle plissait vers lui, le toisant des mirettes avec un regard perçant. C’était une menace qui signifiait « dépêche-toi, abruti ». Malheureusement, le ravin était profond et il y avait très peu de chance pour que son interlocuteur remarque son appel à l’aide. Ashitaka aurait préféré remonter en rappel, si elle avait été seule, elle n’aurait aucunement hésité. Seulement, elle n’était pas seule. Avec ce bébé dans les bras, elle ne voulait pas prendre de risques. S’il avait fallu descendre en rappel dans les mêmes conditions, elle l’aurait fait. Il était davantage facile de descendre que de remonter. Néanmoins, les murs humides semblaient légèrement glissants. Inconsciemment, elle ne voulait pas qu’un imprévu survienne et que l’enfant soit en danger. Son but en la rejoignant dans ce trou était de la sauver.

Alors qu’Ashitaka regardait le ciel, attendant l’intervention du Chôkoku, un objet sombre semblait descendre vers elle. Par réflexe, elle fit un saut en arrière. Une veste. Sa veste. Avant qu’elle n’atteigne le sol poussiéreux, Taka la récupéra et l’enfila lentement. Tentant de ne faire aucun geste brusque. Une pensée venait de traverser son encéphale. Et s’il comptait la laisser ici ? Les laisser ici ? Au même moment, l’argile qui entourait la jambe de l’auburn se retira. Les sourcils froncés, elle soupira. Très bien. Elle remonterait sans son aide. Une chose était sûre, une fois en haut, elle lui ferait la peau ! Il en prendrait pour son grade. La voix de l’adepte du Bakuton lui parvint jusqu’en bas. Il semblait enfin apte à réagir face à la situation. En son for intérieur, elle se disait que ce n’était pas trop tôt !

Une secousse violente la fit divaguer. Son pied droit se recula légèrement, lui permettant de prendre appui sur ses jambes. Deux copies parfaites du blond apparurent dans son champ de vision, lui demandant de se reculer. Sans rechigner, elle fit quelques pas en arrière. Une explosion. Les deux clones se heurtèrent aux parois glissantes dans un bruit sourd. Destruction. Tout doucement, elle glissa ses lèvres près de l’oreille de la sauvée.

▬ Passe tes mains autour de moi et ne me lâche pas, d’accord ?


Sa main se posa sur sa propre veste qu’elle remonta sur l’enfant, pour la recouvrir. Les parois se désunissaient, créant des morceaux de roches. Tout était morcelé. C’était le moment. Alors que certains petits fragments de roches se précipitaient vers eux, Ashitaka s’élança vers la sortie. Ses pieds se posaient ci et là, sur les morceaux conséquents qui se dirigeaient vers le fond. Elle accéléra la vitesse et l’agilité de ses mouvements. D’un geste brusque, elle avait lové la tête de la petite fille dans son cou, sa main au-dessus de sa tête. Elle devait esquiver tout en remontant. Une tâche très peu aisée, mais sans aucun doute, elle y arriverait. Quelques petites ramifications pointues effleurèrent sa joue droite. Un liquide chaud glissa sur son visage. Sans y prêter attention, malgré les picotements, elle posa ses jambes sur le dernier morceau de roche. Ses pieds l’expulsèrent en dehors de ce lieu ténébreux et obscur. C’est avec grâce et souplesse, qu’elle cessa sa course, se retrouvant en face de son camarade. Elle le scruta du regard un petit instant avant de retirer sa veste, s’assurant que l’illuminée n’avait pas été touchée. Doucement, elle déposa l’enfant au sol, sa veste toujours sur ses épaules.

▬ Dis le si ton intention était de me tuer. Je trouve ça tout de même lâche.


Elle soupira. L’heure était au remerciement, mais pas pour elle. Pour le moment, elle ne comptait pas le remercier. Après tout, il n’avait fait que détruire la roche.

La température glacée contrastait avec le sang chaud qui coulait lentement sur sa joue. Ses doigts effleurèrent la blessure superficielle. Elle essuya le sang avec sa manche. Son attention se reporta sur le petit être qu’ils venaient de sauver. Elle se mit en tailleur devant elle. Ses yeux vagabondaient sur son petit corps, vérifiant qu’elle n’avait rien de grave. Ils devaient l’emmener au village. En commençant par faire une petite escale à l’hôpital.

▬ Riliu, on doit se rendre à l’hôpital pour qu’elle se fasse ausculter. Et non, tu ne rêves pas, tu vas m’accompagner.
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Lun 30 Oct 2017 - 19:18
La roche se scinda en une myriade de morceaux qui commencèrent leur épopée vers le fond du ravin. Telles des comètes, la roche fusait inlassablement, et parmi les astéroïdes une étoile, des plus scintillante, se mouvait. Cette étoile, filant à travers la pluie "d'astéroïdes" je la reconnaissais. Ravalez votre vœux, elle n'en tiendra pas rigueur, vous considérant déjà bien chanceux d'avoir pus admirer sa spectrale beauté. Vous l'avez compris cette étoile filant dans le ciel, s'arrêta finalement près de moi, un enfant dans les bras, me toisant du regard et me damnant de son extrême jugement.

Tuer cette déesses ? Amaterasu-chan me prenais vraiment pour un homme de peu de foi, et pourtant elle ne me connaissait pas, elle ne pouvait pas encore savoir que son jugement était le bon, même si pour ce cas-là, mon innocence serais vite prouver par une plaidoirie brève et efficace. Soupirant à mon tour je finis par annoncer :

-Te tuer ? Pourquoi faire ? Quel bénéfice j'en tirerais ? Vous vous trompez sur ma personne... Mais c'est normal on ne se connait pas ! Et on se s'est pas rencontrer en très plaisant lieu...

Mon corps frissonnant était transit de froid, commençant à grelotter, je préférais la fermer pour ne pas avoir à montrer ma faiblesse actuelle à l'auburn. Elle se serait allègrement foutu de moi, c'était certain. Ma bouche close, les bras croisés pour essayer de chauffer mes mains par le biais de la chaleur de mon torse et de mes bras, je me mis en mouvement, espérant emmagasiner assez de chaleur pour au moins ne plus entendre ma mâchoire s'entrechoquer légèrement dans un cliquetis quasi mécanique.

La situation s'était empiré. Bien que la fillette soit sortie de ce ravin et que mon équipière du jour se soit adouci, surement trop glacé pour avoir la force de m'agresser verbalement une fois de plus, je ne pouvais que constater que le ciel n'étais pas avec nous. Je vins finalement m'assoir en tailleur face à la rousse, séparé d'elle uniquement par le petit corps de la fillette. Je fixais l'enfant un instant, la voyant dans une sorte de coma, uniquement animé par des expressions faciales, trahissant froid et douleur. Rien que ça suffit à réveiller la fraîcheur insinuée au plus profond de mes os. Mes dents s'entrechoquèrent de plus belles, m'interdisant toutes paroles, tout sourire, toute expression.

La kunoichi fixait toujours l'enfant alors que le sang perlait à nouveau sur sa joue. Me relevant un petit peu en tendant la main, mes doigts finirent par effleurer la joue blessée de la jeune femme. La langue présente sur ma main produisit alors un bruit de déglutition et sans lui demander son avis je vins plaquer ma main sur sa joue, terminant en une caresse d'appliquer une légère couche d'argile sur sa blessure pour l'empêcher de saigner et ainsi l'aider à guérir plus vite. Je repris vite ma position, puis je fus pris d'un grand frisson qui anima tout le haut de mon corps d'une convulsion presque théâtral.

Calmé, je fixais l'enfant espérant ne pas l'avoir blessé par mon geste puis mon regard remonta vers celui de la femme dont la réaction à mon acte "impie" devrait certainement me tomber dessus tel les foudres divines ! D'un geste rapide des mains je désignais le ciel dont le voile ténébreux semblait avoir aspiré toute la pale lumière habituelle de la nuit. Sombre et noir était cette nuit ! Ténébreux et flou était Notre environnement... Menaçant ! Rester ici c'était de la folie, partir ça l'était tout autant. Ouvrant la bouche, espérant prononcer des paroles compréhensibles tout en grelottant, me mettant à trembler légèrement sous l'effet de l'inactivité, je bavais une bouillie de mots :

-La nuit est sombre... Et pleine de terreurs ! Le danger... Nous guette... Les montagnes... La mort nous attend !

Un discours des plus éloquents ! On le retiendra pour sa grande cohérence et la pertinence du choix des mots ! Une sorte de hurlement strident s'éleva alors dans la nuit. Un cris aigüe qui ressemblait à celui d'un enfant ! Pris d'un deuxième frisson et d'une convulsion plus violente encore je lâchais le désarroi de mon âme :

-Non, pas encore ! Pas une deuxième fois !

Balançant ma tête sur le côté droit j'éternuais alors violemment. Voilà ! J'aurais un beau souvenir de cette excursion et encore je ne savais pas à l'heure actuelle que j'allais en ce jour collectionner les souvenirs encombrant et bruyant. Ce n'étais pas finit ! Oh non loin de là !

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Sam 4 Nov 2017 - 15:57

Le froid était un ennemi redoutable contre qui il était difficile de se dresser. Il arrivait à pénétrer la chaleur corporelle, la faire baisser, vous faire grelotter. Il pouvait vous rendre inefficace. Vulnérable. En cette nuit noire, cette température basse semblait être l’ennemi principal des deux shinobi d’Iwa ainsi que de la fillette. Par chance, la petite semblait être au chaud. Elle ne tremblait pas. Pourtant, elle semblait si inanimée. Depuis combien de temps se trouvait-elle au fond du ravin ? La rousse vint secouer sa main devant le visage de la petite rosée, mais aucune réaction. Ashitaka était absorbée par le petit bout de femme et semblait avoir oublié la présence de son « coéquipier ». Il la tira de ses pensées, et sa remarque l’a fait sourire. Décidément, il devenait un clown pour l’écarlate. Une chose était sûre, elle n’avait plus la même opinion du blondinet qu’au début. Désormais, elle supportait sa présence. Bien évidemment, si elle avait l’opportunité de ne plus se tenir en face de lui, elle ne raterait pas l’occasion. Néanmoins, il n’était pas si arrogant et irrespectueux finalement. Aux yeux d’Ashitaka, il ne représentait pas un ami. Mais une simple connaissance, un homme intriguant et artistique.

Une chaleur étonnante se faisait sentir sur sa joue, contrastant avec la température du lieu. Ashitaka baissa ses yeux, posant son regard sur la main du Chôkoku. Ses yeux s’écarquillèrent. Un sentiment de gêne s’empara d’elle. La main du blond lui arracha un frisson discret. Son geste était doux et attentionné. Elle le regardait, les yeux de se derniers étaient posés sur sa joue, qu’il semblait soigner à sa manière. Une texture étrange vint se poser sur son visage, mais cela lui faisait du bien, la douleur s’était estompait. De son côté, elle étudiait attentivement le blondinet, remarquant qu’il tremblait légèrement. Avait-il froid ? En ce moment, la jeune kunoichi se disait que sous ses airs, il était un homme de principe. Elle attendit patiemment que la main de ce dernier quitte son visage avant de retirer la veste et de la tendre à son propriétaire.

▬ Merci hum… Pour ça.


Elle faisait allusion aux soins express qu’il venait de faire. Intérieurement, elle était gênée de le remercier. Elle se sentait obligée. Sur ce coup-ci, il n’avait aucunement été obligé de la soigner pourtant, il l’avait fait. La moindre des choses était de le remercier. Elle n’était pas douée pour ce genre de choses. Ses yeux se posèrent sur les siens. Elle voulait faire comme si de rien était et changer de sujet. Le plus vite possible.

▬ Tiens, reprends ta veste. J’ai l’habitude du froid, donc t’inquiète pas.


Son discours n’était pas aussi vrai qu’il semblait. Certes, il lui arrivait de s’entraîner malgré la basse température pour habituer son corps, mais c’était autre chose. Actuellement, elle était statique et avec des tendances frileuses. Mais elle se sentait capable de gérer tout ça. Elle allait y arriver. Prendre sur elle était une chose aisée. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Un cri strident heurta son oreille glacée. Elle lâcha la veste sur le blond, posant ensuite sa main sur son oreille. La fillette semblait reprendre vie. Le blond était agacé. Ne sachant que faire, elle tenta une approche maladroite. Doucement, elle prit la petite dans ses bras, la berçant doucement.

▬ Chut… Hum… On est là. Ne t’inquiète pas.


Des questions traversaient l’esprit de la rousse. Qui était cette petite ? D’où venait-elle ? Où se trouvaient ses parents ? L’appellation « géniteurs » semblait plus appropriée à ses décérébrés. S’ils étaient en vie, Ashitaka leur en tiendrait deux mots. Pour le moment, elle ne souhaitait pas poser de questions à la petite. Elle semblait perdue, traumatisée.

▬ On va rentrer au village, d’accord. Monte sur le dos de tonton. Elle fit une petite pause. On devrait se mettre en route.


Ashitaka lui lança un regard qui traduisait son enthousiasme. Il signifiait « dépêche-toi, fais la monter sur ton dos. » La jeune femme aurait pu la porter elle-même, néanmoins, en cas de danger, elle n’aurait pas pu réellement combattre. Le blond pouvait toujours se débrouiller à distance. Elle, c’était une adepte du Hachimon. La route semblait longue et vertigineuse. Plus vite, il se mettrait en route, plus vite, ils arriveraient à destination. Et elle s’assurerait que ce soit sain et sauf.

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Mar 7 Nov 2017 - 0:13
En cette nuit glaciale deux monstres furent vaincu, terrassés par le froid, et brûlés par l'ardente détresse de cette fillette qui sut en un instant enflammer leurs cœurs, et les consumer. J'étais l'un de ces deux monstres. Un monstre froid et calculateur, presque cruel qui n'avait pas hésité à tuer son propre frère par jalousie. Je l'avoue, j'ai pris sa vie uniquement dans le but de pouvoir le remplacer. Il était adulé par Iwa, et surtout pas mon père alors que je n'étais... Rien. C'est cruel, j'en ai conscience ! Je fus dès ce jour empli de remords, mais c'était la seul et unique solution qui me ferais sortir de son ombre. Sortir des ténèbres pour devenir un Ninja, une ombre, n'est-ce-pas ironique ?

Je n'aime pas l'ironie c'est juste de la cruauté gratuite, se targuant d'être subtile, mais il n'en était rien. Aucun humain ne peut dissimuler l'agressivité de ses propos, notre regard ou notre ton finit toujours par nous trahir. Je déteste l'ironie car elle me rappelle avec un cynisme déroutant, que j'en suis un fervent adepte, et donc que je suis un monstre, incontrôlé, incontrôlable. Mon frère en a fait les frais et ma cousine c'est plongé dans un profond mutisme depuis que je fais peser sur elle tant de menaces qu'elle vit constamment dans la peur. La peur de voir un jour s'abattre sur elle l'épée de Damocles que je suis !

Le deuxième monstre se tient devant moi. Non pas la petite fille ! Je parle de cette sauvage pimbêche qu'est Amaterasu-chan. Bestiale et imbuvable... Elle était telle un animal sauvage... Indomptable et agressif ! Mais son masque semblait s'être brisé, ou alors c'est mon ouïe et ma vue qui déconnaient. Le monstre montrant constamment les crocs, et grognant comme si c'était sa religion, venait de s'évaporer, laissant place à une toute autre personne. Une jeune femme, au demeurant, douce, généreuse, polie, et compréhensive. Je n'avais pas rêvé, en me tendant ma veste, elle m'avait remercié, et son regard trahissait sa sincérité et sa gêne.

Ce fut sans transition que la bête avait laissé place à la belle, s'imposant à moi, comme une femme de plus en plus intrigante ! Un caractère fort, presque volcanique, mais une candeur et une générosité indéniable. Pris par le froid, et surpris par ce revirement je restais un moment à fixer son regard, hagard, sans vraiment voir la veste qu'elle me tendait. Un moment de flottement s'instaure entre nous deux, confrontant nos regards. Des secondes, des minutes ? Peut importe !

Soudainement un cri strident, ressemblant assez au cri d'un enfant résonna dans la forêt nous sortant de nos esprits respectifs. Un bruissement et la chouette, ayant émis ce fatidique et sinistre hululement s'envola dans les cieux. Je pus l'apercevoir un instant, passer bruyamment au-dessus de nous. Mais je ne fus pas le seul à sortir de ma torpeur. Les cris de l'oiseau en provoqua un deuxième ! Quoi ? On va quand même pas avoir une chorale de chouette et de hibou pour animer notre soirée quand même ?
Ah bah non ! Cette fois-ci c'était à la gamine, sortant de sa torpeur, de faire sa Castafiore. J'eus à peine le temps de plaqué mes mains sur mes oreilles, plissant mes yeux par réflexe qu'une obscurité encore plus intense me recouvrit.

Eh oui, ma compagne du jour venait de me jeter ma veste dessus, surement pour se ruer sur la gamine. Ôtant ma veste , maladroitement disposé sur moi, je me mis à fixer la scène se jouant devant moi en positionnant la veste sur mes épaules. Comme prévu, Amaterasu-chan avait pris la gamine dans ses bras pour tenter de la calmer. Je n'étais moi-même pas très doué avec les enfants, surtout les plus petits, il m'était donc impossible de voir son inexpérience pourtant palpable. J'étais loin de m'imaginer que voir la rousse dorlotant un bébé, ne serait que pures affabulations aux yeux de ses proches. En quelque sorte j'étais un privilégié ! Mais à quoi ça sert qu'en en ne s'en rend pas compte ?

Mais l'histoire n'est pas encore terminée... Eh oui ! Encore et toujours la jeune femme m'implique sans mon aval dans une situation des plus incongrues. Ses regards étaient insistants et plein d'optimisme. Ne lisait-elle donc pas le dépit imprimer sur mon visage ? Malheureusement je ne suis qu'un homme, un homme ne pouvant résister à la persistance et au charme des regards de la kunoichi.

-Mais bien sûr ! Allez grimpe et laissons TATA AMATERASU nous guider de la flamboyante lumière de son esprit !

Incontrôlable, je vous l'avez dis non ? Partir ou rester, elle avait fait un choix ! Et maintenant nos vies dépendraient d'elle ! Notre mort atroce ou notre survie... Tout lui incomberait. Prenant doucement la rosé dans mes bras, je la fis finalement monter sur mon dos. Puis-je lui ôtais sa cape pour la donner à la kunoichi avant de recouvrir la gamine et mon propre corps de ma veste, attaché autour de mon cou par le biais des manches. J'étais maintenant paré à suivre la rousse la fixant pour lui signifier de nous ouvrir le chemin et de nous guider !

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Le miracle de la vie [feat Ryûjii Ashitaka]

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