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L'ascèse. || → Akimichi Chôkuro.


Mer 18 Oct 2017 - 17:39
Déambulant dans les rues du village, vêtue de son ensemble noir dénué de toute extravagance, elle ne semblait faire qu’un avec la pénombre. Son encéphale semblait s’être éteint, lui laissant quelques instants de répit. Se vider la tête, ne penser à rien, vagabonder un cours instant, c’était ce dont elle avait besoin. Une brise d’air frais vint secouer sa crinière écarlate et à cet instant, les yeux fermés, elle semblait si légère. Elle s’enivrait du temps, de cet instant de liberté qui lui était offert. Elle humait le vent, pour relâcher cet oxygène qui lui comprimait la cage thoracique. Elle expira dans un soupir profond, comme pour laisser s’échapper toute cette frustration accumulée. Debout, seule, les mirettes closes, elle divaguait. Les secondes défilèrent avant qu’elle n’ouvre ses prunelles claires, brisant ainsi la féerie dans laquelle elle s’était ancrée auparavant. Son regard se posa sur les habitations, avant de se poser sur la tour du Tsuchikage. Elle laissa ses yeux vagabonder sur les différents lieux qu’elle pouvait apercevoir.

Ses pensées se dirigèrent vers l’inconnu, vers l’extérieur. Des terres semblaient s’étendre au loin, elle n’avait eu qu’une vague esquisse de ces territoires inconnus. Le monde, elle voulait le découvrir. Après tout que fallait-il pour faire un monde ? Seulement se munir d’une pincée de soupçons, de quelques voiles plus obscurs et terribles les uns que les autres et d’une atmosphère terne et mystique. Ashitaka voyait le monde d’un œil différent. À ses yeux, il n’était composé que de symboles. De signes qui s’unissaient, puis se désunissaient, pour se réinventer continuellement. L’homme n’était qu’un errant portant un poids lourd sur ses maigres épaules. La vie. Un sac rempli d’hypnose, d’illusions et de tours de magie à qui voulait y croire.

Le petit monde de tranquillité qu’elle venait de créer n’était point le sien. Elle le savait. D’un pas déterminé, son corps s’élança en avant, poussé par une volonté encore inconnue. Elle fronça légèrement les sourcils, elle n’avait pas le temps de niaiser. Elle savait où étaient ses lacunes, et elle devait impérativement travailler dessus. Animée par une motivation sans pareille, elle accéléra la vitesse avant de s’arrêter. D’un geste calme et maîtrisé, Ashitaka ouvrit les grilles du Terrain d’Entraînement, qui était plongé dans la nuit noire. Laissant les grilles ouvertes, elle pénétra dans le lieu. Toutes les conditions étaient réunies pour réaliser un bon entraînement, se disait-elle. La jeune femme n’appréciait pas être perturbée lors de ses entraînements solitaires, elle aimait être seule contre elle-même, la nuit semblait être le moment idéale pour sa progression. Mais aujourd’hui, elle s’imposait un entraînement différent des précédents. Elle se dirigea vers le mannequin en bois, retirant doucement sa trousse et son étui avant de les déposer au sol derrière le mannequin. Son bandeau frontal et ses gants ne tardèrent pas à les rejoindre.

La Ryuji savait pertinemment ce qui lui manquait : l’endurance. En tant que shinobi maîtrisant l’Hachimon, elle se devait de ne faire qu’un avec son corps, connaître ses limites pour mieux les repousser, mais surtout être endurante. Vitesse et endurance, elle avait l’impression d’en manquer cruellement. Plantée face au mannequin en bois, elle recula légèrement avant de se mettre en position. Ses pieds plantés au sol de manière à ne pas bouger. Elle serra sa main, formant un poing tandis que ses phalanges devenaient blanches. La rage de réussir tirait ses traits, elle enchaîna quelques coups lents pour commencer avant d’accélérer la vitesse.

[…]

Les secondes défilaient puis les minutes, Ashitaka s’efforçait de ne pas abandonner. Presque une heure qu’elle frappait ce mannequin de bois qui ne tarderait pas à céder sous les coups. Son corps ressentait une fatigue considérable, mais elle se refusait la pause. Repousser ses limites. Encore et encore. Elle recula d’un pas, enchaîna quelques coups avant de mettre un coup de pied dans le mannequin. Le peu d’énergie qui lui restait, elle l’avait mise dans ce coup ultime. Sous ses yeux, le bout de bois s’écrasa au sol. Haletante, transpirante, elle se laissa aller en arrière. Son dos heurta le sol froid et poussiéreux. Elle regarda longuement le ciel, tentant de calmer les battements de son cœur. Au même moment, un bruit attira toute son attention, elle se redressa légèrement avec le peu de force qui lui restait. Ses yeux se jetèrent autour d’elle, à la recherche de l’origine de ce bruit. Elle vit une silhouette imposante adossée à la grille du Terrain. Instinctivement, elle plissa les yeux, tentant de voir l’identité de la personne. Ainsi, caché dans la pénombre, Ashitaka ne pouvait mettre un visage sur cet inconnu. Elle recula de quelques pas, creusant davantage la distance entre eux.

- Qui… Êtes-vous ? Et depuis quand êtes-vous là ?

Difficilement, elle laissa échapper ses quelques paroles, sa respiration saccadée ne l’aidait pas. Elle fronça légèrement les sourcils tandis qu’elle le toisait du regard. Elle ne connaissait pas son identité, mais une chose était sûre, ce n’était pas un shinobi étranger à Iwa. Sans ajouter un mot, elle attendit sa réponse avec impatience.
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Sam 21 Oct 2017 - 23:56
Les coups de poings s'abattent avec une régularité et une vitesse aberrante sur le pauvre mannequin de bois. Ils ne sont pas très puissants, mais ils ne s'arrêtent pas. Un flot instoppable de coups, balancés non pas avec rage mais avec rigueur. Gauche, droite, gauche, droite, middle kick, high kick, gauche droite, uppercut. Le schéma se répète, comme une danse parfaitement chorégraphiée, comme s'il était habituel, connu par cœur.

Boum.

Comme toujours, c'est un autre bruit qui finit par hanter la pièce. Celui d'un corps qui s'écroule au sol, terrassée par la seule ennemie qu'il ne pourra jamais vaincre. La fatigue. Quand un corps pourtant si fort décide de ne plus vous écouter. Ce corps qui joue pour vous de toutes les musiques possibles. Un cœur qui sonne la charge, un souffle qui ponctue chaque seconde, des gouttes de sueur qui explosent au sol, des muscles qui se contractent, une gorge qui s'assèche. Autant de signes que d'évidences, celles là qui ne laissent aucune place au doute. Ce moment où plus rien ne semble compter.

CRAAAAAAC.

- Qui… Êtes-vous ? Et depuis quand êtes-vous là ?

Avançant de quelques pas, son visage éclatant d'un sourire encore dissimulé, le géant se rapproche doucement de la jeune fille. Elle a à peu près son âge, des formes audacieuses et un regard qui ne trompe pas. C'est une femme forte, sans aucun doute. Ou, tout du moins, qui aspire à le devenir. Ses cheveux rouges, collés à son front par l'effort, rappellent de nombreux souvenirs au papillon noir. Cette image par un temps oubliée de sa mère, dont la chevelure de feu avait bercé son enfance. Un souvenir furtif, qui s'éloigne aussi vite qu'il s'est présenté.

- Mon nom est Akimichi. Pour être totalement honnête, je ne suis entré que quelques minutes après toi.

La lumière d'un rayon de lune l'éclaire alors subitement, montrant à la jeune fille la silhouette incroyable de l'homme qui vient de se présenter. Il porte la veste des Chûnins, floquée au milieu de la poitrine du symbole des Akimichi et affublée d'un écusson doré au niveau du cœur. Son clan, son rang et son rôle dans le village. Il lève le poing devant son visage, écartant doucement les doigts. Des débris de bois en tombent alors, dans une quantité non négligeable. La jeune fille n'est pas idiote, elle doit bien se douter qu'il s'agit là de la tête de son mannequin, du moins ce qu'il en reste. Broyée en une pression, en une poignée de main par le membre de la police d'Iwa.

- Tu vois cela ? Cela m'a pris environ une dizaine de secondes. Combien de temps as-tu mis avant que je ne la reçoives ? Combien de coups ? Et pour quel résultat ? Un seul. La mort. Jamais des coups pareils n'auraient tué un ennemi, et même le plus incompétent des soldats aurait pu te contrer une fois et te déstabiliser dans ton rythme.

Son poing frappa la paume ouverte de son autre main, faisant résonner un bruit sourd dans la nuit claire. Aussitôt, il lança un revers du bras droit, qui vint s'écraser sur le crâne d'un deuxième mannequin. À l'instar de l'autre, celle-ci s'envola à quelques mètres plus loin, détachée de son corps. Un grand sourire s'installa sur les lèvres de Kuro, satisfait de sa démonstration.

- Tu pense que tu pourrais te concentrer ainsi ? Continuer à utiliser ton endurance, mais pas pour cogner comme une folle ? Cours, esquive, saute. Attends le bon moment. Et relâche ton coup, en une seule fois, avec toute ta puissance. Tu te disperses trop.

Sa main se pose à l'arrière de son crâne, frottant avec embarras ses cheveux. Il va falloir qu'il s'habitue à ce rôle de transmetteur de savoir. Lui qui était encore élève il n'y avait pas si longtemps, avait désormais le rôle du professeur. Ses mots en étaient donc peu adéquats, parfois maladroits, malhabiles. Il manquait encore d'entraînement dans ce domaine.

- Bien que je sache parfaitement qui tu es, il serait correct que tu te présentes, avant de recommencer cet exercice, tu ne crois pas ?

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Lun 23 Oct 2017 - 20:26
Faiblesse. Elle se trouvait dans une position de faiblesse. Dans ce lieu qui était signe de son endurance, de son effort, elle se trouvait si faible. Un paradoxe qui lui fit froncer les sourcils. Le souffle court, elle se leva rapidement, pour se retrouver droite comme un piquet face à son interlocuteur. Elle essayait d’avoir une certaine prestance, mais son corps était fatigué, il avait besoin de quelques secondes de repos, voire des minutes. Elle tentait difficilement de calmer les battements de son cœur, le résultat commençait à être concluant. Curieuse de connaître son identité, elle plissa les yeux, essayant d’en apercevoir davantage. Elle le toisait, littéralement. Une main passa dans ses cheveux avec grâce, relevant quelques mèches qui étaient venues se coller contre son front. Une voix rauque et grave vint se heurter à son oreille attentive. Elle provenait de la pénombre qu’elle observait. La silhouette bougeait, elle s’avançait vers elle. Le rayon de lune éclairait, désormais, son interlocuteur. Ashitaka recula d’un pas, les yeux écarquillés avant de reprendre expression neutre. Une carrure imposante frôlant celle d’un géant, un regard pénétrant, une puissance indéniable. Elle le connaissait. Lorsqu’il déclina son identité, elle n’eut plus aucun doute. Ryuji prit le temps d’analyser chaque détail de l’Akimichi. Ses yeux s’attardèrent sur sa veste Chuunin.

« - Yamagenzo… »


Ses lèvres avaient laissé échapper ce mot comme une évidence. Ainsi, il faisait partie du Yamagenzo. Intérieurement, la jeune femme ne savait pas où se poser. Elle ne savait que faire, ou comment réagir. Ni même quoi lui répondre. La fatigue se faisait ressentir et elle n’avait aucunement l’envie ni la motivation de batailler avec lui. Doucement, elle recula et se baissa pour récupérer ses affaires. Avec grâce et rapidité, elle remit en place son étui ainsi que sa trousse avant d’attacher son bandeau frontal à son bras. Se retirer, c’était ce qu’elle comptait faire, mais le membre du Yamagenzo ne semblait pas être de cet avis. Il venait d’attirer son attention et débuta une prestation que la jeune kunoichi suivait attentivement. Elle se demandait ce que ce cinéma signifiait.

- Tu vois cela ? Cela m'a pris environ une dizaine de secondes. Combien de temps as-tu mis avant que je ne la reçoive ? Combien de coups ? Et pour quel résultat ? Un seul. La mort. Jamais des coups pareils n'auraient tué un ennemi, et même le plus incompétent des soldats aurait pu te contrer une fois et te déstabiliser dans ton rythme.

Encore un de ces Iwajins culottés qui se prenait pour un berserk sur pattes. Décidément, la jeune femme était abonnée à ce genre de rencontres. Elle se mordit la lèvre inférieure, essayant de se calmer. Elle expira longuement. Après tout, elle n’avait aucun compte à lui rendre. Pendant quelques secondes, elle fut tentée de lui expliquer que c’était un entraînement destiné à augmenter son endurance, mais elle se tut. Inutile. C’était inutile. Une perte de temps. Alors qu’elle s’attendait à ce qu’il se taise et se retire, il continua à la titiller. Ashitaka considérait son attitude comme de la provocation pure et dure. Il insinuait clairement qu’elle était faible. Pour couronner le tout, il lui donnait des conseils avec arrogance avant de lui demander son identité, tout en précisant qu’il la connaissait.

« - Les pseudo-conversations, très peu pour moi. Mais dites-moi, vous n’avez pas d’autres choses à faire que de venir me courir sur le haricot pendant que je m’entraîne ? S’assurer de la protection des villageois par exemple ? Ah la la… Yamagenzo… Yamagenzo…»


Elle le fixait sans aucune gêne, se souvenant de ses propos précédents.

« - S’il y a une chose à savoir à mon sujet, retenez bien… Je déteste être prise pour une faible, Akimichi. »


Rapidement, elle sortit quelques kunais de son étui et les plaça entre ses doigts. Sa jambe droite recula légèrement et sans aucune hésitation, elle balança les armes vers sa cible. Qui n’était autre que l’Akimchi qui se tenait devant elle, un air condescendant collé au visage. Au même moment où les kunais quittèrent ses doigts, elle s’élança vers lui, se rapprochant de lui pour tenter de se glisser derrière lui. En réalité, les kunais n’étaient là que pour faire diversion. Alors qu’elle s’approchait de lui, elle vint placer ses Tekko dans ses mains. Une seule phrase ne quittait pas son esprit : « Je ne suis pas faible. »
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Jeu 26 Oct 2017 - 0:03
- Je te prends pas pour une faible...

Des lames s'élancent dans les air, une ombre les suit. Bien que lancées à pleine vitesse, les armes sont bien vite arrêtées, échouées contre une paroi de terre, qu'elles ne sauraient franchir. L'ombre, elle, est derrière, déjà. Elle arme ses poings, un regard haineux ne la quittant pas. Elle s'approche, dangereusement, sûre de sa réussite. Trop lente, trop prévisible, trop visible. Un pied nu s'écrase soudainement au beau milieu de son abdomen, la projetant en arrière dans les grilles, comme un vulgaire fétu de paille, comme si elle n'était rien.

- … Tu l'es, c'est tout. Comme je l'ai été. Comme notre Tsuchikage l'a un jour été.

Il était planté droit devant celle qu'il venait de frapper. Avec force, mais surtout beaucoup de retenue. Il y a quelques semaines de cela, femme ou pas, il l'aurait certainement pulvérisée pour avoir osé l'attaquer. La terre craquelée de sa paume, où se trouvent plantés quelques kunais, tombe au sol, dans un bruit de ferraille inhabituel. Il secoue la main, laissant tomber les derniers résidus de saleté. Son regard ne lâche pas la jeune femme une seule seconde, la toisant avec colère, mais pas avec rage. Cette rage dont il s'est débarrassé, en partie. Celle là même qui l'empêchait d'avancer, partout, tout le temps.

- Tu es faible car tu es seule, Ryûji Ashitaka. Tu es faible parce que tu refuses les mains tendues vers toi.

Ses mains s'élevèrent, saisissant le col de sa veste militaire, la défaisant en quelques gestes seulement. Il fit subir le même sort à son haut de kimono, révélant son torse nu. Mais c'était bien plus qu'une simple exhibition. Il venait de décider qu'il combattrait. Car c'était ce qu'il se jouait ici. Ce mouvement anodin lui arracha tout de même une grimace légère. Il avait au milieu de la poitrine un épais bandage encore frais. En dessous, il y avait une blessure datant d'à peine une semaine, infligée par un spécialiste du Taijutsu, un homme redoutable.

- Tu es rapide. Tu as la bonne technique. En somme il ne te manque qu'une chose. Un esprit.

Sa main droite se posa sur sa côte encore abîmée, avant que ses genoux ne se plient d'un seul coup, le faisant s'asseoir à même le sol. Une façon de réduire l'animosité qu'il était en train de créer. Ou plutôt non. Ce n'était pas ça. Il cherchait à la provoquer. Voir ce qu'elle avait au plus profond d'elle même. On lui en avait dit le plus grand bien. Selon les experts enseignants du village, son potentiel était incroyable. C'est d'ailleurs pour cela que le chûnin s'était déplacé ce soir. Voir de ses propres yeux celle dont on lui avait tant parlé. Il n'y avait pas de quoi être déçu, au contraire. Il y a avait même assurément plus. Beaucoup plus.

- Vois cette blessure. L'homme qui me l'a infligé était trop rapide pour que je ne puisse ne serait-ce que le toucher. Et aujourd'hui, tu as été trop lente pour me toucher. Te voilà bien loin des hauteurs de ce monde.

Il venait de relever le regard, les yeux incandescents dans un intentionnel esprit de défi. Il avait la réputation d'être intimidant, agressif, irrespectueux. Et c'était exactement l'image qu'il avait envie de renvoyer à cet instant. Faire naître dans les yeux de la jeune femme une réelle hargne, une volonté plus forte que tout de se dépasser. Cette volonté qui était la seule à pouvoir la volonté. Mais il fallait surtout qu'elle le comprenne par se propres moyens et qu'elle en tire une grande leçon. Seule, prisonnière de son esprit, elle ne progressera jamais. Jamais. Et concernant cette prison invisible, Chôkuro sait de quoi il parle. Il y a passé 10 ans.

- Allez attaque-moi maintenant. Et tâche de ne pas m'épargner. Montre moi ce qui se cache au plus profond de toi. Réponds-moi...

Il inspira une fois, avant de terminer, d'une voix plus puissante mais encore plus froide.

- ... Qui es-tu?

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Jeu 26 Oct 2017 - 21:23
La rage de vaincre dictait ses mouvements. Cette volonté qui guidait ses pensées, ses agissements. Lui prouver qu’elle était capable de bien des choses. Qu’elle n’était pas une kunoichi faible, se cachant derrière les autres. Cherchant inlassablement des bras protecteurs. Ashitaka n’avait qu’une seule envie, lui faire ravaler les mots qu’il venait de prononcer à son adresse ainsi que ceux qu’il allait déblatérer. Il ne semblait pas être le genre à mâcher ses propos, à prendre des pincettes. Peut-être souhaitait-il lui faire mal ? Dans le fond, c’était ce genre de personnalité que la guerrière appréciait. L’honnêteté. Inutile de tenter d’atténuer les choses avec elle. Et la cruauté dans ses mots ne faisait qu’accentuer ce désir ardent de réussite.

Alors qu’elle venait de se glisser derrière lui, s’apprêtant à utiliser une technique fraîchement préparée, elle fut projetée en arrière. Son dos heurtant lourdement, dans un bruit sourd, les grilles du terrain d’entraînement. Elle s’écroula au sol, sa main sur son abdomen. Douloureux. Il n’était pas allé de main morte. Mais Ashitaka le savait, il était resté sur la réserve. Sur la retenue. Elle savait capable de bien meilleures prouesses. Ce coup n’était qu’un avant-goût. Sa respiration se fit lourde pendant quelques secondes. Les battements de son cœur étaient irréguliers. Ils résonnaient dans ses oreilles. Mais cela s’estompa lorsqu’elle entendit ses paroles. Faible. Faible. Faible. C’était ce qu’il venait de dire. Ashitaka était faible, à ses yeux. Ce mot sonnait comme une torture dans l’esprit de la belle.

Elle entendit ses pas et lentement, elle leva la tête vers lui. Ses yeux étaient sombres, le regard profond et dangereux. Une bête enragée. A nouveau, il prit la parole, mais cette fois ci, en l’écoutant, elle rit. Un rire mauvais.

▬ Pathétique. HAHAHA. Complètement pathétique. Je ne suis pas faible. PAS FAIBLE. Et je me complais dans ma solitude. Je n’ai pas besoin de figurants dans ma vie. Pas besoin des autres pour évoluer et avancer. De nous deux, tu es celui qui est faible. Faible d’esprit. Croire que les autres peuvent t’apporter quelque chose si ce n’est des complications… Hahaha. Ridicule.

Ashitaka ponctua sa phrase d’un dernier rire grinçant, avant de se taire et de reprendre sa mine sérieuse. L’agressivité tirait ses traits fins. L’Akimichi retira ses vêtements sous les yeux interrogateurs de la jeune femme avant de mettre à genoux au sol. Que faisait-il ? Ce n’est que lorsque ses yeux se posèrent sur le bandage encore frais qu’elle comprit ses intentions. L’auburn se demandait ce qu’il lui était arrivé. Les explications ne tardèrent pas à arriver. Intriguée. Elle l’était. Elle souhaitait connaître l’identité de celui qui avait mis l’Akimichi dans cet état. Il devait avoir une puissance incommensurable.

Lorsque la jeune femme plongea ses yeux dans ceux de son adversaire, elle fronça les sourcils dans un air de défi. Le regard qu’il arborait suffisait à accentuer cette volonté qui lui tirait les entrailles, qui la motivait. Il l’invitait à se confronter à lui, lui montrer sa puissance, ce dont elle était capable. Ashitaka ne connaissait pas tant que ça le membre du Yamagenzo, pour le moment, elle restait sur la réserve. Elle avait une idée précise derrière la tête. Analyser puis agir. Pour l’instant, elle ne voulait pas avoir recourir au Hachimon. À quoi bon ? Elle souhaitait lui montrer son endurance et ensuite sa force. N’était-ce pas lui qui avait jugé ses coup faibles ?

Sans plus attendre, elle s’élança vers lui, avant de sauter et de lui asséner un coup au niveau de son crâne. S’en suivit un enchaînement de coups où elle y mettait toute sa force. Encore. Encore. Et encore. Se répétant à elle-même qu’elle n’est pas faible. Elle recula ensuite, récupérant ses Tekkos luisant qu’elle positionne correctement dans ses mains. Droite, la tête rivée vers lui.

▬ Tu en veux encore ?
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