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Le renouveau du Clan | ft. Nagu


Jeu 19 Oct 2017 - 17:32
À chaque jour sa nouvelle bombe. Depuis que Tsukiyomi était sortie de la torpeur dans laquelle elle avait été placée par le clan, elle avait le sentiment que chaque jour, Kiri changeait un peu plus. En était-il ainsi depuis le début ? Elle n’aurait su dire, mais il lui fallait beaucoup d’attention, et bien se placer pour parvenir à suivre tout cela. Tout changeait, les uns disparaissaient - au grand dam de Tsukiyomi et lui causant les plus grandes inquiétudes - et les autres étaient promus. C'était ce dernier point qui amenait Tsukiyomi à l'Hôpital Général, ce soir là.

Pourquoi une convocation de son tuteur et nouveau chef de clan, de nuit ? Encore une chose qu’elle n’aurait su expliquer mais son devoir n'était pas d’analyser les choix de son désormais nouveau chef. Tout comme l’on attendait pas d’elle qu’elle cherche à comprendre les raisons de sa nomination. Pour ce qu’elle en savait, pour l’instant, elle avait été d’accord avec ses choix et prises d’initiative, l’avait même accompagné dans une de ses démarches. La jeune femme n’avait pour ainsi dire rien a reprocher a son tuteur, et son seul regret était de ne pas comprendre un choix portant sur celui qui, probablement, connaissait le moins bien le village et ceux qui l’habitaient. Une décision surprenante, mais au fond, n'était-ce pas ce sang neuf qui pourrait changer l’optique du clan ?

Sur ces pensées, la lunaire parcourait d’un pas pressant le chemin qui menait au nouveau bureau de ce nouveau chef. À cette heure, elle n’eut aucun besoin d’attendre, ni même de s’annoncer. Il ne faisait aucun doute que c'était ce qui motivait ce choix d’horaire. Pourtant, elle n’entra pas tout de suite. Un instant, dans les couloirs de cet hôpital qu’elle fréquentait tous les jours, elle poussa un soupir. Son regard d’ambre parcourut les quelques personnes qui s’affairaient, les murs de cet endroit, puis la pièce ou elle se rendait. Tsukiyomi n’aurait su expliquer ce besoin, et elle se ressaisit bien vite. Elle manifesta sa présence d’un raclement de gorge et entra. Tout dans ses gestes montrait qu’elle n’avait pas la moindre idée de la façon dont elle devait se comporter. Déjà lors de leur première rencontre elle n’avait su comment s’adresser à lui, mais maintenant ?

“Bonsoir.”

Simple. Ses yeux étaient baissés, elle attendait qu’il s’adresse à elle à son tour pour jauger de la situation. En attendant, Tsukiyomi s’inclina pour le saluer et s'avança de quelques pas. Restait à connaître la raison de sa présence, et espérer que ce ne soit pas pour des réprimandes. Si le Torrent avait tenu sa langue et que Nagu était bien celui qu’elle avait perçu lors de leur première rencontre, elle ne devrait pas craindre grand chose. Mais concernant les Kaguya, Tsukiyomi préférait la prudence a la confiance aveugle, pour le moment.
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Sam 21 Oct 2017 - 16:39
Le bureau est souvent perçu comme une pièce fonctionnelle entrant parfois dans la légende à titre posthume. Réduire le bureau à cette simple observation est une erreur, le bureau peut aussi être une arme au service du pouvoir, non pas en ce qu'il abrite les moments de décision ou de réflexion mais bien en ce qu'il peut être la matérialisation physique de la présence invisible de son propriétaire. Et c'est exactement à cela que tu comptais en user, faire de cette pièce banale un véritable phare de ton pouvoir. La littérature Mizujine avait pensé ou témoigné de nombreux personnages forts et charismatiques aussi fut-elle une grande source d'inspiration.

Le bureau du chef, ton bureau, avait été placé dans les derniers étages de l'hôpital et jouissait de grandes baies-vitrées faisant face au Grand Dojo des Sabreurs, au Palais de la Brume et dans une moindre mesure, aux quartiers Yuki. Sa grande surface permettait que l'on voit l'éclairage de la pièce d'un peu partout aux alentours, que l'on se balade dans les quartiers ou que l'on scrute l'horizon. Pas assez loin pour qu'on ne remarque pas la lumière et pas assez près pour qu'on puisse distinguer en détail la lourde silhouette qui apparaissait la nuit dans la lumière de l'éclairage de la pièce.

Désormais, quiconque pensait à toi savait où lever la tête et avait des chances de te voir apparaître, stoïque, le regard balayant l'obscurité de la ville endormie. Tous pouvaient se dire que le Chef des Kaguya observait et jugeait. Cette omniprésence ne se faisait sentir que la nuit, seul moment où l'on pouvait te voir apparaître à la lumière, tu laissais ainsi la journée au travail et aux occupations banales mais t'appropriais la nuit. Inutile de dire que cette mascarade avait décalé ton cycle de sommeil.

***

Tu avais fait naître au sein de l'hôpital et du clan un climat semblable à celui que tu avais installé au dehors. Tu te voulais être un chef qui toujours pourrait rencontrer, au hasard de tes envies, le personnel ou les membres du clan. Pour que tous sache que tu rôdais dans leurs existences, tu répondais en personne aux demandes écrites par le biais de notes manuscrites, convoquais par le même moyen et aléatoirement, déambulais dans les couloirs pour engager la conversation avec infirmières, patients, médecins, secrétaires. Assez paradoxalement, tu asseyais ton pouvoir en rendant formel l'informel, tu personnalisais les décisions, donnais l'impression que tout passait par toi.

Tsukiyomi n'avait pas échappé à la règle et avait également écopé d'un papier rédigé à la main en termes simples et directs. Tu n'avais plus croisé le regard de la belle depuis votre escapade au Dojo, à l'époque où tu pouvais encore te permettre un certain sentimentalisme dans des actions. Ce soir, la dialectique s'arrêterait et elle comprendrait que petit tuteur était devenu chef, qu'elle ne serait plus l'alliée mais l'arme. Et quelle arme ! Tu avais appris à tourner les événements en ta faveur, en la faveur de Kiri, et souvent les pires atrocités sont les plus riches en perspectives. La désertion avortée de Tsukiyomi était l'une de ces atrocités, bien que le mot paraisse fort.

A son arrivée, tu ne daignas pas détourner le regard de l'horizon ni même la saluer. Tu préférais rester debout face à Kiri les mains derrière le dos. Après un court instant tu élevas une voix autoritaire mais relativement mesurée.

-Hier encore je voulais jouer de ton discrédit patent pour projeter à travers toi mon influence sur le clan Yuki et approcher la jeune école de ce samouraï venu de loin. Mais aujourd'hui tu demanderais plus de celle qui avait commis l'irréparable. Malheureusement, ces projets se sont évanouis avec eux. Aussi nous n'en parlerons plus. La désertion ne serait pas sujet mais elle frapperait masquée. De même que nous ne parlerons plus de ce tutorat, je n'ai rien à t'apprendre et je te préfère dans cette ombre que tu connais si bien plutôt qu'à mes côtés dans la lumière. Tout comme tu ne pouvais risquer de devoir tuer à nouveau la rumeur avant qu'elle ne contamine les langues et les esprits comme tu l'avais fait pour la désertion.

Tu te retournas. Au dehors on pouvait dire que l'ombre retournait à son bureau. Ta lourde main proposa un fauteuil à ta protégée pour ensuite s'emparer d'une dossier relativement fin mais riche d'informations.

-A partir de maintenant, Tsukiyomi disparaît du cercle de son chef, elle redevient la fille du clan à qui on ne tend pas la main et qui jamais ne sera digne de prononcer le nom de son clan sans le couvrir de honte. Tu lui remis le dossier. En ouvrant ce dossier tu seras impliquée dans une affaire qui sied à ton nouveau statut, en ne l'ouvrant pas, tu prouves qu'une nouvelle fois, malgré la bonne volonté du clan, tu refuses nos règles.

Sur le dossier on pouvait voir marqué "Oshigara".
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Sam 21 Oct 2017 - 17:47
Le ton fut rapidement posé. Autant par le comportement du nouveau chef du clan Kaguya que par le choix des mots, Tsukiyomi pouvait être certaine qu’elle avait reculé sur le chemin qui la menait à l’acceptation de son clan. Elle n’en était pas surprise le moins du monde, être jugée sur ses éventuelles intentions avortées était quelque chose d’assez typique de son clan, et ni plus ni moins que son quotidien. La jeune femme n’avait jamais attendu, sous quelque forme que ce soit, la moindre reconnaissance de son engagement. Parce qu’ils le prenaient pour un dû naturel de telle sorte que la moindre manifestation d’indépendance était comme un crachat au visage.

La lunaire n’était pas plus revancharde que cela. Elle avait fait son choix et devait l’assumer. Songeait-elle qu’elle aurait mieux fait de risquer sa vie et les quelques responsabilités qu’elle portait en elle du même coup ? Parfois, oui. Et c’était une faute vis à vis de son village et de son clan d’y penser. Mais elle avait fait le choix de ne pas s’y épancher. Quand bien même les circonstances étaient difficiles, elle avait fait son choix en pleine conscience, et savait que c’était celui de la raison. Si ses craintes étaient avérées, c’était le seul choix viable.

Dans la lignée de ce comportement irréprochable qu’elle adoptait depuis toujours, - à l’exception de ce moment d’égarement qui lui vaudrait peut-être dix ans de reproches de plus - Tsukiyomi ne laissait échapper aucun mot, aucun geste face aux formules symboliquement violentes de son chef de clan. Elle faisait le vide, passait en mode automatique, en somme. Assimilait l’information, ignorait le choix des mots. Du peu qu’elle avait fréquenté son ancien tuteur, elle savait qu’il n’était pas le plus diplomate, et qu’il avait ce côté franchement Kaguya de prendre les problèmes de front, sans fioritures. Et elle n’avait rien à en penser, simplement rester là, impassible, professionnelle. Kaguya.

Après une grande inspiration, elle s’installa sous l’invitation de Nagu. Elle doutait que la conversation serait très longue, ce n’était absolument pas son genre. Mais le sujet semblait sérieux. Quelle que soit la tâche qu’il souhaitait lui confier, elle appréciait d’être dans l’ombre pour l’accomplir. A défaut de lui accorder de la reconnaissance, il s’adaptait au moins à ses capacités et son naturel. C’était déjà bien plus que n’importe qui avait fait auparavant dans sa famille.

Sûre d’elle, la jeune femme saisit le dossier que lui tendait le chef de clan, et, après avoir attentivement écouté son discours, ne le lâchant des yeux sous aucun prétexte, elle l’ouvrit. Sans hésitation, sans précipitation. Tout en lisant et, autant pour montrer sa bonne volonté que pour s’imprégner au mieux de la situation, elle demanda, d’un ton calme et sans remous.

“ Qu’est-ce que vous attendez de moi, exactement ? ”

Néanmoins, le dossier était assez explicite dans le sens où ce dont il faisait état donnait déjà une vague idée à la jeune femme de ce que pouvait être le projet du chef du clan Kaguya. Si c’était bien ce à quoi elle songeait, il y aurait beaucoup de travail, et elle ne serait certainement pas la seule concernée par ledit projet. Quand bien même, Oshigara était l'occasion rêvée de laver son image et son honneur de Kaguya.
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Lun 30 Oct 2017 - 16:40
Pas de réponse face à la virulence des propos tenus par son chef. Se pourrait-il que les anciens chefs aient opté pour le mépris le plus total face à si peu de combativité ? Malheureusement pour cette hypothétique tradition ancestrale, tu n'en ferais rien et saluerais au contraire la réaction en apparence réfléchie de ta cadette. D'ailleurs ce serait le premier pas vers la réforme du clan, vers son évolution positive. On ne t'avait jamais appris à stagner, ta tribu prônant le dépassement de soi, il faut dire qu'elle était elle-même le fruit de ce désir qu'avait l'homme à sans cesse évoluer, qu'importe les sacrifices. Aujourd'hui, tu sacrifierais le vieil orgueil d'un clan aux idées poussiéreuses en ne cédant pas à la logique malsaine d'exclusion dont Tsukiyomi faisait l'objet.

Le premier pas d'un long chemin. Réformer prend du temps. Un premier hochement de tête vint manifester le respect que tu accordais au comportement de la Kaguya, puis tu décidas de retourner derrière ton bureau, non pas parce que tu éprouvais l'envie de faire naître une barrière symbolique entre vous deux, ce serait contraire à l'esprit de ton pouvoir qui te voulait omniprésent et proche de tous, mais bien parce que ton corps en éprouvait le besoin irréfrénable. Avant même de pouvoir atteindre ton fauteuil, ton corps tout entier fut pris d'une chaleur soudaine. Signe annonciateur de malheur pour le peu que tu savais.

Ta main agrippa le bureau, tous les muscles du buste se contractèrent comme un seul pour contenir la toux épaisse qui grondait déjà dans tes poumons pareille à de véritables langues de feu. Un sifflement, une quinte étouffante, un râle salvateur, une quinte. Répété trois fois. Le mouchoir que tu gardais désormais toujours avec toi fut marqué d'un peu de sang, chose que tu fis de ton mieux pour dissimuler. Réformer prend du temps mais tu ne semblais pas en être si bénéficiaire que ça. Deux siècles que les mauvais gènes de tes ancêtres Kaguya avait été contenus par le patrimoine des Guerriers Sombres, il fallait bien qu'ils reprennent leurs droits à un moment. C'était l'ordre des choses, le sang des Wakibara, autrefois salvateur, s'était appauvri.

-Que tu restes toi-même. Avais-tu prononcé péniblement le souffle encore court. Tu étais à cet instant précis aussi faible qu'un fumeur atteint d'une mauvaise bronchite voire, à en croire les gouttes carmins présentes sur ton mouchoir, d'une très vilaine pneumonie. Je préfère cent fois que tu rayonnes et éclaires les parcelles obscures de l'esprit du clan plutôt que ta lumière soit gaspillée en façade. Te raclant la gorge. J'assurerai la façade.

Le dossier "Oshigara" avait été tiré en plusieurs exemplaires afin que le contenu du dossier original soit fractionné et que les informations ne soient jamais délivrées en bloc. Tous les exemplaire avaient étés tirés en double pour que tu puisses dialoguer sur les mêmes bases que ceux que tu prendrais sous tes ordres.

-Je te passe les détails. Tu pointas mollement le dossier du doigt pour ouvrir le même exemplaire que celui que tu avais remis à Tsukiyomi. Un regard sur son ventre. Il était temps de lui faire faire de l'exercice. Nous avons tout notre temps pour mener cette opération à bien, c'est un avantage très précieux. Une nouvelle quinte, un râle. Pas de sang cette fois-ci. Concrètement, ton rôle sera d'aller négocier quelques contrats, me tenir informé des évènements ton état t'agaçait mais tout est indiqué dans le dossier, tu n'auras qu'à lire, je vous donnerai toutes les informations dont vous aurez besoin le moment venu. Prépare-toi mentalement, surtout. Prends tes dispositions, garde la forme. Un petit silence. C'est une mission dangereuse, certains y trouveront peut-être la mort, garde cela à l'esprit.

Tu tiras un papier du tiroir de droite pour y griffonner quelques mots.

-Voilà, mon devoir de chef m'oblige à te demander si tout se passe bien, ton regard sur les évènements, et je le prends très à coeur. Tu lui tendis le papier. Si tu estimes n'avoir rien à ajouter, je te prierai de remettre ça à ton petit cousin Shyko et de laisser le dossier ici-même.

En plus de la faiblesse passagère que tu éprouvais, tu préférais ne pas t'attarder sur la question d'Oshigara trop longtemps. Tsukiyomi ne serait pas longue à briefer, le gros du travail se ferait sur Shyko et son binôme. Néanmoins tu laissais l'occasion à la jeune de s'exprimer, de saisir la main tendue du patriarche.
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Mar 31 Oct 2017 - 23:55
Après avoir encaissé un discours aussi amer, Tsukiyomi fut étonnée de la suite de la discussion. Dans ses mots, Nagu paraissait bien plus à même d’accepter les spécificités de son ancienne protégée qu’elle ne l’aurait cru. Elle qui était très attentive et qui surveillait chacun de ses mots et de ses réactions depuis leur première rencontre commençait à songer qu’elle aurait pu se montrer un peu plus confiante. Mais on ne chasse pas des années de travail sur soi et, au bout du compte, c’était peut-être cette discipline de fer qui l’avait menée jusque là, dans le bureau du nouveau chef de clan, à se voir confier un dossier d’une telle importance.

Sa situation lui traversa l’esprit. Pouvait-elle se permettre de s’engager dans un tel projet ? Beaucoup auraient conclu par la négative, à commencer par le seul au courant, Hanzô, qui lui interdirait même de s’engager dans une telle entreprise. Mais Tsukiyomi ne voulait en aucun cas s’handicaper pour une telle chose. Cela ne faisait qu’un peu moins d’un mois, et sa vie ne devrait pas en être chamboulée. Elle n’était même pas certaine que le lendemain ou le surlendemain, elle ferait tout en son pouvoir pour se débarrasser de cet inconvénient, alors … Non. Aucun doute là dessus, elle ignorerait cet état de fait encore une fois. Hors de question de s’aliéner la première manifestation de confiance de la part du nouveau chef. Elle risquerait sa vie dans cette mission ? Tant mieux. Au moins, elle donnerait un sens à son existence, et apporterait quelque chose dans son sacrifice si elle trouvait la mort à Oshigara. C’était bien ce que le clan avait toujours voulu pour ses enfants, une mort honorable, même si elle était inutile.

La jeune femme observait son aîné avec une certaine appréhension, quand bien même elle la réprimait. Il semblait assez mal en point, et - déformation professionnelle - elle trouvait cela inquiétant. Il était de bonne constitution, de ce qu’elle avait retenu, c’était même le Héros de Kiri tout de même. On imagine rarement les gens malades mais lui en particulier ne faisait pas partie des gens qu’il imaginait seulement faillir. C’était évidemment une erreur tant en terme de logique que par sa propension à ériger les gens en tant que modèles pour peu qu’ils lui accordent un peu de confiance. Elle ne pouvait néanmoins se permettre de s’attarder sur ce genre de soucis. Pour le moment. Il était certainement agacé par sa condition, et s’il n’en parlait pas, c’était par choix.

“ Je vous remercie pour la confiance que vous m’accordez. Cela signifie beaucoup, et je m'en montrerai digne.” Dit-elle sans laisser transparaître la moindre émotion. Non pas qu’elle n’en ressentait aucune, mais Tsukiyomi semblait percevoir chez lui un goût de la mesure et de l’efficacité par le factuel et les actes. S’il comptait sur elle, ce n’était certainement pas pour recevoir des remerciements larmoyants par la suite. Sobriété. Elle reposa le dossier sur le bureau et saisit le papier auquel elle jeta un oeil distrait sans le lire, par réflexe. “ C’est une période compliquée pour le village, mais j’ai foi en l’avenir que le clan peut lui promettre avec sa … nouvelle direction.” Un sourire, furtif, de moins d’une seconde. Mais il était sincère, pour la première fois depuis longtemps le clan lui accordait quelque chose et elle le devait à son ancien tuteur, après tout. Reprenant instantanément son regard sérieux, elle reprit, n’osant plus éviter la question, acceptant les risques. “ Tout va bien aller pour vous ?” Elle ne pouvait pas cacher un air légèrement contrit, son froncement de sourcils la trahissait. Tsukiyomi était femme à porter des masques mais elle tentait de s’en passer, de plus en plus, sous l’injonction de certains. Et sa sollicitude était parfaitement sincère, au-delà de toute éventuelle appréciation pour le personnage qu’était son nouveau chef de clan, il était inquiétant de voir la figure d’autorité de sa famille dans un tel état, en ces temps si confus.
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